DUC
colles adossés. (Cuv., loc. cil., pi. 20, f. ô.) Les molaires du Lamantin ressemblent au contraire à celles du Tapir. Il y a dans le Dugong dix-huit côtes, vingt-sept vertèbres caudales et peut-être plus, sept vertèbres cervicales, et des vestiges de bassin, analogues à ceu-x des autres Cétacés, et qui ont quelque rapport pour la forme avec les clavicules de l'Homme ; dans le Lamantin, il n'y a que seize côtes, vingt-quatre vertèbres caudales, six vertèbres cervicales, et aucun vestige de bassin, d'après les dissections de Cuvier, Daubenton et Everard Home.
L'énorme développement des intermaxillaires du Dugong reporte l'ouverture de ses narines presque au milieu du vertex, comme dans les Baleines. La fosse de l'ethmoïde est divisée en deux enfonc"ments simples, très-écartés l'un de l'autre, et terminés en avant par deux ou trois petits trous; l'odorat doit donc être fort obtus. Le trou optique est un long canal étroit, et la petitesse relative du globe de l'œil, qui est spliérique, n'annonce qu'assez peu d'énergie dans le sens de la vue. La mâchoire inférieure prend une hauteur correspondante à la courbure et à la longueur des os intermaxillaires. Cette partie, ainsi tronquée et décisive, montre de chaque côté, dans l'adulte, les restes de trois ou quatre alvéoles, et Everard Home a découvert dans un individu deux petites dents pointues dans deux de ces alvéoles. D'après une jeune mâchoire rapportée de la baie des Chiens- Marins par Quoy et Gaymard, Cuvier juge que le nombre régulier des màchelières du Dugong est de cinq partout. L'humérus, dit toujours Cuvier, est beaucoup plus gros et plus court qu'au Lamantin, sa crête deltoïdale est plus saillante. Les os de l'avantbras sont un peu plus gros à proportion qu'au Lamantin ; mais leur forme est la même, et ils sont également soudés à leurs deux extrémités. Il n'y a , disposés sur deux rangs, que quatre os au carpe; celui du Lamantin en a six. Le pouce, comme dans le Lamantin , est réduit à un métacarpien pointu. Les autres doigts ont le nombre ordinaire de phalanges, dont les dernières sont comprimées et obtuses.
Quoique les Malais, d'après Diard et Duvaucel, distinguent deux Dugongs, l'un qu'ils nomment Bunban, et l'autre Buntal qui serait plus épais et plus court, comme c'est dans les mêmes parages que vivent ces animaux qui ne différeraient que par ces légers caractères , il est peu présumable que ces différences soient spécifiques. Ce genre ne paraît donc composé que d'une seule espèce qui, en Orient, a reçu les mêmes noms comparatifs dans toutes les langues, que le Lamantin sur les rivages africains ou américains de l'.itlanlique. Le mot malais Dugong ( Dou-Joicng) signifie Vache marine; c'est aussi le nom que lui donnent en leur langue les Hollandais de l'archipel Asiatique (Zee-A'oe). Quelques voyageurs l'ont aussi appelé Sirène, Poisson Femme, Pesce Voua, Plsce Mnger en espagnol et en portugais, noms que ces mêmes peuples ont attribué en Amérique au Lamantin.
DrcoNG. Tricheclms Dugong , Gmel., Mam. lilh. 3<^ douzaine, et Trans. Phil. (loc. cit.) Squelette et crânes, Cuvier, Oss. foss. T. v , pi. 19 et 20. Cette espèce, qui est unique jusqu'aujourd'hui, dit Cuvier (/oc.
cil. ) , a les plus grands rapports extérieurs avec le Lamantin dont elle ne diffère guère que par la nageoire en forme de croissant, par l'absence d'ongles aux nageoires pectorales, et par la lèvre supérieure prolongée et pendante, semblable au premier coup d'oeil à une trompe d'Éléphant qui aurait été tronquée un peu audessous de la bouche. Recouvert en entier d'un cuir épais, bleuâtre avec des taches plus foncées sur les flancs, et blanchâtres sous le ventre, le Dugong a le mufle hérissé de poils ou plutôt d'épines cornées, qui, sur les lèvres, oii elles sont les plus longues, n'ont guère qu'un pouce. Les parties de ses mâchoires qui saisissent les herbes sont hérissées de verrues cornées. La face buccale des joues est toute couverte de poils. La langue est courte, étroite, en grande partie adhérente et garnie de chaque côté de la base d'une glande à calice. Les yeux, petits et très-couverts, ont une troisième paupière. Le trou de l'oreille est fort petit. Ce trou, l'œil et la narine se trouvent presque sur une même ligne à peu iirès parallèle à l'axe du corps. Les bords des nageoires sont calleux. Il y a une mamelle de chaque côté de la poitrine. La verge, longue et grosse, se termine par un gland bilobé du milieu duquel sort une pointe oii est percé l'urètre. Le larynx ne ressemble point à celui des Cétacés; il ne forme point un tube donnant derrière les narines. L'œsophage donne dans le milieu d'une partie ovale, terminée à gauche par un court cul-de-sac conique, et séparé, par un léger étranglement, d'une partie oblongue terminée au pylore. Sur l'étranglement sont deux sortes de cœcums cylindriques, plus longs et plus minces que ceux du Lamantin ; à l'intérieur, on voit dans la partie ovale deux groupes de glandes. Le duodénum est réticulé à l'intérieur par des plis dans les deux sens. Tout l'intestin a quatorze fois la longueur de l'animal. Les deux ventricules du cœur sont détachés l'un de l'autre, ce qui fait paraître le cœur profondément bilobé par sa pointe. La chair des Dugongs passe chez les Malais pour un manger délicieux, et on la réserve pour les princes ; elle ressemble à celle du Bœuf. On harponne ces animaux durant la nuit. On n'en prend guère qui aient neuf ou dix pieds : ceux de cette taille échappent presque toujours. Ils sont plus nombreux à Singapour dans la mousson du nord que pendant l'autre mousson.
DUGORTIA. BOT. Le Pflmianwwi d'Aublet a reçu de Scopoli ce nouveau nom. C'est la troisième dénomination donnée au même genre, car Schreber lui avait déjà appliqué celle de Petrocarya. V. Parinari.
DUHALDÉE. Duhaklea. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des A'Stéroidées, établi par De CandoUe pour une plante apportée de la Chine. Caractères ; capitule multiflore, discoïde , hétérogame; vingt fleurs environ au disque et moins au rayon; les premières hermaphrodites, à cinq dents, à gorge longue et tubuleuse; les autres femelles. Involucre ovale, formé de trois rangées d'écaillés imbriquées, linéaires, extérieurement tomenteuses et glabres à l'intérieur; réceptacle nu etplan; anthères sans queue; styles rameux,exsertes, linéaires , glabriuscules ; akènes velus , linéaires ou arrondis; aigrette unisériale, à soies un peu roides, scabres et aiguës. La DuHALOtE de i\ Chine, Duhaldea Chi-
tiensi's, cslun sous-arbrisseau ramcux, glabre, à feuilles alternes, presque scssiles, elliptiques, avec quelques poils épars en dessus et faiblement soyeuses en dessous; les capitules, ou terminaux ou axillaires, sont réunis en panicule et composés de fleurs jaunes.
DIHAMELLIA. bot. K. Hamellia.
DUlKER-IîOCK. MAM. C'est-à-dire Chècre-Plongeanle. Espèce du genre Antilope.
Dl'LAClA. BOT. Synonyme d'Acioa. F. Cocépi.
DULCAMARA. bot. Synonyme latin de Morelle Douce- Amère.
DULCARINE. bot. Nom donné par Desfosses à un Alcaloïde (ju'il a obtenu du liaitement chimique des tiges du Solanum (lu/camara.
DULClCHiMJM. bot. Synonyme de Crperus œsculenltis, L. A'. SoccDET.
DULCIFIDA OD DULCISIDA. bot. Syn. de Pivoine.
DULCIN. ÉCHiN. Synonyme vulgaire d'Oursin.
DULES. POIS. Synonyme de Doulès.
DULIA. BOT. Synonyme de Ledum.
DULICHIER. DiUicliium. bot. Genre fondé par Richard (in J'crs. Syn. PL), et qui fait partie de la famille des Cypéracées. Caractères : épillets formés d'écailles imbritiuées et distiques, dont les inférieures sont vides. Chacune d'elles contient une fleur hermaphrodite, à trois étamines, dont l'ovaire, surmonté de deux stigmates, est environné par huit soies coriaces, denticulées, pres<iue de la hauteur des styles et des stigmates. Le fruit est un akène nu , c'est-à-dire non couronné par les styles.
Le type de ce genre est le Schœnus spathaceus de Linné, ou DiiUchium spathaccum de Richard, Cypéracée originaire de l'Amérique septentrionale. Ses tiges sont rameuses et feuillées; ses fleurs disposées en grappes axillaires pédonculées; ses épillets distiques et multiflores.
DULONGIE. Dulongia. bot. Genre de la famille des Rhamnées, Pentaiidrie Digynie, institué par Kunlh pour un arbuste de la Colombie, que WilIdenow,dans ses notes manuscrites, avait précédemment et à l'insudeKunth, désigné pour former le type de son genre Phyllonoma. Caractères : calice à cinq dents; cinq pétales; disque orbiculaire cachant l'ovaire; cinq étamines alternes avec les pétales, et de même qu'eux, insérées sur le contour du disque; anthères biloculaires; point de style; deux stigmates; une baiebiloculaire, couronnée par le calice, les pétales elles étamines; chacune des loges renferme deux ou trois graines. La Dclongie accminée a les feuilles membraneuses, oblongucs,aigu(!S et dentelées vers l'extrémité; de la nervure médiane de la page supérieure de ces feuilles naissent de petites grappes de fleurs pédicellées; ces grappes sont courtes, scssiles, bifides, et quelquefois chaque division dichotonie est divergente.
DULUS. OIS. Synonyme de Tangara Esclave.
DUMASIE. Diimasia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Décandrie Diadelphie, institué par De Candolle qui l'a dédié au chimiste Dumas. Caractères : calice cylindrique, obliquement tronqué, bractéolé à sa base; corolle papilionacée, avec les onglets des pétales lie la longueur du calice: carène obtuse; étamines dia-
delphes, persistantes; stylcdilatédans sa partie médiane; stigmate terminal. Légume bivalve, atténué à sa base, comprimé, oligosperme; semences orbiculaires, aplaties. Les Dumasia villom et pubcscens sont des herbes grimpantes et même un peu suffrulescentes près du collet, à feuilles unijugées avec impaire; les folioles sont ovales; les rameaux sont axillaires, souvent plus courts que les feuilles. Le Népaul est leur patrie.
DUMÉRILIE. Dumeiitia. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale, L. , établi par Lagasca. Caractères : involucre court, campanule, formé d'écaillés disposées en une seule série , et appliquées contre les fleurons extérieurs; calathide composée de fleurons peu nombreux, tous hermaphrodites et bilabiés; lèvre extérieure plane, oblongue, tridenlée, l'interne à deux divisions profondes et linéaires; anthères appendiculées h la base; aigrette pliimeuse; paillettes du réceptacle en petit nombre, et semblables aux écailles de l'involucre. Les Dumérilies sont des plantes herbacées, dont les feuilles sont sinuées, incisées, comme palmées, et munies d'oreillettes à leur base.
DcMÉHiLiE AxiLi.AiRE. Z)«>nc;77ia asillan's. Lag. et DC, Ann. du Mus., vol. 10, p. 72, pi. 6. Plante qui croît dans le Chili, le Pérou, et près de Panama. Ses fleurs sont axillaires, pédicellées, formant des grappes courtes, au sommet des branches; les lobes de ses feuilles sont inégaux.
DcsiËRiLiE PANicDLÉE. DumeriUa paniculata, DC, loc. cit., p. 72, pi. 7. Elle a ses fleurs disposées en panicule au sommet des rameaux, elses feuilles découpées en plusieurs lobes peu profonds, dont celui du milieu est le plus grand. Cette espèce habite le Pérou, d'où elle a été rapportée par J. Jussieu.
DIIMICOLE. Dumicolus. C'est-à-dire qui habite les buissons. Nom par lequel on désigne quelques espèces d'Oiseaux.
DUiMONTIE. Dmnontia. bot. Genre établi dans la classe des Floridées, aux dépens des Fucus et des Ulves de Linné, et dédié par Lamouroux à Charles Dumont, l'un des auteurs du Dictionnaire des Sciences naturelles. Ce genre otfie les caractères suivants ; substance presque gélatineuse; fructifications isolées, éparses, innées, ou ne formant jamais de saillie sur la surface de la plante. Le genre Dumontie est un des plus difficiles à bien caractériser, et cependant les plantes qui le composent, diffèrent essentiellement de toutes les autres Floridées; Roth en avait classé plusieurs espèces parmi ses Rivulaiies, Agardh parmi les Ulves tubuleuses et les Chœlophores, et Lyngbyc parmi ses Gastridies. Les Diimonties diffèrent de tous ces genres, principalement des Ulves, d'abord par les couleurs brillantes qui les ornent , et surtout par les changements rapides que les fluides atmosphériques leur font éprouver; ensuite, par leur organisation tellement délicate et gélatineuse, que ces végétaux, une fois comprimés par le dessiccateur, ne reprennent presque jamais leur première forme; enfin, par leur fructification entièrement la même que celle des Floridées, sous le rapport des caractères généraux. Ces Hydrophyles n'ont jamais de feuilles proprement dites, leur fronde se divise tantôt en dichotomies régulières , tantôt en rameaux épars ayant l'apparence
yu7
des retiilles cylindriques et charnues de quelques Liliacées, à cause de rétrangleinent ou plutôt du rétrécissement que l'on voit à l'origine des rameaux et de leurs divisions. Souvent ces frondes sont fistuleuses, ou bien elles le deviennent avec l'âge; leur substance est éminemment gélatineuse, et n'ofîre jamais la consistance des autres Floridées; enfin, il y en a de cylindriques et trôs-régulières, et de très-irrégulières largement bosselées; beaucoup sont plus ou moins anguleuses à trois, quatre ou cinq coles, en général avec les angles arrondis et variant souvent en nombre dans le même individu. L'organisation, dans ces frondes, est la plus simple de toutes celles des Floridées; il semble que ces plantes ne soient composées que d'un tissu cellulaire homogène se décomposant et s'altérant avec facilité, adhérant fortement au papier, et ne reprenant que très-difficilement ou jamais leur première forme, lorsqu'on remet ces plantes dans l'eau. La fructification des Dumonlies est la même que celle des Floridées; elle est double dans plusieurs espèces; dans d'autres, elle est seulement capsulaire et répandue dans toute la substance de la plante. 11 en est de même de plusieurs Floridées. Ces fructifications, peu importe leur nature, sont toujours innées dans la substance même de la plante; jamais elles ne sont saillantes; et c'est là un des caractères essentiels de ce genre.
Les Dumonties connues paraissent avoir une courte existence ; la même saison les voit naître, croître, fructifier et périr. Cependant elles acquièrent quelquefois jusqu'à trois pieds de hauteur et même davantage, tandis que d'autres s'élèvent à peine à un pouce; la localité influe quelquefois beaucoup sur les dimensions de ces plantes. Elles sont ornées de couleurs brillantes et très-fugaces; la plus petite cause les altère, tant leur tissu est délicat. Elles viennent presque toutes des mers d'Europe et de la Méditerranée; les principales sont les Dumontia fastuosa, Calvadosii, incrassata, ve?itiicosa, interrupta, etc.
DUMORTIÈRE. Diiiiioiiieia. eot. Nées a présenté, sous ce nom qui est celui d'un de nos compatriotes, un genre de la famille des Hépathiques, dont les caractères sont tracés de la manière suivante : Heurs mâles disciformes, sessiles, marginées, faiblement et irrégulièrement renflées ; axe du capitule femelle, dilaté, convexe, à quatre lobes qui surmontent les fleurs; involucre nul ; involucelles distincts, bivalves , adhérents à l'axe; coiffe fugace; sporange irrégulièrement déhiscent au sommet, avec son pédicelle très-court et immergé. Ce genre a été formé aux dépens du Marchantia, et a pour type le Marchantia hiisuta de Swartz. C'est une petite plante de Java, à fronde simple, à réceptacles fructifères hémisphériques, à quatre ou huit loges, sessiles et pubescents. Quelques autres Dumortières, moins rigoureusement déterminées, appartiennent au climat des tropiques, et sont disséminées sur les deux hémisphères.
DUNALlE.XfKHa/f'a.BOT. Ce genre, qui fait partie de la famille des Solanées et de la Pentandrie Monogynie, L., a été dédié par Kunth (in Humboldt Noo. Geii. m, p. 53) à Félix Dunal, auteur des Monographies du genre Sulanum et de la famille des Anonacées. Voici les ca-
ractères qui le distinguent : son calice est urcéolé, vésiculeux, à cinq dents égales; sa corolle est infundibuliforme, à tube plus long que le calice, à limbe plissé, à cinq divisions ovales, aiguës, égales entre elles ; les étamines, au nombre de cinq, attachées au tube de la corolle, sont incluses; leurs filets ont trois lanières étroites, linéaires, dont celle du milieu est seule anthérifère; les anthères sont oblongues, dressées, à deux loges , s'ouvrant par un sillon longitudinal ; l'ovaire est ovoïde, appliqué sur un disque annulaire; le style est filiforme, saillant, terminé par un stigmate capitulé etémarginé; le fruit est une baie globuleuse, enveloppée par le calice, à deux loges contenant chacune un grand nombre de graines lenticulaires, attachées à deux trophospermes appliqués sur le milieu de la cloison. Par son port, ce genre se rapproche du ff'itheiingia , et du Cestreau par la structure de ses fleurs; son caractère distinctif consiste surtout dans ses filaments tripartis. 11 se compose d'une seule espèce, Dunalia solanacen, Kunth, loc. cit., pag. ôG, tab. 194. C'est un arbuste à feuilles alternes, entières, couvertes inférieurement de poils étoiles; ses fleurs sont blanches et forment des sertules ou ombelles simples, extraaxillaires, sessiles. Il croit dans les lieux ombragés de la Nouvelle-Grenade.
DUNANTIE. Dunantia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par De CandoUe qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore, homogène, dont tous les fleurons sont hermaphrodites, tubuleux et à cinq dénis; involucre formé d'écaillés unisériales , serrées , oblongues ou lancéolées; réceptacle allongé, garni d'écaillés dont les extérieures sont semblables à celles de l'involucre et les internes sensiblement plus minces, presque membraneuses; styles rameux, exsertes, prolongés en appendice filiforme, hispide; akènes tétragones, grêles, sans bec, glabres et chauves. Les deux espèces connues sont nouvelles et originaires du Mexi((ue : Dunantia achiranthes et niicrocepliala; plantes herbacées, à tige droite, cylindrique et pubescente ; les rameaux sont ordinairement opposés , un peu divariqués et nus au sommet ; les feuilles sont également opposées, courtemenl pétiolées, lancéolées, rétrécies à leur base, marquées d'une triple nervure, pubescentes et très-entières; les capitules sont ovales, solitaires à l'extrémité des rameaux, rarement latéraux et alors sessiles. DCNAR. iioLL. Synonyme de Aerita Senegalensis. DUNES. GÉoL. Collines de sable mobile, disposées parallèlement à certaines parties des rivages de la mer, ou qui marquent l'ancienne trace de ces rivages lorsqu'elles se trouvent éloignées des côtes actuelles. Les Dunes, amas de l'arène rejetée par les flots, sont toujours accompagnées d'une plage longue et unie, indication certaine du peu de profondeur des eaux jusqu'à une grande distance et de parages dangereux pour les navigateurs. Elles obéissent aux vents qui les déplacent et les façonnent en chaînes, où se représentent, avec une singulière fidélité et comme en miniature , les acci dents qui caractérisent les plus hautes et les plus solides montagnes. Ces vents y creusent des vallées ordinairement humides, et dans lesquelles le sol délaye s'en-
tr'ouvre souvent sous les pas du voyageur qui s'est imluudemment fié à sa surface unie el d'apparence solide. De tels pièges ne trompent que rilomme ; les animaux, avertis par un instinct particulier, s'y prennent rarement ; on les nomme sur la côte de Gascogne Bedouses, Blouses ou Tremblanls. — La ceinture que forment les Dunes parallèlement aux côtes est souvent fort large : entre Bayonne et la pointe de Médoc, parliculièrement du Marensin au bassin d'Arcaclion , celle bande n'a pas moins d'une lieue et demie. Sur la côte de Flandre, cnlre Oslende et la Zélande, elle n'a pas au contraire trois cents pas d'épaisseur, et se forme en général d'un seul rang de monticules. En général on trouve les Dunes sur les parties occidentales des continents et des îles, comme si les vcnls d'ouest , y régnant avec plus de constance que tout autre, el secondant un certain mouvement périspbérique de l'Océan, dû à la rotation du globe, déterminaient leur formation. Ainsi la côte océanique du Jutland offre des Dunes; les cotes de la Hollande , de l'île Walcheren dans la Zélande, la Flandre, depuis Breskens jusqu'à Calais, les rivages du Poitou, les bords du golfe de Gascogne depuis le Verdon jusqu'à l'emboucbure de l'Adour, plusieurs points de la Galice et du Portugal , présentent le plus de Dunes en Europe, où l'on n'en retrouve presque point sur les expositions opposées. L'Afrique offre le même phénomène presque partout. — A quelques lieues au nord de Mat'slricht on commence à trouver une suite de Dunes fort hautes qui, se prolongeant droit au sud-ouest, bordent cette aride étendue, appelée Campine, dont est formée une grande partie du Brabanl hollandais, et qui fut sans doute, à l'époque où ces Dunes s'élevèrent, le fond de la mer reculé maintenant jusqu'au Zuyderzée, golfe destiné à se combler ou à devenir un simple lac ; ce Zuyderzée sera alors séparé de l'Océan par une chaîne de Dunes qui se pré|iare dans la série d'îles dont le Texel fait partie. — Si partout les Dunes indiquent une plage élendue et des côtes basses, à la face occidentale, elles indiquent encore un pays fort plat au revers opposé : aussi le revers oriental de celles de Hollande et de Belgique ne s'étend il que sur de vastes prairies marécageuses, qui, sans les canaux dont l'industrie les coupa, verraient les eau.<t de leur monotone surface, inlerceptéespar les collines riveraines, stagner jusqu'à ce qu'elles pussent forcer le passage sur quelque point. C'estce qui arrive dans les départements des Landes et de la Gironde, où les eaux intérieures, s'accumulant à la hase orientale des Dunes, y forment les vastes étangs allongés du nord au sud, et dont les principaux sont connus sous les noms d'ilourlain, de la Canau , de Cazaux, de Biscarossc, d'Aurelian, etc. — Les vents généraux d'ouest poussent les Dunes vers l'inlérieur du pays , y font refluer ces étangs qui deviennent pour la rive occidentale un véritable Uéau en envahissant les propriétés de l'homme. Quand elles ne se font pas précéder de l'inondation, les Dunes n'en sont pas moins des voyageuses redoutables qui portent la stérilité partout où elles passent, et qui engloutissent des villages entiers. — La nécessité a forcé l'homme à prendre des précautions contre l'usurpation des Dunes. On emploie \c flayonnage qui consiste à former ù leur surface de
petites cloisons faites en claie ou en paille, élevées d'un pied à dix-huit pouces, parallèles au sens du venl qui régne le plus communément, et entre lesquelles ou sème VArundo arcnaria, L., dont les racines agglomèrent le sable. On y sème encore diverses Graminées dont la nature elle-même semble prendre soin d'indiquer l'usage, le grand Dlex et le Ccnèt. A peine ces plantes ont-elles poussé , que brisant le vent et maintenant le sol, on confie à celui-ci le Pin maritime, qui croît dans le sable avec une surprenante rapidilé. C'est par ce moyen que la côte du golfe de Gascogne qui était nue, à quelques exceptions près, sera incessamment toute boisée. Elle offrira alors à la marine française d'excellents bois de construction , de la résine, du brai et du goudron. — Il ne faut pas imaginer que les Dunes, pour n'être formées que d'arène mobile, soient stériles : au contraire, dès qu'on parvient à fixer leur surface inconstante, les racines des plantes s'y enfonçant avec une grande facilité et allant chercher une éternelle humidité à une certaine profondeur, tandis que la réverbéralion de la surface entrelient une grande chaleur, la végétation devient très-vigoureuse. L'Ilyppophaé rhamnoïde, l'Ulex européen, l'Arbousier Unedo y deviennent presque des arbres. Les vignes de Rota en Andalousie, célèbres parce vin de Tintilla, si foncé et si liquoreux, sont cultivées dans des Dunes qui ne sembleraient pas capables de supporter d'autre végétation, et dont la mobilité est incroyable. Quelques plantes parliculières croissent aussi dans de telles expositions, et quand celles-ci n'y sont pas exclusivement propres, elles y prennent une figure toute singulière , qui les fait souvent méconnaître. Plusieurs insectes, enlre lesquels certains Coprides,!e Scaïabciis saccr, L., des Curculionides et des Pimélies, se plaisent dans ces Dunes; on les y voit retirant leurs pattes et leurs antennes, s'abandonner aux vents et se laisser rouler avec le sable à des distances prodigieuses. Quelques petits Oiseaux de proie les y viennent saisir ))endant le voyage. — On trouve dans les Dunes d'Aquitaine des productions de pays beaucoup plus chauds que les régions environnanles. Un certain nombre de Cistes, et la Bruyère arborescente, commencent à s'y montrer. Leur élévation est telle que lorsque le soleil les frappe et leur donne une teinte rougeâtre souvent très-vive , on les distingue , comme un nuage ardent ù l'horizon , de douze lieues au moins sur la lande rase.
DUPERREYE. Dvperreya. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, de la Pentandrie Monogynie de Linné, établi par Gaudichaud, dans la botanique du Voyage de l'Uranie, et dédié au cai)ilaine Duperrey, savant oflicier de marine qui commandait l'expédition de Circumnavigation, ù bord de la Coquille. Caractères: calice à cinq divisions , dont la base repose sur deux petiles bractées, étalé, membraneux, nervure, réticulé, persistant autour du fruit et se dilatant à mesure que celui-ci grossit; corolle presque infundibulaire, à cinq lobes rei)liés, à peine plus grande que le calice; cinq étamines incluses, insérées au tube de la corolle ; ovaire elliptique, uniloculaire; slyle filiforme, exserte; stigmate grand, éjiais, Irigoiio-subcordiforme; capsule
ellipli<iue, indéhiscente, membraneuse, monosperme; semence sessile, elliptique , altacliée au fond de la cavité capsulaire ; albumen mince et raucilagineux; cotylédons ridés, repliés. La Duperreye soyeuse, Duperreya sericea, Gaud., figurée pi. 63 de l'Atlas du Voyage, est un arbrisseau à feuilles alternes, étrécieset soyeuses; à fleurs axillaires, solitaires, pédonculées, bleuâtres et disposées en grappe. Elle se trouve à la baie desChiens- Jlarins, Nouvelle-Hollande.
DUPINIE. Diipiiiia. bot. Le genre nommé ainsi par Scopoli est le même que le Ternstrœmia de Linné.
DUPLICIPENNES OD PTÉRODIPLES. ijis. Famille de l'ordre des Hyménoptères, établie par Cuvier, qui la caractérise ainsi : abdomen pédicule; ailes supérieures ployées dans leur longueur; antennes grossissant à l'extrémité. Cette famille comprend les genres Guêpe et Masare.
DOPONTIE. Dupontia. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Monogynie de Linné, établi par Robert Brown qui lui assigne pour carac- U-rcs ; épillets composés de deux ou trois fleurs hermaphrodites, distantes, et les autres neutres; lalépicène consiste en deux valves concaves; les deux glumes sont mutiques, presque égales et à peine dépassées par les Heurs; les deux paillettes sont presque égales , et barbues à leur base : l'intérieure est concave, trinervurée, et la supérieure un peu plus étroite, à deux nervures seulement ; la glumelle est formée de deux squammules découpées et dentées au sommet ; trois étamines; l'ovaire est surmonté de deux stigmates sessiles et plumeux. La Dupontie de Fischer, Dupontia Fisclieri, seule espèce jusqu'ici bien connue, est une plante hyperborée , originaire des îles Melville , glabre , dressée , à feuilles linéaires, planiuscules, à panicule simple et serrée, d'un fauve purpurescent; les épillets sont articulés à l'axe par un pédicelle qui supporte les fleurs. C'est du reste une Craminée fort élégante et qui compense le regard de la tristesse dont il est affecté par un sol ordinairement aride.
DDPDISIE. Dupuisia. bot. Genre de la famille des Térébinthacées , établi et consacré à la mémoire de Dupuis, ancien jardinier en chef du Jardin des Tuileries et botaniste très-zélé, par Perrotez qui en a découvert le type dans ses explorations de la Sénégambie. Caractères; fleurs hermaphrodites; calice très-petit, monosépale, persistant, à cinq dents; cinq pétales; cinq étamines courtes, insérées au calice; ovaire simjile, sessile, à une loge contenant un seul ovule; style et stigmate simples. La DtpiiisiE a feuilles de Koyer , Dupuisia juglanitifolia, Per. (FI. Senegamb., t. 38), est un arbre élevé, à feuilles alternes, pétiolées, imparipinnées, composées de sept folioles, à pétiole court et épais, ellipliques, coriaces, glabres, de trois à six pouces de longueur, sur un à deux de large. Les fleurs sont très-petites, d'un blanc rosé, distantes, réunies en une longue panicule rameuse et terminale. Le genre Dupuisia se rapproche assez du Comocladia, dont il diffère par son calice très-petit, à cinq dents à peine marquées, par son style assez long et ses cinq étamines. La structure de son fruit à l'état de maturité n'est point connue , non plus que sa graine.
DUR
yOi)
DORAMEN. BOT. Qualification que Dutrochet donne au Bois lorsqu'il a acquis toute sa perfection.
DDRANDEA. bot. Genre dédié à Durande, médecin distingué de Dijon et auteur de la Flore de Bourgogne, par Delarbre (Flore d'Auvergne, éd. 2, vol. 1, p. 305) qui l'a formé aux dépens du Raphanus de Linné. Necker a , d'un autre côté, établi un genre semblable sous les deuxnomsde Dondisiaeid'Onnxcarpus.Ce genre, qui ne se composaitque du Raphanus Raphanistrum, L.,n'a pas été admis par le professeur De CandoUe dans son beau travail sur les Crucifères.
DURANTE. Duratita. eot. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L. Caractères : un calice en cloche, terminé par cinq dents : une corolle en entonnoir dont le limbe présente cinq divisions peu profondes, planes, inégales; quatre étamines didynames, insérées en haut du tube qu'elles ne dépassent pas; un style simple; un drupe recouvert par le calice persistant , et renfermant quatre osselets biloculaires , à loges monospermes. Ce genre comprend des arbrisseaux de l'Amérique. Nous citerons l'espèce suivante :
Durante de Plumier. Duranta Plumieri, L.; Castorea racemosa, Plum. C'est un arbrisseau qui, dans son pays natal, s'élève à la hauteur de douze à quinze pieds; mais qui, planté en pot ou en caisse dans nos jardins , atteint rarement plus de trois à quatre pieds. Ses jeunes rameaux sont légèrement tétragones, pubescents, garnis de feuilles opposées, ovales, glabres et luisantes en dessus, entières et cunéiformes inférieurement,rétrécies en pétiole à leur base, dentées en scie dans leur partie supérieure. Ses fleurs sont d'un bleu pâle, assez petites, portées sur de courts pédicelles et disposées, douze ou plus ensemble, par grappes axillaires , opposées , longues de deux à trois pouces.
Dl'RAZ. OIS. Synonyme de Tétras Lagopède, et de grande Outarde.
DUR-BEC. ois. Espèce du genre Bouvreuil. Tieillot a fait de celte espèce, et sous le même nom , le type d'un genre de sa méthode ornithologique.
DURDO. POIS. Synonyme vulgaire de Sciène Ombre. DURELIN. bot. Synonyme vulgaire de Chêne Roure. DUKE-MÈRE. îooL. F. Membranes et Cerveau. DURETÉ. HIN. L'une des propriétés qui concourent à établir les caractères distinctifs des minéraux. Autrefois l'on jugeait de la Dureté des corps, parla manière dont ils se comportaient sous le choc du briquet; ce mode était très-défectueux, car c'est moins la dureté des minéraux qui détermine la production des étincelles que l'arrangement particulier de leurs molécules : on rencontre tous les jours des variétés de Quartz qui ne font point feu ou qui ne donnent que très-difficilement des étincelles sous le briquet. On a donc eu recours à d'autres moyens, et l'on s'est arrêté à celui offert par la résistance qu'opposent certains minéraux à se laisser entamer ou rayer par d'autres que l'on appuie avec frottement sur une face la plus nette possible du minéral à essayer. C'est ainsi que l'on a pu établir six degrés de Dureté.
Sous le premier se rangent le petit nombre de minéraux qui ne se laissent entamer ou rayer que par le Dia-
coo
D Li II
maiit; sous le second sont ceux que raye le QuarCz; sous le troisième, ceux qui sont rayés par l'Acier; sous le quatrième, sont les minéraux dont on compare la duleté avec celle du Verre. Ainsi quoique l'Asbeste et la Trcmolile se ressemblent beaucoup, celle-ci raye le verre, tandis que l'autre ne produit point cet effet. Le cinquième degré a pour point de comparaison le marbre noir; et sous le si.xième se trouvent les corps qui, comme la Cbaux sulfatée, sont rayés par la pression de l'ongle.
DURGAN. POIS. Syn. vulgaire de Cyprin Barbeau.
DUP.IEUA. Durieiia. lioT. Genre de la famille des Pédicularidées, institué par Mérat qui lui assigne pour caractères : calice à cinq folioles linéaires, entières, lâches; corolle tubuleuse, labiée, à lèvre inférieure trifide et dentée, poilue à sa base médiane; la supérieure est plus courte, presque dressée, fi deux lobes entiers; quatre étamines didynames, à anthères fortement bllobées et globuleuses; style filiforme, persistant, allongé, terminé par un stigmate épaissi. Le fruit consiste en une capsule persistante, prismatique, à deux valves divisées chacune par un sillon médian , se roulant en cornet après leur déhiscence; elle offre deux loges polyspermes, dont les valves rentrantes forment à leur jonction une portion de la cloison, laquelle est complétée par un réceptacle triangulaire; les semences sont petites, ovoïdes et lisses.
DuRiEUA EN ÉPI. Durietia spicata, Mér. Plante herbacée avec la souche un peu ligneuse, haute de huit à dix pouces; tige simple, tortueuse, grisâtre, couverte, ainsi que toute la plante, d'un duvet visqueux; feuilles opposées, épaisses; les radicales peltées, les suivantes cordiformes, arrondies, marquées sur leur bord de crénelures ressemblant un peu aux feuilles de VAntinldnum azarina; fleurs imbriquées en épi au sommet de la tige et accompagnées de bractées. Cette plante croit au midi de l'Europe, dans les crevasses des rochers de Carthagène.
DURION. Durio. eot. Genre de la Polyadelphie Monogynie, établi par Linné, et placé par De Candolle (Prodrom., Syst. f^egel. 1, p. 480) dans la nouvelle famille des Borabacées de Kunih. U présente les caractères suivants : calice nu et à cinq lobes obtus; cinq pétales plus petits (|ue le calice; étamines nombreuses, lientadelplies, à anthères anfractueuses; ovaire couvert de petites écailles; style (iliforme; stigmate presque arrondi; fruit rond, muriqué, déhiscent par cinq fentes longitudinales, à cinq loges pulpeuses intérieurement, et renfermant quatre ou cimi graines. Le Durio Zihelhiitus, L., tiguré dans Rumph (Herb. jlinboin. 1 , p. 99, t. 29), est la seule espèce connue. Ses feuilles, semblables à celles du Cerisier, sont vertes et glabres supérieurement, couvertes d'écaillés cendrées à leur surface inférieure. Dans une grande partie de l'Inde, on estime beaucoup le fruit du Uurlon. Sa grosseur est à peu près celle d'un Melon ou de la tête d'un Homme. Une écorce épaisse et forte, verte dans l'origine et jaunissant à la maturité, le recouvre; elle se fend à la partie supérieure , et c'est alors que le fruit est parfaitement mûr. U contient une pulpe d'une odeur excellente pour ceux qui en ont déjà goûté, car
lorsqu'on en mange pour la première fois, on lui trouve d'abord un goût d'Ognon qui n'est pas fort agréable ù certaines personnes.
DL'UISSUS. REPT. Espèce du genre Crotale.
DlIROIA. BOT. Genre de la famille des Rubiacées, et que Richard a réuni au Genipa.
DURTOA. BOT. On trouve dans Linscbotqirune plante ainsi appelée est, ù Goa, un poison narcotique assez violent, qui cause la mort ou fait perdre la mémoire. U est probable que c'est un Datura, parce que ces plantes sont nommées Dutra et Dutroa dans l'Inde.
DOSODYLE OB DYSODYLE. Mm. Houille ou tourbe papyracée; Papierlorf, W.; Terre foliée bitumineuse. Substance combustible fossile qui, par sa manière d'être plus encore que par son odeur fétide, ne peut se rapporter exactement à aucune des espèces minérales de celte classe. On ne peut la considérer comme une véritable Houille; car elle n'en a ni la couleur noire ni la texture dense, ni la nature bitumineuse, ni surtout le mode de gisement: ce n'est point précisément un Lignite, puisqu'on n'y reconnaît ni la couleur noire ou la texture compacte du Lignile-Jayet, ni la texiure, soit fibreuse soit terreuse, des autres variétés; elle se rapproche cependant de quelques variétés de Lignites par l'odeur qu'elle répand en brûlant. Enfin ce n'est pasde la Tourbe, elle en diffère par sa texture feuilletée, et surtout par sa position géognostique entre des bancs terreux et même pierreux. Mais on appréciera mieux sa véritable nature quand son histoire naturelle aura été présentée. Le Dusodyle, dont le nom est tiré de l'odeur fétide qu'il répand en brûlant, odeur tellement remarquable que les habitants du pays lui donnent le nom de Mertia tli Diavolo, se présente en masses feuilletées, à feuillets minces et comme papyracés, tendres, un peu flexibles, d'un gris verdàtre ou jaunâtre sale; il a souvent, du moins dans les échantillons que nous en possédons, l'apparence de larges feuilles verdàtres, placées les unes sur les autres et fortement comprimées; il répand, par l'insufflation de l'haleine, l'odeur argileuse. Il est opaque, mais ses feuillets, isolés, sont translucides, et plongés dans l'eau, ils se séparent et acquièrent une très-grande flexibilité. Sa pesanteur spécifique est de 1,14C. Il brûle facilement, avec une flamme blanche, en répandant beaucoup de fumée et une odeur repoussante; il laisse après la combustion un résidu terreux du tiers de son poids envi ron. On trouve le Dusodyle en Sicile, à Melilla, près de Syracuse, en couches minces entre des bancs de calcaire, et à Chàteauneuf près de Lyon, dans un schiste marneux et bitumineux.
UDTRA OD DUTROA. bot. f . Durtoa.
DUVALIE. Vuvalia. bot. Genre de la famille des Apocynées et de la Pentandrie Digynie, L., formé aux dépens des .S7a/je//« par Haworlh {Synopsis Plant, succul., p. A4). Caractères : corolle dont les divisions ont leurs bords latéraux pinson moins réfléchis en dehors; languettes nulles; étamines petites, creuses, simulant la tête d'un petit Oiseau, appliquées contre les angles du style; table du style ronde, marquée de dépressions à cinq angles. Dans ce genre, les Heurs sont portées sur de courts rameaux qui s'implantent en terre et poussent de nombreuses racines. Les espèces ont été répar-
lies en deux sections, d'après leurs corolles ciliées ou non entièrement pourvues de cils. Haworth { loc. cit. et Suppl., p. 15) en décrit huit, toutes originaires du cap de Bonne-Espérance, et qui sont cultivées dans les serres chaudes des jardins d'Europe, sous les noms deStapélies.
DUVALLIE. Dtivallia. bot. Le genre d'Hépatiques que Nées avait formé sous ce nom, aux dépens du genre Marchanlia de Linné, a été refondu par Raddi, dans son genre Grimmaldie. y. ce mot.
DUVAUA. Duvaua. bot. Famille des Térébinthacées, tribu des Anacardiées; Polygamie Monœcie de Linné. Kuntb a institué ce genre aux dépens de celui des Schinus, pour deux espèces considérées comme incertaines, et auxquelles Lindiey vient d'ajouter un arbrisseau que l'on cultivait depuis sept ans, dans la collection de la société d'Horticulture de Londres, mais que l'on n'était enrore parvenu à déterminer faute de tleuraison. En 1832, il s'est enfin montré chargé de Ueuis, et dès lors on a pu lui assigner véritablement sa place comme troisième espèce du genre que Kunlh a dédié au botaniste français Duvau. Les caractères de ce genre consistent en des fleurs monoïques et dioïques, dont le calice est fort petit, divisé en quatre, rarement cinq segments, et persistant; la corolle a un pareil nombre de pétales concaves; les huit ou dix étaniines sont insérées sous le disque et allernent deux par deux avec les pétales. Dans les fleurs femelles l'ovaire est sessile, uniovulaire et conique, supportant trois ou quatre styles très-courts, surmontés de stigmates en tète.
Ddvaca a fedilles ovAiES. Duvaua ovata, Lindiey, Botan. regist. 1368. Arbuste toujours vert, qui se divise dès la souche, en rameaux épineux, de trois à quatre pieds de hauteur; ses feuilles, qui sont dentelées, aiguës et très-luisantes, exhalent une forte odeur de térébenthine; les fleurs, rassemblées en grappes axillaires, sont fort nombreuses, d'un blanc verdàtre, avec les étaniines d'un jaune rougeàtre. Cet arbuste est originaire du Chili.
DcvACA A FECiLLES ARRONDIES. Ducaua tlepenUetis, DC. Prodr. , 2, 74; Schinus dependens, Ort. Dec. 8,112; Jmxrisyolxgama, Cavan. le, 3, p. 30, t. 239. Cette espèce est cultivée en Europe depuis 1790; elle a beaucoup de ressemblance avec celle décrite dans le paragraphe précédent; elle est représentée sous le n" 1573 du Bot. reg. Tous deux sont des arbustes en buisson toujours vert. Les feuilles du Duvaua dependens sont presque toujours obovées, obtuses et même émarginées au sommet, surtout sur les branches florifères, marquées d'assez fortes veines, brièvement péliolées, dentelées sur les bords, d'un vert foncé et luisant en dessus, un peu plus pâle en dessous, longues de dix lignes et larges de six. Les fleurs sont d'un jaune verdàtre, réunies en petites grappes dont la longueur surpasse rarement celle des feuilles; leur calice a cinq divisions, et les pétales sont au nombre de cinq; on observe le plus souvent, dans les fleurs mâles, dix étaniines dont la moitié alterne avec les pétales : elles sont insérées sous le disque qui a dix dentelures; le filament, plus épais à sa base, supporte une anthère ovale, aplatie en palette, biloculaire, échancrée aux deux extrémités. Les fleurs femelles ont un ovaire sessile, qui se transforme en un petit drupe d'un rouge-violet foncé.
DUVAUA A LARGES FEDinEs. Duvoua latifoUa, Lindiey, Bolau. regist. 1580. Cette troisième espèce, dont Hooker a fait une simple variété du Duvaua à feuilles arrondies, malgré des anomalies bien constatées, est, comme les deux précédentes, originaire du Chili et en a été récemment apportée par le docteur Gillies, qui nous apprend que les Indiens préparent avec son fruit une liqueur à laquelle la fermentation procure quelques-unes des qualités du vin ; elle fleurit aux mois de juin et dejuillet. C'est un arbrisseau constamment garni de feuilles d'un vert foncé et brillant, marquées d'une côte rougeâlre, très-prononcée, et de veines latérales si fortes qu'elles occasionnent de chaque côté de la côte de profondes ondulations, et même presque des plis; les bords sont largement et irrégulièrement dentés et échancrés; le pétiole est court, cylindrique et rougeàtre. Les fleurs sont très-petites, nombreuses et réunies en groupes axillaires; le calice est quadrifide, vert; les quatre pétales sont blanchâtres et arrondis ; les étamines, au nombre de huit, sont insérées sous un disque large, abord octogone et sinueux, qui recouvre l'ouverture du tube calicinal; le pistil, qui n'est que rudimentaire dans les fleurs mâles , se compose d'un ovaire simple, sessile, à un seul ovule, surmonté d'un style cylindrique à stigmate simple et capité. De Candolle admet, avec doute, et d'après Andrews, une dernière espèce, Duvaua dentata, apportée de l'île d'Owhyhée.
DUVE. I.ITEST. y. DODVE.
DUVET. OIS. C'est ainsi que l'on nomme les petites plumes à barbes très-fines, très-déliées et ordinairement crépues, qui couvrent tout le corps des Oiseaux dans leur extrême jeunesse. Du sein de ce Duvet, très-abondant chez quelques espèces, telles que les Chouettes, les Canards, s'élèvent ensuite les pennes qui doivent garnir tous les membres de l'Oiseau adulte, servir à son vêtement, et le diriger dans son vol. Ce Duvet tient lieu, par la douce chaleur qu'il procure au jeune Oiseau, de l'aile maternelle qui ne peut le couvrir que jusqu'à certaine époque des premiers instants de sa frêle existence; il tombe chez un grand nombre d'espèces lorsque les véritables plumes ont acquis leur entier développement; il persiste chez beaucoup d'autres qui, destinées à s'élever à de grandes hauteurs, ne pourraient supporter le froid de ces hautes régions, sans l'épais manteau que forme le Duvet. Les plumes qui le constituent sont d'une extrême mollesse, mais elles jouissent en même temps d'une élasticité si grande que le luxe s'en est emparé pour la formation de ces couchettes si réputées. C'est de ià que le commerce a su étendre une de ses branches les plus considérables chez les peuples du Nord, qui élèvent de nombreux troupeaux d'Oiseaux abondants en Duvet. Chaque année une moisson cruelle dépouille ces malheureux Oiseaux d'un vêlement dont la privation les expose à des souffrances inconnues sans doute de ceux qui reposent sur leur édredon.
DUVET. BOT. Ce mot, emprunté à la zoologie, s'emploie aussi en botanique pour désigner une sorte de Coton plus ou moins épais, qui couvre diverses espèces ou variétés de fruits, des feuilles et les tiges de quelques plantes.
DYAS5IÉE.Z)/asw(ea.roLYP. Nom donné par Savigny,
qui en a fimiré quelques espèces dans le fjand ouvrage sur l'Égyple, sans description, au genre que Lamouroux avait précédemment établi sous le nom de Dynamène. DYCKIE. Dyckia. bot. Genre de la famille des Broméliacées, elde rilcxandrie Trifjynie. Le prince de Salra- Oyck est, sous tous les rapports, l'une des plus illustres notabilités dans la science des végétaux; et Tbommagc •pie lui a rendu le D' Schulles fils, en lui dédiant un genre nouveau, quoiqu'un peu tardif, n'en est pas moins lin acte de reconnaissance bien mérité. Les jardins de Uyck, les immenses et importantes collections qu'ils renferment, sont trop connus des botanistes comme des amateurs, pour que nous ayons autre chose à faire que de les nommer; mais nous saisissons avec plaisir cette occasion, pour payer aussi notre tribut de gratitude à leur savant fondateur. Les caractères de ce genre sont : calice à trois divisions dressées et concaves; corolle urcéolato-campanulée; pétales droits, rhomboïdaux, épais, nus à leur base; étamines monadelphes à leur origine; anthères dressées; ovaire supère, tripartite et polysperme; trois styles et autant de stigmates frangés; ovules distiques. Le genre Dyckie ne présente encore qu'une seule espèce; elle a été découverte au Brésil, dans les montagnes qui environnent Villa Rica, par Spix et Wartius.
DrcKiE K FLEURS ÉPARSES. Di'cki'a rarif'olia. La plante n'a pas plus de huit à neuf pouces de hauteur; mais la tige ou la liampe s'élève à un pied et demi environ ; elle est cylindriipie, verdâtre à la base, purpurine au sommet, munie de distance en distance d'écaillés spathiforracs, membraneuses, sessiles, lancéolées, aiguës et brunâtres; elle nail à côté d'une touffe de feuilles ouvertes ou étalées, linéaires-lancéolées, épaisses, recourbées, un peu concaves ou en forme de bateau au centre, garnies d'épines sur les bords et d'un vert intense en dessus, tirant sur le glauque en dessous. Les fleurs sont éparses, au nombre de dix ou douze réunies en épi. Le calice est sessile, divisé en trois parties ovales, concaves, dressées, verdâlres ou colorées en jaune orange ou pourpré. La corolle présente six divisions ou pétales dressés, de forme rhoraboïdale, disposés sur deux rangs, et d'un rouge orangé. Les étamines sont monadelphes à leur base, avec leurs filaments aplatis, couronnés par des anthères biloculaires, allongées, droites, réfléchies au sommet.
DYCTIOLOMA. bot. Genre de la famille des Térébin- Ihacées? proposé par De Candolle qui lui assigne pour caractères : calice composé de cinq sépales décidus et presque réunis à leur base; cinq pétales dressés, oblongs; cinq étamines hypogynes, à filaments plans, atténués vers l'extrémité, velus sur leurs bords; anthères droites, biloculaires; cinq ovaires réunis et tomenteux; stigmates sessiles; cinq carpelles comprimés, bivalves, presque soudés à leur base; déhiscents par une suture intérieure, droite; quatre semences réniformes dans chaque carpelle. Le Dyctioloma incanescens est un arbrisseau à feuilles impari -pinnées, composées de nombreuses folioles oblongues, entières, glanduleuses sur les bords, vertes en dessus, blanchâtres en dessous. Les Heurs sont blanchâtres, pubescentes et serrées. De l'Amérique méridionale.
DYNAMÈNE. Dynamène. crist. Genre de l'ordre des Isopodes, section des Plérygibraiiches, établi par Leach qui le place dans sa famille des Cymothoadées, et lui assigne pour caractères ; appendices postérieurs du ventre ayant la petite lame extérieure et intérieure saillante; petites lames ventrales postérieures, comprimées , d'égale grosseur et foliacées; corps ne pouvant se ramasser en boule ; abdomen ayant le dernier article avec une simple fente à son extrémité. Les Dynamèncs habitent les bords de la mer, et semblent préférer les côtes hérissées de rochers; elles se logent dans les petites cavités ordinairement remplies de sable qui s'y rencontrent. On les trouve surtout dans les petits étangs formés à mer basse. Elles nagent avec vitesse et exécutent diverses évolutions en se plaçant souvent sur le dos à la manière des Sphéromes. Leach en décrit trois espèces qu'il distribue dans deux sections :
•i" Le sixième article du thorax prolongé en arrière; la dernière petite lame extérieure du ventre plus longue que l'intérieure.
Dynamène de Montagu. Dynamène Montatjui, Leach. Le corps est linéaire. Le sixième article du thorax offre un prolongement aplati en dessus; il existe deux tubercules au dernierarticle de l'abdomen; celui-ci présente une fente presque d'égale largeur, de la côte occidentale de l'Angleterre.
f-j- Thorax dont tous les anneaux sont simples, la petite lame extérieure du ventre plus courte que l'intérieure.
Dynamène rocge. Dynamène riibra, Leach; Oniscus rubcr, Montagu. Son corps est sublinéaire; la fente du dernier article est presque égale en largeur; sa couleur est rouge. Elle se trouve avec l'espèce précédente.
Dynamène verte. Dynamène riridis, Leach. Le corps est presque ovale et de couleur verte; la fente du dernier article de l'abdomen trèsélargieà sa base. Elle est très-commune et habite les mêmes lieux que les espèces précédentes.
DYNAMÈNE. Dynamena. polyp. Genre de l'ordre des Sertulariées, établi par Lamouroux dans la division des Polypiers flexibles cellulifères. Il renferme des Polypiers phytoïdes, cartilagineux, peu rameux, garnis dans toute leur étendue de cellules semblables entre elles et constamment opposées. Dans un premier travail sur ces animaux, Lamouroux avait réuni les Dynamènes aux Sertulaires qu'il divisait en deux sections caractérisées par les cellules opposées ou alternes; les nouvelles observations qu'il a eu occasion de faire depuis cette époque, la constance des caractères que lui ont offerts ces objets, la différence de leur port, etc., tout l'a décidé à les séparer et à en faire deux genres, le premier sous le nom de Dynamène, que Savigny appelle Dyasmée, mais dont il ne donne point la description; il a conservé le nom de Serlulaire au second. Lamarck ne les a point adoptés dans son Histoire des Animaux sans vertèbres; il les regarde l'un et l'autre comme des Sertulaires. Les Dynamènes se distinguent de toutes les Sertulariées par leur petitesse , leurs cellules sessiles et opposées, et leur mode de ramification, caractères qui ne s'observent point dans les autres
Polypiers du même ordre. Les cellules sont quelquefois d'une diaphanéilé telle qu'on ne peut les apercevoir qu'avec une forte loupe au sortir de la mer et lorsque les Polypes sont vivants; on est alors tenlé de les regarder comme des Polypes nus, fixés à leur tige par un pédicule plus ou moins long; mais on ne tarde pas à reconnaître la cellule qui sert de retraite à ces petits animalcules, et dans les Polypiers des collections on les voit souvent au fond de cette cellule desséchés et formant un petit globule presque opaque. La substance des Dynamènes est membraneuse ou cornée. Dans le sein des eaux elles se parent de couleurs brillantes, qui se ternissent ou qui disparaissent par leur exposition à l'air et à la lumière. Toutes les espèces, à l'exception de l'Operculée, s'élèvent à peine à quelques lignes de bauleur; cependant leur croissance parait très-rapide; elles sont ordinairement parasites sur les Hydropbytes ou les autres productions marines des différentes mers qui couvrent la surface du globe. Le genre Dynamène est assez nombreux, et les collections renferment beaucoup d'espèces que les auteurs n'ont encore ni décrites ni figurées. Parmi les principales mentionnées dans les ouvrages, on remar(|ue la Dynamène operculée, Ellis, Cor., t. 3, f. b, B, que l'on trouve dans les mers d'Europe, d'Amérique et des Indes.— La Dynamène Pinastre, Sol. et Ellis, lab. 0, fig. b, b, b 1. De l'océan Indien.
— La Dynamène tubiforme, Lamx., Gêner., tab. GO, fig. 0, 7. Parasite sur les Hydropbytes de l'Auslralasie.
— La Dynamène rosacée, Ellis, tab. 4, fig. a, a, b, c. Des mers d'Europe. — La Dynamène naine, Ellis, Corail., tab. 5, fig. a, a. De l'océan Européen. — La Dynamène distante, Lamx., Hist. Polyp., t. 4, fig. 1, a, b.
— La Dynamène distique, Bosc, Ver#, m, l. 29, fig. 2. Sur le Fucus notons, etc., etc.
DyNOMÈNE.i>r«o/«eMe.cRUST. Genre de Décapodes de la famille des Bracbyures, institué par Lalreille qui lui donne pour caractères : les deux pieds postérieurs dorsaux, mutiques et beaucoup plus petits que les autres ; test évasé, presque en forme de cœur renversé et tronqué postérieurement, comme celui des Dromies, et simplement velu; pédicules oculaires allongés. La seule espèce connue de ce genre est le Dynomène hispide; Dfnomene hispida, Desmar., Consid. xviii, 2, qui se trouve à l'Ile-de-France.
DYOSPIROS. BOT. ^. Plaqueminier.
DYPSIDE. Dxpsis. bot. Genre de la famille des Palmiers, institué par Noronba, rapporté par Du Petit- Thouars et adopté plus récemment par I\Iartius dans sa brillante Monographie des Palmiers. Les caractères assignés au genre de Noronba sont : fleurs sessiles, de sexes différents, continues dans le même régime, et renfermées avant leur développement dans une spatlie incomplète, simple ou double; les mâles situées au sommet et les femelles plus bas. Les premières ont le calice à trois divisions suborbiculaires et imbriquées, la corolle à trois pétales ovales et aigus; six étamines, s'élevant du fond de la corolle, à filaments subulés, adhérents à leur base, terminés par des anthères subglobuleuses. Les fleurs femelles ont leur calice à trois divisions et leur corolle composée de trois pétales imbriqués et contournés; les étamines ne sont que rudimentaires comme
l'ovaire dans les fleurs mâles; ici ce dernier est bi ou triloculaire, surmonté de deux ou trois stigmates presque sessiles; le fruit est une baie monosperme, fibreuse; l'albumen est corné, Pembryon dorsal. Les Dypsides sont de petits Palmiers de Madagascar, tendres , arundinacés, à frondes pinnées, souvent unies, quelquefois fissurées, avec les sommités conHuentes; les spadices sont grêles, les spathes membraneuses, ouvertes au sommet ; les fleurs petites, accompagnées de bractées et de bractéoles.
DYSCHIUIE. INS. F. Discuirie.
DYSCLASITE. min. Connell a fait connaître sous ce nom, un minéral nouveau, récemment découvert dans les îles Féroij ; il est d'un blanc assez pur, quelquefois opalescent et translucide, d'un éclat brillant et vitreux, et un peu plus dur que la Chaux fluatée; sa texture est imparfaitement fibreuse, et sa pesanteur spécifique de 2,36; il jouit de la double réfraction, et réfléchit la lumière bleue. Son analyse a donné Silice, 374; Chaux, 268; Soude, 004; Potasse, 002; Oxide de Fer, 003; Oxide de Manganèse, 002 ; Eau, 147.
DYSCOLE. Cjsco/îts. INS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Platyniens, institué par Dejean qui le caractérise ainsi qu'il suit : antennes filiformes; troisième article plus court que les deux suivants réunis; menton denté; lèvre supérieure échancrée; corselet cordiforme, presque carré; élytres aplaties, figurant un ovale plus ou moins tronqué à l'un des bouts, celui qui est appliqué contre le corselet ; quatrième article des tarses très-peu échancré, aussi long d'un côté que de l'autre.
Dyscole a cod bleu. Dyscolus cxanicollis , EruUé. 11 a environ cinq lignes de longueur; tout son corps est d'un bleu violet, les élytres seules sont d'un vert bronzé cuivreux, avec le bord extérieur bleu; on y remarque quelques stries formées par des points peu prononcés. De la Nouvelle-Grenade.
DYSDÈRE. D/sdera. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaire: , famille des Pileuses, tribu des Tubitèles ou Tapissières. Caractères : yeux au nombre de six, Irès-rajjprochés, deux en avant el écartés, les quatre autres postérieurs et formant avec les précédents une ligne arquée en arrière; la première paire de pieds et ensuite ".a quatrième plus longue ; la troisième la plus courte de toutes. Les Dysdères s'éloignent des Ségestries par la disposition des yeux, et leur ressemblent par le nombre; elles diffèrent sous ce rapport des genres Clolho, Araignée, Agelène, Nysse , Filistate, Drasse, Clubione et Argyronète, qui en ont huit. Ils ont le corps oblong et Fabdomen mou, avec quatre filières presque égales en longueur; les mandibules sont longues et avancées; les mâchoires sont droites, allongées, anguleuses à leur extrémité et très-dilatées à leur base; la lèvre est allongée, carrée et terminée par une légère écliancrure. Walckenaer ( Tab. des Aranéides ) place ce genre dans la division des Araignées claustralicoles. On n'a encore décrit qu'une espèce : Dts- DÈRE ÉRVTiiniNE, Dfsdera erythrina,l,aiv. (Gêner. Crust. et Ins., T. i, p. 90), Walckenaer {loc. cit., p. 47); Aianea rufipes, Fabricius. On la trouve en France et en Espagne, sous les pierres où elle est ren-
fermée dans un sac oblong, d'un lissu blanc et serré.
DYSIDE. Dysides. ins. Coléoptères penlamères ; genre de la famille des Serricornes, tribu des Plilins, institué par Perty qui le caractérise ainsi qu'il suit : antennes courtes, de neuf articles dont les trois derniers les plus grands et dilatés; labre cilié, transverse; mandibules cornées, subtrigones, armées de deux dents placées vers l'extrémité; mâchoires bilobées; le lobe extérieur grêle ; palpes maxillaires courtes, le second article un peu plus long que les autres; les trois articles des palpes labiales égaux et soyeux; corselet inégal en dessus; corps allongé, parallèle; jambes simples; tous les tarses filiformes et comprimés.
Dyside ocscur. Dysides obscurus , Perty. Il est entièrement d'un brun cbàtain, avec la télé et le corselet d'un brun plus obscur; les antennes sont brunâtres ; les élytres sont parsemées de petits points enfoncés. Taille, six lignes. On le trouve aux Antilles et sur le continent américain au Brésil.
DYSLUITE. MiM. Substance minérale découverte depuis peu, à Sterling, dans le New-Jersey, disséminée dans une roche calcaire, et accompagnée de fer oxidé octaèdrique. Elle est elle-même cristallisée en octaèdre régulier; sa structure est feuilletée; sa couleur le jaunebrun plus ou moins foncé ; elle est opaque, et son éclat est vitreux; sa pesanteur spécifique est 4,530; sa dureté 4,5. Elle ne se fond au chalumeau, ni avec le carbonate de soude, ni avec le sel phosphorique, mais elle se dissout dans le borax en fusion et forme par le refroidissement un verre transparent et rouge. Le résultat de son analyse a été : alumine, 30,C; oxide de zinc, 10,8; protoxide de fer, 42,0; protoxide de manganèse, 07,G; silice, 03,0. C'est-à-dire cinq atomes d'aluminate de fer, deux atomes d'aluminate de zinc et un atome d'aluminate de manganèse. Cette analyse est due ù Thompson.
DYSODA. BOT. Synonyme de Serissa de Commerson.
DYSODE. Mm. V. Chaux carbonatée fétide.
DYSODES. OIS. Nom imposé par Vieillot à une petite famille qui comprend notre genre Sasa. F. ce mot.
DYSODIA. BOT. Même chose que i(r«S0(//a.
DY'SODIER. Dysodium. bot. Genre de la famille des Synanihérées, Syngénésie nécessaire, L., établi par Richard (;■« Persoon Synopsis, ii, p. 489). Caractères ; calathide radiée, dont le disque est formé de fleurons nombreux, réguliers et mâles, et les rayons de demifleurons en languettes courtes et femelles; involucre double : l'extérieur irrégulier, formé de cinq folioles étalées, disposées sur un seul rang et soudées par leur base ; l'intérieur formé de folioles dont chacune enveloppe complètement un ovaire de la circonférence, et se soude presque entièrement avec lui ; réceptacle petit, convexe et paléacé, ovaires irréguliers, difformes, comprimés des deux côtés, et gibbeiix par leur face externe, marqués de rides et d'excroissances qui appartiennent à la foliole de l'involucre avec laciuelle ils sont presque soudés; ovaiics du disque avortés; corolles du disque à quatre lobes dont chacun se termine par un pinceau de poils. Ce genre, que Cassini place dans sa section des Hélianthées Millériées, a été réuni par R. Brown et Kunth au genre Melampodium. lia paru dans les Mé-
moires de l'Académie de Turin pour 1824, une dissertation sur le genre Dysodium par Colla, dans laquelle l'auteur revient ù l'ancienne idée que la foliole qui enveloppe chaque ovaire des fleurs de la circonférence, est le tégument propre de l'akène qu'il nomme encore graine nue; l'involucre, selon cet auteur, n'est donc composé que des cinq folioles externes, et sa simplicité le fait en cela distinguer des genres voisins. Nous ne pensons pas que la manière de voir du botaniste italien, relativement aux fruits des Composées, puisse être adoptée, et nous croyons que la distinction du Dysodium d'avec les genres Alcina et Melampodium n'est pas fort tranchée. Le professeur De CandoUe, dans le 3» volume de son Prodromus, page 519, a réuni le genre Dysodium à son genre Melampodium, mais il en forme une section distincte, sous le nom de Zarabellia, nom que primitivement Cassini avait donné au genre Dysodium de Richard.
DYSODYLE. mu. y. Dcsodyle.
DYSOPE. Dysopes. mam. Genre de la famille des Chéiroptères insectivores, établi par Frédéric Cuvier qui le caractérise de la manière suivante : deux incisives à la mâchoire supérieure et quatre à l'inférieure ; deuxétamines à chaque mâchoire; quatre molaires de chaque côté du maxillaire supérieur, c'est-à-dire deux fausses et deux normales; dix molaires au maxillaire inférieur , quatre fausses et six vraies.
Dtsope de l'Inde. Dysopes Moops. Pelage épais, d'un brun foncé ù l'origine des poils, et brunâtre à l'extrémité; membrane interfémorale faiblement réticulée; queue grêle. Taille, cinq pouces. On n'en connaît aucune autre espèce.
DYSOPHYLLE. Jiysophylla. bot. Genre de la famille des Labiées, Didynamie Gymnos|)ermic, fondé par Blume (Bydrag. FI. Ind., 826) qui lui donne pour caractères : calice fructifère, clos, à cinq divisions égales et ciliées ; corolle tubuleuse, à quatre divisions égales, presque droites; quatre étamines déclines, velues à leur milieu; style de la même longueur qu'elles, terminé par un stigmate bifide; quatre akènes , attachés à un réceptacle charnu. La Dysophylle auriculaire est une plante herbacée, un peu sous-frutescente, velue; ses feuilles sont ovalcs-oblongues, dentelées et sessiles ; les fleurs sont agglomérées en épis. Cette esi)ècc unique est originaire de Java où on la trouve sur le bord des rivières et des mares.
DYSOSMON. BOT. Synonyme de Teucrium Scorodonia, L. ^. Geruaivdrée.
DYSOXYLON. Dysoxyltim. bot. Genre de la famille des Méliacées, Octandrie Monogynie, institué par Blume (Bydrag. Flor. Ind., n» 4). Caractères : calice petit, à quatre ou cinq divisions; quatre ou cinq pétales ovales-oblongs; huit à dix anthères insérées sur l'extrémilé dentelée du tube; ovaire ceint d'un anneau fort court, à trois ou quatre loges renfermant chacune deux ovules; style filiforme, stigmate presque pclté; capsule coriace à trois ou quatre valves et autant de loges. Blume compose ce genre de huit espèces qu'il divise en deux sections; ce sont de grands arbres dont le bois et l'écorce exhalent fort souvent une odeur fétide; les feuilles sont brusquement pinnées, à folioles
obliques à leur base ; les pédoncules florifères sont axillaires, paniculés el solitaires.
DYSPHANIE. Dfsphania. bot. R. Brown, auteur de ce genre qu'il place à la suite de ses Cliénopodées, le caractérise ainsi : fleurs polygames, monoïques; calice à trois divisions profondes, colorées, en forme de cuiller. Dans les mâles, deux étamines distinctes, insérées au bas du calice : un style indivis; un stigmate simple. Dans les femelles, cariopse turbinée épaissie par le calice qui prend de l'accroissement ; graine pourvue d'un périspermc embrassé par l'embryon périphérique, dont la radicule est supérieure. Le Dysphania littoralis, espèce unique de ce genre, est une petite herbe de la Nouvelle-Hollande, couchée, glabre, à feuilles alternes dépourvues de stipules, très-entières; les fleurs d'une telle petitesse, que, groupées au nombre de vingt, elles égalent à peine la tête d'une épingle, sont de couleur blanche, sans bractées, très-courtement pédicellées ; la supérieure hermaphrodite, les autres femelles.
DYSPORUS. OIS. Synonyme de Fou.
DYSSODIA. BOT. F. Boebera.
DYTILE. Dytilus. iss. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Sténélytres, tribu des œdémerites, établi par Fischer aux dépens des Necydales de Fabricius. Caractères ; antennes filiformes, insérées audevant des yeux; corselet plus étroit que la base des élytres, et un peu rétréci en arrière; corps allongé, étroit, presque linéaire. Dytile simple, Dytilus simplex; jEdemera simplex, Oliv.; Necydatis, Fab. La tête est brune, bronzée; le corselet est fauve, cylindrique et raboteux; les élytres sont fauves, atténuées, finement ponctuées ; la poitrine brune, bronzée; l'abdomen fauve, avec la partie inférieure des premiers anneaux noire; les pattes fauves; les tarses noirs. On la trouve en Europe. Plusieurs autres OGdémères à cuisses simples appartiennent encore à ce genre.
DYTILE. MAM. Syn. de Chameau ù deux bosses.
DYTIQUE. Dyliscus. iNS. Genre de Coléoptères penlamères, famille des Carnassiers, tribu des Hydrocanthares, établi par Linné, et dans lequel il comprenait presque toutes les espèces qui vivent dans l'eau, les partageant en deux sections : l'une formée des espèces à antennes en massue, comme les Hydrophiles, l'autre de celles à antennes en scie, qui comprenait les Dytiques proprement dits, les Colymbètes, les Hygrobies, les Hydropores, les Nolères et les Haliples. Les Dytiques proprement dits ont les palpes extérieures filiformes ou 1 un peu plus grosses vers leur extrémité; le dernier article des labiales est simplement obtus à son extrémité et sans échancrure; les antennes sont filiformes, de la longueur au moins de la tète et du corselet, et diminuant graduellement d'épaisseur depuis leur origine jusqu'à leur extrémité; les articles de leurs tarses sont très-distincts, et les deux antérieurs ont dans les mâles les trois premiers articles très-larges, formant ensemble une palette, soit ovale el transverse, soit orbiculaire. Ces Insectes sont ovales, lisses et comme huileux; aussi la plupart des femelles, dans les Dytiques, ont-elles les élytres sillonnées, afin que les mâles puissent s'accrocher sur elles dans l'acte de l'accouplement ; c'est pour le même but qu'ils ont, dans les deux genres,
les tarses antérieurs dilatés et garnis en dessous de petits corps en papilles et en forme de godets ou de suçoirs; leur bouche est armée de deux mandibules grosses, arquées, terminées par deux ou trois dents inégales et de deux mâchoires cornées, pointues, fortement ciliées; leur corselet est plus large que long, très-échancré antérieurement. Le sternum du métathorax est prolongé en pointe. Leurs pattes sont propres à la course et à la natation, et les quatre dernières sont comprimées en forme de lames ciliées. Ils passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux douces et tranquilles des lacs, des marais, des fossés, etc. Ils nagent très-bien et se rendent de temps en temps à la surface de l'eau pour respirer. Ils y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter; leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur abdomen hors de l'eau et en inclinent un peu l'extrémité afin que l'air s'introduise dans les trachées en passant par les stigmates. Ils sont très-voraces et se nourrissent des petits animaux qui font leur séjour habituel dans l'eau. Ils ne s'en éloignent que la nuit ou ;"l son approche, et la lumière les attire quelquefois dans les maisons. Ils produisent en volant un bourdonnement semblable ù celui des Scarabées et des Hannetons. Ces Insectes ont des ennemis qui les incommodent beaucoup: ce sont des Arachnides très-petites qui s'attachent principalement aux articulations et aux parties les moins dures. On en a décrit deux espèces; la première était connue depuis longtemps, la seconde a été découverte en 1821 par Audouin qui l'a nommée Achlysie {F. ce mot). II en a donné une fort bonne description dans les Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Paris, T. i, 1" partie, p. 98. Elle s'attache sur le dos de l'abdomen, sur les intervalles membraneux qui séparent les anneaux, et se trouve recouverte par les ailes et les élytres de l'Insecte. Les larves des Dytiques ont le corps composé de onze à douze anneaux recouverts d'une plaque écailleuse; elles sont longues, ventrues, plus grêles auxdeux extrémités, particulièrement en arrière, où les deux anneaux forment un cône allongé, garnis sur les côtés d'une frange de poils flottants, avec lesquels l'animal pousse l'eau et fait avancer son corps, qui est terminé ordinairement par deux filets coniques, barbus et mobiles. Dans l'entre-deux sont deux jietits corps cylindriques, percés d'un trou à leur extrémité, et qui sont des conduits aériens, auxquels aboutissent les deux trachées. On distingue cependant des stigmates sur les côtés de l'abdomen. La tête est grande, ovale, attachée au corselet par un cou; elle porte des mandibules très-arquées et sous l'extrémité desquelles Degéer a aperçu une fente longitudinale, de sorte qu'à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de Fourmilions, et servent de suçoirs; la bouche offre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes ; les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pattes assez longues, dont la jambe et le tarse sont bordés de poils qui sont encore utiles à la natation. Le premier anneau est plus grand ou plus long, el défendu en dessous aussi bien qu'en dessus, par une plaque écailleuse. Ces larves se suspendent à la surface de l'eau au moyen des deux
cor,
.ippcruliccs latéraux du l>oul de leur queue, et qu'elles lionnenl à sec. Lorsqu'elles veulent changer subitement de place, elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire, et battent l'eau avec leur queue. Elles se nourrissent plus particulièrement des larves de Libellules, de celles des Cousins, desTipules, des Adèles, etc. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l'eau, gagnent le rivage et s'enfoncent dans la terre; mais il faut qu'elle soit toujours mouillée ou très-humide : elles y pratiquent une cavité ovale et s'y renferment. Suivant Rœsel. les œufs du Dytique éclosent dix ou douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq jours, la larve a déjà près de cinq lignes de long, et elle se meut pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d'un intervalle de même durée, et l'animal est une fois plus grand. Quand elle a acquis tout son accroissement, sa longueur est d'à peu près deux pouces. En été, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours, et en Insecte parfait quinze jours après. Les Dytiques ont, outre le cloaque des Insectes de cette famille, un cœcum assez long qui s'aperçoit dès l'état de larve.
Les principales espèces du genre Dytique proprement dit sont •
Dttiqbe très large. Djtiscus lalissimus, Panz., Faim. Insect. Genii. .Lwwi, 1 . Olivier en a donné une figure dans son Entomologie, sous le n» -iO. pi. 3, fig .8.
DyXKJI'E CIRCONFLEXE. Z)>7l"sCMSClV£-MJ«/fca:KS,Fab.,
flavosculellalus, Latr. C'est sur celle espèce qu'Audouin a trouvé son ^chljsia Dylici. Le baron de Manncrheim en a trouvé une autre espèce en Russie sur le Dytiscus Laponicus, Gyl.
Dytiqce marginal. Dyliscm marginalis, L., Panz., ibid-, m, figuré par Rœscl, dans son 2» vol., pi. 1, fig. 0, 10 et 12. Esper en a conservé un pendant trois ans et demi dans un bocal de verre, il lui donnait chaque semaine un petit morceau de bœuf cru, gros comme une noisette, sur lequel cet Insecte sejetait avec avidité et dont il suçait tout le sang. H peut jeûner au moins quatre semaines. 11 tue l'Hydrophile brun en le perçant entre la tète et le corselet, la seule partie du corps (|ut soit sans défense. Esper dit ([u'il est sensible aux changements de l'atmosphère et qu'il les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal. Ces espèces existent en Europe, ainsi que la majeure partie de toutes celles du genre.
DZIGGETAI oc DZIGIT.U mam. Synonyme de Cheval Czigithai.
MN nu TROISIÈME VOLUME.
"fî^^r^^^
^ 'Nv^
.^J-fy: