H Y D II Y D
HYDAT1CE. Hydaticua . bot. Coléoptère# pentamère#; genre de la Famille de# Carnassier#, tribu de# Dylisciens, établi par Leach qui lui assigne pour caractères : palpes maxillaires cornées, barbelées intérieurement; corselet transversal; abdomen composé de sept segments, dont les trois premiers soudés entre eux; pieds antérieurs déjetés extérieurement, les postérieurs ciliés et munis de deux ongles égaux, avec les quatre premiers articles également ciliés en dessous. Le Dr Evicbson, qui a travaillé de nouveau ce genre, le divise en trois sections; il place dans la première le Dytiacus auitnavus de Sturm; dans la seconde les Dytiacua cinerena , Lin., bilincatua , Sturm, et sovatuê, Fab. ; la troisième renferme les Dytiacua hybtterf, Fab., tranacersatia , Sturm, et slagnalis , Fab. Toutes ces espèces sont européennes.
HYDATIDE. Hydatia. int. Les auteurs anciens et plusieurs helminthologistes modernes ont désigné, sous le nom d'Ilydalides, des Vers intestinaux vésiculaires, qu'ils réunissaient en un seul genre et que d'autres ont divisés en plusieurs qu'ils ont appelés Acéphalocysle, Cœnure, Cysticerque, Échinococque, Floriceps, etc. V . ces mots. De sorte que le genre Hydatide, considéré sous le rapport de l'histoire naturelle, n'existe plus et qu'on doit le conserver pour ces productions morbides, formées par un kyste sécréteur, contenant dans sa cavité une humeur limpide. Les llydatides, comme les autres tumeurs enkystées, sont des productions organisées, accidentelles, soumises à la vie générale de l'animal qui les renferme, et qui n'ont point l'individualité des Yers vésiculaires : ces derniers sont de véritables animaux , doués d'une vie particulière, vivant dans l'intérieur d’autres animaux; ce qui les distingue d’une manière très-marquée des tumeurs auxquelles on doit réserver le nom d’Ilydalides.
HYDAT1FORME. Hydatifonnia. zool. C'est-à-dire qui a la forme d’une poche.
ITYDATIGÈNE. iîit. Bloch a réuni sous ce nom plusieurs Vers vésiculaires que Rudolphi a réunis aux Cysticerques. Le genre proposé par Bloch a été adopté par quelques naturalistes. Dallas a décrit un Tœnia Hydatigena dans son Elenchun Zoophytorum , p. 415.
H YDATIGÈRE. IUT. Balsb a proposé sous ce nom, une sous-division générique pour un petit nombre de Cysticerques que Rudolphi n’a point adoptée. Néanmoins Lamarck a cru devoir la conserver dans son Histoire des Animaux sans vertèbres. F. Cysticerqüe.
HYDATIQUE, llydaticu», ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Ilydrocanlhares, établi par Leach qui lui assigne pour caractères : antennes grêles et sétacées, avec le dernier article pointu; palpes labiales terminées par un article ovalaire, semblable à celui qui le précède; corps de forme ovale, bombée; tête un peu moins large que le corselet qui est transversal et arrondi sur les côtés; les trois premiers articles des tarses intermédiaires élargis et comprimés; ceux des antérieurs très-larges dans les mâles, formant une palette arrondie, et garnis en dessous de quelques ventouses disposées sans ordre.
Hyoatiqce cendré. IJydalicus cinerena, L. ; Dy-
tiscuê cinerena, Oliv., Enf. 3. n° 40, p. 17. pl. 4, f. 32. Il est d’un jaune fauve en dessous , et d*un brun moucheté de jaune sur les élylres dont le bord latéral est de cette couleur, ainsi que le milieu du corselet et le devant de la tète; les bords antérieur et postérieur du corselet presque en entier, et le sommet de la tête, sont noirs; celle-ci est marquée en outre d’une tache noire, en forme de chevron. On remarque sur les élylres trois rangées de points enfoncés et écartés. Taille, six lignes. Europe.
Les Dytiacua hybneri , tronsret salis, zonatua et atagnmtia appartiennent également à ce genre.
IIYDAT1S. Int. F. Hydatide.
HYDAT1TES. polyp. Nom donné par Bertrand à des Asilaires fossiles.
11YDATULE. Ce nom a été donné â des Vers intestinaux vésiculaires, par quelques anciens helminthologistes.
HYDÈRE. Hydera. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères. section des Pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Macrodaclyles , établi par Lalreille (Fam. nat. du Règne Anim.) qui lui conserve le nom de Potamophile. F. ce mot.
IIYDNE. Ilydnum. bot. Ce genre est l'un des plus singuliers de la famille des Champignons, par les formes très-variées et souvent bizarres qu’il présente. Son caractère essentiel est de porter à sa surface inférieure une membrane fructifère, hérissée de pointes ou d’aiguillons plus ou moins longs, coniques ou comprimés. C'est vers l'extrémité de ces pointes que sont insérées, sur la membrane, les Ibèques ou capsules membraneuses et microscopiques qui renferment les sporulcs. Tantôt cette membrane et ces aiguillons sont à la surface inférieure d’un chapeau régulier, arrondi, ordinairement évasé et en forme d’entonnoir, supporté sur un pédicule central ou latéral, et alors ces Champignons ont grandement l'aspect des Polypores et des Bolets coriaces; ils croissent sur la terre. Tantôt le chapeau , déjà très-difforme , s’insère latéralement sur le tronc des arbres. Dans plusieurs de ces espèces les aiguillons s'allongent, deviennent cylindriques, et ces Champignons, le plus souvent durs et coriaces, ont l’aspect d’une soiie de barbe implantée sur les troncs des arbres. Quelquefois le chapeau disparaît presque complètement et adhère, par toute sa surface, au bois sur lequel il croit ; ce n'est plus qu'une couche mince, adhérente sous les rameaux des arbres morts et couverte par la membrane fructifère; enfin, dans quelques cas, ces Champignons prennent une forme tout à fait irrégulière, il n'y a plus de chapeau distinct; tantôt la lige se divise en rameaux irréguliers, presque comme dans les Clavaires, garnis inférieurement de pointes longues et cylindriques; tantôt la tige est simple et se termine par un bouquet d’aiguillons roides et allongés qui ont fait comparer ces Champignons à un Hérisson. Ces Champignons varient autant par leur texture que par leur forme; ils sont quelquefois durs et coriaces comme les Polyporesqui fournissent l’aiuadou ; d’autres fois ils sont charnus et tendres comme la plupart dos Clavaires. Ces dernières espèces peuvent fournir un aliment sain et agréable; les espèces comestibles se
li V D
II Y D
divisent en deux groupes : les unes appartiennent à la section des Uydnes à chapeau porté sur un pédicule central; tels sont leaHyduutn imbrication , Hydnum répandu»! , etc. Lorsqu'ils sont crûs, leur goût est âpre et acerbe, mais après avoir été cuits ils deviennent assez agréables ; cependant leur consistance est toujours ferme et même un peu coriace. Les autres appartiennent à la dernière section ; le plus estimé est l'Hydne rameux de Bulliard, Hydnum coralloide» , l'ers.; sa Mge est très-rameuse, terminée par des faisceaux d'aiguillons cylindriques; il est blanc; sa chair esl tendre et d'un goût très agréable ; elle fournit un aliment trèsrecherché dans les pays où celle plante croit, mais elle est en général assez rare. On la trouve particulièrement dans les grandes forêts de l'est de la France et de l'Allemagne. sur les Hêtres et les Sapins.
UYDÎNOCAKI'E. Ilydnocarpu ». bot. Genre de la Polygamie Diœcie, L., établi par Gærtncr (de Fruit., i, p. 288, tab. GO), et ainsi caractérisé : Heurs polygames; les hermaphrodites ont un calice à cinq sépales, les deux extérieurs ovales; une corolle à cinq pétales velus sur leurs bords, et munis chacun d'une écaille placée à sa base intérieure; cinq étamines; ovaire couronné par un stigmate sessile; baie sphérique terminée par quatre tubercules réfléchis, et offrant quatre placentas polyspermes. Outre ces fleurs, ou en trouve des femelles qui ne sont ainsi unisexuées que par l'avortement des étamines. Ce genre avait été rapporté aux Khamnées. mais De Candolle (Prodrom.Sjrtt. Feget., 1, p. 337) l'a placé dans la famille des Flacourtianées de Richard père, et dans la troisième tribu à laquelle il a donné le nom de Kiggellariées. F. ce mot. UHydnocarpug intbriutts, Yalil, Symbol., 3, p. 100, Hydnocarpu* r enenata, Gærln., loc. cil., est un arbre dont les rameaux sont flexueux , les feuilles alternes, pétiolées, lancéolées, glabres, luisantes cl légèrement dentées en scie. Les fleurs hermaphrodites et les fleurs femelles sont placées sur des pieds séparés; elles sont disposées presque en ombelles, et en grand nombre sur des pédoncules très -velus et axillaires. Cet arbre est indigène de l'ile de Ceylan, où, au rapport d'Hermann, les fruits sont recherchés avidemeul par certains Poissons qui en soûl enivrés, et acquièrent des qualités vénéneuses.
HYDNOPHORE. Hydnophora. poly f. Fischer, dans les Mémoires de la Société des naturalistes de Moscou , a réuni sous le nom d'Hydnophore, un groupe de Polypiers madréporiques, la plupart fossiles, appartenant au genre Monliculaire de Lamarck. Le nombre des espèces fossiles, dans ce genre, est maintenant plus considérable que celui des espèces vivantes. Peut-être offrira -l- il par la suite moins de différence, si, comme ou doit le soupçonner, des moules ou des empreintes d'Astrées fossiles ont été prises pour des Moitliculaires, par des naturalistes qui n'ont pu observer que la superficie des masses et non leur intérieur.
HYDNOPHYTE. Hydnophytum. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par Jack pour une piaule de l’archipel de l’Inde, que Sprengel avait provisoirement placée dans son genre Lasioaloma,e l à laquelle le docteur Blume en a ajouté une seconde qu’il a découverte
dans l'ile de Java. Caractères : bords du calice entiers; tube de la corolle court, velu intérieurement, son limbe est plan et quadrjflde; quatre étamines insérées sur l'oriflce de la gorge, à filaments courts; ovaire cou runué d'un disque, à deux loges contenant chacune un ovule; uu style filiforme; un stigmate bilobé. Le fruit consiste en un drupe succulent, renfermant deux nucules monospennes. plans sur la face interne, convexes à la face opposée, revêtus d'une arille coriace; embryon exalbumineux et dressé.
Utdxopbyte des Fournis. Hydnophytum Formicar/um, Jack; l.aaioaioma Formicarium , Spreng. Arbrisseau à base tubéreuse, à feuilles opposées, presque sessiles, ovales, arrondies au sommet; à stipules petites, géminées; à fleurs axillaires.
Htdxophytk des HoxTAOBts Hydnophytum montanum , Blume. Bydrag. hui., 050. Ses feuilles sont courtemenl pétiolées, oblongues et obtuses. Celle piaule croit snr les arbres des montagnes boisées de la province de Builenzorg, dans l'ile de Java.
IIVDNORA. bot. F. Apdyteia.
Il Y DM M. bot. Synonyme de Hydne.
U Y DBA. polyp. F. Polype.
IIYDKA. INT. Quelques naturalistes ont donné ce iiom à des \ ers intestinaux vésiculaires, que l’on a reconnus appartenir à d’autres genres d’Lulozoaires.
UYDRACUNA. ms. Nom donné par Fabricius à uu genre de Coléoptères de la tribu des Hydrocanlbares, que Latreille désigne sous le nom d'Iiygrobie. F. ce mot.
HYDRACUNE. Hydruchna. arachx. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des Hydrachnelles (Latr., Fam. nal. du Règne Anirn.), établi par Millier qui rangeait daus ce genre toutes les Acarides de Latreille qui ont huit pattes ciliées propres à la ualation. Ce genre, restreint par Latreille, a pour caractères essentiels : bouche composée de lames formant un suçoir avaucé ; palpes ayant un appendice mobile à leur extrémité.
Les Hydrachncsavaienlélé confondues jusqu'à Olhon- Frédéric Muller avec les Milles. Degèer en avait seulement fait une division particulière. Le premier de ces auteurs les en a séparées, et en a douné, en 1781, une Monographie enrichie d'excellentes figures. Fabricius les a réunies à ses Trombidions, mais il les a ensuite distinguées dans son Système des Aulliales, et leur a donné le nom il'Atax, ayant déjà employé ailleurs la dénomination il'Hydrachna. F. ce mot. Jean- Frédéric Hermann a fait, dans son Mémoire Aptérologique, un changement au nom de ce genre, qui convient bien mieux pour désigner ces animaux, mais qui est beaucoup plus dur à l’oreille; il les a nommés Hydrarachuea. Il remarque que Muller a varié dans les caractères qu'il assigne à ce genre, et que ceux mêmes qu'il donne en dernier lieu dans sa Monographie ne le circonscrivent pas d'une manière rigoureuse, et il en expose d'autres fondés sur les organes de la manducation de l'flydracbne géographique.
D'après les observations de Latreille, les organes de la manducation des Uydrachues de Muller offrent une assez grande diversité qui l'a conduit à la formation de plusieurs genres aux dépens du premier. Ce sont les
II Y D
II Y D
Reni es Eylai» et Lymnochares. V. ces mots. I.es Hydraclities. telles qu'il les a adoptées, sont de petites Arachnides qui vivent uniquement dans les eaux tranquilles et stagnantes où elles sont très communes au printemps. Elles courent avec célérité dans l'eau avec leurs huit pattes qu'elles tiennent étendues et qu’elles meuvent continuellement. Leur natation, sous ce rapport, diffère beaucoup de celle de plusieurs insectes aquatiques qui paraissent plus nager que marcher. Les Hydrachnessont carnassières; elles se nourrissent, soit d'animalcules peu visibles à l'œil, soit d'autres petits insectes, de larves, de Tipules, de Mouches, etc. Les plus grandes n'ont guère plus de deux lignes de long. Les Hydraclines se rapprochent des Araignées par l'insertion des pattes. Le nombre des yeux et les antennules les rapprochent des Tiques, mais l’insertion des pattes et la tète moins marquée les en séparent. Ce qui leur est particulier, c'est que la télé et le corselet se confondent avec le ventre, et ne font qu'une seule pièce, de sorte que l’insecte ne parait être composé que du ventre et des pattes. Leur corps est généralement ovale ou globuleux; celui de quelques mâles sc rétrécit postérieurement d’une manière cylindrique, en forme de queue; leurs parties génitales sont placées à son extrémité ; la femelle les a sous le ventre. Le nombre des yeux varie de deux à quatre : Muller en a même compté jusqu'à six, mais il est probable que cet observateur s’est trompé. C'est du moins l’opinion de Lalreille.
Muller a vu souvent les Hydrachnes au moment de leurs amours; suivant lui, les mâles, ordinairement deux ou trois fois plus petits que les femelles, souvent même de couleurs différentes, ont une queue plus ou moins longue qui manque à l'autre sexe. Les organes sexuels sont placés au bout de cette queue, tandis que ceux de la femelle consistent en une papille placée sous le ventre; ils se font remarquer par une tache blanche au milieu de laquelle est un trou noirâtre. L'attitude qu’ont ces insectes au moment de leur réunion est trèsremarquable; le mâle nage dans sa situation ordinaire; la femelle s'approche derrière, s'élève obliquement, et fait en sorte que la fente de la tache blanche de son abdomen louche à l’ouverture d’un canal qui traverse la queue du mâle. On voit alors celui-ci entraînant la femelle, qui remue de temps en temps ses pattes postérieures, et tient les antérieures droites et étendues. Lorsque le mâle s'arrête de fatigue, la femelle remue de côté et d'autre sa queue , et la course recommence. L'accouplement a lieu au mois d’août et dure quelques jours de suile. Muller a trouvé plusieurs mâles au mois de septembre, mais|ioinlde femelles; il présume qu'elles se cachent dans le limon après la fécondation, et que c’est là qu’elles pondent leurs œufs. 11 a vu des individus de ce sexe déposer leurs œufs sur les parois d'un vase de verre; ces œufs étaient sphériques et rouges; ils prirent, dans l’espace d'un mois, la forme d'un croissant, devinrent pâles, et il en sortit de petites Hydrachnes n’ayant que six pattes et munies d'une trompe. Après plusieurs roues, elles parurent avec huit pâlies et semblables aux individus qui leur avaient donné le jour. Hermann a conservé quelques Hydrachnes près d'un
Üi9
an, dans un verre d'eau de lac, sans qu'elles aient pris d’accroissement sensible; plusieurs ont pondu des masses d'œufs rouges, qu'elles ont attachées aux parois du verre; il a compté environ cent œufs très- rapprochés à chacune de ces masses. Il avait déjà observé une autre espèce où ces œufs étaient distants et renfermés chacun dans une cellule propre et jaunâtre.
Ce genre se compose d'une assez grande quantité d'espèces, dont beaucoup sont propres aux environs de Paris. La plus commune, et celle qui sert de type au genre, parce qu'elle a été le mieux observée, est :
L'Hydbaciü'ik GtoGBSMHQiE. Hydrachtu i geogra phira, Muller, p. 50. tak. 8, fig. 3, 4 et 5 ; Lalr.. Hisl. nal. des Crust. et des Ins., t. vm, p. 33, pl. 07, fig. 2 et 5. Cette belle espèce, qui est la plus grande connue, a plus de (rois lignes de long; son corps est légèrement tomenlcux. Elle a quatre taches et quatre pustules rouges situées sur le dos ; chaque pustule est marquée d’un petit point noir dans son centre; les yeux sont rouges, très petits; les antennules sont composées de (rois articles, et de la longueur des trois premières paires de pattes; celles-ci sont noires, plus courtes que le corps, velues et composées de six pièces. Dès qu'on louche cette espèce, elle feint d'èlre morte pendant quelques instants.
HYDRAUINELLES. // ydracknellœ . abacupi. Famille de l'ordre des Trachéennes, établie par Lalreille, et comprenant les genres que cet illustre entomologiste a établis aux dépens du grand genre Hydrachne de Muller. Comme il renfermait des animaux très-différents les lins des autres par l'organisation de la bouche. les uns ayant de véritables mandibules ( Eylai» ), les autres n'ayant qu'un suçoir, Lalreille a fait trois subdivisions dont il a formé la famille des Uydracbnelles. Dans son dernier ouvrage (Familles nat. du Règne Anim.), il a retiré de celte famille le genre Eylals, et l'a placé daus la famille des Acarides; ses Hydracbnelles, telles qu'il les adopte, ont pour caractères : bouche en fonne de syphon; chélicères inarticulées et converties en lames de suçoirs; elles ne sont point terminées par un crochet ou doigt mobile. Celte famille comprend les genres Hydrachne, Lymnocliare, Arnuie, Dipiodonte cl Abace.
1IYDKÆME. Hydronia, ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Palpicornes, tribu des Hydropbiliens, établi par Kugetan et adopté par Lalreille (Fam. natur. du Règne Anim.), avec ces caractères : mandibules sans dents ù leur extrémité; palpes maxillaires fort longues, terminées par un article plus grêle, pointu; massue des antennes commençant au troisième article; corps oblong , déprimé en dessus; largeur du corselet ne surpassant pas de beaucoup sa longueur. Ce genre est très-voisin de celui des Élophores avec lesquels Fabricius avait rangé des espèces qui le composent, mais il en diffère par la forme du dernier article des palpes maxillaires qui, dans ceux-ci, est terminé par un article plus gros que le précédent. Il s'éloigne de celui des Spercbées par les mandibules qui sont bidenlccs à leur extrémité dans ce dernier genre. Le corps des Hydrænes est ovalaire, allongé, assez plan en dessus; le corselet est carré;
LjC
l’éciision n'cst point apparent . et les élytre* sont coriaces, dures et de forme allongée, dépassant l’abdomen. Les pattes sont assez courtes ; elles ne sont point ciliées ni propres à nager. Ces insectes, qui sont trèspetits, se trouvent sur les bords des eaux : on les voit quelquefois marcher à leur surface. Leurs mœurs et leurs larves ne sont point encore connues, et on pense qu’ils se nourrissent des végétaux aquatiques sur lesquels on les trouve. Dejean ( Cal. des Col., p. 50) mentionne six espèces de ce genre toutes propres à l'Allemagne, l’Illyrie, la Suède et la France; la plus connue et celle qui sert de type au genre est :
llviis *:ie des RIVAGES. Hydræna ri paria , Sturm. Kugell.; Hydræna iongipalpis, Sch.; Elephoru* mini mu*, Fahr. 11 est très-petit, noir, avec deux points enfoncés sur le front; on le trouve aux environs de Paris.
I1YDK ALGUES, bot. F. Hydbophttes.
UYDRANGÉACÉES. Hydrangcaceœ. bot. Dans son Analyse des Familles des plantes, Dumortier a proposé l'établissement des Uydrangéacées pour deux genres qui lui ont paru assez mal placés parmi les Saxifrag ées. La nouvelle famille prendrait rang dans sa division des plantes Endoxylées, c’est-à-dire dont le système ligneux est recouvert parle système cortical. Les caractères distinctifs consisteraient en une enveloppe florale doubleront l’intérieure polypétale, insérée sur le calice; fruit unique, pluriloculaire, polysperme, à placentaire symétrique; méricarpes capsulaires divergents à la maturité; deux à cinq styles; capsule totalement infère. Les genres Hydrangca et Deutzia composent la famille des Uydrangéacées.
HYDRANGÉE ou IIYÜRANGELLE. Hydrangca. bot. Ce genre, de la famille des Saxifragées et de la Décandrie Digynic , L., offre les caractères suivants : calice à cinq dents, adhérent à l’ovaire; corolle à cinq pétales; dix étamines; ovaire surmonté de deux styles et de stigmates obtus; capsule couronnée par les dents du calice, à deux loges polyspermes. et à deux valves terminées par deux cornes percées au sommet. Celte capsule se divise en deux parties par le milieu, lorsqu'elle est séparée du calice. Smith ( Icon . Pict., 1, p. cl tab. 12) a réuni à ce genre V Hortensia, qui, en effet, n’en semble pas distinct. Les autres espèces sont des plantes de l’Amérique du Nord, à feuilles opposées et à fleurs en corymhes ou en panicules. Celles des bords sont ordinairement mâles par avortement des organes femelles, et leurs corolles prennent beaucoup de développement, ainsi que cela a lieu sur le F iburnus Opulus. Les Hydrangca r uigaris, nirca et g Merci (oli a n'étant pas des plantes fort remarquables, il suffira de donner ici la description de l’espèce* suivante qui forme un des plus beaux ornements des jardins.
HvDRAXGtE Hortxisia, Hydrangca Hortensis, Smith; Hortensia opuloidc* , Lamk., Encycl. C’est un arbuste glabre, haut de six à huit décimètres, dont les liges se divisent, dès la base , en branches cylindriques, brunâtres, cl qui, par leur divergence, donnent à la plante l’aspect d’un buisson. Ces brandies sont garnies, de distance en distance, de feuilles opposées, péliolées, assez grandes, ovales, pointues, den-
tées, glabres sur les deux faces, d’un beau vert, et marquées de six à sept nervures principales. Les corymbes de fleurs naissent au sommet des liges et des rameaux; ils sont souvent accompagnés de trois ou quatre autres qui naissent des aisselles des deux paires de feuilles supérieures. Chaque corymbe est composé de quatre, cinq ou six pédoncules communs, qui partent presque tous du même point et qui se subdivisent en plusieurs pédicelles : les uns simplement bifurqués, les autres à trois ou quatre rayons qui soutiennent chacun une fleur. Il y a deux sortes de fleurs; la plupart sont stériles et formées presque en totalité par cinq à six folioles pélaliformes, persistantes, arrondies, veinées, et à l’intérieur desquelles on voit les rudiments des organes floraux. Cet assemblage de folioles que l’on a pris pour un calice, n'est, ainsi que le professeur De Candolle l’a indiqué (Théorie élémentaire de la Botanique, 2* édit., p. 102). que des bractées qui se sont ainsi développées, parce qu'elles se sont appropriées les sucs destinés à la fleur. On trouve quelques fleurs complètes dans les bifurcations des pédoncules et cachées par les fleurs stériles qui forment la surface du corymbe. Souvent, à l’extrémité de chaque rameau, il naît un corymbe de fleurs; la plante est alors presque entièrement couverte de fleurs ordinairement d’un rose tendre, quelquefois bleuâtre, et cette floraison dure pendant deux ou trois mois. Si. d'un autre côté, on prend en considération la beauté du feuillage de l'Hortensia, on conviendra que ccl élégant arbuste méritait la faveur dont il a joui en Europe lors de son introduction dont la date est assez récente, et celle dont les Chinois ainsi que les Japonais lui accordent toujours. Ses fleurs, en effet, sont presque toujours représentées sur les papiers cl les peintures chinoises que l’on apporte en Europe.
V Hortensia exige une terre substantielle, et des arrosements fréquents pendant tout le cours de sa végétation. Il faut, durant l’été, le placer à l’abri du vent et dans une situation à demi ombragée. On le multiplie par marcottes faites avec les rameaux inférieurs que l’on doit ployer peu à peu à cause de leur roideur. La reproduction de cet arbuste s’opère aussi par des boutures faites en pot sur couche, à l’instant où la plante entre en pleine sève, c’est-à-dire vers le mois de février. Elles commencent à s’enraciner au bout de quinze jours, et elles fleurissent au mois d'août. On prétend qu'une terre où l’on fait entrer de l'oxyde de fer en quantité assez considérable, fait naître sur Y Hortensia des fleurs d’un bleu violet très-agréable.
HYDKANTHEMA. bot. Le genre auquel Unie donne ce nom dans sa Classification des Algues, parait avoir été fait d’après l’inspection d’échantillons d’herbiers et i de figures grossies, données par plusieurs algologues.
: S'il était dû aux observations propres d'un naturaliste j aussi exercé que son auteur, il ne renfermerait pas des 1 êtres aussi disparates que reux qui s’y trouvent artificiellement réunis. Ce genre ne saurait être conservé.
HYDKAPOGON. bot. L'un des synonymes de fiuscu* acnlcatn*. F. F bagou.
HYDRARACIINE. iss. C’est-à-dire Araignée d'eau. 1 Synonyme d’Hydrachne. F. ce mot.
II Y D
HYDRARGILLITE. mis. Synonyme de Wavellite. V. ce mot.
HYDRARG1RE. Hydmrgira. pois. Le genre établi sou* ce nom par Lacépéde, rentre dans le genre Pœcilie. y. ce mot.
HYDRARGIRUM. ma. V. Merccre.
HYDRASPIDE. IJydraapit. iErr.Th. Bell a proposé la formation de ce genre nouveau, aux dépens de celui des Émydes, pour quelques espèces telles que les Trionyx longicollis, galeata, pianicep» , etc., qui présentent des caractères assez particuliers pour ne plus être confondues avec les Émydes; ces caractères consistent surtout dans la télé et le corps qui sont très-déprimés; dans le museau long et grêle, les narines rapprochées, le col extensible et allongé, les pieds aplatis et fortement palmés, le premier écusson vertébral excessivement large en avant, enfin toujours treize plaques sternales, ce qui n’existe pas chez les autres Cliéloniens digilés, excepté le Stemolhœru» Leachianus et les Chely». V. Éxyde.
HYDKASTE oc HYDRASTIDE. Hydrotlia. bot. Genre de la famille des Renonculacées et de la Polyandrie Polygynie, établi par Linné et caractérisé ainsi : calice à trois sépales ovales; corolle nulle; étamines et ovaires en nombre indéterminé; fruits charnus, rouges, réunis en tête et imitant ceux du Framboisier, composés de carpelles nombreux terminés par le style, uniloculaires, contenant une ou deux graines lisses et obovoldes. Miller (Dict.. n» I, et lcon., S, p. 190, tab. 185) a donné à ce genre le nom de tyameria.
V //y lirait ia C'a n ail etu is , L., est une petite plante dont les racines sont composées de tubercules charnus, d’une amertume extrême intérieurement, d’une couleur jaune très intense (d’où le nom de VcUow-root que lui donnent les Américains). Sa tige est herbacée, simple et uuiflore; elle porte des feuilles profondément divisées en trois ou cinq lobes dentés et aigus; les inférieures sont pétiolées, la supérieure est , au contraire, sessile. La fleur est blanche ou légèrement purpurine, terminale et pédonculée. Cette plante croit dans les lieux aquatiques du Canada , de la Pensylvanie, de la Virginie et de quelques autres États de l'Amérique septentrionale.
UYURASTON et HYDRASTINA. bot. Ce n’est point au Chanvre sauvage que Dioscoride donnait le nom iVf/ydraaton , d’où Hydraatina des Latins, mais au Galeopaia Telrahit, qui n’a nul rapport avec le Chanvre. encore que Lobel l’ail nommé Cannabit srl résilia. y. ÜALfiOPE.
HYDRATES, aiü. Proust a donné ce nom aux corps où l’eau entre en proportions déterminées et comme élément essentiel de leur composition. La plupart des Acides, des Oxydes et des Sels peuvent former de* Hydrates. Berzélius a démontré que, dans ces corps, la quantité d'Oxygène de l’eau est toujours un multiple par un uombre simple de la quantité d’Oxygène contenu dans la base salifiable. L’eau adhère plus ou moins aux corps avec lesquels elle est en combinaison. Il y en a qui ne la laissent pas échapper, lors même qu’on les expose à une chaleur rouge; tels sont les Hydrates de Potasse et de Soude. D’autres, comme la plupart des
Sels et des Oxydes métalliques, l’abandonnent à une température assez basse. L’étal d'Hydrate parait nécessaire à l’existence de certains Acides; du moins on ne peut les obtenir privés d'eau , sans qu’ils soient combinés avec quelque base. C’est ainsi que l’Acide nitrique le plus concentré retient toujours une quantité d’eau, qu’on ne peut lui enlever sans le décomposer en Acide nitreux et en Gaz oxygène.
HYDRE. Hydrua. rept. L’antiquité donna ce nom à l'un des monstres dont l’allégorique Hercule délivra la Grèce; il signifie proprement Serpent d’eau, et Linné, le retirant de la classe des Amphibies, le transporta dans celle qu’il appelait des Vers, afin d'y désigner ces Polypes auxquels les découvertes de Tremblcy et de Roèsel avaient donné tant de célébrité. Les erpélologistes modernes, s’en étant tenus à la signification primitive du mot Hydre, l’ont appliqué à un genre d'Ophidiens qui vit effectivement dans l’eau , et dont les plus belles espèces se plaisent dans les mers de la Nouvelle-Hollande et des contrées voisines. Pour éviter toute confusion en nomenclature, nous renverrons au mot Polype , et à cause de l’antériorité de désignation. l'histoire des Hydres de Linné, en nous occupant exclusivement ici des Hydres Serpents d’eau. Leurs caractères communs, bien observés depuis fort peu de temps, consistent dans leurs mâchoires organisées à peu près comme dans les Couleuvres et les Acrochordes, mais avec un moindre nombre de dents à la rangée extérieure, c’est-à-dire à l’os maxillaire, où la première de ces dents, plus grande que les autres, est percée d’un trou destiné à insinuer le venin, qu’on dit être fort dangereux.au fond des blessures faites par ces terribles armes. Ils ont en outre la partie postérieure du corps et la queue très-comprimées et conformées en rame, ce qui leur donne la faculté de nager au plus haut point de perfection : aussi se tiennent- ils perpétuellement dans les eaux ; on ne les voit jamais au rivage comme le Nalrix; et Lesson, qui en a observé un très-grand nombre dans les parages de la Nouvelle-Zélande, en a même distingué qui ne pouvaient pas plonger, et qui se tenaient sans cesse à la surface de la mer. Tous sc nourrissent exclusivement de Poissons. La plupart réunissent à l’élégance des allures la plus brillante variété de couleurs; quelques uns atteignent une assez grande taille. Cuvier les réunit en trois sous-genres dont les erpétologisles avaient fait, mais un peu légèrement, des genres distincts.
f Hydropbyue. Hydrophya. Ce sous-genre, distrait d'abord par Daudin des Hydres de Schneider, a pour caractères, dans cet auteur . la peau couverte d' écailles à peu près semblables, c'est-à dire presque homoderme; la queue comprimée, large, obtuse et servant de rame; la tète petite, non renflée, garnie de grandes plaques; une rangée d'écailles sous le ventre, elles sont un peu plus grandes que les écailles environnantes; l’anus simple et sans ergots. Les Hydrophydes sont tous des Serpents indiens, qui infestent les canaux et les mers du Bengale; ils s’y tiennent enfoncés dans la vase durant le jour, mais ils viennent vers le soir attaquer les animaux qui se baignent, ou le* personnes qui lavent. Les ancieus les ont connus et mentionnés d’une manière fort exacte. Roussel
Soi
en a' fait connaître plusieurs espèces parmi ses Serpents de Coromandel. Selon Cuvier, l'Aipysure, le Leioselasme et le Disteyre , décrits par Lacépède dans les Annales du Muséum, appartiennent au sous-genre dont il est question. Le Coluber Hydru» de Pallas \ V . Coclecvbe) devrait peut être se placer ici.
PtiAXiDE. Pelami». Ce sous genre, qui était aussi un genre pour Daudin, est caractérisé par la létc qui a de grandes plaques comme dansMe* Hydropliydes. mais oi) l'occiput est renflé, à cause de la longueur des pédicules de la mâchoire inférieure qui est très dilatable. Toutes les écailles du corps sont, sans exception, égales, petites et rangées comme des pavés. Ce sont ces animaux qui sont si répandus dans la mer du Sud, où l'on est loin d'en avoir observé le grand nombre d'espèces. La plus remarquable, et qui. conséquemment, est la mieux connue, est YAngui» Pluluru», L., Gmel., Syst. y (U. , xiii , p. 1 132. V Hydru» birolor de Schneider, qui parvient à six ou huit pieds de long, s'élance avec une grande agilité pour mordre; les habitants d'Otalli 1 particulièrement se montrent très-friands de sa chair. < Cbiksydrb. Chersydru». Ce sous- genre, dont Cuvier est le fondateur, a sa tète, aussi bien que le corps, couverte de petites écailles, et point de grandes plaques.
L’Oclai-Liipé de Java , Acrochonlu» faxciatu» de Schneider, qui est très-venimeux et qui habile le fond des rivières de certaines lies de la Sonde, est l'espèce de ' Chersydre la mieux connue. On en peut rapprocher 1 V Hydru» granulatu » du même auteur.
HYDRÈNE. ns. Pour Hydræne. ce mol.
HYDH1LLE. Hydrilia . bot. Genre de la famille naturelle des llydrocharidées. établi par le professeur Richard dans son Mémoire sur cette famille, et qui a pour | type le Serpicula rerlicillala de Linné fils. Ce genre peut être ainsi caractérisé : Heurs dioïques; les Heurs mâles sont sessilcs, renfermées dans une spathe uni- I llore, se rompant irrégulièrement; le calice est réfléchi; les trois divisions pélaloldes sont ohlongues. plus courtes que les extérieures; les étamines au nombre de trois; ! dans les fleurs femelles, l’ovaire est terminé en pointe à son sommet qui porte trois stigmates linéaires et indivis. Le fruit, pulpeux intérieurement et allongé, renferme un petit nombre de graines cylindriqnes-oblongués, éparses dans la pulpe.
V Hydrilia ovaii folia, Rich.. Mém. Inst., 181 1 , p.7G, t. 2, est une petite plante originaire de l'Inde; ses tiges sont grêles, rameuses; ses feuilles ovales, aiguës, finement dentées, verticillées par quatre ou cinq; ses fleurs mâles sont sessiles, renfermées dans une spathe globuleuse; les spathes des fleurs femelles sont allongées.
HYDRIODATES. Mire. Nom que portent les Sels résultant de la combinaison de l'Acide bydriodique avec différentes bases.
HYDRIODIQCE. ■!*. V. Acids.
IIYDHO-AÊRÉES. bot. Roussel, dans sa Flore du Calvados, a donné ce nom à la deuxième classe de ses Cryptogames, qui renferme les llydrophyles, où sont compris les Cliaragnes, lesTremctles et les Nostocs.
UYDROBATE. Hydrobata. ois. Vieillot a appliqué ce nom comme sous-générique, à une division du genre Cincle, et Lcsson a adopté cet arrangement. D'un autre
cûlé. Boyé a donné le nom d’Hydrobales aux Pelrelsllirondelles de Temminck. qui forment le genre Thallasidrome de Vigors.
liYDROBIE. Hydrobiu». ms. Coléoptères pentamères, genre établi par Leach dans la famille des Carnassiers, aux ilépensdes Hydrophiles et renfermant une partie des espèces dont le milieu de la poitrine est sans carène, et les antennes composées de neuf articles, dont le second conique; les tarses postérieurs à peine ciliés et comprimés. Huit espèces figurent dans ce genre, dont le Hydrobiu» fusripe»: Hrdrophiln» scarabœoide» , Fab. , peut être considéré comme le type.
HYDROCAMPE. Hydrocampa. ms. Latreillca établi ce genre de Lépidoptères nocturnes, que Duponchel a placé dans sa famille des Pyralites. II offre pour caractère* : palpes inférieures courtes, avec le dernier article nu et cylindrique; trompe longue; antennes simples; abdomen du mâle très-gréle; jambes postérieures trèslongues; ailes supérieures très-étroites, ayant leur sommet plus ou moins aigu et allongé, ne recouvrant pas absolument, dans l'état de repos, les inférieures qui sont ohlongues. Type du genre, le P. Polamogali» de Linné. Sa chenille se nourrit des feuilles du Polamo geton nalan»; elle applique, l'un contre l’autre, deux morceaux de celte plante, et fixe sa coque entre les deux portions de fpuilles qu’elle a découpées.
HYDROCANTHARKS. Hydrocanthari. ms. Tribu de l'ordre des Coléoptères, famille des Carnassiers, établie par Latreille et ayant pour caractères : antennes filiformes, terminées en massue dans quelques mâles, notablement plus longues que la télé, sans oreillettes à leur base; deux yeux; pieds antérieurs n'étant ni longs ni avancés en manière de bras; les quatre postérieurs n'étant point foliacés ou en nageoires. Les insectes de celle tribu composent le genre Dyiiscu» de Geoffroy. Ils passent le premier et le dernier élal de leur vie dans les eaux doures et tranquilles des lacs , des marais , des élangs, etc. Ils nagent très-bien et se rendent de temps en temps à la surface des eaux pour respirer. Ils y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter. Leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur derrière hors de Peau, soulèvent l'extrémité de leurs étuis ou inclinent le bout de leur abdomen, afin que l'air s'insinue dans les stigmates qu'ils recouvrent, cl de là dans les trachées. Ils sont très -voraces et se nourrissent des petits animaux qui font comme eux leur séjour dans l'eau; ils ne s'en éloignent que pendant la nuit ou à son approche. La lueur les adiré quelquefois dans l'intérieur des maisons. Leurs larves ont le corps long et étroit, composé de douze anneaux, dont le premier plus grand, avec la tète forte et offrant deux mandibules puissantes, courbées en arc, percées près de leur pointe; des petites antennes; des palpes, et de chaque côté six yeux lisses rapprochés. Elles ont six pieds assez longs, souvent frangés de poils et terminés par deux petits ongles. Elles sont agiles, carnassières , et respirent soit par l'anus, soit par des sortes de na- I geoires imitant des branchies. Elles sortent de l’eau pour se métamorphoser en nymphes.
HYDROCANTBE. Hydrocanlhu». ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu
Il Y D
Il Y I)
des Hydrocanthares . établi par Sa y qui le caractérise ainsi qu’il suit : antennes terminées en pointe et plus épaisses vers leur milieu ; dernier article des palpes labiales élargi, comprimé, point écliancré; une petite écaille à l’origine des pattes postérieures. Tels sont les caractères qui distinguent les flydrocanllies des Nothères et des Haliples; quant au reste, la plus grande analogie règne entre les trois genres.
HYDROCARABE. ms. V. OioMROfl.
HYDROCARBONATE DE CtlVRE. ans. V. Cnvat
CARBONATt.
UYDROCERATOPHYLLIM. bot. Synonyme de Cératophylle. y. ce mot.
HYDROCÈRE. Hydrocera. bot. Genre fondé par Diurne et qu'il a fait le type d’un groupe nouveau, voisin des Géraoiacées, des Balsaminées et des Tropœolées. Caractères : calice coloré, décidu, à cinq divisions inégales, l’inférieure prolongée, à sa base, en une sorte d'éperon; corolle bypogyne, composée de cinq pétales inégaux, alternant avec les divisions du calice, dont le supérieur voûté, les deux inférieurs taillés en coin à leur base et les intermédiaires plus petits; cinq étamines hypogynes, disposées autour de l’ovaire et connées à l’extrémité; anthères oblongues, biloculaires, déhiscentes parle sommet; cinq carpelles uniloculaires, réunis en un seul ovaire oblong, à cinq côtes; point de styles; cinq stigmates aigus. Le fmit consiste en une haie presque globuleuse, faiblement pentagone, charnue, à cinq loges contenant chacune un nuculo attaché à l’axe du fruit, grand, sillonné, terminé par le hile qui fait saillie; l'embryon est de la grandeur de la graine; les cotylédons sont assez étroitement appliqués l’un sur l’autre par leur face plane, la face opposée est convexe; la radicule est cylindrique et supère.
HydrocEre a fm ii i.es Etroites. Hydrocera angusli f'oha , Blume. Bydrag 1ml.. p. 941, id.. Impatiens angusti folia, Latal., pl. hort. Buit.. p. 49. L’est une plante herbacée, vivace, à tiges anguleuses; à feuilles alternes, pétiolées. exslipulées, penninervées. dentées; à pédoncules axillaires. muliiHores. Elle se trouve à Batavia, dans le voisinage des étangs, sur les terraius argileux et humides.
HYDROCHÆRUS. h ah. Syn. de Cahiay. y. ce mot.
HYDROCHARE. Hydrochnra. ixs. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Palpicornes, établi par Leach aux dépens du genre Hydrophile et comprenant tous ceux dont les deux sexes n’ont pas les tarses dilatés, y. Hydrophile et Hydroranmi.
HYDROCHARIDE. Hydrocharit. bot. Genre de plantes monocotylédones, qui a servi de type et a donné son nom à la famille des Hydrocharidées, et que Linné avait placé dans la Dicecie Ennéandrie. Ses Heurs sont dioïques : les mâles, renfermées plusieurs ensemble dans une spathe pédonculée et diphylle, ont les trois divisions internes de leur calice très-grandes et pétaloïdes. Les étamines, au nombre de neuf, portées sur six filaments bifurques, dont trois alternes, sont bianlbérifères, tandis que les trois autres sont terminés par une seule anthère, ou pour mieux dire, il y a douze étamines, dont trois avortent constamment. Le centre
. de la fleur est occupé par un tubercule qui parait être ! en quelque sorte le pistil avorté. Dans les fleurs femelles, la spathe est sessile et uniflore; on trouve six appendices filiformes, réunis par paires et séparés par trois gros tubercules; ils représentent les vestiges des étamines. L'ovaire est surmonté de six stigmates cunéiformes et bifides. Le fruit est une péponide ovolrie-allongéc, polysperme, offrant six fausses cloisons longitudinales; les graines sont recouvertes d'un tégument propre, épais, rugueux et comme formé par une multitude de petites vésicules très- rapprochées.
Ce genre se compose aujourd'hui d’une seule espèce : Hydrochat is Morsus-llancc, L., Rich., loc. cit.f t. îx, petite plante vivace, qui croit dans les mares et les ruisseaux de l'Europe, à la surface desquels elle étale élégamment ses feuilles réniformes. arrondies, entières. Ses fleurs sont diolques et blanches. Dose, Ann. Mus., 9, p. 596, l. 30, a décrit sous le nom d 'Hydrocharis spongia, une autre espèce originaire de l'Amérique septentrionale et dont le professeur Richard a fait son genre Limnobium. y. ce mot.
HYDROCHARIDÉES. Hydrocharidcœ. bot. Famille naturelle de plantes monocotylédones, à étamines épigynes, dont l'organisation est surtout bien connue depuis le l>eau travail du professeur L.-L. Richard sur celle famille (Mém. de l’Inst. Sc. phys., année 1811, p. 1 et suiv.). Les Hydrocharidées sont des herbes aqua tiques, dont les feuilles s’étalent ordinairement à la sur face de l’eau, rarement elles s'élèvent au-dessus. Ces feuilles, sessilet ou pétiolées, sont entières ou marquées de dentelures d’une extrême finesse. Les fleurs, renfermées dans des spalhes, sont, en général, dioïques. 1res -rarement hermaphrodites. Les Heurs mâles ont une spathe pédonculée ou quelquefois sessile. composée d'une ou de deux folioles. Ces fleurs, ordinairement réunies plusieurs ensemble, sont tantôt sessiles, tantôt pédiceilécs. Quant aux fleurs femelles et aux hermaphrodites, quand elles existent, elles sont toujours sessiles et renfermées dans une spathe uniHore. Quelle que soit la nature de ces Heurs, leur calice est toujours a six divisions : trois intérieures pétaloïdes, et trois extérieures calicinales. généralement un peu plus courtes. On trouve quelquefois en dedans du calice des appendices de forme variée qui manquent entièrement dans les genres munis de liges, et qui environnent les organes sexuels ou sont placés quelquefois au centre de la fleur. Le nombre des étamines varie d une à treize, qui sont plus courtes que le calice. Les anthères, continues avec leur filament, offrent deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L’ovaire est infère, quelquefois atténué à sa partie supérieure en un prolongement filiforme qui s'élève au-dessus de la spathe et qui tient lieu de style. Les stigmates, au nombre de trois ù six, bifides ou bipartites, quelquefois indivis, sont glanduleux du côté interne. A cet ovaire succède un fruit ovoïde allongé, qui mûrit sous l'eau et qui est assez souvent couronné par les divisions calicinales. Le péricarpe est charnu et comme pulpeux â son intérieur; il offre une cavité tantôt simple, tantôt partagée en autant de fausses cloisons qu’il y avait de lobes au stigmate; chaque graine est en quelque sorte renfermée
JSSi
dans une loge particulière, avec la paroi interne de la- i quelle elle contracte une intime adhérence. Ces loges, et par conséquent les graines qu'elles renferment, sont ; éparses. Ces dernières sont dressées, ayant un léguinent propre, membraneux, très mince, recouvrant im- j médiatemcnt l'embryon qui est droit, cylindracé, entièrement indivis à ses deux extrémités.
Tels sont les caraclères du groupe de végétaux qu'on nomme Hydrocharidëes. Linné, dans ses Fragments de familles naturelles, avait parfaitement senti l’affinité de* genres Hydrochari », Stratiotes et Faltisneria qu’il avait réunis en un seul groupe. Jussieu, Généra plant., a placé dans cette famille, outre les trois genres mentionnés ci dessus, les Nymphœa , Nelumbium , Trapa , Proserpinaca et Pistia. Mais de ces derniers genres dont deux sont dicotylédones, aucun n’appartient réellement à la famille des Uydrocharidées. Ce n’est que depuis le travail de Richard, comme ; nous l'avons dit en commençant cet article, que l'on a bien connu les caractères de celle famille et les genres qui doivent la composer. Ces genres peuvent être classés ainsi :
t Fruit à cavité simple.
• Herbe s munies d'une tige.
Elodea , Richard, toc. cit.; À nacharis , id.; Hyd ri lia, id.
" Herbes dépourvues de tige.
Fallisneria, Miclieli ; Hlyxa , Du Petit-Thouars.
■ft Fruit à cavité composée.
* Feuilles sessiles.
Stratiotes, L.; Enhalus, Rich.
** Feuilles pétiolèes.
Oltelia , Persoon; Limnobium , Richard; Hydrocharis, L.
IIYDROCULOA. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Monœcie Hexandrie. L., établi par Palisot- Rcauvois (Agroslographie. p. 135) avec les caractères suivants : Heurs disposées sur un chaume rameux. en épis simples, dissemblables, les un* terminaux, à locustes uniffores cl mâles, dépourvues de glume (tépicène) et ayant six étamines; les autres axillaires, à locustes uniffores femelles, sans glumes, munies de paillettes herbacées, d’un ovaire gibbeux. surmonté d’un style simple à la base et de stigmates très-longs et plumeux ; caryopse réniforme et sillonnée, offrant une pointe qui est le vestige d'un style latéral. Ces caractères, comparés à ceux du Zizania donnés par Richard (in Michx. Ftor. Dor. Amer., 1. 1, p. 74), n'en diffèrent aucunement. F. Zizaxie. Palisot- Beau vois a indiqué comme type de son Hydrochloa le Zizania notons de Michaux, mais ce sera sans doute le Zizania fluilans de cet auteur qu’il aura voulu désigner, car il n’existe point de Zizania avec le nom spécifique de natans.
IIYDROCIILORATES. Nom donné aux Sels produits par la combinaison de l’Acide hydrochlorique avec les bases.
HYDROCHLORIQUE. V. Acide.
HYDROCHOERUS. mam. C’est-à-dire Cochon d’eau. Le genre formé sous ce nom par Erxleben pour réunir le Tapir et le Cabiais ne pouvait être adopté, puis-
qu'il était composé d'un Rongeur et d'un Pachyderme.
HYDROCULS. Hydrochus. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Palpicornes, tribu de* Hydrophiliens, établi par Leach et adopté par Gennar, Latreille et tous les entomologistes. Ce genre se distinguede celui des Élopbores, avec lequel il avait été confondu jusqu'à présent, par la forme du corps qui est cylindrique et plus allongé. Le corselet des Hydrochus est plus étroit que lesélylres et la tète, tandis qu'il est de la même largeur que ces deux parties dans les Élophores.
Dejean (Cat. des Col., p. 50) mentionne quatre espèces de ce genre. La plus commune et qui se trouve à Paris, est V Hydrochus crenatus, Elophorus crenatus de Fabricius; il est long d’à peu près une ligne et demie, brun, avec trois côtes élevées, entre lesquelles il y a deux rangs de points enfoncés sur chaque élytre. Les pattes sont d'un brun moins foncé ou presque fauves. Il se trouve dans les mares aux environs de Paris.
HYDROCLATHHE. Hydroclathru. s. bot .(Hydrophytes.) Bory propose sous ce nom, l'établissement d'un genre de plantes marines qu'il est difficile de faire rentrer soit dans la famille des Fucacées, soit dans celle des llvacées, probablement voisin des Aspérocoques de Lamouroux ; sa consistance épaisse, cl son faciès l'en éloignent. Ses caraclères consisteront dans sa substance tenace, mais flasque, remplie de grains plus foncés, épars, serrés, ne saillant jamais à la surface des expansions, et formant des membranes qui, devenant cornées en se desséchant, sont percées d’une multitude de trous irréguliers qui leur donnent l'aspect d'un réseau plus ou moins lâche. Bory n'en connaît qu'une espèce qu'il découvrit en 1800 sur les rochers de Belle-Ile, dans les trous que la marée laisse remplis d'eau en descendant; elle y formait comme de petites boules d'un à trois pouces de diamètre, irrégulièrement ovoïdes et maillées, qu'on ne pourrait mieux comparer qu'à de jeunes Clathres, mais à divisions fort minces et de couleur brunàtre-fauve. Ces petits Fongoldes, s'étendant et se déformant à mesure qu'ils grandissaient, finissaient, après avoir passé par la figure d’une bourse plus ou moins irrégulière et à mailles lâches, par s’appliquer en membranes déchirées et de plus en plus largement réticulées, contre les aspérités de la pierre. Leur consistance était épaisse, ferme et muqueuse; en se desséchant, elles devenaient assez dures, brunâtres et transparentes. Il rapporta alors celte production singulière à VU Ira reliculata de Forskahl; depuis il a distingué ce végétal sous le nom d'Hydroclatbrus canceltatus et l'a communiqué à Lamouroux qui a adopté le genre. Agardh, dans la seconde partie de son Species (en 1832, p. 412), a regardé la plante, en parlant de VUtca reticulala de Forskahl, comme appartenant à son genre Encœlium établi dans la première partie de son même livre (en 1820, p. 144), et propose de l’y ajouter comme quatrième espèce; il dit l'avoir reçue non-seulement de ! Bory, mais encore de la baie des Chiens-Marins, à la Nouvelle-Hollande, où l’a recueillie Gaudichaud. Il lui attribue des frondes divisées en lames linéaires, réticulées, ce qui prouve combien les descriptions de plantes marines faites sur le sec, par qui ne les a jamais vues
Il Y D
qu'en herbier, font capables d’induire en erreur ceux qui s’y rapportent.
HYDROCLEYS. Hydrocley*. bot. Genre établi par Richard (Mérn. Mus., i, p. pour une plante aqun- i tique, observée par Commerson aux environs de Rio de Janeiro, et qui appartient à la nouvelle famille des Bu- ; (ornées. La seule espèce de ce genre est Y Hydrocley* I Comtnertoni, Rich.. loc. cit., t. 18, plante vivace, offrant des feuilles radicales péliolées, dressées, ovalesarrondies. cordifnrmes, obtuses, entières ; le pétiole est cylindrique et articulé. Les fleurs sont hermaphrodites, solitaires, grandes . portées sur un pédoncule cylindrique. semblable aux pétioles, mais un peu plus court. Le calice est à six divisions dont trois intérieures beaucoup plus larges, colorées et pélaloldes. Les étamines, au nombre de vingt ou environ, sont plus courtes que les divisions extérieures du calice.Chaque fleur renferme huit pistils rapprochés, uniloculaires, polyspermes , terminés en pointe recourbée et stigmatifères à leur sommet. Les graines sont attachées aux parois du fruit sur une sorte de réseau vasculaire. Ce genre a, comme il est facile de le voir, de grands rapports avec le Butomus dont il diffère surtout par le nombre de ses étamines.
HYDROCOMBRETUM. bot. Adanson donne ce nom comme celui qui fut anciennement appliqué à une Conferve.
HYDROCORAX. ois. Synonyme de Calao. Y. ce mot. Linné et Lalham s’en sont servis comme nom spécifique pour désigner le Calao des .Moluques.
IlYDROCORÊbS ou RÉMITARSKS. uts. Nom donné par Duméril à la famille d'insectes Hémiptères à laquelle Latreille avait donné le nom de Punaises d’eau. Y. Hv-
MOCOBISES.
HYDROCQR1DES. Hydrocoride*, ns. Fallen a donné ce nom à une famille d’Hémiplères. composée des Hydrocorises de Latreille, qui n'ont point de nervures aux appendices membraneux de leurs élytres. Tels sont, suivant lui, les genres Nèpe et Ranàtre.
HYDROCOR1SES. Hydrocoriêœ. ns. Vulgairement Punaises d’eau. Famille de l’ordre des Hémiptères, section des Héléroptères , établie par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.), et à laquelle il donne pour caractères : antennes insérées sous les yeux , cachées , de la longueur au plus de la tète; tarses n’ayant au plus que deux articles; yeux d’une grandeur remarquable. Les Hydrocorises sont aquatiques, carnassières, et saisissent leur proie qui consiste eu d'autres insectes, avec leurs pieds antérieurs qui se replient sur eux-mémes en forme de pinces. Ils piquent fortement avec leur bec. Leurs antennes n’ont jamais au delà de quatre articles. Leur tète s'enfonce jusque près des yeux, dans le corselet, et parait intimement unie avec lui. Leur bec est court et leurs élytres sont horizontales. Leurs métamorphoses ne diffèrent pas de celles des autres Hémiptères. *
Latreille divise cette famille en deux tribus : ce sont les Népides et les Noloneclides. ( Y . ces mots.) Ces tribus correspondent exactement à celles que ce grand naturaliste avait établies précédemment sous les noms de Ravisseurs et de Plalydaclyles. Y. ces mots.
HYDROCOTYLE. Hydrocotyle. bot. Genre de la famille de* Ombcllifères et de la Pcntandrie Digynie, L., établi par Tournefort et adopté par tous les auteurs modernes. Il est ainsi caractérisé : calice adhérent à l'ovaire, à limbe entier et presque nul; corolle composée de cinq pétales entiers, ovales, étalés; cinq étamines attachées au pourtour d'un disque épigyne , jaune, partagé en deux lobes; ovaire infère, à deux loges monospermes opi>osées, surmonté de deux styles assez courts, divergents, terminés chacun par un stigmate fort petit, plus apparent sur la face interne des styles; diakène comprimé, lenticulaire, composé de deux coques réunies du côté interne, par une sorte de columelle, chacune d'elles uniloculaire, indéhiscente et renfermant une seule graine distincte du péricarpe.
Les fleurs de ce genre n’offrent pas celle disposition symétrique qui. au premier coup d'œil, fait reconnaître les plantes dont se compose la famille si éminemment naturelle des Ombcllifères. Aussi tous les auteurs l'ontils placé à la fin de celle-ci, auprès des genre! M panant he, Botoleaia, Fragosa, Bolax et Axorella, qui, de même que l 'Hydrocotyle, s'éloignent, par un port particulier, du type général de la famille. Les affinités de ces genres avec celui dont il est question dans cet article, ont même décidé quelques botanistes à les lui réunir; c’est ainsi, par exemple, que le Spananthe . Jacq., et le Bolax de Commerson ont été, mais à tort, incorporés dans V Hydrocotyle. Un caractère assez Iran ebé sépare cependant de celui-ci tous les genres que nous venons de désigner; il réside dans le limbe de leur calice à cinq dents plus ou moins saillantes, qui persistent et couronnent le fruit. D’un autre côté, les deux genres d’Omhellifères publiés en 1702 par Linné sous les noms de Solatulra et de Centella , ont été fondus par Linné fils, en 1781, parmi les Hydrocotyle*. Nuttal (Gener. of Planta Nortk Amer., I, p. 176) a également formé deux genres ( Gly céria et Cranlsia) qui ne sont pas assez distincts du genre en question. Sprengcl en avait extrait deux espèces ( Hydrocotyle Iriloba et Hydrocotyle tridentata ) pour les ranger dans le genre Bolax; mais ces plantes ont été étudiées avec soin par Achille Richard, et replacées parmi les Ilydrocolyles, dans la Monographie de ce genre qu'il a publiée en 1820 (Ann. des Sciences physiques, t. iv). Cet ouvrage, où tout ce qui concerne le genre dont il s'agit, est traité avec soin, contient les descriptions de cinquante-huit espèces bien certaines avec les figures passablement lithographiées de la plupart d’entre elles. Elles sont disséminées sur toute la surface du globe. Deux seulement croissent en Europe; la majeure partie est indigène de l'Amérique méridionale, de l'Afrique australe et de la Nouvelle -Hollande. On les trouve le plus souvent dans les lieux aquatiques et sablonneux. Leurs fleurs offrent trop peu de variations pour les employer comme caractères de sections; mais les modifications que l'on observe dans les feuilles, sont assez constantes pour qu’Acb. Richard ait pu établir, d’après elles, sept sections principales.
Dans la première sont rangées dix-sept espèces à feuilles pellées, indivises ou lobées. On distingue parmi les espèces à feuilles pellées indivises, Y Hydrocotyle
r ulgarit, L., qui croit dan* les lieux ha* et humides de l'Europe. Les quatre espèces à feuilles pellées et lobées sont originaires du Pérou et d'autres lieux de l’Amérique méridionale. Les espèces delà seconde section, au nombre de trente-deux, ont des feuilles réniforines. Elles habitent les contrées chaudes de l'Amérique, de l’Asie, de l’Afrique et de la Nouvelle Hollande.
La troisième section ne renferme que trois espèces dont l'une ( Hydrocotyle multi/ida ), indigène des Andes du Pérou, est remarquable par ses feuilles composées. Les deux autres ( Hydrocotyle muscosa et Hydrocotyle tripartita) ont été trouvées dans la Nouvelle- Hollande par R. Brown. Les trois espèces qui composent la quatrième section ont des feuilles en cœur. Deux croissent au cap de Bonne-Espérance el l’autre au Péroo. L 'Hyilrocotyle alata forme A elle seule la cinquième section. Celle plante, de la Nouvelle-Hollande, a des feuilles hastées. Dans la sixième section se rangent cinq espèces dont les feuilles sont cunéiformes. Elles sc trouvent au cap de Bonne-Espérance, excepté Y Hyilrocotyle lineata , Mi dix., qui croit dans la Caroline. On remarque parmi elles les Hydrocotyle tridentata et Hydrocotyle Solandra , qui avaient été rapportés A d’autres genres par Sprcngel el Linné. Enfin, la septième section se compose des Hydrocotyle rirgata, Hyilrocotyle tnacrocnrpa et Hydrocotyle tinifoUn, remarquables par leurs feuilles linéaires. Ces espèces, dont le feuillage est si hétéroclite, habitent le cap de Bonne-Espérance.
IIYDROCYANATES. Produits de la combinaison de l'Acide hydrocyanique avec les hases saliliables.
HYDROCYAMQLE. F. Acide.
UYDROCYN. Hydrocyuus ou mieux Hydrocyon.
Pots. Sous-genre de Saumon, r. ce mol.
HYDROCYNUS. pois. Pour Hydrocyon. F. Htdboctx.
IIYDKOÜICTYNËES. Hydroilictyneœ% bot. Dumorlier, dans ses Commcntatione s botanicœ, a proposé la formation de cette famille pour le seul genre Hydrodictyon , dont on n'a pu encore assigner exactement la place dans les familles existantes. Les caractères, selon Dumorticr, consisteraient dans la fronde composée d’articles réunis en réseau.
HYDROD1CTYO.N. Hydrodictyon. bot. Jusqu'à ce que la fructification des plantes de ce genre soit connue, si elle existe, il esL impossible d’assigner sa place soit parmi les Confervées, soit parmi les Céramiaires, et l'on pcuL y voir une véritable tivacée, du moins chacun des filaments constituants présente en petit un tube indépendant, qui ne contient nulle matière colorante, agglomérée en corps hyalius ou en propagules internes. Vaucher en décrivit la structure et découvrit le merveilleux mécanisme par lequel, en se dilatant, les mailles imperceptibles dont se forme la plante, deviennent à leur tour chacune autant de plantes indépendantes. Les caractères des Uydrodiclyons sont : filaments s'articulant, par leurs deux extrémités, les-uns aux au- i tre>, de manière à former une lame réticulée à jour. ! On en connaît trois espèces; il en est une quatrième, I Hydrodictyon umbiticatum , Agardh, Syst., p. 85, qui a été observée à la Nouvelle-Hollande.
Hydrodictyox ltbicclée. Hydroitictyon utricula- I
tum, Rolh. Flor. Germ., S, p. 531; Lyngli., 7Vw/., p. 109, pl. 58; Hydrodictyon pentagonuiu , Y BU ch-, Conf., p. 88, pl. 1, fig. 4 el pl. 9; Conferca reliculatu . L. Il n'est pas clair que le Conferta reliculatu de Dillen ( Mute., p. 20. tab. iv, fig. 14) convienne à celle plante qui se trouve dans les fossés d'eau pure, à peine coulante, de toute la France cl de l’Allemagne septentrionale, qui a été observée en Suède, el que Bory a rencontrée dans l'Espagne méridionale. Elle y forme comme des bourses cylindriques, depuis un pouce à un pied de long el de trois lignes à un ou deux pouces de diamètre, d’un vert gai. Huilantes el se déchirant en lames qui ressemblent à de petits filets de pécheurs. Lorsqu'on l'exonde, sa consistance est un peu ferme, el l'eau s'y étend entre les mailles comme de petites feuilles de Talc; desséchée, elle adhère médiocrement au papier.
Hydbodictïox iabixb. Hydroiiiciyon warinuut , Bory, Celle espèce, fort rare, a été draguée dans le canal de Baliama. où elle parait s'appliquer en expansions membraneuses au fond de la mer. sur la vase ou sur les racines des Polypiers flexibles el des Hydrophyles. Ses mailles, fort serrées, sont de petits carrés formés par des filaments plus gros, qui s'anastomosent, à angle droit, avec d’autres filaments du double pins petits; on dirait, pour la couleur et pour la consistance, les nervures de ces feuilles sèches qu’on rencontre quelquefois dans les bois, dépouillées de leur parenchyme.
IlYDIiOÉ. Hydrous. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Palpicornes, tribu des Hvdrophiliens, établi par Leach, aux dépens du genre Hydrophyluü de Fabricius. Caractères : antennes courtes, en massue; lèvre supérieure large, arrondie sur les côtés, et un peu échancrée au milieu; deuxième article des palpes maxillaires fort long, le troisième presque aussi long que le précédent et le quatrième plus court que le troisième; tous ces a rticles sont grêles el le deuxième est arqué; carène sternale faible, ne dépassant pas l’origine des pattes postérieures; saillie sternale du prolhorax forte , avancée postérieurement en |K>inle et non point échancrée en forme de coulisse ; tarses antérieurs semblables dans les deux sexes; crochcUenliers. Le type de ce genre est :
HvoRoft cababoïde. Hydrout caraboidet; Hydrophilut caraboidet, Lin. Il est d'un vert très -foncé, presque noir en dessus, noir en dessous; palpes et antennes roussâtres, avec la massue des dernières noire ; surface du corps parsemée de très petits points; une ligne arquée, formée de points très profonds, de chaque côté de la tête, et sur les côtés du corselet ; élylres portant trois du quatre stries légères et irrégulières de petits points enfoncés; dessous des cuisses et une partie des jambes ferrugineux ; les quatre tarses postérieur* garnis de poils roux. Taille, huit à dix lignes. Europe.
HYDROGALUNE. ois. F. Gallixiilk.
HYDROGASTRE. Hydrogattrutn. bot. ( Ulvacées p) Genre établi par. Desvaux qui l’a caractérisé ainsi : globules creux en dedans, remplis d’une humeur aqueuse, se développant sur des filaments déliés, conférvordes. On en connaît une seule espèce fort remarquable, qu'on
II Y D
Il Y D
rencontre parfois sur la vase à demi desséchée des petits fossés, ainsi qu'à la surface unie de l'argile humide de certains marais. Les petits corps, parfaitement ronds, de la grosseur d'un grain de cendrée ou d'un plomb de Lièvre, du vert le plus agréable, et épars çà et là, la rendent remarquable; ces ('lobules tiennent à des filaments à peine visibles et raraeux qui s'enfoncent dans le sol bourbeux; quand on les presse, ils éclatent et laissent échapper l'eau qui les distendait. On ne peut concevoir comment des algologues, tels qu'Agartih et Lynftbye, ont placé ce singulier végétal parmi leurs Vaurhéries, qui sont nos Ectospermes si bien caractérisés et si bien nommés par le savant Genevois. Au reste, nulle Cryptogame n'a été plus promenée de genre en genre : c'est V Ulca granulata de Linné, fort bien figurée dans la Flore danoise (lab. 705) et dans Dillcn (Hist. Musc., lab. 10, fig. 17), le Tremella granu/ata de Roth, d'Hudson et de VEnglisli Bolany ( lab. 524), Y VI ta railii ata de Itetaius; d'autres en ont fait un Unkia, un Dotrydium argilaceum, etc. Celle Algue disparait presque en se desséchant ; il n'en reste dans l'herbier qu'une petite cupule verdâtre et méconnaissable.
HYDROGÈNE. Ce corps élémentaire ne se rencontre jamais à l'état de pureté dans la nature; mais il entre dans la composition d'un si grand nombre d'élres naturels, que l'hisloire de ses propriétés devient indispensable dans cet ouvrage. Lorsqu'on eut découvert que l'eau était un composé d'Oxygène et d'Hydrogène, on donna à celui-ci le nom d'Air ou de Gaz infiauimahle. En effet, il se présente sous la forme de fluide élastique invisible à l'œil, et il s'enflamme avec facilité par l'approche d'un corps en ignilion. Sa densité est extrêmement faible selon Berzelius et Dulong, elle n'est que de 0,0088, comparée à celle de l'air atmosphérique. Il est Inodore et incolore à l'étal de pureté ; et sans être essentiellement délétère, il est pourtant impropre à la respiration des animaux. Il jouit en outre de propriétés électro- positives par rapport à la plupart de» corps simples. Dans les circonstances ordinaires, il ne s'unit pas à l'Oxygène, mais une élévation considérable de température. comme par exemple l’approche d'une substance incandescente, produit sur un mélange d'Oxygène et d'Hydrogène, dans les proportions d'une partie du premier sur deux du second, une forte détonation de laquelle résulte la formation de l’eau, et la chaleur dégagée pendant ce phénomène est plu» grande que celle qui est produite par la combustion d'aucun autre corps susceptible de se brûler; elle est telle que, selon Lavoisier, cinq cents gramme» d’Hydrogène en dégagent, par leur combustion, une quantité suffisante pour fondre cent quarante -sept kilogrammes et sept cent quatre-vingt-dix grammes de glace à zéro. La combustion d’un mélange de gaz Hydrogène et de gai Oxygène peut néanmoins s'opérer sans inflammation lorsqu'on le fait passer dans un tube de verre à une température supérieure à trois cent soixante degrés, mais pas assez pour que le verre devienne rouge dans l'obscurité. Elle s’opère encore lentement et sans explosion, lorsqu'on y plonge un fil de platine préalablement rougi et ramené à une température plus liasse, qui le fuit cesser d'étre lumineux.
Avec les autres corps simples, l’Hydrogène sc comporte de diverses manières. Par sa combinaison avec le Chlore, le Cyanogène, l'Iode et le Soufre, il est le générateur d’Acides énergiques, connus sous le nom générique d'Uydracides. F. le mot Acide pour l'histoire des Acides liydrocldoriqiie, hydriodique, hydrocyamquc et bydrosulfurique qui résultent de ces combinaisons. 11 est aussi un des radicaux de l'Acide fluorique de Schéele, dont le nom a été changé par Ampère en celui d'Acide bydropbloriqiie. En s'unissant au Phosphore, à l'Arsenic, au Carbone, à l'Azote, au Potassium, au Sélénium et au Tellure, il donne naissance à des composés tantôt gazeux, tantôt liquides ou solides. Ces derniers ont reçu plus particulièrement le nom d '//ydrures. Le plus remarquable de ces corps est i'Hydrurc d'Azote ou l’Ammoniaque. F. ce mot. Il a été question, à l'article Gaz, des gaz Hydrogènes Carburé et Phosphoréqtii sont très-répandus dans la nature. L’eau, ce produit de la combinaison de l'Hydrogène et de l'Oxygène, a été également examinée dans se» rapports avec THisloire naturelle. Il n'est donc pas nécessaire de parler encore, à propos d'Hydrogène , de cette substance qui joue un si grand rôle dans les corps orgauiques, soit qu'elle n'y subisse aucune décomposition , soit au contraire que ses éléments, en variant dans leurs proportions, produisent celle multitude de substances immédiates. telles que le Sucre, les Gommes, les Alcalis végétaux, l'Alcool, l'Éther, etc., etc., qui cristallisent ou sont doués de propriétés analogues à celles des corps inorganiques. F. Eau.
L'Hydrogène pur se prépare par l'affusion de l’Acide sulfurique très-étendu, sur de la tournure de Fer ou de Zinc. On lave le Gaz produit dans une solution de Potasse caustique, et on le dessèche en le faisant passer sur du Chlorure de Calcium.
On se sert de l’Hydrogène pur, pour analyser, au moyen d’un instrument appelé Eudiomèlre, les Gaz qui contiennent de l'Oxygène. Il n'est pas nécessaire qu'il soit très-pur, lorsqu'on îe destine à gonfler les aérostats ou ballons de taffetas gommé qu'il emporte dans les airs en vertu de son extrême légèreté. Enfin, il développe une chaleur très • intense quand , mélangé avec un demi-volume d'Oxygène, on le brûle dans le chalumeau de Newmann.
H YDHüGÉTON. Hydrogeton. bot. Loureiro noinmait ainsi une plante originaire de la Cochinchine, trèsvoisine de» Potamogelon dont elle ne diffère que par huit étamines, au lieu de quatre. Plus lard, Persoon ( Synopt . Plant.) a appliqué ce nom au genre décrit par Du Pelit-Thouars, sous celui d'Ouvirandra , nom qui doit être préféré à cause de son antériorité. F. Oc-
V1BAXDBA.
HYDKOGLOSSUM. bot. (Fougères.) Willdenow a donné ce nom au genre que Swarlz, dans son Synopsis Fi lieu m , a désigné sous celui de Lygodium. F. ce mot.
1IYDROGORA. bot. ( Champignons.) Le genre ainsi nommé par Wiggers (Pritn. Fl. Mois.), est le même que le Pilobolus de Todde, établi avant. F. Pilobolk.
HYDROLAPATHUM. bot. Espèce du genre Rumcx. F. ce mot.
îiti
HYDROLÉ ACÉES. Hydroleaceœ. bot. Syn. d’Hydrolées. F. ce mot.
HYDROLËE. Uydrolea. bot. Genre de la Penlandrie Digynie, établi par Linné, placé par Jussieu dans la famille des Convolvulacées, et formant, selon R. Brown (Bolany of Congo, p. 32), le type d’une nouvelle famille sous le nom d’Ilydrolées. F. ce mot. Il est ainsi carartérisé : calice à cinq folioles subiilées, dressées, velues, inégales et soudées inférieurement; corolle campanulacée, très ouverte, dont le tube est plus court que le calice, le limbe grand, à cinq , six ou sept divisions ovales, incombantes-; cinq ou six étamines dont les filets sont insérés sur la base du tube, à anthères sagiltées; deux ou rarement trois styles écartés , presque courbés, surmontés d'autant de stigmates peltés; capsule entourée par le calice, ovée, à deux valves, à deux ou rarement à trois loges renfermant des graines petites et imbriquées sur un placenta double. On a réuni à ce genre les Steris et Nama de Linné, ainsi que l'Hyd rotin de Du Pctit-Tliouars. F. ces mots. Ces deux derniers genres offrent néanmoins, dans leur organisation, quelques différences qui ne permettent pas d’adopter entièrement la réunion qui a été proposée, mais il faut convenir que quelques-unes de leurs espèces appartiennent au genre Uydrolea. Kunth ( Soc. Gener. et Spec. Plant. œquin., 1. ni, p. 101) en a séparé une espèce décrite par Ruiz, Pavoti et Willdenow, pour en former le genre IFigandia qu’il a augmenté de plusieurs espèces nouvelles. Les Uydrolées, au nombre de six ou sept environ, sont des plantes herbacées dont les feuilles sont quelquefois accompagnées d’épines axillaires. Elles croissent dans les diverses coutrées chaudes de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique.
UYDROLÉES. Uydrolea. bot. Dans son Prodrontus Flora Nor. Holland. , p. 482, R. Brown avait indiqué la séparation de plusieurs genres placés auparavant dans la famille des Convolvulacées. Plus lard { Bolany of Congo , p. 32) il a donné le nom d7//(/ro/car au groupe formé par ces, genres et qui lui semble se rapprocher davantage des Polémoniacéesque des Convolvulacées. Ces genres sont : Uydrolea, L.; Auwifl, L.; Sagonea, L., et Diapeneia , L., qui n’ont pas les cotylédons chiffonnés et le nombre des étamines défini, comme dans les Convolvulacées. On doit leur joindre le Betsia qui a bien le nombre des étamines presque défini, mais dont l’embryon est droit, cylindrique et renfermé dans un albumen charnu.
Cette famille a été adoptée par Kunth (Nov. Gener. et Spec. , 3, p. 125) qui y a ajouté un genre nouveau sous le nom de IFigandia. Mais, de même que R. Brown, Il n’a pas donné les caractères de la famille dont il s’agit.
HYDROLIE. Hydrolia. bot. A. Du Petit -Tbouars ( Gênera Nov. Madagasc., p. 0) a -établi sous ce nom un genre qu’il a placé dans la famille des Convolvulacées, et auquel il a donné les caractères suivants : calice monophylle, à cinq divisions peu profondes et élargies à la base; corolle monopétatc, rolacée, dont le tube est court et ventru; cinq étamines insérées sur les divisions du limbe de la corolle et portées sur un filet court; anthères sagittées; ovaire simple, surmonté
de deux styles arqués; capsule à deux valves un peu rentrantes, quelquefois hiloculaires lorsque les valves sont très-rapproehées; réceptacle charnu; graines petites et sillonnées. Ce genre est très-voisin de YHjrdrolea , de l’aveu de son auteur lui-méme qui fait observer que la principale distinction consiste dans l’insertion des étamines sur les divisions du limbe de la corolle. Si ce genre subsiste, il sera nécessaire d’en changer la dénomination, de peur qu’on ne le confonde avec YHydrolea. La plante sur laquelle ce genre a été constitué n’a pas reçu de nom spécifique. C’est une herbe des marais, dont la tige est simple, cylindrique , nue à la base et munie de feuilles alternes.
HYDROL1NUM. bot. Il est impossible d’adopter et presque de reconnaître le genre formé, sous ce nom, entre les Conferves, par Link. Il y réunit le Conforta Hermanni, qui est une Céramiaire, à Y (Zita fœtida qui est une Chaodinée. F. ces mots.
HYDROLITHE. un. Substance tendre, d’un blanc rougeâtre ou d’un blanc mat , fusible au chalumeau , ayant un aspect analogue â celui de certaines variétés d’Analcime ou de Chabasie; elle se rencontre au milieu des roches amygdalairesde Montecchio- Maggiorc, dans le Vincenlin , et de Dumbarton en Écosse. D’après l’analyse de Vauquelin, elle est composée de Silice, 50; Alumine, 20; Eau, 21; Chaux, 4,5; Soude 4,5. C’est la grande quantité d’eau qu’elle renferme qui lui a fait donner le nom d'Uydrolithe. Ce nom avait déjà été appliqué à des globules de Calcédoine qui contiennent des gouttes d’eau.
Il Y DRU MÈTRE. JJydromctra. tas. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Héléroptères, famille des Géocorises, tribu des Rameurs, établi par Fabricius qui y rangeait plusieurs insectes que Lalreille en a distingués depuis, et dont il a formé les genres Gerris et Félin. ( F . ces mots.) Le genre Hydroroètrc, tel qu’il est adopté aujourd'hui, a pour caractères : antennes en forme de soie, ayant le troisième article beaucoup plus long que les autres; pattes antérieures non ravisseuses; tête prolongée en un museau loug, cylindrique, recevant la trompe dans une gouttière inférieure. Les llydromètres se distinguent des genres Gerris et Velie, parles pattes antérieures qui, dans ceux-ci, font l’office de pinces; leur corps est plus délié et plus mince. Ces insectes ont le corps long, plus étroit en devant, et de là le nom d’ Aiguille que Geoffroy a donné à l’espèce de France. La tète est plus longue que le corselet, et s'avance en forme de museau cylindrique, droit, portant, près de son milieu, les yeux que Linné et Fabricius ont pris pour des tubercules. Ce museau est épaissi au bout où sont insérées les anteunes. Ces antennes sont sétacées, de quatre articles, doul le troisième beaucoup plus long que les autres; le bec se loge dans un canal inférieur du museau et ne parait pas ou presque pas articulé; le corselet est cylindrique, l'écusson est très-petit, les pieds sont longs et filiformes : leur longueur, à partir des premiers, diminue graduellement; ceux-ci ne sont point ravisseurs; les quatre tarses antérieurs n’ont que deux articles, les deux derniers semblent en avoir un de plus. Ces insectes fréquentent les bords des eaux et courent avec vitesse sur leur surface sans nager et
aogle
II T D
sans sc servir de leurs pâlies pour ramer; l'espèce la plus connue est :
Hydroxètrk des Atancs. Hydrometra stagnorum , l.atr.; Cimex stagnorum, Lin.; la Punaise Aiguille, Geoff.; Aquarius paludutn , Schell., Cimic., I. il, fig. 9; Emesa , Fallen. Elle esl longue d'environ cinq lignes, noire ou brun noirâtre, avec les bords de l'abdomen et les pieds d'un brun roussâlre; les élytres sonl très-courtes, avec deux nervures sur chacune. Kœnig a rapporté des Indes Orientales une espèce de ce genre que Kabricius a nommée Hydrometra fossarum.
IIYDROMYDË. Hydromys. xam. Genre de Rongeurs établi par Geoffroy Saint-Hilaire, et remarquable par ses pieds, tous pentadaclyles. dont les antérieurs sont libres et les postérieurs palmés. Ceux-ci ont leurs cinq doigts terminés par de petits ongles pointus; les deux externes sont les plus courts; le pouce des pieds antérieurs esl très- petit, terminé par un petit ongle aplati. Il n'y a dans ce genre que douze dents, savoir : deux incisives et quatre molaires, à chaque mâchoire. Les incisives supérieures sonl unies et plates antérieurement, les inférieures arrondies en devant. La première molaire supérieure est beaucoup plus longue que la seconde : la première se compose de trois, et la seconde de deux parties irrégulières, creusées uniformément dans leur milieu. Deux semblables parties constituent aussi les inférieures, dont la première esl double de la seconde. Ce système de dentition est remarquable par son extrême simplicité. Les oreilles sonl petites et arrondies; la queue est roude et couverte de poils courts. Il y a deux sortes de poils : les laineux, fins et doux au loucher; les soyeux, plus longs et plus roides.
Ce genre comprend deux espèces qui, toutes deux, habitent l’Australasie, et dout les habitudes, encore inconnues, doivent avoir de uombreux rapports avec celles de nos Rats d’eau.
1. Hydroxyde a veatre blanc. Hydromys leucogasler , Geoff. St.-Uil., Ann. du Mus., vqI. vi. Il habile nie Maria. Il esl brun en dessus et blanc en dessous; sa fourrure est très-fine et très-douce au toucher; la queue a sa moitié terminale blanche; les pieds de derrière ne sont guère qu'à demi palmés. La longueur du corps esl d’un pied, celle de la queue de onze pouces.
2. Hydroxyde a Ventre jacae. Hydromys chrysogaster, Geoff. St.-Hil. Celle espèce, dont on ne connaît qu'un individu, tuée par un matelot dans une des Iles du canal d'Entrecasleaux, au moment où elle allait se cacher sous un las de pierres, ressemble beaucoup à la précédente; elle ne se distingue guère que par son ventre, qui est d’une belle couleur orangée, et par sa queue blanche seulement à l'extrémité. Sa fourrure esl encore plus fine et plus douce que celle de l’Hydromyde à ventre blanc.
Ces espèces sont toutes deux à peu près de même taille. C'est par erreur qu'elles sont indiquées, dans le Règne Animal, comme venant de la Guiane.
Geoffroy Saint-Hilaire avait d’abord réuni à ce genre une espèce américaine, dont on ne possédait alors que la peau, et qu’il a nommée Hydroroyde Coypou. On ! s’est depuis procuré des individus de cette espèce, en parfait état, avec la tête osseuse, apportés en France par
un navire venu de Buenos-Ayres. Geoffroy Saint-Uiiaire lui-mèmc le considère comme le type d’un nouveau genre auquel on a déjà donné les noms de Afyopotamus et de Potamys.
HYDROMYES oc BEC-MOl'CIIES. tas. Duméril désigne sous ce nom une famille de Diptères qui correspond à peu près à la tribu des Tipulaires de Lalreille. f'. ce mot.
HYDROMYSTRIE. Hydromy stria, bot. Meyer, dans sa Flore d'Esséqueho (p. 152), a décrit, sous ce nom, un genre nouveau de l'Hexandrie Trigyuie, qu'il dit être voisin du genre Helonias par son port, et se rapprocher du genre Hydrocleys, de Richard, par plusieurs points de son organisation. Voici les caractères qu’il lui assigne : fleurs solitaires, portées sur des hampes grêles; de ces Heurs, les unes sont hermaphrodites, les autres unisexuées et femelles, mais portées sur d'autres pieds. Les premières ont un périanlhe coloré, formé de six sépales, dont trois extérieurs, lancéolés, trois intérieurs, plus étroits et plus minces; six étamines à filaments très-courts, à anthères lancéolées, beaucoup plus longues que les filets; l'ovaire esl surmonté par trois styles de la longueur des étamines, réfléchis vers leur sommet, portant chacun un stigmate simple. Le fruit est une capsule ovoïde, uniloculaire. Les fleurs femelles qui se remarquent sur d’autres individus, présentent des différences assez grandes. Ainsi leur calice esl tubuleux, à trois divisions très profondes, portant intérieurement (rois écailles qui sont les rudiments des trois divisions intérieures. L’ovaire esl surmonté de douze styles suhulés cl poilus, terminés par autant de stigmates simples et recourbés.
Ce genre, encore trop imparfaitement connu, et qu’il est difficile de rapporter à aucune famille, ne se compose que d'une seule espèce, Hydromystria stolonifera, Meyer ( loc . cil., p. 153). Elle croit dans les eaux stagnantes et dans les marais de la colonie d’Esséqueho. Sa racine est submergée, fasciculée et slolonifêrc. Ses feuilles sont péliolées, charnues, ovales, arrondies, un peu aigues, longues d’environ un pouce, larges de huit à neuf lignes, très-entières, planes, rétrécies insensiblement à leur base en un pétiole canaliculé, presque triangulaire, et long de deux à trois pouces. Les fleurs, extrêmement fugaces et d’une grande délicatesse, sont petites et blanches.
HYDROiNÉMATÉES. Hydronemateœ. bot. Selon Carus, le docteur Wiegmann appelle ainsi un petit groupe de végétaux cryptogames dans lequel entrent les genres suivants qu’il distribue en trois sections.
a. Trémelloldes.
Nostoch, Lyngb.; Syncu/lesia, Wiegm.
b. Oscillantes.
Bacillaria, Muller; Oscillatoria, Vauch.; Diatoma. Lyngb.
c. Confervoldes.
Saprolegmia, Wiegm.; Achlya , id Pythium , id.; E. Confervêes, ChaodiaAes, ArthrodiAks et les différents noms de genres qui en dépendent.
HYDRONÈME. Hydroneuia. bot. Genre proposé par C.-G. Carus (Noc. Acta Ac. Cas. Leop. Carol. A ut. Curios., xi, p. 403) pour une petite plante cryplo-
□itized
II Y D
game intermédiaire entre le* Algue* et les Moisissures, et qu'il a observée sur des Salamandres mortes, restée* dans l'eau, y. Pcsillieib.
ÏIYDRONEMIA. bot. Raffinesque propose ce nom pour désigner une famille d’Algues aquatiques, qu'il forme des Conferves articulées de Linné; cette famille n’a point lté adoptée.
UYDRONONE. Hydronomu a. iss. Coléoptères tétramères; genre de la famille des fthynochores , institué par Stephen, pour un insecte du nord de l'Europe, que Gyllenhal avait placé parmi les Rhynchœnes et dont il diffère par les caractères que nous allons tracer : antennes médiocres, grêles, coudées, composées de douze articles , dont le premier épais et obovale, le second ohcouique, les cinq suivants iiodiileux, comprimés et serrés, augmentant extérieurement de grosseur â mesure qu'ils approchent de la massue qui est grande, en ovale surbaissé; trompe peu allongée, forte, cylindrique et modérément arquée; yeux ovales et déprimés; corselet ohlong, subcylindrique, tronqué à sa base, un peu arrondi sur les cotés, largement échancré antérieurement comme postérieurement ; écusson petit, arrondi; élylres nhlongues, subitement atténuée* vers le bout, avec les épaules obtusément anguleuses ; pieds allongés et minces; jambes arquées, armées d'un crochet à l’extrémité; tarses grêle*.
Hyüroxome du flaxtaiji-d’rae. Hydronomu s alfsmatis , Steph.; il est noir, couvert d'écailles grisâtres; le corselet est impressionné de chaque côté ; les jambe* sont teslacée*.
HYDROPELTIDE.///</ro/>e//£*. noî. Genre de plantes monocotylédonées, établi par Richard , dans la Flore américaine de Michaux et qui, avec le Cabomba d’Au- Idet. constitue In nouvelle famille de Cabornbécs. Une seule espèce (Hydropeltis purpurea, Michaux, Fl. bor. Am., i, p. 324, lab. HD) compose ce genre. C’est une plante très-visqueuse, vivant au milieu des eaux, dans différentes parties de l'Amérique septentrionale. Scs feuilles sont alternes, longuement pétiolées. pellées, ovales, très- entières et très -glabres. Le* fleurs sont purpurines, assez grandes, portées sur des pédoncules axillaires, solitaires et uniflores. Le calice est généralement composé de six et quelquefois de huit sépales disposés sur deux rangs, et dont les intérieurs semblent imiter une corolle. Le nombre des étamines varie beaucoup;on en compte depuis dix-huit jusqu'à quarante. insérées sur deux rangs, tout ù fait à la hase du calice, dans son point de contact avec l'ovaire; les fllcts sont allongés, capillaires; les anthères sont linéaires, oblongues, à deux loges. Chaque fleur contient de quinze à dix-huit pistils, dressés et rapprochés les uns contre les autres au centre de la fleur. Leur ovaire est très-allongé, linéaire, à une seule loge contenant deux ovules superposés et pendants d'unedes sutures de sa cavité. Le style, qui est peu distinct du sommet de l'ovaire, est assez long et se termine par un stigmate simple et légèrement recourbé. A chaque pistil succède un fruit ovoïde, terminé en pointe à son sommet, indéhiscent et un peu charnu, contenant tantôt une seule, tantôt deux graines superposées, ce qui modifie sa forme. Chaque graine est immédiatement recouverte par la substance interne
du péricarpe; son tégument propre est membraneux, marqué vers son sommet d’une aréole brunâtre. L’endosperme est de la grosseur et de la forme de la graine; il est blanchâtre, farinacé, et présente à sa base un très-petit embryon extraire, discoïde, aplati, renfermé dans une dépression particulière de l'eudosperme. Cet embryon est parfaitement homogène et sans aucune apparence de lobe; il est donc bien certainement monocotylédon. y. CaborbIes.
Ce genre a porté différents noms : ainsi Schreber, qui s’est fait une sorte de mérite de changer tous les noms de genres imposés par les botanistes- voyageurs, l'a nommé Brascniu, Solander Irodia . Bosc Hondachine . Le nom d'ilydropell idc est le seul qui doive être conservé.
HYDBOPELTIDÉES. Ilydropcltideœ. bot. De Candollc (.9y*/. ««/. yeg., 2, p. 30) appelle ainsi la seconde tribu de sa famille des Podophyllées, qui correspond exactement au groupe désigné antérieurement cous le nom de Cabombëcs par le professeur Richard.
y. ('.A BOMBÉES.
IIYDROPtf ACE. bot. Syn. de Lenticule, y. ce mot.
1IYDKOPHANE. Bis. Variété d'Opale, blanche cl quelquefois jaunâtre, légèrement translucide et happant fortement à la langue. Elle parait être le résultat de la décomposition de l'Opale ordinaire, dans laquelle l'eau entre comme partie constituante. Lorsqu’on la plonge dans ce liquide, elle s'eu imbibe, et reprend plus ou moins de transparence. C'est cette propriété remarquable que l'on- a voulu exprimer par le nom d 'Hydrophnnv. Aussitôt que la Pierre est mise dans l'eau, on voit qu’il s'en dégage beaucoup de bulles d'air, qui sont remplacées par la matière aqueuse, en sorte que l'Ilydropliane acquiert de la transparence, par la substitution d'un liquide moins transparent que l'air à ce dernier fluide. Cette espèce de paradoxe disparaît dans l'explication que les physiciens ont donnée de ce phénomène, en montrant que l'opacité était due dans un cas à la différence considérable des densités de l'air et de la Pierre, tandis que dans l’autre cas la transparence provenait de ce que les densités de la Pierre et de l'eau étaient incomparablement plus rapprochées l’une de l'autre. Les bonnes Hydropbanes sont assez rares, mais beaucoup moins qu'au! refois, quand on regardait celte Pierre comme une merveille : on lui donnait alors le nom d 'Ocutuë uiundi, Œil du monde. L'Opale Dydropbane se trouve disposée par veines, dans des roches qui ont l'aspect argileux, à Chalelaudrcn en France, à Hubert iisbourg en Saxe, et dan* les Iles Féroé.
HYDROP1IILA. ois. Synonyme de Cincle. V. ce mot.
HYDROPHILACE. bot. Pour Hydrophylace. y. ce mot.
UYDROPUILE. Hydrophilun. iss. Genre de l’ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Palpicornes, tribu des Hydrophiliens, établi par Geoffroy, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : neuf articles aux antennes; jambes terminées par deux fortes épines; chaperon entier; palpes filiformes; mandibules cornées, munies intérieurement d'une dent allongée, bifide. Ces insectes forment, dans la méthode de Linné, la première division de son genre Dytiêcus , dont ils diffèrent par beaucoup de caractères. Ils s'éloignent des Éloplioros, des ilydrænes, des
Il Y D
Spe reliées et autres genres voisins par des caractères tirés des antennes, des pattes, de la forme du corps, etc. Les Hydrophiles ont le corps tantôt hémisphérique, boni hé en dessus et plat en dessous; tantôt oblong; il est défendu par un derme écailleux ou très dur et généralement glabre. La tète est penchée , son extrémité est un peu avancée en manière de chaperon obtus, un peu saillant; les antennes sont insérées en avant des yeux et sous un rebord des côtés de la tête; leur longueur ne surpasse pas celle de cette partie; leur premier article est grand et courbé, le suivant un peu moins grand, les trois suivants très-courts cl égalant à peine ensemble la longueur du second, et les quatre derniers formant, par leur réunion, une massue ovale, comprimée, un peu tronquée obliquement à son extrémité ; le sixième est évasé en forme d'entonnoir et reçoit le suivant. Le labre est crustacé, transversal, arrondi antérieurement. Les mandibules sont cornées et ont deux dents- à leur extrémité. Les mâchoires se terminent par deux divisions cruslacées, connivcnles, presque de la même longueur et velues à leur extrémité; elles portent chacune une palpe filiforme, plus longue que les antennes; le menton de la lèvre est grand, crustacé, presque carré et couronné par les deux divisions coriaces et velues de la languette. Le corselet est transversal, un peu plus large que la tète antérieurement et s'élargissant postérieurement; l'écusson est triangulaire. Les élylres sont convexes, sans rebord ; elles recouvrent deux ailes membraneuses, repliées. Dans plusieurs grandes espèces l'arrièrc-sternum se prolonge en pointe aigue; dans d’autres cette partie u’offre aucune saillie; parmi les premières il y en a dont les mâles ont les tarses antérieurs dilatés, ce sont les vrais Hydrophiles que Leach a nommés Hydroun. D’autres ont les tarses antérieurs semblables dans les deux sexes, ce sont les Hydrochares de Latreille (Fam. natur. du Règne Anim.). Enfin dans les espèces qui ont la poitrine sans carène et dont le sternum 11c s'avance pas en pointe vers le ventre, se rangent les genres Glohaire, Uydrobie ( H ytlrobius et Iterosu s de Lcach) et Limnéhie de Leach. Ce dernier genre comprend les Uydrophiles déprimés et dont les tarses postérieurs ne sont point propres â la natation. Le genre Globatre est formé sur une espèce de l’Amérique méridionale ayant la faculté de se mettre en boule. Les jambes des Hydrophiles sont armées de grosses épines et de dents très-fortes à leur extrémité; les tarses ont cinq articles, mais le premier est si court qu'au premier coup d'œil , on croirait qu’il n'y en a que quatre. Ces insectes vivent dans les eaux douces, dans les rivières, les lacs, et surtout dans les marais et les étangs; ils nagent assez vile, mais avec moins de célérité que les Dytiques; c’est ordinairement aux approches de la nuit qu'ils sortent de l'eau pour voler et se transporter d’un marais ou d’un étang à un autre: aussi trouve-t-on ces insectes, ainsi que les Dytiques, dans les moindres amas d'eau, même dans ceux que la pluie peut former dans les inégalités du terrain.
Miger, dans son Mémoire sur les métamorphoses des Hydrophiles (Mémoires du Muséum d'ilisloire naturelle, t. xiv ), a donné des détails fort curieux sur la manière de vivre de ces insectes, et il a reconnu, ainsi que
l'avait déjà fait Degéer, qu'ils se nourrissent des insectes aquatiques et terrestres qu'ils peuvent attraper. Mais il remarque aussi, d'après ses propres observations, qu'ils font leur principale nourriture des plantes aquatiques. On a ouvert le canal intestinal de plusieurs Hydrophiles, et on l'a toujours trouvé rempli de débris de substances végétales. D'après Léon Dufour (Ann. des Sc. nat., I. m. p. 251 ), le tube digestif de l’Hydropluie brun a une longueur qui surpasse quatre ou cinq fois celle du corps, et qui a beaucoup d'analogie, pour ce dernier trait, ainsique pour sa forme et sa texture, avec celui des Lamellicornes. Quoiqu'il vive dans l'eau, ainsi que les Dytiques, il n'a pas comme ces derniers une vessie natatoire distincte. Les Hydrophiles peuvent vivre très-longtemps sous l'eau, mais ils ont besoin de respirer l'air de temps en temps, ce qu'ils fout en se portant à la surface de l’eau : pour y parvenir, ils n'ont qu'à tenir leurs pattes en repos et à se laisser flotter; comme ils sont plus légers que l'eau ils surnagent, leur derrière se trouve appliqué à la surface, et ils n’ont qu'à élever un peu leurs élylres et abaisser leur abdomen pour laisser pénétrer Pair et pour le faire communiquer aux stigmates placés sous les élylres le long des côtés de l'abdomen. Veulent-ils retourner au fond, ils rapprochent promptement l'altdomen des élylres, ils bouchent alors le vide qui sc trouvait entre ces organes, de sorte que l’eau ne peut y pénétrer.
Les femelles des Hydrophiles se font nue espèce de nid ou de coque de soie, dans lequel elles pondent leurs œufs; ce fait singulier, qui a été reconnu par Lyonuet, est confirmé par les observations de Miger, et Degéer a trouvé de pareils nids flottant sur l'eau et remplis d'œufs d'où il a vu sortir de petites larves d'Ilydrophiles. Ces femelles ont entre les deux espèces de lèvres cornées qui terminent le dernier anneau de l'abdomen , des filières composées de filets écailleux, coniques, longs de deux lignes, et composés de deux articles, dont le premier est d'un fauve clair, lâcheté de brun, et le second de celle dernière couleur et beaucoup plus petit; il est terminé par un cil blanchâtre et transparent. Deux autres appendices coniques, mais charnus et inarticulés, sont placés près des précédents; la portion charnue du dernier anneau de l’abdomen, par la facilité de se contracter et de se dilater dont elle jouit et par les mouvements continuels, en tout sens, que l'insecte lui imprime. concourt principalement à l’exécution de son travail. Miger a vu une femelle occupée à faire une de ces coques : elle s'attacha à une feuille qui flottait sur l'eau, et à l'aide des filières dont nous venons de parler, elle fil une coque en déposant çà et là, au-dessous de la feuille, autour de l'abdomen et sans le dépasser, des fils argentés qui finirent par former une petite poche dans laquelle l'extrémité de l'abdomen se trouva comme engagée; quand cela fut fait, l’insecte, sans changer ta position de son abdomen, se retourna brusquement et se plaça la tête en bas; il enduisit les parois et les bords antérieurs d'une liqueur gommeuse; cette coque devint bientôt si compacte qu'on ne pouvait plus rien voir à travers. Quand elle fut arrivée à ce point, l’Hydrophile pondit les œufs, ce que Miger reconnut aux bulles d’air qui sortirent de la coque et qui ne pouvaient être for-
Mi
mées que par le déplacement qu'occasionnaient les œufs que la femelle y pondait. La ponte fut finie en trois quarts d'heure, l'insecte se retira peu à peu de dessous la feuille, ferma la coque assez imparfaitement et travailla à la finir et à former une pointe qui s'éleva audessus de la surface de l'eau. Niger pense, ainsi qu'on l’avait déjà soupçonné, qu'elle sert à l'introduction de Pair. Les Hydrophiles ont la faculté de tenir en réserve sous leurs élylresde l'air qu’on y voit souvent en forme de bulles; il leur sert à respirer pendant qu’ils font leur coque et garantit leurs œufs de l'influence dangereuse de l'eau. L’on avait dit que ces coques flottaient isolément sur l'eau, et que la corne ou la pointe qui les termine, servait de mât à celle nacelle : cela n’arrive que lorsqu'elles sont vides; car Niger a toujours éprouvé qu'une coque remplie d’œufs se renverse par son propre poids et que l’insecte a toujours besoin d'un appui pour assurer les fondements de son édifice, et pour faire tenir la pointe de la coque hors de l'eau. Celle coque est ovoïde, blanchâtre, avec la pointe d'un brun foncé, et qui , plate d'abord sur un côté, s’arrondit en se séchant et devient tubulaire dans toute sa longueur. A sa base est l'ouverture préparée pour la sortie de la larve; elle est fermée par quelques fils qui, au moyen de l’air renfermé dans la coque, empêchent l'eau de s'introduire. Les œufs, au nombre de quarante-cinq à cinquante, sont petits, cylindriques, légèrement renflés et courbés vers leur sommet , de la longueur de deux lignes; ils subissent une sorte de développement, se gonflent, prennent une teinte brune et luisante, et l’on peut distinguer la forme de la larve, et particulièrement les yeux. Bientôt la larve sort en rompant la pellicule de l'œuf; elle est deux fois plus grosse que lui cl s'agite en tout sens ; la jeune larve sort de sa coque, y rentre et semble se jouer autour jusqu’au temps où elle est obligée de se séparer pour chercher sa nourriture. Les larves des Hydrophiles bruns sont hexapodes; leur forme est celle d'un cône allongeront la partie allant en pointe forme une sorte de queue. Leur corps est composé de onze anneaux peu distincts; la peau est épaisse, ridée, d'un noir de bistre, avec des tubercules très-pelils et charnus; la tète est presque aussi longue que le premier anneau, ronde, d’un brun rougeâtre, lisse, plus convexe en dessous qu'en dessus et susceptible de se renverser en arrière : elle porte deux antennes courtes, coniques, légèrement ciliées, de trois articles, dont le premier est aussi long que les deux autres ensemble; on voit, de chaque côté de la tète, quatre points noirs, oblongs, peu apparents. 1 qui paraissent être les yeux lisses; la bouche est composée de deux mandibules cornées, courtes, épaisses et arquées, avec une dent au côté interne, de deux mâchoires longues, presque cylindriques, très-peu ciliées, tronquées à leur extrémité qui porte une palpe de quatre articles dont le premier se dilate en manière de crochet au côté interne. La langue est formée de deux pièces figurées en cœur, dont la plus grande est inférieure et supporte l'autre qui est divisée en deux lobes échancrés, séparés par un petit tubercule globuleux et portant deux petites palpes de deux articles Les pattes sont jaunes, comprimées, ciliées et terminées par un fort
crochet. Les intestins des larves sont si courts qu'ils ne dépassent pas, en longueur, celle du corps entier. Ces larves changent plusieurs fois de peau dans l'eau; de même que les insectes parfaits, elles viennent souvent à la surface pour y respirer l’air; elles vivent d’insectes aquatiques , de üulimes ou Limaçons d'eau , dont elles sont fort friandes; elles les saisissent , les posent sur leur dos et les écrasent en renversant leur tête et appuyant dessus. Niger a nourri, pendant quelques jours, de ccs larves avec de petits morceaux de viande crue; quand elles veulent se changer en nymphes, elles gagnent le rivage et se font, hors de l'eau, une cavité presque sphérique, qu'elles creusent â l'aide de leurs mandibules et de leurs pattes : le Irou est très-lisse, d'environ dix-huit lignes de diamètre, et n'offre aucune issue; leur corps y est posé sur le ventre et courbé en arc. Elles conservent encore leur forme pendant quinze juurs; leur peau se fend ensuite sur le dos et la nymphe se fraye un passage; elle est longue de treize à quatorze lignes, blanchâtre, terminée par des appendices fourchus. Sa tète est inclinée sous le corselet, et son abdomen un peu courbé. L’état de nymphe dure à peu près trois semaines, pendant lesquelles les parties cornées se colorent peu à peu, l’insecte parvient à se débarrasser de son enveloppeen se renversant sur le dos et en faisant mouvoir les pattes et les anneaux de son corps; ce n'est qu'au bout de vingt-quatre heures qu'il a reçu la couleur brune, il reste encore douze jours dans la terre sans se mouvoir, et n'en sort qu'au bout de ce temps. Niger a reconnu deux sortes de larves d'Hydrophiles : les unes, qu'il désigne sous le nom de Nageuses, ont, près de l'organe respirateur, des appendices courts et charnus, qui servent à les soutenir à la surface de l'eau, la tête en bas; les autres, qu’il appelle Rampantes , sont privées de ces appendices, ne nagent point et se tiennent constamment à fleur d’eau ; elles ne se suspendent point comme les premières; mais renversées sur le dos, elles parcourent la surface des eaux stagnantes en y marchant avec vitesse, par des mouvements vermiculaires, horizontaux. Les unes et les autres subissent leurs métamorphoses dans la terre. Les Hydrophiles nageurs proviennent des larves placées dans ces deux divisions, mais les espèces qui nagent difficilement appartiennent généralement à la deuxième division. Dejean (Calai, des Col., p. 50) mentionne trente espèces d’Hydrophiles, dont le plus grand nombre est propre à l'Europe; la plus grande et celle qui est la plus commune est :
Hydrophile brl*. Hydrophilut piceus , Fahr. , Lalr., Oliv. ; le grand Hydrophile, Geoff.; Hydrophile à antennes rousses, Degécr; Dytiscus piceus. Lin. Il est long de près d’un pouce et demi, d'un noir luisant en dessus et d’un brun obscur en dessous; les élytres ont chacune trois stries peu marquées, formées de petits points enfoncés; le mâle a le quatrième article des tarses dilaté. P. pour les autres espèces Fabricius, Lutreille, llist. natur. des Crust. et des Ins., et Olivier, Encyclopédie méthodique, l. vu, p. 133.
HYDROPHI LIENS. Hydrophilü. lus. Tribu de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Palpicorncs, établie par Lalreille, et ayant pour carac-
oogle
(ère* essentiels : îles |>ie»ls natatoires; premier article des tarses fort court et peu distinct ; mâchoires entièrement cornées. LatreHIe (Fam. natur. du Règne Anim.) a divisé cette tribu ainsi qu'il suit :
f Mandibules bidenlées à leur extrémité; corps hémisphérique ou ovoïde » convexe; corselet toujours plus large que long.