‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 59 sur 65 · CULE · texte numérisé non relu

CULE

DOUVILLE. bot. Variété de Poires.

DOUZE-FILETS, ois. Pararfisea o/èo, Blumenb., espèce du genre Épimaque. F. ce mot.

DOYEiNNE. bot. Variété de Poires.

DRABA. BOT. y. Drave.

DRAC^NA. BOT. F. Dragonier.

DRACAiNOS. BOT. Synonyme ancien de Garance.

DRACKENA. BOT. Syn. de Dorstenia Contrayerva.

DRACKENSTENIA. BOT. Syn. de Geoffrœa violacea.

DRACO. REPT. F. Dragon.

DRACO. BOT. r. Dragonier. Quelques botanistes, et entre autres Dodoens, ont nommé l'Estragon Draco- Uerba. F. Armoise.

DRACOCÉPHALE. Dracocephalum. bot. C'est-à-dire Têle de Dragon. Genre de la famille des Labiées, et de la Didynamie Angiosperinie, L. Caractères : calice à cinq divisions peu profondes et presque égales ; corolle dont le tube, allongé, présente un renflement vers la gorge, et dont le limbe est partagé en deux lèvres, la supérieure courbée en voûte, entière ou légèrement écbancrée ; l'inférieure à trois lobes, dont deux latéraux courts et redressés, un moyen plus grand, entier ou bifide; quatre étaraines didynaraes. Linné avait fondu dans ce genre plusieurs autres antérieurement établis. Mœnch a essayé d'en rétablir quelques-uns, d'en créer quelques autres; tels sont le Zoniia qu'il caractérise par un calice quinquélîde, et qui a pour synonyme le Ruyschiana de Boerhaave; le Cedroiiella, dont le calice est à cinq dents, et dont les graines sont arrondies ; le Mohlarica, dans lequel le calice est légèrement bilabié. Comme ces genres n'ont pas été adoptés, il suffit de les indiquer ainsi. Les espèces du genre Dracocephalum sont originaires de pays assez variés , et plusieurs sont cultivées dans les jardins. Ce sont des plantes herbacées, plus rarement ligneuses, à feuilles opposées, tantôt entières, tantôt trifides ou pinnatifides; à fleurs ordinairement bleues ou violacées, dont les pédoncules axillaires, verticillés, accompagnés de bractées, sont uniHores ou ramifiés en épis. Parmi les espèces on distingue le Dracocephalum Firgiiuanum, nommé vulgairement Cataleptique, parce (|ue ses Heurs dérangées dans certaines limites de leur position naturelle, conservent la position nouvelle qu'on leur a donnée , et offrent ainsi une s»rte d'imitation du phénomène de la catalepsie; le Dracocephalum Moldaricum, vulgairement la yl/o/i/at/^we, dont les in fusions sont employées en médecine, ainsi que celles du Dracocephalum Canariense , et dont les propriétés se rattachent à celles de la famille; le Dracocephalum Mexicanum, décrit et figuré dans le Voyage de Humboldt (Kunth, Nov. Geii., tab. 160); le Dracocephalum variegatum, qui est un Prasium de Walter, etc., etc.

DRACONCULE. pois. V. Callionyme.

DRACONITE. REPT. et min. F. Dragon.

DRACONITES. Polypiers fossiles de l'ordre des Astrairées.

DRACONTIER. Dracontium. bot. Genre de la famille des Aroïdées, Heptandrie Monogynie. Caractères :

fleurs lierm.ipliroilites, portées sur un spadice cylindrique, qui en est enlièremenl couvert; spalhe naviculaire; calice composé de cinq à sept écailles dressées ; nombre des étamines semblable à celui des écailles, et celles-ci leur sont opposées ; ovaire libre , globuleux , à trois angles obtus et à trois loges contenant chacune un seul ovule suspendu; stigmate sessile. Le fruit est une baie globuleuse, contenant d'une à trois graines qui sont dépourvues d'cndospcrme. Le genre Dracontium, qui est très-voisin des Pothos , se compose d'un petit nombre d'espèces, dont quelques-unes sont dépourvues de liges, et ont toutes leurs feuilles radicales, et dont les autres sont munies d'une lige quelquefois grimpante el parasite. Les feuilles sont pétiolées , dilatées à leur base, simjdes ou plus ou moins profondément divisées. Ces espèces sont presque toutes originaires d'Amérique.

Dracomier polypbylle. DracoiiliumpolyphxUum, L.; Jiuin po.'jjjlij'lliim , Pluk. Sa racine consiste en un tubercule arrondi, un peu déprimé, qui produit une feuille portée sur un pétiole d'un pied ù un pied et demi de hauteur, cylindiique, tacheté et rayé de blanc, de vert et de pourpre , ayant son épiderme déchiré et comme écailleux. Cette feuille se divise le plus souvent, vers le sommet, en trois parties , elles-mêmes partagées en deux ou trois autres ramifications, dont les folioles sont lancéolées, pinnatitides cl décurrenles. Les fleurs, qui ne paraissent qu'après que la feuille dont on vient de parler est fanée , sont disposées, un grand nombre ensemble, sur un clialon cylindri(iue, porté sur une hampe très-courte, enveloppé à sa base par une spathe monophylle, coriace, en capuchon, d'un violet foncé, terminé supérieurement par une pointe aiguë. Ces fleurs ont une odeur fétide et comme cadavéreuse.

Selon Robert Brown (Prodr. l,p.357), le Dracontium foetidiim parait former un genre particulier à cause de ses fleurs constamment à quatre étamines, ses baies soudées entre elles, contenant une seule graine très-grosse. Kunth {in Huinb. Nov. Gen., 1 ) a fait du Dracontium perlusum, L., une espèce du genre Calla, à cause de l'absence du calice. Jacquin avait déjà fait la même remarque.

DRACOPHYLLE. Dracophyllum. r.OT. Genre de la famille des Épacridées, établi par Labillardière. Caractères : bractées nulles, ou deux seulement à la base du calice; corolle tubuleuse, dont le limbe est partagé en cinq parties étalées, et dépourvues de barbes; cinq étamines hypogynes, inséiées le plus souvent sur la corolle ; cinq écailles à la base de l'ovaire; une capsule à cinq loges polyspermes, et des placentas libres, suspendus au sommet d'une colonne centrale. C'est parce dernier caractère et par le petit nombre ou l'absence des bractées que ce genre dilîère des Épacrides, dont deux espèces décrites par Forster, et originaires de la Nouvelle-Zélande, doivent, suivant l'indication de Brown, prendre place parmi les Dracophyllum. Il en décrit de plus (juatre autres espèces observées à la Nouvelle Hollande ; ce sont des arbrisseaux ou des arbustes dont les feuilles imbriquées, à demi engainantes à leur base, laissent par leur chute de nombreux anneaux marqués sur les branches nues; les Heurs sont disposées en épis simples ou en grappes quelquefois rameu-

ses. Cette dernière inflorescence se remarque dans le Dracophyllum secundum. La tige est glabre, rude el raboteuse, ce qui est dû aux aspérités qu'elle conserve après la chute des feuilles; elle est rameuse et garnie de feuilles sessiles, imbriquées, à demi engainantes el dilatées à leur base. Les fleurs, d'un blanc un peu sale, sont disposées en une grappe unilatérale, ramifiée à ses pédicellcs inférieurs ; les bractées qui accompagnent ces pédicelles sont caduques; il n'y en a pas au calice; celui-ci est profondément divisé en cinq segments lancéolés; sa nuance est variée de vert el de rose. La corolle, en forme d'entonnoir, a son tube renflé, un peu resserré vers l'oritice : le limbe est étalé, partagé en cinq découpures un peu aiguës. Les cinq étamines onl leurs filaments blanchâtres, leurs anthères d'un jaune bnmàlre; elles sont hypogynes, insérées sur le réceptacle, alternant avec les cinq écailles qui entourent la base de l'ovaire. La capsule est globuleuse, à cinq côtes arrondies, qui indiquent autant de loges polyspermes.

L'inflorescence des trois autres espèces qui difl^èrenl d'ailleurs de la précédente par leur calice muni de deux bractées, et leur corolle à laquelle s'insèrent les étamines liypocratériformes, à tube' grêle, à limbe obtus, à gorge rétrécie, consiste dans un épi simple ; ces espèces forment une section distincte dans le genre, el pourraient peut-être même servir à fonder un genre nouveau qu'Adrien De Jussieu propose de nommer jjo/icnoloma.

DRACOPIDE. Dracopis. bot. Genre de la famille des Synanthérées. tribu des Sénécionides, établi par H. Cassini ((ui le caractérise de la manière suivante . calathide radiée; disque multiflore, androgyniflore; couronne unisériée, liguliflore, neutriflore ; péricline orbiculaire, supérieur aux fleurs du disque, formé de squammes bisériécs : les extérieures étalées, à peu près égales, longues, lancéolées ou linéaires-aigués, foliacées; les intérieures appliquées, petites, absolument semblables aux squammelles du clinanthe, qui sont inférieures aux fleurs, demi -embrassantes, oblongues, navlculaires, élargies de bas en haut, voùlées et arrondies supérieurement, uninervées et terminées par un cil ; ovaires du disque oblongs, un peu comprimés, subtélragones-arrondis, glabres, lisses : les intérieurs privés d'aigrette, les extérieurs munis d'un faible rebord , qui est un rudiment d'aigrette stéphanoïde; faux ovaires de la couronne velus, privés d'ovule, de style et de stigmate, mais pourvus d'un rudiment d'aigrette stéphanoïde; corolles du disque ayant un tube assez long et bien distinct du limbe; corolles de la couronne à tube trèscourt, à languette grande, large, elliptique, bi-lridentée au sommet. La Dr.\copide embrassante, Dracopis aviplexicauUs, est une plante herbacée, annuelle, glabre, rameuse, à tige sillonnée; les feuilles sont alternes, cordées, lisses, entières et aiguës; les capitules sont solitaires au sommet des tiges, à fleurs centrales brunes; celles de la couronne sont jaunes. La plante se trouve dans la Louisiane et au Mexique.

DRACUNCULUS. bot. y. Godet.

DRAGANTE. bot. Nom vulgaire de l'Astragale qui produit la Gomme Adragante.

DRAGEONS. Stolones. bot. On désigne sous ce nom

Page 1