GIS
sous la forme de cristaux, de grains ou de rognons, au milieu des roches, ou bien en tapissent les fentes et les cavités et s'implantent, pour ainsi dire, dans leurs parois. Quelquefois elles sc montrent en enduit pulvérulent ou en efflorescence à la surface de roches d'une nature différente. Il est des espèces minérales qui affectent dans l’ensemble de leurs variétés la plupart de ces manières d’étre, tandis que d'autres semblent avoir une disposition plus particulière pour tel ou tel mode de Gisement. La description d'une substance, pour être complète, exige que l'on fasse connaître avec soin, ce que l'on peut appeler ses habitudes, c’est-à-dire sa manière de se présenter en général, la place qu’elle occupe ordinairement dans l'ordre des terrains, et les associations minéralogiques qu'elle forme avec d'autres substances. Il s’en fanl de beaucoup que les espèces minérales soient également réparties entre les terrains des différents âges; quelques-unes, en très-petit ‘nombre, y jouent un grand rôle, tandis que la plupart n'y paraissent qu’accidentellement. Les premières font partie essentielle de la structure du globe, et sc retrouvent presque partout dans des circonstances à peu près semblables. On peut les réduire aux suivantes : le Quartz, le Feldspath, le Mica, la Diallage, l’Amphibole, le Pyroxène, le Grenat, l’Idocrase, le carbonate de Chaux et le sulfate de Chaux. Les huit premières se montrent particulièrement dans les terrains de la première formation, et les deux autres dans les dépôts des périodes plus récentes. Il est encore quelques substances qui forment à elles seules des masses assez considérables, mais circonscrites et placées çà et là, aü milieu des grands systèmes de terrains, aved lesquels elles ont des rapports de position assez fixes : tels sont les divers combustibles charbonneux, le Sel gemme et la Tourbe. Enfin plusieurs substances métalliques se rencontrent aussi dans la nature, en dépôts assez considérables, résultant de l'accumulation d'un grand nombre de nodules ou rognons, dans des couches pierreuses, ou composant des amas d’une grande puissance, des veines, des filons plus ou moins nombreux dans des roches de diverse nature. Ces précieux gîtes sont recherchés avec soin par le mineur et deviennent l'objet d'exploitations importantes; mais il est peu de substances métalliques dont les minerais se trouvent ainsi en grande abondance. On ne peut guère citer que le Fer, le Manganèse, le Cuivre, le Plomb, l’Argent, le Zinc, l'Étain, le Mercure et l'Antimoine. Quant aux autres substances minérales, elles ont de simples relations de rencontre avec celles dont il t été parlé, ou se munirent comme par accident, disséminées au milieu des grandes masses.
G1SÈQUE. bot. Pour Gisekie. y. ce mot.
GISMOND1NE. Gismondiua. min. Substance minérale découverte par Gismondi qui l'avait appelée Abrazile.et qui paraît avoir beaucoup de rapport avec l'Harmolome. Elle est blanche et cristallise en prisme droit rectangulaire; elle raye difficilement le Terre; elle donne de l’eau par la calcination; elle se fond, au chalumeau, avec boursouflement et en Verre bulbeux; elle : se dissout dàns l'Acide nitrique, et la liqueur précipite peu ou point par l'Acide sulfurique, mais abondamment par POxalale d'Ammoniaque. Son analyse a donné
Silice 41,5; Chaux 48,5; Alumine 2,5; Magnésie 1,5; Oxyde de Fer 2,5; Eau 3,5. On la Irouve à Annerode, à Stempel, dans des roches amygdaloldes ou basaltiques ; au Vésuve, dans des laves anciennes, clc.
G1SOPTER1S. bot. ( Fougères.) Le genre formé sous ce noin pour le Lygodium /■■ ahnatum , par Bernhardi, ne saurait être adopté. F. Lygodie.
GISSON1E. Gissonia. bot. Salisbury avait établi sous ce nom, un genre particulier dans la famille des Protéacées, pour un arbuste du cap de Bon ne -Espérance, qu'il avait nommé Gissonia collina; plus tard celte plante a été reconnue pour ne point différer du Protea parciflora de Linné, ou Proie a obliqua de Thunberg qui est devenu le Leucadendron plumosum de R. Brown. V. Leccxdexdre.
GITES DE MLNÉRAUX oc DE MINERAIS, im. Ou donne ce nom aux diverses espèces de masses minérales, lorsqu’on les considère relativement à certaines substances qu'elles recèlent et qu’on veut en extraire. Les Gîtes de minéraux se divisent en Gîtes généraux et en Gites particuliers. Les premiers, abondamment répandus sur toute la surface du globe, ne sont autre chose que les masses minérales connues sous le nom de Terrains. V. ce mol. Les Gîtes particuliers ne sont que des masses partielles, intercalées entre les terrains, et d'une nature différente; tels sont les bancs, les filons, tes amas, etc., qui renferment la plupart des substances métalliques, combustibles et salines que l’on exploite. Les Gîtes particuliers sont de deux classes : les uns sont de formation contemporaine aux terrains qui les contiennent; les autres, produits dans ces terrains, postérieurement à leur existence, sont de formation postérieure.
Les Gîtes de la première espèce sont les bancs, les amas et les stockwerks. Un banc est une masse minérale plus ou moins épaisse et étendue en longueur et en largeur comme les couches, dont il ne diffère que parce qu'il est d'une nature différente. Les bancs ont la même direction et la même inclinaison que les assises du terrain qui les renferme, et en cela ils se distinguent des filons, qui coupent dans tous les sens les plans de stratification au lieu de leur être parallèles. Les bancs présentent de grandes variations dans leur épaisseur et dans leur étendue en surface. Lorsqu'ils sont très-épais, ils finissent par devenir des amas ou des montagnes entières. Quelquefois ils s'amincissent vers leurs bords et forment ainsi de grandes lentilles très - aplaties ou des coins plus ou moins aigus. Les minerais que l’on trouve le plus fréquemment en bancs dans la nature sont le Fer oxydulé, le Fer oligiste, le Fer hydroxydé, les Pyrites ferrugineuses et cuivreuses, la Galène, l’Étain, le Mercure et le Cobalt. Les amas sont des dépôts de matière qui ne s’étendent plus indéfiniment en longueur et en largeur comme les bancs ou couches, mais qui se renflent considérablement, et forment ainsi des masses plus ou moins irrégulières, quelquefois arrondies. Lorsqu'elles sont lenticulaires, aplaties, et situées entre deux couches d’un même terrain, on les distingue de celles-ci sous le nom d’amas couchés (Liegende- Stocke). Il y a des amas d'un volume considérable; mais il en est aussi de très -petits, et lorsque ces der-
niers sont accumulés dans une même couche, on dit que le minerai y est disséminé en nodules ou en forme de rognons. Les stockwerks sont des portions de ro ches qui renferment une grande quantité de minerais, soit en veines, soit en rognons ou en grains. Tels sont les Gîtes d’Élain d’Altenberg et d'Ehrenfriedersdorf en Saxe.
Les Gites de formation postérieure sont les filons et les amas transversaux, c'est-à-dire toutes les masses minérales qui coupent transversalement les couches des terrains qui les renferment et sont formées d'une manière distincte de celle de ces terrains. Il a été traité particulièrement de celte espèce de Gîte, au mot Filom.
Le mode d'exploitation d’un Gîte de minerai varie suivant l'espèce de ce Gîte et la nature du minerai qu'il renferme. On attaque le Gile tantôt avec le feu, ou au moyen de la poudre, tantôt avec des outils de fer. On fait usage du feu lorsqu'on veut attendrir la roche en diminuant la cohésion de ses parties. Lorsqu’elle est très -dure, elle nécessite l'emploi de la poudre; on perce un trou dans le rocher, puis on introduit au fond une cartouche à laquelle on met le feu. L'explosion fait sauter une partie de la roche, et en ébranle une autre qu'il est alors facile d'attaquer avec le fer. On emploie quelquefois l’eau pour extraire le Sel des Gypses et terres argileuses avec lesquels il est mélangé. F., pour plus de détails sur ces différents travaux d'exploitation, le mot Mires. •
G1TH. bot. La plante désignée chez les anciens par ce nom parait avoir été V Agrostemma Gilhago, qui est le type du genre Gilhago d'Adanson. F. ce mot.
GITHAGO. bot. Nom sous lequel Tragus a désigné la plante si connue sous le nom vulgaire de Nielle des Blés, et dont Linné avait fait le type de son genre Agrostemma. Adanson l'avait séparé des espèces qui lui avaient été associées par Linné, en lui conservant le nom générique de Giihago. Ce genre a été admis par le professeur Desfonlaines dans sa Flore atlantique. F. Agrostembe et Ltchride.
G1TH- BATARD. bot. Nom vulgaire de la Nigelle cultivée.
GITON. ioll. Adanson (Voyage au Sénégal, p. 124, pl. 8) place sous ce nom, parmi les Pourpres, une petite Coquille qui n'a point été indiquée dans la synonymie des auteurs nouveaux, et qui laisse du doute quant à son genre, parce que la figure, qui est mauvaise, ne suppfée pas suffisamment à la description. Blainville la laisse dans les Pourpres; ce pourrait être un Buccin.
Gll1. ots. Nom donné dans la Carniole à un petit Duc qui paraît n’ètre qu’une variété du Scops. F. Cholette Hibou.
G1VAL. moll. Nom donné par Adanson (Voyage au Sénég., p. 37, pl. 2, n° 7 > aa Patella grœca de Linné, qui est aujourd'hui pour Lamarck le Fissurella grœca. F. Fisscrelle.
GIVALDANE. ois. Synon. vulgaire de Perdrix grise.
GIVRE oo FRIMATS. F. MEtEore.
G1XERLE. ois. Syn. vulgairé de Mauvis. F. Merle.
GLABIS. bot. L’un des noms vulgaires du Fruit de l’arhrc, A rtocarpus incisa , L.
GLABRARlA. bot. Ce genre, établi par Linné, parait devoir être réuni au Litsea de Jussieu. V. Lirsti.
GLABRE, ioo!.. bot. Se dit de tout organe ou surface d'organe qui est entièrement dépourvue de poil. La face de la plupart des Singes et les feuilles du Noyer sont Glabres.
GLABRIUSCULE. Glabriusculus. bot. Diminutif de Glabre; il s'applique à toute surface qui offre trop peu de poils ou de duvet pour qu'on puisse la considérer comme velue ou pubescente.
GLACE. Min. On nomme ainsi l'eau solidifiée et cristallisée par un grand abaissement de température. Ses propriétés ont été exposées au mot Eau. Quant à son accumulation dans diverses régions du globe, F. les mots Mort agrès et Mer.
GLACE DE MARIE. Min. Nom vulgaire de la Châux sulfatée laminaire.
GL ACÉE, moll. Nom vulgaire et marchand de l'^notnia Placenta t qui est la Placuna Placenta de Laniarck. F. Placlne.
GLACIALE, bot. F. FicoIde cristalline.
GLACIÈRES et GLACIERS. gEol. V. Montagnes.
GLAD1ANG1S. bot. Du Petit -Thouars (Hist. des Orchid. des Iles austr. d’Afr.) a proposé ce nom pour une plante de son genre Angorchis ou Angrœcum des auteurs. Cette Orchidée, dont le nom serait Angrœcum gladii folium , selon la nomenclature ordinaire, habile les trois grandes îles de l'Afrique occidentale, où elle fleurit en février. Ses tiges, hautes de deux à trois décimètres, sont garnies de feuilles ovales, aigues, situées à égale distance sur la lige qu'elles embrassent par leur partie inférieure, comme les gaines des feuilles de Graminées. Entre les gaines s'élèvent des fleurs solitaires blanches et de moyeune grandeur. (Elle est figurée, loc. cil., lab. 5t).
GLADIATEUR, mam. Synonyme d'Épaulard, espèce du genre Dauphin. F. ce mot.
GLADIÉ , ÉE. bot. Même chose qu’Ensifortne. F. ce mot.
GLAD10LE. bot. L'un des noms vulgaires du Glayeul. F. ce mot.
GLAD10LUS. bot. Synonyme de Glayeul.
GLADIUS. pois. F. Xiphias.
GLADIUS. moll. Dénomination tirée de la comparaison avec le Poisson Xiphias Gladius, que Klein ( Tentait!. Ostrac., p. 50) a appliquée à une coupe générique qui a été établie de nouveau par Lamarck sous le nom de Rostellaire. F. ce mot.
GLAÏEUL, bot. Pour Glayeul. F. ce mol.
GLAINOS ou GL1N0N. bot. Syn. d 'Acer campe stre. F. Érable.
GLAIRE D’flEUF. zool. F. Albimirk.
GLAIREUX, bot. Nom imposé par Paulet à l'une de ses familles de Champignons.
GLAIS. bot. L'un des noms vulgaires du Glayeul. F. ce mot.
GLAISE, un. Sorte d'Argile, communément appelée Terre à potier, que compose beaucoup de Silice, et que colore diversement le Fer. Bien qu'elle retienne l'eau j qui, en la pénétrant, lui donne une certaine ductilité, et que molle et onctueuse au toucher, quand elle sort
du sein de la terre, elle ne présente aucune ressemblance avec des substances fort dures, elle contient les mêmes principes et à peu près dans les mêmes proportions que le Basalte qui fait feu sous le choc du briquet. On dirait la même substance sous un autre aspect; aussi voit -on souvent, dans l'épaisseur des bancs de Glaise, mis à jour et exposés au dessèchement, sc former des retraits prismatiques, qui sont des pavés de géants en miniature. La Glaise est d'un grand usage dans les arts; elle sert dans la fabrication des briques, et de hase à la poterie commune. On en forme des conduits d’eau; on en revêt les digues; on l’emploie pour prévenir la filtration dans les bassins. Le statuaire lui confie la première pensée de ses chefs-tPceuvre^t sous ses doigts elle prend les contours les plus exacts et les plus délicats. F. argile et Laves.
GLAIS1ÈRES. mis. Ce sont les couches de Glaise en exploitation. Ces couches sont parfois énormes : il en est de plus de cent pieds d'épaisseur, sur plusieurs lieues carrées d'étendue, et qui sont absolument exemptes de tout mélange de corps étrangers. On en voit de pareilles aux environs de Paris; elles y séparent le Calcaire coquillier, ou Pierre à bâtir, des bancs de Craie dont l'épaisseur est inconnue. Les Glaisières ou couches de Glaise, sont les obstacles naturels qui, s'opposant en certains lieux à l'infiltration des eaux, retiennent celles-ci et déterminent l’apparition de fontaines, de sources et de lacs. F. Glaise.
GLAITERON ou GRATERON. bot. Synonymes vulgaires de Galiurn Aparine. F. Gaillbt.
GLA1VANE. bot. F. Xifuidie.
GLAIVE ou PORTE-GLAIVE, rois. Syn. de Xiphias Gladius. F. Xifbias.
GLAMA. mam. Même chose que Llama, espèce du genre Chameau. F. ce mot.
GLAMMER et GLAMMET. ois. Synonymes vulgaires de Mouette tridactylc. F. Mauve.
GLAND. Clans, bot. On donne ce nom à une espèce particulière de fruit, offrant les caractères suivants péricarpe sec, indéhiscent, provenant d’un ovaire infère quelquefois à plusieurs loges et plusieurs graines avant la fécondation , mais toujours uniloculaire, monosperrae à sa maturité et enveloppé dans un involucre ou cupule dont la nature est très variée. Ainsi, dans (e Chêne, la cupule est courte et écailleuse; dans le Noisetier, elle est foliacée et recouvre le fruit en grande partie; dans le Châtaignier, le Hêtre, elle est formée de valves ou panneaux qui s'ouvrent comme une véritable capsule. Cette sorte de fruit caractérise toute une famille de plantes à laquelle le professeur Richard a donné le nom de Cuputifères. F. ce mot.
GLAND DE JUPITER, bot. Les anciens ont quelquefois donné ce nom à la Châtaigne et à la Noix. Quelques voyageurs ont aussi appelé Gland d'or, traductiou du nom scientifique, le fruit du Chrysobalanus Icaco. F. Cbrtsobalare.
GLAND DE MER. moll. Nom vulgaire et marchand des grandes espècss de Balanes. F. ce mot.
GLAND DE TERRE et GLAND TERRESTRE, bot. Le premier de ces noms est employé par Paulet pour désigner un Geoglossum ; le second est appliqué au La-
GLA
thyms lubeiosus ainsi qu'au Dunium Hulbocastanum, L.
.GLANDES. Glamlulœ. zdol. bot. On désigne ainsi les organes chargés de la sécrétion des diverses liqueurs, chez un grand nombre d'élres vivants. Cependant, certaines parties des animaux et des végétaux ont reçu ce nom, quoiqu'elles ne sécrétassent aucune liqueur ; mais l'analogie de leur lexture les a fait placer au rang des Glandes , quand d'ailleurs on ignorait complètement leurs fonctions.
Chez les animaux, les Glandes sont des organes de forme ohrondé, lobuleux, entourés de membranes ayant beaucoup de vaisseaux et de nerfs, pourvus de conduits excréteurs ramifiés, qui aboutissent aux membranes légumentaires , et y versent un liquide sécrété. Les animaux pourvus de vaisseaux et de cœur sont les seuls qui possèdent des Glandes massives ; dans ceux qui n'oni point de vaisseaux, les Glandes existent, mais à un étal rudimentaire. Le foie , la plus constante de toutes les Glandes, si ce n'est cependant le rein, existe dans les insectes sous forme d'un canal excréteur, ramifié , aboutissant au canal intestinal . mais libre et flottant dans l'abdomen. Ce qu'on a nommé Follicule» ou Cryptes, offre la plus grande analogie avec les Glandes; on ne voit pas de ligne de démarcation bien tranchée entre ces divers organes; et il n'y a point de raison pour ne pas ranger parmi les Glandes, la Prostate, les Amygdales, les Glandes de Cowper, qui ont des conduits ramifiés, aussi bien que les Glandes sublinguales, lacrymales, etc.
Parmi les Glandes non équivoques, nous citerons les lacrymales, les trois salivaires, savoir : la parotide, la maxillaire et la sublinguale, le pancréas, le foie, les mamelles. lep reins, les testicules et les ovaires. Leur forme est irrégulièrement arrondie, mais elle se modifie considérablement. Elles sont enveloppées d'une membrane tantôt cellulaire et tantôt fibreuse; et le tout est entouré soit d'une membrane séreuse, soit de tissu cellulaire ou adipeux. Une grande quantité de vaisseaux sanguins et lymphatiques traversent ces organes, où se montrent peu de nerfs. Leur texture intime est peu connue. Malpighi et Ruysch ont émis à cet égard des opinions contradictoires. Le premier a considéré chacun des grains glanduleux comme un follicule, et chaque Glande comme une conglomération de follicules qui aboutissent à un canal excréteur commun. Huysch, au contraire, a prétendu que les grains glanduleux sont des entrelacements de vaisseaux fins, dans lesquels les artères se continuent en canaux excréteurs. Ces deux opinions oui chacune quelque chose de vrai, mais l’une et l'autre ne sont point exactes. Le professeur Bée lard (Dicl. de Médecine, t. X, p. SaU) s'exprime ajnsi sur la texture des Glandes : Elle parait bien certainement résulter de la réunion intime des conduits excréteurs ramifiés et clos à leur origine, avec des vaisseaux sanguins et lymphatiques, et des nerfs situés dans leurs intervalles, divisé» et terminés dans leur épaisseur; le tout réuni par du tissu cellulaire et entouré de membranes.
La fonction des Glandes, ou leur mode de Sécrétion est appelé glandulaire; ce mode ne diffère des sécrétions folliculaire et pcrspiraloin*, que parla complica-
tion plus grande de son organe. Elles ne reçoivent que
du sang artériel (excepté le foie dans les Mammifères, le foie et les reins dans les Ovipares, qui reçoivent en outre du sang veineux), et elles transforment ce liquide en des liqueurs dont la nature chimique et les propriétés diffèrent beaucoup entre elles, sans qu’on sache bien comment s’opère celte transformation ; telles sont la salive, les larmes, la bile, l'urine, le sperme et le lait que les diverses Glandes versent par leurs canaux excréteurs. /'. le mot Sécrétion. C’est par leur canal excréteur que les Glandes commencent à se former; il est d'abord libre et flottant dans ('embryon, circonstance qui s'observe toujours dans les insectes. Les Gland* s sont lobées dans les Arachnides et les Crustacés, comme elles le sont dans les reins des Mammifères. A mesure que les organes des fonctions animales sc développent, les Glandes qui étaient très-volumineuses dans les premiers Ages de la vie. diminuent proportionnellement. Enfin, quelques-unes, comme les testicules, les ovaires et les mamelles, se développent beaucoup h l'époque de la puberté et se flétrissent dans la vieillesse.
En botanique, les auteurs ont mal à propos nommé Glandes plusieurs organes qui n'ont aucun rapport avec les véritables organes sécréteurs, auxquels il convient de donner ce nom. Ainsi, les porcs corticaux ont été nommés Glandes corticales par De Saussure, Glandes miliaires par Gueilard.et Glandes épidermofdales par Lamétherie. Guetlard a encore appliqué celle dénounnalion.cn lui ajoutant quelques épithètes, au tégument (irulusiutn) des Fougères, ù la poussière glauque, très-grossière des Arroclies, et aux taches qui s’observent sur l'épiderme des arbres. Les premières sont les Glandes écailleuses; les secondes ont reçu le nom de Glandes globulaires, et les troisièmes, celui de Glandes lenticulaires. Mais ces dénominations arbitraires ont , disparu, et les botanistes modernes n'admettent plus au nombre des Glandes que des tubercules qui sécrètent réellement quelque liqueur. La diversité de leurs formes a servi à les distinguer; il faut convenir néanmoins que les distinctions établies par quelques auteurs sont très-légères. Les Glandes globulaires ne diffèrent pas réellement des Glandes vésiculaire», des Glandes ulriculaire» ou ampullaires, et des Glandes en mamelon ou papillaires. Ce sont de petites vésicules remplies d'un fluide quelconque, le plus souvent odorant ou coloré. Elles sont tantôt immergées dans la substance intérieure des feuilles, ou logées dans de petites fossettes, ou paraissant formées par la dilatation de l'épiderme, ou bien h'adhéranl à celui-ci que par un point de leur périphérie. On en voit de longuement pédonculées. et d'autres qui supportent des poils qu'on peut considérer comme des conduits excréteurs. Les nectaires des fleiirs ne sont plus aujourd'hui considérés que comme des Glandes florales, qui affectent diverses formes; celte définition a donné un sens précis à ce mot, imaginé par Linné, mais qui exprimait trop vaguement ce qu’il devait signifier. F. Nectaire.
Mirbel considérant les Glandes, quant à leur anatomie, les a divisées en deux ordres, savoir : Ie les Glandes cellulaires, formées d'uu tissu cellulaire très fin ,
GLA
GLA
ns
et n'ayant aucune communication arec Ica vaisseaux. Elles paraissent destinées' à rejeter au dehors un suc particulier, et sont conséquemment excrétoires. 2* Les Glandes vasculaires , composées d'un tissu cellulaire très-tin. et traversées par des vaisseaux qui n'excrètent aucun* suc visible à l'extérieur; elles paraissent donc purement sécrétoires. A celle sorte de Glandes, appartiennent ces tubercules qu’on observe sur les pétioles des Drupacées, du Plumbago rosea, etc., et qui ont été nommés Glandes à godet ( Glandulœ urceolare», çyathi forme s), à cause de leur forme.
GLANDES ARDOISÉES, bot. Petite famille de Paulct, dans son Traité des Champignons.
GLANDIOLE. Glatuiiolus. buli.. Une petite Coquille fort extraordinaire, observée par Soldant (Test. mi crosc., 1. 117, vas. 244. r), a servi à Montfbrt de type pour le genre auquel il impose ce nom. Personne, à l’exception de FérusMC, ne l'a mentionnée et placée dans la série générique; c’est dans la famille des Milioles que ct'l auteur la range (y. ses Tableaux systématiques); mais il ne l'admet qu'avec dente et en observant que ce pourrait être une graine végétale, comme la Gyrogonite. Quoi qu’il en soit, voici de quelle manière Montfort l’a caractérisée : coquille libre, uni valve, cloisonnée, droite, implantée et formée en gland; sommet poinlu. central; cloisons gfandiformes et multipliées dans chaque gland ; siphon inconnu ; bouche environnante et festonnée. Monlfort nomme Glardiole trvctB, Glandiolus gradatu », ce petit corps que l'on trouve dans la Méditerranée, qui est grand d’une demiligne environ , transparent, irisé et formé d'une série de cupules toiAes fermées par dès cloisons qui imitent le gland qui s'y implante; il y a plusieurs cloisons dans chaque gland; on ignore si elles sont percées par un siphon.
GLANDITES. trais. Quelques oryctogmpbes ont donné ce hom à des pointes d’Oursins fossiles, ayant à peu près la forme d’un gland de Chêne, ainsi qu'à dès Balanites.
GLANDOU. bot. Variété d'Olivier, cultivée en Provence.
GLANDULAR1A. bot. Graelin a donné ce nom générique au yerbena longiflora ou yerbena Aubtctia, qui se distingue des autres Verveines par sa corolle plus allongée, son stigmate divisé en deux lobes entre lesquels est situé un corps glanduleux. Ce genre avait déjà été établi dans le Journal de Physique, par Rosier qui lui avait imposé le nom d 'Aubletia. Si ses caractères avaient réellement de la valeur, il serait peut-être convenable d'adopter ce dernier nom, parce qu'il est antérieur à tous les Aubletia que les auteurs ont fondés, et qui d’ailleurs ont été réunis à des genres déjà connus. Mœnch a aussi donné à ce genre le nom de Billardiera.
GLANDl'LE. Glandula. bot. Robert Brown nomme ainsi un corps particulier, qui se trouve au sommet du stigmate dans les plantes de la famille des Orchidées. La Glandule est simple ou double, selon les geriret, et les masses polliniques lui sont presque toujours adhérantes.
GLANDULEUX. Gtandulosus. bot. Même chose que Glnndulifère. . v. » . ?
5 oict. de» science* rat.
GLANDULIFÈRE. bot. On nomme ainsi tout organe pourvu de glandes. Les feuilles de plusieurs Nyrthinées et Térébinthacées, les Heurs des Orangers, de certaines Rutacées, les poils du Pois chiche, du Croton penicillatum, etc., sont Glandulifères.
GLA N DULI FEUILLE. Glauduli folia, bot. Wendland (Coll.f i, tah. 10 ) a employé ce mot comme nom d’un genre formé aux dépens des Diosma r genre que Willdenow avait nommé de son côté Adenandra. Il .ne forme plus qu'une section du genre Diosma. y. ce mot.
GLAN DUL1FORME. Glanduliformis. bot. Organe qui affecte la forme d'une glande.
GLANDUL1TE. Céol. Pinkerlon (Remarques sur la nom. des Hoch.) proposait ce nom assez convenable aux roches qui contiennent des noyaux d’une même substance et d'une formation contemporaine. Ainsi, le Granité globuleux de Corse , formé de Quartz et de Hornblende, serait une roche Glandulite. Pinkerton attribue l’introduction de ce nom à Saussure daus les ouvrages duquel nous ne le trouvons cependant pas.
GLAMS. pois. Espèce du genre Silure, y. ce mol.
GLANS. moll. D’après Belon (de Aquat., p. 396), il semblerait que les anciens aient donné ce nom aux Arches et surtout à VA rca Moe. Mais Aristote et Pline ne l’ont jamais appliqué qu'aux Balanes.
GLAPUYRE. Glaphyrui. iss. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, établi par Latreille aux dépens des Hannetons, et rangé (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, avec ces caractères propres : labre saillant; mandibules denléés. Par là, ils se distinguent essentiellement des Amphicomes et des Anisonyx avec lesquels ils ont un grand nombre de -rapports. Les Glaphyrés présentent en outre plusieurs particularités d'organisation qui les éloignent des- Hannetons, des Rutèles, des Géotrupes et autres genres de la famille. Leur corps est allongé; leurs antennes sont terminées en une massue feuilletée, presque ovoïde, composée de trois articles. Ils ont un chaperon avancé et presque carré; un labre saillant; des mandibules cornées, anguleuses et dentelées; des mâchoires à deux divisions, dont l'interne petite, en forme de dent, et l’externe presque ovoïde; une languette hilobée et prolongée au delà du menlon; des palpes terminées par un petit article en massue. Le prothorax est presque carré, aussi long et même plus long que large. Les élytres •ont écartées ou béante» à leur sommet qui est arrondi. Les pattes antérieures sont courtes avec les jambes très dentées; les deux autres paires ont une longueur moyenne, et sont assez- fortes : les postérieures se font remarquer par leufs cuisses renflées dans les deux sexes. Le dernier article des tarses est terminé par deux crochets enlieft, égaux, et légèrement unidentés au côté interne, près de leur base. Les espèces connues paraissent habiter l'Afrique. On ne sait rien sur leurs mœurs.
Gi.apiiyrk de la SERRATrLEt Glaphyrvt Serratulœ do Laireillo. Il a été décrit par cet auteur. Gêner. Crust. et htsect., I. n, p. 118, et figuré 1. 1, pl. 9, fig. 6. II «1-oEfginairé.de barbarie.
Glafuyre MAIRE. Glaphyrus mourut t Lslr. . Scarabœus mourut, Linné. Il est le même que le Melo- ! ont ha Cardai, Fabr., el le Hanneton maure, Melotontha mourut d'Olivier < Hist. nat. des Ins. Coléoptères, 1. 1, n° 5, pl. 8, 8g. 90, a.-b.).
Dejean (Calai, des Coléopt., p. 59) mentionne une espèce propre à ce genre , sous le nom de Glaphyrus Sitidulus. Dej. Elle a été trouvée en Égypte.
GLAPHYRIE. Glaphyria. bot. Genre de la famille des Myrtacées et de l'Icosandrie Monogynie, L., nouvellement proposé par le docteur W. Jack ( Trantact . of the Linn. Soc.t l. xiv, p. 128) qui le caractérise ainsi : calice supère, divisé supérieurement en cinq segments oblongs; corolle de cinq pétales insérés sur le calice, ainsi que les étamines qui sont fort nombreuses ; ovaire à cinq loges, pluriovulé, couronné par un disque colonheux, et surmonté d'un seul style. Cet ovaire devient une baie également â cinq loges et polysperme; graines fixées à Taxe central de chaque loge el disposées sur deux rangs.
Ce genre se compose de deux espèces que l'auteur décrit sous les noms de Glaphyria nitida et de Glaphyria sériera. La première est un joli arbrisseau qui a quelque ressemblance, pour le feuillage, avec le Myrte commun, mais ses feuilles olmvales el obtuses sont, en outre , plus petites et plus consistantes. Cet arbrisseau croit sur les sommets des montagnes de Sugarloaf et particulièrement sur le Gunong - Dempo dans le Passumah, où on le nomme Kayo U ntur-Pan jang , c’està dire Arbre de longue vie, probablement parce qu'il existe au dessus des limites naturelles des autres forêts. A Bencoolen, les habitants ldi donnent le nom de plante de Thé, el ils boivent, en effet , l'infusion de ses feuilles en guise de Thé.
L'autre espèce ( Glaphyria sericea ) est caractérisée par ses feuilles lancéolées, longuement acuminées; le calice, les pédoncules et les bractées sont très-soyeux; l'ovaire a quelquefois six loges. Cette plante croit dans l'ile de Pulo-Penang, sur la côte ouest de Sumatra.
GLAPISSEMENT, mai. C'est proprement la voix du Renard, qui n'est pas aussi forte que celle du Chien el qui est plus aigue.
GLARF.AN A. ois. Synonyme de Spioncelle. P. Pipit.
GLARÉOLE. Glareolo. ois. Genre de l'ordre des Alec* lorides. Caractères : bec plus court que la tête, robuste, convexe, comprimé vers la pointe; mandibule supérieure courbée dans la dernière moitié de sa longueur, l'inférieure droite; narines placées sur les côtés et près de la base du bec, obliques; pieds emplumés jnsqu’aux genoux; tarses longs et grêles; quatre doigts: trois devant, dont l’intermédiaire est réuni à. l'externe par une petite membrane; pouce articulé sur le tarse et portant à terre sur le bout; ongles étroits, subulés; ailes très-longues ; la première rémige dépassant toutes les autres. Les Glaréoles, dont on ne compte encore que trois espèces bien distinctes, ne se montrent jamais dans les contrées septentrionales ; il est même très rare qu'elles outre-passent une latitude de quarante-six à quarante-huit degrés. C’est sur les bords des grands lacs de l’ancien continent, vers les marais d’une grande étendue, qu’elles établissent leur résidence habituelle.
Rarement encore on les rencontre sur les plages maritimes où cependant leur vol rapide et longtemps soutenu pourrait les faire rivaliser d'adresse el de vivacité avec les Sternes el les Mouettes, si leurs habitudes les portaient à visiter les mêmes rivages; ce n'est donc que d'après une connaissance superficielle de ces mêmes habitudes que l’on avait donné aux Glaréoles le surnom de Perdrix de mer. LesGlaréoles montrent dans la course autant d'agilité qu'elles ont de légèreté dans le vol; aussi les voit-on saisir, avec une adresse vraiment admirable, les petiles.proies qui courent sur le sablecomme celles qui voltigent entre les joncs et les roseaux. Elles nichent parmi ces derniers comme au milieu des herbes les plus élevées et les plus touffues des marécages inaccessibles. Leur ponte, à ce que l'on assure, est de trois ou quatre œufs. Les circonstances qui accompagnent l'incubation sont complètement inconnues.
GlarRole A COLLIER. Hirundo palrincola, L.; Glareola lorquata , Meyer; Glareola austriaca, Senegalensise t ncerto, Gmel., Buff., pl. enl. 88î. Parties supérieures d'un cendré obscur; rémiges brunes, avec la tige blanche; joues d’un brun noirâtre; gorge el menton d’un blanc fauve, entourés d*un double cordon blanc et noir; poitrixe brunâtre; parties inférieures blanchâtres, avec les flancs noirâtres; redrices brunes, avec la base et la face inférieure blanches, les extérieures progressivement plus longues; bec brun, rougeâtre â sa base; iris rouge; pieds brunâtres. Taille, neuf pouces et demi. Les jeunes, suivant leur âge. offrent des différences plus ou moins sensibles dans la nuance des teintes; la hande étroite, qui encadre la gorge et se perd sur les joues dans les adultes, est peu marquée dans les jeunes, souvent même elle n'est indiquée que par des points. D'Europe et d'Asie jusque dans l’Inde.
GlarEole Écrassi. Glareola grallaria, Teinm.; Glareola Isabella, Vieill. Parties supérieures d’un roux fauve; rémiges noires; poitrine rousse; gorge, devant du cou, lectrices caudales el croupion blancs ; abdomen et flancs d'un brun marron; quelques taches noirâtres sur la gorge indiquent une sorte de eolliée; reclrices égales et coupées carrément : première rémige très-longue et mince; bec rouge avec la pointe noire; pieds roussâlres. Taille, neuf pouces. De l'Australasie.
GlarRole lactRe. Glareola lactea , Temminck, pl. color. 399. Parties supérieures d'un blanc cendré; rémiges et tectrices alaires inférieures noires; parties inférieures blanches; reclrices blanches, avec une tache noire vers l’extrémité, les deux latérales entièrement blanches; bec rougeâtre, noir à la pointe; pieds bruns. Taille, six pouces. Du Bengale.
GlaeRole orientale. Glareola orientait» , Leach. Parties supérieures d'un gris cendré; rémiges noires; abdomen roux; gorge roussâtre; épaules variées de blanc. La femelle a la gorge et l'abdomen blanchâtres. Taille, sept pouces. .De Java.
GLASTE1N. ai*. L’un des synonymes d'Axkiite. fr. ce mot.
GLASTIFOLIA. bot. V. Glasthi.
GLAST1Y1DA. bot. Quelques anciens auteurs, et entre autres Pona, rapportent que ce nom était donné dans l’ile de Crête â deux plantes qui ont pour caractère
commun d’être épineuses, mais qui appartiennent à deux genres différents. L’une est VEuphorbia spinosa et l’autre le l'erbascum spinosum.
6LASTUM. bot. Tous les anciens botanistes ont donné ce nom, d’après Pline, à l 'Isatis tincloria, L. E. Pastel.
GLAUBÉR1TE. «ix. Double sulfate de Soude et de Chaux. Substance soluble et décomposable par l’eau en ses deux composants immédiats, dont l’un, le sulfate de Chaux, se précipite. Elle a pour forme primitive un prisme rhomboldal oblique, dans lequel l'incidence de deux pans est de 80° 8', et celle de ces pans sur la base de 104° 30 . Celte même base est inclinée sur l’arête longitudinale de 111° 13'. Sa pesanteur spécifique est de 2° 73'. Elle est d’une dureté assez faible; sa couleur est ordinairement le jaune pâle; mais il y a des cristaux qui sont presque limpides. Exposée au feu du chalumeau, elle décrépite et se fond en émail blanc. Elle est composée, suivant Brongniart, de 51 de sulfate anhydre de Soude et de 49 de sulfate anhydre de Chaux. Ses cristaux dérivent du prisme, dont ils portent tous l’empreinte, par des modifications sur les arêtes des hases. La Glaubérile a été trouvée en Espagne, à Villarubia, près d’Ocagna , dans la Nouvelle-Castille. Ses cristaux y sont engagés dans des masses de Soude muriatée laminaire.
GLAUCE. (Haux. bot. Tournefort avait établi sous ce nom un genre formé de plantes hétérogènes, puisque Linné a composé avec les urfes son genre Peplis, et qu’il a consacré à une autre le nom de Glaux. Celui-ci, qui se range dans la Pentandrie Monogynie, avait été placé par le professeur de Jussieu à la suite des Salicariées, parmi les genres dépourvu» de pétales. Des observations plus récentes, fai tes par Dutourde Salvert, et A. de Saint-Hilaire, à la suite du travail de ce dernier sur les plantes à placentas libres, p. 102, tendent à prouver que le Glaux devait être éloigné, non-seulement desSalicariées et -des Porlulacées avec fesquelles on lui avait aussi trouvé quelques rapports, mais encore de la classe à laquelle ces familles appartiennent : en effet, l’insertion hypogynique des étamines, observée depuis longtemps par Lamarck, jointe à d’autres caractères qui 'seront exprimés plus bas. justifie Adanson d’avoir placé le Glaux parmi les Primulacées. Les auteurs qui viennent d’être cités, ont adopté ce rapprochement, et ont rectifié de la manière suivante les caractères du genre Glauce : calice coloré, campanulé, à cinq découpures profondes; corolle nulle ou quelquefois offrant un pétale unique; étamines au nombre de cinq, hypogynes, alternes avec les petites divisions du calice; style unique; stigmate capitulé; capsule uniloculaire, â cinq valves; semences fixées à un réceptacle central, globuleux, muni d’un périsperme charnu et d’un embryon droit, parallèle à l’ombilic. Les caractères de la graine (représentés loc. cit., fig. 29, 30. 31, 32 et 33) concordent parfaitement avec ceux de toutes les Primulacées.
Glacce kabitiie. Glaux maritima, L. Petite plante dont les tiges sont rameuses et étalées sur la terre, garnies de petites feuilles ovales-elliptiqucs, glauques et nombreuses; les fleurs sont axillaires et d’un blanc
quelquefois -légèrement rose. Elle croit abondamment sur les bords de l’Océan et près des salines de l’Allemagne. On ne la rencontre que rarement sur les cèles de la Méditerranée.
GLAl’CESCENT. Glaucescens. bot. D’une couleur verte, qifi tire au bleuâtre.
GLAUCiER. Glaucium. bot. Genre de la famille des Papavéracées, de la Polyandrie Monogynie, L., établi par Tournefort , réuni par Linné au Chelidonium dont les auteurs plus modernes l’ont séparé de nouveau. Ses caractères sont •• un calice composé de deux sépales; quatre pétales; des étamines en nombre indéfini ; une capsule allongée en forme de silique, couronnée par un stigmate épais, glanduleüx, bifide, s’ouvrant du sommet à la base, en deux valves et séparée en deux loges par une cloison spongieuse, dans les fossettes de laquelle sont à demi nichées des graines réniformes. pointillées. C'est l’absence de crête glanduleuse sur ces graines et la présence de la cloison, qui distinguent ce genre des Cbélidoines. Ses espèces sont des herbes bisannuelles, glauques, remplies d’un suc safrané, âcre. Leurs racines sont perpendiculaires; les feuilles radicales péliolées, celles de la- tige sessiles et presque amplexicaules, découpées en plusieurs lobes obtus, que terminent quelquefois une petite pointe. Les pédoncules solitaires et uniflores sont axillaires ou terminaux ; les fleurs, jaunes ou tirant sur le rouge, sont plus grandes que dans les Chélidoines. Ces espèces sont au nombre de cinq : la plus commune est le Glaucium f latum ou Pavot cornu; on le distingue par sa tige glabre du Glaucium corniculatum , dont on- connaît deux variétés : l’une rouge et l’autre jaune. Ces deux espèces, ainsi qu’une troisième intermédiaire, le Glaucium fui r umt croissent en Europe. Deux autres sonl originaires de l’Orient.
GLAUCION. ois. Synonyme de Garrot jeune. Divers auteurs ont donné ce même nom au Morillon. V. Ca-
XABB.
GLAUCIUM. bot. V. Glacchb.
GLA l' COI DES. bot. (Michcli, No T. Gener., p. 21, t. 43.) Synonyme de Peplis Portula (Ruppi). Synonyme de Glaux maritima. E. Glauce et PtrLiDE.
GLAUCOLITE. mis. Même chose que Glaukolite.
GLAUCONIE. ctoL. E. Ceaib.
GLAUCOPE. Glaucopis. ois. Genre de l’ordre des Omnivores. Caractères : bec médiocre, robuste, épais -. mandibule supérieure convexe, voûtée, courbée vers le bout, sans échancrure ; l'inférieure droite, couverte de petites plumes veloutées, ou entourée d’une membrane charnue, un peu pendante de chaque côté; narines placées à la base et sur les côtés du bec , à demi fermées par une membrane; pieds robustes; tarse plus long que le doigt intermédiaire; trois doigts en avant, divisés, un en arrière, arAè d'un ongle long et courbé; ailes médiocres ; rémiges étagées; queue conique. Ce genre, établi par Forster pour y placer un Oiseau qu’il avait rapporté de la Nouvelle-Zélande, se composa d’abord de celte seule espèce; mais en examinant comparativement et avec toute l’attention convenable, les caraclèresdu Temia de Levaillant. on ne saurait trouver de différences essentielles entre cet Oiseau et celui qui
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constitue le genre Giaucope; conséquemment rien ne paraît s'opposer à la- fusion du sous-genre Terni a de Cuvier ( Crypairina , Vieil!. , Phrenotrix , Horsficld), avec le genre Giaucope dont la création est un peu plus ancienne. D'autres espèces ont récemment été découvertes dans les Moluques, à la Cocbinchine, etc.
Glalcope a aile» bl avc.br». Glaucopi * leucoplcrut, Tomm.. pi. 205. Tout le plumage d'un noir parfait, à l'exception d'une bande blanche, coupant l'aile vers le milieu et dans toute sa longueur; cette bande, parallèle au corps , est formée par le blanc pur. dont toutes les grandes tectrices sont terminées et par. une raie qui occupe toute l'étendue de la barbe extérieure des-deux premières rémiges secondaires; bec et pieds noirs; sommet de la base du bec entouré de petites plumes roides, tournées en avant; un petit espace nu à la base inférieure qui communique avec la peau noire, qui entoure l'orbite des yeux ; queue étagée. Taille, quatorze pouces. De Sumatra.
Glapcopr a barbillovs. Glaucopi» cinertu*, Lath. Parties supérieures d’un cendré foncé, presque noirâtre sur la tète, les inférieures grises; une-tache noire entre l’œil et le bec; celui-ci d'un noir décidé, avec la base des caroncules bleue, et l'.exlrémité d'un jaune orangé; iris bleu; pieds noirâtres. Taille, quatorze à quinze pouces. De la >’ouveile-Zélande.
Glalcope vègre. Glaucopi* a/errimu», Temm. Tout le plumage est d'un noir bleuâtre lustré; une petite huppe composée de plumes larges et dures, qui s'élèvent sur le front, entre les yeux; bec entouré â sa base de crini forts .et roides. Taille, quatorze pouces. De nie de Bornéo.
Glaucopi Teiia. Cornu * variant, Lath.; Cryptirina cariant, Vieil!., Levaill., Ois. d'Afr., pl. 5G. Tout le plumage d’un noir soyeux, à reflets verdâtres; ces reflets deviennent pourprés sous certain jour; la face, les joues et la gorge paraissent d'un. noir franc et décidé; ailes noirâtres ainsi que la face inférieure des rectrices dont les quatre intermédiaires, égales entre elles, sont plus longue&que les autres ; les deux externes trèscourtes; bec et pieds noirs. Des Moluques.
Glaccope temvlre. Glaucopi t temnuru», Temm., pl. color., 537. Tout le plumage d’un noir un peu lustré sur les ailes et la queue; rectrices tronquées et découpées transversalement à leur extrémité ; bec et pieds noirs. Taille, douze pouces. De la Cocbinchine.
GLAl'COPIDE. Glaucopi*. ins. Genre de l’ordre des Lépidoptères, établi par Fabriclus (Sysl. Glots.) aux dépens de son genre Zygène, et rangé par Latreille (Règne Anim. de Cuv.)dans la famille des Crépusculaires, avec ces caractères distinctifs : antennes non terminées en Itouppes, mais doublement peclinées, soit dans le mâle seulement, soit dans les deux sexes; langue tantôt apparente, tantôt non distincte. Latreille (/oc. cil.) a réuni à ce genre ceux établis sous les noms de Procris, d'Atychie, de Glaucopide proprement dit , d'Aglaope et de Slygie. Ils ne s'éloignent des Glapcopides que par un petit nombre de caractères secondaires. Ainsi, les Procris et les Atychies ont les antennes peclinées dans les mâles, et simples dans les femelles; dans les premier*, les palpes ne s'élèvent presque pas
au delà du chaperon et ne sont point velues; les ailes sont longues, et les jambes postérieures n’ont que des ergots très petits à leur extrémité. Dans les seconds, les palpes s'élèvent' notablement au delà du chaperon et sont très-velues; les ailes sont courtes, et il existe des ergots très forts à l'extrémité des jambes postérieu- 1 res. On peut citer pour exemple le Sphynx Chimœra d'Iluhner. Dans les trois autres sous-genres, les antennes sont peclinées dans les deux sexes. Mais les uns ont une langue, ce sont lesGlaucupides propres; et les autres, les Aglaopes et les Stygies, en sont privés.
Le genre Glaucopide comprend plusieurs espèces, dont le plus grand nombre est propre à l'Amérique méridionale. Voici comme exemple :
Glai cupide tl'Bqioisb. Glaucopi* tlalicet ; Sphynx sial ici*. Linné. Elle a été décrite et figurée par Degéer (Mém. sur les 1ns., t. u, pag. 255, tah. 3, fig. 8 10 ). On la trouve très -communément en France. Latreille rapporte au même genre les Zygènes Poly mena, Auge, Aryynnis , etc.
GLAUCOTUOÉ. Glaucolkoe. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, institué par Milne Edwards qui lui assigne pour caractères : abdomen symétrique, corné -comme le reste du corps, divisé en anneaux supportant quatre paires de fausses pattes natatoires, semblables à celles des Salicoques, et terminées par une nageoire caudale; pattes de la première qui ire grandes «l petites; pattes des seconde et troisième paires grandes et monodacljles ; enfin celles des deux dernières paires petites et plus ou moins didaclyles/ La seule espèce connue a été nommée GlaicotboI de PAron, Glaucolkoe Peronii. Sa forme est assez svelte; sa longueur est d'environ huit lignes. Ce crustacé a été trouvé par Péron dans'les mers de l’Inde.
GLALCUS. boll. Poly , dans les Testacés des Deux- Sicile», a appliqué ce nom aux animaux des Limes et des Avicules qui paraissent avoir beaucoup d’analogie; mais comme on ne peut considérer séparément les animaux de leurs coquilles , il faut recourir aux mots Avicole et l.i me.
GLAl'KOLITE. *»i. Substance vitreuse, bleuâtre ou violâtre, d’un éclat gras, compacte, avec une faible tendance à la structure lamellaire. Sa pesanteur spécifique est environ 3. Elle raye difficilement le verre; elle se fond au chalumeau en un verre bulleux. Son analyse a donné pour résultat*: silice 54.5; alumine 30; chaux 1 tapotasse 4,5. Ce minéral se trouve dan* les montagnes granitiques et calcaires qui bordent le lac Balkal, en Russie.
GLAUMET. ois. Syn. vulgaire de Pinson. V. Gros- Bec.
GLAUQUE, pois. Espèce des genres Squale et Scombre. y. ces mots. • .
GLAUQUE. Glaucus. ioll. Connusdepuislonglemps, les Glauques ont été établis en genre par Forsler dans le tome v du Magasin de Voigt; ce genre a été ensuite admis par la plupart des zoologistes qui, à l'exemple de Forsler, l'onl fait sqylir des. Doris où Linné et Gmetin l'avaient placé. Cuvier (Règne Anim., t. il) les range dans les Gastéropodes nudibrancbcs, entre les Éolides et les Scyllées., Bosc les avait confondus avec ce
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dernier. genre. Lamarck a considéré ces Mollusques, d'après leur habitude de nager à la surface de l'eau , comme un passage entre les Hétéroptères^l les Gastéropodes; aussi les met-il les premiers dans la famille des Tritonies (F. ce mot), qui commence les Gastéropodes et qui suit immédiatement les Héléropodes. Férussac a laissé ce genre dans les mêmes rapports que Cuvier; mais il a formé avec eux une famille séparée des ISudihranchcs polybrnnches.-sur le nombre des tentacules. Il est à remarquer avec Blaiirville que jusqu'à la publication de son Mémoire sur l'ordre des Mollusques polyhranches, inséré dans le Journal de Physique, tous les observateurs qui ont mentionné ce Mollusque ou qui Font figuré, comme Bluraenbach, etc., l’ont tous représenté sens dessus dessous, ayant considéré la surface abdominale comme étant la dorsale, et ricerersd. Cette erreur a dû les porter à dire que les orifices de l'anus et les organes de la génération sont situés à gauche. ce qui aurait été unique jusqu'à présent chez les Mollus* ques. En rétablissant celui-ci dans sa véritable position, il rentrera dans la règle générale. Il parait aussi qu'on avait vu cet animal d’une manière fort incomplète, car Blainville, qui en a fait une description fort détaillée dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, a eu occasion de rectifier plusieurs erreurs assez notables. Ce petit Mollusque, très-contractile d'après les formes que lui donnent les figures des auteurs, comparées à celle de l'animal lur-méme, conservé danrl'alcool, est revêtu d'une peau qui est beaucoup plus ample qu-'il ne le faut pour contenir juste les viscères qui sont rassemblés eu une petite masse, à la partie antérieure. Le corps, vu dans son entier, est triangulaire ; à sa |»arlie antérieure ou à sa base est placée la bouche, surmontée de quatre tentacules ; la surface abdominale est aplatie et entièrement occupée par un disque charnu, musculaire, qui est le pied que l'on avait pris pour le dos. L'animal ayant l'habitude de nager renversé, le dos est bombé et ne présente rien de remarquable. De chaque côté et ordinairement d'une manière symétrique, naissent quatre appendices digilés, qui servent de nageoires et probablement à porter les branchies. Les naturalistes qui ont vu cet animal vivant, s'accordent à dire qu'il est d'un très beau bleu tendre, nacré ou nuancé d'argent, et les branchies sont de la même couleur, mais d'un bleu plus foncé et non métallique. On peut caractériser ce genre de la manière suivante . corps allongé, sub-cylindrique, gélatineux, ayant une tête antérieurement, et terminé postérieurement par une queue grêle, suhuléc; tête courte; bouche proboserdiforme, surmontée île quatre tentacules par paire, Ici plus grands étant sans doute oculés ; nageoires branchiales oppôaées, palmées et digitées à leur sommet, latérales, horizontales, au nombre de (rois ou quatre paire»; les postérieures presque seMites; tes ouvertures pour la génération -et l'anus ouverts latéralement du côté droit.
On a prétendu qu’il y avait plusieurs espèces de Glauques; on a pensé que le nombre de paires de nageoires pouvait servir pour les distinguer ; mais en s'est bientôt aperçu que ce caractère, pris seul, était insuffisant par son extrême variabilité. On ne connaît donc encore que le Glacqce de Former , Glaucus Fonte ri , Larnk.,
| Anim. sans vertèbr., I. vi, 1r» partie, p. 500; Glaucus | attanticu.%, Blumenbach- Il est long d’environ un pouce et demi, et vil très-abondamment dan» les mers chaudes et même dans la Méditerranée. On le voit en grand nombre à la surface de l’eau, nageant avec une grande rapidité durant les temps calme».
GLAUQUE. Glaucus. rot. Se dit de parties dont la surface est d’un vert bleuâtre et comme pulvérulente.
GLAUQUE6. jioll. Férussac a emprunté ce nom du genre Glauque ( V. ce mol) pour l'appliquer à une famille entière. Cette famille fait partie des Polybranchet (F. ce mot et Mollusque), qui eux-mêmes forment le second sous ordre des Nudibrancbes (F. également ce mol). Elle est composée des genres Laniogère, Glauque, Ëolide et Tergype. F. ces mots.
GLAIRE, ai*. Syn. ancien de Bismuth. F. ce mot
GLAL'X. ois. Sÿn. ancien de Hulotte. F. Chouette.
GLAOX. rot. F. Gluck. On ne sait quelle plante les anciens désignaient sous ce nom qu'on leur a emprunté. Le» commentateurs y ont vu le Galéga officinal, la Linaire, le Polygate vulgaire, l'Andrachne, Flsnarde et la Péplide. F. tous ces mots.
GLAYET. bot. Vieux nom du GlayeuL F. ce mot.
GLAYEUL. Gladiolus. rot. Genre de la famille des Iridées, et de la Triandrie Monogynie de Linné. Ce genre, de formation très -ancienne, est aussi l’un de ceux qui ont subi le plus de modifications, à cause des nombreuses espèces dont il a été surchargé; mais ses limites, successivement étendues ou restreintes, selon la valeur des caractères sous lesquels différents auteurs l'ont présenté, paraissent enfin avoir été fixéet d'une manière plus heureuse qu'on était encore parvenu à le faire, par Bellenden -Ker, dans son excellente division de la famille des Iridées. Les caraclères^listinctifs des genres Aristea, Ferraria, /ris, IJesperantha , ü posa xts , Lape} * ou sia y Anomalheca , Tritonia, IFat sonia , Babiana, Anthotisa f Me/asphircula.e le., y sont savamment tracés, et les espèces propres à ccs genres, confondues pendant longtemps avec celles du genre Gladiolus , y sont réintégrées avec une telle précision, qu'on ne peut plus les eu distraire sans risquer de choquantes anomalies. Voici ceux qui restreignent les véritables Glayeuls dans leurs limites naturelles ; inflorescence en épi, rarement isolée ; spathe bivalve et ohlongue; corolle tubuleuse, à six divisions, irrégulière, presque égale ou grandement inégale; orifice de la gorge court , turbiné ou brusquement cylindrique et long; limbe le plus souvent penché; étamines ascendante» ; stigmates étréci», cunealo-Iigulaircs, redoublé», entiers; capsule membraneuse, ovale ou oblongue et Irigone ; gracies disposées sur deux rangs, nombreuses et ailées. Le nom de Gladiolus, encore plus ancien sans doute que la formation du genre, est dérivé du mol latin Gladius, glaive, et donne une idée de la structure .générale des feuilles qui ressemblent assez bien à des lames d'épée , par leur longueur, leur consistance, leiir aplatissement, le tranchant de leurs bôrds. Ici comme dans tous les genres du règne végétal, celte dénomination n'est point d’une acception rigoureuse, et l'on trouve même quelques espèces où elle est très-difficilement applicable. Les Glayeuls sont
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des plantes herbacées, dont les plus élevées dépassent rarement trois pieds; la grande majorité reste en dessous de celle taille. A l'exception de l'Inde et de tout le continent de l’Amérique, tes autres contrées du globe ont fourni à nos cultures d'agrément, un nombre plus ou moins considérable d’espèces que, réunies, l’on peut bien porter maintenant à soixante.
Suivant la température des contrées qui les ont fournis, les Glayeul* exigent dans leur culture, soit la pleine terre, soit la serre tempérée, d’où l’on n’a guère l'habitude de les faire sortir, parce que après les avoir vues accomplir leur période de floraison, on songe à les déplanter pour les conserver, à sec, dans les endroits où l’on dépose les bulbes. Le terreau de bruyère convient exclusivement à toutes les espèces du Cap, et l’on se contente du choix d'une bonne terre substantielle pour les espèces de pleine terré. Toutes doivent être convenablement arrosées pendant leur végétation, et seulement humectées pendant le repos. On les propage ordinairement par la séparation des cayeux et par le semis qui se fait avec soin , en terrine et sur couche chaude.
Glayeul couac*. Gladiolus commuais, L. Il a une racine bulbeuse; une tige haute de trois à six décimètres, lisse, terminée par un épi communément unilatéral; ses feuilles sont ensiformes, pointues, nerveuses et embrassantes; ses fleurs sont sessiles, un peu distantes entre elles, souvent tournées d'un seul côté , et munies chacune, à leur base, d'une spalhe assez longue, lancéolée, et de deux pièces. Leurs couleurs varient entre les nuances du blanc, du rose et du rouge pourpre. Les fleurs de celte dernière couleur qui parait être primitive, sont loujoursplus grandes, et les plantes qui les produisent, plus fortes dans toutes leurs parties.
Glayeul t. Gladiolus fascialus, Rœmerel Schultes, Syst. , 1, 429. Sa tige est grêle, faible et penchée, longue d’un peu plus d’un pied; accompagnée à sa base, de feuilles linéaires, presque aussi longues qu'elle , striées , acuminées et d'un vert assez agréable. Les fleurs, au nombre de (rois ou quatre, sont alternes et distantes; le tube, qui est fort étréci et allongé, s'échappe d'une spalhe cylindrique, renflée à la base et vers le milieu, bifide, aiguë et d'un vert un peu terne; il est rougeâtre ainsi que la face extérieure des lobes; la face interne est d'un blanc jaunâtre; ceux de la lèvre supérieure sont assez grands et d’une couleur uniforme; les inférieurs sont beaucoup plus étroits et .marqués au centre, d'une tache triangulaire, blanche, encadrée de pourpre foncé, avec modifications de nuances. Du cap de Bonne-Espérance.
Glayeul de Milles. Gladiolus Miilçri , Bot. May. , 033; Ruera. et Sch., Sysl. regel., 1, 410; Spreng., si. regel., 1, 152. Sa lige s'élève à deux pieds environ; elle est entourée à sa base, de cinq ou six feuilles ensiformes, moins longues qu’elle, larges d'un pouce, marquées de trois fortes uervures, et d'un vert assez terne. Les fleurs, au nombre de trois oji quatre, sont enveloppées d'une spalhe tubuleuse, renflée, bifide, aigue, d'un vert sale et pourpré. Le tube du périanthe est moins long que la spalhe; la lèvre supérieure a ses lobes profonds, légèrement ondulés de jaune sale, traversés
longitudinalement par une raie purpurine, plus fortement marquée sur les trois lobes de la lèvre inférieure, qui sont plus étroits que les autres et plus aigus au som met. Du Cap.
Glayeul bizaxtix. Gladiolus byxantinus , Mil) . . Dict.y 3; Bot.Mag., 874; Rcrm. et Scb.,^/if. reg., I, 417; Spreng Syst. regel., 1,58. Son bulbe est arrondi, sphérique, comprimé, revêtu d'une tunique réticulée, brunâtre; il en sort deux ou trois feuilles ensiformes. aiguës, striées, longues de plus d’un pied et d’un vert obscur. La tige a deux pieds et quelquefois plus, de hauteur; elle est assez épaisse, cylindrique, terminée par une grappe lâche, composée de huit ou neuf grandes fleurs, sortant chacune d'une spalhe de deux pièces linéaires, lancéolées, concaves, aiguës et d'un vert bru nfttre. Le périanthe est partagé en deux lèvres, et les trois lobes de la supérieure sont d'un pourpre assez obscur vers l'extrémité du limbe, l’onglet est presque blanc; les trois lobes de la lèvre inférieure sont plus étroits, lancéolés, obtus, d’un pourpre obscur, avec une bande Ion gitudinale et médiane, jaunâtre, encadrée de brunpourpré. Les anthères, plus longues que les filaments , sont dressées et jaunes. Cette espèce est originaire des vallées de a Turquie.
Glayeul otaiLE. Gladiolus debilis, Bot. Mag., 2585. Sa lige n’a guère plus de huit pouces de hauteur; elle est extrêmement grêle et flexueuse vers l'extrémité qui ne supporte ordinairement qu’une seule fleur. La feuille radicale atteint la longueur de la lige et ne dépasse pas une ligne en largeur; elle est souvent repliée sur ellemême; deux ou (rois autres feuilles plus petites, garnissent la tige â diverses distances de sa hauteur et toutes sont d'un vert assez sombre. La spalhe est peu volumineuse; elle enveloppe un tube assez mince et court. La lèvre supérieure a trois lobes ovales, pointu-. . ondulés et parfaitement blancs; des trois lobes inférieurs, qui sont seulement un peu plus petits, deux ont â leur base une tache purpurine , arrondie cl terminée en queue vers le tube. Du Cap.
GLAYEtLiiBEiQC£.G/a</i0/M« imbricatus, Lin., Sp. pi., 1,52; Willd., Sp. pl.y 1, 312; Yalil, Enum., 2,7»; Rcem. cl Sch., Syst. regel., 1, 407; Spreng., Syst. regel., 1, 153; Lam., Dict. Encycl., 2, 723. Il se distingue du Glayeul commun pjir toutes ses parties qui sont beaucoup plus grêles, par ses feuilles plus étroites, par ses fleurs ordinairement moins nombreuses, plus rapprochées et surtout d'uue nuance beaucoup moins vive. Les trois lobes de la lèvre inférieure du périanlhe sont plus étroits que ceux de la lèvre tu|>érieure et surtout que l'intermédiaire, traversé en outre par une bande longitudinale blanchâtre, encadrée de pourpre assez vif.
Glayeul ïkiaos. Gladiolus Algoensis, Swect, Mort. Brit. ed., 2, 500. Gladiolus alatus , *. /9. Bol. Ma g., 2000. Sa tige a sept pouces environ de hauteur; elle est un peu épaisse, fléchie en zigzag vers le sommet, garnie de quelques feuilles assez petites, ensiformes. presque obtuses, glabres, lisses, striées longitudinalement, dures, roides , concaves et d’un vert agréable. L'inttoresceuce forme une grappe terminale, composée de quatre ou cinq fleurs d'une nuance particulière; la spalhe.
GLA
d'où lort chacune d'elles, est tubuleuse, bifide, striée, aigue et d’un vert tendre. La lèvre supérieure du périanlbe a son lobe intermédiaire dégagé, arqué, lancéolé, concave et pointu, les deux autres sont plus élargis et plus courts, et longuement acuminés; leur couleur est le rouge de brique, avec l'onglet et des veines ramifiées d'un rouge plus foncé; les trois lobes inférieurs sont plus grêles , plus petits et allongés ; ils sont d'un jaune doré, avec l'extrémité seulement de la même nuance que la-lèvre supérieure. Les étamines et le pistil sont blanchâtres et recourbés en demi-cercle. Du Cap.
Gla yeül cardinal. Gladiolut cardinalis,Bot.May., 135; Vahl, Enutn., S, 02; Redoul. ,.Lil., 112; Spreng., Sysi. Feget., 1, 153. Le Glayeul cardinal, ainsi appelé dè la belle couleur rouge de ses corolles, est une des plus belles espèces du genre. Son bulbe a la grosseur d'une noix ordinaire; il est arrondi, comprimé, lin peu concave en dessous, recouvert d'une tunique réticulée, brunâtre. Il en sort une ou deux feuilles assez courtes, striées, engainantes, s'appliquant sur d’autres feuilles beaucoup plus longues, ensiformes, plus plissées, aiguës, glabres et d'un vert un peu glauque. Du milieu de ces feuilles s'élève la tige qui est simple, roide, droite, terminée par un bel épi de quatre à cinq grandes fleurs disposées sur un même rang. Les spathes sont tubuleuses, un peu renflées, bifides, d'un vert agréable, bordées de blanc. Les trois lobes de la lèvre supérieure sont inégaux, ohlongs, presque obtus et d’un rouge écarlate uniforme, très -éclatant; la lèvre inférieure a également trois lobes dont l'intermédiaire est aussi plus grand que les latéraux; ils sont rouges, ornés d'une large tache blanche longitudinale, dont les dégradations prennent un reflet pourpré. Les trois étamines ont leurs filaments blanchâtres, et leurs anthères pourprées. Du Cap.
Glayecl de Watson. Gladiolus /Fn/sonins, Thunb. Diss., n° 10. Ses tiges sont accompagnées de trois feuilles à longue gaine, linéaires, très-étroites, plus courtes que les tiges, fortement nervurées et sillonnées dans toute leur étendue; leur couleur est le vert glauque. Les fleurs sont réunies de trois ou quatre* presque unilatéralement <■ vers le sommet des tiges. La corolle est purpurine, quelquefois panachée de jaune. Du Cap.
Glayeul de Natal. Gladiolus Natalensis , Reinwardt. MSS. Gladiolus psittacinus, Hook., in Bot. May., 3032. Bot. Heg., 1442. Gladiolus Daleni nob , in Sert. Botan. Ce magnifique 6layeul est originaire de la terre de Natal, en Cafrerie. Sa tige est droite, cylindrique, entourée â sa base, de sept ou huit feuilles divergentes, planes, avec une nervure saillaole au milieu de la face inférieure, aigues, d'un vert assez sombre quoique tirant sur le glauque. Les fleurs soûl fort grandes cl réunies en* épi lâche au sommet de la tige; elles sortent d'une spalhe à deux valves acuminées, lancéolées, roulées, presque de la longueur du tube de la corolle et d’un vert pâle, un peu cendré; le tube est d’un jaune verdâtre, ponctué de rouge sanguin; la gorge est d’un jaune vif; le limbe est irrégulièrement divisé en six parties qui forment deux lèvres, composées chacune de trois lobes : la supérieure a le lobe
I intermédiaire plus petit, presque cuculiforme par le reploiemént intérieur de ses bords, tous trois sont d’un ! rouge de sang finement pointillé de jaune, avec une bande de celte dernière couleur, qui s'avance presque jusqu’au sommet; la lèvre inférieure a les deux lol>es latéraux plus petits que l'intermédiaire, et sur chacun d'eux s'étend davantage que sur les autres la nuance jaune, qui s’élève de la gorge. Du Cap.
Les autres espèces du genre réduit sont : Gladiolus cunonia, Ker; Gladiolus quadrangularis, Ker; Gladiolus permeabilis , De la Roche ; Gladiolus ciperaius, Ker; Gladiolus alatus, L.; Gladiolus speciosus, i Thunb.; Gladiolus natnaquensis , Ker; Gladiolus I hirsutus, Ker; Gladiolus merianelluj, Thunb.; Gla - 1 diolus villosus, Ker; Gladiolus aphyllus , Ker; Gla j diolus brevifolius, Jacq.; Gladiolus versicolor, And.;
Gladiolus lavis, Thunb.; Gladiolus Breynianus , Ker;
| Gladiolus suareolens , Ker; Gladiolus clongatus ,
! Thunb.; Gladiolus tristis , L.; Gladiolus tenellus, Jacq.; Gladiolus trichonemifolius , Ker; Gladiolus hyalinus , Jacq.; Gladiolus setifolius , Thunb.; Gla- ! diolus gracilis , Jacq.; Gladiolus inflatus , Thunb.; j Gladiolus recurvus, L.; Gladiolus carneus , Jacq.; Gladiolus cuspidaius,S*cq.\ Gladiolus Blond us, Sol.; Gladiolus albidus, Jacq. ; Gladiolus excelsus , Ker ; Gladiolus campa nulatus , Andr. ; Gladiolus anguslatus, L.; Gladiolus trimaculatus , l.am .] Gladiolus comerculus , Ker; Gladiolus involutus , Delà Roche, Gladiolus edulis, Ker; Gladiolus undulatus , Jacq.; Gladiolus Jloribundus, Jacq.
GLÉ. bot. L’un des noms vulgaires de Y Iris gertnanica, L. V. Iris.
GLÈBE. G/eba. acal. Bruguière, dans l’Encyclopédie mélbod. (ilisl. des Vers, pl. 89), a figuré sous ce nom un animal voisin de la famille des Méduses , peut-être même en faisant partie. Jusqu'à ce moment, on ne connaît de ce Zoophyte que la figure qui vient d'être citée.
GLÉBIONIDE. Glebionis. bot. Genre de la famille des Syuanthérées , tribu des Sénécionides, établi par Henri Cassini qui le distingue des Chrysanthèmes, à I cause de ses corolles continues avec les ovaires et du bord transversal qui entoure chaque ovaire au-dessous du sommet. Ce rebord, quoique peu apparent, est trèsremarquable en ce qu'on est tenté de croire que c'est le vestige d'une véritable aigrette stéphanoïde qui, dans l’origine, entourait immédiatement la base de la corolle, mais qui, ensuile,-s’est éloigné de sa situation primitive par l'effet d’un accroissement insolite et anomal de l’aréole apicilaire. Quoi qu'il en soit. De Candoile n'a point adopté le genre Glebionis de Cassini, mais il s'est servi de ce nom qu’il a appliqué à une division de son genre Chrysanthemum, dans laquelle il a placé le Glebionis Iloxburghii de Cassini.
GLÉCHOME. bot. Pour Glécome. y. ce mol.
GLÉCHON. Glechon. bot. Genre de la famille des Labiées, institué par Sprengel, pour une plante brésilienne, qui- lui a offert les caractères suivants : calice tubuleux, à cinq dents, avec l'orifice très-velu ; corolle ringente, dont la lèvre supérieure est voûtée, pourvue de dents sur les côtés; la lèvre inférieure est entière.
Le Glechon thymoidcs , Spr.,est un sous -arbrisseau j dressé, à feuille» obovales, obi u sème ni déniées, veiuées [ et glabriuscules ; les fleurs sont axillaires, presque ses- ; siles et solitaires.
GLËCOME. Gleeoma ou Glechoma. bot. Ce genre, 1 de la famille des Labiées et de la bidynamie (iyjn nospermie, établi par Linné, est ainsi caractérisé : calice cylindrique, strié, à cinq dents très -aigues ; corolle à j tube plus long que le calice, évasé supérieurement; lèvre supérieure courte et bifide; l'inférieure à trois lobes dont les deux latéraux sont obtus, et celui dti milieu plus grand et échancré; étamines situées sous la lèvre supérieure, ayant leurs anthères réunies en j forme de croix; style plus long que les étamines, terminé par un stigmate bifide.
ÛLëcoaE DEotRAct. Gleeoma hederacea , L., Bulliard, tah. 241. II est l’unique espèce du genre, car on ne doit regarder que comme une simple variété plus grande dans toutes ses parties, et munie de poils blancs aux crénelures de ses feuilles, le Gleeoma hirsuta, Waldst. et Kitaib. (Plant. Hat. /Jung., page 194-, lab. 1 19 ), qui a été trouvé dans les forêts de la Hongrie. L'espèce linnéenne possède une lige haute d’un à deux décimètres, dressée à sa partie supérieure, rampante à sa base, un peu rudeet velue; ses feuilles sont opposées, péliolées, cordiforraes, arrondies, obtuses et crénelées; entre la base de chaque paire de feuilles, on remarque une petite touffe de poils s’étendant horizontalement de l'une à l'autre. Celte plante est très-commune dans les buissons, les bois ombragés ou le long des murs des villages de toute l’Europe. On lui donne en France les noms vulgaires de Lierre-terrestre, de Kondole, et d'Herbc de Saint-Jean; elle partage ce dernier nom avec plusieurs plantes, et notamment avec l'Armoise.
Le Lierre-terrestre exhale, dans toutes ses parties, une odeur aromatique assez agréable ; et comme il possède en même temps une saveur légèrement âcre et amère, il jouit de propriétés médicales généralement reconnues. Administré fréquemment sous forme d'infusion, il détermine une légère excitation et facilite l'ex|>crloralion. On le prescrit spécialement dans les catarrhes pulmonaires chroniques.
GLBMTSCH1E oc GLED1TSIE. Gteditschia. bot. Même chose que Fèvier.
GLEICEME. bot. Pour Gleichenie. f. ce niot.
GLEICUEME. Gleichenia. bot. ( Fougères. ) .Genre établi par Smith, et dont les caractères consistent dans la fructification foYmée par des capsules réunies en figure d'étoile , trois ou quatre ensemble , et formant des sorcs presque ronds, à moitié enfoncés dans des creux hémisphériques situés à la surface inférieure de la fronde. Les capsules sont nues, c’est à -dise non recouvertes par une induse, et s’ouvrant par une fente longitudinale , uniloculaires et remplies de séminules arrondies. Ce genre a été adopté parSwartz, par Willdenow. et par Brown. Ce dernier y a réuni le genre Merlensia appelé Dicranopieris par Bernhardi, mais en convenant cependant que ce genre diffère par ses capsules membraneuses, en nombre indéterminé dans chaque sore, presque pédicellées, et par la nudité des
divisions inférieures des slipes. Le facie» des Glelchenies et des Merlensies étant d’ailleurs assez différent, il en résulte qu'4>n doit conserver les deux genres. Les Gleichenies n'ont encore été observées que dans l'hémisphère agstral, au delà du tropique, une au cap de Bonne-Espérance, les autres à la Nouvelle-Hollande. Ce sont des plantes d*un aspect singulier, fort élégantes dans les herbiers, par leur dichotomie et la fine régularité des divisions obtuses de leurs pinnules. La plus anciennement connue est le Gleichenia poly/odioides , Willd., qui ne ressemble pas le moins du monde à un Polypode, et que Linné avait mentionné comme une Onocléc. C’est l’espèce du cap de Bonne-Espérance. Les autres sont le Gleichenia glauca, omis par Brown dans son Prodrome; le Gleichenia circinata , dont ce savant a, l’on ne sait pourquoi, changé le nom pour celui de Gleichenia mycrophylla, qui convient à toutes les espèces; les Gleichenia speluncœ et dicarpa, qui toutes croissent aux environs du port Jackson.
GLE1TRON et GLETTERON. bot. Même chose que Gkiutron. y. ce mol.
GLÉNOTKÉMITE- Glenotremites. £chib. Genre de la famille des Crinoldcs , institué par Goldfuss pour une espèce voisine des genres Comalula et Solacrinus , mais qui ne peut cependant leur appartenir; ce qui la distingue, c'est d'avdlr à la surface des dépressions perforées, que l’oira envisagées comme des points d'insertion de piquants, mais qui semblent plutôt être les faces articulaires de rayons dorsaux , tandis que les cinq sillons qui entourent la bouche seraient les points d'insertion des rayons; il y a en outre autour de.cel organe, cinq ouvertures infundibuliformes. Goldfuss ne cite que celle seule espèce qu'il a nommée Glenoi remiles jtaradoxu s.
GLICHON. bot. y. Glëcboh.
GLIDA. ois. Synonyme vulgaire de Milan parasite. y. Faccois.
GL1NOLE. Glinus. bot. Genre de la famille des Ficoldéeselde la üodécandrie Pentagynie, L., désigné par Tournefort sous le nom A'Alsine , et ainsi caractérisé par Linné : calice à cinq divisions conniventes, colorées intérieurement et persistantes; cinq pétales plus courts, en languettes à deux ou trois dents ; étamines au nombre d’environ quinze; cinq styles ; capsule couverte par le calice, à cinq loges et à cinq valves; semences petites, luberculées d'un côté, ayant un cordon ombilical très-long. Bernard de Jussieu, Linné et Adanson regardaient ce genre comme appartenant à la famille des Caryophyliées. Ce dernier, en lui donnant le nom de Holofa , lui assignait cinq à dix pétales, un style et cinq stigmates. Le professeur A.-L. de Jussieu a fait voir ses rapports avec le genre Aisoon. qui a le même port, et dans lequel doit rentrer le GlinUs cryslallinus de Forikahl, qui est la même plante que VA «ioon Cùnariense, L. Aux trois espèces connues, savoir: Glinus toloides, L.; Glinus dictamnoides, L.,et Glinus seti/lorus y Forsk., qui selon Fenzl (Ann. tfieii. Mus. nul., 1836, p. 557) doivent être réunies en une seule* ce botaniste vient d'ajouter les Glinus Cambessedesii, Mollugo et Denticulatus , le premier du Paraguay, le second de l'Inde, et le troisième du Sénégal.
GLO
Ce sont des plantes herbacées, rampantes, souvent cotonneuses. à rameaux alternes ainsi que les feuilles qui naissent par paires du même point de la tige ; leurs fleurs sont axillaires. I.e Glinua lotoidea croit dans les terrains les plus arides de l'Arabie, de l'Égypte, de la Barbarie, de la Sicile et de l'Espagne.
GLINON et GLINOS. bot. F. Glaihos.
GLIMJS. bot. F. Glixole.
GLIOTBIQUE. Gliotrichum. bot. Genre de Mucédinées, que Escliweiler caractérise de la manière suivante • sporidies globuleux, simples, gélatineux, à fibres très - menues , entrecroisées et décombanles. On connaît plusieurs espèces de ce genre, qui toutes ont été observées sur les feuilles malades de divers arbres des Tropiques.
CLIRES. bas. F. Roxgelhs.
GLIK1CAPA. beft. Espèce du genre Couleuvre. A', ce
GLIRIENS. mai. Desmaresl donne ce nom à la famille des Mammifères, qu’il a composée des genretGerboise, Gerbille et Loir. F. Roxgeurs et Gerboise.
GUS. va*. l)'où Glires et- Gli riens. F. Loir et Boxcri m.
GLISSANTHK. Gliaaanthe. Bo^. 'Le genre établi sous ce nom par Salisbury, dans la famille des Scylaminécs, a été réuni par Eudliclier, au genre Coatua.
GLüBaIBE. Globaria. (iis. Coléoptères pentamères; genre de la -famille des Palpicorncs , institué par Latreille qui lui a reconnu pour caractères : corps presque sphérique, comprimé latéralement et susceptible de se mettre en boule à la manière des Agalhidies; antennes composées de huit articles, dont le cinquième prolongé en épine au côté interne, le suivant eu cône renversé, allongé, le septième cylindrique et le dernier conique, formant, avec quelques-uns des précédents, une massue fort allongée, presque cylindrique ol terminée en pointe ; palpes maxillaires un peu plus courtes que les antennes; yeux gros et saillants; eorselel presque semi-lunaire ; élyircs embrassant entièrement l'abdomen; poitrine dépourvue d'épine sternale; les quatre jambes postérieures garnies à leur extrémité d'un faisceau de soies. La seule espèce connue, Globaibe de Leacb , Globaria Leachii , Lalr., appartient ‘à l'Amérique méridionale; elle est de petite taille.
GLOBBÉK. Globba. bot. Genre de la famille des Amomées et de la Diandrie Monogynie. établi par Linné et ainsi caractérisé : périanlhe double : l'extérieur court, persistant, (rifide; l'intérieur tubuleux, à trois divisions égales; deux étamines dont les filets sont courts, filiformes, et les anthères attachées dans toute leur longueur sur les filets; ovaire surmonté d'un style s étacé et d'un stigmate aigu; capsule arrondie, couronnée par le périanlhe, -à trois valves et à trois loges polyspermes. Les espèces de ce genre sont encore trop imparfaitement connues, pour que les auteurs soient d'accord sur celles qui doivent le constituer ou former des genres particuliers. Linné fils, dans sou supplément, a séparé de ce genre le Globba nulana, L„ espèce qui est devenue le type d’un genre distinct, sous le nom de Rcnealmia, auquel Jussieu ( Généra Pldnt ., p. 02) a substitué celui de Catimbiuni. Vendland {Sert.
Ma note., tab. 19) a figuré la même plante et l’a nommée Zerumbet apecioaum ; enfin, Smith (Exot. Bot., tab. 106) en a fait une espèce du genre Alpinia. L'appendice (nectaire selon Unné)biden(éàla base, trilobé au sommet et situé dans l'intérieur du périanlhe que possède cette plante, est un caractère qui semblerait devoir en autoriser la séparation générique. Le genre Colebrookia de Donn {Mort. Cantabr.) a été reconnu par Smith comme identique avec le Globba, de sorte que le Colebrookia bulbifera du premier n'est autre que le Globba tnarantina , dont Smith (/oc. ci/., t. 103) a donné une belle figure.
Les Globbées sont des plantes herbacées, à feuilles simples, alternes, et à fleurs disposées en épi latéral ou terminal. Elles croissent dans les Indes -Orientales. Deux espèces sont cultivées dans les jardins d'Europe, savoir : le Globba nutana dont nous avons déjà parlé, et le Globba erecia, DC. et Redouté, Liliacées. Ce sont de très belles plantes, surtout la première , qui est remarquable par la grandeur de ses feuilles et par le nombre de ses fleurs. Elles demandent la même culture, c’est-à-dire un mélange de terre franche et de terré de bruyère, et la végétation en pots, l'exposition en plein air pendant l'été, et alors des arrosements fréquents; elles sont renfermées soigneusement pendant l'hiver.
Plusieurs espèces de Globbées sont décrites dans la Nouvelle Flore de l’Inde, publiée en 1820 à Serampore par Carey et Wallich. Ce sont les Globba bulbifera , Roxb.; Globba orixensia, Globba Mura , Roxb.,
ou Globba r eraicolor, Smith, Exot. Bol., tab. 117; Globba Caremrana, Roxb.; Globba aubulata, Roxb., et Globba spathulata, Roxb. Le docteur Siras (Botanical Magasine, xxxii, 1320) a fondé sur le Globba aubulata un genre particulier qu il a nommé Manliaia, et qui a été adopté par Smith, dans la Cyclopédie de Rees. A ce genre, Wallich ( Flor. Indien, I , p. 81) rapporte comme deuxième espèce, le Globba apathulala, Roxb.
GLOBE, fois. Nom vulgaire du Tetrodon lineatua et du Diodon Miatrix. F. Diobox et Tétrüdox.
GLOBE oo PETIT GLOBE. Globulna. Echus. Desbori, dans sa Traduction de Klein, p. 73, donne ce nom à la troisième espèce de ses Oursins boutons, qui offrent plusieurs variétés; ils appartiennent aux Galériles de Lamarck. F. GalIrite.
GLOIUCEPS. Max. Espèce du genre Dauphin. F. ce mot.
GLOBICEPS. Globtcvpa. ms. Hémiptères; Delaporte a ajouté ce nouveau genre à sa famille des Astemmites et l’a caractérisé ainsi qu’il suit : antennes longues, composées ite cinq articles dont le premier court, le second très-long et le dernier dilaté ; télé Jorle, globuleuse, plus large que le corselet ; yeux transversaux, liée atteignant les pieds postérieurs; corselet allongé, divisé en deux par un sillon transversal; corps allongé, cylindrique; écusson triangulaire; béinélytres plus courtes que Pabdomen ; pattes asseï longues , avec les tarses minces, dont le premier article allongé et l'ongle trèsl*elit. Ce genre est peu nombreux en espèces; on en connàlt deux ou trois en Belgique.
GLOBICORNÉ. Globicornia. m*. Coléoptères penta-
mères; j;enre île la famille des Clavicornes, tribu des Dermeslins , institué par Latrcille qui le caractérise ainsi : antenaes grossissant insensiblement et se terminant par une massue globuleuse : elles se logent dans des fossettes prolongées jusque près des angles postérieurs du corselet; celui-ci est lobé postérieurement. Le corps est ovoïde, couru tout couvert de petites écailles caduques. Le Globicobxe a tasses son, Globicomit rufltarsi», Latr., a près d'une ligne et un tiers de longueur et un peu moins d'une ligne de largeur ; il est noir, peu luisant, finement ponctué et légèrement velu, avec l’extrémité de* élytres brunâtre; la télé est penchée; les antennes sont fauves, avec les trois premiers cl les trois derniers articles noirs; les pattes sont d'un brun foncé, avec les jambes et les tarses fauves; ce* derniers sont un peu plus pâles. Europe. La seconde espèce connue est le Globicobbe a pattes fauves, Globicorni» fulvipcs , Guér. ; sa taille est la même et sa forme est un peu plus arrondie; tout son corps est noir, velu, très luisant et finement ponctué; la télé est penchée; les pattes sont fauves. Brésil.
GLOBIFÈRE. Globi/era. bot. Syn. de Micranlhème. y. ce mol.
GLOBIGÉRINE. Globigerina . moll. ross. Genre de Mollusques fossiles, créé par d'Orbigny dans la famille qu’il appelle les Hélicoslègues (urbinoïdes. Ce sont des coquilles infiniment petites, qui appartiennent aux Céphalopodes et chez lesquelles les tours de spire s'élèvent comme dans la plupart des Univalves.
ULOBOSITK. Gtoboaite ». MOLL. ross. C'est ainsi que les anciens oryclographes désignaient toutes les Coquilles pétrifiées, qui oui une forme globuleuse.
GLOBULÆA. bot. V, C basai t.e.
GLOBULAIRE. Globularia. bot. Genre établi par Linné, dans la Tétrandrie, rangé par Jussieu à la suite des Primulacées , et dent le professeur De Candolle a formé une famille particulière, sous le nom de Globulariées. y. ce mot. Dans ce genre, les fleurs, petites et violettes, sont réunies en tète comme dans les Dipsacées. Chaque fleur, qui est sessile sur le réceptacle, est accompagnée d’une bractée en forme d’écaille, et offre un calice tnonosépale, allongé, â cinq divisions profondes et un peu inégales; une corolle d'une seule pièce, irrégulière, longuement tubuleuse, évasée et divisée en cinq lanières inégales, qui forment comme deux lèvres : une supérieure, à trois divisions; une inférieure, à deux lanières plus courtes. Les étamines, au nombre de quatre à cinq, sont alternes avec les divisions de la corolle. L'ovaire est ovoïdeallongé, uniloculaire, contenant un seul ovule, pendant du sommet de la loge; la base de l'ovaire est environnée d’un disque Bypogyne, mince et inégal; le style ést â peu près de la longueur des étamines, terminé par un stigmate bifide, dont les deux divisions sont linéaires et inégales; le fruit est un akène ovoïde, recouvert par le calice qui est persistant; la graine est pendante, et se compose d’un tégument propre, mince, d'un endosperme blanc et charnu, contenant un embryon cylindrique, ayant la même direction que la graine.
Ce genre se compose d’environ douze ou quinze.espèce* ; ce sont des plantes herbacées. Vivaces, ou des
arbustes dont les feuilles sont persistantes, coriaces, alternes, quelquefois toutes radicales; les fleurs sont ordinairement réunies en capitules globuleux ou hémisphériques.
Globclaibb coiirvE. Globularia rulgari» , L. Elle croit dans les lieux secs et incultes, particulièrement sur les coteaux de l’Europe. Ses feuilles sont radicales, à l'exception de quelques-unes qui sont éparses sur une tige simple, haute de six à dix pouces. Elles sont spa- (liulées. étrécies à leur base en un long pétiole. Celles de la tige diminuent progressivement de grandeur; les fleurs sont violettes, et forment un seul capitule terminal; les feuilles de la Globulaire ont une saveur amère; elles«ont légèrement purgatives.
Gi.oBiLAiKETcBBiTH.G7o6u/ar/a Jlyrum, L..Rich., Bot. .méd., 1. p. 2*28. C'est un arbrisseau de quatre â six pieds d'élévation, qui forme des buissons épais sur les bords de la Méditerranée, en Provence, aux environs de Toulon et d'Hyèrcs; ses feu illgt sont alternes, obovales, lancéolées, aiguës, très -entières, presque sessiles, coriaces ,-dresiées contre la tige; les fleurs sont disposées en capitules qui terminent chacun l'extrémité d'une des petites ramifications de la tige. Ces capitules sont globuleux . sessiles, entourés d'iin involucre imbriqué, dont les écailles sont brunes, scarieuses el ciliées sur les bords; le réceptacle est convexe et spongieux à l'intérieur; les fleurs sont nombreuses et serrées les unes près des autres. Chacune d'elles est accompagnée d'une bractée spal butée, un (ieu plus courte qu'elle, chargée sur sa face externe de poils longs et soyeux. Les feuilles de celte plante ont une saveur extrêmement amère el légèrement âcre. Les anciens avaient déjà signalé ses propriétés éminemment purgatives. Mais c'est particulièrement aux recherches récentes du docteur Loiseleur Deslongchamps, que Ton doit la connaissance de son véritable mode d'action. Ce médecin considère les feuilles de la Globulaire Turhilh, comme le meilleur succédané indigène du Séné. La dose, pour un adulte, est depuis un gros jusqu'à une once, que l'on fait bouillir dans huit onces d'eau. Malgré son efficacité, ce purgatif tonique est inusité à Paris; mais les habitants du midi de la France en font assez souvent usage.
Globilaibe a i.o v ci' es feciii.es. G/obuluria longifuha , Willd. Cette jolie espèce, qui est originaire de Madère et qui figure dans nos jardins, forme un arbrisseau de huit à dix pieds de hauteur, dont les rameaux, anguleux, portent des feuilles alternes, lancéolées, aigues, entières, glabres, Juisantes el persistantes; ses fleurs, d'un bleu pâle, sont disposées en capitules portés sur des pédoncules axillaires. Cette espèce demande à être rentrée dans l'orangerie pendant l'hiver.
GLOBUI.ARIEES. Globularia, bot. Ainsi qu'on l'a déjà vu, le professeur Do Candolle a retiré le genre Globulaire de la famille des Primulacées, pour en former un ordre naturel distinct sous le nom de Globulariées. Mais comme cette nouvelle famille ne se compose encore que du seul genre Globulaire, les caractères sont les mêmes que ceux qui ont été tracés pour ce genre.
Les Globulariées diffèrent des Primulacées par plusieurs caractères < 1° leurs fleurs sont constamment dis-
posées en capitules; 2® leurs étamines ne sont pas opposées, mais alternes avec les lobes de la corolle; 3® l'ovaire ne contient qu’un seul ovule, qui pend du sommet de la loge; 4° le fruit est indéhiscent; 5° l'embryon offre une position différente. Cette nouvelle famille a beaucoup plus de rapport avec les Plumhaginées et surtout les Nyctaginées; et si l'ovaire était infère, il serait fort difficile de la distinguer des Dipsacées, dont elle a le port et les autres caractères. V. Gutàc-
LAIM.
GLOBULE, ibf. Espèce des genres Monade et Volvoce. y. ces mois.
GLOBULÈE. Globulea. bot. Genre de la famille des Crassulacécs , formé aux dépens du genre Crassula de Linné, parllaworlb qui lui donne pour caractères : calice à cinq divisions; cinq pétales dressés, terminés par une sorte d’onglet glohuliforme et translucide; cinq étamines plus courtes que les pétales; cinq écailles courtes, larges et obtuses; cinq carpellès. Ainsi qu'on le voit, ce genre ne diffère des Crassules que par le globule jaunâtre et céreux que portent à leur extrémité chacun des pétales. Haworlh y a rapporté seize espèces, toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. Les principales sont : Crassula cuti rata, Bot. Mag., 1940; Crassula capitata , Saint; Crassula obocallans , Haw.; Crassula canescctts, Haw., etc. De Candolle les divise en cinq sections fondées sur la forme des feuilles et des tiges. Elles ont en général les feuilles planes, à bords plus ou moins tranchants : les radicales sont ordinairement serrées, et celles qui garnissent le sommet de la tige sont éparses, en spirale et quelquefois opposées, mais rarement décurrentes. Les Heurs sont petites et jaunâtres, réunies en corymbe.
GLOBULES. Globuli. bot. ( Lichens . ) Achar est disposé à regarder comme apothécies ces organes qui sont globuleux, solides, crustacés, formés de la même substance que le thalle, terminaux, entiecs, caduques, laissant une fossette après leur chute, et recouverts souvent, comme cela a lieu dans le genre Isidium , par uneanerabrane qui est peut-être sporigère?
GI.OBU LICORNES. in». Duméril désigne sous ce nom et sous celui de Kopalocêres, une famille de l'ordre des Lépidoptères qui correspond au grand genre Papillon de Linné, et à laquelle il qssigne pour caractère essentiel d’avoir des antennes en massue ou renflées au bout. Elle renferme les genres Papillon, Uespérie, Hélérop- 1ère, et elle se trouve comprise dans la grande famille des Diurnes de Latreille (Règne Anim. de Cuv.).
GL0BUL1F0R.ME. mm. En petites masses arrondies, dont la grosseur peut varier depuis le volume d'un grain de pavot jusqu'à celui d’un œuf.
GLOBULJNa. zool.? bot.? ( Arlhrodiées .) Link, dans une classification des Algues qui n'est pas encore connue, a donné ce nom à la seconde division des Conjuguées de Vâucher, qui forme le genre Tcndaride de ce Dictionnaire, y. ce mot et l’article Arthrodif.ks.
GLOBULINE, bot. Turpin a donné ce nom à de trèspetits corps arrondis, visibles seulement au microscope, qui semblent être l'origine du tissu cellulaire, et produisent, parleur présence, la couleur des végétaux. Turpin pense qu’un grain de Globuline peut se déve-
lopper en végétal parfait, aussi bien qu'une graine, s'il se trouve dans des circonstances favorables à son développement, et il cile à l’appui de son raisonnement entre autres faits le suivant : des feuilles de YOrnithogalum thyrsoides avaient été comprimées dans du papier gris pour y être desséchées avant d’être déposées dans l’herbier ; au bout de vingt-cinq jours ces feuilles ont été trouvées couvertes de petits bourgeons ou rocamboles qui étaient autant de rudiments de plantes distinctes.
GLOBULITES. Globulita. ms. Latreille propose d’appliquer ce nom à une tribu de la division des Érotyles, dans la famille des Clavipalpes, et dont les caractères distinctifs sont d’avoir les palpes maxillaires filiformes, avec le dernier article allongé et plus ou moins ovale. Tels sont les genres Langurie, Phalacre, Agalhidie et Clypéastre ou Lépadite. y. ces mots.
GLOBUS. aoLi.. Nom sous lequel Klein ( Tentatn ., p. 173) a désigné certaines Coquilles à forme sphérique, qui appartiennent au genre Chame.
OLOCHIDE. Glochidus. bot. Sous ce nom, Gærtner désigne un poil mince, roide, à branches recourbées ou rabattues, comme ceux qui garnissent les graines du Polygala glochidata.
GLOCIIJDION. bot. Genre de Ta famille des Eupborbiacées. Ses fleurs monoïques, ou peut-être quelquefois diolques, offrent un calice à dix divisions, dont trois intérieures. Dans les mâles, les étamines, au nombre de trois à six, ont leurs filets soudés â la base, leurs anthères adnées â ces filets au-dessous de leur sommet qui se prolonge en pointe. Dans les femelles, on observe un style épaissi ou nul, six stigmates courts, obtus, dressés ou connivenls; un ovaire ciiarny, à six loges contenant chacun deux ovules. Le fruit capsulaire a la forme d'un sphéroïde déprimé, creusé â son sommet d’un enfoncement central, et sur son contour, de douze sillons longitudinaux. Le sarcocarpe, assez épais, se sépare en six valves dont chacune porte sur son milieu une cloison formée par les replis de l'endocarpe. Celui-ci, très ténu, présente intérieurement six coques renfermant deux graines souvent placées l'une au-dessus de l’autre. Ces graines sont remarquables par une cavité indépendante de celle qui renferme l'embryon, et qui, située au devant de celui-ci, communique à l’extérieur par une ou trois ouvertures.
Forster a le premier décrit une espèce de ce genre , originaire des Iles de la Société et des Nouvelles-Hébrides; et il lui a donné le nom de Glochidion, qui a dû être conservé. Gœrtner a déterminé le fruit , mais en nommant le même genre Bradleia. Outre quatre espèces citées par les auteurs, le docteur Blume a fait connaître les suivantes qu'il a décrites dans son Bydra gen tôt de Flora rati iXedei fandsche Indit , p. 584: Glochidion urborescens, Glochidion macrocarpum, Glochidion tucidurn, Glochidion obscur um , Glochidion lulescens , Glochidion littorale, Glochidion rubrum , Glochidion molle, Glochidion glaucum et Glochidion Moluccanum. En général, ce sont des arbustes ou des arbrisseaux de la Chine, de Ceylan, de Java, des Philippines. Leurs feuilles sont alternes, entières, légèrement coriaces, glabres et souvent luisantes
en dessus, veinée* en dessous; les Heurs sont axillaires, solitaires ou fascictilées.
GLOCHIDIONOPSIOE. Glocltidionopsl ». sot. Une plante qu’une assez légère modification de caractères n’a pas permis au docteur Bluiue de placer dans te genre précédent, lui a fait naitre l'idée d'en former le type d'un genre nouveau, dont la différence n'existerait aussi que sur un poiut assez faible, la lertniuologie. Ce genre fait donc aussi partie de la famille des Euphorbiacées. l.es fleurs sont monoïques, offrant dans les miles un calice à six divisions disposées sur deux rangs; trois filaments slaminaux soudés, portant au sommet trois anthères renversées en dehors. Le* fleurs femelles ont un calice à trois et quelquefois à deux divisions; trois styles subulés; un ovaire à trois loges renfermant chacune deux ovules; le fruit est une capsule à trois coques contenant chacune deux graines.
Glocbidionopside soyeuse. Glochidionopti» se ri ce a, Diurne, Bydrag. Intl., p. 588. Sa tige eslarborescenlc; ses feuilles sont ohlongues-ovalcs, obtuses, subcordées à leur base, soyeuses en dessous; les rameaux et les fruits sont lo'menleux. De la partie occidentale de l’Ile de Java.
GL010DICTY0N.G/o/of//c/rM»i. bot. Agardha formé ce genre de la famille des Dralomacées, pour quelques Algues qui se présentent sous forme globuleuse. Les filaments sont ordinairement unis deux par deux, et tordus de manière ft retenir la matière gélatineuse qui caractérise ces Algues que l’on trouve .assez communément dans les eaux.
GLOIONEMA.iool.? ou bot. cbtpt.? Genre établi par Agardh , qui le caractérise de la manière suivante : filaments gélatineux, tenaces, continus, remplis de sporanges ou conceplacles elliptiques , et disposés en lignes droites. Si l'on s'en rapporte à ces caractères, le genre Gloionema flotte entre les Arthrodiéeselles Coufervées; car des filament» continu», avec des gporan ge» elliptique», disposés en ligne» droites dans l'intérieur de ccs filaments, sont des caractères qui peuvent convenir à des êtres où les filaments présentent des articulations, soit dans tout leur diamètre, soit dans un tube intérieur seulement; et les séries de sporanges en lignes droites indiquent bien évidemment un tube intérieur, formé d'articles bout à bout. Agardh lui-uiéme semble douter de la validité de son genre, quand il met en question sa nature animale ou végétale. El celle validité devient bien plus problématique, lorsqu'on voit que ce genre est formé de trois espèces tellement disparates que la réunion d'une Serlulairc, d'un Fucus et d'une Mousse , sous un même nom géuérique , ne serait pas plus étrange.
Le Gloionema paradoxum de l'auteur suédois, espèce dessinée par Lyngbyc, la dernière de son Tentatnen, parait devoir évidemment' faire partie du genre Ti restas, y. ce mot et Aethrodiéea. Les prétendus sporanges de ce Psychodiaire sont des Zoocarpes. Le Gloionema fœtidum n'est pas suffisamment décrit, et serait peut-être VUlca fœlida de Vaucher; et l'on peul ù peine reconnaître le Gloionema chlouoplaste». •
GLOIRE DES ACACIAS, bot. Quelques voyageurs et des jardiniers ont donné ce nom à la Poincenille. y. ce
I mot. Léman dit qu'on l'a aussi appliqué à VÆschino- 1 mene grandiflora, L. y. Sesbaxie.
GLOIRE DE MER. Gloria maris, boll. Un Cdne extrêmement rare, dont on ne connaît que quelques individus, et qui est conséquemment très-cher et fort recherché dans les collections de luxe, a reçu ce nom qui a été ensuite adopté par Bruguière et Lamarck.
GLOMLRAIUA. poi.yp. Nom donné par Luid. dans $.t Lièhénograpbie britannique, à une espèce d'Alcyon de forme globuleuse.
GLOMÈRE. Glomera. bot. Le docteur Blume a institué ce genre dans la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie de Linné, pour une plante de celte’ intéressante famille; qu'il a découverte dans l'Ile de Java, et qui lui a offert les caractères suivants : parties externe et interne dû périanlhe subringentes, les sépales plus larges que les pétales; carénés, embrassant la base du labclle; celui-ci s'évasant en forme de sac inférieurement cl embrassant à son tour le gynoslème; son limbe est entier, ouvert et gibbeux intérieurement ; gynoslème court, épais et un peu dilaté supérieurement ; anthère attachée par une dent dorsale, à deux loges incomplètement quadrilocellées; huit masses polliniques, ovales, comprimées, pulposo céréacéc*. attachées au bord glanduleux du stigmate par de» fils élastiques.
Glomère erytbrosbe. Glomera erythrosmo , Blume, Bydrag. Ind., 574. C’est uue plante parasite, caulescenle, à liges simples, allongées et un peu comprimées; ses feuilles sont linéaires -lancéolées, obliquement échancrécs, coriaces et glabres; les fleurs sont terminales, réunies en capitule dense, accompagnée* de paillettes ou bractées. On la trouve sur les arbres élevés des provinces occidentales de l'Ile de Java.
GLOMERIDE. Glomeri». ms. Genre de l'ordre des Myriapodes, famille des Chilognalhes , établi par Latreille aux dépens des Iules, et ayant, suivant lui, pour caractères : corps ovale-oblong, crustacé, susceptible de se rouler en boule, ayant sur chaque l>ord latéral une rangée de petites écailles, de onze à douze segments,
• dont le dernier plus grand et demi-circulaire; antennes , renflécs'vers leur sommet. Ces inseefes diffèrent essentiellement dès Polyxènes par la consistance de leurcorps et par leurs antennes. Ils partagent ces caractères avec les Iules et les Polydêines ; mais ils s'en distinguent par la forme ovale de leurcorps. et par quelques autres pari (feulantes importantes. Cuvier (Journal d'ilîst. nat , rédigé par Lamarck, etc., t. n, p. 97 et pl. 9fi) avait établi ce genre sous le nom d'Armadille, que Lalreille a remplacé par celui de Glomeris, c'est -à dire roiflé en | boule , de (doutas , peloton. Ce genre ressemble , au ! premier abord, aux Cloportes; mais Cuvier ( loc . cil.) a le premier signalé les différences notables qui le caractérisent; suivant lui, le corps a dix demi anneaux , sans compter la têt»' ni la queue. On remarque entre le prerfiier segment et la tète une plaque demi circulaire, qui manque dans les Cloportes. La queue est d’une seule pièce demi-circulaire et sans appendices ; il y a seize paires de pattes ; les antennes n'out que quatre articulations, dont la dernière est en massue. Quant aux parties de la houéhe , elles sont aussi très-différentes de celles dçs Cloportes, et voici ce qu'en dit Cuvier : l’or-
gane le plus extérieur semble loul d’une pièce, mais partagé en quatre triangles par quatre sillons; les externes ont leur pointe en arrière; c’est le contraire dans ceux du milieu. Le bord antérieur et libre de cette sorte de plaque est dentelé. Lorsqu'on l’a enlevée, on voit la mâchoire supérieure large à sa base et échancrée à son extrémité. Les diverses parties mentionnées par Cuvier sont figurées et grossies, loc. cil., pl. 2G. fig. 27, 28, 29. A ces divers signes, on doit ajouter comme un des plus remarquables la présence de cette série de petites écailles qu’on observe de chaque côté de leur corps, cl qui semblent correspondre exactement aux flancs des Crustacés et des Insectes. Elles représentent encore, ainsi que l'a judicieusement noté Latreilte (Règne Anim. de Cuv.), les lobes latéraux des T rilobites. La plupart des Glomérides sont terrestres; ils se tiennent cachés sous les pierres, et se contractent en boule lorsqu’on veut les prendre et quand on les inquiète. Ce genre est péu nombreux en espèces.
On trouve dans le grand Océan ;
Le GlomEiide ovale, Glomeris oralis , L., qui a été représenté par Gronou ( Zooph . Gronov. , n° 995, pl. 17, fig. 4, 5). Il peut être considéré comme le type du genre.
Le GLoittiDK rosTCLi, Glomeris pustulatus, Lalr., ou YOuiscus pustulatus, Fabr. , -figuré par Panzer (Faun. Ins. Gerrn., fasc. 0, tah. 23), a été décrit .par Cuvier ( loc . c/7.). sous le nom d'Aruiadillo pustulatus.
Le GloiEride Bottât , Glomeris marginal ut , ou YGniscus sonatusde Panzer (loc. cil., fasc. 9, fig. 23), a été décrit par Cuvier, qui le nomme Armadillo marrjinalis et le représente , loc. c/7., pl. 26, fig. 23-26. 11 n’est pas rare dans le midi de la France.
Cuvier parle encore d’une espèce qu’il n’a pas vue, mais dont la description lui a été envoyée par Hartmann, de Sluttgardt. Il la croit une variété de son Armadillo margina/is.
GLOMËR1FLORE. Glomeriflorus. bot. Inflorescence agglomérée en capitule; assemblage de fleurs formant une télé arrondie ou globuleuse.
GLOMËRULES. bot. (Lichens.) Achar nomme ainsi, dans son Prodrome de la Lichénographie suédoise, des réceptacles hémisphériques pulvérulacés, sessiles, qui se trouvent à la surface des Variolaires, des Ramalinées, des Parméliacées, des Usnées etdes Corniculaircs, dont ils Occupent les marges ou les extrémités ; dans les antres ouvrages, il nomme ces productions des Sorédies.
GLOMIS. bot. Martin donne ce nom aux capitules quand ils sont arrondis.
GLOMER. Glonium. bot. Ce genre de Muhlenberg a été reconnu pour ne point différer du genre Soienar.iutn de Sprengel.
GLORIA MARIS, moll. V. Gloire de mer.
GLORIEUSE, rois. L’un des noms vulgaires du Raya Aquila. F. Raie, sous-genre Mogrines.
GLORIOSA. bot. Ce riom, imposé par Lin né. à un genre que conslilne une superbe plante du Malabar, a été changé avec juste raison, par le professeur Jussieu, en celui de Methonica, qui lui avait été donné autrefois
par Hermann. C’est en effet une règle invariable que les noms de genres doivent être des substantifs. Linné, dans ce cas-ci comme pour les mots Mirabilis, Micron thusy etc., n’ayant pas joint l’exemple au précepte, on s’est en général accordé à remplacer ces noms par des mots insignifiants. F. Methoxica.
GLOSOCOMIE. Glosocomia. bot. Cn genre avait été établi sous ce nom, par Don, pour une espèce qu’il avait nommée Glosocomia tenera; mais celte espèce ayant été reconnue pour être la même que le Codonopsis thalictrifolia de Sprengel , il ne fut plus question du genre Glosocomie. Du reste, le genre Codonopsis n’a point paru aux botanistes assez différent du genre Campanula, pour ne pas lui être réuni.
GLOSSARIPHY'TE. Glossariphytum. bot. C’est ainsi que Neclcer désigne un de ses genres , c’est-à-dire un ordre, une tribu, ou en un mot la réunion d’un grand nombre de genres établis par les autres botanistes. Le Glossariphyte du bizarre système de Neckcr correspond aux Semi-flosculeuses de Tournefort. F. Syxaxthê-
RtES.
GLOSSARRHEN. bot. Genre de la famille des Violacées, établi dans le Prodrome de De Landolle, i. p. 290, par Martius qui l’a ainsi caractérisé : sépales du calice très-inégaux , décurrents sur le pédoncule; les trois extérieurs plus grands que les pétales, le plus souvent cordés, acuminés et munis à leur base de deux oreillettes hastées; les inférieurs, entre lesquels l’éperon est interposé, inégaux avec des oreillettes extérieures le plus souvent arrondies; les deux sépales intérieurs plus petits et très-étroits; pétales inégaux, à- onglets munis de trois nervures, les deux supérieurs plus courts, lesdeux latéraux plus longs que le supérieur, l’inférieur très-grand, se terminant en éperon par derrière; filets des étamines séparés à la base, dilatés d’un côté, oblongs, pressés contre l’ovaire, portant des anthères dont les lobe* sont divergents au sommet et rapprochés à la base; deux des filets antérieurs, munis sur le dos d’appendices subulés, nectarifères, et s’engalnant dans l’éperon; stigmate un peu recourbé au sommet, le plus souvent muni d’un appendice presque en spathule. Ce genre tient le milieu entre \t Noisettia et le Fiola; il diffère de l’un et de l'autre par la forme de son calice. Deux espèces indigènes du Brésil , Glossarrhen flOribu tutus et Glossarrhen parriflorus , constituent ce genre. Ce sont des plantes frutescentes, dont l'écorce est rougeâtre, les feuilles alternes, penninerves, à stipules très-petites. Leurs fleurs sont portées sur des pédoncules solitaires, articulés, uniflores, et accompagnés de deux bractées.
GLOSSASPIDE. Glossaspis. bot. Genre delà famille des Orchidées, établi par Sprengel qui lui assigne pour caractères : sépales en voûte; labelle divisé en trois lobes, dont les deux latéraux très-allongés et filiformes; sa base, à laquelle est joint un éperon renflé, est soudée à l'extrémité inférieure du gynoslème; deux masses polliniques unies à l’anthère par une glandule. La seule espèce de ce- genre, Glossaspis tentaculata , Spreng. ; Glossula, Lindl., a soq pseudohulbc arrondi ; les feuilles qui s'en élèvent sont oblongues, nervurées; la hampe est écailleuse, spicigère; les fleurs sont d'un
JL
blanc verdâtre. Celle plante est originaire de Chine.
GLOSSATES. Glossata. im. Fahricius {Syst. Ent.) donne ce nom à une’ classe d'insectes dont les caractères sont : d’avoir une langue plus ou moins développée, roulée en spirale et cachée entre deux palpes garnies de poils soyeux. Lalreille ajoute à ces caractères celui d'avoir les ailes recouvertes d'une poussière farineuse, et il convertit la classe des Glossates en un ordre qu’il désigne sous le nom de Lépidoptères, F. ce mot.
GLOSSE. Glossus. «oll. iss. Genre établi par Poly (Teslac. des Detix-Siciles) pour les animaux des Isocardes. C'est à ce mot que l'on trouvera les détails de l'organisation des animaux que renferme ce genre. — Savigny appelle Glose la langue des insectes Hyménoptères et Diptères.
GLOSSObDELLE. Glossobdella. assél. De Blainville a donné ce nom au genre Clepsine de Savigny ; comme la dénomination de ce dernier est antérieure, elle doit être préférée.
GLOSSOCARDIE. Glossocardia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., établi par II. Gassini (Bull, de la Soc. Pbil., Septembre 1817), qui l’a ainsi caractérisé : involucre aceompagné à sa base de deux ou trois bracléoles, subcylindrique, formé de cinq folioles elliptiques, membraneuses sur les bords et disposées sur deux rangs ; calalhide dont le disque se compose d’un petit nombre de fleurs régulières hermaphrodites, ayant quatre divisions à la corolle; la circonférence est formée de fleurs en languettes et femelles ; réceptacle plan , garni de paillettes linéaires, lancéolées et membraneuses; akènes allongés, étroits, marqués de quatre côtes hérissées de longs poils fourchus; leur aigrette est composée de deux petites écailles (riquètres, filiformes, épaisses, cornées et lisses.
Ce genre a été placé par son auteur près de VHeterotpermum , dans la tribu des Hélianthées Coréopsidées. Dne seule espèce le constitue; elle est herbacée, glabre, à liges rameuses, à feuilles alternes , linéaires, hipinnées, et à fleurs jaunes, solitaires au sommet de petits rameaux nus, pédonculiformes. Cette plante, nommée Glossocàrdia linearifolia par Cassini, était étiquetée Zinnia Bidens , dans l'herbier du professeur Desfontaines; mais la description donnée par Retz ( Observai. botauicœ), ne correspond pas avec les caractères de la plante qui forme le type du genre en question.
GLOSSODERME «oll. Poly a employé ce mot pour toutes les Coquilles de son genre Glossus, qui répond ?u genre Isocarde de Lamarck. F. ce mot.
GLOSSOD1E. Glossodia. bot. Genre de la famille des Orchidées cl de la Gynandrie Diandrie, L., établi par R. Brown (Prodrom. Flor. Not.- Holland., p. 520) qui l’a ainsi caractérisé : périanthe à six divisions, dont cinq étalées, presque égales, la sixième labelliforme, très-courte, en forme de langue de Serpent, placée entre le labelie et le gynostème ; anthères à deux loges renfermant chacune deux masses polliniques. Ce genre est composé de deux espèces, Glossodia major et Giostodia minor de Brown , qui habitent l'une et l’autre la Nouvelle -Hollande. La forme de l'appendice qui est
idné à la colonne des organes sexuels, sert à les caractériser; dans la première, il est divisé jusqu'à la moitié en deux lobes étalés, aigus ; dans la seconde, ces lobes sont parallèles et obtus. Au reste, ce sont des herbes terrestres, dont les racines sont bulbeuses, qui ne produisent qu’une seule feuille radicale , enveloppée à sa base d’une seule gaine membraneuse. Les hampes sont terminées par une ou rarement par deux fleurs, et accompagnées chacune d'une bractée.
GLOSSÜGYNE. Gtossog^'ne. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par II. Cassini pour une plante de la Nouvelle-Hollande que Labillardière. dans son Sertum austro-catcedonicum, avait placée parmi les bidcnls. Caractères : calalhide mulliflore, hétérogame ; fleurs de la couronne ligulées, femelles, ayant chacune un ovaire üigretté et un slyle à deux stigmates; fleurs du disque hermaphrodites, lu bilieuses et à cinq dents; réceptacle plan, convexe et garni de paillettes; involucre formé de deux rangées (t'écailles serrées. Le slyle des fleurs hermaphrodites est court, terminé par deux stigmates garnis de longs poils; les akènes sont linéaires, anguleux, portant deux soies. Les trois espèces qui composent ce genre : Glossogyne pinnatifula, Glosscgy ne tenui folia et Glossogyne pedonculosa, sont des plantes herbacées, glabres, dressées, avec leurs tiges un peu suffrutiqueuses et diebotomes à leur base ; les feuilles sont alternes, courtement découpées en plusieurs lobes linéaires, aigus et très-entiers : celles de l'extrémité des tiges sont peu nombreuses, petites et entières. Les capitales sont dressés, dépourvus de bractées et garnis de fleurs jaunes. Ces plantes soûl originaires, la premièse de l'Inde et les deux autres de la Nouvelle- Hollande.
GLOSSOIDE. Glossoideus. iss. Lalreille a substitué ce nom à celui de lèvre donné par Fabricius et celui de langue employé par Savigny, pour désigner un organe des Arachnides, qui lie peut être considéré ni comme lèvre ni comme langue, puisqu'il n’est point pourvu de palpes.
GLOSSOMA. bot. Schreber et, après lui, Willdenow nomment ainsi le genre Fotomila d’Aublet. F. ce mol.
GLOSSOPETALL'M. bot. Nom donné par Schreber et Willdenow au genre Goupia d’Aublet. F. ce mot.
GLOSSOPÈTRES. rois. ross. Ce mot, qui signifie proprement Langues pétrifiées, désigne en histoire naturelle des dents fossiles, dont la plupart appartinrent à des Sélaciens; on ne s'explique pas trop d'abord comment les anciens naturalistes ont pu prendre des dents pour des langues; et les raisons qu’on en a données paraissent trop éloignées de la vraisemblance pour trouver place ici. On trouve des Glossopètres presque partout. Patlas en observa dans les parties les plus éloignées de la Russie, confondues avec des bois carbonisés et des os brisés d'Éléphanls. Selon les localités, ces débris d’animaux varient quant à la forme , l’état de conservation , les dimensions et la couleur. Celles que les naturalistes ont recueillies à Longjumeau, par exemple, ont perdu leur racine ainsi que leur noyau , et sont maintenant vides. D’ordinaire, elles sont plus ou moins triangulaires, pleines, légèrement dentées par deux de leurs bords, obtuses, d’une couleur bru-
nàlre ou bleuâtre, très- luisantes et comme vernies à leur surface, avec une baie plus ou moins arquée, ayant l'une de leurs faces plus plane que l'autre; et d'autres fois une forme plus suhulée, une certaine courbure, ou trois pointes. Selon ces figures, qui indiquent plusieurs espèces parmi les Squales d'où viennent les Glossopètres, les oryctograpbes leur donnèrent divers noms. Ils les appelaient Lamuoimutes, selon qu'elles présentaient davantage l'image d’une lame, LTcoDoxTcs.qui répond à dent de Loup; Glotides, quand elles avaient la forme d’une alêne, et même Obxitbog lusses, car on y vit aussi des langues d'Oiseau. En général, les véritables Glossopètres paraissent avoir appartenu à des espèces encore aujourd'hui existantes; ainsi, les plus grandes, qu'on a appelées Cvrcdabiodoutes, ont beaucoup d'analogie avec les dents du véritable Requin, Carcharia* rerus de Bloch ; mais les individus qui les portèrent dans leur gueule, devaient être énormes, si l'on en juge par proportion. — Celles du département de la Manche offrent les plus grands rapports avec les dents de la Zygène ou Squale - Marteau ; l'espèce figurée par Parkinson (l. m, pl. 19, fig.3) est l’analogue de la dent du Tiburon; l’espèce de Bruxelles aurait appartenu, selon Blainville, au Squalus auriculatus. L'espèce de dent trouvée en Sicile, à Malte, et dans le iiampshire en Angleterre, a les plus grands rapports avec celles du Squalus t'acca; enfin d'autres sont celles du Long-Nez, Squalus cor nubiens .
Les dents fossiles, communément désignées sous le nom de Bufoniles, de Batraclutex et de Cliéloniles, ont appartenu à des êtres très-différents de ceux qui laissèrent les Glossopètres pour reliques de leur antique existence. Oii a reconnu parmi elles, nou-seulement les dents de Spares et d'Anarrbiques, mais encore de diverses Raies; et celles qui sont appelées en Italie dents de sorcières, ont appartenu à quelque Poisson perdu, voisin des Balistes, dont Blainville a rétabli le genre Palæohaliste. y. ce mot.
GLOSSOPHAGE. Glossophaya. mai. Carnassiers; genre de la famille des Chéiroptères ou des Yesperlilionides, institué par Geoffroy, qui lui donne pour caractères : quatre incisives à chaque mâchoire, dont les supérieures bifides et les inférieures tronquées ; deux canines en haut et en bas, dont les supérieures ont un rebord interne à leur base ; quatre molaires supérieures et cinq inférieures de chaque côté; les feuilles nasales sont au nombre de deux, une horizontale et l'autre verticale; la queue est nulle.
Glossomage de la Jamaïque. Glossophaya Jatnairensis, Leach. Il est brun en dessus et gris de souris en dessous; ses membranes et ses oreilles sont brunâtres.
GLOSSOPORE. Glossoporus. Ann. Johnson a donné ce nom au genre Clepsine de Savigny. y. ce mot.
GLOSSOPTER1S. bot. ross. V. Filicites.
GLOSSOSTÈME. Glossoslemon. bot. Genre établi par Desfontaines ( Mémoires du Muséum , 5 , p. 338 , tab. 11 ), rapporté par lui â la famille des Tiliacées, et à celle des Byltnériacées par Kunth. Le calice est à cinq divisions profondes, ovales, aigues, avec lesquelles alternent cinq pétales plus longs , terminés p&r une pointe. Entre les pétales, sont insérées cinq languettes
plus courtes, tuberculeuses, qu'on* regarde comme autant d'éiamines avortées, et qui portent chacune six . filets partant des deux côtés -de leur hase, et chargés ! à leur sommet d'une double anthère. Le style est sim- | pie, terminé par cinq stigmates connivents; l'ovaire, libre, globuleux, hérissé de pointes régulièrement dis- ! posées, présente extérieurement cinq sillous, et intéj rieurement cinq loges, dans chacune desquelles des ! ovules nombreux s'attachent à l'angle interne sur deux ! rangs longitudinaux. On n'a pu eucore observer le fruit.
Le Glossoslemon Bruguierii a été recueilli en Perse par Bruguière et Olivier. Sa tige ligneuse se partage en rameaux cannelés; ses feuilles, alternes, arrondies ou ovales, anguleuses sur les bords ou un peu lobées, inégalement dentées, traversées dans leur longueur par cinq grosses nervures divergentes, sont portées sur des pétioles cannelés et plus courts, qui accompagnent ù leur base deux stipules allongées et élroiles. Ces diverses parties sont, ainsi que les calices et les ovaires, parsemées de petils poils étoilés. Les fleurs, dont la largeur est d'un pouce environ, et dont les pétales sont roses ainsi que les languettes alternantes avec eux, sont veinées et disposées en corymbes axillaires; leurs pédicelles offrent à leur base des bractées filiformes.
GLOSSOTHÈQUE. Glossolheca. us. Kirby emploie ce mot pour désigner la partie de la Chrysalide qui loge la langue de l*insecle.
GLOSSOTYL1ÜE. Glossotylis. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, institué par Chamisso et Schlcctendal qui lui ont assigné pour caractères : calice â deux ou cinq dents; corolle obliquement campanulée, à cinq découpures planes et arrondies ; cinq étamines ascendantes, dont une stérile; anthères rapprochées, à deux loges parallèles et acuminées; style simple ; stigmate obtus. Le fruit consiste en une capsule allongée, â’deux loges, à deux valves, renfermant un grand nombre de petites semences logées dans des cavités de la cloison membraneuse et linéaire. Ce genre se compose actuellement de trois espèces : Glossotylis arrensis, qui est Y Hymenospcnnutn denlutum de Benlam; Glossotylis capensis ou RKimanthus scaber de Thunberg, et Glossotylis aspi ra , espèce nouvelle du Brésil.
GLOSSULE. Glossula. bot. Le genre créé sous ce nom par Lindley, dans la famille des Orchidées, est le même que le genre Glossaspis de Sprengel. f'. Glossabfide.
GLOSSl’S. MOLL. y. Glosse.
GLOTIDES. Gloiidœ. rois. ross. y. GLOssortrats.
GLOTTAL1TE. au. Substance .blanche , vitreuse, translucide, se présentant sous forme d’octaèdre ou de prisme droit rectangulaire, peut-être cubique, médiocrement dure, d’une pesanteur spécifique égale à 3,18. Elle est composée , suivant Thompson, de : silice 37 ; chaux 34; alumine 10,5; peroxyde de fer 0,5; eau 33. Ce minéral a été trouvé à Kilpatrick, sur les bords de la Clyde, prés deGlascow.dans une roche amphibolique.
GLOTTE, zooi. F. Labtbx.
GLOTTIDES. ois. Ordre proposé par Forster, et qui coinpreud tous les Oiseaux ayant une langue très allon-
GLO
gée ; les genre* Mc, Torcol, Grimpereau, Colibri, Huppe, Guêpier, Silielle et Martin-Pêcheur le composent.
GLOTTID1EK. Gloltidium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, proposé par Desvaux (Journal de Botanique, mars 1813, t. tu, p. 1 10) qui l'a ainsi caractérisé : calice bilahié, à cinq dents; gousse elliptique, comprimée, à deux graines et à une seule loge ; valves pouvant se séparer, le type de ce genre est une plante qui a été placée parmi les Æsehynnmènes. les Sesbanies et les Dalbergies. C'était VÆschynontene Platyparpot, Michx., et le Dalbergia potyphylla de Poiret.
GLOTT1S. ois. y. Gallinule.
-GLOUP1CHI. ois. Nom donné à un Palmipède qui se trouve communément dans le détroit qui sépare l'Amérique du Kamtschalka. et que l'on présume être le Pingouin-Perroquet. V. STABIQl'E.
GLOUSSEMENT, ois. Petit cri d’appel ou de tendresse au moyen duquel la Poule rallie ses Poussins. V. Coq.
GLOUT. ois. Nom que l'on a donné à la jeune Pouled'eau ordinaire, que la plupart des auteurs ont ma) à propos considérée*comme une espèce distincte, y. Gal-
LINULB.
GLOl'TON’.. Gulo. ran. Ce nom, appliqué d’abord au seul Glouton du Nord, est devenu le nom d'un genre de Carnivores Plantigrades, dont Linné avait compris une portion dans son genre yicerra, une autre dans son genre Mustcla , une troisième enfin dans son genre Urtu*. Comme ces animaux sont Plantigrades, leurs jambes, en les comparant à celles des Carnassiers- ordinaires, sont raccourcies de toute la longueur du carpe et du métacarpe, d'où résultent une allure lourde et une forme de corps épaisse, qui semblent exclure la vivacité. Ce sont en général des animaux à large tête, de taille médiocre, se rapprochant du Blaireau par leur démarche, des Martes par leurs habitudes et parleur système dentaire : ils sont très- carnassiers, mais susceptibles de s’apprivoiser. Les oreilles sont fort petites et très-peu développées; la queue est courte; et il y a sous cHe un simple repli de la peau, au lieu de la poche remplie de matière Vétsde, qui s'y remarque chez le Blaireau; les quatre membres sont penladaclyles et armés d’ongles fouisseurs; les couleurs, l'abondance, la finesse du poil varient beaucoup; mais ordinairement, la couleur des parties inférieures du corps est plus foncée que celle des parties supérieures, disposition très-singulière, puisque c'est la disposition inverse qui se rencontre chez presque tous les autres Mammifères. Il y a à chaque mâchoire six incisives et deux canines; le uombre des fausses molaires varie, mais il y a toujours une tuberculeuse et une carnassière. On trouve des Gloutons dans les deux contineuls.
Glouton »ü Nord; Gulo arcticus, Desm.; Ursut Gulo, l'ail.. Lin. Cette espèce est à peu près de la taille de notre Blaireau; le dos est brun-roux et même blanchâtre, suivant les individus ; le dessus de la tête est de même couleur aussi, mais la face est noire; une ligne blanchâtre s'étend sur les fiaucs, depuis l'épaule jusque sur l'origine de la queue; le bord des oreilles est de même couleur; tout le reste du corps est d'un brun foncé. Le Glouton a les deux sortes de poils : les soyeux
très-longs, surtout â la queue, déterminent les couleurs du pelage; les poils laineux sont grisâtres; la tète n’est couverte que de poils ras; la queue est très courte dans celle espèce.
On a réuni au Glouton d'Europe celui d'Amérique ou la Volverenne, l'rsus Luscu t, Gmel., Lin., qui n’en diffère que par des couleurs un peu plus pâles. L’espèce ainsi établie habile le nord des deux continents. Le Glouton -est très féroce et très-vorace : il attaque les plus grands animaux, comme le Renne, sautant sur eux, se cramponnant sur leur dos, et leur déchirant le col jusqu’à ce qu'ils tombent épuisés. Buffon, qui a possédé un Glouton Irès-apprhroisé. nous apprend que cet animal lappe en buvant, à la manière des Ciiiens; qu’il ne fait entendre aucun cri, qu’U est très Remuant, et qu'après s’êlre repu , il met en réserve le reste de sa viande. •
Glouton Gbison. Gulo r ittmius, Desm.; y {verra v itla/a, L. H est à peu près de la taille de notre Furet. Le dessus du corps et la queue de cet animal sont couverts de-poils annelés de blanc et de noir, mais qui, dans leur ensemble, paraissent gris; le dessous du corpt et les membres sont noirs ou du moins plus foncés. On voit sur les côtés de la tète une ligne blanche dans laquelle est placée l'oreille, «t qui passe un peu audessus de l'œil; fout ce qui se trouve au-dessous est noir ; ce qui est au dessus est gris. Les oreilles, de couleur blanche, sont très-petites, et manquent de lobule; la langue est rude, le scrotum est sans poils, et le membre du mâle est dur et osseux; il se dirige en avant; les doigts sont gros, courts et un peu. unis par la membrane; la queue, trois fois moins longue que le corps, est, dit on, toujours placée dans la position horizontale. Le Grison se creuse des terriers, et répand, lorsqu'on l’irrite, une forte odeur de musc; il est très-féroce, et toujours disposé, même lorsqu'il est apprivoisé, 3 donner la mort aux petits animaux qui sont à sa portée. Il parait que les différences qu'on observe dans son pelage ne tiennent ni au sexe, ni â l'àge. Cette espèce habile l'Amérique méridionale; elle a été nommée aussi Fouine de la Guiane par Buffon, petit Furet par d'Azzara, et Ours du Brésil par Thunberg.-
Glouton TaIra. Gulo barbai us , Desmaresl; Mutlela barbota, Linné; et non barbara. Cet animal a été appelé aussi Galera, Cariyueibeiu , grande Marte de la Guiane, graml Furet, yiterra f'ulpecula, etc., Gmel.- La tête et quelquefois le col sont plus ou moins gris ; et le corps est noir ou bruit-noir; les jeunes ont les couleurs du pelage moins foncées ; il y a toujours au-devant du cou une grande tache blanchâtre, de forme à peu près triangulaire; les doigts sont réunis par une membrane aux pieds de derrière. Le Taira a de vingt-deux à vingt-quatre pouces, depuis le bout du museau jusqu'à l’origine ‘de la queue, qui est d'environ quinze pouces. Cette espèce a la même patrie, et a peu près les mêmes habitudes que le Grison.
Glouton oriental. Gulo orientalis, llorsfield. Nous décrirons un peu plus au long cette nouvelle espèce encore très -peu connue'. EUe a seize pouces de long dèpuis le bout du museau jusqu'à l'origine de la queue; les extrémités antérieures ont quatre pouces;
1rs postérieures sont un peu plus longues; la queue* a i six pouces. Le Muséutn d'ilistoire naturelle ne possède de cette espèce qu'un jeune individu n'ayant que sept pouces de long : c'est d'après lui qu'est faite la description suivante : les bords de la lèvre supérieure, l'inférieure, les joues, presque toute la poitrine, presque tout l'abdomen, sont d'un blanc jaunâtre; une petite ligne de même couleur s'éleud le long de l'épine dorsale depuis l'occiput jusqu’à la moitié postérieure du corps ; quelques petites taches blanches se voient aussi autour de l'œil ; le reste du pelage est brun ; les doigts sont terminés par des ongles forts et arqués; le doigt interne est le plus petit , soit au pied antérieur, soit au postérieur; les oreilles sont petites et de la couleur générale dü corps; leur contour est cependant blanchâtre ; quelques poils blancs se voient encore à l'extrémité de la queue; le poil laineux est, comme chez le Glouton du Nord, grisâtre; enfin la tête de cet animal est en général plus allongée que celle des espèces précédentes. Elle se trouve à Java : on la nomme dans le pays Nienteck.
Nous terminerons l'histoire de ce genre par celle d'un animal qui lui a été réuni par plusieurs naturalistes, mais qui en a été séparé par d'autres.
Glouton Ratel. Gulo Capensis, Desm.; Fiverra Capensi s et Vit erra meUirora, L.; Ursu s Indiens, Sh. Son système dentaire a beaucoup de rapports avec celui des Chats et des Hyènes, dit F. Cuvier; à la mâchoire supérieure, il a quatre fausses molaires, deux carnassières, deux tuberculeuses; à l'inférieure, six fausses molaires, deux carnassières, point de tuberculeuses; les incisives et les canines sont en même nombre que chez les Gloutons. Cet animal est d'ailleurs très remarquable par la disposition de ses couleurs; la tète et le corps sont en dessus d'un gris beaucoup plus clair en devant; les flancs sont presque tout à fait blancs; le reste du corps est noir; les oreilles sont blanches à leur partie supérieure, noires à leur partie inférieure; le doigt interne est, aux pieds antérieurs comme aux pieds postérieurs, très-court, et les ongles sont forts et arqués comme dans l'espèce précédente : ce qui n’existait pas chez elle, ce sont de longs poils noirs, qui garnissent toute la surface supérieure du pied, même celle des dernières phalanges. Le Ratel habite les environs du cap de Bon ne- Espérance. Il se trouve aussi au Sénégal. Cet animal répand une odeur désagréable, mais qui n'est pas comparable à celle des Mouffettes; il creuse la terre avec une grande facilité, et il est très-friand de miel ; aussi emploie-t-il toute son industrie à s'en procurer ; il se trouve pourvu d’une défense naturelle contre les piqûres des Abeilles, car sa peau, couverte de poils et d'une dureté extrême, est presque impénétrable aux aiguillons de ces insectes. Les nids d’Abeilles posés dans les arbres n'ont rien à craindre du Ratel. On dit qu’il a coutume de mordre le pied des arbres où sont ces nids, et que ces morsures sont pour les Hottentots un signe certain de la présence des Abeilles.
De Humboldt a donné le nom de Gulo Quilensis à un petit Carnassier de Quito, dont les caractères sont : ater, zonis albis duabus longiludinalibus notalus; couda ex atro et albo variegata. Cuvier et Oesmarest
le considèrent comme une Mouffette, et il en est de même du Mapurito du même voyageur. Le Glouton du Labrador de Sonnini est, suivant Desmarcsl, un vrai Blaireau, ou le Carcajou de Buffon.
Cuvier (Ossements Fossiles, t. iv, pl. 38, fig. 1 et 3) a représenté une tète fossile de Glouton trouvée à Caylenreulh. On a trouvé aussi aux environs de Muggeudorff une demi-mâchoire inférieure, puts une tête de la même espèce. Une troisième tête a été trouvée aussi dans la caverne de Sundwich, caverne très-riche en ossements d'Ours. La tète fossile ne ressemble, dit Cuvier, qu’au Glouton du Nord, mais elle lui ressemble à un point étonnant. Les deux premières tètes n'étaient point entourées de Stalactite , mais seulement de ce limon jaunâtre et friable dans lequel les os des cavernes sont enterrés. La conservation de l’une d'elles était parfaite; les dents en sont encore brillantes, et le tissu des os n'est point altéré.
GLOUTRON. coT.Syn.de Xanthium Strumarium.
Ce nom a aussi été donné à la Bardanne.
GLOXINIE. Gloxinia. bot. L'Héritier a retiré, du genre Marty ni a, l'espèce décrite par Linné sous le nom de Martynia perennis , pour en former un nouveau genre qu’il nomme Gloxinia. Ce nouveau genre, en effet, appartient à la famille des Gesnériées, tondis que le Marlynia fait-partie des Bignoniacées ou des Sésamées de Kunth. Voici les caractères du genre Gloxinie : le calice est adhérent avec l'ovaire infère, terminé par un limbe à cinq divisions très -profondes et presque égales. La corolle est monopélale, subcampanulée, allongée , un peu oblique, à cinq lobes recourbés , arrondis et un peu inégaux. Les étamines sont didynames. L’ovaire est infère, à une seule loge, contenant deux Irophospermcs pariétaux et opposés, sinueux et recouverts d'une multitude de petits ovules. Le style est simple et oblique, terminé par un stigmate évasé, simple, légèrement concave. Le fruit est une capsule uniloculaire, bivalve. Ce genre diffère surtout des Martynia par son ovaire infère.
Gloxinie bâchée. Gloxinia maculata, l'Hérit,, Stirp. Aor. , p. 149, ou Martynia perennis, L. Elle est originaire de l'Amérique méridionale; sa racine est vivace; sa tige, haute d'un pied, porte des feuilles opposées, ovales, presque cordiformes, dentées et glabres. Les fleurs sont très-grandes, d'un beau bleu, légèrement pubescentes, portées sur des pédoncules axillaires et uniflores. On la cultive dans les serres; on l'y trouve assez communément.
GLU ou GLUE. bot. Matière gommo- résineuse, impure, qui est le résultat de la putréfaction lente de la seconde écorce broyée et cuite dans l’eau, du Houx commun. Ile x aqui folium, L. Elle est verdâtre, filante et tenace , d'une odeur oléagineuse , piquante , d'une saveur amère; elle est insoluble dans l'eau, décomposable par la plupart des Acides qui-ont sur elle une action plus ou moins vive et variée. Le contact de l'air la brunit et la dessèche; exposée au feu, elle se fond, s'enflamme et laisse un charbon spongieux ; elle donne â la distillation des Gaz Acide carbonique, Oxyde de Carbone, et Hydrogène carboné, des Acides acétique et oxalique, une huile épaisse, bitumineuse, et enfin un
5 mr.T. DES SCIENCES NAT.
lia
réiidu charbonneux et salin. Tout le monde connaît l'usage de la Glu pour prendre les petits Oiseaux à la pipée; l’extrême viscosité de cette matière colle et enlace les plumes et rend nul le jeu des ailes.
GLUCINE, «il. Matière blanche, inodore, insipide, happant à la langue, douce au toucher, que Vauquelin. qui la découvrit en 1708. regarda comme une substance terreuse particulière, mais que des travaux postérieurs tendent A faire considérer comme l'Oxyde d'un métal i qui serait le Glucinium. La Glucine est contenue dans 1 l'Émeraude, l'Aigue Marine cl l'Euclase, tous minéraux j précieux, dont on ne l'a encore obtenue qu'en trèspetites quantités. Cette substance est remarquable par j la propriété' dont elle jouit de former avec les Acides des Sels sucrés, d’où lui est venu son nom dérivé du mol grec qui signifie doux. La pesanteur spécifique de la Glucine est 3,967. Cette substance est inaltérable à l’air dont elle n’absorbe qu’avec peine le peu d'Acide carbonique qui y est contenu; elle est insoluble dans l'eau; elle est infusible même à une température trèsélevée. La Glucine, que son extrême rareté rend trèschère, est restée sans usage.
GLUE DES CHÊNES, bot. L'un des noms vulgaires de la Fistuline Langue de Bœuf.
GTLl'ET. bot. Nom vulgaire du Loranthus spicatus.
GLT.MaCEES. Glumaceœ. botav. Quelques auteurs nomment ainsi un vaste groupe de Monocolylédone» dont le principal caractère résiderait dans leurs enveloppes florales de consistance scarieuse, que l'on appelle Glume dans les Graminées. Outre celles-ci, les Gluinacées comprendraient les Cypéracées et les Joncées. y. ces mots.
GLUME. Gluma. bot. Ce terme a été spécialement employé par les botanistes, pour désigner les écailles florales des Graminées. Mais tous les auteurs ne lui ont pas donné le même sens. Ainsi Linné. Jussieu et beaucoup d'autres appliquent ce nom aux deux écailles les plus extérieures de chaque épillet. et , dans ce sens, disent Glume univalve, bivalve, etc. Palisolde Beauvois, dans son Agrostographie, appelle Glume chacune des valves de la Glume de Linné, qu'il nomme balle. Le professeur llichard, au contraire, désigne la Glume de Linné sous le nom de lépicène, et réserve celui de Glume pour les deux écailles intérieures, qui appartiennent à chaque fleur, y. LiricftxE et Gbaxixées.
GLUMELLE. Glumclla. bot. Le professeur Richard appelle ainsi l'organe que. dans les Graminées, Linné et beaucoup d'autres botanistes ont appelé nectaire. La Glumellc se compose d'une ou deux parties d’une forme et d'une structure fort variables, qui portent le nom de paléoles. Beauvois nomme cet organe Lodicule, et Desvaux Glumeltule.
GLUMELLULE. Glumetlula. bot. Desvaux avait donné ce nom* à l'organe nommé Nectaire par Linné, Lodicule par Beauvois, Glumelle par Richard dans la famille des Graminées.
GLUPISHA. ois. Synonyme de Pétrel -Puflin grisblanc. y. Pétrel.
GLUTA. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, établi par Linné, mais encore trop imparfaitement connu pour qu'on puisse fixer sa place dans l'ordre naturel.
I.amarck lui avait assigné quelques rapports avec les Sterculies. et De Caudolle (Prodrom. Ilegn. yeget. Nat., t, p. 501) l'a rangé dans la famille des Byltnériacérs, à la suite de la section des Dombeyacées. Il offre les caractères suivants : calice campanulé, membraneux, caduc; cinq pétales lancéolés, plus longs que le calice, agglutinés contre le torus qui soutient l'ovaire; étamines inonadelphes, collées aussi contre le torus, saillantes et libres au sommet; anthères arrondies, oscillantes; ovaire oboval, surmonté d'un seul style; fruit inconnu.
Le Glula Benghas, L., est un arbre qui croK à Java, dont le* branches et les bourgeons sont pubescents , les feuilles lanèéolées, obtuses, entières, lisses des deux célésvel les fleurs disposées en panicule comme celles du démolis Flammula, L.
GLUTAGO. bot. Sous ce nom, Commerson a voulu établir un genre qui n'a pas été adopté, parce qu'il ne diffère pas du Loranthus. y. Loratitbe.
GLUTEN, zoot. bot. Substance végélo-animale, qui constitue l'un des matériaux les plus abondants des graines céréales. Qn l'obtient ordinairement en formant avec de la farine de Froment et de l’eau, une pâte de consistance moyenne; on malaxe ensuite cette pâte sous un petit filet d'eau qui entraîne insensiblement les substances solubles et étrangères au Gluten, celui-ci reste seul entre les doigts sous ia forme d'une matière smi generis, molle, collante, très-élastique, d'un blanc grisâtre, qui prend un aspect argentin lorsque l'on étend la substance, comme l'on pourrait faire d'une membrane; son odeur est fade, assez semblable à celle des os lorsqu’on les racle; il est insipide; exposé à l'action de l'air sec , il se dessèche, devient senti -transparent et cassant; sa couleur alors lire sur le noirâtre; si. au contraire, on l'abandonne au contact d'un air humide, il s'altère et se décompose. La chaleur opère également sa décomposition , et lorsqu'on en recueille les produits, on trouve de l'Acide carbonique et de l'Oxydede Carbone.de l'Hydrogène carburé, du souscarhonalc d’Ammoniaque, de l'huile empyreumatique, et un résidu charbonné. Les Alcalis et la plupart de« Acides le dissolvent; le sulfurique le carbonise, le nitrique a sur lui la même action que sur les matières animales. Il parait n'éprouver aucune altération de la part de l'Alcool, de l'Éther ni des huiles; l'eau bouillante le rend spongieux et le durcit au point de devenir fragile; l'eau froide , abritée du contact de l'air, lu décompose lentement, et en donnant lieu â une production d'Acide carbonique et de Gaz hydrogène; le Gluten se transforme ensuite en une pâle grise, filante, acidulé; si on laisse se compléter la décomposition, on recueillera successivement de l'Ammoniaque, de l’Acide acétique, de l'Acide caséique et de l’Oxyde caséeux. Le Gluten seul est encore Xans usage; néanmoins, il est le principal agent de la fermentation panaire, car la fécule sans Gluten n'est pas susceptible de former de pâle levée, quelle que soit la quantité de ferment que l'on y puisse ajouter. La raison en est facile à saisir : le ferment que l'on ajoute à la pâte, donne lieu à diverses décompositions et reeomposilions que la chaleur rend très-rapides; il se dégage des fluides élastiques qui. soulevant ta
matière glul ineuse , s’y trouvent renfermés comme dans un tissu impénétrable; la chaleur dessèche toutes les cloisons ou enveloppes, et le pain qui en résulte est d'autant plus léger et plus blanc que la fécule avec laquelle on le prépare contient plus de Gluten.
GLOTIER. bot. Synonyme de Sapier.
GLUTINARIA. bot. Heisler donnait ce nom à la Sauge. Le Terminalia angusti folia , qui produit une résine molle et balsamique, avait aussi été nommé Glutinaria par Commerson. y. Badvmier. Enfin, dans son Pro tlromus, vol. 5, p. 318, le professeur De Candolle a fait d'un genre Glutinaria , de Commerson, appartenant à la famille des Synantbérées , une section de son genre Psid/lia.
GLUTINE. Glutina. bot. Quelques auteurs ont tfuhslitué ce nom à celui d'Albumirie végétale, qui parait en effet jeter quelque confusion dans les idées, y. alavaini.
GLOTINEOX. Glutinosus. bot. et miî«. D'une consis. tance molle et collante ou recouvert d'un enduit collant.
GLYCÉRATON. bot. Synonyme ancien de Réglisse. y. ce mol.
GLYCÈRE. Glycera. ashél. Genre de l’ordre des Néréidées, famille des Néréides, fondé par Savigny (Syst. des Annélides , p. 19 et 30) qui lui assigne pour caractères distinctifs : point d'antenne impaire; antennes courtes, égales, de deux articles; point de mâchoires; trompe sans tentacules à son orifice; point de cirrhes tentaculaires, ni de pieds en crêtes dentelées; tous les cirrhes en mamelons très-courts; des branchies distinctes. Les Glycères s'éloignent des Lycoris et des Nephthys par l’absence des mâchoires. Elles avoisinent, sous ce rapport, les genres Aricie, Ophélie, Hésione, Myriane, Phyllodocé et Syllis, mais elles en différent cependant par des caractères assez faciles ù saisir et tirés essentiellement de la trompe, de l’absence des cirrhes tentaculaires et des pieds en crêtes dentelées, de la forme mamelonnée des cirrhes, enfin de l'existence des branchies.
Considérées en détail et dans les divers points de leur organisation, les Glycères présentent encôre plusieurs caractères zoologiques importants à noter. Leur tête est élevée en cône pointu et parfaitement libre; elle présente la bouche, les yeux et les antennes. La bouche offre une trompe longue, cylindrique, un peu clavilorme. d'un seul anneau, sans plis ni tentacules à son orifice; on ne voit point de mâchoires. Les yeux sont peu distincts; les antennes sont incomplètes; l'impaire est nulle, les mitoyennes sont excessivement petites, divergentes, bi-arlicujées et subulées; les extérieures sont semblables aux mitoyennes et divergent en croix avec elles. Le corps est linéaire, convexe, à segments très-nombreux; le premier des segments apparents est beaucoup plus grand que celui qui suit; il donne insertion aux pieds et aux branchies. Les pieds sont tous ambulatoires, sans exception de la dernière paire; ils ont deux rames réunies en une seule, pourvue de deux faisceaux desoies, divisés chacun en deux autres; les premiers, seconds, troisièmes et quatrièmes pieds sont à peu près semblables aux suivants, mais fort petits, surtout les premiers , et portés sur un segment commun, formé par la réunion des quatre premiers seg-
ments du corps; les soies -sont très simples, les cirrhes sont inégaux : les supérieurs ont Ja forme de mamelons coniques et les inférieurs sont à peine saillants; la dernière paire de pieds est séparée de la pénultième et tournée directement en arrière. Les branchies consistent, pour chaque pied, en deux languettes charnues, oblongues, finement annelées, réunies par leur base et attachées à la face antérieure des deux rames, sur leur suture. Savigny décrit une seule espèce :
Glycèae cmcoaxE. Glyceria unicornis, Savigny, Nereia unicornis, Cuvier (Collection), qui est peutêtre la même que le Nereis alba de Muller (Zool., t. li, lab. 62, flg. 0, 7) et de Linné (Syst. Nat., édit. Gmel., p. 3119, n° 20). Sa patrie est inconnue. Il serait sans doute à désirer, pour confirmer l'établissement de ce nouveau genre, que plusieurs espèces ou au moine un assez grand nombre d'individus aient été observés à l'étal frais.
GLYCERIE. G ty caria, bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Oigynie, L., établi par R. Brown ( Prodr . Ftor. Noo. Iiolt .), et adopté sous le même nom par Palisot-Beauvois (Agrostograpbie, p. 96), quoique ce botaniste eût proposé le nom de Desvauxie, dans un mémoire lu à l'Académie des Sciences de Paris. Ses caractères sont : lépicène multiflore. bivalve; épillel rond, mutique; glume imberbe, à valvules très-obtuses, égales en longueur.,* écaille hypogyne unique, charnue, demi-scutetiéè; stigmates décomposés; caryopse libre, oblong, sillonné d’un côté; fleurs disposées en panicules. Le Festuca fini tans, L., est le type du genre Gtyceria. Celle plante , qui est commune dans les fossés pleins d'eau de toute l'Europe, se retrouve en des contrées du globe fort distantes, et particulièrement à la Nouvelle-Hojlande.
Nullall ( Généra of north Amer. Plants, u, p. 177) a de nouveau proposé le nom de Glyceria pour un genre de la famille des Oinbellifères, formé aux dépens des Hydrocotyles de Linné. Il se composerait des H. Asiatica , L.; U. sibthorpioidcs , Lamk.; H. flcaricides, Lamk.; H. triflora, Ruiz et Pavon. Ce genre ne saurait conserver le nom que son auteur lui a imposé, vu l'antériorité et l'admission du Glyceria de Robert Brown; d'ailleurs il n'a pas été adopté dans les ouvrages dont la publication est postérieure à celle de Nullall. Dans sa Monographie des Hydrocotyles, Achille Richard exprime formellement son opinion sur le genre Glyceria de ce dernier auteur. Il assure que la forme des fruits ne peut fournir un caractère générique (le Glyceria a un fruit en' noix, tronqué et comprimé latéralement), car les différences qu’ils offrent sont fort légères et très-peu en rapport avec les caractères tirés des autres parties, y. Htdrocottle.
GLYCICIDA, GLYC1SIDE et GLYCYSIDE. bot. Ces divers noms désignaient la Pivoine des jardins chez les anciens.
GLYCIDERAS. bot. Henri Cassini a proposé de substituer ce nom à celui de Glyphia , qu'il avait donné à un genre de la famille des Synanlhérées, parce que ce dernftr nom offrait trop de ressemblance avec celui de Giyphit , genre de la famille des Lichens, y. Glypuie.
GLYCINE. Glycine, bot. Genre de la famille des
Légumineuses el de la Diadelpliic Décandrie, L. , ainsi i caractérisé : calice quinquéfide ou quinquédenté, muni I de bradées, les divisions acuminées, l’inférieure plus grando que les autres; étendard ovale, émarginé, réfléchi et étalé; ailes bidentées à la base ; carène le plus souvent courbée, plus courte que l'étendard ; ovaire à deux valves et ceint d’un disque annulaire à sa base; légume sessile, quelquefois stipilé, oblong, comprimé, à deux graines. C’est ainsi que Kunlh (.Vor. Généra et Spec. Plant, œquinoct., tab. 6, p. 418) a récemment exposé les caractères de ce genre sur lequel les auteurs sont loin de s'accorder. Gærtner et Jussieu ont observé que Linné el plusieurs auteurs modernes l’avaient composé d’espèces hétérogènes, el qu'il demandait uu examen ultérieur. Mœnch forma ensuite aux dépens des Glycines, le genre Apios que Pursh et Nutlall ont adopté. Ce dernier a en outre créé les genres Amphicarpa el /Vistaria, dont les types sont le Glycine monoica et \e Glycine frutescent. Ventenat, dans le Jardin de Malmaison, a, de son côté, constitué le genre Kennçdia, composé de plusieurs espèces de Glycines. Enfin, Du Petit-Thouars (Généra Nova Madagascar., p. 23) a fait son genre yoandseia avec le Glycine sublerranea , L. y. chacun de ces mots. La synonymie des espèces de Glycines a été fort embrouillée par la grande quantité des plantes de ce genre, que les auteurs ont décrites sous d'autres noms génériques. Ainsi VOnoms argentea , L. fils, est le Glycine argentea, Thunb.; le Dolichos polystachyos, Thunb., a été nommé par Willdenow Glycine fhhbunda ; Vaht a donné le nom de Glycine picta au Crotalaria lineata, Lamk., etc.
Parmi les espèces qui appartiennent bien certainement aux Glycines, Kunth ( loc . ci/.) mentionne les Glycine tomentosa, Michx.; Glycine reticulata, Sw.; Glycine rhombi folia, Willd.; Glycine angustifolia, Jacq.; Glycine parviflora , Vahl ; Glycine suavcolens, L., Suppl.; Glycine striata, Jacq.; Glycine nummularia, L. ; Glycine phaseoloides, S w a riz; Crotalaria psoralioides, Lamk.; Crotalaria macrophylla, Willd.; Dolichos minimus, Jacq.; Crotalaria totundi folia , Poiret, etc.
En adoptant les réformes opérées dans le genre Glycine de Linné, par Mœoch. Ventenat, Du Petit-Thouars et Nutlall, il ne restera qu'environ quarante véritables espèces qui croissent dans les diverses parties des régions chaudes. Quelques-unes habitent aussi les contrées tempérées de l'Amérique septentrionale. Ce sont des plantes herbacées ou sous-ligneuse», dont les liges sont droites ou volubilcs; les stipules cauiioaires, petites; les feuilles ternées, rarement simples; les fleurs jaunâtres, en grappes axillaires el terminales, quelquefois solitaires, et les bractées caduques.
GLYC1S1DE kt GLYCYS1DE. bot. V. Glicicida.
GLYCOSM1DE. Glycosmis. bot. Genre de la famille des Aurantiacées , Décandrie Monogynie, L., établi par Correa ( Ann. du Mus., vi, p. 384) d'après deux espèces arborescentes, de la côte du Coromandel, el qui avaient été décrites et figurées par Roxburgb (PI. Corom., i, tab. 84-85) comme des Limonia. lia pour caractères : un calice à cinq dents , avec lesquelles alternent cinq
pétales; dix étamines à filets libres, subulés et plans; anthères ovoïdes; un style court, cylindrique; un ovaire à cinq loges contenant chacune un seul ovule, el pour fruit une baie plutôt charuue que pulpeuse, qui, suivant Correa. contient cinq graines, et, suivant De Candolle , se réduit par avortement à une ou deux loges; la graine suspendue se compose d’un embryon à cotylédons très-courtemenl auriculés à leur base, recouvert d'une pellicule membraneuse; les feuilles sont glabres, pinnées, avec une impaire, et parsemées de points glanduleux, comme il arrive généralement dans les Aurantiacées; l’inflorescence est presque terminale. Des deux espèces, l'une, le Glycosmis arborea, a ses folioles oblongues, étroites et dentées; l'autre, le Glycosmis pcntaphylla, les a ovales el entières.
GLYCYDIbEtt.UA. bot. Ce nom, le seul peut-être qui, dans Paulet, ne soit pas imaginé contre toutes les règles de la terminologie, parait désigner, chez ce fongologue, le genre antérieurement nommé Geastrum. il lie peut conséquemment être adopté. V. GAastbe.
GLYCYM LIUDE. Glycytneris. bull. Genre de la fam. des Solénacées de Lainarck, el de cèlle des Enfermés de Cuvier, établi, dès 1801, dans le Système des Animaux sans vertèbres de ce premier auteur, el.adoplé ensuite par les conchyliologues français. Daudin avait déjà proposé ce genre sous le nom de Serlodaire qui n'a pas été adopté, el qu'Ocken a changé en Cyrtodaria. Linné avait confondu ces Coquilles avec les Myes, avec lesquelles, il est vrai, elles ont beaucoup de rapports, mais dont elles se distinguent néanmoins très-facilement par les caractères suivants : animal inconnu, probablement fort analogue à celui desSolensou des Myes; coquille transverse, très- bâillante de chaque côté; charnière calleuse, sans dents; nymphes saillantes en dehors; ligament extérieur.
11 est probable que les Glycymères vivent enfoncées dans le sable comme les Solens el les Myes; cependant on n'a, à cet égard, aucune observation; on n'en juge que par l'analogie, el il n’y a qu'un fort petit nombre d'espèces connues. Elles sont fort rares el recherchées dans les collections.
Glycyméride mliqte. Glycymeris siliqua, Lamk., Animaux sans vertèbres, t. v, p. 458, o° 1; Glycymeris incrassata, Lamk., Système des Animaux sans vertèbres, 1801, p. 120; Afya siliqua, Chemnitz, l. n, tab. 198, f. 1954. Elle est assez grande, couverte d'un épiderme brun foncé ou noir, d'un blanc grisâtre en dedans, très-épaisse et laissant voir les impressions du manteau profondément creusées, ce qui indique l'existence de siphons très-grands ; la charnière n’a point de dents; elle est formée par un bourrelet assez irrégulier, décurrcnl sur le bord.
GLYCYl’ICROS. bot. C’est-à-dire doux el amer. Synonyme de Solanum Dulcamara dans le moyen âge. y. Morelle.
GLYCYKHIZ1TES. bot. Syn. d'Abrut precatorius, qu’on appelait vulgairement à Saint-Domingue graines de Réglisse.
GLYGYRRHIZA. bot. Synonyme de Réglisse.
GLYCYS. bot. Ancien synonyme d'Aurone. V. ce mot el Armoise.
GLYCYRR1SINE. bot. Nom donné par Robiquet à un principe sucré, particulier, obtenu dans l'examen chimique de quelques matières végétales et principalement de la racine de Réglisse, Glycyrrhisa glabra , L. La Glycyrrisine est transparente, fragile, d’un aspect résineux, d'une saveur sucrée, désagréable, très soluble dans l'eau , mais précipitable par les acides , sous une forme qui approche de celle du fromage.
GLYPHIDE. Glyphis. bot. (Lichens.) Ce genre, établi dans le Synopsis Lichenum d’Achar, développé et figuré dans les Transactions de la Société Linnéenne de Londres, vol. 19, est placé dans notre méthode, parmi les Verrucariées, sous-ordre des Glyphidées. Ses caractères génériques sont d’avoir un lhallus crustacé cartilagineux, plan, étendu, attaché et uniforme; des apothécies sous-cartilagineuses, rolundo- linéaires, formées d'une substance propre, colorée à l'intérieur, homogène; la partie extérieure est sillonnée par des impressions canaliculées, immergées, oblongues. sous cartilagineuses. Ce genre, dont Achar avait fait connaître une espèce dans la Lichénographie universelle, parmi les Graphis, et plusieurs autres dans les Actes de la Société de Gorenki comme étant des Trypéthélies, n’a point d'individus en Europe. Les espèces qui le composent, encore peu nombreuses, croissent toutes sur l'épiderme des écorces saines, et se lient aux Graphidées parle genre Sarcograpbe dont il diffère cependant essentiellement; les lirelles du Sarcographe sont enchâssées dans la base charnue, qui les supporte, sans jamais faire corps avec elle, tandis que l'apothécie allongée des Glyphides se confond avec la verrue qui est homogène. Quatre espèces constituent jusqu'à présent ce genre remarquable ; 1° le Glyphide labyrinthe qui se trouve sur divers arbres de Guinée, dont le thalle sous-olivàtre, brun se couvre d’apothécies blanches, à impressions élégamment sous- réticulées ou disposées en anastomoses ; 9° le Glypbide embrouillé, Graphys tricosa, Lich. Unit. y Add., p. 074, dont le thalle est d'un jaune ferrugineux, et dont les apoihécies oblongues, cendrées sont sillonnées par des impressions mêlées et comme embrouillées. Cette plante croit sur les arbres 'de l’Inde; 3° le Glyphide à cicatrices, Glyphis cicatricosa , F.; Trypelhelium cicatricosum , Ach. , qui croit sur le Codarium acutifolium de Guinée, dont le thalle brun cendré, limité de noir, est envahi paé des apoihécies noires, cendrées, aplaties, sous-crénées dans leur pourtour, à impressions imitant des cicatrices; 4° enfin le Glyphide guêpier, Glyphis favulosa , F.; Trypelhelium cicatricosum , Ach., i>* A et. Soc. Gorenk le plus commun de tous, dont il y a des individus à l’Ile-de-France, à la Guadeloupe, à Sainte- Lucie, au Pérou, au Brésil, sur les écorces de Quinquina gris, de Quinquina Piton, d'Anguslure vraie, de Cascarille, d 'Achras Sa put a , de Mangifera indica , etc. , etc.; espèce qui se reconnaît facilement à sa croûte blanchâtre, à ses apoihécies arrondies, difformes, noirâtres, à impressions profondes, simulant les alvéoles d'un guêpier.
GLYPHIDÉES. bot. F. Veaai cariëes-
GLYPHIE. Glyphia. bot. Genre de la famille des Synantbérées, Corymhifères de Jussieu, et de la Syngé-
nésie superflue, L.. établi par H. Cassini (Bulletin de la Société Philom.. septembre 1818) qui l’a ainsi caractérisé : calalhide dont le disque est formé de fleurs nombreuses. régulières et hermaphrodites, et la circonférence de fleurs femelles, tubuleuses et en languettes courtes; involucre composé de folioles inégales appliquées, disposées sur deux rangs, presque membraneuses et parsemées de quelques glandes; réceptacle plan et paléacé; ovaires ohlongs, striés, munis d’un bourrelet basilaire, cartilagineux , pourvus d’une aigrette longue, composée de poils inégaux et plumeux.
La plante avec laquelle Cassini a constitué ce genre qu’il place avec doute dans la tribu des Tagétinées, a reçu le nom de Glyphia lucida. C'est une espèce trèsglabre, à tiges probablement ligneuses, rameuses, flexueuses et striées, portant des feuilles alternes, sessiles, ovales, acuminées. très -entières, luisantes et glanduleuses; les fleurs sont jaunes et disposées en petites panicules. au sommet des rameaux. Elle a été recueillie par Commerson à Madagascar, et elle est conservée dans l'herbier de Jussieu.
GLYPHISGDON. Glyphisodàn. t ois. Genre de Thoraciques. formé par Lacépède. aux dépens des Cbœlodons de Linné, et adopté par Cuvier qui le place entre les Kyphoses et les Pomacentres, dans la seconde section de la- nombreuse famille des Squaminipennes, de l'ordre des Acanthoptérygiens. Ses caractères sont : dents distinctes, crénelées, sur une seule rangée; tête entièrement écailleuse; corps et queue très-comprimés; une seule dorsale don*, les écailles sont fort petites; ligne latérale se terminant entièrement vis-à-vis la fin de cette nageoire. Ces Poissons, dont le nom (dent crénelées) indique la principale particularité, n'ont encore été trouvés que dans les mers des pays chauds ; il en est qui paraissent être communs aux deux continents. Lacépède n'en mentionnait que deux espèces auxquelles il a encore fallu ajouter quelques-unes de celles qu'il laissait dans le genre aux dépens duquel est formé celui-ci.
GLvraisoDOTi Mouchais a. Chcetodon saxalilis , L., Ginel., Syst. Nat., 13, t. î, pars 3, p. 1953; Bloch, pi. 906, f. 9*, le Jaguacaguara de Marcgraaff. Ce Poisson, qui n'a guère que six à sept pouces de longueur, est fort difficile à prendre, parce qu’il ne se lient que dans les creux de rochers caverneux de la mer, où il se nourrit de petits Polypes et de Vers. Sa couleur est d’un blanc terne, avec cinq bandes transversales noires sur le corps. Il se trouve indifféremment dans les mers du Brésil, de l'Arabie eide l'Inde, d. 13/96, r. 15, 16, v. 1/6, a. 9/94,3/13, c. 15, 19.
Glyphisoim}!* Kakaitsbl. Chcetodon maculalus, Bloch, pl. 497; — Giyphisodon Maciogastbb, Labrus Macrogaster, Lacép., t. ni, pl. 99, fig. 3, et peut-être le Labrus sexfasciatus du même auteur, ibid., fig. 9; — Gi vfhisüuox SabcoIdi, Lac., Pois., t. iv, pl. 10, fig. 3; Chœtodon marginatus, Bloch , pl. 907; — et Glyph iso dois Bbbgalikx, Chœtodon Benyatensis , L., Bloch, pl. 913, fig. 9, sont les autres espèces de ce genre.
GLYPH1TE. mi*. Synonyme de Pierre -de -Lard ou Pagodile. F. Talc.
GLYPHOCARPE. Glyphoca rpa . bot. Ce genre de j Mousses, établi par Robert Brown, dans les Trans. ! Linn. Soc., 13, p. 575, pour quelques espèces rappor- ; lées du cap de Bonne-Espérance et d'autres points de l'Afrique australe, offre pour caractères : coiffe cuculliforme ; sporange terminal, anguleux , égal à sa base; opercule conique; stomate privé de dents; membrane lâche; seize filaments implantés à l’orifice. Les Glyphocarpes sont des Mousses dressées, rameuses, que l’on trouve groupées en gazon, soit sur les pierres, soit sur l’écorce des arbres.
Glyfhocabpk dc Cap. Glypkocarpa Co/>e»srs,Schw. Bart tamia sericea , Hornsch.; Gytnnoslomutn Cape nse, Hook. L'urne est presque globuleuse; les tiges sont divisées par les nouvelles pousses; les feuilles sont ohlongiies, lancéolées, entières, dirigées d'un seul côté.
GLYPlIOMlTRfER. Gfyphomitrium. bot. (Mousses.) Genre séparé des Encalypta, par Bridel, dans son Methodus-, mais qui ne paraH pas devoir être conservé. F. Excaltptjs.
GLYPTE. Glyptus. isi. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Scaridiens, institué par Brullé qui lui donne pour caractères : antennes fort courtes, n’atteignant pas la moitié du corselet . monoliformes, à articles du milieu plus ! larges que les autres; mandibules très -arquées, sail- j lantes , peu épaisses , non denlées-et assez aigues; lèvre i supérieure courte, faiblement échancrée; le dernier article des palpes maxillaires court et ovale, celui des ' labiales plus long et cylindroïde; menton muni d'une ! dent très-courte, divisée en deux par une petite suture; jambes antérieures aplaties en dehors et ciliées sur les côtés; cuisses antérieures renflées, les postérieures très-grosses avec un trochanter très - développé; corselet carré, plus large que long, avec les angles arrondis; corps assez plat. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce.
Glypte sculpté. Glyptus sculptilis , Br. Il est d’un noir un peu terne; tète et corselet finement ponctués et faiblement ridés; bord antérieur du corselet sinueux; élytres marquées de stries profondes, ponctuées, avec les Intervalles élevés, arrondis et ornés de stries transversales, très nombreuses, qui les font paraître ciselés, le troisième offre en outre deux points enfoncés; leur extrémité est tronquée. Taille, neuf lignes. De l'Inde.
GLYPTOSPERMES. bot. Synonyme d’Annonacées. V. ce mot.
GLYZÉRIE. Gfyseria. bot. Ce genre de Nultal a été réuni au genre Hydrocotite.
GLYZ1RRH1ZA. bot. Même chose que G'.ycyrrhisa.
GMÉI.INE. Gmelina. bot. Genre de la famille des Verbénacées, et de la Didynamie Angiospermie. établi par Linné, et ainsi caractérisé : calice très -petit, à quatre dents; corolle tubuleuse à la base, dont le limbe est quadrifide et à deux lèvres: la supérieure en forme de casque, l'inférieure à trois loties, et plus courte; deux des filets des étamines sont très -épais, et à anthères bipartites, les deux plus petits à anthères simples; un seul stigmate; drupe sphérique, renfermant une noix hiloculaire et disperme selon Jussieu (quadrlloculaire, et chaque loge mooosperme, l’inférieure stérile d'après
Gærtner). Les plantes de ce genre sont des arbres trèsépineux. à rameaux opposés, nus ou feuillés, axillaires, divariqués. piquants, et à fleurs terminales. On n’en connaît que deux espèces, savoir : 1° le Gmetina asiativa , à épines opposées, à feuilles ovales, entières, à fleurs jaunes, pédonculées et striées au sommet des petits rameaux. Cet arbre est indigène des Indes Orientales 2° Le Gmelina parriflora , à feuilles obovales , simples ou presque trifides, couvertes d’aiguillons dressés. Cet arbre, qui croit à la côte dc Coromandel, a été figuré par Roxburgb (Coromand., p. IG2, lab. 32).
GMELIMTE. Mix. Même chose qu'Dydrolithe. y. ce mol.
GNAPHA LIÉES. Gnaphalieæ. bot. C’est le nom de la troisième section établie par U. Cassini dans sa tribu des Inulées. y. ce mot.
GÎSAPHALIER. Gnaphalintn. bot. Genre de la famille des Synanlhérées,.Corymbifères de Jussieu, tribu des Inulées de Cassini, et de la Syngénésie superflue, L. Le nom de Gnaphalium , que les anciens botanistes donnaient à un grand nombre de Synantbérées qui n'avaient d'autres rapports entre elles que l'aspect cotonneux de leur superficie, fut restreint par Tourneforl à une seule plante maintenant un peu éloignée du genre Gnaphalium , tel qu'on l'entend aujourd’hui, et qui, pour Desfontaines et Dc Candolle, est devenue le type du genre Diotiê. y. ce mot. Le Gnaphalium formé par Vaillant, était un genre très différent de celui de Tournefort, mais composé de plantes fort rapprochées de celles qui font partie du genre qui nous occupe. Linné, ne trouvant pas ses prédécesseurs d’accord, n’adopta point le genre de Tourneforl, et il donna le nom de Fitago (y. ce mol) à celui de Vaillant. Une foule de plantes furent rapportées au Gnaphalium de Linné, mais les différences assez grandes qu’elles offraient dans leurs caractères, les firent considérer par plusieurs auteurs, soit comme devant former de nouveaux genres, soit comme devant rentrer dans des genres déjà connus. Ainsi Gærtner établit YElichrysum ou l’ Uelychrysum avec le Gnaphalium orientale, L., et toutes les autres espèces à fleurons hermaphrodites, à réceptacle nu et à aigrettes simples. Les genres Argyrocoma, Antennaria et Anaxelon , du même auteur, ont été encore formés aux dépens des Gnaphalium de Linné. Robert Brown, dans ses observations sur les Composées, a rectifié les caractères du genre Antennaria de Gærtner, et en outre du Leontopodium proposé par Persoon; il a encore constitué avecd'anciennes espèces de Gnaphalium, le genre Metalasia. La plupart des auteurs modernes ont admis ces innovations; quelques-uns cependant les ont rejetées. Lamarck. Willdenow. De Candolle, etc., firent rentrer le genre Filago de Linné parmi les Gnaphalium. H. Cassini non-seulement s'est opposé à celte réunion, mais encore a cru nécessaire de subdiviser les Filago et les Gnaphalium eri tant de genres distincts que leur énumération suffit pour effrayer d'abord celui qui cherche à débrouiller le chaos dans lequel est plongé le vaste groupe des Corymbifères. Éprouvant sans doute une grande peine à trouver les noms qui devaient servir à les désigner, cet auteur a retourné de toutes les manières le mot Filago,
li a ensuite établi, avec des espèces de Gttaphalium et des plantes voisines, les genres Endoleuca , Faceiis, Lariopogon, Leplophyllut , Elythrof appus et Phagnulon. A chacun de ces mots, on a exposé ou on exposera les caractères qui sont attribués par leur auteur aux genres qu'ils désignent. On se contentera maintenant de faire connaître ceux qui sont assignés au Gnaphalium : calathide dont le disque est formé d'un petit nombre de fleurs régulières, hermaphrodites, et la circonférence de fleurs tubuleuses femelles, peu nombreuses, et disposées sur plusieurs rangs; style des fleurs hermaphrodites à branches tronquées au sommet; anthères pourvues de longs appendice* basilaires; involucre ovoïde, dont les écailles sont imbriquées et appliquées . les extérieures plus larges, ovales, les intérieures plus étroites, ohlongues, et pourvues d'un appendice scarieux; réceptacle plan et nu; ovaires grêles, cylindriques, surmontés d'une aigrette composée de poils égaux, légèrement plumeux, s'arquant en dehors, «l caduques. Dans le nombre des espèces légitimes du genre Gnaphalium de Casiini, on se bornera à mentionner celles qui croissent en France. Ce sont les Gnaphalium luleo-album , Lin.; Gnaphalium supinum , Lin.; Gnaphalium sylvaticum, Lin.; Gnaphalium rectum, Smith, et Gnaphalium uliyinosum, L. Ce sont de petites plantes herbacées, qui ont un aspect peu agréable, et dont on ne tire aucun usage. Elles suffisent, selon Cassini, pour se former une idée du genre dont elles font partie. Cependant leurs affinités si nombreuses et pour ainsi dire si croisées avec plusieurs espèces rapportées au genre Filago ou à ses subdivisions, portent à considérer comme factices, la plupart des genres établis par les auteurs aux dépens des Gnaplialiers.
GNAPHALOIDËES. Gnaphaloideœ. bot. R. Brown, dans ses General Eemarcks, nomme ainsi, sans lui assigner de caractères, une section des Corymbifères qui renferme la plupart des Synantbérées des terres australes.
GNAPHALOPSIDE. Gnaphalopsis. bot. Genre de la famille des Synantbérées, établi par le professeur De Candolle, pour une plante nouvelle du Mexique. Caractères : capitules mullifloresetdiotques; involucre campanulé : écailles externes subfoliacées et ordinairement laineuses, les internes glabres, scaricuses et aêuminées; réceptacle nu , un peu convexe ; corolles tubuleuses, à cinq petites dents ; anthères presque sessiles et sans queue; style inclus, bifide, à rameaux glabres, un peu difformes; akènes slipités, faiblement anguleux, trèsminces et allongés; aigrette garnie de cinq paillettes dressées, scarieuses, plus larges à leur base, acuminées au sommet , souvent sublrifides et plus longues que la corolle. La Gkaphalopsidc mcaoroïDE, Gnaphalopsis micropoiiles, seule espèce du genre, est une très-petite plante dressée, rameuse, entièrement couverte d'un duvet blanchâtre, à feuilles alternes, oblongues et obtuses; sescapitiilessont terminaux, sessiles et solitaires, les fleurs sont jaunes.
GNAPIIALOS. ois. Synonyme de Jaseur.
. GNAPHOSE. Gnnphosa. xmcnx. Nom sons lequel Latreille mentionne un genre d'Arachnides . que Walckenaer a depuis désigné sous le nom de Drasse. F. ce mot.
GNATHAPTÊRES. crïist. et aracb*. Nom donné par Cuvier (Anatomie comparée, t. i, 8« tabl.) à une division des animaux Articulés, qui renfermait les genres Aselle. Cloporte, C.ymolhoé, Iule, Scolopendre, Scorpion, Faucheur, Araignée. Podure, et quelques autres qui composent aujourd'hui (Règne Animal) l'ordre des Crustacés Isopodes, la classe des Arachnides et l’ordre des insectes Thysanoures.
GN ATIIIDIE.Gna/Aû/f f/w. ois. Nom donné par llliger à chacune des branches de la mandibule inférieure des Oiseaux.
GNATHIE. Gnathia. cnrsT. Genre de l'ordre des Isopodes. fondé par Leach qui lui assigne pour caractère distinctif et essentiel, d'avoir le dernier segment de la queue arrondi, cilié, et sans lamelles natatoires. A part celte différence singulière, les Guathies ressemblent beaucoup au genre Ancéc, et on peut, jusqu’à ce que de nouveaux faits viennent à l'appui de cette observation. les y réunir. Celle particularité appartiendrait au Cancer maxillaris de montagne. F. arcêe.
GN AT H 1ER. Gnathium. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Uétéromères . établi par Kirby ( Trans . Linn. Societ., t. xti) qui lui donne pour caractères distinctifs : labre transversal; lèvre inférieure très-petite, à peine visible; mandibules étendues, allongées, courbées, sans dents, très-aigués; mâchoires ouvertes, â lobe très-long et très-grêle; palpes filiformes, à articles cylindriques; menton trapézoïdal; antennes grossissant insensiblement, avec le dernier article plus long et conique; corps linéaire, uii peu en forme de cône ; corselet campanulé. Ce genre offre plusieurs points de ressemblance avec celui des Mylabres. Kirby en décrit et représente une seule espèce, le Gnathium Francilloni. U est originaire de Géorgie.
GNATHOBOLUS. rois. Synonyme d'Odontqgnathe. F. Ci.cpe.
CNATUOCÈRE. Gnalhocera. us. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Ct- (o ni tes , institué par Kirby qui lui donne pour caractères : chaperon rebordé; vertex très-élevé; mâchoire allongée , avec le lobe terminal long, étroit, corné, tranchant, velu en dessus, avec sa partie interne terminée supérieurement par un ongle corné; palpe grosse, de grandeur moyenne; lèvre en trapèze renversé, fortement échancrée sur les côtés; palpe courte, avec le dernier article ovoïde; corselet. trapézoïdal , presque aussi large que les élylres; écusson triangulaire; élylres parallèles, légèrement éobaucrées^ sternum très-aigu, atteignant au moins les pattes antérieures, recourbé ù son extrémité, vers la poitrine; tarses de la grandeur des tibias. Le type de çe genre est la Grathocère a quatre taches, Gnathoccra quadrimaculala, Fab., Oliv. Elle est d'un vert doré, avec le chaperon, les élylres, la plaque anale et les parties supérieures des fémurs d'un vert chatoyant en feu; il y a sur chaque élylre deux taches noires; le contour et la suli/re des élylres, ainsi que les genoux, sont aussi de
celte couleur. Taille, treize lignes. De l'Afrique équinoxiale.
Les Cetonia tnaculata, africuna, elegans, flavom acutata,suturalis de Fahricius, appartiennent, ainsi qu'un assez grand nombre d'autres nouvellement observées. à ce même genre.
GNATHODONTES. rois. Blainville a donné ce nom, par opposition à celui de Derinodonle , aux Poissons dont les dents sont implantées dans l'épaisseur osseuse des mâchoires, y. Poisson.
GN’ATHOPHYLLE. Gnathophyllum. ceist. Genre nouveau, de l'ordre des Décapodes, établi par Lalreille aux dépens des Alphées, et qui prend place à côté de ceux-ci et des Hippolyles, dans la famille des Macroures. Il a pour signes distinctifs : des pieds-mâchoires extérieurs foliacés ; le carpe des deux premières paires de pieds non divisé en petites articulations, et les antennes intérieures terminées par deux filets. Le premier de ces caractères éloigne ce genre des Alphées et des Hippolyles auxquels il ressemble par la forme générale du corps; le second empêche de le confondre avec les Penées et les Slenopes, dont il diffère encore par le nombre des serres, qui n’est que de quatre; enfin, le troisième permet de le distinguer des Hyménocères qui ont comme lui des pieds-mâchoires extérieurs foliacés. Latreille place dans ce genre :
V Alpha u s elegans de Risso (Hist. des Crusl.de Nice, p. 99, pl. 9, fig. 4), qu'il désigne sous le nom-de Gnathophytlum elegans ; il-est le type de ce genre.
GNaTHOTHÈQUE. Gnalholheca. ois. Illiger donne ce nom au tégument corné de la mâchoire inférieure des Oiseaux.
GNATODON. Gnatodon. «oi.l. Ce genre de la famille des Conchacées de Blainville, a été institué par Gray; il offre pour caractères : animal ayant le manteau fermé, muni d'une ouverture assez grande, antéro inférieure, pour le passage d’un pied, et présentant deux tubes postérieurs, plus ou moins allongés, extensibles, réunis ou séparés dans leur longueur, servant, l'inférieur â la respiration, et le supérieur aux déjections excrémenlitielles. Coquille épaisse, solide, épidermée, subcordiforrae , subtriangulaire, inéquilalérale , équi valve, à valves très-concaves , parfaitement close, à sommets grands, recourbés en avant, écartés et dépouillés d'épiderme; dent cardinale unique sur chaque valve, un peu crétée : celle de la valve droite double, celle de la valve gauche un peu fendue; fossette du ligament grande, très-profonde, pénétrant presque sous les sommets, située à gauche et en arrière de la dent cardinale; deux dents latérales dissemblables, lisses d'un cdté, striées de l’autre, (rès-rapprochées de la charnière : l'antérieure courte, épaisse, conique, trigone, plus grande et intranle sur la valve droite, comprimée et comme pliée en deux sur la valve gauche, emboîtant celle de l'autre valve, se terminant antérieurement en une carène saillante, courbe et obtuse ; la postérieure très -longue, comprimée en forme de lame épaisse et obtuse, intranle sur la valve gauche, emboîtant celle de l'autre valve sur la droite; ligament intérieur épais, deltoïde; impressions musculaires inégales, trèsapparenles, un peu en regard l'une de l’autre; im-
| pression palléale pourvue d'un sinus étroit et oblong.
Gnatodon en coin. Gnatodon cuneatus , Gray. Celte coquille est d'un gris foncé, et un peu verdâtre lorsqu'elle est adulte; d'un jaune sale dans le jeune âge, avec de fortes stries d’accroissement, qui la rendent un peu rugueuse; son épiderme est assez mince; l'intérieur est d'un blanc bleuâtre, extrêmement frais et poli ; les sommets sont toujours dépouillés et rongés. Elle a de taille moyenne environ deux pouces, et habite le lac Ponchartrain, près de la NouvelleOrléans.
GNAVKLLE. bot. Quelques botanistes français ont proposé ce nom pour désigner le genre Scléranthe. V . ce mot.
GNÉD1E. bot. L’un des noms vulgaires du Marceau, particulièrement sur les bords de la Loire. V. Sacle.
GNEIS ou GNEISS, «in. Roche composée de Feldspath et de Mica, â structure toujours sebistoïde, duc principalement â la disposition des petites lamelles de Mica. Les feuillets de celte roche sont quelquefois ondulés; scs couleurs sont très-variables. Le Quartz ne s'y montre que d’une manière accidentelle; le Feldspath est tantôt arénolde, tantôt en grains plus prononcés. Les minéraux qu’on trouve le plus communément disséminés dans celle roche sont . le Grenat, le Graphite, le Pyroxène, la Cordiérile, l'Émeril ou Corindon compacte ferrifère, et la Tourmaline. Le Graphite semble quelquefois avoir pris la place du Mica dans cette roche.
Le Gneis forme un vaste système de terrains, qui se montre partout à découvert à la surface du globe : on l'observe en France, dans les Alpes, la Saxe, la Suède et la Norvège, la Sibérie, ('Himalaya, la presqu'ile de l'Inde, les régions équinoxiales de l'Amérique, le Brésil, le Groenland- Le Gneis forme à lui seul des montagnes puissantes. Sa variété la plus ordinaire est celle dont le Mica est grisâtre, et le Feldspath d'une teinte roussâlre. Il est peu de terrains plus riches en couches subordonnées. Elles sont formées des matières suivantes : la Pegmalite, la Leplynile, le Micaschiste, l’Amphibole sebistoïde, la Coccolithe, le Fer oxydulé et le Calcaire primitif. La .stratification du Gneis est parfaitement distincte : les nombreuses roches subordonnées qu'on y rencontre, en indiquent le sens. Mais il y a dans l'inclinaison et dans la direction des couches de ce terrain des variations considérables. Il est regardé comme le plus ancien après le terrain de Granité, parce qu’il est en contact avec lui, et qu'on l'a trouvé recouvert par tous les autres. Ce terrain renferme beaucoup de filons, les uns de matières pyrogènes, les autres métallifères, et contenant presque toutes les substances minérales qui sont l'objet des recherches du mineur. C'est dans le Gneis que se trouve principalement le. Kaolin, provenant des grands amas de Pegmalite qui lui sont subordonnés. y. Hoches et Tebbains.
GNE.MON. bot. Espèce du genre Gnel. y. çe mot.
GNÉPHOSIDK. Gnephosis. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie séparée, L.. établi par II. Cassini (Bull, de la Soc. Philom., mars 1890) qui le place prèsdesgenres Siloxerus , Labill., et Himellia , dans la tribu des Inutées, section des Gnaphaliées,et lui assigne les caractères suivants : calalhidc sans rayons, composée de fleurons égaux, au nombre seulement de
•igilize
un, deux ou quatre, réguliers et hermaphrodites ; involucre ovoïde et douhle : l'extérieur court, persistant, formé de quatre écailles elliptiques et membraneuses; l'intérieur plus long, formé aussi de quatre écailles ohlongues, membraneuses, et surmontées d'un appendice scarieux et coloré; réceptacle ponctiforme et sans appendice; ovaires courts, épais, lisses et possédant une aigrette excessivement petite, sous forme d'une membrane caduque, annulaire, profondément divisée en lanières filiformes et irrégulières. Un grand nombre de calalhides forment, par leur réunion, un capitule ovoïde; elles reposent sur un support (calathipbore) filiforme, garni de longs poils et de bractées squammiformes, scarieuses. régulièrement imbriquées, appliquées, suborbiculaires ou rhomboldales.
OalruosiDE grêle. G nephosis tenuissima, Cass., unique espèce du genre. C'est une jolie plante herbacée, annuelle, dont les tiges sont dressées, rameuses et fléchies en zig zag h chaque point de division. Les branches sont elles-mêmes fort divisées, et d'une ténuité presque capillaire; elles sont garnies de feuilles alternes, épaisses et linéaires; les capitules, d'un jaune doré, sont solitaires aux extrémités des dernières divisions des branches. Celte plante a été récoltée au port Jackson et â la baie des Chiens-Marins, dans la Nouvelle-Hollande.
GNET. Gnetum, bot. Ce genre, établi par Linné, et qui appartient à sa Monœcie Monadelphie, a été placé par le professeur de Jussieu parmi les genres voisins des Urticées, près du genre Thoa d'Aublel , auquel il ressemble d'ailleurs parle port. Voici ses caractères : fleurs monoïques, disposées autour d'un rachis en verlicilles interrompus, qui sont enveloppés chacun d'un involucre ou calice commun mulliflore, entier, urcéolé, calleux et entourant l'axe; les fleurs marginales sont mâles, les centrales femelles, et elles reposent sur un réceptacle garni de paillettes uniflores, qui font fonctions de calices. Dans les fleurs mâles, on ne trouve qu'un filet simple, terminé pardeux anthères réunies. Dans les femelles, un ovaire immergé dans le réceptacle, supporte un style et trois stigmates; il se change en une sorte de drupe ovée, contenant une noix oblongue et striée. Linné n'a décrit qu’une seule espèce de Gnetum, en lui donnant pour nom spécifique celui de Gnemon qui lui avait été appliqué par Rumph ( Herb . Amboin.x , lab. 7 1). C'est un arbre des Moluques et des Indes -Orientales, dont le tronc droit et noueux est comme articulé; ses feuilles sont opposées, glabres, ovales, lancéolées, acuminées, entières et luisantes en dessus. Les fruits sont des baies ovales, qui deviennent rouges dans leur maturité, et ressemblent au fruit du Cornouiller. Les habitants du pays s'en nourrissent après les avoir fait cuire, car étant mangés crus, ils excitent une démangeaison dans la bouche.
GNIDIE. Gnidia. bot. Genre de la famille des Thymelées, de l'Octandrie Monogynie, L., renfermant d'élégants arbustes exotiques, originaires la plupart du cap de Bonne-Espérance, à feuilles simples, opposées ou alternes; à fleurs terminales, écartées ou rapprochées entre elles.
Ghibie simple. Gnidia timplex, L.; Gnidia viridit,
Berg., cap 135- C'est un petit arbrisseau de deux pieds de hauteur environ, dont la fige est divisée en rameaux grêles, nombreux, d'un rouge brun, un peu velus, disposés deux ou trois ensemble et par étages. Ses feuilles sont linéaires, éparses, persistantes, très-glabres, d'un vert gai, rapprochées les unes des autres, très-ouvertes. Les fleurs sont rassemblées au nombre de douze à quinze au sommet des rameaux, en une ombelle sessile, environnée à sa base par une sorte d'involucre formé par environ huit bractées ou folioles lancéolées, pour le moins de moitié plus courtes que les fleurs. Chacune de celles ci en particulier est composée, 1» d'un calice monophylle. jaunâtre extérieurement, blanchâtre intérieurement, à tube grêle, et à limbe partagé en quatre découpures ovales, ouvertes; 2" de quatre petites écailles verdâtres, insérées entre les divisions du limbe du calice, et divisées profondément en deux ; 3* de huit étamines à anthères ohlongues, d'un jaune foncé : quatre d'entre elles sessiles à l'entrée du tube, les quatre autres placées un peu au-dessous dans l'intérieur du tube, et portées sur des filaments très-courts; 4° d’un ovaire supérieur, ovale, légèrement velu dans sa partie supérieure, surmonté d'un style filiforme, inséré un peu latéralement , plus court que le tube , et portant à son sommet un stigmate en télé et velu. Le fruit est une petite noix presque drupacée, monosperme, enveloppée dans la base persistante du calice. .
GNJDIENNE. bot. Pour Gnidie. V. ce mot.
GMDIUM. bot. Espèce du genre Daphné, Y. ce mot.
GNISION. ois. Synonyme d'Aigle royal. Y . Aigle.
GNOME. Gnoma. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramêres, famille des Longicornes (Règne Aniin. de Cuv.), établi par Fabricius (Sytt. Eteuih., t. h, p.315) aux dépens du genre Capricorne, et ayant, suivant lui, pour caractères : quatre palpes avec le dernier article sétacé ; mâchoires biAdes, la division extérieure renflée à son sommet; languette cornée, arrondie à son extrémité, presque échancrée; antennes sétacées. Fabricius place ce genre entre les Rhagies et les Saperdes. 11 ressemble en effet à celles-ci et avoisine beaucoup les Lamies. Latreille réunit les Gnomes à ces derniers insectes. Ils ont le corselet allongé, et les palpes sont plus effilées à leur pointe. Fabricius décrit quatre espèces :
Gnome lobgicolle. Gnoma longicoUis; Cerambyx lotujicollis de Fabricius ( Entom . Syst.), figuré par Olivier (Entomol., n° 07, pl. 11, fig. 73). Il est originaire des Indes-Orientales, et peut être considéré comme type du genre. Les trois autres espèces portent les noms de cylindricotlis, ctacipesel rugicollis. Cette dernière est la même, suivant Dejean (Calai, des Coléopl., p. 109), que la Saperda bicolor d’Olivier (foc. cit., n° 68, pl. 3, fig. 23). Latreille rapporte au genre Gnome le Cerambyx Giraffa , décrit et représenté par Charles Scbreiber (7Yoms. Linn. Soc., t. vi, p. 198. pl. 21, fig. 8). Il a été recueilli à la Nouvelle Hollande. Dejean (toc. cit.) mentionne une espèce nouvelle sous le nom de Sanguinea. Elle habite le Brésil. Ce Gnome ne diffère peutêtre pas de l'une ou de l'autre des deux espèces dont le docteur Dalman ( Analccta entomotog., p. 67 et 68) a tout récemment donné la description, sous les noms