‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 55 sur 65 · CS · texte numérisé non relu

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petits, rejetés sur les côtés , et terminés par deux articles plus courts que les précédents, et dont le dernier crochet forme avec l'autre une sorte de griffe ou de pince; les antennes latérales ou extérieures, assez longues, sétacées, insérées au-dessus des intermédiaires; celles-ci pllées, mais ne se logeant |)as entièrement dans les cavités propres à les recevoir. Les Dorippes, de même que tous les Notopodes, offrent une particularité très-remarquable : leur carapace, étant tronquée postérieurement, ne recouvre plus les dernières pattes, ce qui permet à celles-ci de se recourber à la partie supérieure, comme si elles étalent insérées sur le dos. Ce genre se distingue des Ranines par les pieds terminés tous en pointe; il diffère aussi des Dromies par un test déprimé , offrant des impressions et des bosselures correspondant exactement, suivant l'observation curieuse de Desmarest, aux parties molles qu'il recouvre. Les accidents de la carapace représentent quelquefois, d'une manière grossière, une sorte de masque ou de figure humaine. Enfin les Dorippes s'éloignent des Ilomoles par les quatre pieds postérieurs relevés sur le dos. Ce dernier caractère et plusieurs autres ayant échappé à Risso, cet observateur semble avoir confondu les Homoles avec les Dorippes. Celles-ci sont encore caractérisées, suivantl'observalion de Desmarest, pardeux grandes ouvertures obli(|ues, ciliées sur leurs bords, communiquant avec les cavités branchiales, et situées en dessous du test, l'une à droite, l'autre à gauche de la bouche.

Les mœurs de ces Crustacés sont peu connues ; ils se tiennent à de grandes profondeurs dans les mers ; la disposition de leurs pieds donne à penser qu'ils s'emparent de divers corps étrangers, et qu'ils les placent sur leur dos en manière de bouclier, pour se soustraire à la vue de leurs ennemis et tromper leur proie. On connaît plusieurs espèces propres à ce genre, entre lesquelles : DoRippE LAINEUSE , Doiippe tatiata , Latr. ; Cancer lanatus, L., connue vulgairement sous le nom de Facchino. On la trouve dans la mer Adriatique et dans la Méditerranée. Dorippevoisipie, i?on>/)e afflnis Desmar. Cette espèce, figurée par Herbst( pi. 11, f. 67)' se rencontre dans la mer Adriatique. Dorippe a qdatre DEIVTS, Dorippe qiiadridens , Fabr., Cancer Fascone dHerbst (pi. 11, fîg. 70). Elle habite les Indes-Orientales.

Quant à la Dorippe Cuvier et à la Dorippe épineuse de Risso, elles appartiennent, suivant Latreille, au genre Homole. On ne connaît qu'une seule espèce fossile, la Dorippe de Risso, Dorippe Rissoana de Des. marest (Histoire desCrust. foss., p. 119). Ce Crustacé paraît très -voisin d'une espèce du même genre, Dorippe nodosa, rapportée de la Nouvelle -Hollande par Pérou. Desmarest semble même croire qu'elle pourrait bien ne pas être fossile.

DORIS. BOT. Syn. de Leontice Chrysogonum , L. Dodoens donnait ce nom à VOnosma echioides.

DORITIDE. Doritis. iNS. Fabricius a établi, sous ce nom, un genre de Lépidoptères diurnes, qui est entré dans le genre Parnassien de la famille des Papilionides de Latreille. F. Parnassiens.

DORITIDE. Doritis. eot. Lindiey a établi, sous ce

nom, dans la famille des Orcliidées, et dans la Gynandrie Monandrie de Linné, un genre nonvcau, qu'il a ainsi caractérisé : périgone élalé, avccles sépales latéraux un peu obliques à la base qui est soudée au gynostème par un long prolongement en forme de pied; le sépale intermédiaire est un peu plus large, obtus et en tout conforme aux pétales ; le labcUe est articulé au gynostéme par un appendice onguiculé, à bords recourbés ; son limbe est divisé en trois lobes ayant chacun une l'igné médiane, plus élevée; le gynostéme est ailé sur ses bords, avec une sorte de bec élancé; l'anthère est ovale, acuminée, renfermant deux masses polliniques bilobées postérieurement; la candicule est subuléc, allongée, et la glandule petite et ovale. Les plantes de ce genre appartiennent à l'Inde ; elles sont épiphytes, herbacées, munies d'une lige qui s'élève du rhizome ; cette lige est entourée de quelques feuilles distiques, et couronnée d'épis axillaires, composés d'un grand nombre de Heurs agglomérées et serrées.

DOUK.iDlON. BOT. V. DORCADION.

DOUM.\N. POIS. Synonyme vulgaire de Torpille. DORMEUR. POIS. Espèce du genre Éléotris. DORMEUSE. BOT. Synonyme vulgaire d'Hyoseride. DORMILLE. POIS. Synonyme de Cobilile.

DOROBÉE. Dorobœa. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu desSénécionides, proposé parCassini pour le Seiiecio pimpinellœfoliits, Kuntb, et les autres espèces analogues. Ce genre se dislingue de VAspelina par ses ovaires glabres et sa couronne mulliflore ; des Erioltix et Ciilcilium, par sa calalhide radiée; des Gramnmrihron et Doronicmn, par son péricline, qui, d'après la figure el les descriptions, semble être formé de squammcs paucisériées, irrégulièrement imbriquées, très-inégales, les extérieures étant beaucoup plus courtes que les intérieures.

DORONIC. Doronicum. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, Linné. Caractères : involucre composé de folioles égales, appliquées, lancéolées et disposées sur deux rangs; capitule radié, formé de fleurons nombreux et hermaphrodites, el d'une couronne de fleurs en languettes et femelle; réceptacle conique, hérissé d'appendices filiformes, si courts qu'on ne les avait pas remarqués.avant Cassini; akènes des fleurons du disque surmontés d'aigrettes formées de soies plumeuscs; akènes des demi-fleurons sans aigrettes. Ce genre, fondé par Tournefort, fut adopté par Linné, Jussieu, Laraarck, et généralement par tous les botanistes modernes, mais on ne fut pas bien d'accord sur l'association des plantes qui devaient leconsliluer. Les uns, et entre autres Lamarck et Desfontaines, réunissent les genres Doronicum et Arnica de Linné; d'autres, tout en signalant la grande aflînité de ces deux genres, continuèrent néanmoins de les distinguer. Le genre Doronicum, selon les premiers, doit renfermer plusieurs espèces A' Arnica qui, d'après Cassini, formeront de nouveaux genres. Cet auteur, après avoirreconnu que le genre .-/rwîcaélaitcomposéde plantes hétérogènes, a proposé pour typel'y^raîcawo/iiawa et ne lui a trouvé aucune analogie avec les Doronics, landis qu'il a reconnu celle de V Arnica scorpioides, dont il a fait le type du nouveau genre Grammarlliron.

Il serait superflu d'exposer ici l'ordre qu'il a établi dans les deux groupes de plantes connues jusqu'à ce jour sous les noms de Doronicum et d'Arnica, ni d'examiner s'il était absolument nécessaire de former des genres distincts avec des plantes dont les rapports de structure et de faciès sont si frappants el si généraux; il suffira de dire que les Doronics, dans la classification de Cassini, occupent une place parmi les Astérées, près des genres Bellis et Bellidiastrum, tandis que les Arnica appartiennent aux Uélianthées-Tagétinées. Cassini, ayant fait reutrer le Doronicum nudicaule de Michaux dans son genre Grammarthron, ne compte parmi les Doronics ((ue cinq espèces qui sont des plantes herbacées indigènes des montagnes de l'Europe. La France en nourrit quatre, savoir : trois dans les Alpes el les Pyrénées, et la quatrième dans les bois raonlueux de l'intérieur. Cette dernière est commune dans quelques lieux des environs de Paris, et notamment ù Saint- Germain.

DoROisic A FEBiLLES DE PLANTAIN. Doronicuvi plantaijineum, L. Il est glabre dans toutes ses parties; il a une tige simple, terminée par un seul capitule de fleurs d'un jaune pile. Ses feuilles radicales sont ova- Ics-oblongues, dentées el anguleuses; les caulinaires sont sessiles, ovales, et les supérieures quelquefois lancéolées.

UoRONic MORT-AUX-P ANTHÈRES. Doronicum pordolianches, L. Il est tout hérissé de poils; sa racine est rampante et fibreuse; sa lige droite, simple, excepté vers le sommet où elle se divise en trois ou quatre rameaux terminés chacun par un capitule assez grand el de couleur jaune; les feuilles sont dentées, el les radicales embrassent la lige par un appendice foliacé. Pyrénées.

DOROS. Doros. iNS. Genre de Diptères, établi par Meigen, dans la famille des Syrphées. Caractères : tète obtusémenl conique; trompe épaisse; soies maxillaires et palpes alteignant à peine le sixième de la longueur de la lèvre supérieure; épislome convexe, à proéminence au milieu; bord postérieur de la bouche peu ou point saillant; front proéminent dans les mâles, large en avant et fort étroit postérieurement, dans les femelles; antennes insérées sur la saillie du front, assez écartées l'une de l'autre à la base ; troisième article orhiculaire; slyle inséré près de la base, pubescent; yeux nus; Ihorax bordé latéralement; abdomen plus ou moins rétréci à sa base; pieds grêles; ailerons petits et doubles; balanciers découverts; cellule .sous marginale des ailes droite; première postérieure émctlant, ainsi que la troisième discoïdalc, une nervure terminale. Le genre Doros, fondé pour le Milcsia conopsea de Fabricius, ou le Alusca conopsoides de Linné, a été l'objet de bien des incertitudes de la part des entomologistes qui, pour la plupart, ne jugeaient point nécessaire de le maintenir, et voulaient le réunir aux Syrphes de son auteur. LalreilleetMacquarlen ont jugé autrement, et ce dernier a même trouvé à enrichir le genre de deux espèces. Ces Insectes sont ornés de couleurs plus vives que celles des Syrphes; ils ont, à cause de cela, une certaine ressemblance avec les Guêpes; aussi éprouve ton d'abord une sorte de répugnance à les saisir.

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DoRos cosopsoÏDE. Doios conopseus, Meig. ; Syrplius coneopsus, Fab., Mant.2,3ô8; Lalr.,Gen. 4, 325; Sjrpltus coarctattis, Panz., Faun. G. 45, 22; Milesia coiiopsea, Fab., Syst. Antl. 195, 29; Mulio coneopsus, Fab., Elit. Syst. Suppl. 559, 6; Biiccha coneopsa, St.-Faig., Encyc. 10, 521. Noir; abrioraeii à deuxième segment long et étroit; quatre bandes jaunes : la première arquée, interrompue; ailes à bord extérieur tes- (acé. Taille, sept lignes. Europe.

DoROS AGRÉABLE. Doios fesUvus; Sxrphus festimis, Fab. Noir; abdomen à quatre bandes jaunes, égales, interrompues; ailes sans tacbes; bord extérieur brunâtre. Taille, six lignes. Europe.

DoROS ORiNÉ. Doros ornatus; Syrphus ornatus , Meig. Noir; abdomen à quatre bandes jaunes, inégales, interrompues; ailes à tache marginale obscure. Taille, cinq à six lignes. Europe.

DOROTHÉE. INS. Espèce du genre Agrion.

DORQUE. MAM. Synonyme d'Orque. F. Daephin.

DORSAL. Dorsalis. zooi. et bot. Adjectif qui s'applique spécialement à l'insertion d'un organe quelconque sur le dos de l'animal, ou sur le revers des parties de la plante. Dans les fleurs de l'Avoine, on dit que l'arête de la spathelle est Dorsale; les Fougères sont quelquefois nommées dorsifères à cause de la position de leurs sporules. Divers Sauriens portent des crêtes Dorsales; les Poissons sont souvent munis d'une à trois nageoires que leur insertion fait simplement nommer Dorsales.

DORSCH. POIS. Syn. vulgaire de Gadus Callaiias. /'. Gade.

DORSIBRANCHES. Z>ors(&ranc/«a. annél. Deuxième ordre de la classe des Annélides , établi par Cuvier ( Règn. Anim. T. ii, p. 52.'), et comprenant des espèces qui ont leurs organes et surtout leurs branchies, distribués à peu près également le long de tout le corps ou au moins de sa partie moyenne. Cuvier divise ce genre •en deux groupes ou familles : ceux dont la bouche est armée de mâchoires, tel est le genre Néréide de Linné, cl ceux dont la bouche en est privée, tel est le genre Aphrodite du même auteur.

DORSIFÈRES. bot. ^. Dorsal.

DORSTÉNIE. Doistenia. bot. Genre de plantes de la famille naturelle des Urticées, voisin des Figuiers, et que l'on reconnaît aux caractères suivants : ses fleurs sont monoïques, portées sur un réceptacle plan, ouvert, dilaté, légèrement concave; chaque fleur est enfoncée dans un alvéole, très-creux pour les fleurs femelles, presque superliciel pour les fleurs mâles; les bords de ces alvéoles sont irrégulièrement découpés et paraissent formés de folioles soudées entre elles ; les fleurs mâles se composent en général de deux étamines, quelquefois d'un nombre moindre ou plus considérable; les tilels sont grêles, les anthères globuleuses, presque didymes, à deux loges; dans les fleurs femelles, l'ovaire est pédicellé, ovoïde, comprimé, à une seule loge qui contient un seul ovule ; le style est latéral et se termine par un stigmate bifide; le fruit est renfermé dans l'intérieur de l'alvéole : c'est une sorte de capsule comprimée, arrondie, épaissie dans son tiers inférieur et sur ses côtés, mince dans le reste de son étendue, s'ou-

vrant par sa partie supérieure qui est membraneuse, de sorte que quand la graine est tombée, la capsule se termine par deux cornes latérales, formées par les deux côtés épaissis; la graine est attachée transversalement sur le côté de la capsule d'où naît le style; son tégument est épais et cruslacé; son embryon est recourbé et placé dans un endosperme blanc et presque charnu.

Les Dorsténies sont en général des plantes herbacées et vivaces, dont les feuilles sont radicales; dans deux ou trois espèces seulement, les feuilles, ainsi que les pédoncules, naissent d'une tige. A l'exception d'une espèce qui croit dans l'Arabie heureuse, et que Forskahl a décrite sous le nom de Kosaria radiata, toutes les autres Dorsténies sont originaires de l'Ainérique méridionale. Une de ces espèces a joui autrefois d'une assez grande réputation, à cause des propriétés médicales attribuées à sa racine, c'est la Dorsténie Con- TRAYERVA, Dorsteiiia Contrayerca, L., Rich. , Bot. méd. I, p. 193. Sa racine est allongée, rougeâtrc, fusiforme, un peu rameuse, de la grosseur du doigt; elle donne naissance à un grand nombre de fibrilles radicellaires; ses feuilles sont toutes radicales, pétiolées, pinnatifides et presque palmées, un peu rudes au toucher, à lobes lancéolés, irrégulièrement dentés; du milieu de ces feuilles, s'élèvent deux ou trois pédoncules de cinq à six pouces de hauteur, cylindriques, légèrement pubescents, s'évasant à leur partie supérieure en un réceptacle plan, irrégulièrement quadrangulaire, à angles tressaillants, ayant son bord inégalement sinueux; la face supérieure de ce réceptacle, qui est légèrement concave , est creusée d'un grand nombre d'alvéoles qui contiennent chacun une fleur femelle ou une fleur mâle. Cette plante croît dans dilîérentes contrées de l'Amérique méridionale. Pendant fort longtemps, on n'a pas connu en Europe l'origine de la racine connue sous le nom de Conlrayerva. Hernandez la croyait celle d'une espèce de Passiflore. Bernard de Jussieu la rapportait au Psoralea pentaphylla de Linné. Mais bientôt, d'après les renseignements fournis par Plumier et d'autres voyageurs, on a reconnu que cette racine était celle d'une Dorstenia, que l'on a pour cette raison nommée Dorstenia Contrayerca. Cette racine a une odeur aromatique, une saveur un peu acre. En Amérique, elle jouit d'une très-grande réputation dans le traitement de la morsure des Serpents venimeux; et pendant longtemps, en Europe, on en a fait un fréquent usage; mais aujourd'hui elle est bien déchue de sa haute réputation , et elle n'est plus guère qu'un objet de curiosité dans les recueils de matière médicale.

DORSUAIRE. POIS. Une phrase descriptive, trouvée dans les manuscrits de Commerson, a déterminé Lacépède (Pois. T. v, p. 485) à établir dans la famille des Cyprins un genre que Cuvier n'a pas sans doute trouvé assez exactement caractérisé pour en faire mention. Le Dorsuaîre de Commerson, péché dans les mers de Madagascar, atteintjusqu'à dix-huit pouces de long; aucune tache ne se distingue sur son corps, son dos est d'un bleu noirâtre, relevé en bosse très -comprimée, terminée par une carène tranchante et munie d'une seule dorsale.

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