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l'on trouvera quelques détails, et sur ranimai ci sur sa , coquille.
•GASTROPODES, ■ou,.'#'. Gastéropodes.
GASTRCTPTÈRE. Gastropteron. moll. Genre de la famille des Gastéropodes lectibranches, établi par Meckel qui -lui assigne pour caractères : dessus du corps divisé en quatre parties : l'une antérieure formant une sorte de bouclier cbarnu, qui parait résulter du raccourcissement et de l'élargissement des quatre tentacules; une sorte d'opercule branchial formé par un léger repli de la peau; pied développant ses bords en larges ailes qui servent à la natation , laquelle s'opère le dos en bas. L'espèce connue. Gastroftèrr di Meckel, Gastropterus Mcckelii, Kosse, appartient à la Méditerranée; c'est un Mollusque d’un pouce de long sur deux de large quand ses ailes sont étendues.
GASTROTHÈQUE. Gastrotheca. ms. Kirby donne ce nom à l'extrémité postérieure de Ja Chrysalide , celle qui couvre et protège l'abdomen de l'insecte.
GATALES. bot. Synonyme d'Astragale. y. ce mot.
GATAN. moi i.. C'est ainsi qu'Adsnion (Voyage au Sénégal, p. 235, pl. 17) a nommé une des Coquilles bivalves, qu'il plaçait dans son genre Came, que Linné a désignée sous le.notn de Soien resperlinus , et dont Lamarck a fait la Pxammobie vespertinale, Psammobia resperlina.
GATANGIER. rois. Le Squale Roussette dans divers ports de la France méditerranéenne, particulièrement à Marseille, est ainsi nommée.
. GATEAU, ms. C’est le nom sous lequel on désigne l’assemblage des cellules des Abeilles ou des Guêpes; les premières éonslruiscnl'detix rangs de loges qui se louchent par leur fond, et les secondes n’en font qu’une rangée, y. Abeille, Cire et Guère.
GATEAU FEUILLETÉ, moll. Nom vulgaire et marchand du Chama Lczarut , L.
GATEAUX, écbir. Üesbois, dans sa traduction de Klein , nomme Gâteaux ou Placenlœ la quatrième section de sa classe des Oursins Calocysles, divisée en trois genres qu'il appelle McUitas, Lugano , Hululas, y. ces mots.
GATEAUX DE LOUP. bot. Nom vulgaire de quelques espèces de Champignons du genre Bolet.
GATE-BOIS. irs. Espèce du genre Cossus, y. ce mol.
GAJERIX. rois. Espèce du genre Uolocentre. y. ce mot. -
GATILIER ou GATTIL1ER. bot. Vieux noms français, proposés par quelques botanistes, pour désigner de genre Vilex. éV ce mot.
GATTAIR. ois. Espèce du genre Canard, y. ce mol.
GATTE. rois. L’un des noms vulgaires du Ciupea [allas ou Feinte, y. Cliife.
6ATTKNU0FF1A. bot. Genre proposé par Necker (Elem. Bot., 1, p. 89) et formé aux dépens du Calenilula de Linné. Le seul caractère qui le distinguerait de celui-ci serait d’avoir tous ses akènes fertiles et nus au sdminet. Ce genre ne parait pas avoir été adopté, du moins sous le uoui proposé par son auteur.
GATT4LIER. bot. y. Vite*.
GATT1L1ERS. bot. F. Veibéracées.
GATTORUGINB. rois. Espèce du genre Blennie, y. ce mol.
GATYONE. Galyona. bot. Genre de la famille des Synanlhérées. Chicoracéerde Jussieu, et de la Syngé- Tiésle égale, L., établi par B. Cassini (Bulletin de la Société Philom., novembre t818) qui l'a placé dans la tribu des Lactucécs, et lui a assigné les caractères suivants : calathide sans rayons, composée de demi-fleurons nombreux et hermaphrodites; involucre formé de folioles linéaires, égales, sur un seul rang, et accompagnées à leur base d’aulres petites folioles suhulées ; réceptacle plan et alvéolé; akènes du centre cylindracés, terminés en un col court, striés transversalement; ceux de la circonférence lisses et munis d'une-aile membraneuse sur leur face interne; les uns et les autres surmontés d’aigrettes légèrement plumeuses. Ce genre est voisin , dit son auteur, des genres Crépis, Batckhausia et Picris.
GAUCHE FER. bot. Syn. de Calendula arvensis. y. Socci.
GAUCHI, iam. f'. Eoctre.
G AUDE. bot. Espèce du genre Réséda, Réséda Lutcofn. dont on fait un grand usage dans la teinture.
GAPDICHAl DIE. Gnttdichaudia. bot. Genre de ht famille des Malpighiacées, et deia Penlandrie Monogynie, L.. dédié par Kunth à Gaudicliaud, botaniste de l’expédition du capitaine Freycinet autour du monde, qui a recueilli et décrit un grand nombre de végétaux, de la publication desquels il s'occupe en ce moment même, dans la Relation du voyage de l’Uranie. Kunth avait établi le caractère générique d'après une seule espèce du Mexique; et Auguste de Saint -Hilaire, en ayant depuis rencontré trois nouvelles dans le Brésil, a dû ajouter quelques détails à ces caractères qui sont les suivants : calice à cinq divisions plus ou moins profondes, muni extérieurement de huit ou dix grandes glandes adnées à sa base; cinq -pétales étalés, onguiculés, à limbe orbiculaire ou elliptique, et dont l'insertion est hypogynique, ou périgymque quelquefois; ciuq étamines, dont l’insertion présente la même diversité, inégales entre elles, A. Blets aplatis et soudés inférieurement en anneau, A anthères biloculaires et inlrorses; souvent deux d'entre elles* avortent et tantôt ont des dimensions plus petites, tantôt, au contraire, en acquièrent de plus grandes et se terminent par une masse spongieuse; ovaire partagé ou dans sa totalité en trois coques distinctes, ou partiellement en trois lobes plus ou moins profonds, chaque coque ou lobe contenant un ovule unique, qui, fixé à l'extrémité d'un funicule pendant, se redresse dans une direction parallèle à lui. Le style simple, terminé par un stigmate obtus, s'insère, tantôt au réceptacle entre les trois coques de l'ovaire, tantôt A la base ou au sommet de cet ovaire pfus ou moins profondément lotié. Le fruit se compose de deux samares fixées par leur base au réceptacle, prolongées chacune inférieurement en une membrane courte, supérieurement en une aile beaucoup plus longue. La graine, dépourvue de périsperme, confient sous une enveloppe membraneuse un embryon droit.
Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux grimpants ou des sous -arbrisseaux. A feuilles opposées ei
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entières. Les fleurs, de couleur jaune, sont portées sur des pédicelles munis de deux ou quaire peliles bradées .solitaires ou sont réunies en grappes axHlaires. ou bien plus rarement elles forment des ombelles terminales. V. Kunlh, Non. Gen 5. 156, tab. 445, et Aug. Saint- Hilaire, Mém. du Mus., 10, 365, lah. 34.
GAl'IMNIK. Garni i nia. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynle, L., dédié au respectable pasteur Gaudin, auteur de l'Agroslographie helvétique, par Palisol-Beauvois ( Agrostogr., p. 05) qui l’a ainsi caractérisé . valves de la.lépicène (glum&»f Palis.-Ueauv.) inégales et obtuses; gkime inférieure ( paillette , Palis. -Beauv.) bifide, portant une barbe tordue et plissée sur le milieu du dos; la supérieure à deux ou quatre dents; style bipartite, portant des stigmates en goupillon; cariopse sillonnée et enveloppée par les glumes. Les fleurs sont disposées en épi composé sur un rachis; et les épillets sont sessiles, alternes, contenant de neuf à onze petites fleurs distiques. Le type de ce genre est l’^rena fragilis , L., espèce à laquelle son inflorescence donne un aspect fort différent de celui des Avoines. Elle croit dans les régions un peu chaudes de l’Europe. Cependant le climat de Paris ne parait pas être trop froid pour elle, puisqu'on la trouve en abondance près de Bondy ; mais elle n'est pas mentionnée dans la Flore de Thuillier. Palisot-Beauvois a joint à celte espèce VAvena planiculmis de Schreber et Willdenow.
GALFFKE. MOLL. On donne vulgairement ce nom à une Coquille du genre Rocher (Murex Anus). Certains marchands emploient aussi la dénomination de Gauffre roulée pour désigner une espèce du genre Bulle ( Huila lignaria) dont Denys de Monlfort a fait le -genre Scaphandre.
GALLT. géol. y. Galt.
GAG LTHÉR1E. Gaultheria ou GuaUfieria. bot. Genre de la famille des Ériciaées et de la Décandrie Monogynie, établi par Linné, adopté par Jussieu et par Rob. Brown (Punir, t'ior. Nov.-iJoll., p. 556) <pji l’a aiusi caractérisé : calice infère à cinq divisions; corolle de forme ovée, dont le limbe est court et à cinq divisions ; dix étamines incluses ayant leurs filets plans, souvent hérissés, insérés au fond de la corolle ou bypogyues; leurs anthères bifides au sommet et portant deux arêtes; écailles hypogynes au nombre de dix (quelquefois connées); capsule (ordinairement couverte par le calice bacciformc) à cinq toges dont les valves portent les cloisons sur leur milieu; graines anguleuses, recouvertes d'un test réticulé, et attachées à des placentas adossés à la. base de la colonne centrale. Eu établissant ainsi .les caractères génériques, R. Brown pense qu’oi» doit y rapporter toutes les es|>èces d'Andromèdes américaines qui s'éloignent, il est yrai, des Gaullbéries de Linné par leur calice non bacciforme, mais qui leur ressemblent par les anthères et la capsule. Il en résulte que le caractère essentiel des Gaullbéries ne réside pas* selon Brown, dans l'apparence et la consistance du calice; quand un auteur s’est exprimé aussi clairement, on a lieu d’élre surpris que son opinion ait été contradictoirement interprétée par quelques botanistes recommandables. Kunth (iVoro Généra et Spec. plant.
œquinocl., t. ni, p. 383) s'est rangé à l'opinion du savant anglais, et a décrit neuf espèces nouvelles de Gaullbéries dont quelques-unes avaient été mctilkmnées par Humboldt dans les Prolégomènes du même ouvrage, sous le nom générique d* Atulromeda. Les I espèces de ce genre sont des arbrisseaux ou des arbustes à feuilles alternes, à fleurs axillaires et terminales, disposées eh grappes rarement solitaires sur des pédoncules partiels , cl accompagnées de deux petites bractées. Elles croissent en Amérique, principalement dans les climats chauds. R. Brown n’en a trouvé qu'une seule espèce (Gaultheria hispida) qui croit à la terre de- Diémen dans l'Australasie.
La GAULTBian des Sph aigues, Gaultheria Sphagnieota, a été improprement nommée par Sw<irtzA>s> gœa cordi folia ; et feu le professeur Richard père l’a décrite dans les Actes de l'ancienne Société d'Histoire naturelle tie Paris, l. i, p. 100. Elle croit à la Guiane.
G AL RA. bot. Genre de la famille des Onagrariées de Jussieu, et de l'Oclandrie Monogyoie, L. Le calice, adhérent à l'ovaire, se prolonge au-dessus de lui en un tube et sc termine par quatre divisions, entre lesquelles s'insèrent autant de pétales; huit étamines aont fixées au luise un peu au-dessous; le style, long, porte un stigmate quadripartite; l'ovaire se partage en quatre loges, dont chacune contient un ou deux ovules suspendus à l'angle interne; les cloisons disparaissent, et on ne trouve plus qu’une seule loge etd’uneà quatre graines dans le fruit qui est capsulaire, coriace, indébisceuj, relevé extérieurement de quatre angles. Il est à remarquer que le nombre des diverses parties de la fructification se réduit dans. une espèce de quatre à trois. Les i espèces de ce genre sont des herbes ou plus rarement des sous-arbrisseaux, à feuilles alternes et entières. Les fleurs blanches, roses ou plus rarement jaunes, et tournant au rouge après la floraison, sont disposées en épis lermiuaqx et accompagnées de bractées. Si l’on en excepte une espèce originaire de Chine, elles croissent toutes en Amérique. Ou en connaît maintenant-quatorze espèces. Le G aura a petites pleurs, Gaura parriflora. II o ol^.; Fl. Bor. Amer., 1.208; Bot. Magaz., 3506, est une piaule bisannuelle; sa tige s'élève à la hauteur de deux à quatre pieds, en sc divisant en plusieurs rameaux; ses feuilles sont ovales, lancéolées sessiles, aciiminées, dentelées, nervurées, finement ciliées, d'un vert tirant sur le glauque et plus pâles en dessus, longues desix pouces et larges de trois et demi. Les fleurs sont peliles. réunies en un épi dense et Irètallongé ; chacune d'elles est accompagnée de braetées vertes, subulées, allongées et garnies de poils glandtileux. Le calice est adhérent à l’ovaire et se prolonge au-dessus de lui, en un tube qui se divise au sommet en quatre segments réfléchis, acuminés el d’un jaune orangé. La corolle se compose de quatre pétales dressés, d'un rouge assez vif, et de huit élaraiues dont les filaments, d'un rose pâle , sont couronnés par des anthères oblongues el d'un rouge pourpré^ le polieu est jaune.
GALR1D1EH. Gauxidiun*. rot. La création de ce genre est due. comme celle du précédent, au botaniste
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K. Spach. Les Gauridiers font partie de la famille des Onagraircs, et offrent pour caractères : tube du calice cylindracé, tétragone, un peu pubérnlent à l’intérieur, faiblement dilaté 5 la gorge, beaucoup pins long que l'ovaire; son limbe est divisé en quatre segments plus courts que le tube, très-étalés et munis d'un onglet courte! large; huit étamines presque égales, à peine plus courtes que la corolle; les filaments sont déclinés, filiformes, couronnés par des anthères linéaires-oblongties, attachées inférieurement et par le milieu ; ovaire court, oblongo-conique, prismatico-lélragone, à quatre côtes peu saillantes, à quatre loges, présentant quatre ovules attachés vers le milieu des loges par un cordon ombilical assez court; style glabre, filiforme, décliné, égalant à peu près en longueur les étamines, et plus épais au sommet; stigmates linéari- filiformes, obtus, allongés. Le fruit consiste en une noix slipilée, ovale ou oblongo-conique, tétragone, à quatre côtes, atténuée ou tronquée au sommet, renfermant qtlatre graines. Les Gauridiers sont des sous -arbrisseaux à feuilles dentelées, atténuées en un court pétiole; les fleurs sont nocturnes, très-fugaces, accompagnées de bractées décidues.
Gauridier cbaxgeaxt. Gauridium mutabile, Spach; Ænothera anotnala, Bot. Magaz., 388. Ses liges sont droites, très- rameuses , faiblement pubescenles, ainsi que les autres parties; les feuilles sont ovales, oblongues, aigues, dentelées, rétrécies à leur base; les bracléotet sont oblongues-lancéolées, acuminées. beaucoup plus courtes que l’ovaire; le tube du calice est grêle; les pétales sont d*un jaune de citron , ovalo-rhomboïdet, très-aigus. Du Mexique.
Spach décrit une seconde espèce peu différente de celle-ci, et qu'il nomme Gaubidier de Kisth, Gauridium Kunthii.
GAUTEllF.AU.oi». Syn. vulgaire du Geai. /-'.Corbeau:
GALTIÈRE. Gautiera. bot. Ge genre de Champignons, élabfi par Vitlad, offre pour caractère* : chapeau arrondi d’une manière difforme; péridion extérieur -très-fugace , l'intérieur nu , parsemé d’alvéoles assez profondes ; péridiole fusiforme, placée sur les alvéoles du péridion intérieur. Ces Champignons sont trèspetits et delà forme dès Morilles; de leur base parlent quelques fibrilles qui ont de la ressemblance avec des filaments radicinaux. On trouve les Gautièresen Italie.
GAUVEAA. mai. On trouve ce nom dans les écrits de quelques voyageurs anciens; Il y désigne un animal qu’ou ne saurait reconnaître, qui aurait des rapports avec les Taupes, le dos en carène et les piedablancs.
GAVIA. ois. Synonyme de Mauve. /'. ce mot.
GAVIAL, xi pt. y. Crocodile.
GAVIAL, rois. Espèce du genre Lépisostée. V . ce mot.
GAV1AN. ois. Synonyme vulgaire de Mouette Tridactyle. y. Mauve.
GAVIOTA. ois. Synonyme de Mouette, y. Mauve.
GA VOLÉ. ois. Espèce du genre Bruant, y. ce mot.
GAYA. bot. Genre de la famille des Malvacées, de la Monadelphie Monogynie, L., très-voisin du Sida, dont il ne se distingue que par la structure de son fruit. Gelui-ci est, en effet, composé de plusieurs coques comprimées, dont chacune s’ouvre, non en deux valves,
mais en trois; celle du milieu est en carène et arquée; les deux latérales, planes, la dépassent en dehors, et. venant se rejoindre par leurs bords* forment une cavité vide, dans laquelle elle reste cachée jusqu’à la dé- I biscence. Kunlh a établi ce genre (iVor. Gen., 5, 366), auquel il rapporte les Sida calyptrata deCavanilleset occidental» de Linné. Il en ajoute trois espèces américaines dont doux sont figurées ( loc. cii., tab. 475-476). Pour les autres caractères, y. le mol Sida.
GAYAC. Guajacum. bot. Genre de la famille des Zygophyllécs, de la Décandrie Monogynie, L. Son calice est divisé jusqu'à sa base en cinq lobes arrondis, avec lesquels alternent autant de pétales deux fois plus longs; dix étamines, à filets nus ou quelquefois accompagnés d'un appendice A leur base, s'insèrent sur un court support au-dessous de l'ovaire ; celui-ci, aminci inférieurement et terminé par un style simple et aigu, présente de deux- à cinq loges dans chacune desquelles sont plusieurs ovules suspendus par un court funicule le long et vers le haut de l'angle interne. Le fruit est une capsule divisée en autant de loges monospermes par avortement. La graine offre un périsperme cartilagineux, qui entoure un embryon recourbé, de couleur verte, à radicule su père, à cotylédons elliptiques et un peu épais.
Les espèces de ce genre sont des arbres à feuilles pennées avec impaire , à pédoncules axillaires et uniflores. La dureté de leur bois et le beau poli qu’il est susceptible de recevoir, le font rechercher dans les lieux où ils croissent. Le Guajacum officinale, à feuilles bijuguées et à capsules ordinairement biloculaires, est connu par les propriétés de son bois qui est un sudorifique puissant, et comme tel, employé dans le traitement des affections syphilitiques, et qui fournit une substance d’un aspect résineux, principe végétal particulier auquel on. a donné le nom de Gayacine. ce mol. Il ést originaire des AnliHes ainsi que le Guajacum sanctum , à feuilles composées de cinq à huit paires de folioles avec une impaire et à fruils pentagones. On cite aussi deux autres espèces d’Amérique : le Guajacum verticale et le Guajacum arboreum, qui est pour Jacquin une Fabagelle , dont il offre en effet la fleur; et enfin le Guajacum dubium que Forster a observé dans l’ile de Tongalahu.
GAYACINE. bot. Le Gayac officinal produit une résine particulière que l’on obtient soit par l’épaississement et la dessiccation du suc qui découle des incisions faites à l’arbre, soit par réchauffement auquel on soumet les parties les plus compactes de ce végétal : alors la résine liquéfiée tombe par gouttelettes dans les vases disposés à cet effet. On peut encore l’obtenir de la macération prolongée des copeaux de Gayac dans l'Alcool, et c’est le moyen employé lorsqu’on veut l’avoir dans son plus grand état de pureté. Celte résine est d'un brun verdâtre, fragile et même friable, amère, trèsodorante, très- inflammable; elle est peu soluble dans l'eau, et se dissout complètement dans l’alcool. C’est la partie soluble dans l’eau que l’on a nommée 6ayacine, pour la distinguer de la résine; toutes «es propriétés ne sont pas encore bien connues, néanmoins l'on en sait assez pour déjà l’admettre comme un nouveau
principe immédiat des végétaux. La résine de Gayac donne, à la distillation, de l'eau acidulée, de l'huile épaisse et brune, de l'huile empyreumatique, des Gaz acide carbonique et hydrogène carboné, enfin un peu plus de 0.30 de résidu charbonneux . quantité double de celle que l’on trouve dans les autres résines. On emploie la résine de Gayac comme sudorifique.
GA Y A IM N. bot. Nom vulgaire du Genista Anglica . y. gêhet.
GAYLUSSACIE. Gaytussacia. bot. Genre de la famille des Éricinées et de la Décandrie Monogynie, L., dédié au célèbre chimiste Gay-Lussac par llumboldt et Kunlh (Aoc. Gener. et Spec. Plant, æquin. , I. ni, p. 915), qui lui ont assigné les principaux caractères suivants : calice adhérent à l’ovaire, dont le limbe est libre et à cinq divisions ovales, acuminéesel beaucoup plus (setites que la corolle; celle-ci est tubuleuse, renflée à la base, et son limbe est composé de cinq petites dents droites; dix^tamiues incluses, insérées à l'entrée du tube, ayant des anthères mutiques, se terminant au sommet en deux tubes ouverts ou en forme de petits cornets; style dressé, terminé par un stigmate capité; fruit dropacé, presque globuleux, recouvert par le calice, à dix loges dont chacune ne contient qu'une seule graine lenticulaire. Ce genre a beaucoup d’affinité avec le Thibaudia de Pavon, mais il en diffère par ses graines solitaires dans chacune des loges et par le nombre double de celles-ci. La seule espèce décrite par les auteurs de ce genre est le Gaylussacia buxi folia (toc. cit.j lab. 257) que, dans la Relation historique de son voyage, Humboldt a désigné sous le nom de Thibaudia glandulom. C’est un arbrisseau très-rameux dont les feuilles, semblables à celles du Buis, sont épaisses, ayant leur nervure médiane terminée par une glande sessile; les fleurs, ornées de bractées et de couleur écarlate, sont disposées en grappes axillaires très- denses. Celle plante a été trouvée près de Caraccas et de *anta-Fé de Bogota.
GAY-LUSSITE. «ix. Substance particulière, cristallisant en prisme rhomboïdal oblique, d’environ 109® 1/2 et70‘ 1/2, A cassure vitreuse, d'une pesanteur spécifique de 1,93; susceptible de rayer la chaux sulfatée et d'élre rayée par la chaux carbonalée; donnant de l'eau par la calcination; dissoluble par l'acide nitrique et la solution précipitant par l’oxalale d'ammoniaque, en laissant un résidu alcalin. Ce minéral est composé de : acide carbouique 28,5; soude 20,5; chaux 17,5; alumine 1 ; eau 32,5; il ne s'est encore trouvé qu'en cristaux isolés, disséminés dans la couche d'argile qui recouvre l’ilrao, à Lagunilla, dans l'Amérique du Sud. La découverte en est due à Boussingauil.
GAYOPHYTB. Gayophytutn. bot. Genre de la famille des Onagraires, institué par Spach qui lui assigne pour caractères :tuhedu calice presque nul; son limbe étalé, divisé en quatre parties réfléchies; huit étamines disposées sur une seule rangée, alternativement plus longues et plus courtes, celles-oi placées en avant des pétales et ordinairement stériles; anthères elliptiques ou presque rondes, attachées par le milieu; style filiforme ; stigmate subglobuleux ou disciforme ; capsule comprimée, tronquée, le plus souvent membraneuse;
semences nues, inappendiculées , ordinairement fort petites ; embryon suhcylindracé. Les Gayopbyles sont des plantes herbacées et annuelles, à feuilles étroites, très-entières, opposées au bas des tiges et alternes supérieurement; les fleurs sont petites et jaunes , régulières, diurnes, solitaires et axillaires.
Gatofbyte humble. Gayophytutn humile , Juss.; Gayophytutn micranthum , lloolt. La plante n*a pas plus de deux ou trois pouces de hauteur; elle est entièrement glabre; ses racines sont fibreuses, ses tiges dressées et purpuresceutes; les feuilles sont linéaireslancéolées, subfalciformes , un peu obtuses; les fleurs ont à peine deux lignes de longueur. Du Chili.
GAZ. mu. chu. Parmi les corps de la nature et ceux que l'art peut produire , il en ell dont les particules offrent un tel état de ténuité et d'écartement qu'elles échappent à la vue, et n'annoncent leur présence que par l'odeur, la couleur, les propriétés chimiques des masses, ou même par des qualités pour ainsi dire négatives. On lésa nommés fluides élastiques ou aériformes, et on les a distingués en Gaz et en V apeure f selon qu'ils restent permanents, ou qu'ils sc liquéfient après avoir été soumis à une forte pression et à une basse température. Quoiqu'il y ait une certaine justesse dans cette distinction pour les corps de la nature que l’on observe dans les circonstances ordinaires de la température et de la pression atmosphériques, et les seuls qui doivent être traités dans un ouvrage .d'histoire naturelle, il faut cependant observer qu'elle est purement factice, et qu'il n'y a réellement pas de caractères fixes qui différencient les Gaz des vapeurs. A l'aide d'une pression de plusieurs centaines d'atmosphères, Faraday à Londres, guidé par les expériences antérieures de Cagniard-Latour, est parvenu à liquéfier le Chlore, le Gaz acide carbonique, etc. Plus récemment, Bussy, babile chimiste de Paris, a réduit, par l'effet d’un froid artificiel , le Gaz acide sulfureux à l’état liquide, et se servant de la volatilité de ce nouveau liquide pour produire le froid le plus considérable possible, il est parvenu à liquéfier la plupart des Gaz. Ceux-ci ne peuvent donc plus être rigoureusement considérés comme permanents, et l’on ne devra plus, dans l'étude de leurs propriétés, les séparer des vapeurs dont on a fixé arbitrairement la liquéfaction à une température toujours supérieure à 20° au-dessous de zéro. Il est assez convenable de faire précéder l'bistoire abrégée des Gaz qu'on rencontre dans la nature par un aperçu des propriétés générales les plus remarquables des fluides aériformes.
Quatre Gaz que, dans l'état actuel de la science, on regarde comme simples, savoir : l’Oxygène, le Chlore, l'Azote et i'Uydrogène, en se combinant entre eux ou avec les vapeurs de plusieurs corps solides aussi supposés simples, donnent naissance à une foule de Gaz et de vapeurs qui se présentent plus fréquemment, soit dans la nature, soit dans les expériences, que leurs éléments, vu la tendance de ceux-ci à sc combiner entre eux. — Loin d’exercer les unes sur les autres une action simplement attractive comme dans les sohdcs ou liquides, lespariicules des Gaz sont dans un état de répulsion qui tend à les éearlor de plus en plus. Il n’est pourtant
pas exact de dire que celte répulsion va sans cesse en augmentant et qu'elle est indéfinie, car s'il en était ainsi, il arriverait un terme où chaque molécule gazeuse, dépassant les limites de sa sphère d'attraction, serait isolée de ses semblables, et alors la masse du Gaz disparaîtrait. On voit, au contraire, les Gaz, quoique très-ditalés, s'opposer à la séparation de leurs molécules, et loger dans tes interstices que laissent celles-ci d'autres corps dont la présence ne détruit pas la cohésion générale du système gazeux. C'est ce qui arrive dans la dissolution de l’eau et de plusieurs autres substances, dissolution opérée par les Gaz. Quoi qu'il en soit, ceux-ci sont doués d'une grande élasticité, laquelle croit proportiellement à leur densité, selon la Iqi observée par Boylc.ct Mariotle. — La dilatabilité des Gaz s'exerce d'une manière Iris- uniforme (tour tous les degrés du thermomètre. Gay-Lussac et Daltoo oui observé simultanément celte uniformité de dilatation , et le premier de ces physiciens a évalué celle-ci à 0,00575 ou 1< Lp) du volume à zéro pour chaque degré centigrade. — Les fluides aérrformes sont doués d’un pouvoir réfringent très différent de l’un à l'autre. Qn ne peut pat déduire positivement du calcul de l'intensité avec laquelle chaque Gaz réfracte la lumière, les causes influentes de celle propriété; mais on a remarqué que les Gaz ou leurs combinaisons et les corps qur en résultent sont d’autant plus réfringents qu'ils sont plus combustibles, que les combinaisons dans lesquelles les Gaz ont éprouvé une forte contraction, réfractent moins la lumière que te simple mélange de leurr éléments, ou que les combinaisons de Gaz dont les éléments n'ont pas contracté uoe forte union. On sait, par exemple, que l'Hydrogène a uu pouvoir réfringent très-considérable; que l'eau ne réfracte pas la lumière aussi bien que le mélange d'un volume d'Oxygène et de deux volumes d'Hydrogène , mais que ce pouvoir réfringent de l'eau avait tellement frappé Newton, qu’il en avait conclu que l’eau devait contenir un principe combustible.
Les chimistes et les physiciens ont mesuré avec beaucoup de rigueur et calculé les densités des divers Gaz et vapeurs, a l'exception de l'Hydrogène (le plus léger de tous les Gaz), et des combinaisons oiVil domine, du Gaz azote, des vapeurs d’eau, d'Acide hydrocya nique, tous les autres fluides aériformes ont une densité plus considérable que celle de l'air : ainsi le Chlore, l'Acide carbonique, le Gaz nitreux, les vapeurs d'Éther, d’essence de Térébenthine, d’ Alcool, etc., pèsent spécifique mènt plus que l'air, et tendent à occuper les -régions basses de l'atmosphère lorsqu'ils y sont disséminés par de» cause» naturelles ou fortuites.
Enfla un petit nombre de fluides élastiques, au lieu d'être invisibles comme les autres, sont affectés de couleurs particulières qui les font distinguer facilement. Tels sont : 4° Iç Chlore, qui est d'un jauoe verdâtre; 2» la vapeur d'Acide nitreux, d'un rouge orangé; 3® les vapeurs d'iode et d'indigo, d'un beau violet ; 4° la vapeur de Soufre, d’un jaune orangé.
-Le plus intéressant de tous les Gaz, aux yeux des naturalistes, est sans contredit l'air atmosphérique, f'qye* aux mots Am et ArnoseyènE. pour connaître les
propriétés de ce fluide et le rôle important qu'il jnue dans la nature, mais c'est ici le lieu de parler en particulier des deux Gaz qui 4e constituent, c’est-à-dire de l'Oxygène et de l’Azote.-
Gsz oxygEse. Priestley, qui en fit la découverte en 1774, le nomma d'abord air vital ou air déph logistique. Lorsque Guylon-Morveau eut réformé la nomenclature chimique, on l'appela Oxygène, parce qu’on lui attribuait alors la propriété exclusive de donner naissance aux Acides. Plus dense et réfractant davantage la lumière que Pair, il active aussi bien plus la respira- Uondes animaux et la combustion des corps; c’est même lui qui daus Pair en est le principe vivifiant et actif par excellence. Il est sans odeur ni couleur, et n'a pas encore pu être liquéfie dans les expériences récente* citées et rapportées plus haut. La facilité avec laquelle ce Gaz se combine avec presque tous les corps de la nature, sa faibledensilé,clconséquemmentsadiffusihilité, doivent empêcher qu'on le trouve isolé dans quelques lieux particuliers, comme on observe l'Acide carbonique dans la grotte du Chien en Italie. L’acte de la végétation en verse cependant des torrents continuels dans Patmo. sphère pour réparer celui que consument sans cesse la respiration dès animaux et la combustion.
Gaz azotz. Des propriétés absolument négatives caractérisent ce Gaz : il est, en effet, moins dense que Pair, invisible, incolore, inodore , ne peut servir à la respiration ni à la combustion, et ne se combine facilement qu'avec un certain nombre de corps. Le Gaz azote, anciennement nommé Mofette atmosphérique, n'est pas délétère par lui- mémo comme le Gaz acide sulfureux, l'Hydrogène sulfureux, etc., mais il faitpérir les animaux par asphyxie, et il joue à leur égard le même rôle que tout autre corps étranger et inutile à . la respiration; mais par son mélange avec le Gaz oxygène, il facilite l'action de celui-ci, isolant pour afosi dire chacune de ses molécules, et lui faisant éprouver des combinaisons qui ne peuvent avoir lieu que lorsque les-corps sont àJ’état de Gaz naissant. C'est ainsi qu'à la température ordinaire. Pair atmosphérique a plus d'action sur le Phosphore que n'en a l'Oxygène pur, etc. L'Azote est le principe dominant des matières animales : tout le monde sait qu'étant le radical des Acides nitrique, nitreux et bydrocyanique, ainsi que de l'Ammoniaque, on produit artificiellement ces combinaisons, en employant de diverses manières les substances azotées. C’est sur cet emploi bien dirigé que reposent Part de faire le nilre , celui de fabriquer le bleu de Prusse, le sel ammoniac, et plusieurs composés d'une grande utilité. Le» végétaux en contiennent aussi, mais toujours en petite quantité comparativement aux animaux. On savait depuis longtemps que l'Azote était un des principes cnnstitnants des Crucifères, que PAcide liydrorya nique, dont l'Azute est Un dés éléments, existait tout formé dans la plupart des organes «Pun grand nombre de Drupacées, etc. La fétidité du Chenopodfum rul caria, L., parait due à l'exhalation d'Amnfon iaque pur {//jylrure â’ Azote). Les fleurs, même celles dont Podeur est fort agréable, dégagent aussi du Gaz ammoniaque rendu sensible au moyen des réactifs chimiques.
Les chimistes ne sont pas d’accord sur la nature de