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Cette plante croit sur l'épiderme des écorces saines des i arbres de la Jamaïque. Elle a été communiquée à Fée j par Balbi*. Le thalle de cette espèce est bicolore; la ’ circonférence est jaune- paille., et le centre vers lequel les lirelles paraissent se refouler est bleuâtre; elles sont disposées circulairement. On pourrait croire que le phénomène de cette double coloration du thalle tient aux lirelles dont le tbalamion, à l'étal humide, tache la croûte, mais l'examen attentif de la plante ne permet pas d'adopter cette explication, car la couleur bleuâtre, également répartie, ne se dégrade que sur les bords.
Giupbioe A lireli.es GRÊLES, Graphis gracilenta, Fée. Thalle membraneux, blanc, un peu farineux, lisse, terminé par une large bordure noire; lirelles trèsgréles, droites et sinueuses, noires , sous- immergées , à disque noir, très étroit, à nucléon blanchâtre. Celte plante a été observée par Bertero, à la Guadeloupe, sur le Cissus syciofde, dont elle envahit de grands espaces.
GRAPHIDÉES. bot. {Lichens.) Ce groupe, le troisième de la méthode de Fée, renferme les Lichens dont là fructification est linéaire ou allongée. Ce caractère pourrait justifier rétablissement d'une famille particulière qui renfermerait les genres f/ypoderma, Hystetium et plusieurs autres Hypoxylotis qui , sans avoir précisément une croûte, reposent assez souvent sur une lâche qui en lient lieu ; cette famille se lierait aux Hélicérulées par le genre Xyloma, et aux Lichens par les Arrhunia. L'organisation intérieure des lirelles est assez simple. Dans certains genres, c'est un tbalamion muni d'un perithecion entourant un noyau; dans d'autres, c'est simplement un tbalamion marginé par le thalle, à surface impressionnée ou non impressionnée, immergé ou superficiel. Chevalier a proposé, dans son Histoire des llypoxylons, la formation d’une famille à laquelle il a donné le nom de Phéroporées parce qu'il a, dit-il, remarqué que l’accroissement commençait toujours par un pore. Il donne pour première section à cette famille les Graphidées; les Verrucariées forment la deuxième. Ce rapprochement ne semble point heureux. Les Graphidées n'ont point de pore véritable; au premier âge d'une plante de ce groupe, le thalle, qui , dans quelques espèces, est assez épais, renferme les rudiments de la lirelle qui, en s'accroissant, fendille le (balle longitudinalement, s'il est cartilagineux, l’enlr’ouvre inégalement, s’il est membraneux ou pulvérulent, et peut, dans ces deux cas, simuler un pore, car on sait- qu'une ligne n’esL composée que de points. Les Verrucariées sont pourvues d'un véritable pore; ce conduit arrondi qui communique avec l'intérieur est une partie de l'apolhécion qui a ses fonctions et qui jamais ne disparaît entièrement. Deux groupes de végétaux Cryptogames, dont l’un renferme des plantes à thalamium constamment allongé et aplati, et l'autre des plantes à thalamium toujours globuleux ou hémisphérique, ne paraissent pas pouvoir figurer dans une même famille, V. Lichens et VerrucariAes.
Eschweiler a publié assez récemment à Munich, un Syaiema Lichenum , dans lequel on trouve aussi un groupe de Graphidées où ces plantes sont étudiées avec ! une grande exactitude. Ce groupe est ainsi caractérisé : !
thalle crustacé; apolhécion oblong ou allongé, sousiminergé, ridé et canaliculé; il se compose de neuf genres que voici : 1. Diorygma , Eschw., formé sur VOptgrapha hierog/yphica de Pcrsoon; 2. Leiorremma, Eschw., sur YUpegrapha Lyellii de Sowerbv; «5. (ira phi s , Aeh.; 4. Opegrapha , Ach. , pro porte ; 5. Oxytloma , Opegrapha cylindrica? de Raddi;6. SçaphiH, Eschw., sur l 'Opegrapha ah xori na d'Acbarius; 7. Lccamactin, Eschw., sur I Opegrapha astroides de l’Engt. Bol., et sur Y Arthoniutn liyncea, Ach.; 8. Selerophyton, Eschw.; 9. Pyrochroa, Eschw., sur le ( ira phi s caribœa , Ach.. et le Graphie coccinea de Wrild. On regrette de ne voir dans ce groupe ni Y Arthonia qui figure parmi les Tripélhéliacées. ni le Me- Unru/a, fondé sur YOpegrapha medusula de Persoon, qui ne pourrait se trouver que dans les Graphidées.
Le grou|>e des Graphidées se compose de huit genres différenciés par la régularité ou l'irrégularité de la lirelle, par son homogénéité ou son hétérogénéité, par son mode d’insertion sur le thalle, enfin par l'impression ou la non impression de son disqde. etc.
f Graphidées a libelles régi mères. (Vraies Graphidées.) et. Homogènes.
* A disque impressionné.
O/rcgrapha.
” A disque non impressionné.
Lirelles profondément immergées : Enterographa.
Sessiles qu peu immergées : Arthonia.
/9. Hétérogènes.
* Sur le thalle : Graphis.
** Sur une masse charnue, indépendante du thalle: Sarcographa.
tt Graphidées a libelles irrégulières.
Polymorphes, maculiformes en vieillissant : Hetcrographa.
Corps ovoïde, situé inférieurement et déterminant une fissure sur le thalle : Eitsurina.
Immargioées . rotundo- linéaires , sessiles, non impressionnées : Arrhunia.
L'habilus des Graphidées est assez variable . néanmoins la plus grande partie d'entre elles se fixent sur l'épiderine des écorces saines ; celles qui se trouvent sur les vieux bois appartiennent, ainsi que les espèces observées sur les pierres . au genre Opégraphe , dont deux espèces, fort curieuses, envahissent les feuilles de quelques arbres de Cayenne, à feuilles persistantes.
GRAPHIOLE. Graphiola. bot. Genre de Champignons de la famille des Hypoxylées, tribu des Cytisporées, institué par Poiteau qui lui assigne pour caractères : réceptacle membraneux, consistant en un tubercule noir, crustacé, fragile, qui s'ouvre avec un rebord entier, puis un peu lacinié, et porte des sporu- Ics globuleux, très petits; il sort par l'asliole des touffes de soies simples et fascicules. Le Grapbiole bd Dattier. Graphiola phœnicisy consiste en un petit tubercule noir, fauve intérieurement, à bords primitivement entiers, puis laciniés;â filaments allongés, fins et roux ; sportiles pellucides. jaunâtres, au nombre de deux ou trois. Cette plante Cryptogame se développe abondamment sur les feuilles du Dattier, à deux épo-
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ques de l'année : aux mois de mai et d'octobre; elle parait, végète et augmente pendant environ six semaines ; après ce temps écoulé, elle se dessèche sans diminuer de volume; ses filaments se brisent au moindre loucher, et laissent à nu le péridion externe, qui persiste sous la forme d’une petite cupule noire, arrondie ou anguleuse et très-dure.
GRAPIIIPTÉHE. Graphiplerus. ixs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carahiques (Règne Animal de* Cuvier), établi par Lalreille qui lui assigne pour caractères : point d'ailes ; palpes extérieures filiformes, terminées par un article cylindrique; point de dent dans l'échancrure du menton; antennes comprimées, avec le troisième article beaucoup plus long que les autres; abdomen grand, très -aplati, suhorbiculaire; yeux grands; espace de la télé compris entre eux. élevé de chaque côté à leur bord interne; pieds hérissés de cils spinuliformes; l'une des deux épines terminant les jambes postérieures beaucoup plus grande que l’autre, presque en forme de lame. Le genre Graphiptère a été établi aux dépens desAnlhies; il leur ressemble beaucoup et en diffère toutefois par une languette presque carrée, membraneuse sur les côtés et cornée seulement dans son milieu. Ce caractère lui est commun avec les Aplines, les Brachines et les Calacospes, qu'il est cependant possible de distinguer en comparant les caractères fournis par la forme des palpes, par le manque de dent au milieu de l'échancrure du menton ou même |»ar l'absence des ailes. — Les Graphiplères ont, en général, le corps aplati , large et court ; le corselet en forme de cœur élargi sur les côtés; les élylres unies et tronquées obliquement au bout. Ce sont des insectes qui virent dans le sable des déserts de la Barbarie, en Égypte et dans toute la péninsule de l'Afrique. On en confiait plusieurs espèces.
Le Grapb i itère xuicheté, Graphiplerus mulliguttutus, Olivier. Enloin., 1. tu, n° Ô5, pl. 6, fig. 66, que Lalreille croit être la même espèce que YAnthia varie - {/nia de Fabricius, mais qui en est distingué par Dejcan (Calai, des Coléopl.. p. 4).
Le Graphiptère trilixèe, Graphiplerus tritineutus ou YAnthia exclamationis de Fabricius, qui a été figuré avec soin par Lalreille et Dejean (llist. liât, des Coléopt., 2* livr., pl. 6, fig. 3). 11 est originaire du cap de Bonne-Espérance.
Le Graphiptéee petit. Graphiplerus tninutus, Dej. et Latr. (loc. cil., pl. 6, fig. 4). On le trouve en Égypte.
On doit rapporter au même genre les Anthia obsolela et trilineata d'Olivier et de Fabricius. Les métamorphoses et les mœurs des Graphiplères n'ont pas encore été observées.
GKAPUIPTÉRIDES. ixs. Nom donné par Lalreille à une division des Carahiques, qui comprenait les genres Anlhieet Graphiptère. F. ces roots et Carabiques.
GRAPHITE, xix. y. Fer carburé.
GRAPHIL'RE. Gruphiurus. iam. Genre de l’ordre des Rongeurs, créé par Fréd. Cuvier, pour un petit animal du ccipde Bonne-Espérance, que Dcsmarest avait provisoirement placé parmi les Loirs; et en effet, en n’examinant cet animal qu'extérieu rement, ainsi que n'a pu
| le foire autrement Desmarest , c'est aux Loirs qu’on I devait le réunir; ses formes et ses proportions rappellent les leurs ; il en est de même des organes du mou- ! vement. du pelage, de la queue qui est couverte de ! longs poils et se termine en pinceau comme celle du | Lérot. Celte espèce a même sur les côtés de la tète, la ! tache noire, qui caractérise en partie ce dernier animal;
, mais lorsqu'on descend plus profondément dans l'organisation du Grapbture. on trouve entre lui et tous les Loirs connus, des différences assez grandes et plus considérables que celles qui distinguent les Loirs les uns des autres, quoiqu'ils ne forment pas un genre aussi naturel à beaucoup près que les Rats, par exemple. ou que les Lièvres.
Le Graphiure surpasse par sa taille celle du Lérot; ses dents sont des deux tiers plus petites; elles sont même à peine de la moitié de la grandeur de celles du Muscardin qui est de moitié plus petit que lui; leur série ne commence que fort en arrière de l'apophyse du maxillaire. Les os du nez s'avancent jusqu'au dessus de l'os crihleux . les frontaux, à peu près aussi larges que longs , se terminent en arrière par une ligne droite; les pariétaux forment un parallélogramme presque régulier, et les temporaux, dont la largeur est à la longueur comme un à quatre, sont circonscrits postérieurement par une ligne verticale, et antérieurement par une ligne oblique dont la partie inférieure est la plus avancée ; la cuisse ne se prolonge pas au delà de l'apophyse zygomatique du temporal, et ne descend pas jusqu'à l'apophyse épineuse de la mâchoire inférieure ; enfin la largeurde la capacité cérébrale est à sa longueurdans le rapport de sept à neuf, et la longueur du crâne est à celle du museau comme neuf xont à six et demi. Ces détails anatomiques ainsique ceux que F. t.usier a pu tirer de la conformaliou particulière de tous les viscères, établissent une différence notable entre le Graphiure et les Loirs, et ne permettent pas de comprendre le premier avec les autres. Les notions que l’on obtient sur la nature d’un animal que l'on ne peut pas suivre dans toutes les périodes de sa vie; les inductions quç l’on en lire quand ces notions ne sont-établies que sur d'imparfaites dépouilles; les rapports qu'on juge exister entre cet animal et ceux qui paraissent avoir une organisation semblable à la sienne, surtout quand on ne connaît encore qu'imparfaitemenl les rapports de ceux-ci. sont des raisons plus que suffisantes pour faire sentir qu'un tel animal a besoin d’être étudié de nouveau.
Le Graphiure du Cap a été figuré par F. Cuvier dans la CO* livraison de son Histoire des Mammifères.
GRAPHOLITE. xix. Nom sous lequel on a quelquefois désigné le Schiste Ardoise , qui se délite en lames ou feuillets. F. Schiste et Ardoise.
GRAPHORCUIDë. Graphorchis. bot. Sous ce nom générique. Du Petit -Tliouars (Hist. des Orchidées des Iles austr. d'Afr.) désigne-un groupe de plantes qui n'est qu'un démembrement de l’ancien genre Limo*lorutn de Swartz. Il le place dans la section des Épidendres, et le caractérise par son labelle ventru , ouvert, sans éperon court , et ses anthères à deux loges operculées , contenant chacune un seul globule. Ce genre se compose de cinq espèces indigènes des Iles de Madagascar
et de Mascareignç , distinguées entre elle* parla proéminence plus ou moins grande de la base du labelle, par la forme de l'éperon, lorsqu'il existe, et par l'inflorescence. Ces espèces ne sont pas parasites, l/auleur, d’a- j près sa nouvelle nomenclature, a donné à chacune d'elles un seul nom générieo- spécifique : ainsi il les a appelées . F labellog raphia y Monngruphia , Atismographia , Calographi s et A iotog raphia.
GR APIIORHIN. Graphorhinut. lits. Coléoptères lé*tramères; genre de la famille des Rtiynchophores , institué par Schoonherr pour deux insectes nouveaux découverts dans l'Amérique septentrionale par Say; caractères : antennes n'atteignant pas l'extrémité du corselet, insérées vers le bout de la trompe, coudées, composées de douze articles dont le premier épais; les deuxième et troisième assez longs, obeoinques, les cinq suivanis courts, un peu turhinés et augmentant graduellement d'épaisseur, avec la massue oblongue, ovale et pointue; trompe à peine de la longueur de la tête, épaisse, inégale en dessus, avec trois sillons, profondément rebordée en dessous, et terminée par une échancrure triangulaire; fossette large et subitement fléchie en dessous ; yeux latéraux, presque ovales et médiocrement proéminents; corselet arrondi sur ses bords, plus étroit antérieurement et un peu convexe en dessus; élylres ovales -oblongue», éehàn crées intérieurement au point de jonction interne, avec les épaules saillantes extérieurement-, pieds médiocres; cuisses mutiques; jambes cylindriques cl droites. Le Graphorhinua rarfofiHH est noir, couvert d'écailles d'un brun oendré, avec le corselet rugosoponctué et les élylres chargées de lignes élevées et de rangées de points alternants. Le Graphorhinua opérculatua est d'un noir assez brillant avec des écailles blanchâtres; il a le corselet à peine ponctué, mais profondément sillonné. Ce dernier est des confins du Mexique.
GRAPUOSOME. Graphosotna. iis. Hémiptères; genre de la famille des Scutellériles. établi par Delaporte qui lui assigne pour caractères • antennes médiocres , insérées en avant des yeux, dont les premier et troisième articles sont très -courts et grêles, le second également grêle, mais un peu plus allongé, les deux derniers ovales, dilatés et faiblement velus; télé triarfgulaire, presque pointue en avant; corselet étroit, rétréci antérieurement, élargi en arriére; écusson presque triangulaire, couvrant toute la largeur de l'abdomen à la base et débordé latéralement par l'abdomen en arrière; pattes moyennes; tarses assez épaif, dont les premier et troisième articles sont très-grands, le second très- petit. Les Graphosomes sont des insectes de moyenne taille, mais ornés de belles couleurs.
GftiFBosoKE a l lu a es xüires. Graphoaoma nigror lineata, Tetyra nigrolineata, Fab. Tête, corselet et écussou rayés longitudinalement par des bandes alternes rouges et noires ; élylres rouges, avec leur partie membraneuse brune; dessous du corps rouge ponctué et tacheté de noir, avec les bords du ventre panachés de taches âlternaüvement rouges et noires; antennes noires; pattes noires, avec les jambes anneléesde rouge. Taille, quatre lignes. On la trouve dans toute l’Europe.
Gramosoir nui - rovcTi tt. Graphoaotna semt-
punctata, Tetyra aemi-punclata, Fab. Elle est rousse avec dix points et quatre lignes npir* à l’écusson. Europe.
GRAPHYPTÈRE. iss. Pour Graphiptère. F. ce mot.
GRAPPE. Hacemus. bot. Assemblage de fleurs portées sur des pédicelles attachés autour d'un pédoncule central. La Grappe diffère de l'épi, en ce que. dans cette dernière inflorescence, le* fleurs sont sessiles; elle est simple quand les pédicelles ne sont point ramifiés; ou la dit composée ou rameuse, lorsqu'ils se divisent. Le Thyrse {Thyraua) et la Panicule (Panicuta) sont des variétés de la Grappe. Dans le premier, les fleurs sont disposées en Grappe à pédicelles rameux. qui. dans le milieu, sont plus longs qu'â la base et au sommet; par exemple, le Lilas, la Vigne. On dit que les fleurs sont en panicule. lorsque étant en Grappe â pédicelles rameux, ceux qui se trouvent à la partie inférieure sont allongés , écartés et très-rameux. Toutes les fleurs de Graminées qui ne sont pas en épi. ont reçu de Tournefort la dénomination spéciale de Panicule.
GRAPPE MARINE ou GRAPPE DE MER. polyp. et CB09T. Rondelet a donné ce nom à une Holothurie qu'il a figurée*. Les pécheurs donnent également le nom de Grappe marine aux amas d’œufs de Sèche, qui imitent une Grappe de raisins noirs. Des Crustacés portent vulgairement le nom de Grappes sur les cilles du Calvados.
GRAPPON. bot. On donne vulgairement ce nom aux plantes à semences accrochantes, et pins particulièrement ù la Bardane.
GRAPSE. Grapaua. crust. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu* des Quadrilatères (Règne Anim. de Cuv.). établi en 1801 par Lamarck (Syst. des Animaux sàns vert., p. 150) qui le caractérisait de la manière suivante : quatre antennes courtes, articulées. cachées sous le chaperon; les yeux aux angles du chaperon et à pédicules courts; corps déprimé, presque carré, à chaperon transversal, rabattu en devant; dix pattes onguiculées : les deux antérieures terminées en pinces. Ce genre, démembré du Cancer de Linné, a été adopté par tous les entomologistes, et en particulier par Latreille qu^ lui assigne pour caractères : test presque carré, aplati, portant les yeux aux angles de devant; son bord antérieur incliné ; piedsmâchoires extérieurs écartés l'un de l'autre et laissant à découvert une partie de la bouche; leur troisième article Inséré près de l'extrémité extérieure et supérieure dû précédent; les quatre antennes situées au-dessous du chaperon. Les Grapses offrent encore quelques particularités remarquables dans leur organisation. Leur corps est aplati et orné souvent de couleurs très-vives, principalement de rouge. Leur front occupe presque éoute la largeur du lest; il est infléchi ou (rès-incliné en forme de chaperon. Les yeux sont reçus aux angles externes dans une cavité transverse, et les antennes sont situées sous le bord inférieur du front ; les latérales ou externes prennent naissance à la base des yeux, et les intermédiaires sont distantes à leur origine et logées chacune dans- une fossette du chaperon. L'épislome ou le chaperon proprement dit est transversal, étroit et divisé ordinairement dans le sens de sa largeur par une arête saillante. Le premier article des pieds-mâchoires inférieurs et l'article suivant, rétrécis, -l’un à son soin-
met et l'autre à sa base, forment un espace angulaire, <|ui laisse voir une portion des mandibules et quelques autres parties delà bouche. La carapace présente les particularités suivantes, observées par Desmarest: elle est plane, peu bombée, assez exactement carrée avec les orbites situés aux angles antérieurs; le bord interorbitaire est transversal et uni, le bord postérieur est étroit; les régions stomacale et génitale sont à peu près confondues. La première offre un enfoncement sur sa partie moyenne et antérieure ; les régions cordiale et hépatique postérieure sont aussi réunies et forment ensemble une saillie remarquable; les régions branchiales occupent en arrière les côtés et les angles postérieurs de la carapace; elles sont marquées souvent sur leur bord externe de lignes élevées, parallèles entre elles et obliques, qui répondent à la direction des organes branchiaux internes. Les deux pieds antérieurs sont courts, les autres sont assez longs, surtout les troisième et quatrième paires. Toutes ont des cuisses larges , sont carénées sur leur bord antérieur et se terminent par un article pointu. L'abdomen est composé de sept anneaux dans les deux sexes. #
Les Grapses, connus dans les Antilles sous les noms de Crabes peints et Crabes des Palétuviers, sont des Crustacés très-carnassiers, qui sc trouvent également dans le reste de l’Amérique. Bosc, qui a eu l'occasion d'en observer un grand nombre, rapporte qu'ils se tiennent presque toujours cachés sous les pierres et sous des morceaux de bois; ils ne nagent point, mais ils ont la faculté de se soutenir momentanément sur l'eau à raison de la largeur de leur corps et de leurs pattes, et ils y réussissent par des sauts répétés; ils font ce mouvement, dit il, toujours de côté, tantôt à droite, tantôt ù gauche, selon les circonstances. Ils se cachent au fopd de la mer pendant la saison froide, et ne reparaissent qu'au printemps ; c'est alors qu'ils portent des œufs. On peut considérer comme type du ftenre :
Le Gbspsk pei.it. Grapsus pktus , Lamk., Latr.; Cancer pii tus, L„ Herbsl; Cancer., tah. 5, fig. 33, et tab. 47, fig. 5, Séba ; Mus., t. ni, tab. 18, fig. 5, 6. Il sc trouve dans l'Amérique méridionale, aux Antilles, à Cayenne, etc.
Le Gbvpse méiaigé. Grapsus. rarius, Latr., Risso, ou le Cancer uiarmoratûs de Fabricius et d'OIiv. ( Zool. Adriat., tab. 3. Hg. 1), qui est la même espèce que le Cancre madré de Rondelet. On le trouve dans la Méditerranée et sur les bords de l'Océan. On le rencontre abondamment Sur Tes côtes de l'ouest de la France, particulièrement à l'Ile.tle Noirmoulier.
On doit ajouter à ces espèces le Grapsus peniciltiger Hguré par Uumphius (tab. 10, n« 3) et Cuvier (Règne Aniin., I. iv, pl. 13, fig. 1); cruentatus, Latr., ou ruricola de Degéer (1ns., 1. vu, p. 417, pl. 35, fig. 1); cinereus, Bosc (Hisl. nat. des Crust., t. i, pl. 5). On pourrait peut-être rapporter au même genre, suivant Latreille, le Crabe espagnol d’Herhsl (toc. cil., tab. 37, fig. 1), voisin du Cancer mutus de Linné, et le Cancer tnessor de Forskahl.
On ne connaît qu'une espèce fossile, encore n’est-ce pas très-certain qu'elle appartienne au genre Grapse. Desmaresi ( Ilist. nat. des Crust. foss., p. 07) l'a décrite
sous le nom de Grapse douteux, Grapsus dubius, D.
GRAPTOL1THES. un. On trouve ce nom dans quelques oryctogrnphics, pour désigner des Pierres figurées.
GRAS ( coups). Principes immédiats des animaux et des végétaux , caractérisés par leur insolubilité dans l'eau, leur solubilité dans l'Alcool et l'Ether, leur extrême inflammabilité, leur composition chimique non azotée, et leur plus ou moins grande fusibilité. Ce dernier caractère a fait distinguer plusieurs espèces de corps Gras, sous les noms d'Huile, de Beurre, de Graisse cl de Cire. V. chacun de ces mots pour l'histoire particulière des substances qu'ils désignent. C'est ici le moment de parler des découvertes intéressantes de Cbevreul sur la composition des corps Gras, et exposer les propriétés qui leur sont communes. Ce chimiste a fait voir que les corps Gras sont composés d'un certain nombre de substances immédiates, et que la plupart ne diffèrent les uns des autres que par la proportiou qu'ils en contiennent. Il a donné les noms de Stéarine, Élalne, Céline et Cholestérine à ces substances immédiates; une cinquième sorte de matière huileuse a été extraite du beurre et de l'Huile d» Dauphin. On pourra à chacun de ces mots connaître les propriétés particulières de ces principes. Il suffira de dire «ci que la Stéarine et l'Élalne. chauffées dans un malras avec de la Potasse à l'Alcool et de leau, se saponi- | fient, c'est-à-dire sont converties en Acides marna rique, oléique, et en principe doux, avec celte diffe- ! renceqtie la Stéarine fournit beaucoup d’Acide margarique et un peu de principe doux, tandis que 1'F.lafne I se transforme en une grande quantité d'Acide oléique | et en principe doux. La Cholestérine n'éprouve aucun changement par la réaction des Alcalis. La Céline se saponifie comme la Stéarine et l'Élalne; mais elle produit, outre les Acides margarique et oléique, une substance non acide dont la composition peut être repré- I senlée par de l'Hydrogène carburé, plus de l'eau. Enfin les Huiles extraites du beurre et de la graisse de Dauphin se convertissent par l'action des Alcalis en priiicipe doux, en Acides margarique et oléique et en Acides volatils, odorants, qui oiit reçu les noms d’Acides butirique et delphinique. Les Acides margarique et oléique : ayant toutes les qualités des corps Gras, forment parmi ceux-ci une section très-distincte; ils se combinent avec les différentes bases et donnent naissance à des séls que l'industrie humaine a su utiliser; tels sont les savons. Le Gras des cadavres ou l'Adipocire est également un assemblage de margarates et d'oléalesà base d'Ammoniaque, de Potasse et de Chaux. Chevreul a partagé en quatre groupes la deuxième secliou des corps Gras, c'est à-direxrelle qui comprend les substances non acides, et il les « caractérisés d'après leurs diverses manières de se comporter avec les Alcalis.
Les matières grasses existent dans les animaux où elles sont contenues dans des utricules d'une structure particulière et qui constituent ce que les anatomistes nomment tissu adipeux. C'est principalement sous la peau, aux environs des reins, dans la duplicature membraneuse de l’épiploon, à la surface des muscles et des intestins, qu’oh en trouve de grandes quantités. Leur consistance, leur couleur et leur odeur varient selon les
5 HICT. DEA SCI El CEA IAT.
genres d'atiimauà qui les fournissent. Celles des Cétacés sont généralement fluides ; elles ont de la mollesse et une forte odeur dans les Carnivores; elles sont solides et inodores dans les Ruminants; enfin les jeunes animaux ont leurs graisses ordinairement blanches et abondantes, tandis que les vieux n'ont qu’une bien moindre quantité de graisse jaunâtre. Ces observations générales sur les graisses n'ont pas été poussées plus loin, et, ainsi que nous l'avons dit au mol Graisses, demanderaient à être suivies dans les différentes classes des animaux.
Les corps Gras obtenus des végétaux se présentent également avec des qualités Irés-opposées. On recueille de la cire sur les fruits de plusieurs Myrioa , sur l’écorce du Ceroxylon andicola , dans le pollen des fleurs, etc. ; Y E lai s Guincensia fournit un corps Gras butyreux, nommé beurre ou huile de Palme; les graines du Cacaoyer, celles du Muscadier donnent aussi des espèces de beurre d'une consistance plus ou moins solide. Mais le plus grand nombre des matières grasses végétales sont huileuses, c'est-à-dire ont de la fluidité à la température ordinaire de l'atmosphère. La graine est la partie des plantes où elles se trouvent le plus généralement; cependant quelques autres organes en contiennent en abondance; tel est le péricarpe du fruit de l'Olivier.
Les substances grasses, à l'étal de pureté, sont en général peu odorantes, d'une saveur douce et fade , plus légères que l'eau et d'une consistance qui varie depuis celle de la cire et du blanc de Baleine qui sont solides, jusqu'à celle de J’huile de Poisson et de l'huile demandes qui sont très-fluides. Chauffées fortement avec le contact de l'air, elles se décomposent et dégagent surtout une grande quantité d’Hydrogène carboné, qui s’enflamme. Insolubles dans l'eau, elles se dissolvent, au contraire, toutes en plus ou moins grande proportion dans l'Alcool.
Quelques minéraux sont doués d’un reflet particulier, que l'on désigne sous l'épithète de Gras. Ce reflet fait paraître les substances onctueuses, comme si elfes avaient été imprégnées d'huile ou de graisse.
GRAS DE GALLE, bot. Ce nom est employé pour désigner, selon Jacquin, VEchites corymbosa. INicoIson le cite comme donné à d'autres arbrisseaux, qu'il dit être un Spartium , un Cytise et un Alalerne.
GRAS-D'EAU, pots. Commerson doiutaiiice nom aux Atbérines tellement transparentes qu'elles ressemblent à une simple gelée, dans l’élément qui les nourrit.
GRAS DE MOUTON, bot. L'un des noms vulgaires du Lampsuua communia , L.
GRAS DES CADAVRES, zool. E. Adipocire.
(JR ASEPOLE Y. bot. Syn. de Lathyrua hyasopifolia, L.
GRAS-MOLLET, pois. Nom vulgaire du Cycloptêre Lumpe. E. Ctci.optêre.
GRASPOIS. haï. Synonyme d'Épaulard , espèce du genre Dauphin. V . ce mol.
GRASSET; ois. Syn. vulgaire de Mouchel. f/r. ce mol.
GRASSET, bot. L’un des noms vulgaires du Sedutn Te le phi uni .
GRASSETTE. ois. Synonyme vulgaire de la Sarcelle d’élé. V. Canard.
GRASSETTE. Pinguicula. bot. Genre de la famille des Lenlihulariées de Richard, et qui a été placé dans la Diandrie Monogynie, L., quoique ses étamines offrissent le caractère de la Didynamie. Ses caractères sont : calice bilabié, trifide supérieurement, bifide inférieurement; corolle irrégulière, munie d'un éperon à la base, resserrée près de sa gorge, à limbe bilabié : la lèvre supérieure trilobée, l'inférieure plus courte, bilohée; deux étamines très-courtes; style court, surmonté d’un stigmate à deux lames; capsule uniloculaire, remplie d’un grand nombre de graines attachées à un réceptacle central. Ce genre, qui a beaucoup d’affinités avec i Ulricnlaria , est très-naturel, puisque toutes ses espèces offrent un port parfaitement caractérisé. Elles ont des feuilles radicales d'une consistance tellement grasse et molle, qu'elle a mérité au genre les noms sous lesquels il est ici décrit. Leur hampe est uniflore, et leurs fleurs sont penchées. La plupart des espèces de Grasselles sont indigènes des pays montueux et humides de l'hémisphère boréal. Les Alpes d'Europe, les montagnes de l'Amérique du nord en nourrissent une dizaine d’espèces; les autres croissent dans des localités élevées du midi de l'Europe et de l'Amérique méridionale.
La Grassette cormi’ne. Pinguicula rulgaris, jolie plante à fleurs violettes et d'un port tout particulier, qui se trouve dans les marécages de plusieurs parties de l'Europe. Elle croit près de l'étang de Sainl-Gratien aux environs de Paris. Le Pinguicula Lusitanien , qui est plus rare en Portugal que son nom ne le ferait supposer, sc trouve dans les landes aquilaniques , en Bretagne, et jusqu'aux environs d'Aix-la-Chapelle.
-GRASTIDIER. Grastidium. bot. Genre de la famille des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi par Diurne, pour quelques espèces découvertes par lui dans Plie de Java, et dont il définit ainsi les caractères : sépales formant le périanthe extérieur, soudés faiblement à leur base, dressés, faiblement étalés, de même que les pétales qui forment la partie interne du périanthe; ceux-ci latéraux, insérés obliquement sur un onglet du gynostème; base du labelle un peu concave. son limbe allongé, presque lobé; anthère attachée au gynostème par une articulation ; ses deux loges renferment autant de masses polliniques ovales, hipartibles, pulpo-céréeuses. Les Graslidiers se distinguent des genres voisins en ce que les tiges ou hampes ne sont point séparées des racines par un pseudo- bulbe, que leurs feuilles sont vdginanles à leur base, linéaircslancéolécs et le plus souvent metnbraneuseï; les pédoncules sont opposés aux feuilles ou latéraux, portant ordinairement deux fleurs qui s'élancent d'une sorte de paillette cornée.
Grastidier de Salak. Grastidium Salaccense , Diurne, ( Bydrag . Ind ., 353). Feuilles membraneuses, linéaires-lancéolées, obliquement coupées; sépales aigus; labelle obtus, marqué intérieurement d'une ligne élevée; pétales et labelle jaunes. Parasite sur les arbres des forêts de Java.
Grastidier trEs-aigu. Grastidium acuminatitsimum, Diurne, toc. cit. Feuilles membraneuses et linéaires; sépales très acuminés; fleurs verdâtres. Dans les
l>ois qui couronnent les monts Salai, dans nie de Java.
Grastidier rugcei x. Grastidium rvgosum , Diurne, loc. cil. Feuilles un peu coriaces, lancéolées, échangées au sommet ; sépales et limbe du labelle acuminés ; partie inférieure de ce dernier organe mcmbranorugueux intérieurement; Heurs jaunes. Il se trouve avec les précédents.
GRATEL1ER. bot. Nom proposé par quelques botanistes français, pour le genre Cnestis. F . Cnestb.
GRATELOUPELLE. Gtaleloupella. bot. ( Cèramiai • res.) Genre digne, par son élégance, d’élre dédié à Grateloup qui a fait d’importantes découvertes dans l'étude des Ilydrophyles. Il est caractérisé par ses capsule*, parfaitement sessiles, groupées à l'extrémité des rameaux flexibles et colorés. Le Ceramium brachjyjoniutn de Lyngbye (lent. Alg. Dan., p. 118, pl. 56, f. c) est le type de ce genre. On le trouve, sur les côtes, assez fréquemment fixé aux rochers que la marée ne découvre que peu d'instants. On en connaît encore plusieurs autres espèces.
GIUTF.LOI'PIA. bot. (Ilydrophyles.) Genre formé par Agardh (Spec. Alg., pars n, p. 221), dans l'ordre des Floridées, dont les caractères consistent en des tubercules fructifères, agrégés sur les rameaux , percés d'un pore et contenant des séminules elliptiques. L'auteur y rapporte trois es|>èces : 1° le Graleloupia çrtiata , qui est le Fucus erinacens de Turner, du cap de Bonne-Espérance; 2° le Grateloupia Uystrix,6galement du cap de Bonne-Espérance; 5° te Gi-ateloupia filicina qui serait le Delesseria filicina de Lamouroux. Cette dernière parait pouvoir difficilement être séparée des Delesseries.
GRATELOUPIE. Gratelupia. moll. ross. Genre delà famille desTellines, institué par Desmoulins, pour une Coquille fossile trouvée dans le terrain tertiaire du bassin de Bordeaux. Déjà Basterot, dans sa Description géologique de ce bassin qui fait partie des terraii\s du sud-ouest de la France, avait décrit et figuré, sous le nom de Denax irregularis , la Coquille qui sert de type à ce nouveau genre. Desmoulins a fait voir que Basterot n'avait eu à sa disposition que des échantillons incomplets, qui ne lui ont pas permis de voir la singulière structure de la charnière. Caractères : coquille transverse, sublrigone, presque équilatérale; côté postérieur un peu atténué en coin , et marqué d'un léger pli flexueux, analogue à celui des Tellines; dents cardinales au nombre de trois principales , divergentes à la manière de celles des Cythérées, accompagnées sur chaque valve de trois à six dents cardini-sériales , lamelleuses, parallèles, convergentes vers le crochet, obliquement rugueqses et dentelées en leur bord : ces dents sont situées au côté postérieur de la coquille, sous le ligament; une seule dent latérale, antérieure, placée sous la lunule, analogue à celle des Cythérées, sur la valve gauche; une fossette correspondante sur la valve droite; ligament extérieur bombé, très-long, dépassant les dents cardini-sériales; crochets très-petits, peu saillants, à peine inclinés vers la lunule; impressions musculaires subégales, arrondies; impression palléale fortement échancrée postérieurement, l'échancrure se prolongeant jusque vis à vis la dent lunaire. Desmou- I
lins place le genre nouveau entre les Lucines et les Donaces de l ama ri k; il lie renferme encore qu'une espèce : Grateloupie Donaciformc.
GRATGAL. bot. Nom trivial appliqué par quelques botanistes français ail genre Iiandia de Linné. ce mot.
GRATIA-DEI. dot. Dans la haute opinion que l’on avait de leurs vertus médicinales, plusieurs plantes avaient reçu ce nom avant la régénération de la botanique; de ce nombre étaient le Buplevrum rigiduw , le Géranium Bubcrlianum, le Sculellaria galcriru lata , le Graliola o/Jlcinalis, et le lythrum hyssnpifolium.
GRATIOLE. Graliola. bot. Ce genre, de I» famille des Scrophularinées, et de la Diandrie Monogynie. fondé par-Linné et confondu par Tournefort avec les Digitales, est ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes , quelquefois accompagnées de bractées à la base; corolle tubuleuse, à deux lèvres : la supérieure bilobée, l'inférieure à trois lobes égaux; deux étamines fertiles, et deux ou trois rudimentaires; stigmate à deux lames; capsule à quatre varves qui, après la maturité, sc séparent de la cloison formée par l’inflexion de leurs bords. Ces caractères ont été tracés par R. Brown cl Nultall, d'après l'examep du Graliola o/ficinalis, L., et d’autres espèces de la Nouvelle-Hollande et de l’Amérique. Les auteurs |>oslérieurs à Linné, et ce grand botaniste lui-méme,onl placé dans le genre Graliola, des plantes dont l’organisation était assez différente podr devenir les types de genres distincts. Ainsi Willdenow a établi le genre Hurnemannia, avec deux espèces de Graliola , décrites par Hornemann. La principale espèce de Y Herpeslis de Gaertner ou du Monniera.de Brown et de Michaux, est le Graliola Monriieri, L. — R. Brown (Prodr. Flor. Nov.-Holl., p. 441) a fait voir les grands rapports des Graliola hyssopoitles et rotundi folia, L., avec les Lindernia dont elles ne diffèrent que par deux de leurs étamines stériles. On a décrit plus de cinquante espèces de Gratioles; mais en éloignant relies qui appartiennent bien certainement à d’autres genres, et en tenant compte des doubles emplois d'espèces qui embrouillent la synonymie de ce genre, on ne compte réellement qu'urie trentaine de plantes qui s’y rapportent bien légitimement. Une seule espèce habite l'Europe, une au Pérou, deux dans les Iles de l'Amérique du sud, huit dans les États Unis de l'Amérique septentrionale, et le reste dans les Indes-Orieolales et la Nouvelle- Hollande. Les États-Unis paraissent donc être la contrée où l’on rencontre proportionnellement le plus de Gratioles, quoique ce genre soit répandu sur une grande partie de la surface du globe, et qu'il préfère les pays chauds. Dans le nouveau continent, on n'en rencontre pas au delà du 40« degré dé latitude nord. Les Gratioles sont des plantes herbacées, à feuilles opposée^ et à pédoncules solitaires, axillaires et uniflores. L'espèce suivant» peut être considérée comme type du genre :
Gratiole officinale, Graliola ofjlcinalis , L. Sa tige est haute de trois décimètres, droite, cylindrique , ordinairement simple et garnie de feuilles opposées, sessiles, ovales, lancéolées, dentées vers leur sommet,
G it f.
lisses , glabres el marquées de (rois nervures longitudinales. Ses fleurs sont d'un blanc jaunâtre. On trouve celle Gratiole dans les lieux aquatiques, el principalement dans les fossés humides des prairies de la France méridionale. Elle est assez rare aux environs de Paris. Celte plante, à laquelle on donne vulgairement le nom d'Hcrbe au pauvre homme, parce que c'était autrefois un purgatif employé par les indigents, jouit de propriétés dangereuses. Elle a une saveur amère, désagréable el nauséabonde. Son analyse a donné à Vauquelin de la Gomme, quelques Sels et un Acide végétal, une matière résinoïde d’une extrême amertume, soluble dans l’Alcool, très -peu soluble dans l’eau à l’état de pureté, el ne s’y dissolvant que par son mélange avec les autres matériaux de la plante. C’est dans cette matière résinoïde que parait résider le principe actif de la Gratiole. Elle purge violemment et elle excite en même temps le vomissement; aussi est-elle fréquemment employée par les charlatans entre les mains desquels elle peut devenir un poison funeste. Gledilsch (yermiachte Abhanl., t! iti , p. 367) prétend que les Chevaux qui se nourrissent du foin où il y a beaucoup de Gratiole, maigrissent considérablement.
GRATTE-CU. bot. Nom vulgaire des fruits de la plupart des Rosiers, employés dans certaines pharmacies, sous la désignation plus convenable de Çynorrhodoti. Ce nom vient de ce que lorsqu'on les -mange sans en retirer les graines que recouvrent des poils très-fins, cès fruits causent, dit-on, d’aisez vives démangeaisons à l’anus.
GRATTE PAILLE, ois. Syn. vulgaire de Mouchet.
GRATTERON. bot. Nom vulgaire du Galiutn AparinOj ainsi- que de YAaperula odorat a.
GRATTIER. bot. L’un des synonymes vulgaires de Vitcx. y. ce mot.
GRAüCALLâ. ois. Syn. de Choucari. genre dont les espèces sont des Coracines pour Temininclc. y. ce mot.
GRAULE et GRAYE. ors. Synonyme vulgaire de la Corneille manlelée. y. Cobbeau.
GRAUMULLÈRE. Graumullera. bot. Ce genre, établi par Reichcnbach dans la famille des Noyades, a été réuni par Endlicher au genre Cymodocea de Konig.
GRAUSTEIN. otot. Mot allemand qui veut dtrepierr* griae, et dont Werner a fait le nom d’uue roche-appelée Dolente par les minéralogistes français, y. les mots Dolérijb et Roches.
GRAUWACKE. ■!*. fr. Psaihite.'
GRAVANCHE. rots. Nom vulgaire d’une variété de Lavarel, qui se pêche dans le lac de Genève, y. Saumon, soiis genre CorAgove.
GRAVE, ois. Syn. vulgaire de Freux, y. Corbeau.
GRAVELRT. ois. Synonyme vulgaire de Grimpereau. y. ce mol.
GRAY KLIN. bût. L’un des noms vulgaires du Chêne à grappes.
GRAVELOTTE. ois. Synonyme vulgaire de petit Pluvier à collier, y. Pluvier.
GRAVIER. gEol. Intermédiaire du Sable et des Galets, il se compose de fragments plus gros que l’un, et. plus petits que les autres; le lit des fleuves et des toritmls en présente davantage que les plages de la mer., où ce-
pendant de vastes étendues en sont quelquefois entièrement formées. Il se compose de toutes sortes de Roches réduites par le frottement, en fragments arrondis et souveul aplatis. On en rencontre des dépôts immenses dans l’intérieur des continents , soit au-dessous de la couche de terre végétale, soit à la surface même du sol. La plaine de la Crau, vers l'embouchure du Rhône, est célèbre par le Gravier qui la couvre, et dans lequel une végétation particulière fournit aux Moulons du pays une nourriture à laquelle, dit-on, leur chair doit son excellente qualité. Ce sont les Galets, y. ce mot* et le Gravier qui, unis par un ciment quartzeux, forment la plupart des Roches connues sous le nom de Pouddings.
GRAVIÈRE. ois. Synonyme vulgaire de grand Pluvier à collier. V. Pluvier.
GRAVIG8 ADES. ma». Bla inville a donné ce nom à un ordre qu’il établit pour y placer le seul genre Étépbant.
GRAVISSET, GRAVISSELR, GRAVISSON. ois. Synonymes vulgaires de Grimpereau, y. ce mol.
GRAVIVOLES. ois. Nom donné aux OUeaux qui ont le vol lent el pesant.
GRAZIRRUINCUUS. rois. ross. Pes oryctographes, qui ont cru apercevoir quelque ressemblance entre les Glossopèlres el le bec du Corbeau , ont donné ce nom à ces dents fossiles, y. GioasorfcrtES.
ÇKËAC. rois. PourCréac. /'. ce motet Estubceo*.
GRÈBE. Pndicepa. ois. Genre de l’ordre des Pinnatipèdes. établi par Lalham aux dépens du genre Coty Htbua de Linné, et caractérisé de la manière suivante : bec de médiocre taille, ordinairement plus long que la tète, droit, conique, cylindrique ou comprimé; mandibule supérieure subulée ou courbée brusquement vers la pointe; narines situées vers le milieu de chaque côté du bec, concaves, oblongues, ouvertes extérieurement et fermées à l’intérieur par une membrane, se communiquant de l’unè à l’autre; pieds reportés à l’extrémité du corjjs; tarse très -comprimé; quatre doigts : trois en avant, très -'déprimés par une seule membrane qui les entoure en festons, dont l’externe le plus long; pouce comprimé et festonné, s’ai ticulant sur la face interne du tarse , el portant à terre seulement sur le bout de l’ongle qui’cst, ainsi que les autres, large et déprimé; ailes courtes, les trois premières rémiges presque égales et les plus longues. Quoique les Grèbes n’aient les doigts réunis que par une demi-membrane, ils n’en sont pas moins de tous les Oiseaux d’.eau, les nageurs les plus lestes et les plus infatigables; leur conformation, d’ailleurs, indique assez qne l’eau leur a été assignée comme demeure habituelle et même unique; car s’ils s’élancent dans les airs, ils s’y soutiennent avec peine el semblent plutôt être portés par les vents , qu’y suivre une direction volontaire, que leur interdit peut-être la trop grande brièveté de leurs ailes, relativement au volume et au poids du corps; si une circonstance quelconque les place sur la terre, la position de leurs jambes à l'extrémité du corps, les oblige à une station verticale, qui rend leur marche difficile et pénible. Aussi pour ces motifs , les voit-on rarement prendre le vol, el lorsqu'ils sont poussés ou jetés par les flots sur le rivage, leur premier mouvement est de quitter la plage où. ils se trouvent sans défense, -et où ils n'auraient que des coups de bec
ù opposer à la main habile qui vomirait les saisir. Ils plongent avec une adresse admirable, poursuivent et saisissent au Tond de l'eau les Poissons qui s’y croyaient en sûreté; lorsqu'ils nagent entre deux eaux, ils tiennent suivant le besoin leurs ailes plus ou moins étendues, qui font office de gouvernail, et leurs pattes ne leur servent que de rames, dont ils peuvent accélérer considérablement le mouvement. A l'exception de la plus' petite espèce qui parait ne se plaire que sur les lacs et les rivières, dans les étangs et les marais, les Grèbes se montrent également sur les vagues qui frappent les côtes, comme à la surface plus tranquille des eaux douces; il en est même quelques-uns qui , paraissant dédaigner les marécages, ont pour la mer une préférence marquée, et c'est sur ce théâtre aussi vaste que mobile, qu'ils aiment surtout à déployer toute leur souplesse. Ces Oiseaux ont un plumage très-sujet à varier, ce qui jette assez de confusion dans leur nomenclature; parmi les nombreuses espèces établies |>ar les ornithologistes, il en est plusieurs que l'on a réunies, -et ces réunions seront très -vraisemblablement poussées plus loin encore, lorsque l’on connaîtra mieux les changements que peuvent produire l'âge et les saisons. Ces changements consistent en aigrettes, crinières et autres ornements variés tant dans la forme que dans les couleurs; ils ne se trouvent que chez les adultes, et se font longtemps attendre, car ce n'est ordinairement qu'à la troisième année qu'on commence à les apercevoir; l'Oiseau les.conserve alors pendant tout l'hiver, et. on les observe chez les femelles comme chez les mâles.
Si l'on en juge par l'état d’embonpoint qui se fait remarquer dans tous les Grèbes que l'on prend en toutes saisons, l'on doit croire que ces Oiseaux ne sont guère exposés aux jeûnes et aux privations; en effet, se nourrissant indifféremment de Poissons et de Mollusques, de plantes aquatiques et de Fucus, ils trouvent toujours de quoi satisfaire amplement leur appétit; leur chair en relient un goût désagréable, ce qui fait qu'elle est généralement dédaignée. L'on ne recherche quelquesuns de ces Oiseaux , que pour ledr duvet argentin , qui. fournil à la mode des fourrures propres à en renouveler de temps en temps les phases. LesGréhes nichent dans les joncs et les roseaux ; le berceau qui doit recevoir les fruits de leurs amours , est composé de ces mêmes végétaux entrelacés; il flotte au dessus des eaux, et n’y est retenu que par quelques liens qui l'amarrent aux roseaux les plus solides. La ponte est de trois ou quatre œufr, rarement cinq, ordinairement d’un vert blanchâtre, lavé ou tacheté de jaune et de brun.
Grèbe d'Amérique. Podicep» Americanus , Garnot, Voyage de la Coquille, p. 590. Parties Supérieures d’un brun foncé, mélange de roux et de noir; gorge , dessus et bande transversale des ailes d'un blanc mat; poitrine d'un blanc satiné, faiblement nuancé de fauve; flancs et abdomen d'un gris cendré soyeuse; un faisceau de plumes blanches et brunes de chaque côté de la tête ; bec cl pieds d'un brun verdâtre; palmures floemenl dentelées. Taille, dix pouces. Du Chili.
Gbébi castagneix. Podicep a tniiior, Lath. ; Podicep» Hebrydicus, Lath.; Colymbu» Pyrenaicu», Lap.; Colymbu» flutiaiilis, Briss., Buff., pl. cnl. 1)05. Parties
supérieures d'un noirâtre lavé d'olivâtre; sommet de la tète, nuque et gorge noirs ; côtés et devant du cou d'uu roux vif; parties inférieures d'un cendré noirâtre, avec la poitrine et les flancs plus obscurs; bec noir; iris brun; pieds d’un brun verdâtre, et couleur de chair sur la face interne. Taille, neuf â dix pouces. Les jeunes ont le sommet de la tète, la nuque et les côtés du cou blanchâtres, variés de taches et de (rails roussâires, la partie inférieure du devant du cou, la poitrine et les flancs d'un roux clair, le milieu du ventre blanc. Ceux de l'année sont d'uu cendré roussâtre sur les parties supérieures; ils ont la gorge blanche et la mandibule inférieure jaunâtre. Du nord des deux continents.
Grèbe de Cayenne. y. Grand Grèbe.
Grèrecbrci.* ou a bec cerclé. Podicep» Caroline*sis, Lath.; Coly ni bu» Podicep», L. Parties supérieures brunes, les inférieures d'un blanc sale; gorge noirs ; un cercle blanc entourant les yeux et une tache noire à la base de la mandibule inférieure; poitrine lavée d'olivâtre; bec cendré, avec un anneau noir dans le milieu; pieds noirs. Taille, dix pouces. Les jeunes ont les parties supérieures d’un brun foncé; les côtés du cou , le ventre et le croupion roux, le milieu de la poitrine d’un blanc sale, avec une grande taché noire transversale à l'extrémité. De l'Amérique septentrionale.
Grèbe commit V. Grèbe huffè.
Grèbe cornu. Podicep s cor nu tu», Lath.; Colymbu» obacurua, Gmel.; Podiceps caapicu» , Lath.; Colymbu» nigneans , Scop.; Colymbu» cri statua minor . Briss., Buff., pi. enl. 404, fig. 2 et 042. Parties supérieures noirâtres; une fraise très -ample et d’un noir lustré, entourant le haut du cou; deux touffes de plumes rousses s'élevant en forme de cornes derrière les yeux; joues et poitrine rousses; parties inférieures blanches, avec les flancs nuancés de roussâtre; bec fort, plus court que la tête, noir avec la pointe rouge ; pieds gris, noirs â l’extérieur. Taille , douze à treize pouces. Les jeunes ont toutes les parties supérieures d'un cendré noirâtre, sans fraise ni cornes, les secondes rémiges blanches; une ligne blanche horizontale qui s'étend au-dessous des yeux, et vient se confondre sur la gorge, avec une teinte semblable, qui se dirige très en arrière sur l'occiput ; le milieu du devant du cou cendré, les parties inférieures blanches, avec les flancs d’un cendré noirâtre; le bêc cendré, avec la pointe jaunâtre. D'Europe.
Grèbe cornu, Buff., pl. enl. 400. P- Obère acm.
Grèbe cornu de la baie d’iIudson. V. Grebe cornu.
Grèbe Dcc-Laart. y. Grèbe de l'ixe Saint Thomas.
Grèbe d’Km.l ayonie ou Esclavo*. V. Grèbe cornu.
Grand Grèbe. Podicep s Cayanus, Lath.; Colymbu» Cay ennemis, Gmel., Buff., pl. enl. 404, n° 1. Parties supérieures noirâtres, les inférieures blanches, avec la gorge, le devant du cou et les flancs roux ; bec et pieds noirâtres. Taille, dix neuf à. vingt pouces. Espèce dbuteuse. •
Grèbe bupfè. PQdiceps c natal u», Lath.; Colj inbu» uiinator, Gmel.; Coly th bus cornutu», Briss., Buff., pl. enl. 400, 041 et 044. Parties supérieures noirâtres, variées de brun; sommet de la tête, nuque et fraise d’un noir lustré; une huppe noire, plate el pendante sur
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le cou; joues blanches; parties inférieures d'un blanc nacré, avec les côtés de la télé et de la poitrine roussâtres; bec plus long que la tète, d'un brun rougeâtre, brun à la pointe ; iris rouge ; pieds d'un blanc jaunâtre, noirâtre à l’extérieur. Taille, dix huit â dix neuf pouces. Les jeunes ont les plumes de la huppe et de la fraise très courtes, bordées de blanchâtre; point de roussàtre à la face : avant l'âge de deux ans. pn ne voit chez eux ni fraise ni huppe; le front est blanc comme la face; il ! y a sur le cou des lignes en zigzag noirâtres. Dans l'extrême jeunesse, ils ont la tête et le haut du cou d'un T>run foncé. D’Europe.
Grèbe de l’ileoe la Goactrrtoif. Podicepa Chilienaia, Garnot, Voy. de la Coq., p. 001 . Tète, dos, ailes et croupion noirs, avec quelques nuances de roux; gorge, dessous des ailes, sixième cl septième rémiges d'un Idanç mat; poitrine d’un blanc soyeux; flancs et abdomen d’un blanc grisâtre et soyeux; partie antérieure du cou rousse. Cette espèce parait ne point différer de celle que le même auteur a nommée Po*licep$ Amcricana.
Grèbe de l’ile Sairt-Thomas. Podicepa Thomenai », La (h. Parties supérieures brunes, les inférieures blanches, avec une grande tache noire sur la poitrine; un trait blanc entre le bec et l'œil ; 'tectrices alaires roussâtres; flancs tachetés de gris; pieds noirâtres. Taille, dix-huit pouces.
Grèbe Jouuris oii a joies grises. Podicepa rnbri collia, Lalh.; Colymbus auberistatua, Groel^ Colyntbua parotia, Sparm., Buff., pl. enl. 951. Parties supérieures d’un cendré noirâtre; front, sommet de la télé et nuque noirs; uire huppe très-courte; joues et gorge d'un gris soyeux; parties inférieures blanches; devant du cou et côtés de la poitrine roux ; flancs et cuisses tachetés de brun ; bec de la longueur de la tête, noir â l'extrémité, jaune à sa base; iris brun - rougeâtre; pieds noirs, d’un vert jaunâtre à l'intérieur. Taille, quinze à seize pouces. Les jeunes ont la gorge cl les joues blanches, le haut du cou jaunâtre, rayés irrégulièrement debrun;poinldevesligede huppe. D'Europe.
Grèbe du lac de Gerèyk. P. Grèbe cor ru.
Grèbe iortagrard. P. Grèbe castagreux.
Grèbe de la Lolisiaae. Votlicepa Ludoricianua, Lalh. P. Grèbe de la Carolirb, jeune.
Grèbe Oreillard. Podicepa auritua , Lalh. Parties supérieures noires; face, sommet de la tête et fraise d’un noir lustré; une huppe très-courte sdr l'occiput ; un pinceau de plumes longues, effilées, jaunes et rousses, s’élève de chaque côté, derrière les y’eux, et vient couvrir l'oreille; parties inférieures blanches, avec les flancs et les cuisses d'uu brun marron; gorge, cou et poitrine noirs ; bec plus court que la télé, noir, rouge à sa base, avec sa pointe relevée; pieds verdâtres, noirâtres extérieurement. Taille, onze à douze pouces. Les jeunes ont la plus grand» ressemblance avec ceux du Grèbe cornu ; ils s’en distinguent en ce que le blanc des joues est plus étendu, et descend sur les côtés du cou, et en ce que les deux mandibules se relèvent un peu vers la pointe. D'Europe.
Grèbe (petit), Buff., pl. enl. 012. P. Grèbe corru, jeune.
Grèbe (petit), Gérardiu. P. Grèbe castagreux.
Grebe ( petit ) corru, Buffon. V . Grèbe corru. jeune
Grèbe (petit) corru, Gérardin. V. Grèbe Oreillard, jeune.
Grèbe (petit) HUPPÉ, Buffon. P. Grèbe corru, jeune.
Grèbe de rivière de la Caroube. P. Grèbe cerclé.
Grèbe de rivière roiratre. P. Grèbe castagreux
Grèbe de rivière des Philippires. Podicepa Philippenaia , Tcmm., Buff., pl. enl. 945. Parties supérieures 1 noirâtres, lavées de pourpré; deux traits roux sur les joues et les côtés du cou; parties inférieures d'un cendré noirâtre; bec noir, cendré à la base et à la pointe; pieds noirâtres à l'extérieur. Taille, dix à onze pouces.
Grèbe de rivière de Sairt-Domirgue. Podfcepa Dominicua , Lath. Parties supérieures noirâtres, les inférieures d’un gris nacré, tachetées de brun ; rémiges blanchâtres, avec l’extrémité brune; bec noir; pieds bruns. Taille, sept A huit pouces.
Grèbe Rôi.iard. Podicepa Rolland , Quoy et Gaym., Voy. de l'Uranie, pl. 56. Parties supérieures d’un brun noirâtre; plumes de la huppe noires, ainsi qu'un espace entre le bec et l’œil; oreilles blanches; bas de la 'i^oitrine et ventre d’un roux brunâtre; un trait blanc sur les ailes. Bec et ongles noirs. Taille, dix ikmiccs. Iles Nalouines. .
GRÈBE FOULQUE. Podoa. ois Genre établi par IIliger dans l’ordre des Pinnalipèdes. Caractères : bec aussi long que la tète, droit, cylindrique, avec la pointe inclinée et échâncrée; arête distincte, déprimée; bords de la mandibule supérieure un peu élargis; l'inférieure droite, anguleuse vers le bout; fosse nasale grande et longue; narines placées vers le milieu de chaque côté du liée, longues et totalement percées; pieds courts, retirés dans l'abdomen; tarse arrondi; quatre doigts les trois antérieurs réunis par une membrane en festons; le postérieur lisse; ailes médiocres, pointues; première rémige plus courte que la deuxième, qui est aussi longue ou plus longue que la troisième, et dépasse toutes les autres; queue très -large. Les espèces qui composent ce genre sont peu nombreuses , on u'en tonnait encore que deux. Leurs mœurs et leurs habitudes ont été peu étudiées, et sont conséquemment presque inconnues; quelques indices portent â croire qu'elles ont de grands rapports avec celles des Grèbes; du reste les deux genres, ainsi que l’indique le nom. se rapprochent déjà par les principaux caractères de conformation.
Grèbe Foulque d'Afriqce. Heliorni a Senegnlensis , Vieill. Parties supérieures brunes, mouchetées de noir sur les côtés du cou et le dos; sommité de la tète et dessus du cou noirâtres ; une raie blanche prend naissance à la base du bec, se dirige au dessus de l’œil et descend de chaque côté, le long du cou; rectrices étagées; toutes les parties inférieures blanches, avec quelques mouchetures noires seulement sur les flancs; bec et pieds rouges. Taille du Canard.
Grèce-Foulque d'Amérique. Plains Snrinamcnais , Gmel.; f/eliornin Surinamenaia , Vieill., Buff., pl. enl. K93. Parties supérieures d'un brun obscur; somuiel delà tète couvert de plumes poires, longues et pendantes; joues d'un brun fauve; côtés du cou striés de
GUÉ
noir cl de blanc; Irait oculaire blanc, s'étendant sur loute la longueur du cou; reclrices étalées, terminées par une bande noire, bordée de blanc; parties inférieures blanches ; bec cendré; pieds d'un brun jaunâtre, avec les demi -palmures rayées de noir et de blanc. Taille, treize pouces.
GREC. bot. Paulet a donné ce nom au Champignon qu'il nomme aussi Bistre et Crochet.
GRECQUE, reft. et ms. Espèce de Tortue. F. ce mot. Oii donne aussi ce nom à une espèce peu connue du gehre Mante, qui se trouve dans l’Archipel.
GREDIN, mai. Race de Chiens, originaire d'Angleterre.
GREEN, bot. (Mousses.) Adanson avait formé sous ce nom, tiré de sa roue de loterie, un genre dont le caractère était d’avoir les urnes sessileset terminales. 11 y rapportait, comme on en peut juger par les figures qu'il cite de Dillen, le Buxbaurnia foliota , les Phascum alors connus, le Dicranum flexuosum, etc. Ce genre n'a pas été adopté.
GREFFE. Inserlio , Inosculatio. bot. Ce mol s’emploie d’une manière générale, pour exprimer l’union intime de deux végétaux ou de* deux parties quelconques d’un végétal. C’est en ce sens qu'on doit entendre le terme de Greffe naturelle, synonyme d’adhérence ou de soudure naturelle, opération souvent voilée à l'observation, et que le scrutateur des affinités sait seul apprécier. P. Soi di re sati rem r.. Mais où désigne spécialement sous le nom de Greffe, l’acte artificiel par lequel on maintient en contact immédiat les libers de deux végétaux. Il en résulte une adhérence si intime que les phénomènes de l’existence sont désormais confondus dans les deux plantes greffées. Cette opération réunit tous les avantages que l'on se propose dans la multiplication des arbres utiles; elle hâte surtout leur végétation, ou plutôt elle leur fait devancer l’époqoe où ils doivent nous faire jouir de leurs produits que, d’un autre côté, elle améliore considérablement. Lorsqu'on voudra greffer un arbre sur un autre, il faudra enlever un bourgeon du premier et le placer sur le second, auquel on donne le nom de sujet; mais préalablement on aura dû détacher l’écorce du sujet dans une dimension égale à celle de la base du bourgeon , choisir une place où un bourgeon ait existé, et faire cil sorte que le liber soit resté dans la cicatrice. Le bourgeon greffé reçoit la nourriture que le sujet lui prépare; il l’élabore ensuite à sa manière, et produit des fleurs et des fruits de l’espèce que porte l’arbre d’où on l’a tiré. Le sujet n’est donc plus qu’un magasin de sève et de nourriture; mais cette sève déjà modifiée, doit apporter quelque changement dans l’économie de l’arbre greffé et altérer en quelque chose la nature de ses produits. Ce n’est donc pas seulement pour hâter la floraison des plantes utiles, que les jardiniers mettent la Greffe en pratique, mais encore parce qu’ils ont reconnu qu’elle conservait les qualités ou les bizarreries de l’espèce greffée, et qu'elle en faisait naitre'd’accideutelles.
On a beaucoup varié les procédés de la Greffe. Le vénérable Thouin, dont les amis des sciences utiles délaceront longtemps la perle, a publié sous le titre de
* Monographie des Greffes, un traité complet sur cette ' matière, auquel devront recourir ceux qui voudront connaître avec détails la pratique, les avantages et I les inconvénients de chacune des manières de greffer. | Voici quelques mots de celles qui sont le plus fréquem- ! ment usitées : 1° la Greffe par soudure ou par approche consiste à enlever l’écorce sur deux Jeunes branches et à les unir ensemble, de manière que les deux libers soient superposés ; 2° la Greffe en écusson se pratique en enlevant un bourgeon avec une portion d’écorce qui ait la forme d’un écusson, et la .plaçant sur la branche d’un sujet , que l’on a choisie sensiblcmept égale à celle d’où on a tiré le bourgeon. On a soin de laisser le liber intact, et on enveloppe soigneusement l'écusson pour qu'il puisse résister à l’action du vent et de la pluie; si l’on fait cette opération au printemps, l’écusson est dit à œil poussant; si c’est en automne, on le nomme écusson à œil dormant; 3» Iq Greffe en fente consiste â faire une incision conique sur le sujet et à y introduire un bourgeon. On lui donne le nom de Greffe en couronne f lorsque l’on fait plusieurs incisions et que l’on introduit plusieurs bourgeons tout autour du sujet. Elle est usitée pour le Cerisier, et l'on se procure assez promptement , par son moyen , un grand nombre de branches chargées de fruits.
L'expérience a démontré que la Greffe ne réussit point entre deux arbres, s’ils ont leurs sèves en mouvement dans des temps différents, si les uns sont petits et les autres grands, si l'un préfère l’ombre à la grande lumière et une température basse, quand l’autre a des habitudes opposées. Il faut donc, pour que la Greffe puisse réussir, d’abord que les deux arbres soient de la même, famille naturelle , et qu’ils aient beaucoup de rapport entre eux. Un Lilas, par exemple, greffé sur un Frêne, produira d’abord de fort belles touffes de Heurs, parce qu’il aura pompé une grande abondance de sucs, d’où résultera un véritable effet hydropique, et la branche greffée périra au bout de la seconde ou de la troisième année. Par une cause inverse, la Greffe d’un Frêne sur un Lilas ne pourra réussir complètement. Mais Tout ce qu’on a dit des Greffes sur des plantes de familles différentes, est mensonger. On doit même taxer de friponnerie les jardiniers qui font croire que l’on peut greffer un Jasmin sur un Oranger, parce que certains Jasmins portent dès fleurs qui sentent la fleur d’Oranger. Celte odeur vient de ce qu’on a greffé sur des Jasmins ordinaires, les branches d’une variété originaire de Toscane, et qui exhale une odeur analogue à la fleur d’Orangei;.
GREGAR1I. oi9. Nom donné par Illiger à une famille d’Oiseaux qui comprend les genres Sittelle, Pique-Bœuf. Loriot, Troupiale et Étourneau.
GRÉGARINE.<;rf$rarîna. ixt. Ce genre, établi par Léon Dufour, se compose de deux espèces de Vers, dont l'une habile le tube alimentaire de plusieurs Coléoptères, notamment des Mélasomes, et l’autre le ventricule chyliflque de la Forficule. La première reçoit, à cause de sa forme , Je nom de Gregarina conica , et la seconde celui de Gregarina ocata. Celle ci est blanche, ovale , obtuse, d’une grandeur variable, suivant l’âge; les plus
grand* individus n'ont guère plus d’une demi -ligne de , longueur; les uns, qui sont les plus nombreux, ont un 1 segment antérieur, arrondi comme une grosse léle, et séparé du reste du corps par un étranglement circu- . laire, semblable souvent à un Irait diaphane. D'autres I sont dépourvus de ce segment, et ont à sa place un | espace arrondi, plus foncé, placé au bout antérieur du i corps. Sous le microscope on aperçoit, à travers les tégu- j menls . des corpuscules arrondis . renfermés dans la «a- i vilé du corps, el l'on voit souvent l'animal expulser ces corpuscules par le ImmiI antérieur, où il est probable que se trouve la bouche.
GREGGIA. bot. Ce genre, établi j>ar Gœrlner (de Fruei ., 1. 1. p. 1(18, tab. 33), a été considéré par Swarlz comme congénère du Myrte. Ce rapprochement a été confirmé par Kunlh dans sa note sur les genres Myrte et Eugénie (Mém. de la Soc. d’Hlst. nat. de Paris, 1. 1, p. 3i7). F. Myrte.
GRÉGORITE. «tu. Synonyme de Titane oxydé ferru gineux.
GREISEN. an. Même chose que Ilyalomiclc. ce mol.
GRÊLE. Petits glaçons, plus ou moins arrondis, qui tombent des régions élevées de l'atmosphère. Ou a observé que le noyau de ces glaçons consistait en un flocon de neige durcie, recouvert de couches plus ou moins nombreuses d'eau glacée. Celle observation a fait naître la pensée que la Grêle n'était qbe de la pluie glacée par un refroidissement subit de l'atmosphère, et que le volume des petits glaçons s'était successivement accru dans les régions humides et vaporeuses qu'ils parcouraient rapidement. A mesure que les glaçon» arrivaient dans ces régions, l'humidité se condensait sur ces corps beaucoup plus froids, qui la solidifiaient. De là vient que les gréions sont beaucoup moins rares et plus volumineux en été qu'eu hiver; en été, l'atmosphère est fortement chargée de vapeurs aqueuses, et ses refroidissements subits, occasionnés par la formation des orages, sont assez fréquents; au contraire , en hiver, l’air froid est chargé de peu de. Vapeurs qui d’ailleurs ne se soutiennent guère , |»endaflt celle saison , dans les régions médiocrement élevées. Jusqu’à ce que l’on ait trouvé une théorie moins hypothétique, ces idées peuvent, sans inconvénient, être admises.
GRELEE. aoLL. L'un des noms vulgaires et marchands du Çypraa Fitellus. F. Porcelaine.
GRKLET. ns. L’un des noms vulgaires du Gryllon.
GRELIN, rois. L’un des noms vulgaires du Gadus ('arixmarius. F. Gade.
GRELOT DE SAINT-JACQUES, bot Nom vulgaire du fruit du Sophora biflora.
GRÉMIE. Grœmia. bot. Ce genre, établi par Hooker ( Exot . FL, l. 1HD). dans la famille des Synanthérées, a été réuni par De Candolle, au genre Céphalophore. F . ce mot.
GRÉMIL. LUhospermum. bot. Genre de la famille des Borraginées et de la Penlandrie Monogynie. L., ainsi caractérisé : calice plus ou moins profondément divisé en cinq segments; corolle infnndibuli forme , régulière, à cinq lobes, ayant la gorge dépourvue d'appendices; cinq etamines insérées sur la corolle; stigmate
eu tète et légèrement éch.mcré; quatre petites noix os seusps, lisses ou ridées, tnnnospernies, cachées dans le fond du calice persistant. Deux ou trois de ces petits fruits avortent fréquemment. Ce genre a été décrit par Tournefori , qui,en confondait les espèces avec celles des Myosotis et des Anchusa. Selon Jussieu, le genre Articbia de Korskahl doit lui être rapporté. Le nom de Lithospermum , dérivé de la nature pierreuse de se» fruits, renfenne une trentaine d'espèces qui sont des plantes herbacées ou suffrutescenles, à fleurs solitaires, axillaires, ou en épis terminaux accompagnés de deux bradées. Près de la moitié sont indigènes du bassin de la Méditerranée; les autres croissent au Pérou, au Chili el au cap de Ronne-Espérance. On les a distribuées en deux sections . d’après l'aspect de leurs noix qui sont lisses el luisantes dans la première section, chagrinées ou tuberculeuses dans la seconde. Nous choisirons la plante la plus remarquable de chacune d’elles pour en faire une description abrégée.
Grcuil officinal. Lithospernlu m o/pcinate, L., vulgairement Herbe aux perles. Sa lige est herbacée, -droite, haute de cinq à six décimètres, le plus souvent rameuse, garnie de feuilles sessiles, lancéolées el couvertes de i»oils courts el couchés. Ses fleurs sont blanchâtres, |>etiles, portées, sur des pédoncules courts et solitaires dans les aisselles des feuilles supérieures. Les petits fruits, improprement nommés Graines par plusieurs botanistes, sont très-durs, luisants el d'un gris de perle. Ils étaient autrefois employés en médecine, el on leur supposait très-gratuitement des propriétés diurétiques fort actives; on allait même jusqu'à croire qu'ils pouvaient réduire en poudre les calculs des reins et de la vessie. Mais on ne croit plus à des propriétés aussi merveilleuses dans une plante quj n'a ni saveur ni propriétés physiques remarquables. Elle est trèscommune en Europe dans les lieux incultes.
GrAiil tinctorial. Lithosjtermum tinclorium, L-, Anchusa tinctorio, Lamarck, vulgairement Orcaneltc. De sa racine vivace, presque ligneuse et d'un rouge foncé, s’élèvent plusieurs tiges étalées, hérissées de poils blancs et roides, garnies feu J les oblongues cl
sessiles; ses fleurs, bleues ou violettes, sont disposées au sommet des tiges, en épis simples cl unilatéraux. Elle se trouve dans les lieux stériles et sablonneux de l'Europe méridionale et de la Barbarie. La racine de celte espèce contient un principe colorant, trés-soluble dans l’Alcool, cl surtout dans les corps gras. Aussi les pharmaciens en font-ils un fréquent usage pour la coloration en rose de leurs préparations huileuses.
GHEMILLE. Accrina. rois. Genre de la famille des Percoïdcs, à dorsale unique, à dents en velours dans l'ordre des Acanllioplérygiens. qui a pour caraclères : la bouche peu fendue; la léle entièrement dénuée d’écailles, creusée en fossette à sa surface; le bord du préopercule armé de huit ou dix |>elilcs épines en crochet, une épine pointue à l'opercule et une autre ô l'os de l'épaule. Les écailles, dont le corps est recouvert, ont leur bord dentelé. Ce sont des Poissons de petite taille, qui habitent les eaux douces de l'Europe, particulièrement dans ses régions orientales. On n'en conna-t encore que trois espèces; la chair en est fort délicat/-
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Grésillé Goujon ni Ere. Acerina Ce mua, Cuvier; Perça ('ernua, L.,Gmel ySjnl. Mat., xm,t. i .par» 3, |>. 5-20 ; Bloch, pi. 53, fig. 9, dont Lacépède avait fait son llolocenlre Post. Poisson de six à dix pouces de longueur, d'un jaune verdâtre ou doré, avec de petites taches noires, vulgairement connu sous le nom de Petite Perche ou Perche Goujonnière. Il se nourrit de Vers, d'insectes aquatiques, et même de Poissons plus petits que lui. Il quitte au printemps les lacs pour remonter dans les rivières et y frayer sur les fonds de sahle. Bloch a compté soixante-quinze milte six cents œufs dans l'ovaire d’une femelle. On le trouve en Suède, en Allemagne, et jusque dans l'Eure qui donne son nom à l’un des départements de la France, d. 15-28. r. 12-15, v. 1-0, 10. a. 2-7, c. 10-17.
Gremille AcIrine. Acetina cu/garia , Perça Ace rina de Guldenstœdl (/oc. cil., p. 1321 ). Il habite la mer Noire d'où il remonte, durant l'été, les grands fleuves qui alimentent cette iner. n. 17-30, r. 25, v. 1-0, a. 2-70, c. 17.
Le Perça Schrcetser, Bloch, pl. 332, fig. 1; Gmel. (/oc. cil., p. 1321). est la troisième et la plus grande espèce du genre Gremille; elle atteint jusqu'à quinze pouces de longueur et habile le Danube et ses affluents où elle se plaît dans les eaux les plus limpides. Les débordements la transportent quelquefois dans les lacs où elle ne dépérit point, mais où elle parait ne plus multiplier. Elle a la vie fort dure. Ses écailles sont grandes et jaunâtres. Trois raies longitudinales, noires, régnent sur les côtés du corps. Ses nageoires sont bleuâtres, b. 18-20, 18-32, r. 14-10, v. 10, a. 99, 8, c. 17-18.
GftE.MILLET. bot. L'un des noms vulgaires des Myo solides, y. ce mot.
GRENADE, bot. Le fruit du Grenadier, y. ce mol.
GRENADE, crust. F. Grevât.
GRENADE AQUATIQUE, mr. Le Brachionide figuré sous ce nom par Joblot (part. 2, pl. 0), et rapporté par Muller comme synonyme du Brachionus urceolaris , ne saurait être lui, et parait même appartenir à quelque autre genre.
GRENADIER, ois. Syn. vulgaire d'Orix. F. Gros-Bec.
GRENADIER, rois. Syn. de Lépidolèpre. F. ce mot.
GRENADIER. Punica. bot. Genre de la famille des Myrthinées, et de l'icosandrie Nonogynie, L., ayant pour principaux caractères : calice infundibuliforme , presque campanulé, à cinq divisions; corolle composée de cinq pétales chiffonnés; étamines très-nombreuses, garnissant les parois du tube calicinal; style épais à sa base et lagéniforme; stigmate simple; fruit sec, coriace, d’une forme sphérique, couronné par Iss dents du calice, à plusieurs loges contenant un grand nombre de graines charnues, anguleuses, et enveloppées d'un arille pulpeux. Ce genre n’est constitué que de deux espèces :
Grenadier coruun. Punira Grattai tint, L. Il atteint jusqu'à six ou sept mètres de hauteur; son tronc est très-inégal, souvent couvert de petites épines ou rameaux avortés, et garni de feuilles opposées, elliptiques , luisantes , glabres et ondulées. Ses fleurs , d’un beau rouge, sont presque sessiles et solitaires à l'extrémité des rameaux; elles ont un calice coloré, épais et
charnu, adhérent par sa partie inférieure avec l'ovaire infère, un peu dilaté au sommet, puis étalé et à cinq divisions lancéolées et pointues. Le fruit, de la grosseur du poing, a un |>éricarpe d'un jaune rougeâtre, dur et I coriace, rempli de graines rougeâtres, charnues, succulentes, et généralement d’une saveur aigrelette agréable. On mange les Grenades dans le midi de l’Europe, où elles sont fort utiles pour étancher la soif cl rafraîchir la bouche pendant les grandes chaleurs de l'été. Les fleurs de Grenadier, que l'on nomme en pharmacie Balausli's , sont douées d'une saveur extrêmement astringente, et qui parait due au tannin et à l'Acide galtique qu'elles contiennent en abondance. On emploie leur décocl îon. soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. C’est surtout contre la diarrhée chronique qu’on en fait usage, lorsque tous les symptômes d'irritation ont disparu. L’écorce du fruit , connue sous le nom pharmaceutique de Malicorium, possède les mêmes propriétés. — Le Grenadier partiil avoir pour véritable patrie, les côtes septentrionales de l’Afrique. Le flom de Malus Punira, qui fut imposé ô son fruit par les Romains, s’accorde assez avec ce que l’on dit de l’importation que ces vainqueurs du monde en firent à l'époque de la destruction de Carthage. Mais cotnflie on le rencontre à l'état sauvage, soit dans la Péninsule espagnole, soit dans l'Italie et dans la France méridionale, contrée* qui appartiennent au même bassin ou à la même région botanique, il n’y a pas de raison pour ne pas considérer le Grenadier comme aborigène de l’Europe méridionale. Il croit également dans l’Orient et les Indes, d’où il semblerait aussi bien originaire que l’Oranger, le Citronnier, l’Olivier, etc. Les Romains en cultivaient, du temps de Pline, six variétés, dont quelques unes semblent perdues ; du moins telle est cèlle dont les grains étaient dépourvus de noyaux, et que Pline nom mail Apyrène (Apyrenutn). La belle couleur des fleurs de cet arbrisseau, le rend plus précieux que ses fruits aux yeux des modernes. On possède maintenant des Grenadiers à très- grandes fleurs simples, blanches, jaunes, panachées; des Grenadiers à fleurs serai doubles, et à fleurs complètement doubles; des Grenadiers | prolifères, etc. La culture du Grenadier est moins délicate que celle des Orangers ; comme ceux-ci, ils demandent une terre substantielle, dans laquelle la terre franche entre au moins pour moitié ; mais ils ne sont pas si sensibles au froid, et on peut sans crainte, à Paris, les exposer à l’air huit ou dix jours plus tôt. c'est-à-dire dans les derniers jours d’avril. Les Grena diers se font aussi remarquer par leur longévité : il en existe à Versailles et à Paris qui ont plus de deux siècles d’une existence bien constatée.
Grenadier nain. Punica natta, L. Il croit aux An- | tilles et à la Guiane, où les habitants en font des haies | pour leurs jardins. Celle espèce ne diffère de la précédente, qu’en ce qu’elle est plus petite dans toutes ses parties; aussi est-il difficile de lui trouver quelques caractères précis. Le Grenadier nain est d'une culture plus difficile que le Grenadier commun.
GRENADILLE. bot. Nom vulgaire du genre Passiflore. P. ce mot.
GRENADIN, ois. Espèce du genrcGros Bec. y. ce mot.
GRE
GRE
GKENAJLLE. ChonJrut. moll. Cuvier (Règne Anim., t. il, p. 408) avait séparé des Maillots et des Clausilies les espèces ovales dont l'ouverture, garnie de dents ou de lames 6ur le bord ou plus profdndémenl, a la forme des véritables Bulimes. Ce sous-genre n'a 'point été conservé par Lamarck; il fait partie du treizième sousgenre des Hélices de Férussac. les Cochlodonles qui lépondent assez bien aux Maillots des auteurs. Blainville, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, en fait la deuxième division des Maillots.
GRENAT, ois. Espèce du genre Colibri, Trophüus auratus, Gmel. V. Colibri.
GRENAT, cri st. On donne cc nom, sur les côtes de Flandre, aux Crevettes dont on pèche d'éuorûies quantités qui se consomment en Belgique.
GRENAT, lin. Les minéralogistes ont réuni sous ce nom un grand nombre de substances minérales, qui avaient entre elles des ressemblances extérieures assez frappantes, mais qui montraient, dans leur composition iÿlime,des différences remarquables. L'importante découverte de Milscherlich a fourni le moyen de débrouiller la confusion qui existait dans celte partie de la classification, en faisant considérer le Grenat comme un de ces groupes d'espèces qui se rapprochent par une composition analogue, et se distinguent entre elles par la nature des bases isomorphes, qui se substituent l'une à l'autre dans celte composition. Les caractères généraux du Grenat sont de présenter un aspect vitreux, d'élre fusible et de cristalliser toujours en dodécaèdre ihomboldal, ou en formes dérivées de ce dodécaèdre, telle que le Irapé/oèdre, etc. La forme primitive de l'espèce ou du groupe d'espèces est donc cc même dodécaèdre; les joints naturels ne sont sensibles que dans quelques variétés. I.a composition de tous les Grenats peut être ainsi formulée : deux atomes de silicate d'Alumine ou de peroxyde de Fer, combinés avec un atome de silicate d'un bioxyde quelconque (pendant). Les Grenats sont tous assez durs pour rayer fortement le Quartz. Leur pesanteur spécifique varie Uepuis.V'îG jusqu'à 4,19. Ils ont tous la réfraction simple. Tous agissent par altracliop sur l'aiguille aimaulée, lorsque celle-ci est très sensible. Le résultat de leur fusion au chalumeau est en général un émail coloré et noirâtre.
Les formes cristallines du Grenat sont peu variées: celles qu'UaUy a décrites sont au nombre de cinq. La première est la forme primitive; c'est celle que l’on observe le plus çominunéinent. Elle est souvent d’une régularité parfaite; quelquefois, et cela se voit surtout dans les Grenats de Norwège, elle s'allonge dans le sens d'un axe qui passe par deux angles trièdres opposés. La seconde variété de forme est le solide trapézoïdal à vingt-quatre faces. Elle se fait quelquefois remarquer par les stries dont les Irapézoldes sont sillonnés dans le. sens de leurs grandes diagonales, ce qui s'accorde parfaitement avec la structure de celte forme secondaire, telle qu'on la oonçoit dans la théorie des décroissements. La troisième variété de forme est l'émarginèc, provenant d'une modification par une facette sur tous les bords du dodécaèdre primitif. Elle a trente-six faces, savoir : douze rhombes et vingt-quatre hexagones allongés. La quatrième variété est le solide
trièmarginè, provenant d’une double modification sur les arêtes, dont chacune est remplacée par trois faces. C'est la forme ordinaire de ces cristaux bruns, qui ont été connus pendant longtemps sons le nom d'Hyacinthes de Dissentis. Enfin la dernière variété est Y uni ternaire, dont le nom indique les lois de structure. Elle présente avec les faces primitives deux autres ordres de facettes, provenant l'an d’une modification simple sur les arêtes, et l’autre d'une modification également simple sur les angles composés de quatre faces.
Beudant a sous-divisé l'ensemble des Grenats en quatre sous-espèces, d’ajirès les différences qu'ils offrent dans leurs compositions.
1° Grenat almandin, ou Grenat de Fer, d’un rouge violet, velouté; Grenat noble des Allemands; Grenat syrien dos lapidaires. Quelquefois il est d’un rouge de feu, et porte alors le nom de Pyrop dans les minéralogies allemandes. Sa pesanteur spécifiée est de 3,8 à 4.3. Il est composé de deux atomes de silicate d'Alumine et d'un atome de silicate de Fer; ou en poids : de Silice, 38; Alumine, £0; bioxyde de Fer, 43.
2° Grenat ■ancané'iien, Grenat manganésifère, H.; Manganèse granatiforme ; R., d’une couleur brune; composé de deux atomes de silicate d'Aluminc et d’un atome de silicate de Manganèse ; ou en poids : de Silice, 38 ; Alumine, 90 ; bioxyde de Manganèse, 42; total, 100.
3° (i R EX AT CALCARIFfcRE OU GR0SSCLA1RE, COUleUr
verdâtre ou d’un rouge hyacinthe. Pesanteur spécifique, 3,35 à 3,40. Composé de deux atomes de silicate d’Alumine et d’un atome de silicate de Chaux; ou en poidf : de Silice, 41 ; Alumine, 22 ; Chaux, 37.
4° Grenat rélanite, noir; pesanteurspécifique,3.71. Composé de deux atomes de silicate de peroxyde de Fer et d’un atome de silicate de Chaux.
Beudant range dans la première division le Grenat rouge de feu nommé Pyrop par Werner; le Grenat d’un rouge violet, appelé Grenat syrien, et enfin tous ceux qu'on nomme Grenats orientaux , et qui sont les plus diaphanes et les plus parfaits. Dans la seconde division, il place la Topazolite de Bonvoisin, ou le Grenat orangé-brunâtre, qui est la Vermeille des lapidaires ; le Grenat succinite, l’Allochroïte et enfin deux autres substances dont Hally avait fait des espèces particulières, savoir : l’Aplome et l'Essonite. Les caractères optiques de celte dernière établissent entre elles et le Grenat une analogie que confirme d'ailleurs sa composition. A la troisième division appartiennent les variétés auxquelles on a donné les noms de Rothoffite, de Romantzowite, de Colophonile. Enfin on doit rapporter à la quatrième division le Grenat nommé Pyrénèite par Werner. et qu'on trouve engagé dans la Chaux carbonatée granulaire du pic d'Eredlitz.
Le Grenat , considéré seul , forme des masses assez considérables pour prendre rang parmi les Roches proprement dites. Il compose à l’étal granulaire ou compacte, quelques couches subordonnées au Micaschiste, dans la vallée d’Ala en Piémont, et au calcaire primitif dans le pays de Hesse. Mais le plus souvent il est disséminé dans diverses espèces de Roches; et quelquefois il s’y montre en si grande abondance qu’on le prendrait pour une partie constituante essentielle. C'est ainsi
GRE
qu'on le trouve dam le Granité, et principalomenlilans le.Gneis et dans le Micaschiste. On le rencontre aussi dans le Schiste argileux, la Serpentine, le Calcaire, enfin dans les Roches trachytiques et basaltiques et dans tes Tufs volcaniques modernes.
Les Grenats, lorsqu'ils sont taillés perpendiculairement à l'axe qui passerait par deux angles trièdres du dodécaèdre primitif, et qu’on les regarde par réfraction, présentent lin phénomène analogue à celui du Corindon Astérie. On aperçoit, surtout à la lumière d'une bougie, une étoile à six rayons, d'une teinte extrêmement vive. — Le Grenat syrien et celui qui est d’un beau rouge de Coquelicot sont les plus estimés dans le commerce. Leur prix est quelquefois très-élevé. Les pierres que les lapidaires désignent sous le nom <ï Hyacinthes, et qui ne sont souvent que des variétés de l'Essonile, sont aussi fort chères, lorsqu'elles sont parfaites. Les Grenats plus communs se taillent ordinairement en perle*, en cabochon ; souvent , pour diminuer l’intensité de leur couleur, ou les chèce, c’està-dire qu'on les creuse en dessous, et on les double d'une feuille d’argent.
GRENAT BLANC, GRENAT DU VÉSUV E, lia. V. Aa-
FUIGfcl'I.
GRENAT1TE. au. V, Stairotide.
GRENELLE. -bot. On donne ce nom aux fruits de l'Aubépine, en divers cantons de la France.
GRENESIENNE ou GUEKNËS1ENNE. bot. Synonymes $ Amaryllis Sarniensis ou Lis de Guernesey. Belle Liliacée propre aux Iles des côtes de la Normandie, où l'on prétend qu'elles proviennent du naufrage d’un vaisseau qui en apportait des bulbes du Japon.
GRENOÎ. ILLARD. ois. Espèce du genre Faucon, y. ce mot. Temminck le considère comme la femelle ou le jeune du Buzard Saint-Martin.
GRENOUILLE. Hana. rept. Genre de la famille des Anoures, dans l'ordre des Batraciens, et que caractérisent les pattes postérieures très- longues, ou au moins de la longueur du corps, avec des pieds pentadactyles, parfaitement palmés; un renflement particulier au pouce des pattes antérieures lélradactyles à doigts libres, qui se développe dans le mâle au temps des amours; une rangée de.petites dents fines autour de la mâchoire supérieure*, avec une seconde rangée transversale et interrompue au milieu du palais; urne langue visible; le cou dépourvu deglandes^ les doigts n'étant point terminés par des pelotes visqueuses» Malgré ces caractères, qui sont fort tranchés, si l’on' met en comparaison la Grenouille, le Crapaud commun, une Rainette verte et le Pipa , il existe de tels passages d’une espèce à l’autre, dans les quatre genres dont se compose la famille des Anoures, *que l’on est tenté d'en revenir au sentiment de Linné. Ce législateur ne formait qu'un seul genre Ilana pour renfermer les Reptiles qu’il caractérisait ainsi : corps tétrapode, nu èt sans queue, avec les pattes de derrière’plus longues que celles du devant. Quoi qu’il en soit, pour faciliter l'élude des espèces d’Anoures dont le nombre s’est considérablement accru depuis Linné, on doit adopter les quatre genres qu’y forment les erpétologisle* modernes ; en remarquant toujours que les genres établis par le na-
luralisle suédois furent en général si bien circonscrits et basés sur des caractères si naturels, qu'on les voit surgir au milieu de la multitude de divisions qu'on fait subir à l’histoire naturelle, soit comme familles, soit . même comme ordres. En conservant le genre Grenouille restreint comme on le veut aujourd'hui, il faut observer qu’il diffère du Crapaud qui a les jambes de derrière | plus courtes, la peau tuberculeuse-, et surtout deux glandes saillantes aux côtés du cou; du Pipa qui n'a pas de langue, et des Rainettes dont les doigts sont munis de pelotes à leur extrémité. Le squelette ne pré sente aucune trace de côtes. Le sternum formé en devant par un appendice cartilagineux, et terminé par un disque placé sous la larynx, y reçoit les clavicules, s’élargit, et se prolongeant en un autre disque jusque sur l’abdomen , sert d'attache à des muscles de cette partie. Le crâne est presque prismatique, aplati en i dessus, et fort élargi par derrière; il est moins arrondi ! que dans le Crapaud ; toutes les parties en sont tellement soudées avec les os de la face qu’il ne compose avec ceux-ci qu'un seul -os. La tête est articulée par deux condyles sur un atlas peu mobile; les vertèbres, au uombre de dix en tout, sont pourvues d'apophyses ; transverses qui, dans la dernière, s'étendent jusqu'aux os des îles. Le sacrum est long, pointu et comprimé; nul coccyx ne le prolonge. Le fémur est dépourvu de ; trochanter; la pièce osseuse, particulière au squelette ! des Anoures qui le suit, et dont il a déjà été fait mention ! en parlant du Crapaud , est bien plus longue ici que dans cet animal. On doit renvoyer à Roescl , Historia Ranarum nostra/um, etc., pour de plus amples détails anatomiques. Il suffit ici de dire que les muscles de la Grenouille sont très-forts, très-irritables et trèssensibles à l'action galvanique. Quant aux organes par lesquels les Grenouilles se perpétuent, et à leur mode de reproduction, c'est au mol Orcaxisatio.i qu’il faut recourir; on s’est borné ici à ce qui concerne la distinction des espèces du genre Grenouille, et à rapporter ce que l'on sait concernant l'histoire de chacune de ces espèces. — Il a été parlé au mot Batraciens des importantes expériences qu’a faites Edwards sur les Grenouilles*, et l’on sait combien ces animaux ont la vie dure : on en a vu non-seulement ne pas mourir après l'extirpation du cœur et de tous les organes internes, mais Barlholin I a coupé la tète d'un mâle accouplé, qui n’en a pas j moins continué, pendant plusieurs heures, à féconder les œufs qu'émettait la fémelle. Cet accouplement a lieu aux premières approches du printemps. A peine celte saison vienl-HIe réchauffer an fond des mares, les Grenouilles qui s’y étaient retirées â l’abri des rigueurs de l'hiver, qu'une distension noirâtre et papillcuse sema nifeste à la hase des pouces dans le mâle ; en même temps le ventre de celui-ci se gonfle, il recherche une compagne, la rencontre, s'élauce sur son dos, et, passant ses pattes antérieures sous les aisselles de celte j femelle, l'embrasse étroitement, au point que, joignant ses doigts, il les passe les uns dans les autres. La distension du pouce alors favorise la solidité de cette jonction qui dure plusieurs jours. Dans cctle position, les individus des deux sexes, joints l'un à l'autre, ne i sont même plus libres de se séparer. Ils vivent ainsi.
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n.i t;e n t ensemble . üe huit â quinze et même jusqu'à vingt jours. On a vu des couples demeurer plus d'un ’ mois attachés de la sorte ; mais si l'on cou|ie les pouces ; des mâles, l'embrassement cesse; ils ne peuvent plus se tenir cramponnés sur celle qu'ils fécondaient. Ce . fait, constaté par Roêsel, est devenu la source de l’er- ! reur où tomba un docteur de Leipsick, qui voulait que ce fût par les pouces du mâle qu'eût lieu l'accouplement, et que le sperme sortant des dilatations qui s'y forment au temps du rut, pénétrât dans la poitrine de la femelle par des canaux mystérieux pour se rendre aux ovaires?... Ce n'est pas le seul conte absurde auquel l'histoire de* Grenouilles .ail donné lieu : on lil dans Pline que ces animaux se fondent tous les six mois en une sorte de limon, pour se reformer et renaitre*au fond des eaux chaque printemps. L'accouplement ne s'effectue qu'une fois par au, sans la moindre intromission; il se fait par la sortie des œufs qui s'échappent de la femelle on longs chapelets flottants. A mesure que ces œufs viennent au jour, le mâle les arrose graduellement de sa liqueur spermatique. Peu d’heures après que cette opération est terminée, il se sépare de sa fereçlle, et vingt-quatre ou quarante huit heures après celle séparation, les pattes de devant ont acquis leur flexibilité,, tandis que les pouces ont repris leur forme ordiuairc. Chaque femelle pond annuellement de six cents à mille œufs. Guénaudde Monlbeillard dit même avoir compté treize cents œufs provenus d'une seule Grenouille. Il faut bien admettre une pareille fécondité pour que l'espèce se perpétue ; elle a tant d'ennemis à redouter. Certains Poissons avalent ces œufs. Le Têtard qui en provient d'abord est exposé â la voracité de mille animaux aquatiques, et le dessèchement jlcs marcs en détruit des milliers. Les Oiseaux, les Couleuvres, l'Homme enfin, font uné guerre permanente aux individus adultes.— Il partit que les Grenouilles vivent fort longtemps et ne sont guère aptes à se reproduire qu'à l'âge de deux ou de trois aus; alors, cependant, elles sont loin d'avoir acquis leur grandeur définitive. La cliair des Grenouilles est aujourd’hui un mets assez recherché, mais les anciens paraisseui n'en avoir pas fait usage; ce n'est que très lard qu'on a trouvé dans les histoires modernes l'introduction de ces animaux sur les tables. (V. â ce sujet Maltbiole et Aldrovandc.) Comme les autres Batraciens, toute Grenouille pass£ d'abord par l'état de Têtard {P. ce mol) avant de parvenir à la forme qui lui est propre. Dans une espèce même, cet état rudimentaire existe dans un âge trèsavancé. On en compte ciuq espèces en Euro|>e.
GiKFiocii.Li verte. Pana esculenta, L., Gm., Syst. Mat., xiu, 1. 1. pars m, p. 1053; Jiana tiridis aquatica , Rocs. C'est l'espèce la plus commune en Europe. Elle ne s'éloigne jamais du bord des eaux dans lesquelles on la voit sauter au moindre bruit. Elle y nage â la manière de l’Homme, élevant la tête au-dessus de la surface, quand la crainte ou le besoin ne la déterminent pas à plonger. On la voit se jouer entre les plantes aqualiques, y poursuivre les insectes ailés, nionjer sur les feuilles du Néuufar, s'accroupir sur le rivage, la tête j dressée, immobile, comme savourant les rayon* du so- ! leil dont elle supporte la plus grande ardeur durant les
jours d'été. Elle parait même d'autant plus agile que la chaleur est plus grande ; c'est alors qu'elle saute â de grandes slislances. Ellese nourrit uniquement de choses vivantes, et n'avale rien que des mouvements ne Paient avertie que sa proie n’est pas tnortc. Sa voracité est telle qu’elle sc laisse prendre à tout ce qui remue et qui ressemble à de. la chair. Elles font entendre, dans les soirées de la belle saison, d’incommodes concerts. En automne, c’est-à-dire lorsque la saison se refroidit, les Grenouilles vertes cessent de s'agiter gaiement, et pour peu que la température devienne rigoureuse, elles disparaissent entièrement et vont au fond de là vase chercher un asile-contre l'hiver. On les y trouve quelquefois pressées en quantité considérable, les unes contre les autres, comme si leur rapprochement devait produire quelque chaleur. II parait cependant qu'elles peuvent sc geler sans mourir, et Hearne, voyageur digne de foi , assure avoir trouvé , dans son excursion aux rives de la mer Glaciale, des-GrenouÜIes tellement roidies par le froid, sous les Mousses où elles s’étaient réfugiées, qu'on leur pouvait casser les pattes comme des petits bâtons secs, sans qu'elles témoignassent la moindre douleur Prudemment dégelés, ces animaux paraissaient n’avoir rien perdu de Pintensilé de leur vie. La Grenouille commune varie beaucoup par la taille et par la couleur, et l'on serait tenté d’en former plusieurs espèces.
'Grenouille roüsse. Encycl.*Rept., pl. ï, f. 2; Pana temporaria, L., Gm., loc. cit., p- 1055; Pana fusca terrestres, Roês, toc. cit-., lab. 13 ; Pana muta, Laurenti, Amph., n° 17. Celle espèce, dont les formes élégantes et sveltes sont celles de la précédente, en diffère par sa couleur généralement rousse ou de feuille morte, et par les taches noirâtres presque en figure de moustaches qui régnent entre ses yeux brillants et ses mâchoires supérieures, en se prolongeant sur les cùtésdu cou. On la rencontre au printemps et en été, sautant dans les bois. Elle se lient souvent dans les haies, et pénètre dans les jardins potagers, où des naturalistes pensent avec raison qu'on devrait la protéger, puisqu'elle y fait la guerre aux Limaçons destructeurs. Aussi bonne à manger que la Grenopille verte, on la confond avec elle sur nos tables. Elle ne coasse point, eLce n'est qu'en peu d’occasions et quand on >a tourmente. qu'elle fait entendre quelques plaintes. Se tenant loin des eaux durant la belle saison, elle ne s'en rapproche qu’en automne pour s’y plonger durant l’hiver; elle les abandonne au printemps, après y avoir déposé sa progéniture. Gmelin en mentionne une variété trèsgrosse, originaire de Perse, et qui , dans la nuit, fait entendre un coassement assez fort.
G renoi: ille ponctuée. Pana punctata, Daudin. Cette espèce, découverte par Defrance, est assez rare dans les environs de Paris qu'pn lui assigne pour patrie. Sa taille est d'un pouce environ ; sa couleur grisâtre est relevée par une foule de petits points verts, plus foncés vers leur centre. Il n'existe point de tache noire derrière les yeux, et les doigts sont séparés au moins jusqu’à la moitié de leur longueur. Ellç est sujette à changer de couleur quand on lui cause de l'effroi.
Grenoulle plissée. Pana plicata, Daudin. Brune
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en dessus el grise en dessous ; de la laille de lp précédente. Les doigts de devant sont séparés, et ceux de derrière seulement à demi palmés; deux plis régnent sur Chaque flanc, et quatre gros points bruns se voient sur la poitrine et les bras. Cette espèce a été trouvée dans les parties les plus méridionales de la France.
Grenouille alpine. Rana a/pina, Laur., Amphib., p 153. Cette espèce n’est guère connue que par le peu qu'én rapporte Laurent!. Il la dit être entièrement noire et habiter les pentes du Schneeberg, montagne autrichienne, célèbre par le grand nombre de plantes rares qu’y récolta Jacqnin.
Les Grenouilles exotiques sont plus nombreuses; les mieux connues sont :
Grenouille criarde. Rana clamilam. On doit à Bosc, qui rendit tant de services à toutes les branches de l’histoire naturelle, la connaissance de cette espèce; il la découvrit dans les marais de la Caroline (Tu nord, aux environs de Charleslown. Elle est d’un cendré obscur, parsemé de points noirs, inégaux, avec la lèvre supérieure verte; extrêmement vive dans ses mouvements, ellecoassc continuellement d'une manière insupportable. Lorsqu’on la surprend près des eaux dont elle ne s'éloigne guère, elle s'y élance en jetant un cri aigu. Sa longueur est de deux pouces.
Grenouille rugissante. Encycl. Repl., pl. 3, fig. 4; Rana pipiens , L. , Gmel., loc. cil., p. 1069; Rana riquatica, Catesb., tab. 9, p. 79. Vulgairement la Grenouille Taureau à cause de sa voix que l’on compare aux mugissements du Taureau . el que tous les voyageurs s'accordent à dire effrayante et d’un volume prodigieux, surtout lorsque cet animal se lient au fond de l'eau. Dlun vert sombre, varié de noir; ses teintes sévères sont relevées par un cercle d'un jaune cuivreux, qui , de chaque cOté de la tête , entoure le tympan et signale la place de l'oreille. La plus grande de toutes les Grenouilles, elle n'a pas moins de dix huit pouces du bout du museau 3 l’extrémité des pattes postérieures. Très -agile, elle saute jusqu'à dix et douze pieds. Elle se tient ordinairement à l’entrée du trou qu'elle a choisi pour demeure au bord des eaux où elle s'enfonce au moindre bruit; elle est fort difficile à prendre et très-vorace : aussi en trouve-t-on rarement plus d'un couple dans chaque marais. Elle va, selon Bartram, chasser de nuit, assez loin de sa retraite, et c'est.alors qu’on la peut surprendre pendant les soirées d’été. Elle fait beaucoup de bruit. Sa nourriture consiste en Poissons; mais elle est surtout très-friande de jeunes Canards et d'Oisons qu’elle avale, dil-on, tout entiers. De l'Amérique septentrionale.
Crenouille Piaulante ou Pit-Pit. Encycl. Rept., pl. 4, fig. 3, Rana halecina, Daud. Prise par Schneider pour le Pipien * de Linné, celte espèce a de grands rapports avec la Grenouille verte, mais sa forme générale est beaucoup plut allongée; elle est variée de taches brunes, environnées d'un cercle jaune. Bosc, qui l’a soigneusement observée, nous apprend qu'elle est fort commune en Caroline où elle fatigue l'oreille par le bruit continu de son insupportable coassement. Son museau est fort pointu; elle saute avec une surprenante agilité : aussi est il fort difficile de la prendre
même à la course, ses sauts ayant de quinze à dix huit pieds d'étendue.
Grenouille grognante. Rana grunniena , Daudin. Aussi grande que la .Mugissante, cette Grenouille, bleuâtre. brune ou rougeâtre, a des points jaunes ohlongs derrière les yeux ^ elle habile les lieux humides el ombragés des Florides et des Antilles, où on l'appelle vulgairement Crapaud. Elle ne sort que de nuit. On l'élève. dit-on. en domesticité dans quelques habitations où elle devient familière, pour se nourrir de sa chair qui est blanche, succulente et délicate. Leur vivacilé est considérable dans la saison des pluies, où on les voit franchir d’un seul saut un obstacle de cinq pieds de haut, mais la saison sèche les engourdit el les plonge dans une sorte de torpeur.
Grenouille ocellée. Rana ocellala , Lin. Gmelin (/oc. cil., p. 10.19) en a fait un double emploi sous ce nom el sous celui dr Pcntadac/y/a , induit sans doute en erreur par deux figures de Séba, qui représentent grossièrement le même animal altéré. Aussi grosse que la Mugissante et que la Grognante, cette Grenouille a été plusieurs fois confondue avec elles; on la trouve depuis les Florides jusqu’à la Guiane. Sa couleur est brune, parsemée de taches ocelliformes sur les flancs, avec le ventre blanc.
Grenouille galonnée. Runa marginata, L. Sous le nom de Typhonia, elle forme un double emploi dans Gmelin, et même trois espèces si le Rana Pirginica de Laurenti doit y être rapporté. Elle est fort commune dans les prés el dans les eaux de la Guiane, où les serpents en font leur habituelle nourriture. Des lignes longitudinales bleuâtres, qui régnent sur le dos* de celle Grenouille.au nombre de trois ou de cinq sur nh fond cendré ou rougeâtre, la particularisent.
Grenouille Jackie. Rana Paradoxa , L., Gmel., loc. cil., 1055, Daud., pl. 99 et 93; Pro/eua Ranirtus, Laur., Amph.} p. 36, n« 34. Elle a été prise pour un Lézard.tlans la sixième édition du Syalema nalurœ, et figurée par Syhile de Mérian (pl. 71 ) qui croyait que cetle espèce était une Grenouille passant à l'étal de Poisson. Séba avait consacré celte fable fondée sur ce que le têtard de la Jackie devient quelquefois si gros, et prend si bien la forme d’un Poisson , que lorsque les pattes lui poussent et que sa queue robuste tombe, il en demeure une Grenouille plus petite que n'élait le létard. Ce fait, très -remarquable et maintenant constaté, montre que l'espèce dont il est question est un passage des Grenouilles aux Tritons, qui ne sont peutêtre que des têtards permanents d’espèces dont le développement s’est arrêté à cet état. Gmelin n’ayant probablemenrconnu que des individus auxquels leur queue large el forte demeurait encore fixée, avaitformé pour la Jackielinc section particulière des Caudalœ. à la fin de son genre Rana. Verdâtre et tachetée de brun, cette Grenouille possède des lignes irrégulières, brunes, qui régnent le long des cuisses el des jambes; elle a deux pouces environ de longueur après la chute de sa quéue. On la trouve dans toutes les mares de la Guiane, particulièrement à Surinam et dans les environs de Cayenne.
Les Grenouilles Arunco el Thaul sont deux espèces du Chili. La Grinooili-S tachetée . Rana maculala ,
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a été découverte par Maugé. à Porto Rico. Bosc mentionne encore une espèce américaine : • J'ai trouvé trois ou quatre fois en Caroline, dit ce savant, sous les écorces d'arbres abattus et à demi pourris, une Grenouille dout la forme et la couleur conviennent beaucoup à la Jackie; mais qui avait un pouce au plus de long ; elle était si délicate que , lorsque je la metlais dans l’eau, elle périssait et se décomposait en peu de moments; lorsque je renfermais dans une boite, elle s'y desséchait dans le même espace de temps. Je n'ai jamais pu en apporter une seule en vie dans mon domicile, et ne l'ai par conséquent, ni décrite, ni dessinée ; elle était presque ronde et sans aucun pli. •
La Grenouille rouuette ou ros£e, lia nu rubella, dont on ignore la patrie, et la Grenouille ticrEe, Ha na tigerina, rapportée du Bengale, sont à peu près les seules Grenouilles qui ne soient pas américaines ou d'Europe, et que nous aient fait connaître jusqu'ici les erpétologistes. Il doit eu exister cependant dans l'ancien monde un plus grand nombre qu'on ne l'a cru; on en mentionne déjà plusieurs de la Polynésie et du Cap. Kuhl, naturaliste hollandais, vient d'en découvrir cinq espèces à Java. On en trouve dans des peintures chinoises et japonaises, qui seront probablement des espèces particulières.
GRENOUILLE, moll. On donne vulgairement ce nom à un St rombe assez commun dans les collections, Strombut tcntirjinosus, L. V. Steombe. Sous ki.mémc dénomination, on indique aussi une véritable Ranelle, Je Murex Rana de Linné, Raneila emmena de Lama rck. y. Ranelle.
GRENOUILLE PÊCHEUSE oc DE MER. rois. L’un des noms vulgaires du Lophius pitcaloriut. V. Lorms. .
GRENOUILLÉ ES oc GR ENOU1 LLETTES. rois. Vieilles femelles de Brochets. V. Ésoce.
GRENOUILLER, rois, et rk?t. Espèces des genres Batrachofde et Couleuvre, y. ces mots.
GF^ENOIULLETTE. sept. Synonyme vulgaire de Rainette verte. V. Raine.
GRENOUILLETTE. moll. Nom vulgaire et marchand d'une espèce de .Ranelle dont Montfort a fait son genre A polie. C’esl le Murex Gjrinut , L., Raneila Ranina, Lamk. On donne aussi quelquefois cette dénomination au Murex Bufonitts, L., Raneila Bufonia, Lamk. y. Ranelle.
GRENOUILLETTE. bot. Nom vulgaire de quelques espèces de Renoncules aquatiques, dans l'idée où sont les gens de la campagne que les Grenouilles se nourrissent de leurs feuilles, y. Renoncules.
G H EN Y. ois, Syn. de Courlis cendré, y. Courlis.
GRÈS. ram. On a donné ce nom, en terme de chasse, aux dent* de la mâchoire supérieure du Sanglier qui louchent ses défenses. *
GRÈS. cEol. Pendant longtemps on a appliqué le nom de Grès à Coûte espèce de pierre, visiblement formée de grains de Quartz réunis entre eux par agrégation, ou bien au moyen d'un ciment plus ou moins apparent, quel que soit d’ailleurs le mélange d'autres substances minérales accessoires, avec les particules quarlzeuses regardées comme essentielle*. Brongniart, dans sa Classification minéralogique des Roches, pro-
|M)sc, d’après Jes principes rigoureusement établis, qui ont servi de base à son travail , de restreindre, le nom de Grès à la réunion de très- petits grains de Quartz agglutinés par un ciment invisible, et d'appeler Psammite toute espèce de Grès mélangé. Quelque rationnelle que paraisse être cette distinction, elle n'est cependant pas généralement adoptée; la plupart des géologues voient dans les terrains qu’ils observent, le Grès homogène passer trop fréquemment d'une manière insensible au Grès mélangé, dans les mêmes couches el jusque dans les mêmes échantillons, pour qu'il leur paraisse nécessaire de rapporter à deux espèces distinctes, deux manières d élie qui n'ont aucune importance géologique Il faut dire cependant que ce qui se remarque ici entre le- Grès et le Psam mi le s'observe également entre toutes les Roches, (elles que le Granité, le Gneiss, le Porphyre, etc., dont les noms sont admis par tous les auteurs. Aussi c'est moins pour émettre une opinion à ce sujet que pour ne pas diviser ce que nous avons à dire sur les Roches â grains quartzeux, que nous comprendrons dans le présent article les Grès homogènes et tes Grès mélangés, c'est-à-dire les Grès cl les Psatuiniles de flrongniart. Une considération importante dans l'histoire des Grès repose sur l’état des grains dont ils sont composés. Dans la plupart des circonstances ces grains sont visiblement arrondis, usés; Us proviennent du brisement île Roches antérieurement existantes; ils ont été libres, et ce n'est qu'aprè* avoir été entraînés et rassemblés par uue cause quelconque, qu’ils ont été réunis au moyen d’un ciment d'une création postérieure à leur existence. Dans d'autres cas, les grains quartieux, examinés au microscope, ou même à l’œil nu, sc trouvent être autant de petits cristaux imparfait s* de Quartz, agrégés par juxtaposition ou liés par un ciment de même nature qu'eux, de manière qu'ils paraissent être le résultat d’une précipitation confuse, de matière siliceuse préliminairement dissoute. Voigl et Sartorius ont démontré ce fait remarquable, qui appuie l’opinion émise par Peine sur la nature des Sables des land* s cl des déserts. Ces Sables ne diffèrent en effet des Grès que par l'état d'agrégation de ces derniers, et l'on peut plutôt attribuer l'origine de beaucoup de Grès à l’aglutinaüon ultérieure des grains quartzeux, qu’il n'est possible de Croire que tous les Sables proviennent de la désagrégation des Grès. C’est surtout dam les Grès modernes que ce mode de formation est très-apparent, on peut l’observer dans les différents Grès des environs de. Paris; ceux-ci ne sont souvent que de* accidents dans le* masses sablonneuses; au milieu d’amas trèspuissants de Sable fin, on trouve des Gré* en tables ou en couches interrompues, et aussi en rognons informes et isolés; leur surface est irrégulière, bosselée, mamelonnée, elle n’a aucun rapport avec le sens de la slrali lication en lits minces, que l'on remarque dans le Sable et qui sc continuent dans le Grès. Celui-ci présente des anfractuosités et des cavités remplies de Sable; il semble, en un mot, que raglulînat iou ait commencé par un ou plusieurs points et qu'elle se soit éjcnduc en divergeant dans tous les sens; quelquefois le htbc de sable agiuliné contient proportionnellement une plus grande quantité de corps étrangers que le sable qui l'enveloppe;
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ce* corps sont des Coquilles ou d'autres corps organisés : quelquefois aussi l'aglutination semble avoir eu pour cause la filtration locale d'un ciment calcaire ou ferrugineux, qui a pénétré plus ou moins loin dans la masse sablonneuse. On voit, d'après ces détails, combien il devient difficile de distinguer géologiquement le Grès et le Sable proprement dits.
Les Grès , considérés d'une manière générale et d'après ce que nous avons dit précédemment, peuvent donc être séparés en ceux qui sont homogènes et ceux qui sont mélangés. Les Grès homogènes sont formés, ou bien de particules cristallisées, produites par précipitation, ou bien de grains arrondis et usés par le frottement avant leur réunion; lorsque les parties sont liées par un ciment, celui-ci peut être cristallin ou sablonneux. Les Grès mélangés diffèrent entre eux par la nature et la proportion des substances étrangères qu’ils renferment, et suivant que ces substances sont à l'état de grains ou à celui de ciment. Le Feldspath, le Mica, le Talc, sont les principaux minéraux qui se rencontrent dans les Grès à l'état de grains ou paillettes; l'Argile, la Marne, le Calcaire se mêlent au contraire à leur ciment quarlzeux; de là viennent les dénominations de Grès micacé, Grès feldspatbique. Grès argileux, Grès calcaire, etc. Les grains varient beaucoup en grosseur; quelquefois ils sont invisibles à l'œil et dans les mêmes couches, ou plutôt dans les couches contiguës d'un même système, ils offrent des dimensions égales à celles d'un pois, d’une noix, etc. C'est alors que le Grès prend le nom de Poudding. lorsque ses parties sont arrondies, et de Brèche si elles sont anguleuses. Ces divers passages se font encore sentir d'une manière insensible. La couleur des Grès est très-variable; le blanc et le rouge sont les couleurs dominantes; on en rencontre dans les mêmes terrains et en couches alternantes , de gris , de bruns , de jaunes, de roses, de violets, de verts, etc. Celle dernière couleur est due à la matière verte, désignée longtemps sous le nom de Chlorite, et que Berlhier a reconnue être du silicate de Fer en grains. La constance dans la couleur des Grès de certaines formations est telle que, malgré de nombreuses exceptions, les géologuesallemands, anglais et français, ont désigné les Grès formés à différentes époques par leur couleur dominante (Grès rouge, Grès bigarré. Grès ferrugineux. Grès vert).
Les Grès sont très-abondants sur la surface du globe; ils s'y voient toujours en couches solides et continues, ou en amas dans des couches sablonneuses, stratifiées; on les rencontre depuis les terrains dits de transition ou intermédiaires, jusque dans les dépôts les plus modernes; ils alternent avec des Roches graniloïdes. que l'on a regardées longtemps comme primitives, avec des Schistes, des Calcaires, des Houilles, des Marnes, etc. On les volt passer, comme nous l'avons déjà dit, par des nuances, au Quartz grenu ou Quarlzile, qui. géologiquement, ne saurait peut-être en être distingué, aux Pouddiugs. aux Brèches, aux Porphyres, aux Schistes phylladieus et argileux, au Calcaire grenu, sablonneux, etc. Bien que les débris de corps organisés soient généralement moins abondants dans les Grès que dans les Roches calcaires, qui alternent avec eux, les Fossiles
se rencontrent dans les Grès les plus anciens comme dans les plus modernes. Les Trilobites, les Spirifères, les Produclus, etc., un grand nombre de Madrépores, se voient dans les Grès intermédiaires. Tes Grès de la formation houillère sont remplis d’empreintes de végétaux; les Grès du terrain parisien enveloppent des Coquilles marines et d'eau douce, et des ossements de Mammifères. Ces divers fossiles n’ont souvent laissé que leur moule intérieur ou leur empreinte extérieure; d'autres fois, les Coquilles elles- mêmes ont conservé leur étal calcaire, lorsque dans les couches de Calcaire les mêmes Fossiles ont été changés en Silex.
Aux articles Roches et Te»» mus on verra quelle place occupent les différentes espèces de Grès dans le* couches solides du globe que l’on peut étudier; voici seulement les caractères généraux et les propriétés de quelques variétés plus connues par leur importance et leurs usages.
Grès soi ce. Celle dénomination vague, parce qu'elle convient à des Grès très différents par leur position, a été appliquée soit aux Grès sqpérieurs de la formation houillère principale, nommés par les Allemands Rothe todle Liegende, soit aux Grès inférieurs à celle formation, Old red aand Stone, de* Anglais; certaines couches des deux formations présentent, il est vrai, des caractères tellement semblables, que leur position relative peut seule servir à les distinguer; leur couleur rouge dominante est celle de brique, quelquefois de lie de vin; elle n'est pas toujours répandue également, elle est distribuée par zones droites ou ondulées. Ce Grès ou ces Grès rouges sont durs , serrés, luisants, à cassure conchotde, ou bien friables, à grains grossiers, à cassure terne; ils renferment quelquefois upe très-grànde quantité de paillettes de Mica, et les Fossiles y sont rares. Brongniart range une partie de ces Grès dans ses Psammites. On emploie lê Grès rouge dans les constructions; c'est lui qui sert à faire des meules pour nser et polir les Agalhes à Oberstein.
Grès bigarré. Ce nom est encore applicable à des Grès très-différents, si l'on s’en rapporte au caractère indiqué par lui; il convient cependant davantage aux Grès supérieurs de la formation houillère , Bunter aandatein des Allemands, et New red aand atone des Anglais, qui sont souvent bigarrés de rouge -vif, de jaune, de brun-violet, etc. Ils alternent avec des lits de Marne également rouge, et leur texture est en général moins serrée que celle des Grès rouges plus anciens; quelques-unes de leurs couches sont employées aux mêmes usages que ces derniers; les Fossiles y sont très- rares.
Grès FERRCGinsox. Ce sont pour les géologues plus spécialement les couches solides des Sables pénétrés d’oxyde de Per, qui forment des assises puissantes sous la Craie; mais on trouve des Sables, tout aussi ferrugineux dans tous les Grès supérieurs à la Craie, et même ces Grès dits ferrugineux, sont quelquefois trèsblancs; leur couleur dominante est le brun et le jaune de rouille, ils renferment un grand nombre de coquilles fossiles, du bois, et même des ossements de Reptiles.
Grès vert. Ce sont les couches supérieures aux Grès ferrugineux dans lesquels le Fer parait être combiné
GRÉ
avec la Silice; mais comme cette combinaison n’a pas lieu dans toutes les localités, le Sable vert est tout aussi souvent ferrugineux que vert; en outre et comme les couches inférieures de la Craie sont généralement sablonneuses et mélangées de matière verte, on les a aussi confondues avec le Sable vert, .qui devrait leur être Inférieur.
Grès blarc. On appelle ainsi plus spécialement les Grès des terrains tertiaires ou parisiens, bien que parmi eux on en trouve de rouges, de bicarrés, de ferrugineux. de jaunes et bruns, et de verts. Us sont plus ou moins durs ou friables; dans quelques localités les grains semblent n’ètre que juxtaposés; dans d'autres il y a un ciment très-visible de nature quarlzeuse, dont le tissu est très -serré; celte dernière manière d’être produit une variété qui se trouve dans les assises supérieures à Montmorency, à Treil, et qui a reçu le nom de Grès lustré. C'est elle qui donne lieu à un phénomène remarquable que Gillel-Laumonl a fait connaître : le Grès lustré est en plaques peu épaisses, et lorsque Lon frappe sur une de-lçurs faces avec un marteau, le choc se propage en divergeant, et il se détache de la masse un cône très-évasé, dont la surface esLunie. Les Grès blancs- servent à faire des meules pour aiguiser les outils, pour les constructions, et surtout aux environs de Paris , pour faire des pavés dont sont recouvertes les rues de la capitale et des routes qui y aboutissent : c'est à Fontainebleau, à Palaiseau que sont les principales exploitations. Les Grès blancs sont quelquefois coquilliers, mais le plus souvent ils ne contiennent pas de Fossiles.
Les voyageurs rapportent du Brésil une variété de Grès, qui a été appelée Grès flexible, parce que, lorsqu'il est en plaques minces, il te courbe si l'on ne fait porter que ses deux extrémités, et si on le retourne il revient sur lui-même et se recourbe dans le sens opposé. Celle propriété parait due plutôt à la forme des grains quarlzeux qui sont aplatis et allongés, tju'à la présence du Mica auquel on l’avait attribuée , et que les analyses n’y ont pas fait découvrir.
Parmi les variétés de Grès, on doit remarquer celle dont te tissu est assez lâche pour laisser filtrer l'eau ; elle est employée utilement dans les usages domestiques. Les Grès des terrains houillers présentent des caractères généraux très-remarquables, dans toutes les contrées où "ils accompagnent le Charbon de terre. y. Terrai*.
Grès cristallisé de Fortairebleac. y. Chaux car-
RORATEE QCARTZirtRE.
Gris rouiller ou des bouilleres. fr. Psaiiitks.
. GRESIL, ois. Syn. vulgaire de Proyer. y. Bru art.
GRESIL, c Col. y. Météores.
GREJHLLON. ms. L'un des noms vulgaires du Grjrl tus campestris.
GRESSET. reft. L’un des noms vulgaires de la Rainette verte.
GRESSOR1PÈDES. ois. Ce terme, qui signifie pieds marcheurs, a été donné par quelques ornithologistes aux Calaos et aux Guêpiers, dont les trois doigts antérieurs sont en partie réunis de manière à former une sorte de plante.
GREUBE. xtR. Nom vulgaire d'une matière pulvérulente et calcaire qui se trouve près de Genève, et qu’on emploie dans cette ville, pour conserver aux boiseries de Sapin- la couleur blanche-jaunâtre qui est propre à ce bois.
GRECL. xar. L’un des noms vulgaires du Loir.
GRÈVE, uéol. Les parties des rivages soit de la mer soit des fleuves, où la pente douce permet l'accumulation de sables, de graviers ou de galets, sont ainsi nommées; les Grèves ont l'abord plus ou moins facile.
GREVIER ou GRECVIER. Grewia. bot. Genre de la famille des Tiliacées, placé par Linné dans sa Gynan- ; drie Monogynie. et reporté dans la Polyandrie par Willdenow. Son calice est à cinq divisions profondes, 1 colorées dans leur intérieur; ses pétales, au nombre de cinq, garnis à leur onglet d’une écaille intérieure ou d'une glande velue danrf son contour, sont attachés au bas d'un support central plus ou moins élevé, qui porte â son sommet des étamines nombreuses et distinctes, dont les anthères sont arrondies, et qui entourent un pistil central élevé sur le même support. Il est surmonté d'un style simple, terminé par un stigmate à plusieurs lobes, et devient une baie charnue, contenant ordinairement quatre noyaux osseux, chacun à deux loges remplies d'une seule graine dont l'embryon aplati est recouvert, d’un périsperme charnu. Ce genre est composé d'arbrisseaux ou petits arbres dont les feuillet sont toujours alternes, simples, stipulées; les fleure : disposées, au nombre de deux â six, sur des pédoncules axillaires, en ombelle entourée d’écaiHes à sa base. | De Jussieu a donné, en 1814, dans les-Annales du Muséum (l. iv, p. 89, lab. 47-51 ) une Monographie de ce genre, dans laquelle, après en avoir tracé l'historique, examiné les divers ordres de caractères, et pesé leur valeur, il décrivait comparativement trente-trois espèces, dont plus de 1a moitié étaient nouvelles. Il les distribuait en trois sections d’après le double caractère de leurs pétales très-courts et oblongs, de leurs feuilles marquées dans leur longueur de trois ou cinq nervures. Le nombre des espèces se trouve, dans le Prodrome de DeCandollc (1*24), porté à cinquante-trois, qu’il sépare en plusieurs groupes basés également sur la considération de la longueur des pétales et du nombre des nervures des feuilles, à laquelle il ajoute celle du nom- | bre des nervures, et ses divisions calicinales, ce qui lui - fournit quatre sections. Ces espèces , à l’exception de quelques-unes originaires d'Afrique, habitent le continent ou les Iles de l’Asie.
Le genre- Microcos de Linné a été réuni au Grewia j par son auteur lul-métne. On y a également associé le Maltococca de F'orster et le Chadaro de Forskahl.
GRÉVII.LKE. Orcnïtea. bot. Genre de la famille des Protéacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., fondé par R. Brown (Trans. Soc. Linn. of London , vol. 10, p. 167 ) qui l'a ainsi caractérisé : calice ou périantbe irrégulier, à folioles ou découpures tournées du même côté, et portant les étamines dans leurs concavités; anthères immergées; glande unique, hypogyne, trèscourte; ovaire biovulé. surmonté d’un stigmate oblique, ‘ déprimé (rarement vertical et conique); follicule uniloculaire. disperme. ayant une loge- centrale ; graines
bordées et munies nu sommet d'une aile courte. Quelques-unes des espèces les plus remarquables de ce genre considérable ont été décrites sous le nom générique d 'Embothrium par Smith, Cavanilles et autres auteurs. Ce sont des arbrisseaux, rarement des arbres, couverts quelquefois de poils fixés par leur milieu. Leurs feuilles sont alternes, indivises ou pinnatifides. Leurs Heurs, de couleur le plus souvent rouge, quelquefois jaunâtre, sont disposées en épis qui sont tantôt allongés en grappes, tantôt raccourcis en corymbes ou en faisceaux, sans involucre; les pédicelles sont géminés, rarement nombreux ou fascicules, et accompagnés d'une bractée.
Les trente -huit espèces dont R. Brown (toc. cil.) a donné de courtes descriptions, sont toutes indigènes de la Nouvelle Hollande. Il les a distribuées en plusieurs sections qui sont non seulement caractérisées par un port particulier, mais encore qui se distinguent par des caractères tirés des-organes de la fructification. Cependant il n*a pas voulu les séparer en genres distincts, tant sont resserr és les liens qui, d’ailleurs, les unissent; mais il leur a imposé des noms particuliers que nous allons faire connaître , en même temps que les caractères des deux grandes divisions du genre et des sections. .
La première division du genre GreriUea a pour caractères : des follicules coriaces, couronnés par le style entier et le stigmate déprimé; des graines ovales, munies d'un rebord très-étroit, et au sommet d'une aile courte. Elle se sulfdivise en cinq sections :
1° Lyaeoslyli*. Toutes les feuilles entières dans la plupart; elles paraissent avoir trois nervures à cause de leurs bords réfléchis; fleurs fasciculées ou en grappes raccourcies; style glabre; follicule sans côtes. Celte section contient treize espèces, parmi lesquelles figurent les GreriUea sericea et GreriUea punieva , ou En ibolhrium sericeum , « et fi, Smith, Sew-HoU. 25, tab. 0, 27, t. 9; Embothr ium cylisoitles , Cavan., Icon., 4. I. 580, fig. 3; et le GreriUea tinearis, ou Embothrium linea ri folium , Cavan., toc. cil., 4; tab. 380, fig. 1.
2° Ptychocarpa. Toutes les feuilles très-entières; fleurs fasciculées ou en grappes raccourcies, les supérieures plus précoces; style hérissé ou cotonneux; ovaire presque sessile;‘follicule muni de côtes. Les cinq espèces de celte section sont toutes indigènes de la côte orientale de la Noi/velle- Hollande, non loin du port Jackson.
3° Erioslylis. Toutes les feuilles très entières; fleurs fasciculées, en ombelles; pistil laineux, pédicellé; follicule sans côtes. Celte section renferme quatre espèces de la côte orientale, près du port Jackson, à l'exception du GreriUea occidentalis qui croit sur la côte australe, à la terre de Lewins. Le GreriUea buxifolia avait été figuré par Smith, loc. cil ., 2!>, t. 10, sous le nom A'Embothrium buxifoliutn , et par Cavanilles, /oc. cil., p. 60, t. 387, sous celui A'Embothrium yenianthum.
4° Plagiopoda. Feuilles très -entières ou divisées; fleurs en thyrse ; pédicelle de l’ovaire adhérent nu sommet oblique du pédoncule, à chaque côté duquel
5 nir.T. DES SCI EXCES XAT.
deux folioles du calice sont insérées l'une au-dessous de l’autre. Des deux espèces qui constituent ce groupe, l’une. GreriUea Gootlii, croit près du rivage de la côte septentrionale de la Nouvelle- Hollande 1 dans la terre d'Arnhem; l'autre. GreriUea renusla , habile les endroits ombragés au pied des montagnes, près du cap Townsend, sur la côte orientale.
5« Catothyrsus. ( Grévim.ees proprement dites.) Fleurs disposées en thyrse; fouillés pinnatifides (quelquefois. mais rarement indivises). Cinq es|»ècca composent cette section. Il y eu a trois, GreriUea punyenn, GreriUea Dryandri et GreriUea chrytodendrum , R. Br., qui croissent sur le littoral de la côte septentrionale dans la Carpcntarie et la terre d'Arnhem. Les GreriUea aBpteniifolia cl GreriUea Uankaii se trouvent sur la côte orientale.
La seconde division du genre est caractérisée pay ses follicules ligneux, presque arrondis, terminés en pointe par le bas du style. R. Brown ne l'a pas subdivisée et lui a donné le nom de Cycloplera. Cinq espèces de ce sous genre sont particulières au littoral de la côte septentrionale et de la Carpcntarie; les trois autres habitent le long des côtes orientales, entre les tropiques.
Plusieurs des espèces de Grévillées fout partie des genres Lytanlhe et Strlurus , constitués par Knight et Salisbury ( Proleac p. 1 13 et suivantes). Telles sont les GreriUea arenaria, GreriUea lineari », GreriUea mucronala et GreriUea nericea, R. Br., qui ont été placés dans le genre Lyaanthe , et le GreriUea buxifolia, R. Br., dont les auteurs ci-dessus nommés ont fait deux espèces sous les noms de Slyluru» buxifolia et Sly. lurus coltina. On cultive maintenant une dizaine de Grévillées dans les jardins d'Europe; elles exigent à peu près les mêmes soins que toutes les autres plantes de la Nouvelle-Hollande, c'est-à-dire une bonne terre de bruyère et une chaude exjmsition.
GREWIA. bot. E. GntviF.it.
GRUNEAU , GRIANOT. ois. Synonymes vulgaires de Coq de bruyère à queue fourchue. E . Tétras.
GRIAS. bot. Ce genfe, établi par Linné qui l'a placé dans sa Polyandrie Monogynie, avait été rapporté aux Gultifères. Dans le Mémoire sur l'arrangement méthodique des gonres de cette famille, publié par Choisy (Mém. de la Soc. d'Hist. uni., t. i, 2e partie), il n'y est pas admis, et l'auteur n'eti parle que pour le ranger parmi les Myrlhinées. Voici ses caractères différentiels : calice à quatre segments peu profonds; corolle à quatre pétales; étamines nombreuses à anthères arrondies et à filets plus longs que I» corolle; stigmate sessile, épais et lélragone ou en forme de croix ; fruit très-gros, globuleux, acuminé à la lia se et au sommet, renfermant un noyau marqué de huit sillons. Le rapprochement du Griat avec les Myrlhinées est infirmé par le caractère des étamines hypogynes et de l’ovaire supérieur exprimé par quelques auteurs. Quoi qu'il en soit, on n'a décrit que l’espèce suivante :
Le Grias cacliflore. Grias cauliflora, L„ et Sloane, Jam., 2, tab. 217. C'est un arbre de l'Amérique méridionale et principalement de la Jamaïque où son fruit, nommé Poire d’Anchois , se mange comme celui du Manguier. Son tronc est droit, simple, élevé d’environ
(rois ou quatre nièlres . Il porte à son sommet des feuilles simples, éparses, oblongues-Iancéolées, glabres et luisantes. Ses fleurs, d’un jaune pâle, naissent sur la tige circonstance qui a déterminé le nom de l'espèce.
GRIBOURI. Ciy-ptocephalus. ns. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycliques (Règne Anim. de Cuv.), établi aux dépens des Chrysomèles par Geoffroy (Uist. des Ins., 1. 1, p. 231) qui lui donnait pour caractères : antennes filiformes, à longs articles; corselet hémisphérique et en bosse. Ainsi conçu le genre Gribouri comprenait un grand nombre d'insectes , entre lesquels une observation attentive a fait découvrir d'importantes différences, ce qui a engagé lesauteurs à en extraire les genres Clythre, Eumolpe, etc. — Les Gribouris sont caractérisés par Latreille de la manière suivante : antennes insérées au-devant des yeux, distantes l’une de l'autre, simples et presque de la longueur du corps; tète enfoncée verticalement dans le corselet; corps de forme cylindrique. Ils diffèrent essentiellement des Galéruques , des Adories, des Lupèrcs et des Attises, par l'insertion des antennes; ce caractère leur est propre avec les Clylhres, les Eumolpes, les Colaspes, les Chrysomèles et quelques petits genres qui en dérivent; mais ils s'en éloignent essentiellement, soit par la forme des antennes et celle du corps, soit par l'enfoncement vertical de la tête dans le prothorax. On doit observer encore que les Gribouris ont la bouche formée par des mandibules courtes, tranchantes , par des mâchoires divisées en deux , et par leurs palpes au nombre de quatre et filiformes. Les tarses ont quatre articles, dont le pénultième large et bilobé. Les Gribouris sont des insectes herbivores, très -nuisibles à l'agriculture ; ils attaquent les jeunes bourgeons de grand nombre de plantes, et s’opposent ainsi au développement des feuilles. Il est très-difficile de s'opposer à ces dégâts, mais on peut en diminuer la niasse en cherchant l’insecte qui les occasionne. Très-timide, fort leste dans sa marche, ne volant que très-rarement, le Gribouri n'a d’autre moyen de se soustraire à la chasse qu'on lui fait que de contrefaire le mort, et de se laisser tomber sur le sol, en repliant très-exactement ses antennes et ses pattes contre son corps, et en cachant sa tête dans son corselet. La larve parait avoir été découverte dans ces derniers temps; elle vit, dit-on, dans une sorte de tuyau assez semblable à celui des Clylhres. Ce genre est très-nombreux en espèces qui, toutes, ont une petite taille et brillent en général de couleurs très-vives, et souvent métalliques. Schoonberr (Syst.Insect., 1. 1, part. 2, p. 353) en mentionne près d'une centaine, et Dejean (Calai, des Coléopt., p. 127) en cite soixante-dix parmi lesquelles un assez grand nombre sont nouvelles.
GaiBocm soyicx. Cryptocephalus sericeus, Fabr., Chrysomela sericea , L. 11 peut être considéré comme type du genre. 11 a été figuré par Olivier (Histoire nat. des Coléoptères, t. v, n® 00, pl. 1, fig. 5, a). Les couleurs de ses élylres et de tout son corps varient beaucoup, ce qui l'a souvent fait décrire sous des noms différents. Ainsi on doit regarder comme des variétés de cette espèce les Cryptocephalus auratus, purpu ralus, pratorum, chlorodlus dè Megerle, etc. Il est commun aux environs de Paris, sur les Saules et dans
toute l’Europe. Parmi les espèces les plus connues, on doit citer encore les Cryptocephalus bi- punctatus , Fabr.; A-punctatus , Oliv . ; sex-punclatus, Fabr.; sextnaculalus, Oliv.; \Opunctatus, \f-punctatus, cordiger, coryli, Fabr., etc.
L'insecte redoutable, connu sous le nom de Gribol*ri de là Viens, Cryptocephalus ciiis, Fabr., appartient au genre Eutnolpe. V . ce mot.
GR1ÈCHE. ois. F. Pie-Grièche. C'est aussi, suivant Belon, l'ancien nom de la Perdrix- F. ce mot.
GRIEL. ois. Synon. de l'OF-dicnème criard. F. (Edicnfcit.
GRIEL. Grielum. bot. Ce genre, établi par Linné et placé dans la Monadelpliie Décandrie, a été considéré par Cavanilles et Jussieu comme identique avec le Géranium de Linné. 11 était fondé sur une espèce africaine, que Linné nommait Grielum tenuifolium et qui était décrite comme un arbrisseau à tiges courtes, rameuses , étalées par terre et à feuilles composées de folioles menues, presque capillaires. WlUdenow ( Spec. Plant. , t. n, p. 772) a cité comme synonyme de Grielum tenuifolium , L., le Géranium frutescens incanum , etc-, de Burmann (Jfric., p. 88, tab. 34) et le Hanunculo- plat ica rpos du même auteur ( loc . cit., tab. 53). L'inspection des figures seule suffit pour. convaincre que ces deux plantes, non -seulement ne sont pas identiques, mais n'appartiennent pas à la même famille. Gærtner, qui avait adopté ce genre, en avait décrit et figuré une seconde espèce sous le nom de Grielum taciniatum ( de Fruct., tab. 30).
GRIÈNE. ois. L'un des synonymes vulgaires du Chevalier Arlequin, F. Chevalier.
GRIFFARD. ois. Espèce d'Aigle. F. ce mot. •
GRIFFE DE CHAT. dot. Nom vulgaire aux Antilles, et devenu scientifique, d'une espèce du genre Bignonc, Bignoniu Unguis-Cati.
GRIFFE DE LOUP. dot. L’un des noms vulgaires du Lycopodiurn claralum. F. Lycopode.
GRIFFE DU DIABLE, bot. L'un des noms vulgaires et marchands du Strombus Chiragra , L.
GRIFFES ou CRAMPONS.. Fulcra. bot. On donne ce nom à des appendices de la lige, qui servent à l'accrocher aux corps environnants en s’implantant dans leurs anfractuosités. Ils ne sont pas roulés en spirale comme les vrilles, et on ne doit pas les confondre avec les racines puisqu'ils ne pompent aucune nourriture. Tels sont les Crampons par lesquels le Lierre et le Bignonia radicans se tiennent appliqués contre les murs; tels sont aussi les organes que l'on nomme improprement racines dans les Fucus. Le mot de Griffes est aussi un terme d'borliculture qui désigne les racines de quelques Renoncules de jardins.
GRIFFE J. ois. Synonyme vulgaire du Martinel de muraille. F. Marti* et.
GK1FFIME. Grifflnia. bot. Genre de la famille des Amaryllidées, de l'Hexandrie Monogynie de Linné, institué par Bellenden-Ker (Botan. Regist., 444) qui l’a dédié à l'horticulteur Griffin. Ce genre se caractérise par sou. périgone infuudibulaire, penché, à tube court, à limbe bilabié, campanulé; les filaments sont insérés au dessus du tube, couchés, déclinés, excepté un seul
qui est ascendant. Le Fruit est une capsule membraneuse, à deux ou trois graines obovales, munies au sommet d’une tache brune.
GRirFixiEfeYAcnTBiriE. Grifflnia hyacinthinay Ker; Amaryllis hyacinthina. Scs feuilles sont pét idées, oblongues, lancéolées, aigues, nervurées; sa hampe est cylindrique, un peu plus longue que les feuilles qui naissent poslérieui ornent à la floraison. Les fleurs sont en ombelle ; leurs divisions supérieures sont d'un bleu hyacinthe, marquées d'une tache blanche, oblongue; les inférieures sont d’un rose pâle, toutes aiguës, ondulées, de sept centimètres de diamètre ; elles sont inodores et paraissent en automne. La plante est originaire du Brésil.
GR1FFITHIE. Gn'tJUhia. bot. Ce genre de la famille des Mousses, créé par Robert Brown, ne parait pas différer du genre EüCalypte. V. ce mol.
GRIFFITÜSIA. bot. Genre de la famille des Hydrophyles, établi par Agardh, et adopté par Bonnemaison qui en fixe définitivement les caractères de la manière suivante : fronde membraneuse, uniloculée; locule libre. de couleur changeante; capsules mucilagineuses, homogènes, souvent enveloppées de bractées. Ce genre comprend des plantes dont le tissu délicat et un peu mucilagineux offre à la fois, en se décomposant, différentes nuances de couleur, il a les plus grands rapports avec les Céramies, mais il s’en distingue facilement par sa couleur pourpre, fugace, susceptible de s'altérer avec la plus grande promptitude, et de présenter, en se décomposant , des nuances de vert, de jaune et de gris dans le même individu. Un mode particulier de fructification sert à le bien caractériser, c’est l'enveloppe mucilagineuse, diaphane, souvent enveloppée de filaments bractéolaires, uniloculées. Les Griffithsies croissent dans les eaux salées; Bonnemaison en a décrit quelques espèces parmi lesquelles on peut citer la GairriTBSiE stTACte, Griffllhsia telacea ; Ceratnium pedicillatum , DC., Fl. franç., 2, 43; la Griffitssie a fecilles de PRÈLE , Griffllhsia equisetifolia ; Ceratnium equùeti folium, !>€.; la Griffitbsie corallire, Griffllhsia corallina; Con ferra corallina, L.; la Griffitbsie barbue, Griffllhsia barbota; Con ferra barbota , Dillw. Toutes sont de l'Océan ou de la Méditerranée.
GRIFFON, ma*. Race de Chiens originaires d'Angleterre, dont les poils sont durs, noirs, peu nombreux et singulièrement implantés, y. Obier. Ce nom est emprunté de celui d'un animal fabuleux qu'on supposait avoir le corps d'un Lion et la tète d'un Aigle.
GRIFFON. G typhus. ois. Espèce du genre Vautour. y. ce mot. Duméril en a fait, dans sa Zoologie analytique, le type d'un genre.
GRIFFON, rot. Nom vulgaire d’une variété de Y Acer platanoides, espèce du genre Érable. F. ce mot.
GRIFFUS, ois. Pour Gryphus. K. Griffon.
GR1F0LE. bot. L'un des noms vulgaires de VAgaricus frondosus, Pers.
GRIGNARD. ntoL. Les carriers des environs de Paris donnent ce nom aux couches du Gypse cristallisé, qui se trouvent entre les couches de pierre à plâtre. En
Normandie, le Grignard est une sorte de Grés fort dur employé dans la bâtisse.
GRIGNET. ois. .Même chose que la Fauvette grisetlc. y. Sylvie.
GRIGNON, bot. Pour Bucide. F. ce mot.
GRIGRI, ois. L'un des noms vulgaires du Proyer. y. Bruant.
GRIGRI, bot. Dans le Dictionnaire de Déterville, le mot GRISGRI9 est , par erreur typographique, ainsi orthographié. y. Grisgris.
GRIGRIS, ois. Nom par lequel on désigne vulgairement, dans l'Amérique méridionale, les Aracaris. y. ce mot.
GRIL. ins. Le Gryllon est ainsi appelé dans tout le midi de la France.
GRILAGINE. fois. Pour Grislagine. y. ce mot.
GhILLET. ois. Synonyme vulgaire de Cincle. y. ce mot.
GRILLON et GRILLON-TAUPE, ins. Pour Gryllon et Gryllon-Taupe. F. ces mots.
GRILLOTS. irs. L'un des noms vulgaires du Gryllon.
GRILS, pois. Les pécheurs donnent ce nom aux Saumons jeunes.
GRIMACE, xoll. Nom vulgaire du^Vurex Anus de Linné dont Monlforf a fait â tort un genre séparé sous le nom de Masque, y. ce mol, et qui n’est autre chose qu'un Triton que Lamarck a nommé Triton grimaçant. Triton Anus.
GRIMACE BLANCHE, ioll. Les marchands nomment ainsi une autre espèce de Triton, qui a des rapports de forme avec le Triton Anus. Lamarck l'a nommé Triton gauffré, Triton clathratum.
GRIMACE GAUFFRÉE. «ou. Autre nom vulgaire du Triton clathratum, Lamk.
GR1MALDIE. Gnmaldia. bot. Le Cassia nictitans, L., a été érigé en un genre particulier par Schranck qui lui a donné le nom de Grimaldia. Il lui a Téuni deujc autres espèces, sous les noms de Grimaldia decumbens et Grimaldia opifera. Ce genre ne parait pas devoir être adopté, vu la grande affinité de la plante dont on a formé le type avec les autres espèces de Casses. F. ce mot.
GRIMA LDIE. Grimaldia. bot. ( Hépatiques .) Raddi, dans son Mémoire sur la famille des hépatiques, a divisé le genre Marchantia en plusieurs genres différents; il a donné le nom de Grimaldia â l’un d’eux qui est fondé sur le Marchantia t nantira deScopoli. ! Dans ce genre, les capsules sont insérées, comme dans les Marcbanties, à la partie inférieure d'un réceptacle | en forme de parasol; mais ces capsules, d'abord enve- | loppées dans une coiffe qui se fend irrégulièrement, s'ouvrent par le moyen d'un opercule, tandis que dans les vrais Marchantia elles se rompent sans régularité.
On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre, la Grimaldie dichotome de Raddi, Marchantia triandra de Scopoli, Balbis et De Candolle; elle croit dans 1rs lieux légèrement humides en Italie. Sa fronde est assez petite, plane, dichotome. linéaire, d'un vert, violâtre ;Jes lobes sont échancrés à leur extrémité, et de celte échancrure sort le pédicelle qui supporte les capsules.
GftIMAUD, GRIMAUDE et GRIMAULT. ois. Synonymes vulgaires de Chevêche. V . Chouette.
GRIMM. iai. Espèce du genre Antilope. V. ce mol.
GR1MMIE. Grimmfa. bot. [Mousses.) Ce genre, intimement lié d'une part aux Trichostomum dont il a le port et la coiffe, et de l’autre aux H'eissia qui ont un péristomc semblable, est par cette raison difficile à limiter. Hoober, qui parait avoir, en général, mieux fixé les limites des genres qu'aucun autre muscologiste, réunit dans le genre Grimmia , toutes les Mousses dont l'urne est terminale, la coiffe en forme de cloche et les dents du péristomc assez courtes, égales, rarement perforées ou divisées. Ce dernier caractère, qui se trouve dans quelques espèces , a fait ranger plusieurs de ces plantes parmi les Dicranum; mais leur coiffe campanulée les en distingue facilement, tels sont les Grimmia pair inata, Grimmia orata, etc., qui avaient été placés par Hedwig parmi les Dicranum, et dont Bridel avait formé son genre Campylopus fondé sur ce double caractère, d’avoir les dents bifides comme les Dicranum et la coiffe en cloche comme les Grimmia. Le genre Grimmia, tel qu'il est caraclériséd’après Hooker, renferme deux sections : la première comprend les espèces dont l'urne est sessile ou portée sur une soie plus courte que les feuilles, elle est alors environnée par les feuilles supérieures, et cette disposition donne à ces Mousses l'aspect de plusieurs espèces d ’Orthotrichum, tels sont les Grimmia apocarpa , alpicola, maritima , etc. La plupart croissent sur les troncs d'arbre ou sur les rochers; leurs tiges sont rameuses, couvertes de feuilles assez courtes, obtuses, imbriquées dans tous les sens. La seconde section renferme les espèces dont le pédicelle du fruit est plus long que les feuilles; elles ont, en général, le port des Trichostomum ou des Dicranum, et croissent ordinairement sur les rochers; leurs tiges sont (dus courtes, moins rameuses, leurs feuilles plus aigues, souvent terminées par un poil blanc; l’urne est portée sur un pédicelle assez long. sou\ent tordu; elle est , en général, ovale, petite, quelquefois sillonnée longitudinalement. Tous ces caractères leur donnent beaucoup de l'aspect des Trichostomum et surtout des espèces à capsules ovales, tels que les Trichostomum ellipticum , microcarpum, etc.
GRIMONEM. bot. C’est, selon Léman, l’un des noms vulgaires de l'Aigremoine dans le midi de la France.
GRIMPANT. Scande ns. bot. Les plantes sont Grimpantes lorsque leur lige, trop faible |>our se soutenir d'elle-méme, s'élève sur les corps qui l’avoisinent et s*y soutient soit en se tortillant elle-même autour d'eux, soit en s’y accrochant à l’aide de evrrhes, de crampons, de griffes, etc.
GRIMPANT, GRIMPART, GR1MPEAU , GR1MPEN- HAUT, GRIMPELET, GRIMPERET. ois. Synonymes vulgaires de Grimpereau commun. F', ce mol. La Siltellecsl aussi vulgairement appelée Grimpart.
GKIMPAR. .1 nabotes, ois. Genre établi par Temininck, dan» l’ordre des Anisodactyles. Caractères : bec droit , de la longueur de la tête ou un peu plus court, comprimé, plus haut que large à sa base, un peu fléchi vers la pointe qui est entière, sans échancrure; narines placées A la base et sur les côlés du bec, ovoïdes, re-
couvertes en partie par une membrane emplumée; quatre doigts, trois devant : l'extérieur réuni jusqu'à la deuxième articulation, l’intérieur soudé à sa base, l'intermédiaire plus court que le tarse; les latéraux toujours égaux en longueur; ailes courtes ; les deux premières rémiges moins longues que les troisième, quatrième et cinquième qui dépassent toutes les autres; tige» des rectrices faibles ; sans pointes aigues.
Toutes les espèces connues de ce genre sont originaires de l’Amérique méridionale, et il est assez vraisemblable que bientôt le nombre en deviendra fort considérable ; on les avait confondues avec les Picucules, mais l'absence des piquants A l'extrémité des rectrices, la position respective des doigts latéraux qui sont égaux entre eux, et la couleur du plumage qui est entièrement roussâlre, ont décidé la séparation des espèces et la formation du genre nouveau.
Gbihpar canivbt. A nabotes canicetii; Xenops canivetii, Less., Cent. Zool., pl. IG. Parties supérieures d'un roux ferrugineux, tirant au marron clair sur le croupion; une calotte noire recouvre la télejusqu'A l’occiput et autour des yeux , et un trait rougeâtre borde le noir de la tête; deux traits noirs traversent les joues ; les ailes, dont les troisième et quatrième rémiges sont les plus longues, ont une teinte brune, avec le bord des plumes roussâlre; rectrices. étagées, d'un roux ferrugineux; gorge et dessous du corps d'un jaune ocreux; flancs et abdomen brunâtres; bec et pieds bruns; ongles jaunes. Du Brésil.
Griupar voi’CHETft. A nabotes striolatus, Temm., pl. color. 538, fig. 1. Parties supérieures d’un brun rouge très-foncé, striées de roux-brun ; tectrices alaires et rémiges d’un brun-rouge uniforme; rectrices longues et étagées, d'un roux clair; parties inférieures, joues et côtés du cou d'un brun olivâtre, striés de blanchâtre; menton roux; haut de la gorge jaunâtre; bec bleuâtre, pieds bruns. Taille, six pouces. Du Brésil.
Ghikpar OREIM.ON beux. A nabotes amaurotis , Temm., Ois. color., pl. 938, flg. 9. Parties supérieures d'uu brun olivâtre; sommet de la tête brun, tacheté de noir; rectrices rousses, faiblement étagées; joues et menton blanchâtres; une bande brune, partant de l'angle postérieur des yeux et couvrant les oreilles; poitrine nuancée de blanc et de brun-olivâtre clair; le reste de» parties inférieures d’un brun-olivâtre foncé; bec jaunâtre; pieds bruns. Taille, six pouces. Du Brésil.
Grimpa t rouge queue. Motacilla Guianensis, L., pl. enlum. 686, fig. 9. Parties supérieures d’un brun olivâtre; rémiges et rectrices d’un brun roux; parties inférieures blanchâtres, nuancées de jaune et de cendré; gorge et tectrices caudales inférieures blanches; bec et pieds d’un brun rougeâtre. Taille, cinq pouces et demi. De la Guianc.
GRIMPEREAU. Certhia. ois. Genre de l’ordre des Anisodactyles. Caractères : bec long ou de moyenne longueur, effilé, comprimé, triangulaire, plus ou moins arqué; narines placées â la base du bec, percées horizontalement, à moitié recouvertes par une membrane qui s'étend en forme de voûte; quatre doigts : trois devant, l’extérieur réuni à sa base avec l’intermédiaire; un derrière, muni d’un ongle très-long; première ré-
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mige courte, deuxième et troisième moins longues «|iie la quatrième qui surpasse toutes les autres; reclrices étagées, à liges roides et piquantes..
Les réformes et les modifications apportées jusqu’ici dans la nomenclature ornithologique, paraissent n’avoir frappé que sur des mots vagues et d’un intérêt t médial pour la science, tandis que l’on a épargné des inotsqui donnent une idée fausse des choses oudes noms ; qui concentrent en eux des qualités et des facultés dont jouissent également nombre d’individus que, méthodiquement, l'on est forcé de placer à des distances trèséloignées de celui qui semble , par une dénomination trop générale, devoir être le chef de la tribu. Telles sont les réflexions que fait naître particulièrement l’article Grimpereau. On trouvait autrefois réunis sous ce nom la plupart des Oiseaux qui, sous divers climats, manifestent des habitudes à peu près semblables ; par la suite, on a insensiblement démembré ce genre, pour en former de nouveaux, de manière qu'il n'est resté de véritables Grimpereaux que trois ou quatre espèces. Or, eu leur conservant celle épithète, n'esl-ce pas faire croire que l'on a élagué du genre tous les Oiseaux qui n'avaient pas l'habitude de grimper? Il eût été plus con- . venahle peut-être de rendre la dénomination purement spécifique, ou de l’étendre à tout un ordre, ou, mieux encore, de l’abandonner défiiiilhemenl.
Les Grimpereaux, répandus dans lesdifTérentes parties de l'Europe , et même dans presque toutes les contrées septentrionales de l’ancien continent, s’y font remar- * quer, moins par l'élégance de leur robe que par la prestesse et la vivacité de leurs mouvements. On nesait trop admirer l’extrême mobilité avec laquelle ils parcourent en tout sens l'écorce des arbres; on n’est pas moins étonné de l'adresse qu'ils déploient lorsque, suspendus à l’extrémité des branches les plus rapprochées du tronc, ils font, en se balançant, la chasse aux trèspetits insectes qui viennent imprudemment voltiger autour d'eux. On aperçoit plus fréquemment les Grimpereaux en hiver qu’en été; cela est facile à concevoir; pendant l'été les feuilles les dérobent à notre vue, au lieu que dans la saison morte, tout petits. qu'ils sont, leur pétulance les décèle toujours. Ils paraissent alla- : chés à la retraite qu'ils se sont choisie, et qui est ordinairement le tronc vermoulu d’un vieux Chêne ou de ' tout autre antique ornement des forêts, ils en font en quelque sorte leur garde-manger pour les temps de disette, car la quantité de larves et d'insectes engourdis I dans le terreau, peut pourvoir pendant longtemps à leur ! subsistance. Ils ressentent de bonne heure les feux de ' l'amour; à peine les frima ts ont-ils cessé, que déjà la couveuse, après avoir déposé dans le trou qu'elle a habité pendant la froide saison les six ou huit œufs qui composent sa ponte, attend avec une anxiété toute maternelle l'arrivée de scs petits. Les Grimpereaux joi- 1 gnent assez souvent à leur nourriture favorite l'usage des petites semences.
Grimpereau Cinnamon. Certhia cinna motnea, Lath. . Ois. dorés, pl. 62. Parties supérieures d’un roux brun ; | les inférieures blanches; chaque reclrice terminée en f pointe aiguë, dénuée de barbes à quelques lignes de son extrémité; ber noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces.
Grimpereau cor ri*, ('erthia familiaris, L , Buff. . pl. enlum. 681, fig. 1. Parties supérieures cendrées, variées de stries blanches, rousses et noirâtres; rémiges d’un brun foncé, terminées par une tache jaunâtre, avec une bande de la même teinte vers le milieu ; gorge, poitrine et ventre blancs; abdomen d'un blanc roussàtre; berhrun; mandibule inférieure jaunâtre; pieds cendrés. Taille, cinq pouces à cinq pouces et demi. La femelle est plus petite que le mâle; elle n’a point de roux dans le plumage, et la bande des rémiges, au lieu d'être jaunâtre est blanche. Les jeunes ont le bec presque droit. D'Europe.
Grand Grimpereau. Certhia major, Briss. /r. Grimpereau COMMIT*.
Grimpereau de la Terre-de-Feu. Motacitla spinicauda , Gmel. Parties supérieures d’un brun rougeâtre obscur; sommet de la tête varié de jaune; une tache jaunâtre entre le bec et l’œil qu’elle dépasse; tectrices alaires rousses, variées de brun; grandes tectrices et rémiges brunes; reclrices dépourvues de barbulcs vers l’extrémité; les quatre intermédiaires rousses; les autres brunes, terminées de blanc; parties inférieures blanches, de même que les épaules ; bec et pieds bruns; le premier blanc à sa base. Taille, six pouces.
Grimpereau vert. Cerihk I midis , Lath., Scopoli. Parties supérieures d'un cendré verdâtre; les inférieures d'un jaune verdâtre; une bandelette bleue de chaque côté du cou; une tache brune sur la gorge; rémiges brunes; reclrices d'un brun verdâtre; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. De la Carniole. Espèce douteuse.
Espèces étrangères au genre Grimpereau :
Grimpereau aux ailes dorées, y. Soui-Manga.
Grimpereau de Hahaia. y. Guit-Guit sucrier.
Grimpereau a bardes. F. Soui-Manga a bouquets.
GBIMPEEEAU DU BENGALE. y . SOUI-M ANGA A DOS ROUGE.
Grimpereau du Bengale. (Albin) y. Pic vert du Bengale. - •
Grimpereau du Bengale a bec rouge, y. Soui-Manga A BEC ROUGE.
Grimpereau bleu du Brésil, y. Guit-Guit noir et bleu.
Grimpereau bleu de Catenne. y . Guit-Guit noir