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D0HT1IÉS1E. Dorthcsia. ins. Genre d'Hyinénoplères, famille des Gallinsecles, élabli par Bosc (Journal de Physique, février 1781 T. xxiv, p. 171 ) sous le nom d'Orlhesia, en l'honneur de l'abbé d'Orlhez, qui parait avoir trouvé le premier l'animal qui en fait le type. Ce pelil genre parait lier les Aleyrodes aux Cochenilles, et il diffère essentiellement de celles-ci par leurs antennes <|ui ont huit articles chez les femelles, et parce que ces dernières ne prennent point la forme d'une galle et continuent de vivre el de se mouvoir après la ponte. Les mâles sont pourvus d'ailes grandes, demi-transparentes, d'un gris de plomb et couchées sur le corps dans 'e repos; on n'aperçoit pas de trompe; les antennes sont |dus longues ((ue le corps et sélacées; l'extrémité postérieure de l'abdomen est garnie d'une houppe de filets blancs. La longueur de l'animal est d'une ligne et demie environ. La femelle est aptère, ses antennes sont courtes, filiformes, d'un brun roussâtre; son corps a deux ou trois lignes de longueur et offre une particularité trèsremarquable : une substance blanche, farineuse, ayant assez de consistance pour former des petits cylindres réguliers deux à deux et constituant par leur réunion une masse également régulière , le recouvre en entier; un frottement assez léger fait-il disparaître ce singulier arrangement ? l'Insecte, ainsi dépouillé, se trouve réduit d'un tiers, cl laisse voir neuf sillons disposés transversalement sur son dos; il continue cependant A courir et à manger comme à l'ordinaire, et au bout de quelques jours, il se recouvre d'une poussière blanche, qui augmente petit à petit, et prend le même arrangement qu'auparavant. Cette même femelle présente une trompe courte, qui occupe l'intervalle des deux pattes antérieures. A l'époque de la ponte, il se forme alenlour de l'extrémité postérieure du corps, une sorte de sac cotonneux, rempli de duvet, et dans lequel sont pondus successivement les œufs. Ceux-ci ne tardent pas à éclore, et comme le sac est fixé à l'abdomen, on croirait qu'ils sortent directement de celte cavité, et que l'animal est vivipare. Les larves, dont le corps est farineux comme celui de la femelle, se nourrissent des feuilles de l'Eiiphorbia Characias ou de VEuphoibia pilosa; fixées à la face inférieure de ces feuilles, elles y subissent leurs métamorphoses. A cet effet, la peau qui les recouvre, se fend sur le dos, elles en sortent toutes nues et sont bientôt revêtues des lamelles blanches dont il a été parlé. Les mâles, qui sont très-rares, se retirent, après la fécondation, au pied de l'Euphorbe, deviennent immobiles, se recouvrent de toute part d'une matière cotonneuse el périssent. Tous ces faits, dont on ne connaît aucun exemple dans la vie des autres insectes, sont vraiment remarquables. Il en est un non moins curieux : on sait que les l'imclles des Cochenilles se dessèchent aussitôt après la ponte, celles des Dorlhésies survivent à cet acte important, éprouvent de nouvelles mues, passent l'hiver sous les Mousses ou sous quelques pierres, et peuvent être fécondées de nouveau à la belle saison. Ces Insectes lendent aussi par l'extrémité de l'abdomen une liqueur visqueuse et sucrée.
On ne connaît encore qu'une espèce propre à ce genre, Durthêsie Characias, Dorthcsia Characias, Dose (loc. cit., pi. 1, fig. 1, 2, ô). Elle se trouve Irès-
abondanunent aux environs de Nimes, sur VEuphorbia Characias. La progéniture de cette espèce est quelquefois détruite, à l'état d'œuf, par une larve de Coccinelle qui s'introduit dans le sac ovifère de la femelle, sans occasionner aucun mal à cette dernière. Degéer (Mém. Ins. T. vu, pi. 4 i, fig. 20) a représenté une espèce de Cochenille <pii, suivant la remarque judicieuse de Latreille, ressemble beaucoup à la Dorihésie Characias. Le nom générique de Uorthésie avait été aussi donné à un Orthoplèrc ; le Ripiphore subdiptère de Fabricius.
DORTMANNE. Dortmanna. bot. Ce nom, employé autrefois par Rudbecl. , pour désigner un genre que Linné réunit aux Lobélies, ne sert plus qu'à distinguer une espèce de ces dernières. Adanson sépara de nouveau le genre Lobelia de Linné en deux groupes, au second desquels il donna le nom de Dortmanna. r.
LoDËI.IE.
DORWALLIE. Dorwallia. bot. ^'. FcscniE.
DORYANTllE. Doryanthes. bot. Genre de la famille des Amaryllidées de Brown et de l'Uexandrie Monogynie, L., élabli par Corréa de Serra (Transact. of Linn. Socict. vol. 0, p. 21 1, t. 23 et 21), et adopté par Brown qui l'a caractérisé ainsi : périantlie supère, coloré, à six divisions, profondes, infundibnliforme et caduc; six étamines, dont les filets sont subulés et adnés par la base aux divisions du périanlhe, elles anthères dressées, tétragones, en forme d'éleignoir lorsque le pollen est sorti; style à trois sillons; stigmate trigone; capsule Iriloculaire, ù trois valves qui portent les cloisons sur leur milieu; graines déprimées, réniformes, disposées sur deux rangs, ayant un petit osselet latéral, qui en occupe à peu près la moitié. L'unique espèce dont ce genre soit composé, a été nommée Doryanthes excelsa par Corréa ; Brown a trouvé celle piaule au port .lackson. Ses racines sont fasciculées; sa lige, élevée deseizeà dix-Iiuit pieds, est garnie de feuilles peliles, en comparaison des radicales qui sont un peu larges el ensiformes; les Heurs, peu nom-breuses et disposées en un capitule formé d'éj)is presque opposés, sont de couleur pourpre-foncé; elles ont de courts pédoncules , cl elles sont comme enveloppées dans des bradées ccdorées.
DORYCMER. Dorycnium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Uiadelpliie Décandrie, L., établi par Tournefort, réuni par Linné aux Lotiers, mais distingué de nouveau par la plupart des auteurs modernes. Voici ses caractères : calice tubuleux à cinci dents inégales, disposées en deux lèvres; corolle papilionacée, dont les deux ailes sont plus courtes que la carène; stigmate capitulé; gousse renllée, à peine plus longue que le calice, contenant une ou deux graines. Ce genre se compose de trois espèces dont deux croissent en France. Ce sont de petits arbustes ou des plantes herbacées à feuilles alternes, trifoliées, ù fleurs blanches, peliles, réunies et formant des sortes de petits capitules.
DoRYCNiER socs-FRDTESCENT. Dorycnitim suffrulicosum, DC, FI. fr.; Lotus Dorycnium, L. C'est un petit arbuste à peine ligneux dans sa partie inférieure, haut d'un à deux pieds , portant de petites feuilles sessiles, trifoliées, munies de deux stipules presque aussi
1 POKYFHUKK A VUKUIl CUURTK i. rorETTK fJUEL'E eÉtICVLÉ.
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longues que les folioles. Les fleurs sont Irès-petiles, blanches, rapprochées au nombre de douze à quinze, et formant des capitules au sommet des rameaux. Europe.
DoRYCuiER HERBACÉ. Doiycntum heibaceutn, DC, FI. fr. Sa tige est tout à fait herbacée, plus droite que dans l'espèce précédente, et ses folioles sont plus larges. Europe.
DORYLE. Dorylus. irrs. Genre d'IIyménoplères, établi par Fabricius et rangé par Latreille dans la section des Porte- Aiguillons, famille des Hétérogynes. Caractères : tèle petite, avec trois yeux lisses ; antennes presque sétacées, courtes, insérées près de la bouche, et de treize articles dont le premier fort long et cylindrique; deux mandibules avancées, longues, étroites, sans dentelures, pointues, crochues au bout et croisées; palpes maxillaires très petites, beaucoup plus courles que les labiales et composées comme elles de petits articles; abdomen long et cylindrique, avec le premier anneau transversal , arrondi en dessus, et distingué du suivant par une division profonde; pieds courts, grêles, sans épines; quatre ailes : les supérieures ayant une cellule radiale atteignant l'exlrémité de l'aile, et deux cellules cubitales dont la première reçoit une nervure récurrente, la seconde est fermée par le bord postérieur de l'aile. Ces divers caractères ont été pris sur des individus mâles; les femelles et les neutres, si tant est qu'il en existe, n'ont encore été observés de personne, .lurine (Classif. des Hyménopt., p. 280) décrit ce genre et fait observer que les Doryles, placés successivement avec les Guêpes elles Mutilles, s'éloignent beaucoup de tous les Hyménoptères connus. La brièveté de leurs antennes est frappante; leurs yeux sont grands, et les stemmates ou yeux lisses, très-saillants; leur thorax est à peu près cylindrique ; leur ventre est d'une longueur disproportionnée avec celle du resle du corps; leurs cuisses sont remarquables par leur grosseur et par la forte apophyse dans laquelle elles sont implantées; leurs jambes entin et leurs tarses semblent, par leur petitesse, être incapables de pouvoir soutenir un ins«cte aussi grand. Les cellules de leurs ailes sont si semblables à celles des Fourrais, qu'il faut les voir avec attention, pour saisir les nuances qui les distinguent, et que les caractères le plus tranchés consistent dans la petitesse excessive du point de l'aile, dans la position de la cellule radiale, qui est très-près du bout de l'aile; dans la grandeur de la première cellulecubilale,et dans l'insertion de la première nervure récurrente au milieu de cette cellule, insertion qui n'est jamais autant avancée dans l'aile des Fourmis.
Le DoRYLE RoussATRE, Doi'xlus helvolus , Fabr., est originaire de l'Afrique. Le Doryle noirâtre, Dorylus Nigricans, est propre à la Guinée. Latreille croit devoir rapporter au genre Labide le Dorylus mediatus de Fabricius.
DORYPETRON. BOT. L'un des trois noms par lesquels Pline parait désigner la plante que les botanistes modernes appellent Filago Leontopodiiim.
DORYPHORE. Doryphora. ins. Genre de Coléoptères tétramères, famille des Cycliques, établi par Illiger aux dépens des Chrysomèles, dont il se distingue, suivant Latreille, par les caractères suivants : der-
nier article des palpes maxillaires beaucoup plus court que le précédent, transversal; arrière -sternum s'avançant en forme de corne, Leur corps est hémisphérique ou arrondi, et leur prothorax est forlement échancré en avant. Olivier donne, sur les antennes et les parties de la bouche, quelques détails plus circonstanciés, qu'on peut ajouter aux précédents. Les antennes sont filiformes, de onze articles; les derniers paraissent comprimés, la lèvre supérieure est carénée, avancée, arrondie. Les mandibules sont cornées, arquées, voûtées, dentelées au bord supérieur et terminées par deux ou trois dents obtuses; les mâchoires sont bifides; leur division externe est arrondie et velue à l'extrémité ; l'autre division est comprimée et pointue; la lèvre inférieure est cornée , avancée, étroite et un peu échancrée ; les palpes sont inégales ; les antérieures offrent quatre articles dont le premier petit, le suivant allongéetconique, le troisième large elenenlonnoir, le dernier court, cylindrique et tronqué ; les palpes postérieures, ou celles de la lèvre, sont triarliculées; le premier article est petit, le second gros et le dernier ovaleoblong. Les espèces propres à ce genre appartiennent à l'Amérique méridionale et sont assez nombreuses. On remarque : la Doryphore pustclée, Doryphora pustulala, Oliv. (n» 91, pi. 1, fig. a, b, c); Chrysomela pustulata, Fabr.; Chrysomela undata, Degéer (Méra. sur les Insectes. T. v, p. ôSO, n» 2, t. 16, fig. 9). Elle est originaire de Cayenne. La Doryphore pointiliée, Doryphora punctatissima; Chrysomela punctatissima, Fabricius, figurée par Olivier ( loc. cit., n»91, pi. 3, fig. 39). Elle a été rapportée de la Guiane française.
DORYPHORE. Doryphora. bot. Genre de la famille des Thymélécs, élabli par Endlicher qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites; périgone campanule, à tube court, à limbe divisé en six segments lancéolés, allongés, pointus, égaux entre eux, et formant deux rangées; six étamines insérées sur l'orifice du tube de la corolle ou du périgone, et opposées à ses divisions; les filaments sont courts, accompagnés chacun de deux écailles à leur base, et surmontés d'une anthère à deux loges ovales, déhiscentes longitudinalement par toute leur face interne, au moyen d'une valve qui s'enlève de la base vers le sommet ; un nombre double de filaments stériles, subulés, alternant avec les étamines fertiles, et ayant à leur base chacun deux glandules squammiformes; ovaires au nombre de cinq à vingt, ovales, cbuitement stipilés, distincts, à une seule loge renfermant un ovule dressé, analrope; style latéral vers la base, renflé au milieu et velu; stigmate filiforme et nu; plusieurs nucules monospermes. L'espèce qui a donné lieu à la création de ce genre, est originaire de la Nouvelle-Hollande; c'est un arbre de grande élévation, à rameaux opposés, létragones; à feuilles opposées, oblongues-lancéolées, glandulosodentées, réticulato-veinées; les pédoncules sont axillaires, solitaires et triflores , avec deux bractées au sommet; les fleurs latérales sont presque sessiles et portent rarement des fruits; tandis que l'intermédiaire estpédicellée, accompagnée de deux bractées et atteignant assez souvent l'extrême période de fructification.
DORYTOME. Dorxloinus. ns. Coléoptères Itlramères ; genre de la famille des Rhyncliopliores, institué par Schoonlierr, aux dépens des genres Erirhinus et Micronyx, dont il n'a pas paru différer d'une manière assez tranchée pour que les entomologistes l'aient adoplé d'emblée.
DOS. Dorsum. ws. Ce nom a été appliqué tantôt à la partie supérieure du mésolliorax et du mélalhorax réunis ; lanlot à lelle ou lelle autre de ces deux parties, ou liien à l'abdomen; d'autres fois, enHn, à toute la partie supérieure de l'Insecte. F. Tergum. DOS-BLEU. OIS. Syn. vulgaire de la Sittelle d'Europe. DOS-BRULÉ. MAM. Espèce du genre Bradype. DOS-D'ANE. REPT. Syn. vulgaire de Tortue Tricarénée.
DOS-ROUGE. OIS. Syn. vulgaire de Tangara septicolor.
DOSIK. MOLi. Synonyme de Fenus concentrica. UOTEL. MOLL. Synonyme de Mytilus niger.
DOTIllDÉE. Dolhidea. bot. Ce genre, établi par Pries, se présente sous forme de tubercules charnus, noiràlres sur les bois morls , les jeunes rameaux et même sur les feuilles vivantes. Ces tubercules offrent dans leur intérieur, une ou plusieurs cellules dépourvues de péridium pio|)re et remplies d'une substance inucilagincuse, épaisse, formée de théques fixées par leur base et entremêlées de quelques i)arai)hyses ou filaments avortés. Ces théques se lésolventen une substance gélatineuse, qui s'échappe par l'orifice des cellules. Ce genre renferme plusieurs plantes placées jusqu'alors parmi les Sphœries, les Xyloines ou même parmi les Lichens. Tels sont les Si/hœiia riliesia, Pets., Sphceria Sambuci, Pers. Pries rapporte à ce genre les Polysligma de De Candolle, (|ui en présentent en effet l'organisation ; il y rapporle aussi avec doute et comme un sous-genre particulier, le genre Asleroma du même auteur.
DOTO. Doto. MOU. Genre proposé par Ocken pour quelques espèces de Durides dont le corps est linéaire; il a été caractérisé par son auteur de la manière suivante ; deux tentacules et une pointe dans le calice des branchies qui sont placées sur le dos, et ne peuvent élre tachées. Il est fort difficile de juger de la bonté de ce genre qui semble faiblement caractérisé.
DOTTU. POIS. Espèce sicilienne du genre Spare V. ce mot.
DOUBLE-AIGUILLON, pois. Espèce du genre Baliste. DOUBLE-BÉCASSINE. OIS. Espèce du genre Bécasse. DOUBLE-BOSSE, pois. Esi>èce du genre Lophie. DOUBLE-BOUCHE, moi.l. Synonyme vulgaire du Monodonle labié et du Bllome soldanéen.
DOUBLE -BULBE. BOT. Synonyme d'Iris Sisyiinchiuiii, L.
DOUBLE-CIL. EOT. F. Diplocojiier.
DOUBLE-CLOCHE, bot. On nomme ainsi les variétés des Primevères doublées par la culture, ainsi que le Datura fastiiosa, L.
DOUBLE-DENT. bot. F. DiDvaoooN.
DOUBLE-ÉPI. bot. y. Diplostachyer.
DOUBLE ÉPINE, pois. F. DoubleAigcilloti.
DOUDLE-FEUILLE. bot. C'est VOphtys ovata, L.
DOUBLE LANGUE. BOT. C'est le Hiiscus Hypoglos-
SUm. r. PRAGO!».
DOUBLE-LIGNE, pois. Espèce du genre Achire. DOUBLE-.'ilACREUSE. OIS. Espèce du genre Canard. DOUBLE-MARCHEUR, rept. K. Ampbisbè-se.
DOUBLE-MOUCHE, pois. Espèce du genre Saumon. DOUBLE-RÉFR.VCTION. MIS. F. Réfraciios.
DOUBLE-SCIE. bot. C'est le Bisenula Pelecinus,