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Celle plante était pourvue de fleurs régularisées, qui avaient une grande analogie de formes avec celles des Primulacées; aussi l'auteur l'a - 1 - il regardée comme une Hybride produite par le Pedicularis sy Irai ica et par une Primulacée, peut être par V /loi lo nia palustris, fort commune dans les fossés des environs. Une telle opinion est invraisemblable, d'après ce que l'on sait de l'impossibilité où sont les plantes qui appartiennent à des familles distinctes de se croiser. Il est bien plus naturel de la considérer seulement comme une Pédiculaire régularisée à l'instar des Pélories. On doit regarder, au contraire, comme une véritable Hybride, la plante trouvée en 1808, dans les environs de Combronde en Auvergne, par Dulour de Salvert et A. Saint -Hilaire. Admise d’abord comme une espèce distincte et publiée par Loiseleur Deslongchamps sous le nom de Digitolis fucata, l'ers., elle a fait plus lard le sujet d’une note de Dutour de Salvert, insérée dans le Journal de Botanique; il a parfaitement constaté qu'elle était une Hybride des Digilalis purpurea et lulea , lesquelles croissaient en abondance et mêlées indistinctement sur le terrain où la nouvelle plante avait été rencontrée.
Dans une excursion botanique faite au mois d'août 1810, sur le sommet du Môle, montagne calcaire de la Savoie, tiuillemin et Dumas ont rencontré plusieurs Hybrides des Gentiana lulea et purpurea. Celte dernière y formait un champ rougeâtre de plus d'une demi -lieue carrée; çà et là s'élevaient quelques pieds de Gentiana lutea autour eL à une très-petite distance desquels se trouvaient les Hybrides. Elles ont été décrites avec détail dans un Mémoire spécial sur l’Hybridité des Gentianes alpines ( Méui. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, l. i, p. 70), où ces botanistes ont en outre signalé la nature hybride de plusieurs autres espèces de Gentianes.
Comme la plupart des mulets animaux sont frappés de stérilité, l'analogie a porté à croire qu'il en était de même pour les Hybrides végétaux. Néanmoins celte question n'a pas été péremptoirement décidée, quoique plusieurs observations soient en faveur de 1'afHrmative. Dans les expériences de kolhreulcr, beaucoup d’Hybrides furent stériles, mais quelques unes aqssi se perpétuèrent par les graines. Lepelletier Saint -Fargeau affirme aussi que son Mirabilis Hybrida Hait dans ce dernier cas, et on verra plus basque Lindleya observé aussi une Hybride d'Amaryllis qui était fertile. Cependant Kolhreuler regardait la stérilité comme un caractère essentiel de l'Hybridité. il assurait que lorsqu'une plante provenue de la fécondation mutuelle de deux espèces était seulement pourvue de capsules (rès-développées avec des ovules avortés, c'était une sorte de pierre de louche pour s'assurer que ces plantes formaient deux espèces distinctes. Ainsi les Digilalis utnbigua et lutea n'ont donné que des graines stériles, tandis que d’autres Digitales, si voisines qu'on peut les considérer comme de simples variétés, ont produit des semences très fécondes. Aug. Saint-Hilaire ( Mém. de la Société d'Iiistoire naturelle, l. i, p. 375) a ajouté aussi une observation importante, qui dépose en faveur de la stérilité des Hybrides; c'est que, pendant six années, la
Digilalis bybrida, Salv., a été retrouvée dans le même vallon et au milieu des espèces mères, que ses capsules étaient constamment ridées et ne contenaient aucune semence capable de fructifier, enfin que les ovaires étaient entièrement fiasques et ressemblaient à une poussière fine et légère. Aux observations précédentes il faut joindre celles que Lindley a consignées à la suite d'une notice sur une variété d' Amatyllis(Trans. of tbe Horticult. Soc. of London, vol. v, p. 337). Ce savant botaniste pense que des plantes fertiles peuvent résulter de la fécondation de deux espèces distinctes comme le prouve une Hybride issue de V Amaryllis Reginœ et de Y Amaryllis vittata, décrite par Gowen dans le quatrième volume des Transactions de la Société Horlicnlturale. Les Hybrides, selon Lindley, peuvent bien avoir des graines fertiles; mais il arrive qu'au bout de la troisième génération elles sont improductives. Le caractère de l'Hybridité ne réside donc pas dans la stérilité absolue des graines, mais dans l'impossibilité de se perpétuer indéfiniment par les graines.
De même qu'on ne rencontre point, dans les animaux, de ces fécondations adultérines entre des espèces dont les rapports sont éloignés, de même on n'en observe point entre des plantes très-éloignées dans l'ordre naturel. Il n'y a aucun fait qui constate celle Hybridilé, et on doit supposer une tout autre origine aux plantes nées, dit -on , de végétaux si différents qu'on pourrait les nommer incompatibles, tels, par exemple, que le Menyanlhes trifoliata et le iïymphœa lutea , qui. selon Hartmann ( Piantœ t/ybrid.), auraient produit le / ’illarsia nymphoides. Cependant rien ne s'oppose à ce que l'on admette la fécondation de deux espèces congénères et même de deux espèces de genres distincts, mais appartenant au même groupe naturel, surtout si elles ont entre elles des relations intimes de taille et de structure. C'est ce que démontre la fréquence des Hybrides dans les genres Passiflora, Amaryllis, Panctalium , Pélargonium , etc.
HYBRIZüN. Hybrizon. ixs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Irhneuinonides, établi par Fallcn avec ces caractères : antennes grêles; abdomen pétiole ; ailes supérieures à trois ou deux cellules costales; la cellule intermédiaire et la cellule spiculaire nulies. Ce genre, que Fallen dit être très -voisin de celui des Bracons, répond, d’après Lalreille, à ses Alysies. y. ce mol.
HYCLÉE. Hycleus. îxs. Genre de l'ordre des Coléoptères. section des Hétéroinères, tribu des Canlbaridies, établi par Lalreille et ayant pour caractères : antennes en massue ou grossissant vers leur extrémité, composées de neuf articles dont le dernier très -grand et en forme de Itoulon ovoïde. Latreille rapporte à ce genre le | Mylabre argenté de Fabricius, et ceux qu’OIivier nomme My labre Argus cl Mylabre imponctué dans l’Encyclopédie méthodique. Le Mylabre rlavicorne d'illiger, qui se trouve en Espagne, appartient aussi à ce genre.
HYDATICA. bot. Neclcer (Elément. I/otan., n° 1503) a rétabli, sous ce nom. le genre Geum de Tourneforl, formé de la section des Saxifrages doul l'ovaire est entièrement libre. P. Saxifrage.