‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 31 sur 117 · COM · texte numérisé non relu

COM

Molina ( Ilist. Chil., p. 202) a décrit «ouf le nom de Lucuma keale.

GOMOSIA oc GOMOZIA. bot. Genre établi par Muti* sous le nom de Gomezia, el adopté par 4. inné flls‘, qui. par erreur typographique. Ta fait connaître sous celui de Gomozia. Selon Smith, ce gçnre est le même que le A erteria de Gærtner. ce mot.

GOMPIIENA. ois. Pour Coinphrena. F, ce mol.

GOMPHIE. Gomphia. bot. Ce genre fait partie de la famille des Ochnacées, Décandrie Monogynie, el même de Yüchna de Linné. Ses Heurs sont hermaphrodites et présentent un calice à cinq divisions profondes el caduques, avec lesquelles alternent cinq pétales onguiculés, égaux, ouverts el caducs également. Dix étamines égales et libres, dont les filets sont extrêmement courts, el dont les anthères dressées, oblongues el hiloculaires, s'ouvrent par un double porc au sommet, s'insérant autour de la base amincie de l'ovaire. Celui-ci se compose de cinq loges distinctes, contenant chacune un ovnle fixé au bas de leur angle interne, et portées sur un support commun , du milieu duquel part un style dressé. Ce support, épaissi après la chute dn style, prend le nom de Gynohase, et les loges, dont le nombre est souvent diminué par avortement, simulent à la maturité autant de fruits légèrement charnus el monospermes. Les graines sont dépourvues de périsperme . et l'embryon est à cotylédons épais el à radicule supérieure.

Les espèces de ce gençe sont des arbres ou des arbrisseaux très-glabres. Leurs feuilles, alternes, simples et entières, ont à leur base deux petites stipules libres ou beaucoup plus rarement soudées entre elles. Les Heurs, portées sur des pédicclles articulés, sont disposées à l’extrémité des rameaux en grappes simples ou plus souvent rameuses. On a. décrit vingt -quatre espèces de Goippbies, dont quinze croissent en Amérique, trois dans les Indes, quatre à Madagascar, et deux dans le royaume d’Oware. De CanJollc, dans une Monographie de la famille des Ochnacées. en à décrit el figuré la plus grande partie. [E. Annales du Muséum, t. xvn, p. 398.) Les genres Jabolapila de Plumier, Ouralea d'Atihlet, et Correia de Vellozo doivent rentrer dans celui-ci.

GO.MPUOCARPE. Gontphocarpus. bot. Genre de la famille dès Asclépiadées et de la Renlandrie Digynie. L., établir par R. Brown (Mém. de la Soc., Verner., i, p. 38) qui l’a ainsi caractérisé : corolle à cinq divisions réfléchies; couronne staminale à folioles capuchonnées, ^munies d'une deiU dq chaque côté et sanslaciniures intérieures; masses polliniques comprimées. Axées au sommet et pendantes; stigmate déprimé, inutique ; follicules renHés, couverts d'aspérités pointues, mais non piquantes; graines aigretlées. O genre, qui a été formé aux dépens des Asclcpiat de Linné, se compose de quatre espèces, savoir : 1° Gontphocarpus arborescent, R. Brown, ou A sclepia» arborescent, L., plante frutescente dont Li tige est de la grosseur du doigt; les feuilles obluxes, mucronées, péliolées, glabres et nerveuses; el les fleurs blanches, disposées en ombelles presque terminale». Elle est lactescente dans toutes ses parties; on la trouve sur les collines, près du cap de Bonne-Espérance; 3°" Gomphocarpnt fruticosus, R. Brown, ou Asclepiat fruiieota, L.; c’est un

petit arbrisseau de près d'un mètre de hauteur, à rameaux droits, grêles, pubescents et couverts de feuilles longues, étroites, luisantes en dessus, pâles en dessous et roulées sur leurs bords. Ses fleurs forment des ombelles latérales à la partie supérieure des rameaux. Il est assez abondant au cap de Bonne-Espérance, au delà de la première chaîne de montagnes; 3° Gomphocarput telosut , K. Browo, ou Atclepiat telosa , Forsk arbrisseau de l'Arabie heureuse , à tiges dressées , à fleurs vertes, disposées en ombelles latérales, terminales. et à follicules soyeux; 4 a Gontphocarpus critpus , R. Brown, ou Atclepiat crispa, L.,dont la tige droite, pubescente. rameuse inférieurement, porte des feuilles cordées x lancéolées, ondulées et hérissées. Ses fleurs sont purpurines et disposées en ombelles terminales. 11 croit au cap de Bonne- Espérance.

GOMPHOLITE. Ml*. Roche d'agrégation que l’on connaît plus vulgairement sous le nom de Poudding. La Gompholile est ou calcaire ou siliceuse, selon la nature des fragments qui la composent.

GOMPHOLOBIER. Gompholobium. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., établi sur des plantes indigènes de la Nouvelle-Hollande par Smith {'/’ransact. of the Lintt. Societ., fol. 4, p. 220), adopté par Labillardière et Brown, el ainsi caractérisé par ces auteurs : calice campanulé, à cinq divisions profondes el presque égales entre elles ; corolle papilionacée. dont l'étendard est plan ; stigmate simple, aigu; légume polyspenue, renflé el presque- sphérique, très obtus et uniloculaire.

On connaît une dizaine d’espèces de Gompholobium , la plupart décrites par Smith dans les Transactions de la Société Linnéenne, 4. ix, p. 240, et dans YExotic. Botany. Labillardière ( Flor . Sov.- Holland., i, p. 100, lab. 134) en a fait connaître une espèce sous le nom de Gompholobium lomenlosunt. Vuant à ses Gompholobinnt ellipticum el Gompholobium tpinotum , le premier a été érigé en un genre particulier nommé Oxylobium par Andrews t RopOêit., 402), et le second est devenu le type du genre Jacksonia de Kob. Brown ( Hort . Kew., vol. 3, p. 12). Ce dernier auteur a donné les descriptions des trois es|»ècr$ de Gompholobiers, et les a nommées Gompholobium marginatum, Gompholobium polymorphum et Gompholobium r enustum. Il a en outre séparé du genre en question le Gompholobium tcabrum de Smith dont il a formé le nouveau genre Durtonia. Enfin, dans Andrews ( Hepotil., 427) on a donné le nom.de Gompholobium maculatum au Cyclopia genistoides de Ventenal et Brown, nommé aussi Jacksonia dans le Uolanical Magazine ■ h', tous ces mots. L'indication des- nombreux changements que les auteurs ont déjà-fait éprouver aux espèces du genre Gompholobium, fait voir que la connaissance de ces Légumineuses n'est pas encore bien avancée, malgré les beaux documents que Hobert Brown. a‘ donnés sur elles dans l’//or/. Kewentis. Ce sont des plantes arborescentes, à Feuilles lernées ou imparipinnées . el à fleurs très-grandes et jaunes. On en cultive quelquesunes dans les jardins d'Europe.

GOMPHONÈME- Gontphonema . bot. Genre de la famille des Dialomacées. comprenant les individus les

plus simples parmi les Algues; ils sont libres, en seginenls, laines ou fils flexibles, hyalins, simples ou divisas en quelqûe sorte en rameaux qui les terminent. Les Gomphonèmes sont fort petits; on les trouve mélét en abondance avec les Conferves et les Fucus où ces plantes aquatiques s'amassent ordinairement.

GOMPHOPHORE.Go»i/;Ao/>/Mïru*. bot. Ce genre, institué dans la famille des Mousses par Bridel, a été réuni au genre Lie/lia par Robert Brown, y . I.ielmk.

GONPHOSE. ( iomphosus . rois. /'. Labre.

GOMPHOSTYL1S. bot. Ce genre de la famille des Orchidées, établi par Wallicb, a été réuni par Lindley A son genre Cœlogyne.

GOMPHRÈNE. Gomphrcna. bot. Vulgairement Amaranlhine. Tournefort établit ce genre sous le nom d'Amaranthoides. Linné, en lui imposant le nom de Gom phreua .qui a été adopté , le plaça dans la Pentandrie Digynie. mais il a été transporté dans la Pentandrie Monogynie par les auteurs modernes. Il appartient à la famille des Amarantbacées, et ses caractères sont les suivants : périanthe à cinq divisions profondes; dnq étamines dont les fruits sont réunis en un tube cylindrolde, plus long que l’ovaire, sans dentelures intermédiaires, et portant des anthères distinctes, uniloculaires; un seul style et deux stigmates; utricule monosperme, sans valves. Ces caractères, tracés par Robert Brown (Prodr. Ftor. Kov.-Holl., p. 415 ) excluent un grand nombre de Gomphrcna. de Linné. Les Gomphrena llrasiliensis, L., et Gomphrcna cenniculari», Swarlz, forment le genre Philoxerus de Rob. Brown, auquel Poiret a réuni, dans l'Encyclopédie, les espèces de la Nouvelle-Hollande que le savant botaniste anglais a décrites comme de véritables Gomphrènes. Celui-ci indiquceiLOulre \e»Gomphrena globosa, L..percnnis, Mill., serrala, L., et a rborescen a, L. Il faut, sans aucun doute, leur ajouter le Gomphrcna decumbena de .lacq. , ou Gomphrcna bicolor des jardiniers, qui est très -voisin du Gomphrcna globota. C’est cette dernière espèce seulement qui sera décrite ici. parce qu'elle seule mérite d'èlre remarquée en raison de son élégance et de la facilité de sa culture. * *•

La GonpbrKre globcleise a des tiges hautes d'un demi mètre environ, droites, articulées, un peu velues, quelquefois simples, et le plus souvent munies de rameaux courts, opposés, inégaux etaxillaires. Ses feuilles sont opposées , ovales, lancéolées, entières, molles et pubescentes. Les fleurs sont disposées en tête globuleuse, et munies chacune à leur base de deux bractées opposées et d'un rouge yif. L'ensemble de ces bractéés donne aux capitules de fleurs un aspect fort agréable, et comme leur consistance est scarieuse, elles conservent pendant longtemps leur couleur. La Gomphrène globuleuse croit naturellement dans les Indes- Orientales, et on la cultive dans presque tous les jardins de l'Europe. Après avoir adopté le Gomphrena de Brown, Kunth ( A'or. Gener. et Spec. Plantar. œquinoct., t. Il, p. 902) a décrit à la suite des plantes qui appartiennent légitimement A ce genre, une espèce sous le nom de Gomphrena latiata, dont les épis sont oblongs; sessiles au sommet de la lige, et opposés; à bractées concaves, à calices tubuleux, renflés, et ayantle linibe

quinquéflde, et à un seul stigmate capilé; Les feuilles sont obtongues , lancéolées et laineuses en dessous. Celte plante, qui croit sur les rives sablonneuses de l'Orénoque, est voisine du Gomphrena interrupta que Jussieu (Gêner. Plant., p. 80) indique avec doute comme un genre distinct.

GOMPUREME. bot. Pour Gomphrène. F, ce mot.

GOMPHUS. bot. ( Champignon».) Les botanistes allemands ont donné ce nom à un sous-genre de Champignons, placé parmi les Agarics par Fries, et parmi les Mérules par Néesd'Esembéeck, et qui devient, dans ces deux genres, une section bien caractérisée. Le chapeau, au lieu d’élre en ombelle, est en forme de tête de clou ou n'est qu'une sorte de renflement du pédicule et porte des feuillets ou veines sinueuses et anastomosées, caractères qui devraient plutôt les placer parmi les Mérules. Le type de ce sous-genre est le Merutiu» clatalu », Pers., ou Clataria truncata de quelques auteurs, y. Merule.

GOMUTO et GOMLTL’S. bot. F. Gomote et Areng.

GON. ixs. L'un des noms vulgaires des Cbaransons' et des Calandres, insectes destructeurs des Grains.

GONAMBOCCH. oib. Espèce du genre Bruant, y. ce mot.

GONÀTOCARPOS. bot. Même chose que Gonocarpe.

GONATODE. roiYP. Donali donne ce nom à un genre de Polypiers noueux ou articulés, dont la substance ressemble en partie à celle des os et en partie à celle df la corne; les cellules ont en dedans la figure d'un petit vase. — Il est vraisemblable que ce genre devra rentrer dan.sjes Corn limées.

GONATOPE. Gonatopu». iss. L. lungh a fondé sous ce nom un genre de l'ordre des Hyménoptères, que Klug et Dalman avaient d'abord adopté; mais que Latréille désignait antérieurement sous celui de Dryine. y. ce mol. Dalman ( Act. Reg. Acad, scient, //o/m, année 1818) a décrit plusieurs espèces propres à ce genre, et dans un ouvrage plus récent encore ( Analecla entomologica, p. 7), ce nombre s'élève à quatorze.

GONDOLE, uoll. Nom marchand d'une belle espèce de Bulle, assez commune dans les collections. Lamarck l’a nommée Bulla ampulla. La grande Gondole, ou la Gondole papyracée, est une autre espèce de Bulle dôul Montfort a fait son genre Athys, et qui n'csLrien autre chose que la Bulla ancuum, Laink.

CONE. Gonium. mr. Ce genre, tel que l'avait formé Muller (inf., p. 110), tel que l'adopta Lamarck (Anim. sans vert., t. i, p. 425), ne pouvait être conservé. On lui assignait pour caractères un corps très-simple, aplati et anguleux, tandis que l'une de ses espèces, le Gonium pectorale, se compose de plusieurs corps ronds, et qui n'affectant pas le moins du monde de figure anguleuse, proscrivent, par leur agglomération, toute idée.de simplicité. En adoptant les caractères proposés par le sa- Vant danois, on doit éliminer d'entre les Gones ou Gonelles les espèces composées. Celles qui pourront y demeurer ne différeront guère des Kolpodes que par leur taille qui est beaucoup plus petite, et pqr les angles de leur pourtour qui ne disparaissent jamais entièrement dans les plus grandes contractions de l'animal.

O» ne connaît que trois espèces constatées de ce genre : le Gone ridé, Lamk., loc. cil., p. 424, n° 3; Encycl. Inf.. pl. 7, Hg. 8; Gonium corrugatum, Muller, loc. cil., p. 112, pl. 16, 6g. 16. Des infusions de fruits, et particulièrement de Poires. — Le Gone rectangle, Lamk., n» 4 , Encycl., pl 7, 6g. 0, Gonium rectangulum , Müll., p. 113. pl. 16, 6g. 17, qui vit en abondance, ainsi que le suivant, dans les eaux les plus pures. — Le Gone obtcsangle, Lamk., n« 5, Encycl., pl. 7, 6g. 10, Gonium obtusangulum, Mull., p. 114 , pl. 10, 6g. 18. Quant au Gonium pulvinalum , on ne peut rien déterminer à l'égard de ce singulier animalcule, sinon que sa composition ne permet pas de l'intercaler dans un genre que caractérise la plus parfaite homogénéité et simplicité des parties constituantes.

GONEMON. rois. Le genre formé par Rafttnesque sous ce nom (Indic. d'Isl. Sicil . , p. 26), dans son 17e ordre des Spares, a pour caractères : un corps trèscouiprimé, tranchant ; la tète auguleuse et tranchante en arrière, traversée par une suture qui unit les opercules; deux nageoires dorsales, la première ayant tous ses huit rayons épineux; les opercules n'ont ni épines ni dentelures. Ce genre ne renferme qu'une espèce, Gonenion Serra , qui a quatre pouces de longueur et une couleur argentée. Elle offre quelques rapports dé /acte» avec les Perches.

GONEPLACE. Gonepiax. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Quadrilatères (Règne Anim. de Cuv.), fondé par Leach aux dépens des Ocypodes, et offrant pour caractères, suivant Lalreilte : lest ayant la forme d'un quadrilatère transversal, plus large en devant; yeux situés chacun k l’extrémité d'un pédicule long , grêle, s'étendant jusqu’aux angles antérieurs, et reçu dans une fossette linéaire de la même longueur; les quatre antennes découvertes; troisième article des pieds-mâchoires extérieurs inséré à l'angle interne et supérieur du précédent ; serres, ou du moins celles des mâles, longues et cylindriques; la seconde paire de pieds plus courte que la suivante. Les Goneplaces se rapprochent beaucoup des Crabes, en ce qu'elles ont des habitudes analogues, et surtout parce que le troisième article des pieds-mâchoires extérieurs est inséré à l’extrémité interne et supérieure de l'article précédent; elles partagent ce caractère avec les Potamophiles et les Ériphics ; mais elles en diffèrent essentiellement par la forme de leur lest, par la longueur des pédicules oculifèrcs et par celle des pinces. Les Goneplaces avoisinent aussi les Ocypodes et lesGécarcins : mais elles se distinguent des premiers par la position de l’œil sur la lige qui le supporte, ainsi que par les antennes apparentes; et des seconds, par l’étendue de cette même tige. Elles sont encore remarquables par quelques particularités. Desmarcsl observe, avec raison , que la carapace est plane, peu bombée, presque carrée, transverse, et plus large en avant qu'en arrière; son bord antérieur est légèrement sinueux et terminé par un angle bien marqué de chaque côté; l’espace inter-orbitaire est prolongé en une saillie étroite, le plus souvent spaluliforme, et quelquefois simplement anguleuse. Quant aux régions, elles sont bien circonscrites et distinctes; la stomacale est très-large et placée

sur la même ligne transversale que les hépatiques antérieures : celles-ci sont assez grandes et situées dans les angles antérieurs de la carapace; les régions branchiales sont peu bombées, mais assez développées. Les pattes sont grêles, peu velues, sans épines, avec les jambes quadrilatères; l'abdomen des mâles et des femelles parait formé par sept tables ou anneaux déprimés. Les Goneplaces sont des Crustacés marins.

Gonetlace biépinli’se de Leach {Maine. Bril., tab. 13); Cancer angulalus de Fabricius; Ocypoda an gulata, Bosc ( liist. nat. des Crust., 1. 1, p. 198). Elle a été Rgurée par Herbst (Cane., tab. 1, 6g. 13). On la trouve sur les côtes de la Manche.

Goneplace rhomboïde, Gonepiax rhomboïdes ; Cancer rhomboïdes de Fabricius; Ocypoda rhomboïdes de Bosc (loc. cil., p. 199), qui est la même espèce que l' Ocypoda longimana de Lalreilte, a été représentée par Herbst (Cuite., tab. 1, 8g. 12). Elle habile la Méditerranée, et se tient toujours à de grandes profondeurs.

Ixi Nouvelle -Hollande a fourni une espèce désignée sous le nom de Gonepiax Iransrersa, ù cause de l'excessive largeur de son lest.

On connail cinq espèces de Crustacés fossiles que Desmaresl ( liist. des Crust. fossiles, p. 98) a cru devoir rapporter au genre Goneplace, et qu’il a décrites avec soin.

Goneplace de Latreille. Gonepiax Latreillii , Desmarest (pl. 9, 6g. 1-4). Carapace sub-trapézoïdale, ayant les angles antérieurs très- aigus et tridentés latéralement; espace interorbitaire très-étroit et avancé, spaluliforme; corps partout recouvert de petits points ronds saillants, ou de petits tubercules qui en rendent la surface rugueuse. Celte espèce, originaire des Indes-Orientales, est ordinairement incrustée dans un calcaire argileux, grisâtre, assez dur, qui ne se délaye pas dans l’eau.

Goneplace incisée. Gonepiax incisa, Desm. (pl. 9, 6g. 5, 6). Carapace presque carrée, transverse, très finement chagrinée, ayant les angles antérieurs obtus et marqués d*une échancrure assez profonde; région génitale ayant son bord postérieur fort saillant; une ligne étroite, élevée, granuleuse, en forme d’S allongé, sur chaque région branchiale, près du bord latéral. Cette espèce est la même que le Cancer lapidescens représenté par Rumph ( Baril Kamer, tab. 60, flg. 1, 2) et par Knorr (Monum. du déluge,!, i, pl. 16, a. B). Elle a été souvent apportée des Indes, et son gisement est une roche calcaire grise, argileuse et sablonneuse.

Goneplace tcuANCRtE. Gonepiax emarginala, De*marest (pl. 9, 6g. 7 et 8). Carapace un peu trapézoïdale, légèrement trans verse, chagrinée, avec une échancrure peu marquée aux angles antérieurs; point de ligne élevée en forme d’S sur les régions branchiales. Celle espèce, commune dans les collections, y est indiquée comme venant des Indes-Orientales; elle a beaucoup de ressemblance avec l’espèce qui précède.

Goneplace enfoncer. Gonepiax iuipressa, Desm. (pl. 8, 8g. 13, 14), Carapace à peu près carrée, légèrement chagrinée, avec le bord échancré et relevé vers les angles latéraux; légions très séparées par des impres-

sions profondes. Desmarcsi suppose que celte espèce a un gisement analogue à celui de la précédente.

Goxeplace incertaine. Goneplax incerta , Desm. (pl. 8, fig. 0). Carapace ayant les angles antérieurs légèrement obtus, avec un sinus d'où part une ligue enfoncée, située sur le milieu de chaque région hépatique antérieure^ deux lignes enfoncées, transversales de chaque côté, parallèles entre elles, l'une en avant des régions branchiales, l'autre surces régions mêmes. Desmarcsi (Nouv. Dict. d'hisl. nalur., 9" édit., art. Crustacés fossiles , t. vui. p. 501) l'a fait connaître sous le nom d'Ocypode incertain. Cette espèce est très- différente de cellesqui précèdent. Son gisement est inconnu; l'individu observé appartenait au cabinet du marquis de Orée.

GONGOLARA. bot. Le Fucus désigné sous ce nom par Imperato, parait être Yericoides ou barbatus que Bauhin cl Mculzel ont écrit Goangularis et Gongularis.

GOiNGORE. Gongora. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Diandrie Gynandrie, L., établi par Ruiz et Pavon (ÿH, Vegct. Flor. Peruv. et Chil., p. 227), qui l’ont ainsi caractérisé : périanthe irrégulier, à six divisions étalées; l'inférieure ou le labelle concave, les latérales convexes et cornues à leur sommet : anthère double , caduque , operculée. Ce genre , qui a des rapports avec les Ëpidendres, n’est composé que d'un trèspetit nombre d'espèces; elles sont parasites sur les arbres des grandes forêts du Pérou.

Gorgore tachetée. Gongora maculata , R. et P., /tôt. Reg.y IG 16. Découverte par M. Thomas Noss, d’Otterspool, aux environs de De niera ra , cette belle Orchidée fut envoyée par lui à Richard Uarrison, qui la cultive depuis 1832. Elle fleurit dans le courant de mai. Son bulbe ou plutôt la souche qui en a la forme, est ovale, marquée de huit côtes ou nervures épaisses, longitudinales; les feuilles sont longues de plus d'un pied et larges de quatre pouces, leur couleur est le vert gai; la tige ou la hampe a plus de deux pieds de longueur à partir de la racine d’où elle s'élance directement, elle est glabre, d'un rouge pourpré, garnie, de distance à autre, de quelques petites écailles vaginantes, et se divise en rameaux grêles, lâches et pendants. Les fleurs sont portées sur de lougs pédiceUes divariqués, d'une couleur rouge -purpurine ou violâtre; les sépales sont jaunes, traversés de lignes interrompues et de petites taches pourprées : le supérieur est droit, linéaire- lancéolé , formant en quelque sorte le prolongement du dos de la colonne; les latéraux sont beaucoup plus grands, larges à leur base, réfléchis, à bords roulés et terminés en pointe mousse ; les pétales sont courts et étroits, presque linéaires, lancéolés, arqués, d'un rouge - pourpré violet marqué de quelques taches plus obscures. La colonne est verte, nuancée de bandes transversales plus obscures, presque cylindrique, en massue, se recourbant obliquement sut l'ovaire. Le labelle esl comprimé, de la couleur des sépales, avec l'épichile ou sa partie supérieure en fer de flèche et du double plus Ionique l'hypochile ou partie inférieure. L'anthère est presque biloculaire, et les deux masses polliniques sont linéaires, sessiles et entièrement cachées dans le clinandre qui est fortement déclive.

Gokgore a fleurs sombres. Gongora purpurea , llook. Exot. Fl., t. 178; Spreng., S. v. 4, c. 308, liol . Mag.j 3220. D'une sorte de souche bulhiforme, oblongue et marquée de huit côtes longitudinales, élevées, sortent deux larges feuilles ovalaires-lancéolées, striées, plissées. conico cylindriques à la base, ondulées à l'extrémité. d'un vert brillant; la lige est grêle, tortueuse, herbacée, arrondie, d'un rouge obscur, et longue de deux pieds environ; les fleurs sont alternes, pédonculées, disposées en grappes et entièrement d'un brun pourpré, marquées de gros points purpurins; les trois pétales extérieurs ont un pouce de long , ils sont étalés, lancéolés; deux des supérieurs, fixés à la colonne. sont plus petits; on observe aux latéraux une large dent; tous ont leurs bords roulés; le labelle est d'une forme très-singulière; il a environ un pouce de longueur, et au sommet de son pédoncule se trouvent quatre dents ou cornes larges et infléchies; la colonne est longue, demi-cylindrique, très-large vers le haut; elle porte au revers et sur les côtés les trois pétales supérieurs. L'anthère est terminale . double, caduque et operculée, avec deux masses polliniques, oblongues, d'un jaune foncé, fixées par leur base à un corps glanduleux et blanchâtre, qui forme une sorte de bec vers l'anthère; l'ovaire a deux ou trois pouces, il est courbé, pédoncuiiforme.

Cette espèce parasite exige, dans nos serres, beaucoup de soins; on la plante dans le terreau de bruyère que l'on lient modérément humide; on la multiplie comme la plupart des Orchidées exotiques ,q>ar la sé- [ paralion des nouveaux pseudo-bulbes qui se forment à côté de l'ancien.

GOKGROS. pois. Synonyme de Congre, espèce du genre Murène. F. ce mot.

GONGYCLADON. Gongy dation, bot. Ce genre de la famille des Algues, produit par Link, est le même que le genre Lemanea de Bory. F. Lemanêe.

GONGYLE. bot. Ce nom désignait la semence de la Rave chez les Grecs auxquels Gærlner l'emprunta pour désigner les corps reproducteurs des Cryptogames.

GOiSGYLODE. Gongylodus. bot. Organe qui a la forme d'une tète arrondie.

GOMADE. Goniada. askIl. Genre de la famille dés ISéréidiens, institué par Milne et Audouin, qui l'ont caractérisé ainsi qu'il suit : corps long, grêle, presque cylindrique; tète prolongée en forme de corne, présentant un certain nombre de plis transversaux, avec une sorte de point oculaire de chaque côté; quatre petites antennes très-courtes et disposées en croix; trompe trèslongue; pieds composés de deux rames distinctes, rame dorsale beaucoup plus courte que la rame ventrale, présentant à sa partie supérieure et externe un petit lobe pyriforme qui peut être considéré comme un cirrhe dorsal. La rame inférieure ost plus grande; l'extréraile du tube sélifère est garnie de trois lobes bien distincts, entre lesquels sc trouvent nn acicule et une rangée de soies composées, puis un cirrhe dorsal bien distinct. La seule espèce que renferme jusqu'ici ce genre a été nommée Goniade vétéran, Goniada emerita, Milne et Aud. Elle a environ neuf pouces de longueur, et habile les côtes de la Méditerranée.

GOMASTRE. Goniaster. écris. Genre de la famille desStellérides, établi par Agassiz, qui lui assigne pour caractères : corps pentagonal, bordé d'une double série de larges plaques qui portent des épines; face supérieure noueuse. Ce genre, formé aux dépens «le» Astéries de Linné, des Scutastéries et Platosléries de Blainville, se compose de cinq ou six espèces assez bien déterminées, parmi lesquelles on peut placer IcGosiastre Equestre, Goniaster equestris, Lin. Il a cinq rayons; son disque est réticulé, percé de trous; on y voit des rangées de trous aux bords et en dessous. Les Goniaster reticutatus , Asterius reticulatus , L. ; Goniaster nodosusy Asterius nodusus , L.; Goniaster tesseiatus, Asterius tesseiatus, L., etc. C'est encore ici qu'il faut placer plusieurs espèces fossiles, imparfaitement* connues, telles que Goniaster porosus, Agas. ; Goniaster couloni, Agas., etc.

GOîSlATITE. Goniatites. boll. foss. Dehaan. dans sa Monographie des Ammonites, publiée à Leydeen 1625, a séparé de ce genre de Mollusques fossiles, un certain nombre d'espèces pour en former un genre particulier qui comprend toutes les Coquilles enroulées en spiraje, et pourvues de loges ou cloisons internes dont les bords s’iufléchissent de telle sorte que les contours des lobes qui en résultent, sont sans dentelures, infundibutiformes. onduleux ou linguiformes. Ses Goniatites proprement dites sont celles dans lesquelles le dernier tour de spire enveloppe tous les autres, et celles dans lesquelles l'ehroulement n'est que de moitié ou moins encore, composent le genre Cératile. Les lobes sont complètement dépourvus de dentelures latérales ou d’échancrures symétriques, de sorte que leur contour présente constamment une ligne non interrompue; le siphon, comparé à celui des autres Ammonites, est mince et petit, au point que sur les moules de ces Coquilles, on ne le reconnaitrait pas sans la présence du lobe dorsal; les rides ou les stries qui garnissent la surface de la Coquille, sont Unes et déliées, et souvent si nombreuses que sur certains échantillons, il n'est pas aisé d'en déterminer le nombre; ce n’est que rarement que l’on en voit à l'aréle interne de plus saillantes, qui passent d'un côté à l'autre du dos. A leur origine ces stries .défiées fléchissent en avant, mais, arrivées à la proximité j du dos , elles se replient en arrière, et forment sur le dos rnéine un sinus* plus «u moins prononcé, dont la convexité est dirigée en arrière, tandis que dans toutes les autres Ammonites- sans exception, les stries , quand elles ont atteint le dos, se dirigent en avant, et s'attachent au siphon qui probablement les arrête. Dans les Gomalites cette anomalie est générale, et, sous ce rapport , elles ressemblent absolument aux Nautiles , dans lesquels c’est un caractère principal que les stries sur le dos ne se dirigent jamais en avant, mais toujours en arrière, par la raison qu'il n’y a pas là de siphon auquel elles puissent s’attacher ou qui soit destiné à les arrêter. Toutes les Goniatites appartiennent exclusivement aux terrains anciens , aux calcaires de transition et à laGrauwacke. Le* espèces connues jusqu’à ce jour, indiquent que le nombre total doit être considérable; elles se divisent en deux sections : l’une comprend les Goniatites qui ont des lobes arrondis, et l’autre celles

| qui ont des lobes anguleux. Dans un mémoire assez récent, publié par le comte George de Munster (fiayreuth. 1832), sur les Gonratiles du calcaire de transition du ) Fichlelgebirge. ce naturaliste a décrit vingt-six espèces de ces Mollusques fossiles.

GONIDIE. Gonidium. bot. Walrolh nomme ainsi des organes composés d’une petite vésicule membraneuse, pleine d’un mucus organisable, verte ou d'un jaune doré; ces organes servent de corps reproducteurs aux Algues. Meyer avait cru qu’ils étaient analogues aux gemmules.

GONIE. Gonia. ms. Diptères. Genre de la famille des Muscides, établi par Meigen qui lui assigne pour caractères : corps large; tète renflée, vésiculeuse, à soies assez courtes; face verticale, front très-large; antennes allongées. atteignant presque l’épistome , dont le troisième article est quatre ôu six fois plus long que le deuxième; le style est coudé, avec le deuxième article aussi long que le troisième; abdomen ovale; point de soies au milieu des segment»; pelotes et crochets des tarses petits ; première cellule postérieure entr’ouvcrle avant l’extrémité; -nervure externo médiaire un pseu arquée après le coude. Les Gonies se rapprochent des Tliryplocères et des Siphones par le style des antennes coudé et à deuxième article allongé; mais elles s’en distinguent | par l’épaisseur du corps et surtout de la tète, par la largeur du front dont les côtés sont munis de soies plus r nombreuses, mais moins longues que dans les autres; enfin par les tarses munis de |>eloles et de crochets également petits dans les deux sexes. Parmi les Gonies, dont les espèces sont toutes assez rares, on remarque la Goxie a grosse Tt.TR. Gonia capitata , Meig.; Tachina capitata , Fallèn; Il h edi a r ernatis, Rob.; Reaumuria capitata, Rob. Tête fauve, à reflets blancs; palpes ' ferrugineuses; bande frontale jaune; antennes noirâtres, à base fauve; thorax grisâfrè. à lignes noires; épaules et écusson testacés; abdomen ferrugineux, à bande dorsale noire, avec des reflets blancs à la base des segments; pieds noirs; cuillernns blancs; base des ailes jaunâtre. Taille, de cinq h sept lignes. On trouve encore et toujours assez rarement f dans le nord de la France et en Belgique, les Gonia.botnhj lans , puncticornis et nudifacies.

Jurine (Classif. des Hyménoptères, p. 205) a désigné sousle nom rieGoxiE, Gonius, un genre de l’ordre des Hyménoptères, que Lalreille nomme Palare. V. ce mot.

GCfN’IER. Gçnium. bot. Le Gonium pectorale de Muller est un être microscopique, dont le rang n'est point encore parfaitement déterminé, soit qu’il reste dans le règne végétal, ainsi que tout porte à le croire, soit qu’il doive faire partie du règne animal, ainsi que quelques naturalistes le prétendent.

GGN1MIQUE. Gonimicus. bot. On nomme couche Gonimique, uhe expansion qui résultc.d'un assemblage j de Oonidies apposés les uns contre les autres, ainsi qu'on l'observe dans les Lichens.

GONIOCARPL’S. bot. Même chose que Gonocarpe.

. GONIOCaIîLE. Goniocaulon. bot. Genre de la famille des Sÿnanthérées, Cinarocéphales de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., établi par H. Cassini ( Bull.

de la Soc. Philomal., février 1817 el décembre 1818), qui l'a ainsi caractérisé : cajathide sans rayons, cy fin dracée, composée d’un petit nombre de fleurs régulières el hermaphrodites; involucre cylindracé, dont les folioles sont imbriquées, appliquées, ovales, aiguës, coriaces et membraneuses sur les bords; réceptacle garni de paillettes membraneuses, longues el inégales; ovaires glabres, surmontés d’une aigrette longue, composée de paillettes roides, coriaces, finement dentées en scie sur les bords : les extérieures courtes et linéaires, les intérieures plus longues. Ce genre a été placé par son auteur dans la tribu des Centauriées, et ne se compose que d'une seule espèce, Goniocaulonglabrum , H. Cassini; eette plante dont la tige est droite, rameuse, munie de feuilles alternes, sessiles, semi -amplexioeules, presque linéaires, aiguës el -glabres, a ses calathides fasciculées à l'extrémité des rameaux, et d'une coulêur jaunâtre ou rougeâtre. Elle est -originaire de la côte de Tranquebar.

GONIOCHÉTON. Goniochelon. bot. Genre de la famille des Néliacées , de la Décandrie Monogynic de Linné, institué par le docteur Diurne qui lui assigne pour caractères : calice très-petil, à cinq dents peu apparentes; cinq pétales oblongs, étalés; dix étamines; tube de la corolle court, denté, anguleux, conique, portant à son orifice, les anthères; ovaire urcéolé, ceint d’une membrane et à cinq loges renfermant chacune deux ovules; style filiforme; stigmate peltato-anguleux; capsule globuleuse, coriace, réduite par avortement à trois ou quatre valves et autant de loges; semences solitaires, dépourvues d'aride el d'albumen, attachées à l'angle interne; spermoderme épais intérieurement; cotylédons grands , plans sur une face, convexes sur l'autre; radicule supèreî

Goniochèton arborescent. Goniocheton arborescent. BliiQie, 11» Bydradg. Ind p. 170. C’est un arbre élevé, à feuilles impari-pinnées, composées de neuf folioles opposées, elliptico-oblongues. presque obtuses à la baie; les fleurs sont réunies en grappes axillaires. Des montagnes boisées de Java.

GONIOMÈTRE, un. V. Cristallisation.

GONIOMYCES. Goniomyci. bot. Cette divisioh, établie par Nées d’Esembéeclc parmi les Champignons. correspond à une partie de la famille des Urédinées. y. ce mot.

GONION. fois. On donne ce nom pour synopyme de Goujon. *

GONIOPORE. Goniopora. iooph. Ce genre doit son institution à Dlainville qui le caractérise ainsi : animaux actiniformes , Allongés, cylindriques, pourvus d'une couroftne de plus de douze tentacules simples et assez longs, contenus dans des loges pnlygônales. irrégulières, éehinulées sur les bords, formant un polypier glomérulé, arrondi, enèroûtanl et très-poreux. Le genre Goniopore est formé aux dépens des Aslrées dont le Polypier, arrondi en boule, a de petites cellules irrégulières, serrées, profondes, poreuses et éehinulées! des animaux assez longuement pédicellés. pourvus d'un grand nombre de tentacules.

Goniopore péboncci t. Goniopora pedunculata , De Blainv. Alvéoles serrées, polygonales,' nombreuses,

5 niCT I»E* SCIENCES NAT.

d'une ligne au plus de diamètre, profondes, irrégulièrement lame 11 eu ses . à bords den lieu lés inégalement; surface rude et âpre; intérieur aréolaire , présentant une sorledecrJslallisalion confuse. Animaux confluents, d'un beau vert jaunâtre, s'élevant de deux à trois lignes au dessus de leur cellule, et y rentra 11 1 au moindre contact. Trouvé au port Dorey» en Australasie.

GOMOâPERME. Gonioaperrna. bot. Ce genre de Lînk a été réuni au genre Trichia de De Candolle.

GOMOSPORE. Gonioapora. bot. Genre établi par Link, et auquelse rapportent plusieurs espèces de Triches. y. ce mol.

GOMPTÈRE. Gonipiervs. ins. Coléoptères Téiramères; genre de la famille des Khynchophores, établi par Schoenherr, pour quelques insectes récemment apportés de la Nouvelle-Hollande. Caractères : antennes médiocres, insérées vers le bout de la trompe, coudées, .composées de douze articles, dont le premier allongé, le second court, plus épais au sommet, les six suivanls obeoniques, graduellement plus courts, el la massue ovale, actiminée; trompe courte, épaisse, anguleuse, inclinée, déchiquetée au bout; fossette profonde, s'étendant de chaque côté de la partie inférieure <le la trompe jusqu'à l'œil; yeux perpendiculaires, ovales, peu saillants ; corselet un peu plus long que large, plus étroit de moitié que les élylres. atténué antérieurement, profondément bisinué à sa base, prolongé au-dessus de l'écusson qui est trigone; élylres amples, presque trian gulaires, arrondies à la base, avec. les épaules anguleuses et proéminentes; pieds robustes, presque égaux, les antérieurs rapprochés à leur base ; cuisses inuliques; jambes crénélées intérieurement. Les Goniptcrua suturalia ( Brachysoma, Dej.), scutellatus et iepidotus, sont , jusqu’à ce jour, les seules espèces connues.

GONNELLE. fois. Pour Gunnelle. y. ce mot et Blennie.

GONOCARPE. Gonocarpus. bot. Genre de la famille des Hygrobiées. et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Thunberg (Flor. Japon., p.5) qui l'a ainsi caractérisé : calice (corolle selon Tbunberg) supérieur, persistant, à quatre divisions; corolle souvent nulle; quatre ou huit étamines insérées sur le calice; ovaire ■ supérieur, surmonté d’un ou quatre styles; drupe trèspetit, A huit cèles, uniloculaire, couronné par le calice, renfermant une ou quatre semences. Thunberg n'en- a décrit qu'une seule espèce, Gonocarpus micranthua, qui croit au Japon. C’est. une petite plante ayant le port d’une Véronique , dont les tiges sont lélragoncs. couchées, dressées el rameuses à leur sommet, garnies de feuilles opposées, petites, ovales, dentées, aiguës, cl de fleurs très-petites, réunies en épis grêles et lâches. Labillardière en a découvert une autre espèce au cap Van Diémen. dans la Nouvelle-Hollande. Il l'a nommée Gonocarpus tetragynus. ,

Il ne faut pas confondre xe genre avec celui auquel Hamilton a donné le même nom de Gonocarpus, et qui a été réuni au genre Poirrœa.

GONQCËPMALE. Gonocephalus. reft. Genre de la fâmille des Iguaniens, établi par Boïé, qui lui assigne pour caractères : deux dents incisives en haut, plus deux placées dans l'intermaxillairc. et quatre en bas; deux

Page 1