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des Thymélées , établi par Nées d'Escmbéeck qui 4ui donne pour caractères : fleurs polygamo-dioïques ; périanthe rotacé. à six divisions égales, membraneuses, assez larges et décidues; neuf étamines toutes fertiles et disposées sur trois rangs; les filaments sonl courts, linéaires et plans, ceux du troisième rang ont des glandes à leur base, ceux des deux autres en sont privés; les anthères ont deux ou quatre loges déhiscentes par des valvules ascendantes : les six extérieures sont suborbiculaires, trigones ou carrées, avec les oslioles grandes, presque rondes ou ovales et introrses; les trois anthères intérieures sont plus grandes que les autres, ovales ou trigones, avec leurs oslioles oblongues et extrorses; Pot aire est uniloculaire, uniovulé; le style est court et le stigmate tronqué; la baie est monosperme et glandiformc, assise sur le tube persistant et endurci du périanlhe. Les Goepperlies sont des arbustes et des arbres de l'Amérique méridionale; leurs feuilles sonl alternes, étalées, pubescenles ou soyeuses et penninervées; les panicules sont rétrécies, composées de deux ou trois fleurs, au sommet des rameaux.
GOERTAN. ois. Nom de pays, devenu scientifique, d’une espèce du genre Pic. y» Pic.
GfF.TUÈE. Gœlhœa. bot. Genre de la Moiiadclphio Polyandrie, L., dédié à l'un des plus célèbres poètes et philosophes allemands de ce siècle, par Nées et Mari ms (iVor. Jet. Uonn , t. xi, p. 91). qui en ont ainsi tracé les caractères : calice campanule, court, à cinq dents, ceint d'un involucelle très-grand, vésiculeux et à quatre ou six divisions profondes; cinq pétâtes qui adhèrent par la hase, à estivation roulée en spirale; étamines nombreuses dont les filets sont réunis en une longue colonne, et les anthères ovales, à deux loges; style allongé, partagé au soinpiel en huit à dix stigmates; fruit capsulaire formé de cinq coques coriaces et monospermes. Ce genre avait été rapporté par ses auteurs à la famille des Malvacées , mais à cause de ses anthères décrites comme hi!oculairesf le professeur De Candolle ( Prodrom . Sy»t. unie, yeget., 1, p. 501) l’a réuni aux Byllnériacées, tribu des Wallichiées. 11 ne sc compose que de deux espèces, Ga'thœa semperflorenael Geethœa cauliflora, Nées et Marlius, loc. vit., lah. 7 et K, qui habitent les forêts vierges du Brésil. Ce sonl des arbres ou arbustes à feuilles coriaces, un peu glabres, elliptiques et dentées dans la première espèce, oblongues et entières dans la seconde, à pétioles velus, à stipule* étroites et à fleurs très-grandes, axillaires, sur des pédoncules uniflores et penchés, naissant sur le tronc dans la seconde espèce, et possédant des involucellcs vésiculeux, réticulés, d’une belle couleur écarlatfe ou d'un brun ppurpré.
GCETH1TE. mix. Substance particulière, encore peu étudiée; elle est en lames d'un rouge jaunâtre, et d'un rouge très-vif lorsque les lames sont traversées par une vive lumière; la poussière est d'un rouge orangé ; qnel ques-unes de ces lames présentent des traces de cristallisation, qui semblent devoir les faire rapporter à un prisme reciangulaire ; ce sonl de petites tables biselées sur deux bords opposés, et portant des biseaux et des facettes obliques sur les autres. L’analyse chimique a présenté : Peroxyde de Fer, 89; Eau, 1t.
GOETZIA. mt. Et non Goezia. Genre établi par Zedor qui lui donna par la suite le nom de Colcbus. Il était composé de deux espèces : le Goetzia i ne nuis dont Kudolphi a fait le genre Liorhynchus , et le Goetzia ai muta , Prionoderme de Kudolphi. C'est un Ver douteux, trouvé une seule fois par GoCze, dans l'estomac d'un Silure.
GOUURIA. bot. Synonyme de Visnage, y. ce mot.
GOIAVK et GOYAVIER, bot. Pour Gouyave et Gouyavier. y. ces mots.
GOIFFON et GOISNON. rois. Sy.n. vulg. de Goujon.
ÙOIBAN. ois. $yn. ancien de Rondrée. y. Falco*, division des Buses. .
GOITRE, zool. Développement considérable du corps thyroïde, qui, cher l’Homme, est une tuméfaction morbifique, laquelle, portée à un certain degré de développement, caractérise des individus imbéciles, appelés communément Crétins. On attribua plus d'une fois celle maladie, assez fréquente dans plusieurs cantons de montagnes, à l'usage de l'eau de neige, mais tous les montagnards qui' boivent de cette eau, ne sont pas goitreux , et l'on trouve des crétins en beaucoup de lieux éloignés des neiges éternelles. L'Iode passe pour un excellent remède contre celle infirmité qui, souvent, attaque le cou des plus belles femmes de nos capitales, qui ne boivent pas d'eau de neige et ire sont pas imbéciles. Chez les Reptiles, le Goitre n'est pas une infirmité, mais un caractère d'espèce ou de genre dont l'erpétologiste doit tenir compte. Il est alors soutenu par des prolongements de Ko* hyoïde. Quelquefois la peau qui le recouvre change de couleur, selon la passion qu'éprouve l'animal en la renflant.
GOITREUSE, ois. Nom employé par quelques auteurs pour désigner le Pélican.
GOITREUX. ois. Espèce du genre Menakin. y. ce mot.
GOITREUX ou GOITREUSE, bept. salb. Noms vulgaires de l'Iguane ordinaire.
GOL. anxêl. Synonyme de Pontobdelle. y. ce mol.
COLA. mai. L'un des noms vulgaires du Chacal, y. Chie*.
GOLAR. holl. Synon. de Solen striyHlalus , Gmel.
GOLD. ■!*. y. Oh.
GOLDBACUIE. Goldbachia. bot. Genre.de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliqueuse, L., établi par le professeur De Candolle (Syst. yeget. natur., I. U, p. 575} qui l'a placé dans la tribu des Anchoniées ou des Notorhizées Lomcntacées, et l'a ainsi caractérisé : calice dressé, à sépales non bossus A la base ; pétales à peine onguiculés, obtus et obiongs; étamines libres ; silique oblongue, Inarticulée; style presque nul; graines pendantes dans chaque loge, A cotylédons incombants, plans ou légèrement courbés; fleurs petites, de couleur blanche ou lilas. Ce genre a été formé aux dépens des Haphanus . Par la forme de sa silique, il est très-voisin du Didesmus , mais il s'en élojgtie par la structure des cotylédons; toutes ses étamihes libres le distinguent de VAchoniutn , et scs graines pendantes du Cakite. Il se compose de deux espèces: 1° Coldbachia lœ ci gai a , DC. ; Haphanus Uvoigalus, Alarsch. Bieb., F/or. Taurico-Cauc ., il, p. I2tt. Cette espèce croit dans des sables mobiles, autour d’Astracan. Ses
1 pétales sont obiongs. entiers, du double plus longs que le calice; ses siliques lisses et pendantes. Elle a été figurée dans les Icônes seleclœ de Benjamin Delcssert, t. il, lab. 81. 2° Goldbachia torulosa , DC., espèce I très -voisine de la précédente et qui s'en distingue ù ! peine par ses feuilles, ses fleurs et ses fruits lorsque la I plante est jeune. Ses siliques sont cyfindracées, tubuleuses transversalement et presque redressées. Elle croit dans l'Orient.
GOLDFUSSIE. Golilfussia. bot. Genre de la famille des Acanthacées, de la Didynamie Angiospermie de Linné, établi par Nées Van-Ksembéeck, pour une petite plante que l'on avait placée d'abord dans le genre Huellia. Le type du genre nouveau, Goldftssie a veuilles inégales, Goldfussia anisophyUa, Nées, in PI. Asiat. rar., v. 3, p. 88 ; Bot. Magaz., 3404, ne s'élève pas à plus de deux pieds; elle est glabre, faiblement garnie de rameaux en zigzag, arrondis, comprimés et étalés. Les feuilles sont distiques, lancéolées, acuminées, dentées, réticulées, d’un vert obscur en dessus, d'un’vert plus pâle en dessous où les nervures sont Irès-proémi- ! nenles; le pétiole est court, faiblement ailé sur les bords; les stipules sont lancéolées, aigues et à bords entiers. Les pédoncules sont axillaires, légèrement inclinés; ils supportent chacun une fleur infundihuiiforme, longue d'un pouce et demi, d’un bleu azuré, nuancé, de- blanc et de brunâtre. Le calice est petit, divisé en cinq parties linéaires-Iancéolées, dressées, égales , d'un vert jaunâtre assez pâle, entouré de plusieurs bractées. Le tube de la corolle est très-peu renflé, et son limbe se divise en cinq lobes irréguliers, formant deux lèvres : la supérieure partagée en trois divisions réfléchies et â bords ondulés; l'inférieure n'a que deux loties également ondulés, mais un peu plus larges. Les étamines sont blanches. Le style est simple, presque en massue, terminé par un stigmate subulé. La capsule est arrondie , à six angles. La Goldfussie â •feuilles inégales appartient au climat de l'Inde; c'est conséquemment une plante de serre chaude; il lui faut une terre légère cl substantielle; elle demande des arrosements assez copiepx à l'époque de son entrée en végétation, et se propage de boutures.
GOLElAN. vois. Espèce du genre Cyprin, Cyprinus rieularis, L.
GOLFE. gEol. y. Me».
I GOLGOSlON. bot. Synon. de Rave, selon Adanson,
I GOL1A. bot. Nom donné par Adanson au genre Sot- ' danella des autres botanistes, y. ce mol.
GOLIATH. Goliàlh . ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, établi par Lamarck.aux dépens des Cétoines (Syst. des Anini. sans vert., p. 20Ù), et rangé par .Latreille ( Règne Aniui. de Cuv. ) dans la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides , avec I ces caractères distinctifs : mâchoires entièrement écailleuses; menton fort large, transversal ou en forme de coeur très-évasé; chaperon très-avancé et divisé en deux lobes, en forme de cornes. Les Goliath* ont une grande analogie d'organisation avec les Cétoines. Ils ressemblent encore davantage aux Trichies; mais ils s’en distinguent par la forme de leur menton et par la consistance écailleuse du lobe terminal des rtâcboires. Leur
prothorax est orbiculairc, cc qui les éloigne sensiblement des Cétoines. La pièce axillaire située en avant et à la base des élytres et <|u'Audouin a démontrée ( Annales des Sciences naturelles) être l'épinière du tuésolhorax , n'existe que dans quelques espèces du genre Goliath; elle.esl, au contraire, développée et trèsvisible dans toutes les Cétoines. Les Goliaths sont des insectes remarquables par leur forme et en général par leur grande taille. Ils sont exotiques et appartiennent à l'Afrique et à l’Amérique méridionale.
Goliath géaxt. Goliath giganteus , Lamk.; Cetonia Golialhus de Fahricius. Il peut être considéré comme type du genre. On en trouve deux variétés qui ont été figurées par Olivier (Entomol., n° 6, pl. 5, fig. 33, et pl. 9, fig. 33).
Goliath CACiQrs. Goliath Cacicut, Lamk.; Cetonia Cacicus de Fabricius et d’Olivier. Ce dernier en a donné une lionne figure (toc. cit.} n° 6, pl. 4, fig. 22). Fabricius et Olivier disent qu'elle ‘habile l’Amérique méridionale.
Goliath Polyphèhi. Goliath Polyphemus, Lamk.; Cetonia Polyphemus d’Olivier ( loc . cit n° 0. pl. 7. fig. G1 ). Il a été recueilli en Afrique. Lamarck se borne à la description de ces trois espèces; mais il rapporte au même genre les Cétoines tnicans , Ynca de Fabricius cl bifula d'Olivier. Lalreille eroit que la première et la troisième appartiennent au genre Cétoine, et que celle désignée sous le nom d’Ynca esk sèule un Goliath - Le même auteur décrit une espèce nouvelle, le Goliath barbicorne, Goliath barbicornis de Maclay.
Dejean, Cat. des Goléopt., p. CI, et Kirby. Trans. Linn. Societ.. t. xiii.
GOLO-BEOU. ois. Espèce du genre Merle. ce mot.
GOMARA. bot. Le genre institué sous ce nom. par Adansuu . est rentré entièrement dans le genre Crassula de Linné, tel qu'il a été modifié par llaworth.
GOMAKIK. Gomaria. bot. Genre de la famille des Pcrsonées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Ruiz et Pavon ( Prodr. Flot. Per., 162 ) qui lui ont assigné pour caractères : une corolle irrégulière, dont le tube est courbé et resserré vers son milieu; le limbe à cinq découpures : les quatre supérieures égales, l’inférieure plus arrondie et plus profonde; un appendice membraneux en forme de coupe; filets des étamines courts et insérés A l’étranglement du tube; style trèscourt. persistant , terminé par un stigmate capilé ; capsule ovale , presque lélragone, à deux valves et & deux loges renfermant un grand nombre de petites graines oblougues.
Le Gomaria racemosa , Ruiz et Pavon (loc. cit.), est une plante dont les tige* sont ligneuses et les branches garnies de feuilles lancéolées , denliciilées à leur partie supérieure; et les fleurs disposées en grappes. Elle croit dans les grandes forêts du Pérou.
Le nom de Gomaria avait été employé par Adanson pour désigner le genre Crassula de Linné. V. ce dernier mot.
GOMART. Bursera. bot. Ce genre, de l'Ilexandrie Monogy nie, a été constitué par Jacquin et Linné. Placé d'abord dans la famille ‘des Térébinlhacée», il est devenu le type de la famille des Burséracées, établie par
Kunth dans l’ouvrage qu’il a publié sur les genres de Térébinlhacée* (Annales des Sciences naturelles, juillet 1821). Voici les caractères que ce botaniste en a tracés : calice persistant, quadrifide, à trois ou à cinq parties caduques; lobes assez épais, ovales, obtus. concaves et égaux; quatre pétales insérés sous le disque, oblongs, larges à la base, trois fois plus longs que le calice, égaux, réfléchis, et à estivation valvaire ; huit étamines insérées sous le disque, plus petites que la corolle, à anthères oblongues et déhiscentes dans le sens de leur longueur; disque annulaire, presque toujours A huit crénelures; ovaire ovoïde, sessile, triloculaire, renfermant des ovules géminés, collatéraux et fixés A l'axe central, surmonté d'un stigmate sessile et trilobé; drupe obliquement oblong , convexe du côté extérieur, offrant des angles obtus à sa partie intérieure, à trois osselets ou noyaux, dont deux sont rudimentaires; l’écorce du fruit est charnue, succulente, et se sépare en trois valves ; chaque osselet monosperme est couvert d’une pellicule ( pulpeuse, d'après Jacquin ); graine pendante du sommet de la loge, dépourvue d’albumen, munie d'un tégument membraneux, d'un embryon qui a la forme de la graine, et dont les cotylédons sont foliacés, charnus et chiffonnés; la radicule supérieure est droite.
Le Gomabt Goshieh, Bursera gummiferu, L. et Jacq. (A mer., tab. 05 ). est un arbre de l'Amérique méridionale et des Antilles où on lui donne les noms vulgaires de Sucrier de montagne. Chibou, Cacbibou. Gommier et Dois à Cochon. Les colons et les naturels de Saint-Domingue donnent aussi ces noms à Y Hedwigia balsamifera de Swartz, dont Pcrsoon a fait une espèce de Bursera. Les feuilles du Bursera gummifera sont alternes, imparipinnées, quelquefois lernées ou simples. à folioles três’-enlières et obscurément point Niées. Il porte de petites fleurs polygames et soutenues par des pédicelles qui sont accompagnés d'une bractée à leur base. Le nombre des parties de la fleur est variable entre trois et quatrç, selon Jacquin. Le fruit du Gomarl est plein d'un suc balsamique, qui découle aussi des incisions faites à l’écorce, et qui se concrète A l’air. Ce suça de la ressemblance avec la Gomme résine élémi qui provient de plantes appartenantes aux Amyridées, voisines aussi, dans l'ordre botanique, de la famille des Burséracées.
On a essayé de cultiver le Gomart Gommier dans les serres d’Europe, mais il n’y a pas encore fleuri. Cet arbre et le Bursera acuminata, Willd.,sont les seules espèces du genre,, depuis que Kunth (loc. cit.) a adopté les genres Marignia de Commerson ou JJammara de Gærlner, JJedtcigia de Swartz, Colophonia de Commerson, qui avaient été réunis au Bursera par fcainarck. F. ces mots.
GOMÈSE. Gomesa. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie, L., établi sur une plante 'décrite dans le Botanical Mag tab. 11)48, et offrant pour caractères essentiels : un périanlhe presque hilnhié, à six divisions profondes, dont les deux antérieures sont conniventes avec les intérieures, et placées sous la lèvre inférieure; celle-ci est entière, sessile, dépourvue d'éperon , A deux crêtes, faisant
corps avec la base du gynoslème; une anthère mobile, terminale, renfermant deux masses polliniques. connivenles à leur sommet, avec le prolongement du stigmate. Le Gomesa reçu rca est une plante originaire du Brésil, dont les racines sont bulheuses, et les feuilles radicales lancéolées, oblongues et élargies à leur partie supérieure; ses hampes soutiennent un long épi recourbé, composé de fleurs verdâtres, accompagnées de bractées ovales et membraneuses.
GOMÈZE. Gomesa. bot. Ce genre, établi par Roh. Brown dans la famille des Orchidées ( Bot. Magas., 1. 1748), est le même que le genre Rodriguesia de Ruiz et Pavon.
GOMEZIA. bot. Pour Gomozia. V. ce mol.
GOMME, bot. Produit immédiat d'un grand nombre de végétaux, ordinairement solide, incolore, translucide, insipide ou d'une saveur Irés-fade. Exposée au contact de l'air, la Gomme parait n'en éprouver aucune altération; la lumière la jaunit; l'eau la dissout. On forme avec elle une masse gélatineuse plus ou moins épaisse, quelquefois simplement visqueuse; elfe est insoluble dans l'alcool et l'éther. Les Acides la dénaturent ou la décomposent : le sulfurique la carbonise d'abord , puis en modifie les caractères et les propriétés; le nitrique la convertit presque totalement en Acide mucique. Les dissolutions alcalines la précipitent d'abord sous forme d'une matière assez semblable au Cuscuru, et finissent par la dissoudre complètement. Chauffée dans un appareil distillatoire, elle se ramollisse boursoufle et donne, outre les produits que l’on obtient ordinairement, des matières végétales, une petite quantité d'Ammoniaque. La Gomme se trouve répandue dans toutes les parties des végétaux ; souvent elle transsude delà tige et vient se concréter sur l'écorce; souvent aussi on est obligé de faire macérer dans l'eau bouillante les parties qui la contiennent et de la séparer ainsi des substances insolubles dans l'eau. Quoi qu'il eu soit, la Gomme n'est jamais pure, et les principes qui l’accompagnent en ont fait distinguer autant d’espèces qu’il y a de végétaux qui la contiennent en quantités notables. On ne peut énumérer ici que les plus remarquables par leurs propriétés et leurs usages.
Gobie arabique : en fragments arrondis, translucides, limpides ou colorés en jaune ou en rougeâtre, fragile et très soluble dans l'eau, surtout après avoir été fortement desséchée au feu ; 'composée de 7,05 d'Oxygène, 45,84 de Carbone. 46,07 d'eau et 0.44 d'Azote. Les usages de la Gomme arabique, sont très étendus : elle sert à donner de la consistance au feutre, du lustre ô certaines étoffes, à coller et fixer les couleurs, etc. On l'emploie en médecine comme adoucissant. Elle découle de plusieurs Acacia et surtout du ilôt ica et du Gummifera.
Gomme Adragaxte. V. Adragaxt.
Gomme apricaihe ou du SExégal. C'est la même chose que la Gomme arabique; les fabricants la préfèrent parce qu'elle donne plus de consistance à leurs apprêts.
Gomme de Bassoka. Même chose que Gomme Adragante.
Gomme de Cerisier ou du pays : en fragments ar-
rondis, quelquefois très -volumineux .transparents , limpides ou colorés en jaune et en brun; d’tin<*«aveur fade particulière, même un peu acerbe. Elle est composée de 11) d'Acide carbonique, 43 d'eau et d’Acide acétique, de 32 de Carbone, 4 de sulfate et de phosphate de Chaux, 3 d'huile chargée d’un peu d'Ammoniaque. La Gomme du pays est peu soluble dans l’eau, sans cependant former avec elle un mucilage semblable à celui de la Gomme Adraganle, elle lient une sorte de milieu entre celle-ci et la Gomme arabique. Tous les Pruniers et Cerisiers fournissent de celle Gomme.
Gomme torique. Même chose à très -peu près que la Gomme arabique.
On a improprement donné le nom de Gomme aux substances suivantes :
Gomme ALorcHi, ammoxiaqub, Cauccme. Caraigxb,
GuTTE, OPPOPAHAX, SaGAPEXUM OU SERAPHIQUE, DE
Cèdre, Copal, ElEmi, de Gayac, Laque, de Lecce, Hédêre ou de Lierre, Tacamaque. V. Hésites.
Gomme des fuxêr ailles. V . Aspmalt.
Gomme Elastique. A'. Caoutchouc.
Gomme ex larmes. V. Galbaxum.
Gomme REsixe. A'*. Rêsixe.
GOMMIER, bot. On a donné ce nom à divers arbres qui produisent de la Gomme; ainsi l’on a appelé :
Gommier d’Arabie, l 'Acacia gummifera , qui produit la véritable Gomme arabique du commerce.
Gommier bi.axc, les Bursera gummifera et balsamifera. V. Go m art.
Gommier rouge, V.-tcacia Nilotica , etc.
GOMOKTEGA. bot C'est ainsi que Ruiz et Pavon ( System . t'tor. Perueianœ et Chitiensis, p. 108) ont nommé lin genre de la Décandrie Monogynie, L.; ils l’ont dédié à Gômez Ortega , en l’honneur duquel le genre Ortegia avait déjà été fondé. Persoon s’arrêtant à cette seule considération avait changé ce nom générique en celui d ' Adeno&temmn, et De Candolle a semblé sanctionner cette mutation lorsqu’il a établi (Théorie élément, de la Bolan., 2° édition, p.2(>5) que les noms génériques, dans lesquels on veut exprimer à la fois le nom et le prénom de ceux auxquels on les dédie,- devaient être proscrits. Cependant, le genre dont il s'agit n’a pas été admis dans ce Dictionnaire sous le nom donné par Persoon, probablement à cause de sa trop grande ressemblance avec celui d’ Adenostemma, autre genre de la famille des Cofyinbifères établi par Forster. En conséquence, nous en exposerons ici les caractères : corolle à six pétales; dix étamines disposées sur trois rangées, et graduellement plus petites; deux glandes à la base de chaque filet ; deux à trois stigmates; drupe uniloculaire, renfermant une noix très-dure à deux on trois loges; noyaux comprimés. L'unique espèce de ce genre, mentionnée par Persoon sous le nom A' Ai Icnostemum minium , est un bel arbre toujours fleuri, à feuilles oblongues, lancéolées, luisantes, exhalant une odeur analogue à celle du Romarin, et qui parait due I à une substance résineuse, imprégnée d’une huile VQlalilc particulière. Ses fruits ont une saveur agréable, et son bois est pesant, marqué de très -jolies veines. Il croit dans les forêts du Chili. C’est le même arbre que