‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 12 sur 117 · GAZ · texte numérisé non relu

GAZ

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l' Azote; les uns ne veulent y voir qu’un corps simple; les autres, à la lôle desquels on remarque le célèbre Berzélius, le croient composé d’un alome d’Oxygène et d'un alome d'un principe métalloïde, qu’ils nomment Mlrictitn ou Ammonium. Ils se fendent principalement sur ce qu'un globule de Mercure, placé dans une coupelle d’ilydrochlorale d’Ammoniaque, et soumis à l’action de la pile voltaïque, se convertit en une substance demi-solide et présentant tous les caractères d'un amalgame.

Les autres principaux Gaz qui se produisent dans le vaste laboratoire de l'univers, sont l’Acide carbonique, l’Hydrogène carburé, l'Hydrogène sulfuré. l'Hydrogène phosphoré et l’AckJe sulfureux, F., pour le premier et le dernier de ces corps, le mot Acide où leur histoire est aussi complète que le comportent les bornes de ce Dictionnaire. Quant aux Gaz hydrogènes carburé, phosphoré et sulfuré, nous allons exposer leurs propriétés les plus saillantes, aiusi que les circonstances sous l’empire desquelles' on les rencontre dans la nature.

Gaz byobogène carbiré ou carbone. Lorsque l'Hydrogène se combine avec le Carbone, il en absorbe Aies proportions diverses : il y a donc plusieurs degrés d Hydrogène carburé, et selon que le Carbone est augmenté, la lumière produite par la combustion de ce Gaz est d'autant plus vive et plus blanche. Son odeur est désagréable et sa pesanteur spécifique plus considérable que celle de l'Hydrogène. C’est à l'inflammation du Gaz hydrogène carburé qu'il faut attribuer les feux naturels et les fontaines ardentes donl.les voyageurs, les géographes et les historiens ont souvent exagéré 1’imporlance et les effets. Cest lui qui constitue ce terrible Grisou des mineurs, loriqu’étant mélangé avec une certaine quantité d’air, il se trouve en contact avec un corps incandescent ; enfin ce Gaz est un de ceux qui se dégagent sans inflammation des salses ou volcans d’air. Spallanzani et Ménard de la Groye (Journal de Physique, t. 85. 1817) ont décrit le gisement et les phénomènes curieux des feux naturels de Pietra-Mala. sur la route de Bologne à Florence, et ceux de Bariga zza dans le Modenois. Ce qu’ils en ont dit peut s'appliquer à tous les feux naturels connus, à ceux, par exemple, qui existent dans la presqu’île d’Abscheron en Perse; on prétend que les Guèbres ont établi dans ces lieux un caravansérail où ces adorateurs du feu cuisent leurs aliments et calcinent de la Chaux avec le seul secours des flammes de l’Hydrogène sortant du sol. Ces feux sont toujours produits par l'émanation lente, continuelle et paisible du Gaz hydrogène carburé pur au travers du sol, et sans que celui-ci présente de fentes ni de crevasses. Dans les fontaines ardentes, le Gaz hydrogène carburé s’échappe du sol, et vient brûler à la surface de l’eau, sans que celle-ci fournisse la moindre quantité de Gaz hydrogène, car lorsque les fontaines sont à sec, le Gaz continue toujours de brûler à la superficie du sol. Telle est celle des environs de Grenoble.

Les Gaz hydrogènes phosphoré et sulfuré, sont le plus souvent des productions accidentelles de la nature. Ainsi il est très-probable que le premier soit la

cause des feux follets qui sc dégagent des cimetières ; car on^ait qu’il jouit de la singulière propriété de s'euflammér au seul contact de l'air. Le Gaz hydrogène sulfuré, ou Acide hydrosulfuriquc. si facile à distinguer par son odeur d'œufs pourris, existe quelquefois A l’état de Gaz. isolé dans les galeries des mines; mais le plus souvent il est dissous dans les eaux thermales sulfureuses, et c'est à ce Gaz qu'elles doivent l'énergie de leurs propriétés médicales.

GAZAL. mai. y. Gazelle et Antilope.

GAZANÉ. rois. Synonyme de Syngnaihu s pelagi cms, sur les eûtes de Provence, particulièrement à Marseille.

GAZANIE. Gasania. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie frustranée, L., établi par Gærtner (de Fruct t. il, p. 451, tab. 175) qui l’a ainsi caractérisé : involucre campanulé, formé de folioles nombreuses, imbriquées et ohlongues-lancéolées; capitules radiés, composés de fleurs centrales, régulières et hermaphrodite», et de fleurs marginales iigulées, non tubuleuses, et stériles, ou pourvues d'un ovaire demi-avorié; réceptacle plan, alvéolé, à cinq cloisons velues; akènes télragones. glabres, surmontés d’une longue aigrette formée de poils très fins et non plumeux.

L'auteur de ce genre, en indiquant comme type le Gorteria rigens, L., a, selon II. Cassioi, induit en erreur la plupart des botanistes, et leur a fait confondre des plantes qui ne sont même pas congénères. En effet, Willdenow fit voir que le Gorteria rigens fi Thunb., diffère du vrai Gorteria rigens, L., par plusieurs Caractères que Guillemin regarde, à* la vérité, comine pau importants, mais sur lesquels H. Cassini n'a pas la même manière devoir; il en a constitué le genre Musninia , dont Jussieu ( Annales du Muséum, t. vit vu) a le premier reconnu l'identité avec le Gasania de Gærtner. Cassini admet, sans pourtant en être parfaitement certain. que le Mtissinia speciosa, Willd., est la plante décrite par Gærtner ou une espèce bien voisine, et de même que Willdenow-, il pense que le Gorteria rigens, L., doit être placé dans un autre genre. Willdenow s’était contenté de laisser celte plante parmi lesGorléries; Cassini l’en a retirée avec raison, à cause de ses akènes aigrettes; mais-sur des différences très»faibles, il a établi avec lo vrai Gorteria rigens , L., un genre nouveau qu'il a nommé Melanchrysutn. Dansl 'Hortus Kewensis (2« édit., 1815), R. Brown reprenant l'examen des caractères du Gasania sur le Gorteria rigens, L., leur en substitua d'autres que Cassini n’a pas adoptés, parce qu'il a regardé l'espèce observée par BroWn, comme génériquement distincte. Les différences que ce savant botaniste (H. Cassinf) s'est efforcé d’établir entre ses genres Mctanchrysum et Gasania, ne paraissant à Guillemin que fort peu importantes, il pense qu'il serait avantageux pour la science de réunir ces deux genres en un seul, dont on modifierait les caractères, en ce qui concerne le réceptacle (conique sans villosités dans quelques espèces) et les fleurs marginales (légèrement tubuleuses et sans traces d'ovaires, dans le Gorteria rigens , L. ).

Les espèces de ce genre sont de belles plantes hcr-

Digiti

hacées, indigènes du cap de Bonne-Espérance, ainsi que i ou tes les autres plantes de la. même section, à laquelle Cassini a donné le nom d’Arclolidées Gorlériées.

La Galaxie de Gaertner. Gnznnia Gaertneri Musninia speciosa , Willd.? est surtout fort remar-. quable par ses capitules de Heurs solitaires au sommet de pédoncules radicaux, et par la beauté des corolles de la circonférence, lesquelles sont ohlongues. lancéolées, d'un jaune orangé, et marquées d'une bande obscure sur le milieu de leur face inférieure, et d’une tache noire à la base de la face supérieure. C'est sans doute celte même espèce qui est figurée dans Andrews (Repolit., t. 523) sous le nom de ( iorteria Parunia. K. Brown ( Hort . Àetr., t. v, p. 146) lui donne le nom de Gazania Paconia, et la distingue spécifiquement du ( iorteria rigensau Melanchryaum de Cassini.

GAZÉ. Papiliocralœgi. ins. Espèce du genre Piéride. y. ce mot.

GAZÉIFORME. Gazeiformia. Qui a la forme de Gaz, de fluide élastique.

GAZELLE, «ai. P. Antilope.

GAZOLYTES. Sous celte dénomination. Ampère a réuni dans sa classification des corps simples, ceux qui. par leur combinaison mutuelle, sont susceptibles de former desGaz permanents.

GAZON. Cespes. bot. On donne en général *ce nom à l’Herba serrée, fine et courte, qui tapisse le sol. Le Gazon composé de Graminées, fait l'ornement de nos campagnes européennes; on ne le connail guère dans les pays plus chauds, où la végétation rapide et dure ne forme pas de prairies. On s'est servi quelquefois de ce mot pour désigner certaines espèces; ainsi, l'on a appelé ;

Gazon d'Angleterre, le Saxifrage Ilypnoïde.

Gazon de hort agir, d'Espagne ou d'Olthpe. le Statice Armcria.

Gazon de Mabon, le Cheiranihus Chiut.

Gazon du Parnasse, le Pamassia pafustris.

Gazon de Chat, le Teucrium Marum.

Gazon turc, le Saxifrage Hypnoïde, etc.

GEAI. ois. Espèce du genre Corbeau, Cortua gluntlurius, L., devenu ly.pe d’un genre pour Vieillot. V . Corbeau.

Ce même nom a été appliqué ensuite à plusieurs espèces qui prennent place dans des genres différents; ainsi on a nommé :

Geai bleuâtre et du Bengale (Albin), le Rollicr de Mindanao.

Geai d'Alsace et de Strasbourg, le Rollicr vulgaire. V . Rollier.

Geai d'Auvergne, d'Espagne, du Limousin et de Montagne, le CasserNoix. V . ce mot.

Geai de bataille, le Gros-Béc d'Europe, y. Gros- Bec.

Geai de Bobêmk, le grand Jascur. y. Jaseir.

Geai auppt, la Huppe, y. ce mot.

Geai a pieds pâlies, le Cormoran nigaud, y. Cormoran.

Geai a ventre jaune de Cayenne, y. Gobe-Noucde.

GÉANT. Gigas. mai. Ce mol désigne particulièrement, lorsqu'il s'agit du genre Homme, une race ou

quelque variété dont la taille est au-dessus des proportions communes; il signifie le contraire de Nain.

Comme nom propre, on a appliqué le mot de Géant à plusieurs espèces d'animaux et même de Champignons qui surpassent leurs congénères par la grandeur. Ainsi l'on a appelé Géant un Oiseau du genre Canard, un Cou roucou et le Flambant. Paulet a son Géant blanc qui est VAgaricm giganteua des auteurs systématiques.

GÉANTHI£.Ge<in//iûi. bot. Sous le nom de Geant/tia colchicoides, RaffinesqueSrhmallz (Journal de Botanique. I. if, p. 167) a seulement indiqué le type d’un genre nouveau qui diffère du Colchicum par le nombre des étamines. Celte plante, qu'on peut considérer comme encore inconnue, est indigène de Pensylvanie.

GËANTURACE. «in. L’un des synonymes d'Anlliracile. y. ce mot.

GEAÎSTHUS. bot. Ce genre, proposé par Reinwardt dans la famille des Scylaminées, pour une plante de Java, a été réuni au genre Eiettaria de Linné, y. Éi.et- TAIRE.

GÉASTÉROIDES ou GÉftSTROlDES. bot. ( Champignons.) Ce mol a été employé par Ratlara (Fnug. Arim.y tab. 59. fig. 1G8) et par Adanson, pour désigner le Genilrum quadrifiihtm , Persoon , ou bien une monstruosité de cette espèce.

GÉASTRE. Geaatrum. bot. ( Champignon s.) Vulgairement Vesse-de-Loup étoilée. Genre anciennement indiqué par Miclieli sous le nom de Gcastcr , réuni par Linné aux Lycoperdons , et que Persoon a rétabli en lui donnant les caractères suivants, adoptés dans la Flore française : Champignons globuleux à leur naissance. formés d’un péridion contenu dans une enveloppe coriace, épaisse, hygroscopique, qui s'ouvre A son sommet et se fend en plusieurs (4-10) rayons; ceux-ci s'étalent, se recoquillent en dessous, soulèvent le péridion et lui forment une sorte de piédestal en voûte. Le péridion globuleux s’ouvre au sommet par un orifice bordé de cils caducs; son intérieur est rempli d'une poussière brune, entremêlée de filaments épais et peu distincts. L'enveloppe externe, qui offre un caractère si tranché pour ce genre, est analogue en quelques poiiitA.à la rolca de certains Champignons. Cependant, l’organe que De Candolle considère comme le représentant de la eo/rn , est une seconde enveloppe mince, très-fragile et peu apparente, qui est placée entre l'enveloppe externe et le péridion. L'existence de cette membrane, observée d’abord par Bollon et Bulliard, n'est pas constante, selon Desvaux, dans toutes les espèces; et lorsqu’elle s’y trouve, on observe qu'elle se déchire de deux manières : avec régularité ou au contraire irrégulièrement; et de ces légères différences, ce botaniste a conclu que les espèces à membranes trèsdistinctes, pouvaient constituer un genre pour lequel il a proposé la dénomination de Plecostoma ; mais ce groupe ne doit tout au plus être regardé que comme une subdivision du Geastrum. Les Géastres croissent à terre et se montrent .ordinairement après les pluies d'automne. On en a décrit une dizaine d'espèces, toutes indigènes d'Europe, et qui ne présentent que des caractères fort peu tranchés. (L e Geastrum hygrometncutn a été aussi trouvé au Mexique, par liumboldt et

Bonpland, f'. le Synopsis Plant, orbis novi, vol. 1, p. 8, de Kunlb.) Plusieurs d’entre elles ont été confondues par Linné et Bulliard. dans leur Lycoperdon stellatum. Si l’on adopte le Plecosloma de Desvaux comme section des Geastrum , on a dans ce Retire deux sections caractérisées de la manière suivante :

■f Péridion sessile s’ouvrant au sommet par mie simple déchirure (Geastrcm, Desv.). On y a réuni les Geastrum hygrometricum , Geastrum badium et Geastrum rufe$censy Pers. Celte dernière espèce n’est peut-être qu'une variété de la première. Elles croissent dans les environs de Paris, et surtout dans Jes bois de Romainville.

ft Péridion stipité; orifice plissé ou pecliné ( Plicostoxa, Desv.). Les espèces qui composent cettesection sont : Geastrum coronatum, Pers., qui croit «n Italie et en Allemagne et qui atteint plusde quinze centimètres de largeur; Geastrum nanum, Pers., ou Geastrum pectinatum, Pers., ou Geastrum multifidum ? DC., qui croissent dans les bois de Sapins; et Geastrum quadrifidum , Pers. et DC. Cefle espèce, remarquable par sa collerette à quatre découpures, qui se divise en deux membranes, habite les mêmes lieux que la précédente.

GKRIF.. Gebia. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, établi par Lcach et rangé par Lalreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Macroures, section des Homards. Ses caractères sont : les quatre antennes insérées sur la même ligne, avancées; les latérales à pédoncule nu, les intermédiaires terminées par deux filets allongés; pieds antérieurs en forme de serres, avec l’index notablement plus court que le pouce; les autres pieds simples, velus à leur extrémité; queue en nageoire; feuillets crustacés, les latéraux triangulaires, celui du milieu presque carré. Outre ces caractères qui leur sont propres, les Gébies offrent extérieurement quelques -particularités d’organisation assez remarquables; leur enveloppe est très-peu consistante et flexible; leurs yeux sont peu saillants; leurs antennes n’ont pas une excessive lougueur ; la soie qui les termine est simple dans les antennes externes, et double dans les antennes intermédiaires. Leur carapace est peu épaisse, membraneuse, assez semblable |K>ur la forme à celle de l'itcreviasr, poilue ou plutôt garnie de très-petits piquants, et terminée en avant par une pointe peu avancée; elle se prolonge jusqu'à la base des pattes de manière à la recouvrir en partie. Celles ci sont garnies de poils qui forment à l’extrémité et sur les bords autant de petites franges; l’abdomen est assez long, et les lames natatoires et foliacées qui le terminent et qui constituent la queue proprement dite, sont entières, fort larges et surmontées de côtes longitudinales; ces feuilletk sont presque triangulaires, çl c'est là un des caractères les plus saillants cl qui permet de distinguer les Gébies des Tbalassines avec lesquelles elles ont de grands rapports. Les Gébies sont des Crustacés assez rares, qui se rencontrent sur nos côtes et dans les endroits où la mer est habituellement calme. Elles se nourrissent de Néréides et d’Arénicoles; c'est la nuit qu'elles font leurs excursions; le jour elles se tapissent dans de petits frous ronds et assez profonds, qu’elles

pratiquent à cet effet. Elles nagent principalement avec ledr queue, en la repliant et la redressant alternativement avec force. On ne connaît encore qu'un petit nombre d’espèces :

Gêbie Itoilêe , Gebia stellaia , Leach {Mal. Prit., tab. 31, fig. 1-8), ou le Cancer Astacus stellatus, décrit et figuré par Montagu {Trans. Linn. Societ., t. ix, p. 8'J et tab. 5, fig. 5), peut être considéré comme le type du genre. Lalreille pense que celle espèce est la Hjème que le Thalassina littoralis , Itisso (HUI. nat. des Crus!., p. 70 et pi. 3, fig. 13). Desmarest n’est pas de cet avis; il croit que celle dernière espèce est bien distincte, et il l'établit (Dict. des Sciences nat., t. xxvm, p. 303) sous le nom de Gébie riveraine, Gebia littoralis. Risso dit qu'elle est recherchée par les pécheurs comme un excellent appât pour prendre les Poissons à la ligne. Elle fait son séjour sur les bancs d'argile du littoral de Nice. Les œufs sont verdâtres; la femelle les porte aux mois de juin et de juillet. II en existe une variété distincte par les couleurs de la carapace et de l'abdomen.

G&bie Deltcre. Gebia Deltura, Leach {loc. cit.f tab. 31, fig. 9 et 10). Elle a été trouvée en Angleterre, et sur les côtes de France, à l'ile de Noirmoutiers, par D’Orbigny, observateur habile et animé d’un grand zèle pour l’élude des productions marines.

Gêbie de Davis. Gebia Datianus. Espèce nouvelle établie en 182*2 par Risso (Journ. de Phys, et d'Hist. nat.. I. 05. p. 213) qui en donne la description suivante: son corps est allongé, mince, d’un blanc nacré, luisant; son corselet est uni, renflé, terminé par un petit rostre subconique et glabre ; l'œil est petit, noir, situé sur de gros pédicules; les antennes antérieures sont courtes, les extérieures beaucoup plus longues ; les palpes sont longues et ciliées; la première paire de pattes courte, la seconde plus grande, toutes les deux terminées partie longues pinces courbées, dont une à peine ébauchée; la droite de la seconde paire beaucoup plus grosse et plus longue; toutes les autres paires sont petites, aplaties, garnies de poils à leur sommet; l'abdomen est long, composé de six segments glabres; les écailles caudales sont arrondies et ciliées. La longueur de tout le corps est de 0.0 181». et la largeur de 0,004*“. Celte Géliie parait au mois de juin ; on la trouve sur le littoral de Nice, dans les régions madrëporiques. A l’occasion de la description de celle nouvelle espèce, Risso fait savoir que déjà, en 181G, il avait rétabli, avec cette espèce et la précédente , un nouveau genre sous le nom de GebioSj et qu'il n'avait eu connaissance du genre Gebia du docteur Leach que par l'ouvrage de Cuvier (Règne Anim.) publié dans le courant de l'année 1817.

GEBIOS. crcst. Même chose que Gébie. F. ce mot.

GEBLÈRE. Geblera. bot. Genre delà famille des Euphorhiacées, institué par Fischer et Meyer, qui lui ont assigné pour caractères : fleurs dioïques; les mâles ont un calice à cinq divisions; point de corolle, cinq étamines entièrement libres, exsertes, alternes avec cinq glandules et insérées sur un disque glanduleux et sinué; anthères elliptiques et introrses; pistil rudimentaire, linéaire et tripartite. Les fleurs femelles ont le calice à cinq divisions, l’ovaire' à trois loges el-placé sur un disque glanduleux ; trois stigmates réfléchis et bilohés. Le

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fruit consiste en une capsule à trois coques bivalves et dispermes; le (est des graines csl membraneux. La seüle espèce jusqu'ici connue et décrite* est la Geblère sorsfrutescente* Geblera suffruticosa ; XylophyUa ramifiant, Ait. Scbull, Syst. végél.. 0, p. 002. C'est un petit arbuste d'un à deux pieds* à feuilles alternes*, très-entières, veinées. glabres et membraneuses; à fleurs axillaires. portées sur des pédoncules munis de bractées à leur base. On la trouve en Daourie.

GEBOSCON. bot. Synonyme d’Ail dans Dioscoride. %

GÉCARCIN. Gecarcinus. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille dés Brachyures. tribu des Quadrilatères, fondé par Lcach aux dépens de9 Crabes et des Ocypodes. Ses caractères distinctifs sont : test en forme de cœur, largement tronqué en arrière ; pédicules des yeux courts et logés dans dçs fossettes arrondies ; pieds- ■ mâchoires extérieurs très-écartés et laissant voir une ! partie de l'intérieur de la bouche; deuxième paire de pieds plus courte que les suivantes; les Gécarcins diffèrent des Crabes par la forme en coeur de leur carapace ; j ils s'éloignent des Plagusies et des Grapses par leur front infléchi, n'occupant que le milieu du devant du test, et par l'insertion Irès-rapprochée des pédicules oculaires. Sous ces deux rapports* ils se rapprochent des Ocypodes et des Goneplaces; mais ils en sont encore , suffisamment distincts par le peu de longueur des pédicules des yeux; enfin l'écartement des pieds-mâchoires est -un caractère qui leur est propre, et qui ne se retrouve que dans.les Grapses et les Plagusies, avec lesquelsils ne sauraient être confondus. L’examen de l'organisation externe donne lieu atrx observations suivantes : lenr corps est épais et presque quadrilatère; les côtes ou rayons branchiales de .la carapace sont arrondies et tellement bombées en avant, qu'elles envahissent la place des régions hépatiques. Celte carapace, qui est tronquée en arrière, se termine antérieurement et sur le milieu par une sorte de chaperon carré ou arrondi, et rabattu à la partie inférieure. De chaque côté on voit* dans une fossette transversale, le pédicule de l'œil qui ne se prolonge pas jusqu'à l'extrémité latérale du lest; les antennes sont courtes mais apparentes; les intermédiaires sont repliées sur elles-mêmes, près du bord inférieur de l'espèce de chaperon, ct.les extérieures s'insèrent près du canthus interne des cavités orbitaires. Leur base est formée par un article fort large, et elles se terminent en une petite lige conolde; les pieds-mâchoires. outre la singularité de leur écartement, présentent encore un fait remarquable dans les second et troisième articles qui SQnt comprimés et comme foliacés; la première paire de pattes a la forme de deux grandes pinces souvent inégales entre elles; la seconde est-inoini étendue que les suivantes, cl munie, ainsi qu’elles toutes, de tarses très-épineux ; l'abdomen est composé de sept anneaux; celui du mâle est triangulaire ;»la femelle a le sien plus large, presque demi-circulaire et arrondi au bout.

Les Gécarcins sont connus dans nos colonies sous le nortï vulgaire de Crabes -de terre et de T-ourlonrous. Plusieurs voyageurs en ont fait mention, et voici ce qu'ils ont recueilli de plus positif sur Jeurs mœurs singulières. Ces animaux se tiennent pendant une partie

de l'année dans les terres, sur lès montagnes, h une distance quelquefois assez grande de la mer. Us s'y rendent en troupe pour déposer leurs œufs et pour changer de peau. Celte dernière opération parait exiger de la part du Crustacé quelques préliminaires importants, et qui paraissent avoir |>our but principal de les préserver pendant «elle époque critique des dangers auxquels ils se voient bien plus facilement exposés. Au dire des observateurs, ils pratiquent des trous ou terriers dans le sable, et à l'époque de leur mue, ils ont soin de les bouclier. Ils y restent cachés pendant six semaines, et lorsqu’ils en sortent, ils sont encore mous ; on les nomme alors Crabes Itoursiers , et leur chair, qu’on mange à toutes les époques, est plus estimée. Les Tourlourous sont quelquefois très-dangereux à manger. On attribue leur propriété délétère au fruit du Mancenillier ( Hippomane Mancinella) , dont on prétend qu'ils se nourrissent ; mais Jacquin réfute celte assertion, et il est probable qu'ils sont tous carnassiers.

Les Crustacés propres à ce genre ont été désignés par quelques voyageurs, sous les noms de Tourlourous, Crabes violets, Crabes peints. Crabes blancs ou blanches ; mais il reste encore quelques doutes sur la détermination des espèces. Les naturalistes en admettent un certain nombre bien caractérisés et qui sont originaires du Sud. Tels sont :

. G te s uct x Toi' r lot ro u. Gecarcinus ruricola; Cancer ruricola de Linné, de Fabricius et d’tlerhsl. Il a été figuré par ce dernier auteur (tab. S. ttg. 30; tab.20,fig. 110, citai». 49, fig. 1) et par Séba (Mus., m* pl. 20. fig. 5). C’est le véritable Tourlourou des voyageurs frauçais, très commun aux Antilles. Sa carapace est de couleur rouge foncée, et la partie moyenne offre une impression qui figure une sorte d’H dont les jambages seraient très-prolongés et atteindraient presque les yeux. Le bord inférieur de la cavité orbitaire est dentelé* et présente une échancrure vers l'extrémité interne.

GEcarcm Bourreau. Gecarcinus Carnifex; Cancer Carnifex de llerbst (tab. 41. fig. 1* et tab; 4. fig. 57, var.). Il est le même que V Ocypoda Carnifex de Bosc ou Y Ocypoda cordata de Latreillc. Mangé a recueilli cette espèce à l'ile de Saint-Thomas, dans les cimetières.

Gécarcii Fouisseur. Gecarcinus t'ossor ou Ocyjfotla Fossor de Lalreille. Il est assez petit; ses pinces sont presque égales entre elles et dentelées à leur bord | supérieur.

Bison a décrit sous le nom de Crabe Gvanhumi un Crustacé originaire du Brésil et de la Guiâne. Lalreille n’hésite pas à le ranger parmi les Gécarcins. Il réunit encore è ce genre le Cancer Hydro-dromus d'Herbst (tah. 41, fig. 2), son Cancer litteratus (tab. 48, fig. 4), et son Cancer amant us (tab. 48, fig. 5).

On connaît une espèce fossile de ce genre assez bien caractérisée. Desmaresl ( Histoire naL des Oust. foss., p. 107, et pl. 8, fig. 10 ) la nomme Gécarci* a trois épi v es , Gecarcinus t rispinosus , ot il la. décrit de la manière suivante : elle est assez petite, de la grosseur d'une châtaigne dont elle a presque la couleur; sa fqrme est à peu près lin cœur tronqué' postérieurement; sa plus grande dimension est dans le sens transversal; le

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l»or«1 antérieur de la carapace, dans les individus examinés, était en trop mauvais étal pour qu’il fût possible de le décrire, mais en général il n’est point tranchant; on aperçoit de chaque côté une petite fossette ronde , légèrement creuse, qui est, à n’en point douter, le point où l’œil qui devait avoir un court pédoncule, était logé dans le repos; la carapace est arquée en voûte de devant en arrière, légèrement rugueuse, et présente des lignes peu enfoncées, qui dessinent ses différentes régions; celle de l'estomac est traversée longitudinalement par un prolongement pointu de la région génitale; celle-ci et la région du cœur sont confondues en une large bande saillante, légèrement sinueusesur les bords, et prolongée jusqu'au bord postérieur de la carapace, de manière à partager ainsi le test en deux parties distinctes; les régions hépatiques antérieures, situées près du -bord antérolatéral de la carapace, sont, dans ce Crabe, légèrement renflées, très-séparées de la région de l’estomac par une ligne enfoncée, et l’on voit sur le tnéme bord , dans les individus bien conservés , trois épines dont la plus forte est l’intermédiaire. Si la présence de ces épines pouvait être considérée comme un caractère générique, cette espèce devrait prendre place dans le genre Thclphuse. Les régions branchiales sont assez sinueuses; le bord |tostérieur est assez droit, et presque tronqué net. Desmarest n’a eu occasion de voir que des individus mâles; leur abdomen était fort étroit él allongé; le sternum sur lequel il se recourbait avait un sillon très-étroit, et présentait cinq pièce» transversales, distinctes, dont les trois antérieures plus grandes que les autres, la première surtout ; celle-ci était trapézoïdale et rebordée ; les deux suivantes, en forme de Itarallélogramme, transverses et légèrement recourbées eu avant, avaient à peu près une égale dimension. La première paire de pattes a paru assez forte et renflée; ces pattes avaient les deux premières pièces petites, arrondies et lisses; la troisième était aussi lisse, renflée, cl avait une arête marquée de petits points élevés cl placés à la suite les uns des autres ; la quatrième, presque cuboïde,* avait six faces antérieures et postérieures légèrement granulées ; enfin le cinquième article ou le gros de la pince était surtout renflé et portait au côté extérieur des tubercules très- distincts, plus gros et plus nombreux vers les points d’attache de cette pièce qu’ailleurs, et dont plusieurs des plus remarquables paraissaient disposés sur trois lignes longitudinales. Desmarest ajoute que dans l’un des individus qu’il a examinés, on remarquait sur cette pince une épine à la partie antérieure de l’articulation qui Punissait à l’article précédent. On ignore le gisement de ce Fossile.

GECEID. ois.- Synonyme de Cocltevis. f'. Aloiktte.

.GECKO. Ascalabotes. rept. Genre unique dans la famille des Geckoliens , comme les Crocodiles et les Caméléons le sont dans les familles qu’ils constituent, et que Linné confondait, mais en l’indiquant comme section (Gekkoncs) entre tant d’animaux disparates, d'ans son grand genre Lézard; gcnnvqui non-seulement est devenu un ordre, mais qui a encore fourni des genres à des ordres nouvellement reconnus. • Les Geckos ont, dit Cuvier ( Règne Anim., 1. 11, p. AA). un caractère distinctif qui les rapproche un peu des Anolis.

Leurs doigts sont fort élargi* sur toute leur longueur, au mpins à leur extrémité, et garnis en dessous d’écailles et de replis de la peaù très-réguliers. Ils leur servent si bien à se cramponner, qu’on les voit marcher sur des plafonds; mais ces doigts sont presque égaux. En général, les Geckos n’ont pas. comme les Anolis, la forme élancée des Lézards; ils sont au contraire aplatis, surtout leur tête. Leur marche est lourde et rampante; de très-grands yeux dont la pupille se rétrécit à la lumière comme celle des Chats, en font des animaux nocturnes qui se tiennent le jour dans les lieux obscurs. Leurs paupières,- très-courtes, se retirent entièrement entre l’orbite et l'œil, et y disparaissent, ce qui donne à leur physionomie un aspect différent des -autres Sauriens. Leur langue est charnue et non extensible; leur lypipan un peu renfoncé; leurs mâchoires sont garnies tout autour d'une rangée de très-petites dents serrées; leur peau, chagrinée en dessus de très-petites écailles grenues, parmi lesquelles. on voit souvent des tubercules plus gros, a en dessous des écailles un peu moins petites, plates et imbriquées. Quelques espèces ont des pores aux cuisses. La queue est marquée de plis circulaires comme celle des Anolis, mais lorsqu’elle est cassée elle repousse sans plis et même sans tubercules, quand elle en a naturellement, accident qui a quelquefois fait multiplier les espèces. Ce genre est très-nombreux, et les espèces en sont répandues dans les pays chauds des deux continents. L’air triste et lourd des Geckos, et une certaine ressemblance avec les Salamandres et les Crapauds Tes ont fait haïr et accuser de venin, mais sans aucune preuve réelle. Leurs ongles sont rétractiles de diverses manières, èl conservent leur tranchant et leur, pointe; conjointement avec les yeux, cesdoigis peuvent faire comparer les Geckoliens parmi les Sauriens, à ce que sont les Chats parmi les Mammifères carnassiers; mais ces ongles varient en nombre selon les espèces, et manquent entièrement dans quelques-unes. Le nombre des espèces de ce genre et des caractères communs à plusieurs d’entre ces espèces, qui les isolent naturellement en divers groupes, ont déterminé Cuvier à les diviser de la manière suivante, en cinq sous-genres.

* f Plat y - Dactyles , Plaiy-Daclyti. Doigts élargis sur toute leur longueur, et garnis en dessous d'écailles transversales. Dans ce sous-genre, plusieurs espèces manquent d’ongles et ont le pouce très-petit ; elles sont en général peintes et diaprées des plus vives couleurs. Les unes présentent des pores aux cuisses; d’autres n’en présentent pas.

Gecko des mi railles. Gecko fascicularis, Datid.; Laccrta Mauritunica , Grael., Sjrst. nat (. i, pars 3, p. 1001 (entre les Slet/toues); lAicesJa turc ica, Gmel., toc. vit., p. 1068 (entre les Gckkones)\ Geckosle, Lac. Quadr. Ov., t. i, Encycl. Rept., pl. 11, fig. lj le Slellion des anciens; Tarente des Provençaux, mol qui vient de Tarentola ou I 'errentola des Italiens; Carapata oij Garapale des Espagnols qui débitent les contes les plus absurdes sur cet innocent animal, et chez lesquels son nom, passé dans diverses colonies pour désigner d’autres Sauriens soi-disant malfaisants, est devenu comme un terme -d’horreur et de dégoùl pour

(KJ

GEC

désigner un objet importun , dangereux et persécuteur. Cet animal se trouve en Egypte, en Barbarie, dans l'Espagne riveraine orientale, en Provence, en Italie, en Grèce, et jusqu'en Syrie. Il semble propre au bassin de la Méditerranée; il y habite en sécuriléparmi les pierres, non -seulement des ruines, mais des demeures actuelles de l'Uomme. On l'y voit poursuivre jusqu'à l'ombre des insectes volants dont il fait sa proie.

Gecko Geitje. Lacerta Geitje de Sparman , Gmel., loc.cit ., p. 1068. Il passe, au cap de Bonne-Espérance, pour un animal fort dangereux, quoiqu'il n'en soit peut-être rien; il se niche, dit -on, dans les coquilles vides des Limaçons du pays. Le Gecko à gouttelettes de Daudin ; Gecko de Lacëpêde, toc. cil., pl. 39, qu’on a confondu avec le Gecko des murailles, mais qui habile l’Archipel de l’Inde; le Gecko à bandes, Laccrta dilata, Gmel., toc. cit., p. 1007; enfin, les Gecko inunguis, occcllatus et Cepedianus, figurés dans la planche 5 du tome tv du Règne Animal par Cuvier, sont les autres espèces du sous-genre qui nous occupe. Le Sectateur dont on fait un Anolis pourrait, selon Cuvier, lui appartenir encore.

IltmntcTYi.K, Ilemidactyti. Les Geckos de ce sous-genre ont la base de leurs doigts garnie d'un disque ovale . formé en dessous par un double rang d'écailles en chevron; du milieu de ce disque s'élève la deuxième phalange qui est grêle et porte la troisième ou l'ongle à son extrémité. Les espèces connues d'Hémidactyle ont toutes cinq ongles et la rangée de pores des deux côtés de l'anus. Les écailles du dessous de leur queue sont en forme de bandes larges comme celles du ventre des Serpents.

Gecko Tokaik. Perrault, Mém. sur les Anim..3r part., pl. 67, Gecko tubercutosus, Daud.; Animal de Siam, long d'un pied et marbré de brun ou de bleu. — Le Gecko de Java, que Bontius avait déjà connu, et dont le cri, selon ce naturaliste, détermina le iiqiii de tout le genre; le Gecko triedru» de Daudin, ainsi que sou Spinfeauda et le Steltio Mauritanien* de Schneider, qui pourrait bien n’ètre que la première de ces deux espèces, appartiennent à ce sous-genre.

ü"t Théc a dactyle , J'hecadactyti ». Ces animaux ont les doigts élargis sur toute leur longueur, et garnis en dessous d'écaiHes transversales comme les précédents; mais ces écailles sont partagées par un sillon longitudinal profond, où l'ongle peut se cacher entièrement. Ils n'ont pas de pores aux cuisses, et leur queue est garnie de petites écailles en dessus et en dessous. La plupart manquent d'ongles aux pouces seulement.

Gecko lisse. Gecko lœvis de Daudin; Lacerta apicauda , Gmel., toc. cit ., p. 1068; Steltio perfoliatus de Schneider. Ce Sauuen est assez commun aux Antilles, où H est plus fréquemment appelé Mabouya , nom également appliqué à plusieurs Anolis, marbré de brun et de gris eu dessus et de petites- écailles tuberculeuses. Il acquiert jusqu'à dix pouces de longueur. Il est fort sujet à perdre sa queue qui repousse aisément, mais, le plus souvent, avec des formes monstrueuses, qui lui ont mérité les noms de Perfulié et de Rapicaude que lui donnèrent les naturalistes.

Gecko oi Surinam. Gecko Suriname nsi» de Daudin.

De même que le précédent. Il se trouve à la Guiane. — Le Gecko squatidui d’Hermann, appartient encore au sous-genre des Tliécadaclyles.

tüi- Ptyodactyles, Ptyodactyli. Ce sous -genre, dont le nom vient du mot grec qui signifie un éventail, est caractérisé par le bout des doigts, qui seul est dilaté en plaques dont le dessous est strié longitudinalement et en divergeant du centre à la circonférence. Le milieu de la plaque est fendu, et l’angle placé dans la tissure; des ongles fort crochus existent à tous les doigts. Les Plyodaclyles peuvent être divisés en deux groupes :

* Ceux qui ont les doigts libres et la queue ronde.

Gecko ses maisons. Lacerta Gecko, L. . itasselq., //., 506, Gmel.. toc. cit., p. 1068; Encyclop. Repi,, pl. 10, fig. 6; Gecko . te re» de Laurenti et tobatus de Geoffroy de Saint - Hilaire. Cette espèce, placée par Schneider entre les Stellions, sous le nom d Hasselquistii , est l'une des plus anciennement connues dans I l'ancien monde; elle habile les côtes de l’angle oriental et méridional de la Méditerranée. C'est aussi un des Lézards les plus communs en Egypte et en Syrie; il ( évite les murs secs, élevés, brûlés du soleil ou assainis i par les soins de l'homme, pour vivre dans les trous des caves et les souterrains humides, où il semble fuir la lumière que recherche le Gecko des murailles. Cette espèce est hideuse; elle fait entendre une sorte de coassement. Ses doigts causent sur la peau, quand ils s’y appliquent, une sorte d'inflammation qu'on attribue à la présence de quelque venin, mais qui ne provient, sans doute, que de la piqûre des ongles. Dans l'horreur qu'il leur inspire, les habitants du Caire l'appellent Abou-Uurs, ce qui signifie père de la lèpre; mais ce n’est pas une raison' pour que cet animal fût connu des Hébreux, si sujets au mal horrible dont il est question dans toute leur histoire et qu'ils communiquèrent, lors de leur dispersion, à l’Europe grossière, ainsi qu’au temps où les croisades mirent en rapport avec l'Occident le recoin du monde que la lèpre avait infesté de tout temps.

A cette division appartiennent, dit Cuvier, plusieurs Geckos de l’archipel des Indes, parmi lesquelsse trouve le Porphyré que Daudin a cru. à tort, de l'Amérique, et synonyme du Mabouya des Antilles. On a vu que ce Mabouya était le Gêcko lisse.

/3 A queue bordée de chaque côté d'une membrane, avec les pieds à demi palmés; ce sont les l'roplalesde Daudin.

Gecko frangé. Gecko fimbriatus de Schneider, ou la Téle-Plate de Lacépède, Encyclop. Repl., pl. 11, fig. 2. Cette espèce parait être le /■Vimo-rafi/ara de Flacourt , dont il a déjà été question , et sur laquelle les habitants de Madagascar racontent les mêmes erreurs qu'on débite sur les diverses espèces de Gecko» qui se trouvent ailleurs. I ne bordure particulière, qui règne le long de la queue et des flancs, caractérise le Frangé, et lui a mérité son nom. Cet animal vil sur les arbres. On cite encore comme propre à Madagascar un autre Gecko appelé Sarroubé, qui n'aurait pas de franges à la queue et qui manquerait de pouces aux pieds de devant.

Gecko Fovette-Queui. Lacerta caudiverbera , L.,

Gtnel., toc. cit.f p. 1058. Feuillue le premier üt connaître celte espèce qu'il observa dans une fontaine des Cordilières au Pérou. Elle est noirâtre , longue d’un pied, dépourvue de franges au corps, mais eu présentant sur les côtés de la queue qui est au*«i munie d’une crête.

GECKOIDE. Geckoides. rept. y. Gecko, sous-genre Phyllure.

GECKOTE. Rk.PT . Synonyme vulgaire de Gecko des murailles, espèce du genre Gecko. tr. ce mol.

GECKOT1ENS. rept. Quatrième famille de l’ordre des Sauriens dans la méthode naturelle de Cuvier, tellement bien circonscrite, que toute distincte qu’elle est des plus voisines, elle ne contient qu'un seul genre, le genre Gecko. ce mot.

GEDIUTE. mi*. Substance particulière, en masses cristallines . présentant une texture fibreuse, radiée, un peu lamellaire, d'un brun rougeâtre, avec quelques reflets métalloïdes ; rayant difficilement le verre ; rayée par le quartz; fragile sous le marteau, et se réduisant en poussière d'un jaune fauve; pesanteur spécifique, 3,2; fusible au chalumeau en émail noir, scoriacé; insoluble dans les acides; donnant par l'analyse : Silice 30; Protoxyde de Fer 45; Alumine 0,3; Magnésie 4; Chaux 0,7; Eau 2. Celle substance a été découverte par D'Archiac, aux Pyrénées, dans la vallée de Heas, près de Gèdre.

GKEIllA. bot. Syn. d 'Enourea d'Aublet. y. ce mot.

GEHI.EMTE. sn. Nom donné par Fuchs, en l'honneur du chimiste Gehlcn, à une substance minérale en cristaux rectangulaires, trouvée dans la montagne de Mozzoni, près de Fassa en Tyrol, dans une gangue calcaire. Elle est d’un noir grisâtre; sa surface s’altère et se recouvre d'un enduit jaunâtre. Elle raye fortement le Spath -fluor; pèse spécifiquement 2.9t$; fond avec difficulté, au chalumeau, en un globule d'un vert jaunâtre. Elle contient, d'après l’analyse de Fuchs, 20,04 de Silice, 35,50 de Chaux. 24,80 d'Atuininé.G,5G (l'Oxyde de Fer; perte, 5.5V. Les minéralogistes ne sont |>oint d'accord sur la place que ce minéral doit occuper dans la méthode. Cordier le considère comme une variété d'Idocrase, et Léman comme une variété de son espèce Jamesonile. qui comprend les substances nommées Andalousie et Feldspath Apyre.

GEIIl PH. bot. L'arbre cité sous ce nom par C. Bau- Ima cl Daléchamp comme originaire de l'ile Trapobane, n’est pas connu. Il faudra le rechercher à Ceylan ou à Sumatra. Les noix que contient son fruit doivent fournir une huile médicinale fort estimée dans le pays.

GEUYDROPHILE. moll. Férussac, dans ses Tableaux systématiques, a proposé de réunir sous ce nom, dans le quatrième ordre, les Pulinonés sans opercule, tous les Mollusques qui . quoique vivant dans l'eau , respirent l'air et sortent souvent de leur demeure liquide pour vivre sur la terre. Ce sont les Amphibies des Mollusques. Ce second sous ordre des Pulmonés sans opercule ne comprend qu'une seule famille, les Auricules, qui. ellein ê me, présente quelques doutes à l'égard des genres que Férussac y fait rentrer, y. Airiccle.

GEIGERIE. Geigeria. bot. Genre de la famille des Synant Itérées, établi par Griesselich, qui lui assigne

i pour caractères : capitule mulliflore . hélérogame ; Heurs de la couronne ligulées, femelles et disposées sur un seul rang; celles dn disque tubuleuses, à cinq dents et hermaphrodites; réceptacle conique, ayant des fimbrilles pileuses au lieu de bractées ; involucre imbriqué, à écailles extérieures lâches, foliacées et appliquées sur le» intérieures qui sont plus roides et serrées entre elles ; akène subtrigone, atténué à sa base qui est garnie de poils; extrémité de l'aigrette pourvue de deux rangées de paillettes ovales. La seule es|>èce connue. Geigeria Af ricana, est une très-petite plante herbacée, à racine ou rhizome simple et ligneux, à tige très-courte et presque dichotome, à feuilles linéaires, serrées et très entières; les capitules sont fascicules, sessiles et composés de fleurs jaunes.

GEIJKRE. Gcijera. bot. Genre de la famille des Rutacée's. établi par Scholt qui lui assigne pour caractères : calice â cinq divisions; corolle composée de cinq pétales ovales, étalés ou recourbés; cinq étamines insérées sous le disque, plus courtes que les pétales; â filaments subulés et dressés, à anthères ovales; disque orbiculaire. charnu, plan, court, avec cinq sillons sur son contour ; ovaire posé sur le disque et â cinq loges ; style lisse, s'élevant du centre de l'ovaire ; stigmate en télé. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux à rameaux alternes, à feuilles alternes, glabres, courtement péliolées, lancéolées et très -entières. L'inflorescence ! est terminale, courte, en panicule composée d'un petit nombre de fleurs. Le type du genre, Geijera talicifoiia, est de la Nouvelle-Hollande.

GKINE. bot. Nom donné, par Berzélius, au produit particulier que Braconnol avait précédemment appelé Ulmixe. y. ce mot.

GEIRAN.mam- ( Gemetti-Careri .) Synonyme d'A uti- ( tope gutturosa, sans doute par corruption du nom de Tzeirau qu'on donne â cet animal dans sa patrie, P.

} AîlTILOPI.

GElSSODEA. bot. (Lichens.) Mot employé par Veni tenat pour désigner une tribu de Lichens remarquables | par leur lhallut dont le» bords offrent des découpures . imbriquées. Cotte tribu correspond â Y hnbricaria d'A char, adopté comme genre par De Caudolle. et réuni postérieurement par Achar lui-même à sou genre Par melia. y. Imbricaire et ParmElie.

GE1SSCHDK. Gessois. bot. Ce genre, établi par Labillardière, daus la Décandrie Monogyuie, offre pour caractères : un calice divisé en quatre sépales ; point de corolle; dix étamines exsertes et hypogynes; un style bipartite; un fruit siliquiforme, alloqgé} bilocu | laire, renfermant plusieurs semences ailées et imbriquées. Labillardière a donné le nom de Geisshis race ni osa , à la seule espèce qu'il ait admise dans ce genre; c’est un arbre à feuilles quinato-digilées, dis ! colores en dessous , à stipules opposées , grandes et ’ ohlongues, à fleurs réunies en grappes. Un le trouve â ! la Nouvelle-Calédonie.

GEISSOLOME. Gcisso/oma. bot. Genre de la famille des Pénéacées, établi par Lindley qui lui assigne pour caractères : périanlhe coriace, coloré, divi»é en quatre segments ovales, égaux , étalés sous l'anthère; estivation imhricative; huit étamines insérées au périanthe

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