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lalhide presque globuleuse, par ses corolles jaunes, etc.; mais il s'en distingue suffisamment par son involucre non réfléchi, par son réceptacle non hémisphérique.
HY'OBANCHE. Hyobanche. bot. Genre de plantes dicotylédones rnonopélales, de la famille des Orohanches et de la Didynamie Angiospermie. La seule espèce qui le compose, Hyobanche purpurea, L., est une plante parasite, qui croit, au cap de Bonne- Espérance, sur la racine d'autres végétaux. Sa tige est cylindrique, pubescente, couverte d'écailles imbriquées, simple. Ses fleurs sont rougeâtres et forment un épi terminal ; leur calice est à sept divisions linéaires; leur corolle tubuleuse, en forme de masque, ayant la lèvre inférieure très-courte, la supérieure étnarginée; les étamines, au nombre de quatre, sont didynames; la capsule est à deux loges polyspermes.
HYODON. Hyodon. pois. Genre de la famille des Malacoptérygiens abdominaux, établi par Lesueur dans les Actes de la Société des Sciences naturelles de Philadelphie, i, pl. xiv, page 567, avec les caractères suivants : forme générale des Harengs; ventre tranchant mais non dentelé; nageoire dorsale placée vis-à-vis de l'anale; huit ou neuf rayons aux ouïes; des dents en crochet aux mâchoires, au vomer, aux palatins et à la langue. Les deux espèces décrites par Lesueur ont été nommées Hyodon clodalus et Hyodon tergisus ; toutes deux habitent les mers de l'Amérique septentrionale.
HYOPHORBE. bot. Genre de la famille des Palmiers, établi par Gærlner (de Frttct il, p. 186, tab. 120, f. 2) qui n'en a connu que le fruit et l'a ainsi décrit : baie ovée, atténuée inférieurement, charnue, fibreuse, uniloculaire; péricarpe recouvert d'une pellicule membraneuse et noirâtre, contenant des fibres qui s'unissent par de nombreuses anastomoses; graine unique, elliptique, globuleuse, glabre, brune, légèrement pointue à sa base et marquée au sommet par une éminence sous laquelle l'embryon est logé; albumen blanc, cartilagineux, coriace, cédant un peu à la pression des doigts; embryon monocotylédon, presque pyramidal et jaunâtre. Gærtner a donné le nom d'Hyophorbe Indien à l’espèce qui fournil ce fruit. Elle est originaire de Pile Mascareigne.
HYOPHTHALMON. bot. Synon. d' Aster Amellus, L.
HYOSCYAMUS. bot. V. Jcsqu un.
HYOSCYANINE. bot. Nom donné par Brandes à un principe alcaloïde, découvert par lui dans la Jusquiamc noire, Hyoscyamus albus, L. Ce principe est solide, cristallisable en prismes allongés; il s'unit aux acides, et forme avec eux des sets particuliers. Sa vapeur est très-énergique; elle affecte vivement l'organe de la vue.
HYOSÉRIDE. Hyoteris. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Chicoracées de Jussieu, et de la Syngénésie égale de Linné, établi par ce dernier naturaliste et ainsi caractérisé : involucre cylindrique, formé d'écailles disposées sur un seul rang, égales et appliquées, accompagné à la base de quelques écailles surnuméraires; réceptacle nu et plan; calalbide composée de fleurons nombreux, en languettes et hermaphrodites; akènes allongés et de formes dissemblables, selon Cas-
sini; ceux du centre cylindriques, lisses, surmontés d’une aigrette dont les poils extérieurs sont plumeux, et les intérieurs, au nombre de cinq, sont longs, paléiformes et laminés ; les fruits intermédiaires, hérissés et munis de deux targes ailes latérales et surmontés d’une aigrette semblable à celle des akènes du centre; les fruits marginaux pourvus d'aigrettes à moitié avortées. Les espèces avec lesquelles Linné a constitué ce genre, ne sont pas toutes réellement congénères. L 'Hyoteris fœtida a été réuni par la plupart des auteurs au Larnp sana, dont en effet il offre tous les caractères. Le genre Krigia a été créé par Willdenow avec Y Hyoteris rirginica , L., et Gærtner a constitué avec Y Hyoteris tninitna, L., son genre Arnoseris qui sc distingue par une aigrette coroniforme. Enfin, VHedypnois de Tournefort que l.inné avait confondu parmi les Hyoserist a été rétabli par Jussieu, Lamarck et De Candolle. Ainsi réformé, le genre dont il est ici question a pour types les Hyoseris radiata, scabra, lucida de Linné. Ce sont des plantes herbacées, dont les feuilles sont radicales et pinnalifides ; chaque hampe supporte une calalbide composée de fleurs jaunes. Elles sont indigènes des contrées qui forment le bassin de la Méditerranée.
HYOSPATHE. Hyospaihe. bot. Genre de la famille des Palmiers et de la MoncecieHexandrie,L , établi par Marlius ( Gen . et Sp. Palm. Bras., p. 1,1.1 et 9) qui l a ainsi caractérisé : fleurs sessiles. sans bractées, entourées par une spalhe double, monoïques sur le même régime; les mâles ont un calice monophylle, trifide, une corolle à trois pétales, six étamines et un rudiment de pistil ; les femelles ont un calice à trois folioles, une corolle à trois pétales, l’ovaire triloculaire, surmonté de stigmates sessiles et excentriques. Le fruit est une baie monosperme, pourvue d'albumen et d’un embryon basilaire. Ce genre renferme de petits Palmiers du Brésil, à tige arundinacée et à frondes irrégulièrement pinnées. Leurs spadices, qui portent des fleurs pâles auxquelles succèdent des fruits en forme d'olive, naissent ordinairement au-dessus des frondes, sur des rameaux étalés, à angles droits.
I1YPACANTHE. Hypacanthus. rois. Le genre formé par Raffinesque (Ict. Sait., p. 19), qu'il caractérise par un corps comprimé, une dorsale opposée à l'anale, avec deux rayons épineux, situés au-devant, et dans lequel il place le Scomber acutcatus, L.. parait conséquemment devoir être confondu avec les Licbes, sousgenre de Gastérostée. F. ce mot.
HYPÆLYTRUM. bot. Même chose que Hypoklytbx. F. ce mot.
HYPANTHE. Hypanthium , iot. Il arrive souvent que la partie supérieure du calice diffère essentiellement par sa forme de la partie inférieure, et c’est dans ce cas que Link a donné à cette dernière l’épithète de Hypanlhe.
UYPANTHODIER. Hypanthodium. bot. Ce nom a été donné par Link, à l'extrémité charnue du pédoncule qui sc détache de la plante en même temps que le fruit.
HYPÉCOON. Hypecoum. bot. Ce genre singulier, qui établit en quelque sorte le passage entre les Papavéracées, les Fumariacées et les Crucifères, mais qui
appartient certainement à la première de ces trois familles, offre les caractères suivants : son calice est â quatre sépales caduques; sa corolle se compose de quatre pétales onguiculés, irréguliers, réunis deux à deux et soudés par leur côté interne. Chaque pétale se compose de deux parties : l'une dressée et cochléariforme, l'autre plane et étalée. Les étamines, au nombre de quatre, sont dressées contre le pistil et opposées aux quatre sépales; leurs filaments sont plans elles anthères allongées, à deux loges. L’ovaire est allongé, fusiforme, presque cylindrique, à une seule loge contenant un assez grand nombre d'ovules insérés longitudinalement aux deux sutures de l'ovaire, l.c sommet de l'ovaire se termine par deux stigmates sessiles, allongés, plans, recourbés en dehors et glanduleux sur leur face externe. Le fruit est une sorte de silique allongée, cylindrique, se partageant transversalement en autant d'articulations qu'il y a de graines. Celles-ci sont presque réuiformes et contiennent un très petit embryon cylindrique, placé transversalement au sommet d'un gros endosperme charnu. Ce caractère diffère un peu de celui qui en a été donné par le plus grand nombre des botanistes. Richard considère comme appartenant au calice ce que les auteurs décrivent généralement comme formant deux pétales extérieurs. En effet , ces deux pièces sont situées absolument sur le inéme plan que celles qu'on regarde comme formant seules le calice; et les deux pélales intérieurs des autres botanistes sont évidemment quatre pétales réunis cl soudés deux à deux par leur côlé interne. On connaît environ six espèces de ce genre, qui appartiennent toutes aux lieux sablonneux du bassin méditerranéen. Ce sont toutes des plantes annuelles, assez petites, remplies d’un suc jaunâtre comme la plupart des autres Papavéracécs. Leurs feuilles sont glabres, très-souvent glauques, pinualifides; leurs fleurs sont jaunes, beux espèces croissent en France, Hypecoum procumbent et Hypecoum pendulum.
UYPÉLATE. Hypelale. bot. Genre de la famille des Sapindacées et de l'Octandrie Monogynie, L., établi par P. Browne ( Jamaïc 208) et adopté par âwarlz {Flor. I nd.-Ocvid t. il, p. 655, tah. 14), avec les caractères suivants : calice à cinq folioles; cinq pélales plans, glabres intérieurement; huit élamines libres; un style court, indivis, surmonté d'uu stigmate Irigone; drupe uniloculaire, monosperme. Les fleurs sont polygames par avortement. V Hypelale trifoliata , Swartz , loc. cil est un arbrisseau qui croit sur les collines crétacées de la Jamaïque. Ses feuilles obovales, coriaces, ressemblent à celles du Toddalia, mais elles ne sont point parsemées de points; leurs pétioles sont bordés d'une membrane. Les fleurs sont petites, blanchâtres et disposées en panicules.
Le nom d'ilypélale est emprunté de Pline où il désignait le Laurier alexandrin. F. Fbagox.
HYPENA. ms. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Pyraliles, établi par Scbranck. Caractères : palpes inférieures presque toujours plus longues que le corselet et dirigées en avant, avec le premier article court et cylindrique, le deuxième allongé, dolabriforme, faisant un coude avec le troisième qui est sécu-
riforme; trompe longue; antennes filiformes; ailes supérieures légèrement falquées, couvrant les inférieures dans l'état de repos et formant un triangle par leur réunion. Le Phalœna proboteidalit de Linné est le type de ce genre. On trouve cet insecte dans toute l'Europe.
HYPÊRANTHÈRE. Hyperanlhera. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Forskahl ( Flora Ægypl. Arab.f p. 67) et adopté par Wahl (Symbol., i, p. 30) qui y a fait entrer la plante de laquelle on relire.l'huilc de Ben, c'est-â-dire le (iuilandina Moringa , L.,ou Moringa oleifera, Lamk., ainsi que le Gymnocladus Canadcn- <ti de ce dernier auteur. Les caractères génériques seront exposés à l’article Morixge, vu l'antériorité de ce nom.
IIY'PERBORKEN. Hyperborcus. bot. zool. C'est-àdire originaire ou habitant des régions les plus froides.
HYPÊRE. Hypera. ms. Coléoptères télramères; l’un des nombreux genres établis dans la grande famille des Rbynchophores; il est dû à Gerinar, et a été adopté par Dejean (Calai, des Coléopt., p. 88) qui en a mentionné près de quarante espèces. H n'est pas très-éloigné des Lipares d'Olivier. Schoonherr n'a point admis ce genre dans sa Monographie des Curciilionides.
HYPERIIOMALE. Hyperhomala. ma. Orthoptères; genre de la famille des Locustaires, établi par Audinel- Servillc, pour un insecte rapporté de la Nouvelle-Zélande par le capitaine Durville. Caractères : antennes longues, lrès-e8pacées entre elles, â leur insertion: premier article gros et presque cylindrique, le second court et presque globuleux, le troisième cylindrique et aussi long que le3 deux premiers réunis, les autres cylindriques; tête aussi large que la partie antérieure du corselet ; sa face est verticale; entre les yeux une carène transversale, interrompue au milieu; verlex trèsplan; yeux petits, globuleux, presque pédicellés; corselet très-plan, fortement caréné et denliculé sur ses côtés; prolhorax de la longueur du verlex, distinctement séparé du mésolhorax par un sillon transversal ; mêla thorax extraordinairement long, dépassant un peu l'abdomen, tronqué à sa partie antérieure, presque aigu postérieurement, un peu bombé transversalement Vers le tiers de sa longueur, portant au milieu une ligne longitudinale sensible, peu élevée; celle ligne, comme sillonnée dans son milieu, donne au inétalhorax l'apparence de deux élylres soudées à leur suture; côtés du métathorax, après la carène, rabattus, et embrassant ceux de l'abdomen ; mésosternum et mélasternum étroits, creusés au milieu, échancrés postérieurement, avec leurs bords latéraux très-relevés; élylres membraneuses, ainsi que les ailes : les unes et les autres de longueur égale, entièrement recouvertes parle méla- Ihorax ; corps très-court, avec les appendices de l'anus assez longs et sélacés ; jambes antérieures dilatées et creusées à leur base; pattes antérieures et intermédiaires de moyenne longueur; cuisses denliculées en dessous; pattes postérieures allongées; cuisses longues , médiocrement renflées, munies d'épines en dessous; jambes allongées, garnies de trois rangées d'épines très- fines : deux en dessus et une en dessous.
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HTPERHOM (I F. VFRDATRE. HypethoiHOla riltSCPtlt, |
Serv. Il est entièrement verdAIre. avec les yeux el la parlie supérieure du labre bruns. Taille, dix lignes.
HYPÉRICINÉBSoc IIYPÉRICËES. //)-penr^fieff*. bot. Celle famille, qui porte aussi le nom de Mii.i eperti ts el sur laquelle le professeur Choisy. de Genève, a publié un l»on travail, appartient à la classe des végétaux dicotylédones, à étamines bvpogynes. Les plantes qui composent cette famille sont des herbes, des arbustes on même des arbres pour la plupart résineux et parsemés de glandes. Leur* feuilles sont opposées, entières, très-rarement alternes et crénelées; dans un grand nombre, ces feuilles offrent une multitude de petits points translucides, qui ne sont autre chose que de petites glandes et qu'on regardait autrefois comme de petits trous; de là l'origine du nom de Millepertuis donné au genre Hypericum, et par suite h toute la famille dont ce genre est le type. Le* fleur* offrent différents modes d'inflorescence; elles sont tantôt sessiles, tantôt pédonculées, axillaires ou terminales. Leur calice est à quatre ou cinq divisions très- profondes ou quelquefois distinctes, inégales, deux des sépales étant extérieurs et plus petits. La corolle se compose de quatre à cinq pétales hypogynes, alternes avec les lobes du calice, roulés en spirale avant leur évolution, trèssouvent jaunes avec de petits points noirs. Les étamines sont très-nombreuses, tantôt réunies en plusieurs faisceaux par la base de leurs filets, plus rarement libres ou même monadelphes; les filets sont capillaires, portant des anthères vacillantes, à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal. L’ovaire est libre, globuleux, surmonté par plusieurs styles, quelquefois réunis en un seul par la base. Coupé transversalement, cet ovaire présente plusieurs loges (en même nombre que les styles) contenant chacune plusieurs ovules attachés à l'angle interne de la loge. A cet ovaire succède un fruit capsulaire ou charnu, à plusieurs loges, s'ouvrant en autant de valves dans le premier cas, qui sont continues par leurs bords avec les cloisons. Les graines sont très-nombreuses, le plus souvent cylindriques, très-rarement planes. L'embryon est dépourvu d'endosperme ; sa radicule est inférieure. Celte famille a de grands rapports avec les Aurantiacées par les glandes dont les végétaux qui la composent sont munis, par leurs étamines polyadelphes, leur embryon sans endosperme. D'une aulrc part, elle se rapproche beaucoup des üuttifères.
Choisy , dans son travail précédemment cité, divise ainsi celle famille :
$ I. ÜYPtBicims vraies.
Semences cylindriques; styles au nombre de trois à cinq.
1" tribu. Yitmièes.
Ilaronya , Du Petit-Thouars ; yistnia, Vandclli.
2e tribu. Hypéricèeê.
Androiœmutn, Allioni; Hypericum , L. ; Luncretiay Delllle, Eg.; Atcyrum, L.
$ U. ÜYPtRIClIltES AXOIALES.
Graines planes el ailées ; plus de cinq styles. Tige en arbre.
Carpodonlos, Labill.; Eucryphia, Cavan.
HYP1ÎRIC01DES. bot. Pour Ilypérici nées. y. ce mol.
HYPLRICI M. bot. F. Mm EPERTI TA.
HYPÉRIE. Hy périt», crost. Genre nouveau de l’ordre des Ampliipodes, établi par l.atreille et placé (Fam. natur. du Règne A Kim., p. 289) dans sa famille des Droptères. conjointement avec le petit genre Pli rosi ne de Risso. Ces Crustacés se rapprochent des Cytnolhon. Les appendices latéraux de l'extrémité postérieure de leur corps sont en forme de feuillets et servent à la natation. Le genre llypérie a pour caractères propres : d’avoir quaire antennes sétacées; la télé assez petite, arrondie, aplatie sur le devant el non prolongée antérieurement son* forme de bcc; le corps esl conique, muni de dix pattes peu allongées, et pourvu d'un article terminal, simple et pointu; les feuillets, qui sont situés postérieurement, sont triangulaires, allongés et horizontaux. On ne connaît encore qu'une espèce.
Hypérik de Lerckcr. Hyperia Lesueurii , Lalr. Desmaresl (Dict. des Sc. nal., I. xxvm. p. 548) y rapporte avec doute un Phronima ? de cet auteur (Encyclop. Méthod. Crust-, tab. 328, fig. 17 el 18).
HYPERiON. Hyperion . ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers , tribu des Scaritiens , établi par Delapnrle, pour un insecte nouveau, apporté de la Nouvelle Hollande. Caractères : antennes grêles, avec le deuxième article très-court; lèvre supérieure plus large que longue, profondément écliancrée et arrondie sur les côtés; menton armé d’une forte dent, plus longue que les lobes latéraux, el bifide; une saillie obtuse et très-forte en dehors des mandibules, et à leur base ; corselet carré; corps presque plat; élylret longues et parallèles.
IIyférion de Scdroeter. J /y péri on Schrœteri , Schreiber. Télé lisse, avec deux impressions en avant; corselet finement ridé en travers, rétréci à partir du milieu, bordé d'une sorte de gouttière lisse et assez large , marqué en arrière, de deux impressions profondes, el comme divisées en trois branches, précédées d’une autre en forme de X, sur la ligne du milieu; élylres fortement striées, à intervalles lisses et peu convexes : le bord latéral présente une série de gros points irréguliers; dessous du corps lisse, avec un enfoncement sur les côtés de chaque segment de l'abdomen. Taille, vingt-huit lignes de longueur, sur sept environ de largeur.
HYPÉROGIÎNÉF.S. Hyperogenet. bot. C’est un sottsordre des Lichens idiothalames d’Achar, établi pour les Lichens dont les apolliécies sont composées et renfermant une vernie formée d’une substance propre. Les Ilypérogénées correspondent à notre groupe des Tryj péthéliacées. y. ce mol el VerrccariTes.
HYPËROODON.//r/>e roodo». xam. Lacépèdeadonné ce nom à un genre de Cétacés caractérisé par une nageoire dorsale; une sorte de bec comme chez les Dauphins; le palais hérissé de petits tubercules que l’on a considérés comme des dents, mais qui, selon Cuvier, ne peuvent guère être, d’après l’analogie, que des proéminences cornées de la membrane du palais. Ce genre, encore peu connu, ne renferme qu'une espèce nommée par Lacépède Hypêroodox Bctskopf. Celte espece a été décrite plusieurs fois sous des noms différents, et placée
tantùl parmi let Baleines, tantôt, et avec plus de raison, parmi les Dauphins; d’où il est résulté une grande confusion dans la Synonymie. V. Cuvier (Oss. foss., t. v). La tète de l'Hypéroodon diffère beaucoup des tètes des Dauphins; elle est surtout remarquable par la forme des maxillaires, sur les bords latéraux desquels s'élève de chaque côté une grande crête verticale, fermant une sorte de mur; car les deux crêtes ne se réunissent pas comme dans le Dauphin du Gange, pour former une voûte Au reste, ces variations singulières de forme n'empêchent pas les connexions d'avoir lieu, comme chez les Dauphins. Le palais est un peu en carène, ce qui offre un rapport avec les Baleines. Il y a sept vertèbres cervicales soudées toutes ensemble, et trente-huit autres vertèbres dont neuf portent des côtes. On n’a trouvé que deux dents à la mâchoire inférieure; il parait même qu'elles ne sont pas toujours visibles à l’extérieur; son palais est hérissé de tubercules qui ressemblent assez à des dents. L'orifice commun des deux évents a la forme d’un croissant dont les pointes, au lieu d’être tournées vers le museau, le sont vers la queu£. Néanmoins l’appareil est disposé intérieurement de manière à ce que les jets d’eau, faits par cette ouverture, se dirigent en avant. Les nageoires sont disposées ainsi qu'il suit : les pectorales sont placées trèsbas, et leur longueur est douze fois moindre que celle de l’animal entier. La dorsale est d’un tiers moins longue que celles-ci; elle n’est pas très-distante de la caudale : cette dernière égale en largeur le quart de la longueur totale ; ses deux lobes sont échancrés. I.’llypéroodon est brunâtre, avec quelques teintes blanchâtres sur le ventre. L’adulte a de vingt à vingt-huit pieds de longueur. Deux individus de celle espèce vue en divers points de l'océan Atlantique septentrional et de l'océan Glacial arctique, ont été pris en 1788 près d’IIonfleur. L’espèce est rare : aussi ses mœurs ne sontelles pas connues. F . Cétacés.
ilYPtttSTHÉ.NK. ans. Paulite et Uornblcnde du Labrador. W. Substance noire, fusible, souvent d'un éclat métalloïde bronzé; pesant spécifiquement 3,38; rayant le verre; étincelant par le choc du briquet; acquérant par le frottement l'électricité résineuse. Sa composition chimique est encore mal connue. Klaproth en a retiré par l’analyse : silice, 53,95; magnésie, 14; alumine, 9,95; chaux, 1,5; oxyde de fer, 94,5; eau, 1,35; perle, 3,5. L'Hyperslbène se divise en prisme droit rhombotdal, d'environ 83 et 98 degrés. On le trouve cristallisé en prismes octogones, à sommets dièdres, ou en masses laminaires, engagées dans du Feldspath. On l'a découvert pour la première fois dans l'Amérique septentrionale (île de Saint -Paul, côte du Labrador) où ce minéral a pour gangue une Siénite à Feldspath opalin. Depuis, on l'a retrouvé dans d'autres pays, toujours dans des roches du sol primordial, telles que les Siéniles et les Lupholidcs, au Groenland, au cap Lézard, en Cornouailles, etc.
HYPERSTOM10UE. bot. Désignation particulière de l'insertion des étamines, lorsque c’est le limbe qui les porte.
I1YPERSTYLIQUE. bot. Cette épithète est donnée par Lesliboudois à l’insertion, lorsque l'ovaire est parfaite-
ment Infère, et que les étamines sont insérées sur le calice, au dessus du point où il cesse d'adhérer â l’ovairr.
HYPEXODON. Uypexodon. *a*. Genre de la famille des Chéirastèrcs , institué par Haffinesque qui lui assigne pour caractères : museau nu; narines rondes et saillantes; dents incisives supérieures nulles, les inférieures, au nombre de six, sont échancrées; deux canines â chaque mâchoire : les inférieures sont accompagnées d’une vernie à leur base ; queue comprise en entier dans la membrane interfémorale.
Il ypexodoi a xotstaches. Hypexotlon mrttaXf Raffinesque. Pelage fauve, brun sur le sommet de la tête; ailes et membranes noires; moustaches longues; oreilles brunes, plus longues que la tête. De l'Amérique septentrionale.
UYPHA. aoT. cavrr. ( Mucèdittéet.) Nom donné par Persoon aux plantes auxquelles Liok a conservé le nom de Byssus. F. ce mol.
MYPHÆNE. bot. Gærlner (de Fruct., t. I, p. 28, et t. ii, p. 13, lab. 82) a établi, sous ce nom, un genre de la famille des Palmiers , qui est le même que le Cucifera de Delille, déjà décrit dans ce Dictionnaire. F.Q.Zcirftnt. En outre de VHyphœne crinila ou du Cucifera Thebaica, l’auteur du genre llyphtene a établi une seconde espèce sous le nom d 'Hyphœne coriacea, qui est indigène de Melinde et probablement de Madagascar. Dans sa notice sur les plantes du Congo, p. 37, R. Brow n mentionne un Palmier trouvé en abondance à l'embouchure du fleuve par le professeur Smith, et rapporté par ce dernier au genre Ifyphtene, mais qui serait plutôt une espèce de Corypha, d'après les caractères que présentent sa hauteur moyenne , ses frondes et sa tige indivise. Le Palmier Doum de la Haute-Égypte, est, au contraire, remarquable par sa tige divisée et dicholome.
HYPHANTE. Hyphantue. ms. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Gerroar et adopté par Latreille et Scboonherr. Caractères : antennes longues, minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs, les cinq suivants plus courts et tous plus épais au sommet; la massue est oblongue, ovale; trompe plus longue que la moitié de la tête, et plus épaisse au bout où se voit une fossette oblongue et profonde; yeux arrondis et peu saillants; corselet presque globuleux, écbancré aux deux extrémités, arrondi sur les côtés; point d'écusson; élytres ovalaires, échancrées à leur base vers la suture, avec les épaules arrondies, atténuées postérieurement, convexes en dessus et déclives à l'extrémité; pieds antérieurs les plus longs, jambes crénelées intérieurement arquées et armées d'un fort crochet. Les deux espèces connues de ce genre : Hyphantu b bac ci fer et Dasipu », appartiennent l’une au Brésil, l'autre au cap de Bonne- Espérance.
UYP11ASNA. bot. lMucidinécs.)Ct nom donné par Rebentisch, ainsi que celui A'Hypha adopté par Persoon, correspond exactement au genre auquel Link a conservé le nom de Bystue. F. ce mot.
HYPHIDRA. bot. Schreber, Willdenow et Gaertner ont substitué, sans motif» plausibles, ce nom à celui de Tonina employé par Aublet. F. ce mot.
Il Y P
UYPIIODERME. Hyphoderma. bot. Ce genre de Champignon*, formé par Wallroth, aux dépen* de* Thélépliore* d'Ehrhart, n'a point été admit par la majorité de* botanistes. V. TnturBOftE.
HYPHOMYCÈTES. bot. Ce nom a été donné par quelque* botanistes à une division des Champignons, qui coriespond à la famille des Mucédinées. f. ce mot.
UYPHYDRE. Hyphydrus. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section de* Pentamères, famille de* Carnassiers, tribu des Hydrocanlharcs, établi par illiger (Mayas. Insect., 180-i, p. 8) aux dépens du genre Dytique de Linné, et se distinguant des liydropores (F. ce mot) avec lesquels ils ont la plus grande affinité, par la forme globuleuse et raccourcie de leur corps. Fabricius avait formé avec le Dyiiscus Hermanni et plusieurs autres espèces, un genre propre, sous la dénomination d' Hydrachna, employée déjà par Muller pour désigner un genre d’Arachnides aquatiques. Latreille a laissé aux Arachnides de Muller le nom qu'il leur avait imposé avant que Fabricius eût fait son genre Hydrachna, et a donné à ces derniers le nom d’Hygrohies (y. ce mot). En même temps Illiger donnait le nom d’Hyphydre à plusieurs espèces d'Hygrobies qui s'en éloignaient par des caractères essentiels. De Clairville, qui a bien éclairci la tribu des Hydrocan- Ibares en y formant de nouvelles coupes fondées sur de bons caractères, n'a pas rejeté la vicieuse application du mot Hydrachne; il a même contribué à épaissir ces ténèbres en désignant sous le nom d liydropores les Hyphydres. Schoonherr (Sj non. Ins., 2, p. 27, 28) supprime la dénomination d'Hydrachne; les mêmes insectes que le naturaliste précédent désigne ainsi deviennent des Pælobies ( Pœlobius ), et la coupe des Hyphydres est conservée.
Les Hyphydres sont, en général, de petite taille; leur corps est ovale, court, globuleux, bombé et très-convexe. La principale espèce et celle qui sert de type au genre est :
L'Htfuydrb ovl. Hyphydrus (mat us; Hydrachna ovalis , Fabr., le mâle; Hyphydrus gibba ejusd., la femelle, Panz., Faun. Ins. Genn., fasc. 01, tab. 5. Il est long d'environ deux lignes, d'un brun fauve, avec le dessous d'un jaune foncé. 11 est commun à Paris, dans les eaux stagnantes.
1IYPNE. Hypnum. bot. Ce genre, le plus nombreux de la famille des Mousses, comprenait, lorsque Linné l'établit, plus du tiers de celte famille; depuis, on en a séparé plusieurs genres qui diffèrent essentiellement entre eux par la structure de leurs organes de fructification ; cependant le, genre de Linné était assez naturel pour que la plupart de ces genres restassent réunis dans la Iribu des Hypnoidées; quelques espèces seulement se rangent parmi les Dicranoïdées. Les genres formés aux dépens de l'ancien genre Hypnum, sont : Pterogonium , Aeckera, Dallonia, Hookeria , Hypnum, et en outre le genre Leskea qui n'a pas été adopté par tous les auteurs, et qui parait devoir rester uni au genre llypne. Outre ces genres, la tribu des Hypnoidées en contient encore plusieurs fondés sur des espèces nouvelles, inconnues à Linné, mais qu'il aurait probablement placées dans
le genre Hypne. Foyes HyftvoïdUs. Les caractères distinctifs du genre Hypnum sont d'avoir l’urne portée sur un pédicelle latéral, le périatome double, l'extérieur de seize dents et l'intérieur formé par une membrane divisée en seize segments égaux entre lesquels sont souvent placés des sortes de cils membraneux; enfin la coiffe est toujours fendue latéralement. Le genre Leskea d’Hedwig et de plusieurs autres muscologues diffère des Hypnes par l'absence de ces filaments membraneux, qui sont interposés entre les dents du péristome,dans les Hypnes des mêmes auteurs; mais ce caractère est si fugace et souvent si peu constant, qu'il parait préférable de laisser ces deux genres réunis. Les Hypnes varient beaucoup par leur port qui est, en général . analogue à celui de toutes les autres plantes de cette tribu ; leur tige est rameuse, et les rameaux sont le plus souvent régulièrement pinnés et distiques. Les feuilles, extrêmement variables quant à leur forme, sont tantôt disposées sur deux rangs et étendues dans le même plan , ce qui rappelle l'aspect des Jungermannes; tantôt elles sont insérées tout autour de la tige , plus ou moins étalées et assez souvent recourbées à leur extrémité. Les capsules naissent d’un petit bourgeon axillaire, dont les feuilles forment le perichœtium; leur pédicelle est par conséquent latéral* presque toujours long et grêle; la capsule est le plus souvent recourbée et son orifice est incliné latéralement; cette capsule est toujours lisse et dépourvue d'apophyse; l'opercule est fort souvent terminé par une pointe assez longue; le périslome externe est formé de dents fortes, bien distinctes, libres, d'abord recourbées vers le centre de la capsule, ensuite déjelées en dehors et douées de mouvements hygrométriques très -marqués. On connaît maintenant plus de deux cents espèces de ce genre, qui ont été découvertes sur presque tous les points du globe; près de cent ont été observées en Europe. L'Amérique équinoxiale. l'Amérique septentrionale et particulièrement la côte occidentale, les terres Magellaniques, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle Hollande produisent un grand nombre d'espèces différentes de celle* d’Europe; ces dernières, au contraire, se retrouvent presque toutes dan* les États occidentaux de l'Amérique septentrionale d'un côté, et jusqu'au Kamtschalka de l’autre.
UYPNÉE. Hypnea. bot. ( Hydrophytes . ) Genre de la famille des Floridées; caractère : fronde filiforme , rameuse, cylindrique, couverte de petits filaments sélacés, épars, se changeant quelquefois en tubercules fusiformes ou subulét, presque opaques. Les Uydrophyles dont ce genre est composé se distinguent facilement de toutes les autres plantes marines par un aspect qui leur est particulier; elles ressemblent aux Mousses que Linné avait réunies dans son genre Hypnum. Ce faciès, qui ne s'observe point dans les autres groupes des Floridées, aide beaucoup à la détermination des Hypnées dont la fructification n'est bien visible qu’à la loupe. Cependant il est indispensable de l'étudier pour classer les espèces, si l’on veut éviter les erreurs des auteurs modernes qui , s'en rapportant à cet aspect hypnolde, ont réuni sous une même dénomination des espèces très- différentes les unes des
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attire*. L'organisation ressemble beaucoup à celle de* Laurcntics; mais elle est plus ferme, plus vitreuse. Le tissu a plus de transparence et moins de Flexibilité- Les tubercules, en forme de fuseau ou d'alène, sont remplis de capsules séminifères dans toute la partie renflée. Leur surface est unie; l’extrémité, souvent recourbée, parait dépourvue de capsules. Les tubercules sont un peu gigarlins et à demi transparents. Us deviennent opaques dès que les capsules commencent à se former; et ils le sont entièrement à l’époque de la maturité des semences ; quelquefois ils sont courts , ramassés et comme épineux; en général, ils sont simples et allongés. On n’a pas encore observé de double fructification sur les Hypnées. La couleur varie autant que celle des Laurenties; elle prend quelquefois une nuance très-vive de vert d’herbe ou de vert purpurin. Toutes les Hypnées sont annuelles. Elles se trouvent dans les zones tempérées des deux hémisphères, principalement du vingtième au quarante -cinquième degré de latitude; elles sont rares au delà.
Parmi les principales espèces de ce genre peu nombreux, on remarque YHypnea ntusciformis des Indes- Orientales, bien différente de YHypnea spinulosa des mers d’Europe; YHypnea H'ighii des côtes de France et d’Angleterre : c’est une des plus élégantes par sa forme et par sa couleur; YHy/mea hamulosa des Indes Orientales; YHypnea chat-unies de l’Australasie : elle a le port d’une Charagne.
HYPNOIDE. Hypnoidus. ms. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Scrricornes, tribu des Élalérides, établi aux dépens du genre Elaphrus de Fabricius , par Dillwyn qui lui assigne pour caractères : antennes pectinées, dont les second et troisième articles sont allongés, le dernier court, obliquement tronqué ; tète petite, avancée; yeux peu apparents; corselet large, convexe, transverse; élytres courtes, ovales, un peu bombées; corps large, ovale, presque glabre; jambes minces; tarses simples. Dillwyn place dans ce genre nouveau les Elaphrus ripa ri ut , ricularins , 4 -puslulalus, tlertnestoides , pulchellvs, etc.
HYPNOIDÉES. Hypnoitleœ. bot. Greville et Arnotl, dans leur excellent travail sur la classification des Mousses (Trans. /f'ernerian ., I. v, et Mém. Soc. llist. nat., t. 11), ont divisé celte famille en plusieurs tribus naturelles. Celle des Hypnoldées renferme, d’après ces auteurs, les genres Fabronia, Raddi; Plerogonium, Schwæg.; Sclerodonlium, SetiW.; Leucndon , Schw.; Macrodon, Schwæg.; Dicnemutn, Schwæg.; Astrodontivm, Schwæg.; A ’cckcra, llook.; Anomodon , Hook.; A nacatnplodon , Brid.; Daltonia, Hook.; Spiridens , Nées; Hookena , Smith; Fontinalis, lledw. r. ces mots et Mousses.
HYPNON. bot. La plante à laquelle les anciens donnaient ce nom, radical de celui d’un genre nombreux de Mousses, parait devoir être un Lichen du genre üsnée. F. ce mol.
1IYPNUM. bot. V. Hyfue.
HYPOBATRE. Hypobatrum . bot. Genre de la famille des Rnhiacées, établi par Hlume qui lui assigne pour caractères : calice petit, à quatre dents; corolle petite, subcampanuléc, avec la gorge velue, le limbe
étalé, quadrifide; quatre étamines insérées à l'orifice du tube; filaments très-courts; ovaire infère, sessilc; style court, traversant le disque; stigmate bifide, s'évasant en une sorte de gorge. Le fruit consiste en un drupe pédicellé, couronné par le calice, à deux loges renfermant chacune deux nucules monospermes, arillés, coriaces, attachés supérieurement et penchés obliquement l’un vers l’autre.
Hyfobatee racTESCEUT, Hypobatrum frutescens, Blume. in Bydrag. Ind. C’est un arbuste à rameaux divariqués; à feuilles opposées et distiques; à fleurs sessiles , bractéolées , réunies et serrées sur un réceptacle hémisphérique, axillaire et lui-méme sessile. Il croit dans les forêts qui garnissent les montagnes de File de Java.
UYPOBDELLE. nnnti. Même chose que Hæmopide. y. ce mot.
IJYPOBLASTE. bot. Richard applique ce nom à un corps charnu, qui fait partie de l’embryon des Graminées. et dans lequel le blaste est placé longitudinalement. C’est le yitetlus de Gærtner.
HYPOCALYPTE. Hypoca/yptus. bot. Sous ce nom, Thunbcrg a établi un genre qui a pour type le Crota laria cordi folia , L. De Candolle (Prodr., Regn. Feget. , t. n) l'a ainsi caractérisé : calice à cinq lobes courts; étamines monadelphes; légume comprimé, lancéolé. L 'Hypocalyplus obeordatus, unique espèce, est un arbrisseau du cap de Bonne-Espérance, très glabre, à feuilles trifoliées et à fleurs pourprées. La plupart des autres espèces, publiées par Thunberg, sont réparties, par De Candolle, dans le genre Poda/yria de Lamarek. y. Cbotalaire et Pobalyrie.
HYPOCARPE. Hypocarpium. bot. Quelques auteurs ont donné ce nom à l’organe sur lequel repose le fruit.
HYPOCARPOGÉ. Hypocar pogeus. bot. C’est-à-dire Plante dont le fruit mûrit sous terre.
HYPOCÉPHALE. Hypocephalus. ms. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Clavicomes, institué par Desmarels, qui lui assigne les caractères suivants : antennes granulaires, de onze articles : le premier plus long et cylindrique; mandibules très-épaisses , triangulaires, obliques au côté externe, avec une arête supérieure, saillante; labre petit et triangulaire; lèvre grande, plane et entière; palpes maxillaires de quatre articles, les deux premiers assez longs, cylindriques, un peu renflés à l'extrémité, le troisième court, le quatrième aplati, presque sécuriforme; palpes labiales de trois articles : le premier le plus long, assez grêle, le dernier aplati. Têletrès-inflécbie; corselet presque aussi large que les élyJres, ovalaire, peu bombé, légèrement échancré en avant, sinué en arrière; sternum creusé en gouttière; écusson très-petit; élytres séparées du corselet par un espace demi-circulaire et assez grand, qu'elles recouvrent et embrassent totalement; elles sont ovales, pointues à l'extrémité, embrassant l’abdomen sur les côtés, surmontées d’une côte latérale en carène, qui suit leur bord; cuisses postérieures très-grosses et robustes, renflées, un peu comprimées, munies de deux épines courtes, dont l’extérieure se termine par une arêle qui va gagner le trochanter, et l'intérieure se rend au contraire vers la jambe qui est élargie à l'extrémité, en
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forme de palette ovalaire, garnie en dessous d'une brosse de poils roux; tarses de cinq articles un |>eu canaliculés en dessous. L’Hteocêphale akiê, HypocephalttH armatus (Mag. de Zool., cl. ix , pl. 24), la seule espèce encore connue de ce singulier genre, est entièrement d'un brun foncé; sa tête est armée antérieurement de quatre épines , et marquée de quelques points enfoncés; corselet finement ponctué, marqué de quatre enfoncements postérieurs, assez légers; ély très un peu rugueuses, avec trois côtes peu saillantes, parallèles, obliques à la suture; bords latéraux plus rugueux que le reste; épaules marquées d'un pli transversal. Taille, deux pouces. Brésil.
1IYPOCHÉRIDE. Hypochœriê. bot. Vulgairement Porcellie. Genre de la famille des Synanlhérées, Chicoracées de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., établi par Vaillant, et adopté par Linné, avec les caractères suivants : involucre composé de folioles imbriquées, appliquées, oblongues, obtuses, un peu membraneuses sur les bords; réceptacle plan, garni de paillettes trèslongues, demi-embrassantes, linéaires, suhulées; calathide composée d'un grand nombre de fleurons en languettes et hermaphrodites; ovaires surmontés d’une aigrette plumeuse, tantôt stipitéc, tantôt scssile. Celte différence dans la structure de l’aigrette a fait partager en deux genres, par Gærtner, Y Hypochœriê de Vaillant et de Linné. Il a nommé Achyrophoru » les espèces à fruit dont l'aigrette est stipitée, et il a réservé le nom d ' Hypochteriê à celles qui offrent une aigrette sessile. Cassini a admis cette distinction, quoique, dans le caractère générique de 1* Hypochœriê , il ail décrit les ovaires du centre comme pourvus d’un col trèsmanifeste , c'est-à-dire ayant des aigrettes slipilées, tandis que les ovaires marginaux seulement sont surmontés d’aigrettes sessiles.
On ne connaît jusqu'ici qu’un assez petit nombre d'espèces d'ilypochérides. Celles que l’on rencontre fréquemment dans les bois, les prés et les champs de toute l’Europe, sont : V Hypochœriê glabra et V Hypochœriê radicata, L. La première est une plante annuelle, à feuilles radicales, sinuées, dentées, glabres, luisantes, et dont la tige est d'abord très simple, presque nue , puis accompagnée d’autres tiges dressées et rameuses. Les calalhjdes sont petites, solitaires au sommet des liges et des rameaux, et composées de fleurs jaunes. V Hypochœriê radicata a une lige rameuse, nue, presque lisse, à feuilles roncinées, obtuses, scahres, et à pédoncules écailleux. Les autres Hypocbérides sont des espèces qui croissent dans les contrées montueuses de l'Europe méridionale.
HYPOCHILION. Hypochiliutn. bot. Nom donné par Richard, à la partie inférieure du lahelle, dans les Orchidées.
HYPOCHNE. Hypochnuê. bot. (Mucèdinieê ?) Fries a établi ce genre, cl l'a placé auprès des Tbéléphores dont il a l'aspect général ; mais sa structure byssotde est évidente , et on n’a jamais pu y voir de vraies llièques; il est très-voisin des Athélies de Persoon, dont il ne diffère que par une soudure plus intime des filaments et par l'aspect membraneux et lisse de sa surface. Les llypochnes croissent sur le bois mort, qu'ils cou-
vrent d’une sorte de membrane de couleur variable, dont les bords sont frangés et se divisent en filaments byssoïdes, tandis que le centre est uniforme, lisse et presque charnu. Ces plantes font le passage des Mucédinées aux Champignons proprement dits, comme les genres lêaria, Tubercutaria , Atractium font le passagedes Mucédinées aux Lycopordacées. L'une des espèces les plus communes du genre, et l’une des plus remarquables, est VHypochnus cœruleus ou The/ephora cœrulea de De Candolle, qui forme des plaques d'un beau bleu, étendues sur le bois mort; son centre est d’un bleu foncé, lisse, et d'un aspect charnu; les bords sont d'un bleu pôle et filamenteux.
Les Thelephora ferrwginea et serea, de Persoon. appartiennent à ce genre, ainsi que plusieurs espèces décrites par Fries et par Ehrenberg.
HYPOCHTON. hept. Synonyme de Protée. V . ce mot.
HYPOCISTE. Hypocistis. bot. V. Cytibeli.e.
HYPOCONDRES. xool. V. Abdoieb.
HYPOCRATËR1FORME. Hypocrateriformis. botab. Une corolle monopétale régulière, dont le tube allongé est surmonté d'un limbe plan et étalé, est dite en botanique corolleliypocratéri forme. Le Lilas, le Jasmin, etc., en offrent des exemples. V. Corolle.
HYPODÉMATIER. Hypodematium. bot. Ce genre, de la famille des Fougères, s’est trouvé compris dans les premiers envois de plantes récoltées dans l'Inde par Wallich. Ce botaniste y avait reconnu des caractères trop distinctif* pour n’en point former un genre nouveau qui fut adopté par Kunze, avec les caractères suivants : sores suhglobuleux . pédicellés, insérés sur un réceptacle en massue; sporanges soudés à la base du réceptacle qu’ils entourent, relevés en voûte, déprimés et sillonnés vers le centre, réfléchis de chaque côté. La seule espèce déterminée jusqu'ici, a été nommée par Kunze lirpootiATiER décbiqi ftê. Hypodematium onustum ; cette plante se trouve aussi au Népaul. Il est probable que le Nephrodium hirsutum , Don, des mêmes contrées, appartient également au genre nouveau.
HYPODERMA. moll. Dénomination sous laquelle Poli, dans son Système de nomenclature, indique le genre de Coquille dont il a nommé les auimaux Hypogea. V. Hypogée.
HYPODERME. Hypoderma. ms. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Alhéricères, fondé par Latreille ( Nouv. Dict. d’Hisl. nalur., t. XXI il, p. 272) aux dépens du genre Taon, et ayant, suivant lui, pour caractère essentiel : soie des antennes simple; point de trompe ni de palpes apparentes; une fente très-petite, en forme d’1% représentant la cavité buccale; espace compris entre elle et les fossettes des antennes, uni, sans sillons; dernier article des autennet trèscourt, transversal, à peine saillant au delà du précédent. Ce genre diffère essentiellement des Cutérèbesel des Céphénémyies par l’absence d’une trompe ; il partage ce caractère avec le genre Œdéraagène dont il sc distingue toutefois par l’absence des palpes. Il s’éloigne davantage des Céphalémyies et des (Estres proprement dits, parce que l’insecte parfait a les ailes toujours écartées et que la larve n'a point de crochets écail-
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leux à sa bouche. Latreille ne décrit qu’une seule espèce.
Hypodf.rxe do BoEcr. /If potier ma Boris, OEslrus 'Èoris, Fabricius, Olivier, etc. Cette espèce a été représentée par Clark (Trans. of ihe Linn. Soc., t. m, et nouvelle édition, The Bols of Horses, lab. 2, fi g. 8,0); elle pond un grand nombre d'œufs, et chacun dans une ouverture séparée, qu'elle pratique à la peau des Bœufs; elle choisit de préférence les jeunes individus et s’attache aux Vaches qui vivent dans les bois; celles qui paissent dans les prairies en sont exemptes. On rencontre, près de la région du dos, dans le voisinage des cuisses et des épaules, un plus ou moins grand nombre de tumeurs (de trois à quarante) qui s'élèvent quelquefois à un pouce au-dessus de la peau et dont le diamètre est de quinze à seize lignes; ce sont autant de nids ou de foyers purulents, dans lesquels vit une larve d’Uypoderme; ces larves, dont le corps est aplati , sont privées de pattes, mais elles ont sur chaque anneau des épines triangulaires, dirigées en avant et en arrière, et elles s’en servent très-certainement pour changer de place, surtout lorsqu'à une certaine époque, elles abandonnent l'animal aux dépens duquel elles ont vécu, et vont chercher, dans le gazon ou sous les pierres, une retraite pour se métamorphoser en nymphe; alors leur peau devenant très-dure et fort épaisse, leur fournit un solide abri. L'insecte parfait ne tarde pas à éclore; il est noir et offre des poils d'un jaune assez pâle sur la tète, le liiorax et la base du ventre; le thorax lui-méme présente une bande noire transversale et quelques soies enfoncées; les ailes sont un peu obscures vers leur bord intérieur; les pattes ont une couleur noire, avec les tarses d'un blanc sale; l'abdomen est noir sur son milieu, et des poils fauves ombragent son extrémité anale.
HYPODERME. Hypoderma. bot. (Hypoxydes.) De Candolle avait donné ce nom à un genre très-voisin des Hyslerinm.e t qui a été réuni à ce genre par tous les auteurs qui se sont occupés depuis de ces petits végétaux. Hystérirr.
IIYPODERMF.. Hypoderma. mam. Geoffroy Saint- Hilaire, dans un travail de révision de la famille des Chéiroptères, a substitué le nom d'Hypoderme au genre Céphalotc, et reporté le nom de Cépbalote au genre que, depuis llliger et d'après lui, on était convenu d'appeler llarpye, Harpya. F. Céfhai.ote et il arm e.
1IYPODERMIUM. bot. (Uridinèes.) Llnk a donné ce nom au genre qu'il avait d'abord désigné sous celui de Ceroma , et qui comprend les genres OEcidium et lïretlo des auteurs. F. ces mots.
HYPODÉS1DE. Hypodesis. irb. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatériens, institué par Latreille, pour un insecte nouveau du Mexique. Caractères : antennes en scie, de la longueur au plus de la tète et du corselet; front allant en pente, et presque de niveau avec le labre; corselet sensiblement rétréci près des angles postérieurs; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures , très-rélrécie , légèrement dilatée près de son extrémité interne, sans rétrécissement brusque; une palette sous le troisième et le quatrième article des tar-
ses; le rudiment d'une autre sous le second. L’espèce connue a été nommée Hypodesis sericea, Latr.
HYPODRYS. bot. Synonyme de Fistuline. V. ce mol.
HYPŒLYPTUM. bot. Ce nom a été donné par Vahl ( Enumcr . Plant., 2, p. 283) probablement par corruption de celui A'Hypœlythrum, sous lequel Richard père (in Persoon Synop. Plant., 1. p. 70) avait établi antérieurement un genre de la famille des Cypéracées. Robert Brown (Prodr. Noc. -Holland., 1 , p. 210) a employé la dénomination proposée par Vahl; mais ayant été informé dans la suite (Botany of Congo) de l’antériorité du genre formé par Richard, et d’un autre côté s’étant assuré que I 'Hypœlyptum argenteum , Vahl, ainsi qu'une autre plante de la Nouvelle-Hollande, constituait un genre distinct de \'Hypctylhrum,a proposé, pour éviter toute confusion, de le nommer Lipocarpha. y . LirOCARFflE.
HYPŒLYTRE. Hypœlythrum ou Hypolythrum.
bot. Genre de la famille des Cypéracées, et de la Triandrie monogynie, L., établi par Richard (in Persoon Enchirid., i, p. 70) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs disposées en épis, composées d’écailles imbriquées; akènes entourés par un involucre qui simule une sorte de glumc à trois ou quatre valves; deux à trois étamines; un à deux stigmates. Vahl (Enum., 2, p. 283) a donné d’autres caractères au genre Hypœlyptum , formé sur V Hypœlyptum Senegalcnse ou argenteum, une des plantes décrites par Richard; mais R. Brown, qui, dans le Prodromus Flor. Nov.-Holl., p. 219, avait adopté le nom imposé par Vahl, l*a changé depuis en celui de Lipocarpha , réservant le nom d 'Hypœlythrum au genre constitué par les espèces de l'Inde, décrites dans Persoon. Ces plantes sont des herbes trèsgrandes, à feuilles trinerviées et à fleurs disposées en corymbos.
HYPOESTES. bot. Genre de la famille des Âcanlhacées, et de la Diandrie Monogynie, L., établi d'après les Manuscrits de Solander, par R. Brown ( Protlrom . Flor. Xov.’Holland., p. 474) qui l'a ainsi caractérisé : involucre quadriflde, triflore ou uniflore par avortement ; calice quinquéfide, égal ; corolle bilabiée; deux étamines à anthères uniloculaires; loges de l'ovaire dispermes; cloison ruinée; graines retenues par des crochets. Ce genre a été constitué par Solander sur quelques espèces de Justicia publiées par les auteurs, et particulièrement par Vahl dans ses Enumerationes Plan [arum. Solander avait admis un calice double, considérant sans doute t'involucre comme en faisant partie, et le calice intérieur comme un calice accessoire. C’est du moins ce que fait conjecturer l'étymologie du nom générique. R. Brown a composé YHypoentes des espèces suivantes ; Justicia fastuosa , Forskahlci, purjturea, aristata, verticillaris et Serpens de Vahl. Il leur adjoint YHypoetles floribunda, plante de la Nouvelle-Hollande, qui offre des rapports avec Y Hypoestes purpurea. Ce sont des plantes herbacées ou sous-frulesccnles, indigènes des contrées chaudes de l'ancien hémisphère. Elles ont des fleurs involucrées, blanches ou purpurines, disposées en épis ou en grappes axillaires ou terminales, et garnies à la 1 hase de bractées foliacées.
HYPOGÉ. IlypcycuSj Subtcrrancu*. bot. Celle épithète s'applique aux cotylédons de l'embryon, quand, à l’époque de la germination, ils restent dans la lerre et ne sont pas soulevés par l'élongation de la libelle. Celle expression s'emploie alors par opposition â celle de cotylédons épigés. y. Enbhyox.
HYPOGÉE. Hypogea. moll. Dans son magnifique ouvrage des Teslacés des Deux-Sicile*, Poli donne ce nom â un genre nombreux en espèces, formé de plusieurs des genres de Linné et de Lamarck sur les caractères trop étendus des animaux. C'est ainsi que l'on y trouve des Pholades. une Pandore et une Donace. Nous renvoyons à ces différents genres.
HYPOGÊON. Hypogœon. tirntl. Genre de l'ordre des Lombricines, famille des Lombrics, fondé par Savigny ( Syst. des Annélides, p. 100 et 104 ) qui lui donne pour caractères distinctifs : bouche à deux lèvres rétractiles, dont la supérieure avancée; soies non rétractiles, disposées sur neuf rangs, le rang intermédiaire supérieur, les huit autres disposés de chaque côté par paire. Ce genre est voisin des Enlérions ou Lombrics terrestres. Il s'en rapproche par la disposition de la bouche, mais il s*en éloigne par celle des soies. 11 offre aussi quelque ressemblance avec les Thalassèmes dont il diffère toutefois par des soies non rétractiles.
Les Ilypogéons ont le corps cylindrique, obtus à son bout postérieur, allongé et composé de segments courts et nombreux, moins serrés et plus saillants vers la bouche que vers l’anus. Dix des segments compris entre le vingt sixième et le trente-neuvième sont renflés et s'unissent pour former à la partie antérieure du corps, une ceinture. Le dernier segment est pourvu d'un anus longitudinal. La bouche est petite, munie de deux lèvres, la supérieure avançant en trompe un peu lancéolée, fendue en dessous, et l'inférieure étant trèscourte. Le corps est garni de soies longues, épineuses, très-aigues, au nombre de neuf; à tous les segments il en existe une impaire et quatre de chaque côté réunies par paires, formant toutes ensemble, par leur distribution sur le corps, neuf rangs longitudinaux, savoir: un supérieur ou dorsal, quatre exactement latéraux, et quatre inférieurs. Savigny décrit une seule espèce.
L’ II y roc ton hérissé. Hypogœon hirlum. Son corps est composé de cent six segments, conformé exactement comme dans le Lombric terrestre et de la même couleur. Les quatorze pores sont très visibles. Toutes les soies sont brunes, fragiles et caduques. La ceinture est souvent encadrée de brun en dessus, et elle parait entièrement recouverte de soies inégales, disposées confusément, mais semblables d’ailleurs aux autres et de même hérissées de petites épines. Cette espèce est originaire des environs de Philadelphie.
HYPOGEUM. bot. Persoon avait séparé, sous ce nom, des Lycoperdons le Lycoperdon cerrinum ; il l'a ensuite réuni au genre Scleroderma, et Néesd’Esembéeck l'a placé parmi les Truffes.
HYPOGLOSSE. Hypoglossum. bot. Espèce du genre Fragon. V. ce mot.
HYPOGNATHE. zool. F. Moystre.
HYPOGYNE. Hypogynu *. BOT.Ce nom adjpctif, composé de deux mots grecs, qui signifient sous l'organe
femelle, s'emploie en botanique pour exprimer la position relative des diverses parties de la fleur, quand elles sont placées sous l'ovaire, c'est dans ce sens que l'on dit étamines, disque, corolle, etc , Hypogynes, c'est-àdire dont le point d'origine part du même lieu que le pistil ou sous le pistil, y. Iysertioy.
HYPOGYNIER. Hypogyniutn . bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Nées Van Esembéeck, pour une espèce brésilienne, la seule jusqu'ici connue de ce genre qui offre pour caractères : épillels monoï ques, triandres, mutiques, géminés sur un axe articulé, les mâles pédicellés, les femelles sessiles, les uns et les autres portant deux fleurs; florule inférieure neutre et univalve, la supérieure bivalve. L'inflorescence consiste en un épi qui se divise en rameaux opposés et forme une sorte de panicule.
HYPOLÈNE. Hypolœna. bot. Genre de la famille des Resliacées et de la Diœcic Triandrie, L., établi par R. Brown (Prodr. Flor. Noc.-HqU., p. 251) qui lui a imposé les caractères suivants : fleurs dioïques ayant toutes un périanthe à six divisions glumacécs; les mâles sont disposées en chatons et contiennent chacune trois étamines dont les anthères sont simples et peltées;
| les femelles ont un style caduc, à deux ou trois branches. Le fruit est une noix osseuse, nue, monosperme, ceinte à la hase par le périanthe court et terminant un i épi formé d'écailles imbriquées, mais qui ne renferme I qu'une seule fleur. Dans ce genre, les fleurs mâles sont absolument semblables à celles du Hestio dont la plante offre le port; l'absence d'un corpuscule lobé garnissant le périanthe, à l'extérieur, le distingue du /ynidenowia, lequel est semblable par le fruit, mais qui s'en éloigne par l'inflorescence de ses fleurs mâles et par son port. Brown n'a décrit que deux espèces à' Hypolœna f savoir : Hypolœna fasllgiata et Hypolœna exsulea. Ces plantes croissent au port Jackson dans la Nouvelle- Hollande et dans Pile de Diémen.
HYPOLÉON. Hypolcon. ns. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Nolacanlbes, tribu des Stratiomydes. établi par Duméril (Zool. Analyt.), et correspondant aux Oxycères et aux Ephippiutn de Lalrcille, ou aux Critettaria de Meigen. y. ces mots.
UYPOLEPIA. bot. (Mucèdinée*.) Genre indiqué plutôt que décrit par Raffînesque et qui parait le même que le Xylostroma de Tode. K ce mot.
U YPOLÉP1DE. Hypolepis. bot. Persoon ( Enchirid ., 2, p. 598) a substitué ce nom à celui de Phelipœa employé par Thunberg pour désigner un genre établi sur une plante du cap de Bonne-Espérance, et que Jussieu (Annales du Muséum, vol. 12, p. 439) a rapportée nu Cytinus. En effet le nom de Phelipœa ne pouvait être adopté puisqu'il existait, sous celle dénomination, un autre genre créé par Tourncfort et rétabli par Desfontaines. V Hypolepis tanguinea , Persoon; Phelipœa isanguinea, Thunh., Aor. Plant. Gener 5, p. 91; Cytinus dioicus, Juss., est une plante parasite sur les racines des arbrisseaux, qui a des liges droites, simples, très glabres, garnies d'écailles sessiles, imhn quées, obtuses et concaves. Les fleurs, d’un rouge de sang, sont placées sous les écailles et dioïques. Les mâles ont un |>érianlhe (calice, Juss.) à six divisions;
plusieurs étamines à filets monadelphes et à anthères réunies. Les femelles ont un ovaire infère, une capsule à sept valves et à sept loges polyspermes.
HYPOLF.UCOS. ois. V. Chevalier.
HYPOLYTRt M. bot. Pour Hypaelythrum . V . Hypoelttre.
HYPOMÈCE. I/ypomeces. ims. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Schoouherr qui lui assigne pour caractères : antennes bréviuscules, assez fortes, coudées et composées de douze articles dont les deux premiers sont les plus longs cl ohconiqncs, les autres sont turbines et s'élargissent sensiblement de la base au sommet de l'antenne qui se termine par une massue oblongue, de cinq articles; trompe courte, plane en dessus et profondément canaliculée; yeux subglobulcux et un peu saillants; corselet plus long que large, presque conique, faiblement hisinué à sa base, tronqué à l'extrémité, impressionné en dessus; élytres ovalo-oblongues, déprimées antérieurement sur le dos, acuminérs au bout, avec les épaules oblusément anguleuses; pieds médiocres; jambes muliqiics. Le type de ce genre peu nombreux, est le Curcutio squamosus de Fabricius; il est originaire de l’Inde; les autres espèces appartiennent soit à cette partie du globe, soit au midi de l'Afrique.
Il Y PO M ELIDES, bot. //. Hipvohelis.
HYl'ONERVIS. bot. Paulet a proposé ce nom pour le genre Mérule qui se trouvait fait et nommé longtemps avant que cet auteur eût écrit sur les Champignons.
11YPOPELT1DE. t/ypopeltis. bot. (Fougère»,) Dans la Flore de l'Amérique septentrionale de Michaux, rédigée par le professeur Richard, ce savant botaniste a proposé de faire un genre particulier, sous le nom d ' Hypopeltis, de toutes les espèces du genre Polypode de Linné, qui ont les fructifications sous la forme de points arrondis , composés de sporanges disposées autour d'un axe et fixées à une membrane peltée. Or, ce genre ne diffère pas de celui que De Candolle a publié plus tard sous le nom de Polystichum. La Flore de Michaux a paru en 1803, la Flore française en 1805; le nom proposé par Richard ayant l'antériorité, doit être préféré. Ce même genre a été désigné par R. Brown sous le nom d’ Aspidium. V. Aspiuiek.
HYPOPUACE. bot. ( Champignons . ) Plante qui croit sur la racine du Picia Aphaca et qui est figurée table vi du Pugiilus Plantamm rariorum de Mentzel qui, le premier, l'a fait connaître. Elle est voisine des Sclerotium.
DYPOPHÆSTON. bot. Ce nom, qui a été appliqué au Iihamnus olcoides et au Salsola Tragus par certains auteurs, était, dans Dioscoride, celui de la Chausse- Irape. P. ce mot.
UYPOPHILLIOiV Hypophillium. bot. Link donne ce nom A une petite gaine qui, selon De Candolle. représente la véritable feuille, à l'aisselle de laquelle naissent certains rameaux dont l'apparence est celle des feuilles. On cite les Asperges pour exemple.
HYPOPULÉE. J/ypophlœus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des lléléromères , famille des Taxicorncs, tribu des Diapériales, établi par Fabricius qui l'a retiré de son genre Ips. Ses caractères sont :
antennes grossissant insensiblement depuis le troisième article, perfoliées en grande partie; mâchoires inermes; corselet beaucoup plus long que large ; corps parfaitement linéaire.
Les llypophlérs ne diffèrent au premier aperçu, des Diapères et des Phaléries, que par la forme de leur corps; leurs antennes sont courtes, à articles presque lenticulaires, tin peu en scie latéralement, et formant, réunis, une lige perfoliéc, terminée par un article ovoïde et court; le labre est saillant et entier; les mandibules sont bifides ou ludentées à leur pointe; les mâchoires ont deux lobes, dont l’intérieur très-petit; leurs palpes maxillaires, plus grandes que les labiales, sont terminées par un article plus grand et ovoïde, et le corselet est en carré long et bordé; les élytres sont étroites, et les jambes vont en s'él.irgissanl de la base à l'extrémité. Ces insectes vivent sous les écorces des arbres; leurs larves, qui ne sont point connues, doivent faire aussi leur habitation dans les vieux troncs cariés.
Toutes les espèces de ce genre habitent l'Europe. Dejean (Calai, des Coléopt.) en mentionne sept; la principale et celle qui sert de type au genre, est I’Hypophlêe narrox, Hypophlœa castaneus , Fahr., Oliv. Il a près de trois lignes de long. Tout son corps est d'un brun ferrugineux , sans taches. Celte espèce se trouve aux environs de Paris.
UYPOPHYLLK. //ypophylla. bot. ( Hydrophytes .) Genre de la famille des Floridées, proposé par Slackbouse, dans la seconde édition de sa Néréide Britannique, et auquel il donne pour caractères : une fronde membraneuse, rameuse et plane, parcourue par une nervure longitudinale, médiane, souvent prolifère; fructification variable. 11 compose ce genre des Delesscries de la première section. 11 n'a pas été adopté.
U Y PO PU Y' LLOC A R PO ÜEN DRÜ N . bot. L'un de ces noms excessifs que Linné proscrivit si sagement dans sa Philosophie Botanique, et par lequel Roèrhaave désignait la section Proiea qui correspond au genre Atimetes de R. Brown.
UY'POPHY'LLIIM. bot. Nom proposé par Paulet, pour les Champignons qui sont feuilletés en dessous du chapeau.
UY'POPITY'DE. Hypopitys. bot. Dillen avait employé ce mot comme nom générique d'une plante que Linné nomma depuis Monolropa. Adanson, Scopoli et d’autres auteurs ont adopté la dénomination proposée par Dillen. Nullal ( Gener . of North Amer. Plants, i, p. 970), réservant le nom de Monotropa à plusieurs espèces exotiques, a rétabli le genre Nypopitys de Dillen, et l'a ainsi caractérisé : calice à trois ou quatre divisions; corolle pseudo- polypélale, persistante*, à quatre ou cinq segments, chacun offrant à la base un nectaire en capuchon ; anthères petites, horizontales, uniloculaires; stigmate orbiculaire , avec un rebord barbu; capsule à cinq loges et à cinq valves; graines très-nombreuses, petites et suhulées. Ce genre se compose de deux espèces dont l'une, Hypopitys Europœa, Nuit., Monotrojta Hypopitys , L., est parasite sur les racines des arbres et principalement des Sa p fus. Cette plante, qui a de l'analogie par son port, avec les Orobanebes, croit en Europe et dans l'Amérique seplen-
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(rionale. L'aulre espèce a été décrite par Nutlal (/oc. ci/.) tous le «oui U 'HypopUys lanuginosa.
HYPOPTÈRE. ms. Terme d’anatomie changé en celui de Paraptère. y. ce mot.
HYPOPTËRÉE. Hypopleralo. bot. Épithète donnée par Mirbel, à la cupule lorsqu’elle est surmontée d’une aile membraneuse.
HYPOPYGE. Hypopygium. bot. Kirby désigne par ce nom, le dernier segment du ventre de l’abdomen des insectes.
HYPORJNCHOS. ois. y. Toccar.
HYPOSPARTIUM. bot. L'uu des anciens noms de rOrobancbe. y. ce mot.
HYPOSP1IÉNAL. iool. V. Cbare et Sqiilïttb.
UYPOSTATES. bot. Du Trocbel (Mémoir. du Mus., t. viii, p. 244) ap|>elle ainsi les corps parenchymateux et souvent transparents qui sont placés au dessous de l'embryon au moment où ce corps commence à se développer dans l'ovule, après la fécondation. Tantôt les Hy postâtes. dont le nombre est, en général, de deux ou trois, disparaissent entièrement par suite de l'accroissement de l'embryon; tantôt ils persistent en partie pour former l’endosperme. y. Grairk.
UYPOST1LB1TE. ai*. Substance blanche, male ou peu éclatante, en globules lisses, irès-finetneul striés, ou compacte; à cassure terne; ne rayant pas le verre; difficilement fusible sur les bords; se gonflant un peu, et devenant rude à sa surface ; soluble dans les acides, sans faire de géléc, sa solution précipitant par l'oxalate d'ammoniaque; elle est composée de silice, 52,5; alumine 18.5; chaux 8; soude 2,5; eau 18,5. On la trouve à Pile de Feroé, accompagnant la stilbitc.
HYPOSTOME. Hypuslomus. rois. Sous -genre de Loricaire. y. ce mot.
HYPO SULFUREUX. iir. y. Aciub.
11YPOTÈME. Hy polenta. bot. Wallrolh désigne sous ce nom, la face inférieure des expansions des Lichens.
I1YPOTHALLF.. Hypothatlus. bot. Fries donne ce nom à la couche interne ou inférieure des Lichens, parce qu'elle sert en quelque sorte de base ou de soutien au thalle, c’est-à-dire à la couche externe, supérieure ou corticale.
HYPOTUÊCION. Hypolkecium. bot. On désigne quelquefois ainsi la base du thalaroe des Lichens, laquelle est ordinairement formée de cellules rondes et stériles.
HYPOTHÈLE. bot. Paillet propose ce nom pour un genre qui, depuis longtemps, portail celui d'Uydne. y. ce mot.
UYPOTHYMIDE. Hypothymis. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, établi par Lichtenstein qui lui assigne pour caractères : bec très-court, déprimé, à arête vive, large à sa base, faiblement échancré à sa pointe ; bords latéraux de la mandibule supérieure cachant en grande partie l'inférieure qui est droite ; fosse nasale très-grande ; narines rondes et ouvertes : pieds courts; tarse plus court que le doigt intermédiaire; les latéraux égaux; l’externe soudé jusqu'à la première articulation, et l'interne à la base; ailes médiocres : première rémige à peu près nulle; les seconde, troisième et quatrième étagées; les cinquième et sixième les plus longues; queue très-longue et égale. Ce nouveau genre
vient d'élre établi pour un Oiseau apporté récemment du Mexique et que l'on n’a pu admettre soit dans le genre Pliibalure, soit dans celui des Manakius, avec lesquels ITIypothymide a quelques traits de ressemblance. Les moeurs et les habitudes de cet Oiseau ne nous sont point encore connues.
Uypotbymibi col d'or. Hypothymis chrysorrhœa, Temm., pl. color. 452. Sommet de la tête, occiput, et région des oreilles d'un gris ardoisé foncé ; une bande blanche, formée de petites plumes très-serrées, couvre la base du bec, s'étend vers le lorum, et entoure l'orbite de l'œil ; tout le reste des parties supérieures du plumage, ainsi que la poitrine et le milieu du ventre, est d'un beau gris bleuâtre; les rémiges sont noirâtres, bordées de gris bleuâtre; milieu de l'abdomen et cuisses d'un blanc pur; flancs et tectrices caudales inférieures d'un jaune verdâtre; rectrices noires, bordées extérieurement de bleu et frangées de blanc, les deux intermédiaires entièrement noires, les suivantes ont line grande tache blanche vers le milieu des barbes internes; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces huit lignes.
HYPOTHHOME. Hypolhronia. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie G y in nos périme, L., nouvellement constitué parSclirank (Sylloge Plant . Soc. Reg. Rutisb., p. 85) qui l’a ainsi caractérisé : ca lice à cinq dents suhulées; corolle hilabiéc; la lèvre supérieure à trois loties dont les latéraux sont aigus, l'intermédiaire en forme de casque; la lèvre inférieure à deux divisions profondes. Les caractères de ce genre sont trop abrégés pour que nous puissions en donner une connaissance suffisante. Son auteur dit qu’il est voisin de VHyptis, mais que cependant il en est manifestement distinct. U lui a donné le nom d’ Hypolhronia â cause de ses étamines qui reposent comme sous le dais d'un trône. Il ne se compose que d'une seule espèce, Hypolhronia undata , recueillie au Brésil par Martius.
HYPOXANTHE. Hypoxanlhus Nom donné primitivement à un Singe du genre El iode : Eriodes Tu berifer, Geoff. , qui avait été considéré comme une espèce du genre Atèle. y. Eriook a tubercule.
HYPOXIDE. Hypoxis. bot. Genre type de la petite famille des Hypoxidées de Kuntli cl R. Brown, et qu'on reconnaît facilement à son calice adhérent, à six divisions profondes et égales, persistantes. Les six étamines sont dressées. L'ovaire, qui est infère, offre trois loges polyspermes. Le style est triangulaire, couronné par trois stigmates, attachés aux angles supérieurs du style. Le fruit est une capsule à trois loges polyspermes, indéhiscentes. Les graines sont presque globuleuses, offrant un ombilic latéral, en forme de bec.
Les espèces de ce genre, originaires du cap de Bonne- Espérance, de l'Amérique et de la Nouvelle -Hollande, ont une racine tubéreuse, charnue ou quelquefois fibreuse. Leurs feuilles, qui dans un grand nombre d'espèces sont semblables à celles des Graminées, sont toutes radicales; les hampes sont terminées par des Heurs assez grandes, solitaires ou diversement groupées. Quelques-unes de ces espèces sont cultivées dans les jardins d'agrément. Elles exigent généralement lo serre chaude. Telles sont I'IIyfoxiue velue, Hypoxis
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ritlosa , L., Jacq., le. rar., t. 370, qui est originaire üu cap de bonne Espérance. Sa racine est bulbeuse; ses feuilles linéaires, étroites, velues; ses fleurs petites, d'un jaune verdâtre.
L'Hypoxide êtoii i.e, liypoxia stellala, NVilld . , dont les feuilles sont ensiformes, étroites, aigues, striées, environnant une hampe grêle, qui porte une seule fleur à six divisions étalées en forme d'étoile.
L’Hypoxibe blanche, llypoxiê alba, qui a le port de la précédente : mais dont la fleur est beaucoup plus petite et d'un blanc de lait, avec des lignes brunes et jaunes.
HYPOXIDRES. Hypoxideœ. bot. Ce nom a été donné par Kunlh (Nov. Gener. et Spec. Plant, æguin., t. i, p. 286) à un groupe de plantes, constitué par R. Brown (Proilr. Flor. Nov.-lloll., i, p. 280) qui l'a regardé comme intermédiaire entre les Aspbodélées et les Ama ryllidées. Les genres que ce dernier auteur a indiqués comme faisant partie de cette petite famille sont : Hyjwxis, L.; Curculigo , Gærtn.; et Canipynema, Labill. line graude affinité unit les deux premiers genres. Les graines sont munies d'un ombilic latéral en forme de petit bec, d’un embryon asile, d'un albumen mou, et sont recouvertes d'un test noir et crustacé. Ces caractères rapprochent davantage les Hypoxidées des Aspho délées que des Atnaryllidées. Le genre Campynema n'est placé qu'avec doute dans celle petite famille.
HYPOXYLKES. bot. Les plantes qui composent cette famille ont été longtemps confondues dans le vaste groupe des Champignons. De Candolle sentit le premier la nécessité de diviser une famille aussi polymorphe, et il en sépara les llypoxylons; mais il réunit dans celte famille deux tribus essentiellement distinctes : l'une, sous le nom d'Hypoxylons faux-Champignons, forme la base de la famille des llypoxylées; l'autre, qu'il nomme llypoxylons faux- Lichens, parait devoir faire partie de la famille des Lichens [P. ce mot), à l'exception du genre llystrrium qui rentre dans les vraies Hypoxylées. Le caractère essentiel, qui distingue les Hypoxylées des Lichens , est l'absence de toute fronde ou expansion cruslacée, et la présence, dans la plupart des genres, de thèques renfermant les sporules, caractère qui les rapproche des vrais Champignons. Toutes les llypoxylées sont essentiellement composées d'un péridium de forme variable, dur, compacte, formé d'un tissu cellulaire très- dense, et non de filaments entrecroisés comme celui des Lycoperdacées ; ce péridium s’ouvre de diverses manières ; il renferme, non pas des sporules libres et éparses , comme on le voit dans les Lycoperdacées, mais des thèques, sortes de petits sacs membraneux, cylindriques, fixés par une de leurs extrémités aux parois internes de ce péridium, et renfermant plusieurs sporules. On voit que, par cette structure, ces végétaux se rapprochent plus des vrais Champignons et surtout de certaines Pezizes, que des Lycoperdacées, auprès desquelles Persoon les avait cependant rangés dans sou ordre artificiel des Champignons Aiigiocarpes. En effet, il est certaines Pezizes, surtout parmi les petites espèces qui croissent sur le bois mort, dont la cupule est complètement fermée dans les premiers temps de leur développement, et qui
en cet étal ressemblent tellement à quelques plantes de la famille des Hypoxylées que, sans le mode de déhiscence qu’on observe plus tard, ou ne pourrait s'empêcher de les placer dans celte famille : tels sont particulièrement plusieurs espèces du genre Cœnangium, genre très -voisin des Pezizes, qui avaient été rangées par un grand nombre de botanistes parmi les Sphæries. On voit, par cette comparaison, que la famille des Hypoxylées se rapproche plus de celle des Champignons et particulièrement de la tribu des Pezizées que de celle des Lycoperdacées ou de celle des Lichens, dans laquelle les sporules ne sont jamais contenues dans des thèques régulières et renfermées dans un péridium clos.
Outre ces genres, on a placé à la suite de la famille un groupe de genres anomaux qui lie s'y rapportent pas exactement, mais qui ont pourtant plusieurs de ses caractères et qui lui ressemblent surtout par leur aspect extérieur. Dans les plantes de cette tribu, à laquelle on a donné le nom de Cylisporées, on observe un péridium dur et compacte, analogue à celui des vraies llypoxylées, mais ordinairement plus mince, s'ouvrant par un orifice arrondi à la manière de celui des Hypoxylées et sorlanl,comme celles-ci, de dessous l’écorce des arbres ou perçant l’épiderme des feuilles ; mais ces péridiums ne renferment pas de Ihèque, on n'y trouve que des sporules nues ou des sporidies irrégulières; ces caractères devraient peut-être faire placer ces gen res à la suite des Urédinées, dont ils se rapprochent par leur petitesse et par leur mode de développement, surtout si l'on regardait le péridium comme produit par un changement dans le tissu du végétal qui les supporte; mais jusqu’à ce que cette structure ail été mieux étudiée, il est préférable de laisser ces genres à la suite des llypoxylées dont ils ont tout à fait le port. Les péridiums, qui constituent essentiellement les Hypoxylées. sont tantét isolés, tantôt ils sont rapprochés ou soudés plusieurs entre eux; tantôt enfin ils sont portés sur une base commune, de forme irès-variable, mais qui ne prend un grand développement que dans le genre Sphærie.
A l'exception de quelques Spharies qui croissent sur la terre ou peut être plutôt sur des racines mortes, tous les végétaux de cette famille se développent sur d'autres plantes mortes ou vivantes, mais plus souvent sur l'écorce ou sur le bois mort que sur les parties herbacées et vivantes, encore c'est presque toujours vers la fin de l'été, à l'époque où les végétaux commencent à devenir languissants, que ces parasites naissent sur les feuilles de quelques plantes virantes et particulièrement sur les feuilles des arbres; caractère qui les distingue des l'rédinéesqui se développent ordinairement sur les feuilles des végétaux herbacés et lors de leur premier développement. Celte différence, jointe à plusieurs autres faits, semble annoncer que dans les Hypoxylées les sémintiles sont introduites dans les végétaux sur lesquels ils croissent par les pores absorbants des parties mêmes qui deviennent le siège de ces parasites, tandis que. dans les Urédinées, ces sétninules sont introduites par les vaisseaux absorbants des racines et peuvent exister daus le tissu d'un organe, d’une feuille
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par exemple, avant même qu'elle soit épanouie, et par conséquent s’y développer dès les premiers moments de l'épanouissement de ces organes.
Les ilypoxylées sont toutes dures et ligneuses; la plupart sont noires, quelques-unes seulement sont rougeâtres ou jaunâtres; le caractère le plus variable dans celle famille est le mode de déhiscence; il a donné lieu à la division des vraies Hypoxylées en deux sections : les Spbæriacées dont le péridium s'ouvre par un orifice arrondi, et les Pbacidiacées, dans lesquelles le liéridium s'ouvre en plusieurs valves ou fentes. Les genres renfermés dans cette famille sont les suivants :
t HvroxTLtcs 'raies. Péridium contenant des thèques libres ou fixées.
a. Pu ac ioi acées. Péridium s'ouvrant par plusieurs feules ou valves; thèques fixées, persistantes.
Phacidium , Fries; Aclidium , Fries; Glonium, Mulil. {Solenarium , Spreng.); Rhitisma , Fries (Placunitum, Ehr.); f/yslerium, Tod e ( f /y s tenu m et Hypoderma, DC.).
fi. SruÆ&iAcèES. Péridium s'ouvrant par un pore ou une fente; thèques s'échappant par l'orifice.
Lophium, Fries; Sphœria, Haller; Depazea, Fries ( Phyl/oslicta , Pers.); Doihidea , Fries; Erysiphe, De Cand. ( Erysibc , Ehr.; Alphitomorpha, Wahl; Potlosphœra , Kunze); Corynelia, Ach., Fries; Eustegia, Fries.
tt HvpoxnÉEs fausses ou CYTisroatis.
Sphœronema , Fries; Cylispora, Fries, Ehr. (liostrychia, Fries, in Act. Holm.)\ Piliüium , Kunze; Leptostroma , Fries ( Sacidium ? Nées; Schizoderma, Ebrenb.); Leptothyrium , Kunze; Actinothyrum , Kunze; Phoma, Fries.
HYPOXYLON. bot. {Hypoxylées.) Plusieurs auteurs ont successivement adopté ce nom comme générique, mais aucun des genres qui le portent n'a pu être adopté. Adanson a caractérisé son genre Hypoxylon ainsi qu'il suit : tige élevée, simple ou ramifiée, à branches cylindriques, piales ou en massue, piquée de trous vers son sommet ; cavités sphériques , ouvertes à la surface de la plante, contenant un placenta gélatineux ; de la poussière au sommet des liges ou des branches. Ainsi défini, ce genre est le Xylariade Scliranlt, conservé comme sous-genre du Sphœria par les auteurs modernes; il renferme les espèces à base allongée, charnue ou tubéreuse; elles faisaient partie des Clavaria de Linné. Le genre Hypoxylon de Buillard est beaucoup moins naturel que celui d'Adanson, il renferme plusieurs espèces de plantes cryptogames de la famille des Hypoxylées, qui vivent sur le bois ou sur les arbres, et notamment des Sphœria. On y trouve aussi placé le Rhizomorpha seti forints , variété fi d'Achar, sous le nom A'Hypoxylum loculiferum , plusieurs Nœmaspora et même un Hysterium : VHysterium oslraceum. Jussieu et Paulet ont adopté le genre Hypoxylon d'Adanson; leur exemple n'a été suivi par aucun des botanistes contemporains. Nentzel est le premier auteur qui se soit servi du mot Hypoxylon.
HYPOXYLONS. bot. Pour Hypoxylées. F, ce mol.
HYPPARION. ois. Syn. de Mergus im/tennis, L.
ÜYPPOLYTE. crut. F. AlphEe.
HYPSALCHÉNIE. Hypsauchenia. iss. Hémiptères; genre delà section des Homoplères, famille des Cicaila ires, établi par Germar qui lui donne pour caractères : antennes insérées entre les yeux, composées de trois articles; verlex oblong, prolongé en une sorte d'écusson à trois lobes, recouvrant et cachant le front qui est conique; élytres pliées perpendiculairement , entièrement coriaces, ornées de deux rangées de cellules discoïdales et marginales; pieds assez courts, â jambes comprimées. L'espèce principale de ce genre est I’HypsAtcntxiE bai. liste. Hypsauchenia baliista , Germar; elle est brune, avec la partie antérieure du corselet avancée sur la tête en forme de corne très-grande , tricarénée , réfléchie et divisée , au sommet, en lobes plans, ovales et aigus. On la trouve à Cayenne.
HYPSÈLE. Hypsela. bot. Ce genre de la famille des Lobéliacées, a été formé par Presl aux dépens du genre Lysipomie, pour une espèce qu'y avait placée Kunlh, dans ses Nova Gen. de Humboldt et Bonpland. Le genre Hypsèlc se distingue par son calice presque globuleux , soudé avec l'ovaire ; la corolle est insérée au sommet du tube calicinal; elle a son tube entier, renflé ù l’orifice, son limbe à deux lèvres dont la supérieure bipartite, et l'inférieure trifide; les cinq étamines sont insérées à la corolle, deux d'entre elles sont soyeuses au sommet et toutes unies en tube; l'ovaire est infère et le style inclus, le stigmate exserte, bilobé. Le fruit est une capsule semi-biloculaire, déhiscente par un opercule en bosse. L’espèce décrite a beaucoup de ressemblance avec la Violette des marais : ses feuilles sont alternes, orbiculo-réniformes, échancrées, un peu épaisses; les fleurs sont blanches, axillaires, solitaires et pédonculées. Du Pérou.
HYPSÉLONOTE. Hypselonolus. ms. Hémiptères hétéromères. Ce genre, de la famille des Coréens, a été créé par Uann, et se compose de petites espèces de l’Amérique équinoxiale, dont le dernier article des an (ennes est plus gros mais guère plus long que le précédent; la tête est plus étroite que le corselet qui se rétrécit antérieurement. Parmi les espèces que l'on rapporte à ce genre on doit remarquer: Hypselonolus diinidiatus, Hann, Lygœus striaiulus, Fab., Ent.Syst.. iv, p. 161; I/ypsonotus r ettotut , H., Lygœu» venotus, Fab. Celui-ci a le corps d’un brun ferrugineux, avec les élytres noires, marquées, vers l'extrémité, de veines ferrugineuses; le corselet est faiblement épineux. Il se trouve à Cayenne.
HYPSIOPHTHALME. Hyptiophlhalmu s. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatériens, institué par Latreille qui lui assigne pour caractères : antennes ayant la plupart des articles obeoniques, point sensiblement dilatés au côté interne, le troisième article aussi grand que le suivant; le onzième ovalaire et le faux article très-petit, se confondant presque avec lui; tète plus large que le bord antérieur du corselet. Les espèces comprises dans ce genre nouveau sont les Elaier buphtalmuê et iuciférus , de Fabricius.
HYPSIPRYMNUS. «ai. Nom donné par llliger au Potoroo. P. ce mot.
HYPSOME. Hypsomus. ms. Coléoptères tétramères;
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genre de la famille de» Rhynchophores, établi par Scboonherr qui lui donne pour caractère» : antennes as»ez longues et minces, insérées près de l'extrémité de la trompe, coudées, composées de douze articles dont le» deux premiers le» plus longs , obeoniques, les cinq suivants courts et lenticulaires, la massue oblongue, ovale; trompe allongée, grêle, cylindrique, linéaire, arquée, marquée d’un trait enfoncé, qui suit tous les contours de la courbe; yeux ovale» et déprimés; corselet arrondi et avancé à la base, avec les côtés un peu arrondi», et la partie antérieure subitement rétrécie; on y observe deux lobes derrière les yeux; ély très oblongues, subovales , profondément écbancrées à leur base au point de suture; les épaule» sont prominules; pieds médiocres et robustes : la première paire écartée à l'origioe et la plus longue; cuisses en massue, nautiques; jambes presque cylindriques. Les deux espèces connues de ce genre : liypaom us s cap ha et Hypaomus lembreculua, ont été rapportées de la Caffrerie par les naturalistes-voyageurs Ecklon et Zeyher.
HYPSONOTE. Hypsonotu». ns. Coléoptères lélramères; genre de la famille des fthyncliopbores, fondé par Germar, pour un assez grand nombre d'espèces, toutes du Brésil , et offrant pour caractères : antennes assez longues et minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs, les suivants un peu plus courts, égaux, obeoniques, et la massue, qui comprend les quatre derniers, oblongue, ovale et acuminée; trompe allongée, presque cylindrique, un peu plus épaisse vers le bout, marquée d’une fossette oblique, qui occupe toute son étendue ; yeux petits, ovales et peu convexes; corselet cylindrique et souvent rétréci antérieurement; élylres obiongues, plus larges que le corselet, déclives et gibbeuses vers l'extrémité, avec les épaules ordinairement obdifeset quelquefois arrondies; corps ovalaire, presque cylindrique et pourvu d'ailes; pieds assez robustes, avec les jambes crénelées sur la face interne.
HYPTÊRE. holl. Un genre très-voisin des Firoles par l'organisation et les formes extérieures, a été établi sous ce nom par Raffînesque. Tous les caractères qu’il en donne, rentrent entièrement dans ceux des Firoles, à l’exception de la position des branchies qui sont sous la queue , d’après l’auteur. Blainvillc pense qu’il y a erreur; qu’elles sont sur la queue. Il attribue cette erreur à une faute typographique; alors, s'il en est ainsi, il n’y aurait aucune raison d'admettre cc genre. Il est nécessaire cependant, avant de l'admettre ou de le rejeter, de vérifier de nouveau le fait; ce qui sera facile, puisque les animaux signalés par Raffînesque vivent dans les mers de Sicile.
HYPTlANTIlfcRE. Hyptianthera. bot. Genre de la famille des Ruhiacées, établi par Wighl et Arnotl qui lui donnent pour caractères : tube du calice très court, presque ovale, soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, profondément divisé en cinq découpures obiongues, acuminées et persistantes; corolle supère et rotacée; son tube est très-court, poilu intérieurement; son limlns est partagé en cinq divisions contournées avant la floraison, étalées ensuite; cinq anthères obiongues, insérées au sommet du tube de la corolle; ovaire infère,
à deux loges, avec son disque épigyne, épais et charnu; six ovules environ, pendants à chaque loge; style trèscourt; stigmate épais, à deux lobes rapprochés. Le fruit consiste en une baie globuleuse, k deux loges, couronnée par le limbe persistant du calice.
HYPTiAfiTBtRE de l’1*de. Hyptianthera Imlica, Vf. et A., Prodr. Flor. Penina. Ind.-Or. L2fliL Arbrisseau inerme, glabre, à feuilles opposées, courlemenl péliolées, obiongues lancéolées, acuminées, en coin à leur base, avec une stipule interpéliolaire, entière, triangulaire, acuminée, rigide; fleurs petites, accompagnées de bractées, réunies en fascicules subglobuleux, dans les aisselles des feuilles.
UYPTIDE. Hyptis. eot. Genre de la famille des Labiées, et de la Didynamie Gymnospermie. L., établi par Jacquin (Coilectan. Botan., 1, p. 10?), et ainsi caractérisé par Poiteau qui a donné une bonne Monographie de ce genre, publiée dans les Annales du Muséum d'ilist. nalur., t. vu, p. -131) : calice à cinq dents égales; corolle tubuleuse, bilabiée; lèvre supérieure bifide, lèvre inférieure trifide; divisions latérales semblables aux divisions supérieures; division intermédiaire en capuchon, enveloppant d'abord les organes sexuels, se rejetant ensuite en arrière; quatre étamines, dont deux plus courtes, insérées au bas de la lèvre inférieure de la corolle; ovaire à quatre lobes, surmonté d'un style simple, abaissé sur la lèvre inférieure, un peu plus long que les étamines, et d’un stigmate bifide, aigu; quatre akènes ovales, arrondis ou comprimés, marqués à la base d'un hile allongé et d'un roicropyle placé au côté intérieur du hile où aboutit la radicule de l’embryon dénué de périsperme. Dans ce genre, ainsi que dans VOcymutn et le Plectranlhua , la corolle avait été considérée par les botanistes comme renversée. Jacquin avait même tiré le nom à' Hyptia de celte disposition de la corolle. Cependant Poiteau a observé que dans les trois genres cités, il n'y avait point de renversement réel dans la corolle; mais que les étamines offraient une insertion diamétralement opposée à ce qu'elle est ordinairement dans les Labiées. Malgré cette nouvelle considération, l’idée de renversement renfermée dans le mol Hyptia n’en est pas moins lionne, puisqu'elle peut s'appliquer aussi bien à l’insertion des étamines qu’au prétendu renversement de la corolle. Le genre Hyptide a été enrichi de quelques espèces placées par les auteurs et par l’Héritier lui même dans son genre Byatropogon , qui a pour type le Mentha Canarien ai a, L. En effet, ces espèces n’ont de commun avec les Bystropogon que le calice cilié à son orifice, caractères qui se rencontrent dans tous les Thyms, l’Origan , le Clinopode et une foule d’autres Labiées. Le Broiera Peraica de Sprengel (Transact. of Societ. Linn. of London y t. vi, p. 151, tab. 12) rentre encore dans le genre Hyptia.
Aux dix huit espèces décrites dans la Monographie de Poiteau, Kiinth (Mor. Gcner. et Spec. Plant, œquin., t. h. p. 218) a ajouté sept espèces nouvelles de l’Amérique méridionale, et il a donné la figure de V Hyptia hirsuta. Elles sont pour la plupart indigènes des vastes régions de celte partie du monde, du Mexique et des Antilles. L 'Hyptia Peraica ( Broiera , Sprengel) est la
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seule espace de l’ancien continent. Toutes ces espèces sont des plantes vivaces ou des arbrisseaux à tiges carrées, à feuilles simples, ponctuées, et ayant au lieu de stipules une couronne de poils h chaque nœud. Les fleurs naissent en têtes ou en épis, groupées on solitaires dans les aisselles des feuilles.
HYPTIE. H y plia. ns. Genre de l’ordre des Hyménoptères, établi par Illiger qui y place un insecte de l’Amérique méridionale, l'Évanie péliolée de Fabricius. Ce genre n'a pas été généralement adopté.
HYPUDGEUS. ma*. Sous ce nom, Illiger réunit en un petit genre le RaL-d’Eau, le Campagnol et le Lemming. y. Campagnol.
HYPÜLB. I/yputus. ns. Coléoptères héléromères; genre de la famille des Sténélytres, tribu des Sécuripalpes, institué par Paykul qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, presque rnonoliforines. composées «le onze articles; mandibules cornées, arquées, unidenlées, aigues à l’extrémité; mâchoires membraneuses; palpes maxillaires filiformes, ayant leur dernier article étroit, conique, comprimé, composé à sa partie inférieure de deux lames qui se rejoignent et ne laissent point de canal entre elles; lèvre membraneuse, arrondie à l'extrémité; tête sans cou distinct, inclinée; corps allongé, presque cylindrique et convexe; corselet de la largeur des élytres; écusson petit et arrondi; élytres recouvrant l’abdomen et les ailes; paltes simples et courtes; avant-dernier article des tarses petit et bilobé. Paykul place dans ce genre les espèces suivantes : Utfii.e a quatre taches. J/ypulus quadriguttatus; Dircœa quadriguttala, Fab. — 11 y pu l e oc eut se. Hypulu a quercinus, Payk.; Dir- Ccpq quercina , Gyll. ; Dirccea dubia, Fabr.; livre le HtPAScit, Ilypulu s bifasciatus , Payk.; Dircœa bifa sciât a , Fabr.; A otoxus bifasciatus , Panz. Toutes ces espèces se trouvent en Europe.
UYRACLE1A. bot. Syn. de Pariétaire. F. ce mot.
11YRAX. mam. y. Daman.
liYRIE. J/yria. moll. Ce genre a été nouvellement établi par Lamarck ( Anim. sans vert., t. vi). Il réunit plusieurs Coquilles qui ont beaucoup de rapport avec les Mulettes et les Anodontcs entre lesquels il sert de terme moyen avec le genre Uypsas de Leach. Férussac, dans ses Tableaux systématiques, l’a adopté comme genre; il Ta laissé dans la famille des Nayades dans les mêmes rapports avec les genres voisins. Les animaux des Hyries ne sont point connus, mais d'après l’analogie qui existe entre les coquilles, on peut avoir quelque raison de penser qu’ils doivent différer fort peu de ceux des Mulettes ou des Anodonlet. Voici les caractères que Lamarck a assignés au genre en question : coquille équivalve, obliquement trigone, auriculée, à base tronquée et droite; charnière à deux dents ramantes, l'une postérieure ou cardinale, divisée en parties nombreuses et divergentes, les intérieures étant les plus petites; l'autre antérieure ou latérale, étant fort longue, lamellaire; ligament extérieur linéaire. Les coquilles de ce genre sont nacrées à l'intérieur et couvertes d'un épiderme brun à l'extérieur, comme cela a lieu dans celles des autres genres de la même famille. Elles vivent dans les fleuves ou les lacs des parties les
plus chaudes. Elles ne présentent de différences que dans la forme qui est aviculolde. et dans la disposition de la dent postérieure qui est divisée en lames divergentes. ce <|ui ne se rencontre pas dans les Mulettes ; du rcsle, les impressions musculaires, la forme du ligament et sa position sont absolument semblables à ce «jue l'on observe dans les Mulettes ou les Anodonles. On ne connaît encore qu’un fort petit nombre d’espèces : deux d’entre elles ont été confondues par Gmelin avec les Myes; une d'elles a été, à ce que l’on peut croire, figurée depuis longtemps dans le Synopsis Con chyliorum de Lister.
IItrie avicclaire. J/yria avicularis , Lamk., an Mya Syrmatophora , L., Gmel., p. 3223, n° 18 ? Lister, Conchyl., tah. IfiO, fig. 16?
Hybib ridée, l/yria corrugnta , Lamk.. Anim. sans vert., t. vi, p. 82. n°2; Encyclop., pl. 247. fig. 2, a, b.
HYSOPE. J/yssopus. bot. Famille des Labiées, Didynamie Gymnospermie. L. Ce genre peut être caractérisé de la manière suivante : calice tubuleux, cylindrique, strié, à cinq dents; corolle bilabiéc; tube évasé, à peine de la longueur du calice; lèvre supé- Heure courte et émarginée ; lèvre inférieure à trois lobes, les deux latéraux plus petits, celui du milieu plus grand et cordifnrme; étamines écartées et saillantes. L'espèce la plus intéressante de ce genre est :
L’Hysope officinal. J/yssopus o/ficinalis , L., Bull., tah. 320; Rich., Bot. Méd.. i, p. 955. C’est un petit arbuste rameux, ayant les divisions de sa tige dressées et pulvérulentes, ses feuilles opposées, sessiles, lancéolées, étroites, aigues, entières, un peu pulvérulentes et garnies de petites glandes, surtout à leur face inférieure; les fleurs sont bleues, roses ou blanches, réunies plusieurs ensemble à l’aisselle des feuilles supérieures. et toutes tournées d'un même côté. L'Hysope croit naturellement sur les collines sèches et jusque dans les vieux murs des provinces méridionales de la France; on t»n forme souvent des bordures dans les jardins d’agrément. Aucun renseignement n’a pu encore nous faire connaître bien positivement si la plante que nous désignons aujourd'hui sous le nom d'Hysope est la même que V J/yssopus de Dioscoride ou YEzob de l’Écriture Sainte. Quelques auteurs pensent que la plante de Dioscoride serait plutôt une espèce de Thymbra. Mais il est fort difficile, et même presque impossible d’avoir rien de bien positif à cet égard. En effet, les plantes mentionnées dans les ouvrages des anciens n’ayant pas été décrites, on ne peut rien établir de positif sur ces végétaux. Les sommités fleuries de l’Hysope ont une odeur aromatique, une saveur un peu Acre et amère. L’infusion et le sirop d'Hysope sont très-fréquemment employés pour faciliter l’expectoration.
On cultive quelquefois dans les jardina une autre espèce, l’ J/yssopus lophanthus , L., qui est originaire de la Tarlarie et de la Chine, et qui est remarquable surtout par ses fleurs, dont la corolle est renversée.
Willdenow a retiré de ce genre, pour en former un genre particulier, avec le nom d 'Elsholtzia , YHyssopus ocymifolius et J/yssopus cristatus de Lamarck. y. Elsholtxie.
HYSTÉRANÜR1E. J/ysUrandria. bot. Dans les mo-
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diflcalions qu'il a faites au Système sexuel de Linné, le . professeur Richard a établi sous le nom d’Hystérandrie, [ une classe dans laquelle il rangeait tous les végétaux qui, avec plus de vingt étamines, ont l’ovaire infère ; : tels sont : le Grenadier, le Pbiladclplie, les Cactes, etc.
F . Système sexuel.
HYSTÉRANTÉES. bot. On donne quelquefois cette qualiAcalion aux plantes dont les fleurs naissent avant les feuilles.
HYSTÉRIE, bot. F. IIystêrixe.
HYSTËRIER. Uysterium. bot. ( Hypoxylèes .) Ce genre appartient à la tribu des Phacidiacées, et se rapproche même particulièrement du genre Phacidium ; il a été établi par Todc et adopté depuis par tous les botanistes; il se présente sous la forme de tubercules ovales et plus ou moins allongés, quelquefois confluents et paraissant alors rarneux; le péridium, qui est noir et dur, s'ouvre par une fente longitudinale; dans son intérieur sont Axées des thèques ou capsules membraneuses, allougées, qui ne se détachent pas, mais laissent échapper par leur sommet les sporules qu'elles renferment. Cette organisation est, comme on voit, parfaitement celle des vraies llypoxylées, et diffère beaucoup de celle des Lichens, parmi lesquels cependant plusieurs espècesd'//j*sfcnMMi avaient d'abord été placées; clic éloigne ce genre des Opégraphes auprès desquelles on avait souvent placé les Uysterium, à cause de l'analogie des formes extérieures; mais, dans les Opégraphes qui sont de vrais Lichens, non -seulement il y a une expansion crustacéc bien distincte, commune à plusieurs lirelles, et qui ne se trouve jamais dans les Uysterium; mais on n'observe ni la déhiscence régulière, ni les thèques, caractères essentiels des Hypoxylées. Quant au genre Uypoderma , que De Candoile en avait séparé, il ne parait pas possible de le distinguer des Hysterium; les uns et les autres naissent de dessous l’épiderme; seulement les Uysterium le rompent plus lût, forment une plus grande saillie et ont le péridium en général plus épais. Dans les Uypoderma, le péridium est plus mince et reste en partie recouvert par l'épiderme des végétaux sur lesquels ils croissent ; ces différences paraîtraient dépendre, en partie du moins, de ce que les premiers naissent sur les parties dures et ligneuses des végétaux, tandis que les autres se développent sur les parties vertes et herbacées. Ces deux genres paraissent donc devoir êtro réunis.
Les espèces de ce genre sont assez nombreuses; on en connaît maintenant environ cinquante. La plupart croissent sur les jeunes branches ou sur l'écorce des arbres; d'autres, en plus petit nombre, sur les feuilles, presque toujours lorsque ces organes sont morts, ou déjà à la An de leur vie, caractère qui distingue facilement ces parasites des Urédinécs qui se développent presque toujours sur les végétaux dès le commencement de leur végétation.
ÜYSTÉRINE. Hystcrina. bot. [Lichens.) Sous-genre établi dans le genre Opegrapha. Il renferme les espèces dont le disque est très-étroit, en forme de ride ou de strie, à marges conniventcs, renflées. Ces Opégraphes ont du rapport avec les Hyslerium; elles en diffèrent pourtant par la présence d'un Ihallus
et par leur organisation intérieure qui est similaire.
HYSTÉRIOMCE. Hysterionica. bot. Willdenow a décrit, dans les Mémoires de la Société des Curieux de la Nature de Berlin, pour 1807, sous le nom d 'Hysterionica jasionoides , une plante constituant un nouveau genre qu'il a placé, dans la Syngénésie Polygamie nécessaire, auprès du Psiadia. Ce genre est ainsi caractérisé : calice à peu près égal; curolle tubuleuse;
I style des fleurs femelles deux fois plus long que la corolle; stigmate simple; aigrette double, l'intérieure paléacée, l'extérieure soyeuse, hispide. De tels caractères sont tellement vagues, selon Cassini, qu’il n’est pas même possible de déterminer positivement à quel ordre naturel le genre en question se rapporte. Il y a presque autant de raison d'en faire une l.ohéliacée ou une Calycérée, que de la placer parmi les Synantbérées. V Hysterionica jasionoides est une plante herbacée, qui a le port du Jasione montana, et qui a été trouvée dans la république de Buenos-Ayres.
1IYSTÉROCARPE. Hysterocarpns. bot. (Fougères.) Le genre ainsi nommé par Martius est le même que le Didymochlcena. F. ce mot.
HYSTÉROLITHE. Hysterolitcs . «oui. ross. Les anciens oryctographes donnèrent ce nom à des Moules ou à des corps pétrifié* qui ont, dans leur forme, des rapports éloignés avec les parties externes de la génération de la Femme. Les uns, nommés aussi Cunolites, sont des Polypiers (F. Cyclolitbs); les autres sont évidemment des noyaux oudesMouIesdecoquilIcsbivalves dont le test a disparu. La forme de ces coquilles les fait placer dans le genre Térébratule, où elles seront mentionnées plus particulièrement. F. Tèbèhratcle.
ÜYSTÉROPE. Hysteropus. «ept. Genre de la famille des Scincoldicns, et qui, avec des Chiroles, forme le passage des Sauriens aux Ophidiens parles Orvets. Le corps des animaux qu'ils contiennent est, comme celui des Seps, très-allongé et serpentiforme. Il diffère du genre Chirole en ce que ce dernier, où l'on ne voit que deux membres, les présente dans la partie antérieure, tandis qu'ils sont postérieurs chez les Hystéropes; aussi a-t-on appelé les uns Bimanes et ceux-ci Bipèdes. On a, au mot Cairote, exposé les raisons qui faisaient rejeter de pareilles dénominations. Les petites pattes de tels animaux, courtes, dénaturées, incomplètes, qui ne sauraient servir soit à prendre, soit à marcher, ne peuvent être considérées ni comme des mains, ni comme des pieds, mais on n'en doit pas moins remarquer la manière fondue qu'emploie la nature dans les nuances du vaste tableau de ses richesses en considérant les Ilysléropes et les Chiroles, pour s’élever du Serpent au Lézard, c'est-à-dire de l'Apode au Quadrupède. Ce n’était pas assez qu'elle procédât par un être à deux pieds ; comme s'il fût entré dans la marche de ses opérations expérimentales de tenter tous les genres de formes, elle essaya séparément des membres antérieurs et des membres postérieurs avant de les réunir sur un seul individu. Quand elle les joignit ensuite sur les Seps, ils y étaient encore ébauchés; ils sc prononcèrenl dans le Scinque plus développés, mais encore peu | coureurs; ils sont devenus les principaux moteurs de 1 l'agilité des Lézards. Mais si les bras et les mains sont
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refusés aux Hysléropes, les attaches internes de ces parties furent projetées, car ou y voit des omoplates et des clavicules cachées sous la peau ; la force organisatrice s'est arrêtée là. Ce sont, du reste, des animaux fort innocents, rampants, insectivores, dont on n'a jusqu'ici observé aucune espèce au nouveau monde, malgré l'assertion de Séba qui en fait venir le Bipède proprement dit. Il n'en existe qu’en Europe ou en Afrique. Celles qu'on connaît suffisamment sont :
Hvstiropk SntLTorisiK, Encycl. Rept., pl. 12, flg. 7; Hypteropu» Pallasii , Dumér. ; Laceria A pus, Gmel.; Sy»t. Nat., 13, t. i«, par» ô, p. 1079; Chœmesaura Apus de Schneider. C’est à l’allas qui l'a trouvé sur les bords du Volga et le longdes fleuves, dans le désert de Naryn, qu’on doit la connaissance de cet animal. Il rampe dans l’herbe épaisse et touffue, et acquiert jusqu’à trois pieds de longueur. Ses écailles sont à moitié imbriquées et à moitié verlicillées, et elles sont légèrement carénées sur la queue ; un sillon longitudinal règne sur les flancs. Ses pieds, fort courts, sont situés près de l’anus et ne présentent que deux doigts. La queue est fort longue, et tout le corps est de couleur pâle.
Kyste Rn pe Bipède, Ilysteropu» Gronovii, Dumér.; Angui» bipe», L. ; Lacerta bipe», Gmel., toc. cit., p. 1679; Bipède monodaclyle de Daudin, figuré par Séba, tab. 1, pl. 86, fig. 3. On ignore la patrie de cette espèce qui n'a qu'un seul doigt, et dont chaque écaille est marquée d'un point noirâtre.
L’Hyslérope de Lampian, confondu avec l’espèce précédente, sous le nom de C/iœtnetaura bipe», par Schneider, et dont les pattes, en avant de l’anus, sont supportées par une sorte de pédicule commun, avec le Lépidopode de Lacépède (Ann. du Mus., t. iv, pl. 55). sont les autres espèces de ce genre. La dernière a été rapportée de la Nouvelle-Hollande. Sa queue est quatre fois plus longue que le corps, et ses pieds ne présentent, au lieu de doigts, que deux plaques écailleuses; ses yeux sont grands et son tympan est très-visible. 11 vit dans la vase.
HYSTËROPIIORE. Hysterophoru s. bot. Espèce du 1 genre Parthénie. y. ce mol.
HYSTRICIENS. har. V. Acueata d'Illiger. Desmarest, dans son Tableau méthodique des Mammifères, inséré dans le vingt quatrième volume de la première édition de Déterville, forma, sous ce nom, une tribu de ; Rongeurs caractérisée par les piquants dont la peau est revêtue, par le manque de clavicules et par la couronne plate des molaires. Elle renfermait les genres Porc-Épic et Coendou. V. ces mots.
UYSTRICITE. ian. On nomme ainsi le Bézoard qu’on dit se trouver dans le Porc-Épic.
HYSTR1X. rai. y. Poac-Éric.
HYSTR1X. bot. Espèce du genre Etymu», qui avait été érigée en genre distinct par Mcench, sous le nom de Hy»trix pat u la, parce qu'il n’y avait pas observé les deux valves qui forment la lépicêne. y. Éltri.