‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 20 sur 117 · GE1BRE BATARD · texte numérisé non relu

GE1BRE BATARD

GINGEOL1ER. bot. L’un des noms vulgaires du Jujubier.

GIN GEOH ou VINGEON. ois. Synonyme de Canard siffleur. y. Caxard.

GING1D1EK. Gittgiilium. bot. Genre de la famille des Omhellifères et de la Pentandrie Üigynie. L., établi par Forster (Characl. Gener. austral., lab. 21) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq dents; cinq pétales lancéolés, infléchis et cordiformes; fruit ové, couronné par le calice el marqué de quatre stries. Les ombelles sont inégales; chaque ombellule , -dont la collerette a six folioles, n’est composé que d’un petit nombre de fleurs dont les centrales avortent. La plante qui constitue ce genre est indigène de la Nouvelle-Zélande.

Willdenow {Spccies Plant., 1. 1. p. 1428) et Sprcngel ( fn Schultes Sytt. reget., t. vi, p. 552) ont décrit le GingitUunt mon tan um. Forst., comme une espèce de Ligusticum. y. Li vieux.

GING1NSIE. Ginginsia. »ot. Le genre établi sous ce nom par De Caudolle. dans la famille des Portulacées, se compose Ü« plusieurs espèce* qui avaient été considérées connue àpp.iriena ni au genre Mollugo ou Phartincenm; mais IV vaincu attentif de leur organisation les fit d’abord éloigner des Caryophyllées , puis les fil

classer parmi les Portulacées; ce. qui résulte de la description détaillée des caractères génériques suivants : calice à cinq lobes ovales, pélaloïdes el persistants; point de pétales, cinq étamines insérées à la base du calice, alternant avec ses lobes; anthères biloculaires; ovaire entouré à sa base d’une écaille charnue, à cinq lobes; style nul; trois stigmates en forme de crête; capsule à trois valves et uniloculaire; semences nombreuses, attachées à un placenta central. Ce genre renferme sept espèces partagées en deux sections; ce sont ! des sout-arhrissèaux à feuilles irrégulièrement verticillées, opposées ou alternes, filiformes ou linéaires, accompagnées à leur hase de stipules scarieuses; le* pédoncules sont axillaires, allongés, supportant une sorte d’ombelle d’assez jolies fleurs. Toutes sont originaires de l’Afrique australe. On peuteonsidérer le Pharnaceum lineare de Thunberg, Fl. cap. 274, comme le type du genre.

G1NGL1ME. «ou. Ce nom a été employé pour désigner la charnière des Coquilles bivalves.

GINGO. bot. y. Gixkgo.

GINGOULE. bot. Paillet emploie ce nom pour designer ta Chanterelle et l’Agaric du Panicaut.

G1NKGO. bot. Ksmpfer a décrit sous ce nom un grand el bel arbre de la taille du Noyer, qui croit à la Chine et au Japon, et qui depuis longtemps e»l en quelque sorte naturalisé en Europe dans les jardins d’agrément. Pendant longtemps on n’a connu que fort incomplètement la structure de ses fleurs. Aussi n'avaiton pas pu déterminer ses rapports naturels, ni la famille à laquelle il devait être rapporté. Mais les observations de Smith ( Unn. I ront., m, p. 830) el surtout celles du protesteur Richard ne laissent aujourd'hui aucun doute sur ses affinités. C’est dans la famille des Conifères, auprès des genres PhyUoclculut et Dacrydiunt, qu’il doit être placé. Voici les caractères de ce genre auquel Linné avait conservé son nom primitif, que Smilk changea sans raison suffisante, en celui de | Soi isba ria : le* fleurs sont unisexuées, monoïques ou . plus souvent diofques; les -fleurs mâles forment des chatons allongés, composés d’un axe simple, duquel | naissent un très-grand nombre d’étamines qui sonLau- : tant de fleurs mâles, sans aucune trace d’enveloppes florales. Ces étamines offrent un filet assez court, qui se termine par detix anthères uniloculaires, d’abord 1 rapprochées, puis écartées l’une de l’autre et dtver- ! génies. Efles s'ouvrent chacune par un sillon longitudinal; à leur partie supérieure on trouve entre elles une très- petite écaille firahriée; ces deux anthères peuvent être considérées comme appartenant à deux étamines. Les fleurs femelles naissent comme les mâles, du sommet de petits rameaux courts et écailleux; elles sont portées sur deé pédoncules longs el grêles, qui se terminent chacun par deux ou trois fleurs sessilos ou r légèrement pédonculé.es ; le sommet du pédoncule s’évase pour former iine-cupule qui embrasse la fleur dans son tiers inférieur/Chaque-fleur est petite ; son calice l est semi adhérent avec l’ovaire, sphéroïde, aminci à son sommet qui se termine en un petit limbe orbiculé. plan; l’ovaire a la même forme que le calice, le fruit I est de la grosseur d’une noix, d'un jaune verdâtre.

drupacé; la 'chair est formée par le calice épaissi; la partie ligneuse est peu épaisse; la graine offre, dans un endosperine charnu et fort épais, un embryon renversé, cylindrique, placé dans une cavité intérieure; cet embryon est intimement soudé par sa radicule avec l’endosperme; les cotylédons sont au nombre de deux.

Ginkgo. Ginkgo biloba , L.; Salisburia Ginkgo, H ich., Conif., t. 3 et S bis. C'est un fort grand arbre, dont il existe des individus femelles, qui fleurissent et fructifient, aux environs de Genève. Leurs feuilles sont alternes ou fasciculées, longuement péliolées en rhomboïde raccourci, bifides à leur milieu, irrégulièrement sinueuses dans leur bord supérieur, coriaces, glabres, striées longitudinalement, toutes les nervules partant de la base, en divergeant vers le bord supérieur. Cet arbre que l'on cultive en pleine terre sous le climat de Paris doit néanmoins y être garanti du froid au moyen de paillassons pendant les hivers trop rigoureux, surtout dans la jeunesse. Il prospère dans leslieux humides ou frais, auprès des puits.

GINNOS kt GINNUS. mam. Les Grecs et les Romains désignaient sous ces noms le métis qui provient quelquefois, dil-on, de l'accouplement possible d’un Mulet avec une Jument ou avec une Anesse. Ces métis sont fort rares, si jamais il en a existé.

GINORIE. (iinoria. bot. Genre de la famille des Salicariées et de la Dodécandrie Monogynie, L., établi par Jacquin qui l'a ainsi caractérisé : calice urcéoié, à six divisions colorées et peu profondes; six pétales plus longs et onguiculés; douze étamines dont les anthères sont réniformes; style subulé; stigmate obtus; capsule sphérique, acuminée par le style persistant, marquée de quatre sillons, uniloculaire, â quatre valves, renfermant un grand nombre de graines attachées à un grand placenta.

tiinoRiE américain*. Gi noria arne ricana , L. et Jacq. {A mer. t tab. 91). C'est un arbuste étégaqt, à feuilles opposées, et dont les fleurs, très-grandes, d'un beau rouge bleuâtre, sont solitaires sua des pédoncules terminaux ou axillaires. Elle croit le long des ruisseaux dans Plie de Cuba.

GINOUS. mam. L'un des noms de pays du Simia Innus, L. V . Magot.

GINOl'SÈLE. bot. Syn. d'Ëpurge en certains cantons de la Provence.

GINSENG. Panas, bot. Genre de la familledes Araliacées, placé dans la Perrtandrie Digynie de Linné, établi parcel illustre naturaliste, et présentant les caractères suivants : fleurs polygames; calice à cinq dents; cinq pétales placés sur le bord d'un disque épigyne; cinq élamines insérées au même point que les pétales et alternes avec eux; ovaire infère, surmonté de deux styles ou d'un seul bifide; stigmates simples. Le fruit esthacci forme, ombiliqué, orbiculairc ou didytne, comprimé, à deux noyaux de consistance coriace et chartacée, monospermes. Les plantes de ce genre sont des arbres ou des arbustes à feuilles alternes, et même des herbes à liges simples; elles habitent les contrées chaudes des deux continents, et principalement les lies de l’archipel Indien et l’Amérique méridionale. Quelques es-

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pèccs herbacées se trouvent dans le nord de l'Amérique et en Chine. Les feuilles sont ternées, quinées ou digitées. rarement simples ou décomposées : leurs pétioles sont engainants à la base. Les fleurs sont disposées en grappes ombellées; dans les espèces herbacées, elles sont solitaires au sommet de la tige et longuement pédonculées.

Parmi les espèces herbacées, on peut citer pour exemple: leGnufiXti a cinq rtc ili.es. Panas quinquefolinm , L. Cette plante a des racines charnues, fusiformes, de la grosseur du doigt, roussâtres en dehors, jaunâtres en dedans, souvent divisées en deux branches pivotantes, garnies à leurs extrémités de quelques fibres menue!; d'une saveur un peu âcre, aromatique et légèrement amère. De ces racines s'élève, chaque année, une tige simple, glabre, droite, haute de trois à quatre décimètres, et portant â sa partie supérieure trois feuilles pétiolées, verticillées, composées chacune de einq folioles inégales, ovales, lancéolées, aigues et dentées ù leurs bords. Les fleurs, de couleur herbacée, forment une petite ombelle simple au sommet d'un pédoncule commun, et il leur succède des baies arrondies acquérant une couleur rouge par la maturité. Tout ce qu'on a dit sur les propriétés analeptiques et aphrodisiaques de la racine aromatique de celtâ plante, est conlrouvé par l’expérience qui n'a fait reconnaître en eHe que des qualités légèrement toniques et stimulantes. Les Chinois avaient une (elle confiance dans ses vertus qu'ils la payaient au poids de l'or, parce qu'elle était très-rare dans leur pays et qu'elle ne se rencontrait que dans les montagnes voisines de la Tarlarie. Ils -lui donnaient, dans leur style emphatique, les titres (f Esprit pur de la terre, de Recette d'immortalité-, de Reine des plantes. Lorsqu'elle fut découverte dans l'Amérique septentrionale, les Hollandais, profitant de l’aveugle enthousiasme des Chinois. «n apportèrent une grande quantité dans le pays de cçs derniers, et gagnèrent parce moyen des sommes considérables. Depuis ce temps, le Ginseng a beaucoup diminué de valeur, mais n'a cependant pas perdu toute sa réputation. Un l'administre en poudre, à la dose de quatre à huit grammes, ou en infusion aqueuse et vineuse, à une dose double ou triple.

Les espèces ligneuses de Ginseng, au nombre de huit ou dix, sont de beaux arbres à feuilles et à fleurs trèsodorantes. On remarque, entre autres, les Panas pinnatum, Lamk., et Panas fruticosutn, L., qui croissent à Amboine, et que Rtunph ( Herb . Amboin. , 4, p. 70 et 78, tab. 32 et 33) a décrites et figurées sous les noms de Scutcliaria eecundu et tertio. Aublet (Guian., 2, p. 949, lab. 300 ) en a fait connaître une fort belle espèce remarquable par le duvet jaunâtre et comme doré qui revêt les jeunes rameaux, le dessus des feuilles et les parties «térieures des fleors. C’est pourquoi Valil (Eclog.f 1, p. 33) lui a donné le nom de Panas chrytophyllum , mais Kunth lui a restitué celui de Panas undulatum (Morototoni), imposé par Aublet. Il est connu chez les colons de la Guiane , sous les noms de Bois- Canon bâtard, d’ Arbre de Mai et d’ Arbre de la Saint- Jean.

G10BERT1TE. min. L’un des synonymes de Magnésie carbonatée. P. ce mol.

GIOÇARA. bot. Espèce de Palmier.

GIOENIE. Gioenia. moll. Tous les conchyliologislos ont reconnu avec Draparnaud la supercherie de Gioeni, qui a décrit dans un petit Mémoire imprimé à Naples, en 1783, les habitudes, la manière de marcher d'un animal fabuleux, qui n'était que l'estomac armé de pièces calcaires du Dulla lignaria. Sa description était [ tellement circonstanciée, que Bruguière et Relzius y j furent trompés et en firent un genre sous U nom de l’inventeur. V. Bulle et Chai.

GIOL. bot. Synonyme provençal d'ivraie.

GIOLET. bot. L'un des noms vulgaires du Momor ilica Elaierium et non du Concombre sauvage.

GIP-GIP. ois. Espèce du genre Martin-Pêcheur. y. ce mot.

GIPS. mis. y. Gtpse.

GIPSITE. mis. Substance blanche ou verdâtre, en petites masses mamelonnées; elle raye la Chaux carbonatée; sa pesanteur spécifique est 3,4; elle donne de l'Eau par la calcination, en laissant une matière blanche, infusible, qui se colore en bleu lorsqu’on la chauffe avec le nitrate de Cohall; elle est ditsoluhlc dans l'Acide j nitrique, et la solution précipite de l'Alumine par l’Ammoniaque; elle donne à l'analyse chimique : Alumine. Cm; Eau, 55. Ce minéral a été trouvé dans une mine de Manganèse, à Kichemont dans le Massachusset , aux États- Unis.

GIRAFE. Camelupardalis. m a*. Ce genre de Ruminants, très-distinct, et formant même, dans son ordre, une petite famille â part, est caractérisé par l’existence permanente, et dans les deux sexes , de prolongements frontaux solides, enveloppés d’une peau velue qui se continue avec celle de la télé. Ces prolongements sont d'abord formés de deux portions, dont l'une, interne, est très -réticulaire et spongieuse, l'autre externe est dense et compacte; mais chez les vieux individus, toute la masse a pris une dureté et presque une contexture éhuruées; des trous plus ou moins grands, dont la base est percée, donnent passage aux vaisseaux nourriciers, comme l'a constaté Geoffroy Saint -Hilaire qui a trouvé dans les cavités longitudinales de l’os quelques artères qui s'y étaient desséchées, y. Bois. Outre ces deux prolongements, on remarque encore un tubercule osseux , ressemblant un peu à une troisième corne, et qui est formé par une excroissance spongieuse du frontal. Ce tubercule, qui occupe le milieu du chanfrein, est quelquefois calleux. Ouelquefois aussi, à ce qu'il parait (probablement chez les jeunes individus), il est garni de (rès-longs poils. Mais le caractère, sinon le plus remarquable, du moins celui qui a le plus attiré l’attention des voyageurs, c’est la hauteur dispro|>ortionnée j du train de devant. L'animal est, vers le garrot, plus ! élevé de quinze ou dix-huit pouces qu'il ne l'est vers la j croupe. La Girafe étonne encore par ses membres.longs s et grêle», contrastant avec la brièveté de son corps, et | surtout par son cou très-allongé. Sa tête, très-longue i aussi, ressemble à quelques égards en elle-même à celle du Chameau, et l'allongement considérable du cou rend : celte ressemblance encore plus sensible. De là l'origine j du nom de Camelopardalis, Chameau- Léopard , qui lui fut appliqué originairement. L'élévation dispropor-

tionnée du train de devant a été attribuée par les uns à l'extrême hauteur des apophyses (ransverses des premières vertèbres dorsales; par quelques autres, à la longueur très- grande de l'omoplate; par le plus grand nombre, à l'extrême grandeur des jambes de devant. Plusieurs voyageurs, et d'après eux Buffjn et d'autres zoologistes, ont même été jusqu'à dire que les membre* antérieurs sont deux fois aussi longs que les postérieurs . Pour détruire celte assertion erronée, il suffit d’observer que le fémur cl l’bumérus sont égaux, et que le radius ne surpasse le tibia que de six pouces seulement. Celte différence, bien faible, eu égard à la taille considérable de l'animal qui a quinze ou seize pieds de haut, est même en partie compensée par l’os du canon postérieur. qui a un pouce ou deux de plus que l'antérieur, La vérité est que cette hauteur disproportionnée du train de devant ne peut être expliquée par aucune de ces trois circonstances organiques en particulier, mais l'est par leur existence simultanée. Il parait très-vraisemblable aussi, que l’animal lient dans une flexion habituelle, les diverses parties de sa jambe de derrière, et fait ainsi ressortir la hauteur de celle de devant. Celle seule supposition rend très -bien compte de l'exagération où sont tombés, en avançant que le membre antérieur est double du postérieur. les voyageurs qui ont vu la Girafe vivante. Le cubitus et le radius sont très-séparés dans leur partie supérieure; ils le sont aussi à leur partie inférieure; mais dans le reste de leur étendue, ils sont, du moins chez les adultes, entièrement confondus. sans qu'il reste aucun indice de leur séparation primitive. On n'avait point encore remarqué celle disposition qui, sans être très- digne d'attention en ellemême, devient remarquable, parce qu'elle est particulière à la Girafe. Du reste, le squelette de cet animal ressemble en général à celui des autres Ruminants. Comme dans la majeure partie d'entre eux, le cuboïde et le scaphoïde sont soudés au tarse; et les dents sont au nombre de trente -deux, savoir : à la mâchoire inférieure, douze molaires et huit incisives; à la supérieure douze molaires seulement. La Girafe n'a ni larmiers ni muffle : ses genoux sont calleux; une callosité se voit aussi à sa poitrine; ses mamelles sont inguinales et au nombre de quatre.

Ce genre n’est formé que d’une seule espèce, Camelopardalis Giraffa, L. Ce quadrupède est le plus élevé de tous les animaux : il a d'ordinaire de treize à dixbull pieds de haut, quand il tient son cou dans la position verticale. Delalande a vu au cap de Bonne-Espérance une très grande peau de Girafé, qu’il a trouvée être longue de vingt-quatre pieds. Le fond de son pelage est blanchâtre; mais sa robe est parsemée de taches de disposition et de forme variables, toujours si nombreuses et si grandes en même temps, qu’elle parait de luin presque entièrement brune. Ces taches, tirant sur le fauve chez tes femelles et les jeunes individus, deviennent presque noires chez les vieux mâles; une petite crinière prend naissance un peu au dessous des oreilles, et finit au milieu du dos chez les jeunes, vers l'épaule chez les vieux sujets; la queue ne descend pas tout à fait jusqu'au canon; elle est terminée par une touffe de crins d’une grosseur et d'une dureté extrêmes. Les cornes ,

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étroites el parallèles entre elles, et longues de six pou* ces chez le mâle, sont garnies à l'extrémité d’une semblable touffe; les oreilles sont un peu plus longues. Les femelles diffèrent des mâles par des taches beaucoup plus claires, une taille moins élevée et des cornes moindres. Levaillant avance, sur le témoignage des Hottentots, que leur gestation est d’un an, et qu'elles donnent naissance à un seul petit. Les Girafes sont douces et timides; elles vont par petites troupes de cinq, six ou sept environ. Attaquées, elles préfèrent la fuite à la défense. Mais, si la fuite leur devient impossible , elles se défendent en lançant à leur ennemi des ruades qui se succèdent en si grand nombre et avec une telle rapidité, qu'elles triomphent même des efforts du Lion. L'allure habituelle de cet animal est une sorte d'amble ; elle n'a rien de gauche ni de désagréable, quand il marche; • mais vient-il à trotter, on croirait, dit Levaillant à qui nous empruntons une partie de ces détails, que c’est un animal qui boite, en voyant sa tête perchée à l'extrémité d'un long cou qui ne plie jamais, se balancer de l'avant en arrière, et jouer d'une seule pièce entre les deux épaules qui lui servent de charnières. • Du reste la Girafe court avec une grande vitesse : un cheval au galop ne peut l'atteindre.. Elit se nourrit habituellement des feuilles des arbres el particulièrement de celles d’une espèce de Mimeuse; elle broûte aussi quelquefois l’herbe, mais assez rarement, parce que, ajoute Levaillant, le pâturage manque dans la contrée qu’elle habile; parce que, disent les autres voyageurs, elle ne peut le faire que difficilement*, et en s'agenouillant, ou en écartant les jambes. — Les Hottentots lui donnent la chasse, et la tuent avec des flèches empoisonnées. Ils emploient son cuir à faire des vases pour conserver l’eau, el mangent sa chair et la moelle de ses os. La Girafe n'est pas rare dans le pays des grands Namaquois, sous le vingthuitième degré. On la rencontre aussi dans quelques autres parties de l’Afrique méridionale centrale. Elle était connue des anciens : les Romains lui donnaient le nom de Camelopardalis , dont Linné a fait son nom générique. Celui de Girafe,- adopté depuis assez longtemps par les Européens, est dérivé du nom arabe du même animal. Les Romains ont eu plusieurs fois des Girafes vivantes dans leurs jeux. C'est sous la dictature de César que ces animaux parurent à Rome pour la première fois.

GIRAFRA. bas. Synonyme de Girafe.

GIKALBIEU. ois. Synonyme vulgaire de Marouetle. é'. GaLLIRCLE.

G1RALDINA. ois. Même chose que Girardin. V . ce mot.

GIRANDETS. bot. Famille de Champignons qui, dans Paulet, sont la même chose que Girolles. V. ce mot.

GIRANDOLE, bot. Les jardiuiers appellent ainsi Y Amaryllis orientalis el le Mead i a dodecathea. On a aussi appelé YJIotlonia patustrm et le Chara cul garis Girandole d'eau.

GIRARD, ois. L'un des noms vulg. du Geai. y. Corbeau.

GIRARDE. bot. .Nom vulgaire d’une variété de la Julienne.

G1R.ARDEL. ois. Syn. vulgaire de Chevalier aboyeur. y . Chevalier.

GIRARD-ROUSSIN. bot. L’un des noms vulgaires de l’Azaret d'Europe.

GIRARDIN, GIRARD1NE. ois. Noms vulgaires de la Marouetle. y . Gallimjlr.

GIRARDINIE. Girardinia. bot. Genre de la famille des llrlicées, établi par Gaudichaud dans la botanique du voyage de l’Uranie. Caractères : fleurs monoïques; les mâles ont le calice à quatre divisions; quatre étamines el le rudiment d’an pistil â massue presque ovale; les femelles ont le calice également divisé, mais irrégulièrement; le stigmate est très-long, filiforme, velu; l’akène obliquement ovale, comprimé, presque lenticulaire el lisse. Gaudichaud cite comme type de ce genre YUrlica pattnala de Leschenaud.

G1RASOL. bot. Ce nom, qui signifie proprement dans les dialectes méridionaux soleil tournant, avait d'abord été donné à Y Helianthus annuus , aussi appelé Tournesol, ce qui veut dire la même chose : de là l'application que l'on a faite quelquefois du nom de Girasol au Pastel. Isatis (inctoria, au Crolon tinclorium , même au Ricin us communt*..L'Eclusc appelle encore le fruit du Jacquier Girasol.

GIRASOL. lia. Ou désigne par ce mol un certain aspect chatoyant qu’offre l'Opale ordinaire , lorsque d’un fond gélatineux el d’un blanc bleuâtre, elle lance des reflets rougeâtres et quelquefois d’un jaune d’or. Les lapidaires donnent le nom de Girasol oriental à une variété de Corindon, qui est â peu près dans le même cas.

GIRATORES. ois. Ordre établi par Blainville afin d'y placer les Pigeons.

GIRAU. ois. Nom vulgaire du Geai, Corvus glandarius, L. y. Corse ai*.

GIRAUMONT ou CITROUILLE, bot. Espèce du genre Courge, y. ce mot.

GIRELLE. Julis. pois. Sous -genre de Labre, y. ce mot.

GIRERLE. ois. Syn. vulgaire de Mauvis. y. Meri.k.

GIR1LLE. bot. L'un des noms vulgaires de la Chanterelle. y. MErcle.

GIRITILLA. bot. Plante de Ceylan, citée et figurée sous ce nom par Burmann ( Thesaur. Zeyl.) qui en faisait une espèce de Lysimache, et qui depuis a été rapprochée de YExacum pedunculatum. D'autres plantes de Ceylan sont encore citées par Hertnann (Mus. Zeyl.) sous les noms de GJiinilella et de Ghirüella, dont l'une est peut-être une Genlianée aquatique et l’autre un Liseron.

GIROFLADE DE MER. polyp. Le Relepora cellutosa d'Ellis et de Lamarck est ainsi nommé par les pêcheurs de la Méditerranée , à cause de son odeur semblable à celle de l'GEillet. (Rondelet, seconde partie, p. US). y. RetEpore.

GIROFLE (cloc de), bot. y. GEroplier.

GIROFLE. Caryophyllœus. irt. Genre de l'ordre des Cesloides, ayant pour caractères : corps aplati, inarticulé; tête dilatée, frangée; deux lèvres : une supérieure el l’autre inférieure. Ce genre ne renferme qu'une espèce : le Girofié changeant, ainsi nommé par

UO

Rudotpbi;Pallas. BaUchetGmelinleregardaienlcomme un Tœnia, Gœze comme un Easciola ; le» auteur» modernes lui ont con»ervé le nom de CaryophyUœus, proposé par Gmeliu au lieu de Caryophyllinus, que lui avaient donné Bloch et Schrank. Ahilgaard l'avait nommé Phylline. Ce sont de* Ver» long» de quelques lignes, large» d'une demi-ligne environ, de couleur blanche. La tète, aplatie, plus large que le corps de moitié ou des deux tiers, continue avec lui, est assez épaisse, frangée et profondément découpée en avant; le nombre des découpures varie beaucoup , elles sont plus ou moins saillantes et obtuses. La bouche ne s'aperçoit que très-difficilement et lorsque les franges de la tète sont rétractées; elle est formée par deux petites lèvres larges, courtes et très- obtuses. Le corps est oblong, plus ou moins atténué vers l'extrémité postérieure et le plus souvent, aplati, rarement très-plat ou cylindrique. Sa surface est presque toujours lisse, rarement rugueuse ou crénelée; l'extrémité postérieure est obtuse; elle a paru à Itudolphi.percée d'une ouverture labiée dans quelques individus; il indique encore une sorte de canal longitudinal parcourant le corps; il est assez difficile de la distinguer dans la plu|*arl des individus. Enfin , Rudolphi , d’après Zeder, avait indiqué (Entos. /Est., I. t, p. 909) des sexes séparés sur deux individus différents; celte opinion lui parait maintenant erronée (Syn., p. 440), et cela est fort probable. la forme générale de ce Ver est très-variable lorsqu'il est vivant, il prend une infinité d'aspects par les mouvements de dilatation et de contraction de sa tête et de son corps. Il se trouve dans les intestins de la Bordelière, de la Carpe, de la Tanche, de la Loche et d'un grand nombre d’autres Poissons qu'il serait trop long de mentionner.

GIROFLÉE. Cheiranthus. bot. Genre de la famille des Crucifères, et de la Télradynamie siliqueuse, établi par Linné qui lui donna la plus grande extension, c'està-dire y comprit un grand nombre de plantes, dont R. Brown (//or/. Kew., édit. 9, vol. 4) et De Candolle (Syê I. Ziegn. Peget., vol. 9) ont formé plusieurs genres distincts. Voici les caractères du Cheiranthus f d'après ces différents auteurs : calice fermé, à deux sépales latéraux, ayant leur base en forme de sac; pétales à limbe ouvert, oboval et émarginé; étamines libres, sans dents; stigmate à deux lobes écartés, ou capilé, placé sur un style tantôt long, tantôt au contraire très-court; silique cylindracée, comprimée, biloculaîre et bivalve ; semences ovales, comprimées, disposées sur un seul rang, ayant des cotylédons accombanls. Ainsi constitué, ce genre est restreint à un nombre assez petit d'espèces; ce sont des herbes bisannuelles où vivaces, ! quelquefois même des sous -arbrisseaux qui s'élèvent jusqu'à un mètre ; leurs tiges sont cylindriques ou cannelées , couvertes parfois d'une pubescence courte et appliquée; leurs fleurs sont en grappes, de côuleurs variables, jaunes, blanches, ou pourpres; il y en a de versicolores, c'est-à-dire qu'elles naissent blanches ou jaunâtres, et que, vers leur déclin, elles deviennent pourprées ou de couleur de fouille.

Les genres entièrement formés aux dépens du Chei - ■ ranthus de Linné, sont le Mathiô/a et le Malcomia I

de Rob. Brown- On a porté, en outre, plusieurs de ses espèces dans les genres Hesperis et Sisymbrium; enfin , les Cheiranthus de la Russie méridionale et de l'Asie-Mineure, décrits par Pallas, Willdenow. Marschal de Bieberslein et Russe!, appartiennent au genre Sterigma de De Candolle. Le Cheiranthus de Brown diffère du Mathiola par ses stigmates, qui ne sont ni trop épaissis ni prolongés en forme de cornes, des Malcomia et de 1 ' Hesperis, par les mêmes stigmates distincts et non réunis, et formant une pointe longue, et du Slerigma , par ses filets distincts. La structure des cotylédons fait encore différer le Cheiranthus d’avec ces différents genres. Dan» ceux-ci, ils sont incombants, c'est-â dire que la radicule est couchée sur leur dos Ce caractère, bien plus que la silique tétragone, distingue VErysimum, genre d'ailleurs très-voisin du Cheiranthus; plusieurs espèces de celui-ci ayant aussi une siliqiie de celte forme.

Le plus grand nombre des vraies Giroflées habile la Taurkte et l’Europe australe; quelques-unes croissent en Sibérie, et une seule dans l’Amérique du Nord. Les espèces ligneuses et à fleurs versicolores, sont indigènes de Nadère et de» autres Ile* Canaries. Dans son Prodromus Syst. Ztegni Pegetabilis, 1. 1, p. 155. le professeur De Candolle a distribué, en deux sections auxquelles il a donné les noms de Cheiri et Cheiroides , les huit espèces bien déterminées, qui com|*o»enl le Cheiranthus, genre qu’il place dans la tribu des Arabidées ou Pleurorbizées siliqueuse». La première section est caractérisée par l'absence presque complète du style, et par les graines non bordées. Outre le Cheiranthus atpinus et le Cheiranthus œhroleucus , belle plante qui croit dans le Jura et jusque sur le* montagnes assez basses de l'intérieur de la France, cette section renferme l'espèce suivante, que sa beauté et son agréable odeur font cultiver avec profusion dans tous les jardins.

■ La GmorrÉi Violieb, Cheiranthus Cheiri , L., a une lige dure, presque ligneuse, blanchâtre, et émet plusieurs branches qui atteignent quelquefois cinq décimètres. Ses feuilles sont éparse», lancéolées, un peu étroites, très entières, verdâtres, et quelquefois couvertes de poils bipartites et rares. Elle porte des fleurs d’un jaunè rouillé, qui, par la culture, prennent beaucoup de développement. Sous le rapport des couleurs, les jardiniers en distinguent un grand nombre de variétés. A ces Bear» succèdent des silique» linéaires terminées parles lobes du stigmate recourbés. Cette plante croit naturellement sur les murs, les toits, et dans les endroits pierreux de l’Europe.

La seconde section ( Cheiroides, DC ) a le style filiforme, les graine» bordée» et la silique tétragone. Elle contient les espèces ligneuses ou sous - ligneuses qui habitent les Iles Fortunée» et l'Espagne. Amfrzejoski, auteur d'un Iravali inédit sur le» Crucifère», en constitue un genre particulier «ou» le nom de Psilostylis.

Enfin, De Candolle (toc. cit. ) a placé à la fin six espèces décrites par les auteurs, comme des Cheiranthus, mais dont le» description» sont trop incomplète* pour être rapportée» définitivement à ce genre.

GIROFLIER, bot. Pour Géroflier. P. ce mot.

GIKOL. holl. Adanson (Voyage au Sénégal, p. 61, pl. 4 ) nomme ainci une jolie espèce d'OIive, que Lamarck, d’abord dans les Annales du Muséum et ensuite dans le tome vu des Animaux sans vertèbres, p. 427, ii" 27, nomme Olive glandiforme, Olitn glundifonnit. I.e Girol d'Adanson n'en est qu’une variété.

GIROLE. bot. La racine de Chervi en quelques endroits de la France orientale, porte ce nom.

GIROLLE etGIROLETTE. bot. Noms vulgaires adoptés par Paulet pour désigner plusieurs Mérules et Agarics.

GIRON, ois. L'un des noms vulgaires du Lagopède. y. Tétras.

GIRON, bot. L’un des synonymes vulgaires de Gouet.

GIRONDELLE D’EAU, bot. Ce nom, douné par quelques auteurs comme syuonyme de Cbaragne vulgaire, provient probablement d'une faute typographique, y. Girandole.

GIROULLE. bot. On désigne sous ce nom, dans quelques cantons de la France méridionale, des Ombellifères appartenant aux genres Carotte et Caucalide. y. ces mots.

GIS. bot. Synonyme de Prèle, y. ce mot.

GISEKIE. Gisekia . bot. Genre de la famille des Portulacécs, et de la Penlandrie Pentagynie, établi par Linné ( Mantis 554 et *562), et caractérisé ainsi : calice composé de cinq folioles ovales, persistantes et légèrement scarieuses sur les bords; point de corolle; cinq étamines dont les filets sont très-dilatés à la base; cinq styles et autant de stigmates obtus; fruit composé de cinq carpelles capsulaires, rapprochés, scabres, chacun contenant une graine ovale. Murray (*» Comment. Gott., 1772, p. 07, tab. 2« f. 1 ) a reproduit ce genre sous le nom de Kotreutera , qui a été depuis transporté par Laxmann et l'Héritier à un genre de la famille des Sapindacées. La plante qui le constitue, Gisekia pharnacioides. L. et Roxb. (Corom., n, tab. 185), ‘ a des liges herbacées, couchées et genouillées; ses feuilles sont opposées, péliolées, elliptiques-oblongues. entières et velues; les fleurs petites, de couleur triste, blanchâtres et disposées presque en verticilles dans les aisselles des feuilles. Elle croit dans les Indes-Orientales.

Le Pharnaceum oc cuit uni de Forskah! {Fl. Ægypt. yirab.y p. 58) a été ajouté comme seconde espèce sous le nom de Gitekia occulta , par Schultes (^rsf . yeget., t. vi, p. 755). Le peu de mots qu’en dit Forskahl convient, en effet, au genre Gisekie, mais avant de prononcer sur leur réunion définitive, il faudrait examiner de nouveau la piaule, et en faire une description détaillée.

GISEMENT, un. Souvent, mais mal à propos, écrit üiasement. On désigne en général par ce nom .la manière d’étre d'un minéral dans le sein de la terre. Les substances minérales peuvent se trouver à. la surface ou dans l'intérieur du globe de beaucoup de manières différentes : tantôt elles se présentent en grandes masses, sous la forme de montagnes, de couches, d'amas, de filons ou de veines, d’une étendue plus ou moins considérable; tantôt elles s'offrent en parties isolées, ordinairement d’un petit volume, qui sont disséminées

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