‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 37 sur 117 · G RA · texte numérisé non relu

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ces groupe*, cl l'indication des genres principaux qui s’y rapportent.

1° PsiuctE*. Fleurs disposées en épi ou en panicule; épillels solitaires ou réunis; lépicénc uni on biflore; l'une des deux fleurs stérile ou unisexuée; valves de la lépicénc ordinairement membraneuses; celle de la glume cartilagineuse; deux styles.

a. Uniflores.

Paspalum, L.; Axonopus, Beauv. ; Piptalhcrum , Beauv.; Milium, L.; Microddoa, R. Brown; Mibora, Adans.; I Ici maria , FlUgge.

fi. Biflores.

Digitaria, Haller; Pauicum , L.; A nlhenanthia, Beauv.; Isocline , R. Br.; Sclaria , Beauv.; Urochloa , Beauv.; Oplismenus , Beauv.; Penicillaria , Swarlz; Gymnolrix , Beauv.; Pennisehnn, Rich.; Cenchrut, L. ; Anthephora , Schreber; Trachrs , Retz; Tripsacum, L.; Manisuris , L.; Pellophorus, I)csv.; Ediinolæna, Desv.; Thuarca , Pers.; Tragus, Haller.

2" Stipacees. Fleurs en panicule; épillets solitaires et uniflores; lépicéne membraneuse; valve inférieure de la glume cartilagineuse, arislée, non embrassante; deux styles.

An'stida , L.; A rlhratherum , Beauv.; Strcpiachne, R. Brown; Stipa , L.; ürysopsi s, Rich.

3° Agrostidëes. Fleurs en panicule simple ou rameuse; épillets solitaires et uniflores; lépicénc et glume de la même consistance; paillette inférieure arislée ou mutique; la su|>éririire jamais hicarénéc. Beux styles.

Podosætnum , Desv.; Mùhlenbergia, Schreb.; Ctomenu, Beauv.; Chœturus, Link; Ægopogon , Hnmb. et Ronpl.; Colobachne , Beauv.; Lagnru s, L.; Polypogon , Desfônt.; Gastridium , Beauv.; Agrustisf Adans.; Ca/amagrostis, Adans.; Triihodium , Rich.; Agraulus, Beauv.; Apcra, Adans.; Eilfh , Beauv.; Cinna, L.; Sparlina, Schreb.; P sam ma, Beauv.; I/eliocbloa, Hosl ; Crypsis, t.; Cortturopiœ, Scheuchz.; Echittopogon , Beauv.; Alopccurus , L.; Phlcum, L.; Achnot lunlon , Beauv.; Phalaris , L.; Chilochloa , Beauv.

4°FtSTrcACÉts. Fleurs en panicule; épillets solitaires à deux ou à plusieurs fleurs; valves de la lépicéne carénées; paillettes de la glume de la même consistance que les valves : l'inférieure concave ou carénée, souvent arislée, la supérieure bicarénéc ; deux styles.

«. Arênacèes. Épillets pauciflores; paillette inférieure arislée sur son dos; arête géniculée et tordue.

Deyeuxia t Clar.; Corynophorus , Beauv.; Deschampsia, id.; U oh us , id.; Hierochloa, Gmel.; Toresia , R. et Pav.; Anlhoxanthum , L.; A ira, id.; Calabrosa, Beauv.; Arrhenathcrum , id.; Arena, L.; Pentameris, Beauv.; PommereuUa , L.; Danlhonia , DC.; Gaudinia , Beauv.

fi. Arundinacces. Épillels multiflores; paillette inférieure concave , subulée à son sommet , et accompagnée de poils à sa hase.

Donax, Beauv.; Gynérium , llumboldt et Bonpland; Arundo, Beauv.

y. Bromèes.

Chrysurus , Per*.; Seslerfa , Scop.; Cynosurus, Beauv.; hæleria, Pers.; Dactylis, L.; Glyccria, R. Br.; Contoihcca, Desv.; Fostuca, L.; Promus, id.; Strep-

togyna, Beauv.; Brarhypotlium , id.; Uniola, L.j Tricuspis, Beauv.; Diplachne , id.; Ceratoddoa, id.; Sehismus , id.; 7'riodia , R. Br.; Cœ/achne , id.; Beckmannia, Host; Melica , L.; Molinia , Kœler; Brisa , L.; Poa, id.

5° Cblobidées. Fleurs en épi; épillets solitaires, rarement multiflores , avec la fleur terminale avortée et difforme; valves carénées, non opposées; paillette inférieure très-souvent arislée, rarement mutique; la supérieure bicarénée; deux styles.

Sclerorhloa , Beauv.; Eleusiue . Gærln.; Dadyloctvnium, Millden.; llabdoddoa , Beauv.; Leptochloa, id.; Gymnopogon, id.; Chloris, Sw.; Cynodon, Rich-.; Dinebrm, Jacq.; Triathera , Desv.; Boule loua, Beauv.; Chondrosium , Desv.; JJeleroslega , id.; E eh in aria , Desf.; Pappophorum , L.; Triraphis, R. Br.; Enneapogon, Desv.

0° IIobdéacCes. Fleurs en épi; épillels solitaires ou réunis, uniflores ou multiflores ; valves opposées, égales; paillette inférieure arislée ou mutique, la supérieure bicarénée ; deux styles.

Ægylops , L.; Triticum, id.; Agropyron , Beauv.; Lolium , L.; E/ytnus, id.; Secale , id.; Hordcum , id.; Roltboella , Beauv.; Ophiurus, Gsertn.; Monerma , Beauv.; Lodicularia , id.; R ardus, L.; Zoysia, WiJld ; Chamœraphis , R. Br.

7* Sacchaiuxèes. Fleurs en épi ou en panicule; axe articulé; épillets ordinairement géminés, unis ou biflores; l’un des épillels sessile, l'autre pédicelléet trèssouvent unisexué ; valves plus dures que les paillettes, non carénées ni opposées; paillettes membraneuses, non carénées : l'inférieure très-souvent arislée ; deux styles.

Perolis, Ailon; Saccharum , L.; Imffefata, Cyrillo; Eriochrysis, beauv.-, Erianthus, Rich.; Andropogon , L.; Anthistiria , L. fils; Calamina, Beauv.; Aptuda, L.; Sorghum, Pers.; Zea, L.; Dieclomis , Humb. et Bonpl.; Elionurus, id.

8° Orvzées. Fleurs disposées en panicule; épillets solitaires, uniflores; paillette inférieure cartilagineuse, carénée; étamines très-souvent au dessus de trois; deux styles.

Ehrharta, Smith; Troc fiera, Rich.; Lecrsia , Sw.; Oryza, L.; Polamophila , R. Br.

0° OlviiEes. Fleurs en panicule; épillets uniflores, unisexués, monoïques ou dioïques; valves de la fleur femelle plus minces que les paillettes; un seul style.

Zisania, L.; Lusiola , Juss.; Hydrochloa , Beauv.; Pharus, L.; Olyra, L.; Coix, L.

10° RANsrsActEs. Chaumes arborescents ; fleurs en panicule; épillets multiflores; paillette supérieure bicarénée; un seul style.

Dktrrhcna , Swarlz; Arundinaria , Rich.; Siemmatosperma , Beauv.; Bambusm, Schreb. ; Aaslu*, Juss.; Beesha, Kuntb; Chutquea, Kuolli ; Guadua, Knnth.

GRA.M1MFOLIA. iwiT. C’estïà-dire à feuilles de Graine n. Ce nom a été donné par les anciens botanistes à diverses, plantes, telles que le Zanichellia pa/usUis, la Pilulaire et la Subulaire aquatique. F. ces mots.

GRAM1MSATIS. bot. Nom proposé par Du Pelil- Tliottars (Hisl. des Orchidées des iles auslr. d’Afrique)

pour une piaule que ce savant place dans son groupe j des Satorchis , qui correspond au Saiyiium, L. Celte Orchidée , dont le nom serait Sutyrium gramineum, 1 selon la nomenclature linnéenne. habite l'ile de Mada- ; gagea r où elle fleurit au mois d'août. Sa tige est haute { d'un à deux décimètres, et .ses fleurs sont petites et j pourprées. Elle est figurée loc.cit tab. 6.

GRaMMANTHK. Grumman thés. bot. Genre de la fa- | mille desCrassulacées.qui avait été indiqué par Ho worth | sous le nom de ï'auhnqlhes auquel le professeur De j Conduite a. substitué celui de Grammanthes comme plus expressif, et rendant mieux l'idée du botaniste anglais. Caractères : calice campauulé, quinquéfide,à dé- ! coupures dressées; corolle ganéapélale, dont le tube ' égale la longueur du calice, le limbe est à cinq et quelquefois six lobes ovales. épanouis; les étamines alternent avec les lobes de la corolle, sont insérées au tube et in- ! cluses; les carpelles sont au nombre de cinq. Comme on le voit, ce genre se distingue des autres Crassules | par l'absence des écailles qui accompagnent l’ovaire. ; llaworth a placé dans ce genre le Grammanthes chlorieflora et le Grammanthes <jeniiu no ides, tous deux , du cap de Bonne-Espérance.

GRA.M.MARTIJRO.N. dot. Genre de la famille des $y- j nanlbérées, et de la Svngénésie superflue. L., établi par H. Cassirii (Bullct. de la Société Philom., février 1817) qui l'a ainsi caractérisé . calalhide radiée, dont le disque est composé de fleurons réguliers , hermaphrodites, et | la circonférence de demi fleurons à une ou deux languettes et femelles; invotucre plus long que les fleurons ( du disque, formé de folioles presque égales, lancéolées et disposées sur trois rangs ; réceptacle nu ; ovaires cylindracés, striés, velus, munis d'une aigrette composée de poils légèrement plumeux. Les étamines ont leur article anthérifère, bordé de deux bourrelets longitudinaux, cartilagineux, Jaunes et épais. Ce dernier caractère ainsi que le réceptacle nu cl les ovaires aigre llés, distinguent le genre Grammurlhron du Dorotiiçunt. Ces espèces faisaient partie du genre Arnica «le Linné; mais U. Cassini, considérant l 'Arnica mon - . m nu comme le vrai type de celui-ci, a même séparé de la tribu le Grammartluon de l'Arnica. Le premier fait partie des Doronicées, tandis que l’pulre est placé dans les Senéoionécs. L'auteur de ce genre y rapporte trois espèces, savoir : le Grammarthron scorpioides,

II. Casg,' ou Arnica sCorpioitfes, L.; le Cramtuar- : thron biligulatnm, U. Cass., ou Arnica Doronicum , j Jacq. ; et le Grammarthron oppositi folium, H. Cass., » ou Doronicum nudicaule ? Michx. Les deux premières | croissent dan» les Alpes d'Europe et dans les montagnes | d’Auvergne. Ce sont des plantes herbacées, munies de j grandes fleurs d'un beau jaune doré. La dernière habite les lieux ombragés des forêts de l'Amérique septentrionale.

GRAMMATIAS. jiiu. Pour Grarnmalilc. fr. ce mot.

GRAMMATITE. Min. .Substance blanche ou légèrement Verdâtre, cristallisant en prisme rhombotdal, très-obtus. cl qui parait analogue à celui de l'Amphibole; Aussi a t elle été réunie à cette espèce par llauy et la plupart des minéralogistes contemporains. Cepen- i dapt .une différence assez sensible dans-la mesure des (

angles du prisme, avait été aperçue et regardée par Bournon comme une preuve de la séparation des deux substances. Aujourd'hui celle différence n'a plus rien qui doive étonner, depuis que l'on sait que dans l'Amphibole il peut y avoir substitution d’un Silicate isomorphe à un autre, et que ce .remplacement entraîne presque toujours quelque variation dans la mesure des angles de la forme dominante. Dans l'Amphibole noir, la plus grande incidence des pans est de 1 24*», 13, tandis que l’incidence correspondante dans le prisme de la Grammatite parait être de 127°. La Grammatitese présente dans la nature en masses assez considérables, mais elle n’occupe pas une étendue suffisante pour qu'on puisse la considérer comme une véritable roche. On la trouve en blocs de plusieurs mètres de puissance engagés dans des couches de Dolomie, au Sainl-Gothard.

GRAMMATOCARPE. Grammatocarpus. bot. Genre de la famille des Loasées, établi par Presl qui lui donne pour caractères : limbe du calice divisé en cinq parties, décidu; cinq pétales ayant la base eu capuchon; cinq écailles également en capuchon, garnies de trois arêtes insérées à la base de la corolle qui présente intérieurement deux filaments stériles, coniques, granulaloscarieux; étamines criblées, disposées en fascicules siihoclandres; ovaire cylindrique, linéaire, allongé; style court et triangulaire; stigmate aigu; capsule linéaire, allongée, cylindrique, tournée en spirale à sa hase, puis divisée en trois valves linéaires et placentifères. Semences luberculées et très- ponctuées. Une seule espèce copipose jusqu’ici ce genre; elle -a été nommée Grammatocarpus volubilis , Pr.

G R A .M M AT OP il Y LL E . Grammatophyllum. rotas. Geqre de la famille des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi par le Dr Blume, dans son liydragen Flor. Jnd., pour une plante nouvelle, dans laquelle il a reconnu pour caractères : les cinq divisions du périanthe (sépales et pétales) presque égales, arrondies et plus larges supérieurement; label le concave, uni au gynostème par un corps calleux, élastique; son limbe est trilobé, avec la division intermédiaire étalée, celles des côtés enveloppant le gynostème qui est un peu arqué, avec un appendice calleux à sa base; anthère terminale, subbiloculaire; masses polliniques au nombre de deux, globuleuses, ornées d'un sillon longitudinal vers la base dorsale, dénotant une certaine élasticité au moyen d’une bride membraueuse. qui les maintient courbées.

Gramm AToriiYi.LE bri ll AM K. Grammatophyllum speciotum, Blume, loc. cit., 378. t'est une plante herbacée, parasite, à liges simples, assez épaisses; les feuilles sont linéaires, distiques; les pédoncules sont radicaux, longs de trois à cinq pieds, slicOques et mut liflores. Les fleurs sont très belles, agréablement nuancées de pourpre et accompagnées de bractées.

GRAMM1CA. bot. te nom a été donné par Loureiro à un genre dont'lc port est celui de la Cuscute et qui lui ressemble laut, par les caractères, que le professeur Jussieu les considère comme identiques. Cuscute.

GRAM.VHQUE, bot. f'. Grammica.

GRAMMISTE. Grammistes. pois. Genre de la grande

famille des Pwcofdes, à dorsale unique, à dents en velours*. dans l'ordre des Acanlhoplérygiens, qui a pour caractères : une gueule très fendue; des écailles si petites qu'à peine elles sont perceptibles; point d'aiguillons à la nageoire du dos; et deux ou trois piquants au préopercule ainsi qu'à l'opercule. C’est Schneider qui, le premier, distingua ce genre adopté par Cuvier. 11 n’est encore composé que de trois espèces : le Grau imistesorirnlalis, figuré par Séba, I. lit. pl. 97, fig. 5, et deux inédites, conservées dans les galeries du Muséum d' Histoire naturelle. Ce sont des Poissons indiens.

GRAMM1TE. ■us. Syn. de Wollastonite. ce mot.

GRAMMIT1TE. Gram milia. wx.(Fottgères.)C.e genre qui appartient à la tribu des Polypndiacées. ou Fougères à capsule entourée d'un anneau élastique, étroit et souvent incomplet, est caractérisé par ses capsules (Imposées en lignes simples, le long des nervures secondaires, et dépourvues de téguments. Ce genre se rapproche par ces caractères d’un côté des Polypodcs, de l'autre des llémioniles; il diffère du premier par l’allongement des groupes de capsule, du second parce que ces lignes sont simples et courtes, et non pas rameuses et anastomosées. Ce genre ne renferme qu’un petit nombre d'espèces qui varient beaucoup pour la forme de leur fronde, elles offrent aussi, dans leur fructification . quelques différences qui ont engagé divers auteurs à en séparer plusieurs, pour en former de nouveaux genres. Swarlz avait le premier établi le genre ürainniitile avec le caractère qui vient d’étre indiqué; Willdenowen sépara le genre Cétérach; De Candolle a adopté ce dernier genre, mais en modifiant son caractère et en y joignant quelques autres plantes. Il faut convenir que la plupart des plantes qu’il a rapportées à ce genre ont un port très-éloigné des vrais Grammilites, et en différent beaucoup par les écailles nombreuses qui-couvrenl la face inférieure des feuilles et qui cachent entièrement les fructifications; ainsi la plupart des espèces rapportées au genre Céléracli, par De Candolle, doivent sortir de ce genre. Les unes, tels que ses Ceterach Alpinum et Hyperboreum, forment le genre H'oodsia de R. Brown; les autres, tels que les Ceterach Maraniœ eL le Ceterach Felteurn, se rangent parmi les i\othotœna du même auteur. Il reste donc dans le geure Cétérach proprement dit, le Ceterach ofjlcinarum et le Ceterach Canariensis, Willd. Ces deux plantes ne diffèrent des vrais Grainraitites que par les écailles scarieuses, qui environnent les capsules, mais qu'on ne peut confondre avec un véritable tégument; car la distinction que Willdeuow établit entre les groupes de capsules obliques, dans les Grammilites, et transversaux dans les Cétéracbs, est si légère, que personne ne sera tenté de l'admettre comme seul caractère distinctif de ces deux genres.

Scbkuhr et Desvaux ensuite, ont proposé de séparer des Grammilites \e Grammitis graminea, et d'en former un nouveau genre sous le nom de Munogramma. Ce genre est très-bien caractérisé et mérite d'être adopté. Il reste donc parmi les Grammilites toutes les espèces à groupes de capsules linéaires, simples, insérés sur les extrémités des nervures secondaires, et qui ne sont recouverts par aucune sorte de tégument. Ce caractère

embrasse encore un grand nombre d'espèces très-variables par leur port ; leur fronde est tantôt simple comme dans les Grammitis uns Ira lis , Brown, Grammitis mart/inclla , Scbkuhr, etc.; d'autres fois elle est pinnée ou même plusieurs fois pinnée. Les nervures sont en général pinnées. les dernières sont fourchues, et une de leurs divisions porte les groupes de capsules, et ne se continue pas au delà, tandis que l'autre s'étend jusqu'au bord de la fronde. La seule espèce de ce genre qui croisse en Europe, Grammitis leptophylla , qu’on trouve sur les rochers du midi de la France, de l'Italie et de l'Espagne, a un port très différent des autres espèces; ses pinnules sont cunéiformes, crénélées à' leur extrémité sans nervure médiane. Les nervures sontdichotomes, et portent des groupes de capsules allongées, quelquefois bifides. Ces caractères ont fait placer telle plante, par Desvaux, dans son genre Gymnogramma , mais sa position parait encore incertaine.

Les espèces de ce genre, comme de presque tous ceux qui appartiennent à cette famille, sont beaucoup plus nombreuses dans les régions chaudes du globe, que dans les parties tempérées; il est même un de ceux dans lequel cette limite est le mieux marquée. Aucune espèce ne croit dans la zone boréale, une seule dans la partie chaude de la zone tempérée septentrionale, et deux ou trois dans la zone tempérée australe de la Nouvelle-Hollande; au contraire, elles sont assez nombreuses dans les régions équinoxiales, et surtout dans les Antilles et dans l’Amérique méridionale.

GRAMMOPTÈRE. Grammoptera. ma. Coléoptères lé- (raraères. Ce genre fait encore partie de U famille des Longicornes, tribu des Lepturètes, eide même sa formation est due à Audinet-Servllle qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, glabres, de la longueur du corps, rapprochées à la base, de onze articles : le premier allongé, renflé, le second petit, les suivants obeoniques; palpes assez courtes : les maxillaires de quatre articles dont le premier plus court que le second, eelui-ci plus long zjue le précédent cl que le suivant pris isolément; le quatrième ovale-allongé, assez arrondi à son extrémité, presque cylindrique, très peu comprimé; mandibules cornées, arquées, inermes; labre court, transversal y coupé carrément ou un peu arrondi antérieurement; yeux entiers, peu saillants; tête rétrécie en manière de cou, immédiatement après les. yeux, peu prolongée en avant; corselet mulique latéralement, assez-élevé, un peu oonvexe, élargi à sa partie postérieure; écusson petit, triangplaire; élylres à peu prèslinéaires, presque aussi larges à l’extrémité; côrps étroit; pattes de longueur moyenne; tarses allongés. Les espèces placées par Aydinel-Serville sont enlevées au genre Leplure de Fabricius ; on en compte cinq , savoir : Leptura lurida , suturaiist femorata , ru/ico/ nis et prœusta. Elles se trouvent en Europe.

GRAMMOSC1ADIER. Grainmosciadium. bot. Genre de la famille des Ombellifères. institué par De Candolbqui lui assigne pour caractères : les .cinq dents du calice rigides et persistantes; pétales un peu cordés, avec l'extrémité infléchie; styles courts, coniques, diver- | gvnls. persista uls et raides; fruit cytimlracé, sans bec.

I composé de deux akènes marqués de Cinq sillons. Les

espèces que renferme ce genre sont peu nombreuses et originaires de l'Inde; ce sont de* plantes herbacées, très-glabre* , à tiges rameuses, à feuilles découpées en segments rmillifhle», dont les lobes sont linéari-sélacés; les ombelles sont composées de cinq à seize rayons; Finvolucre a de cinq à sept folioles mullitides; les folioles des involucelles sont linéaires-subulées, rarement découpées.

GKAMMOZOAIRFS. Grnmmozoa. Irtest. Eichwald désigne sous ce nom, un type d’organisation animale, comprenant les Ver* internes et externes, animaux chez lesquels prédomine la dimension en longueur du corps.

GRAMPUS. mam Synonyme d’Épaulard, espèce du genre Dauphin, F. ce mol.

GRANADIÉ. rois. Nom vulgaire des Lépidolèpres.

GRA.NAD1L1.A. bot. C’était tous ce nom que les anciens botanistes, avant Linné, désignaient le genre Passiflore. y. ce mol.

GRANAOU. pois. Nom vulgaire du Trigle Grondin.

GRANATÉES, Granaleœ. bot. Don propose l'institution de celle famille pour le seul genre Punica qu’il retire de la famille des Myrtinéesou Myrlacées de Jussieu, parce que le bouton a les sépales valvaires. ce qui du reste ne constitue qu’un caractère assez éphémère.

GRANAT1TE. bit, y. Gren atite et Stac rotide.

GRANATOIDE. mit. Substance particulière, trouvée dans le Tyrol , au Zillerlhal , et dont la place, dans la méthode, n’est peint encore exactement déterminée. Elle ressemble à la variété du Grenat, dite AllochroVte; elle est en masses plus ou moins volumineuses, amorphes, d'un vert bleuâtre, tachetée de gris-verdâtre et de lignes blanchâtres, tenace, à cassure écailleuse dans lin sens, inégale dans l’autre; sa poussière est blanche; elle scintille au briquet ; elle est male et à peine translucide sur les bords; sa pesanteur spécifique est 3, 472'*. Ses bords éprouvent par l’action du chalumeau un commencement de fusion en verre transparent et verdâtre; elle est attaquée par l’Acide sulfurique. L’analyse a donné ; Silice 30; Chaux 30,5; Alumine 15,5; Magnésie 05.5; protoxyde de Fer 07,5; protoxyde de Manganèse 02.

GRAND, GRANDE, zinil. et bot. Cet adjectif est devenu nom propre en beaucoup de cas. Comparatif et préposé A quelque autre, il désigne, dans le langage vulgaire et même dans beaucoiipd'ouvrages d'histoire naturelle, des animaux et des plantes de genres fort differents. Ainsi l’on appelle :

Grand Aigi.e de mer (Ois.), un Faucon du sous-genre Aigle.

Giiatde Aristoloche (Bol.), l’ Aristolochia Sypho.

(■ram) Balai (Bol.), le Sida coarctata.

Grande Bahge (Ois.), la Barge â queue noire.

Grand Racie(UoI.), uncTaiiaisiecl I % Piper Nhandi.

Grand Bêcabenga (Bol.), le Bécabunga ordinaire. y. VÉRONIQUE.

Grard Baiiier (Bol.), les Populu» nitjra et balsamifera. y. Pecplier.

Gratd Beffroi (Ois.), une espèce du genre Fourmilier. y. ee mot.

Grardk Berce (Bot.), la Brancursine.-

Grardi Bête (Mam.), le Tapir.

Grard Bicht (Bot.). I» Centaurca Montana. Gratd Cachalot (Mam.). le Physeltr ntacroct • phalut. y. Cachalot.

Grande Cf.ntatrêe (Bot.), le Centaurea Centav- : riant.

Grarbe Cbélidoine (Bol.), la Cbélidoine vulgaire I Grarbe Cigob (Bol.), le Coninm maculai uni, L.

Grarbe c.onsoide (Rot.), la Consoude officinale. Vjrm- ’ phyhnn officinale.

Grarbe Chevêche (Ois.), le Strix Brachyoto». V Chocette.

(«r atb Diable (Ins.), une espèce du genre l.èdre. Gratd Duc (Ois.), le Strix Bubo. y. Caormi. (•barbe Douve (Bol.), le Rnnunculu * l.ingua. Gbarde Écaille (Pois.), le Chœtodon macrolepidetus , aujourd’hui réuni au genre Heniochus.

Gkarbe F.claire (Bot.), la Cbélidoine vulgaire, CAelidonium majus.

Grand Frère (Bot.), le Fraxinusexcelsior. Grarbe Gertiare (Bot.), le Gentiana lutta. Grard Gosier ou Grard Goczieb (Ois.), le Péta» blanc et quelquefois l’Argala.

Grand Grimpereau (Ois.), la Siltelfe, et même le Pic ! varié.

Grarbe Grive(Ois.), la Draine, y. Merle.

Graire Jorc (Bot.). VArundo Donax, etlesScyrpo les plus élevés des étangs et des marais.

Grarbe langue (Ois.), le Torcol Vulgaire.

Grarbe I.irote des Vigres (Ois.), la Linole ordinaire Grard Liseror (Bot.), le Concoirutns stpium. Grarbe Marjolaire (Bol.), VOriganum ruigart. Grande Marguerite (Bol.), le Chrysanthème dttpm Grard Mavèvb (Bot.), le Potolin aman i.

Grard Merle de Mortarre (Ois.), une variété 4« Merle à plastron.

Grard Merles (Pois.), le Godas Mertucius.

Gr ard Mouron (Bot.), le Séneçon vulgaire.

Gr ard Mortair (Ois.), le Fringilln Laponie* . Grard Moutardier (Ois.), le Martinet du Munilis. Ifirundo Apus*

Grand Œil (Pois.), une espèce du genre Spare. Grard Œil de Hor.tr (Bot.), l'Adonide vernale i Gratde Oreille (Pois.), le Scombre Germon.

Grarde Oreille de Rat (Bot.), VHieracium asir i CUla. F . ÉPERVIÊEE.

Grandolle (Ois.). leGanga Cata, Tetrao caud»^ CiksRD Paraco (Bol.), le Sophora coccinea. Grard Pardon (Bol.), le Huux piquant.

Grande Perce (Bot.), la Berce.

Grande Pervenche (Bol. ), la Pervenche coranm1*' yinca major.

Grande Pihprerki.li (Bot.), le Sanguisorba nuits, y. Sargoisorre.

Gik.Di PiimiuLLt n'ArMQi t (Bot.), le major, y. Mkmanthe.

Grand Pin (Bot.), le Pin de Tartarie.

Grand Pirgolir (Ois.), le Pingouin brachypt^- A Ica i tape nuis,

i Grand Plantain (Bol.), le Plantago major.

Grand Poeliot oii Poe illot (Ois.) , la Sylvie à P0'' trine jaune.

Grand Roi ge-Qi ei k (Ois.), ‘le Merle de roche.

Grand Raifort (Bot.), le Cochlearia Armoracia.

GRA5DSF.NEÇ0K0'AFRIQDK(B0l.),r^rC/«/(A/ac/nia/a.

Grand Soleil (Bol.). Y Helianlhtit annuus.

Grand Soleil d'or (Bol.), le AYircrssifs 'Ta set la.

Grande Valériane (Bol.), la Valériane officinale.

Grands-Voiliers (Ois.). Nom donné communément aux Oiseaux de mer dont les ailes sont très -longues. Cuvier, adoptant ce nom significatif, en fait celui d’une famille que caractérisent de très longues ailes, un pouce libre quand il existe, et le bec sans dentelures.

GRANETTE. bot. Diverses Renouées, en particulier celle de Tartarie, Polygonum Tartaricum , portent ce nom en quelques cantons de la France, où leucgraine sert à la nourriture des petits Oiseaux.

GRANGÊE. Grangea. bot. Ce genre, de la famille des Synanlhérées, Corymhifères de Jussieu, et de la Syngéuésie superflue , L. , a été établi par Adanson (Familles des Plantes), et adopté par Jussieu dans son Généra Pianlarum. Ce dernier a indiqué quelques espèces û' A rtetniaia et à'Ethulia de Linné, comme devant lui appartenir, ainsi que le Sphœranthus de Burmann, et le Slruchium de Browne. Le genre Centipeüa de Loureiro, formé avec VArlemisia minima de Linné, un des types du Grangea, a été réuniavec celui-ci au genre Cotula ,* mais en considérant leur association comme un sous -genre, sous le nom de Centipeüa, R, Cassini adopte la séparation du Centipeüa de Loureko, et il assigne les caractères suivants au Grangea d’Adanson : calalhide subglobuleuse, dont le disque est composé de tieurs nombreuses, régulières, tridenléesau sommet et hermaphrodites ; celles de la circonférence sur plusieurs rangs, nombreuses, tubuleuses, à cinq divisions et femelles; anthères dépourvues d'ap|K.’ndices basilaires; iuvolucre hémisphérique, cylindrique, formé de folioles presque égales, appliquées, oblongues et obtuses; réceptacle nu et hémisphérique; ovaires oblongs, comprimés des deux côtés, hérissés de poils globulifères, amincis à la base, munis au sommet d'un bourrelet trèsélevé et formant une sorte de col; aigrette coroniforme, courte, épaisse, charnue, divisée supérieurement eu lanières subulées.

Ce genre a des affinités croisées avec quelques genres de tribus différentes; cependant Cassifli s'est décidé à le ranger parmi les Inulées-Buphtalmées , non loin de VEgietes, du Ceruana, ePd’autres genres analogues.

L'espèce qui forme le type de ce genre, est le Grangea Aüansonii , U. Cassini ; Grangea Madcratpatana, Poiret; Artemisia Maüaraaputana, L.; piaule herbacée des Indes -Orientales. H. Cassini a en outre indiqué deux espèces sous les noms de Grangea Gala menai x et de Grangea Ceruanoiües , mais sans en donner de descriptions, ni sans mentionner leur habitation; le nom spécifique de la première semblerait pourtant désigner qu'elle est d'origine africaine. Elles existent dans l'herbier du professeur Jussieu.

Il n'est pas vraisemblable que le mol de Grangea ait été consacré à la mémoire de Granger. comme quel- j ques-uns l'ont prétendu. S'il en était ainsi, il faudrait rétablir l'orthographe du nom, et supprimer le Gran- j gêna, genre de Cbrysobalanéet établi postérieurement I

par Commcrson; mais il est inutile de s'appesantir sur l'inutilité elHes inconvénients de ces mutations.

GRANGF.LLE. bot. Pour Grangéc. V. ce mot.

GRANGÊRIE. Grange rin . bot. Ce genre, de la Dodécandrie Monogynic, L., placé par R. Brown (Bolatty of Congo, p. 14) dans la famille des Chrysolnlanées. a été dédié par Comraerson à la mémoire de Granger, voyageur français, qui péril en Égypte, victime de son zèle pour la botanique. Ses caractères ont été tracés de la manière suivante dans le Gênera Pianlarum du professeur Jussieu : calice b cinq divisions peu profondes; cinq pétales; quinze étamines; ovaire lanugineux; un style et un stigmate; drupe ayant la forme d'une olive, et légèrement triquétre . contenant un noyau de même forme, osseux cl monosperine. L’espèce sur laquelle ce genre a été constitué, Gtangeria Borbonica, est indigène de nie Mascareigne. C'est un grand arbre à feuilles entières, stipulées, à fleurs disposées en épis axillaires et terminaux. Les habitants de l’Ue lui donnent le nom vulgaire d'Arhre de Buis.

GRAMLITE. rin. Nom qu'a proposé Pinkerton, pour désigner les Granités à petits grains. Kirwan avait appliqué antérieurement ce mol aux Granités composés de plus de trois substances minérales.

GRANULE, min. et crol. Roche du sol primordial, composée de grains de Feldspath, de Quartz et de Mica, immédiatement agrégés entre eux et comme entrelacés. Le Quartz forme souvent à lui seul le tiers oit- les deux cinquièmes de la masse; il a le plus ordinairement une couleur grise. Les teintes du Feldspath sont très-variées; le Mica est tantôt noir, tantôt d'un blanc d’argent. Le Granité est toujours massif, jamais schistoïde; il prend quelquefois une texture porphyroïde. On distingue le Granité à grains fins, et celui qui est à grains plus grossiers. Le Quartz, le Feldspath et le Mica sont les éléments essentiels du Granité ; mais parfois il semble s'associer d'autres éléments accessoires, dont les principaux sont : le Grenat (Granité du département du Tarn), la Pinite et l'Amphibole. Considéré miuéralogiquement. le Granité offre trois variétés distinctes . le Granité ordinaire, le Granité pinilifère, et le Granité amphibolifère ou syénitique. (Cordier, Distribution minéralogique des Roches.)

Les Granités des diverses localités présentent des différences remarquables sous le rapport de la désagrégation, et de la facilité avec laquelle ils sé décomposent. On connaît des obélisques construits avec celle roche et qui résistent aux injures du temps depuis des milliers d'années ; et il est des Grapiles, particulièrement dans le Limousin , qui se réduisent en graviers dès qu'ils sont exposés à l'air, ou qui se transforment en terre argileuse. D’autres se décomposent en blocs plus ou moins arrondis, et de dimensions colossales.

Les roches granitiques se montrent quelquefois accidentellement dans des terrains de nature différente : mais elles composent exclusivement le fond d'un vaste terrain indépendant, que l’on retrouve dans toutes les parties du globe, qui occupe à la surface une. étendue assez considérable, et qui s'étend, sans aucun doute, par-dessous les autres terrains connus. On observe le Granité à découvert, dans la chaine carpélanovétonique

du centre de l'Espagne, dans le» Pyrénées, dans une i partie de l'ancienne Bretagne. dans les Vosges, les mon- ' Lignes de la Saxe, le Caucase, les monts Curais , les , Llanos, les grandes chaînes du Brésil, etc. La manière dont le Granité se décompose est la cause principale de l'aspect que présentent Jes pays granitiques. Leur relief est très- variable : dans les contrées hautes, ce sont des croupes arrondies, des crêtes et des pics escarpés. Dans les pays plats, les roches ont été décom- ; posées, ameublies, et le sol. e^t entièrement défiguré. Dans les contrées moyennes, on observe des sommets 1 arrondis, et des pentes assez rapides en approchant du I fond des gorges ou .vallées occupes par les ruisseaux, j C'est dans ces pays que l’on trouve les eaux vives les 1 plus limpides et les plus pures.

La variété de Granité qui parait la plus abondante, est â grain moyen et à Ouarlz grisâtre. Celles qui occupent ensuite les espaces les plus considérables sont : le Granité pinilifère, le Granité amphibolifère, le Granité â Mica de couleur plombée, et le Granité porphyrotde.

Un des caractères des terrains granitiques est de ne | présenter que très-peu de roches subordonnées. Celles qu'on y rencontre sont souvent de grands amas plutôt que des couches. Elles appartiennent presque toutes â la Pegmatile, qu’on peut considérer comme n'étant qu'un simple jeu de cristallisation qui a eu lieu pendant la formation du système des terrains granitiques; et au Greisen, espèce de Granité auquel il manque le Feldspath. On observe aussi dans ce système des. SI ockwerks, des veines slannifères, quarizeuses, etc., de peu d'étendue, des amas de fer oligiste, écailleux, et de fer apathique.

Le Granité préseide une masse continue, sans stratification apparente ou bien prononcée. C’est une des raisons pour lesquelles il est si difficile de se rendre compte de la dislocation que sa masse a dû éprouver. Les filons, composés de roches proprement dites, y sont très -abondants, surtout dans certaines localités. Suivant Cordicr, beaucoup de ces filous oui élé pris pour des couches : ils sont composés de Porphyre pélrosiliceux ordinaire, de Porphyre dioritiqiie et de Diorile compacte. Les- matières qui remplissent les filons en d’autres endroits appartiennent aux roches pyrogènes; tels sont les filons de Basalte de l'Auvergne et de la Catalogne. Les filons métalliques sont rares et de peu d'importance pour le mineur. On y trouve du Fer oligiste, du Fer spaltiique, de l’Étain oxydé, du Molybdène sblfuré. de PU r a ne sulfaté, du Cuivre pyriteux, et du Fer sulfuré aurifère. La plus grande partie du sol de l'Espagne. et particuliérement les monts du Guadarama sont tous formés d'un Granité fort employé dans lés constructions du pays. Ce Granité grossier, grisâtre, et se décomposant aisément quand il est travaillé et exposé à l’air, contient dos rognons d'un Granité plus nqir, plus compacte et moins destructible. Les murs de l’Esctfrial, d'Avila et de Ségovie, les colonnes des Patios de toute la Nouvelle-Castille offrent de fréquents exemples de celte singularité qui mérite d'être mentionnée. le» mots Hocats et Terrain.

GKANITELLE. géol. Ce mot est la traduction du nom italien (iranitello, par lequel les marbriers de

Rome et de Florence désignent les Granités à petits grains, dont les anciens Romains onl fabriqué des colonnes et autres monuments.

GRAN1TIN. cf.oL. Daubenton donnait ce nom à la Pegmatile. anciennement appelée Granité graphique.

GRAN1TINE. min. Même chose de Grauilite. F’, ce root.

GRAMTOIDE. géol. Ce root Indique une structure analogue à celle du Granité, et convient à différentes roches agrégées, telles que le Diorile formé de grains de Feldspath et d’Ampbibole, le Greisen, elc.

GRAMTONE. gêoi . Nom donné par les marbriers italiens à une variété de roche à base de Feldspath compacte, d'un blanc verdâtre, et qui renferme de grands cristaux d'Arapliihole d’un noir verdâtre. Elle est originaire d’Égypte et appartient au Diorile. Oii ne la trouve plus qu'en fragments épars au milieu des ruines de Rome. Kirwan a donné le même nom â une roche composée de Feldspath blanchâtre et de Mica, appelée par les Finois Hadakiri.

GRANIVORES. Granirorcs. ois. Ce nom, qui signifie proprement Mangeurs de graines, a élé dès longtemps et vaguement donné â tout Oiseau qu’on supposait se nourrir uniquement de Grains. -Temminck en a restreint la signification au quatrième ordre de sa Mélhoder, dont les caractères sont-: bec robuste, court, gros, plus ou moins conique, avec l'a réte ordinairement aplatie et se prolongeant sur le front; rarement les mandibules sont échancrées; quatre doigts, les trois antérieurs divisés, le pouèe libre; ailes médiocres. Cet ordre se compose d’une douzaine de genres dont quelques-uns sont très-nombreux en espèces; toutes font leur principale nourriture de, graines, et la consommation qu’elles en font est si grande, chez quelques-unes d’entre elles, que dans bien des cantons, l'on a*dû prendre des mesures sérieuses *pour mettre les moissons à l'abri de leur voracité. F.n général, les Oiseaux granivores paraissent redouter peu la présence de l'Homme, car presque tousse rapprochent constamment de ses habitations, et se font assez facilement â la captivité dans laquelle on se plaR souvent à les retenir. à cause des jouissances que procurent la mélodie ou l’étendue de leur chant, la pétulance et la familiarité de leurs mouvements. On a observé que peu d'espèces européennes étaient assujetties à la double mue. tandis que presque tous les Granivores étrangers, tant des régions septentrionales que de celles du midi , muaient régulièrement deux fois, dans l’année; celle remarque, si elle est aussi géhérale qu’on l'annonce, mérite de fixer l’attention particulière des physiologistes; du reste, l’on sait que la plupart des mâles qui. d’ordinaire, se distinguent peu de leur femelle par l'élégance de la parure, prennent, dans la saison des amours, des robes extrêmement brillantes en couleurs comme en accessoires de plumage.

GRAND, rois. Nom vulgaire donné sur les côtes de Nice, suivant Ritso. à une espèce du genre Trigle, Trigta (ne u Lus. T. Trigle.

GRANULAIRE. Granularia. bot*. Ce nom . d’après llosc, a été donné à un genre de la famille des Champignons, qui a beaucoup d'affinité» avec celui des Moisis-

Il A

suret. C'est tant doute le même que celui de Sowerby, qui ressemble â un l/redo. Il diffère du Granularia de Wiltdenow, de Koth et de Gmelin. que l’on regarde comme une Hydrophyle. voisine des Kirularia ou des Linkia. C'est une plante peu connue.

GRANULAIRE. Grauularinn. bot. ( Hydrophyten .) Genre établi par Roussel aux dépensdes Fucus de Linné, dans sa Flore du Calvados. Il lui donne pour caractères : tige rameuse ; expansions membraneuses; surface ponctuée. Il se compose de Delesseries, de Chondres. de Gigartines et de Dictynptères. Ce genre n’a pu être adopté.

GRANULEUX, kit. Fri masses composées de grains irréguliers et agglutinés.

GRaNULI FORME, lut. En petites masses irrégulières d'un volume supérieur à celui des grains de sabloft ordinaire.

GRAOULE. iris. L'un des noms vulgaires de la Guêpe.

GRAOUSELLE. bot. L'un des noms vulgaires du Coquelicot dans le raidi de la France. V. Pavot.

GRAPELLE. bot. Nom vulgairement employé, selon les divers cantons de la France, pour désigner le Grateron, la Lampourde. les Cynoglosses, les Myosolides et les Luzernes, dont les fruits accrochants se prennent à la toison des animaux ou aux vêtements des hommes.

GRAPIIÊPliORE. Gruphephorum. bot. Genre fondé par Desvaux (Journ. de Rotaniq.. t. ni, p. 71) et adopté par Palisot-Beauvois dans son Agroslographje.Ses principaux caractères sont : lépicène à deux fleurs et à deux valves aiguës, très-entières, plus longues que celles de la glume, dont les valves sont bifides; épillets disposés en panicules. Un appendice très allongé , chargé de poils, rudiment d'une fleur avortée, forme le caractère principal de ce genre, d'ailleurs fort peu important, et qui a été fondé sur YAira tnelicoiden de Michaux.

GR a PHI DE. (ira p lu s. bot. ( Lichen s.) En examinant' avec attention les diverses espèces du genre Opégraphe, tel que la-plupart des botanistes français le définissent, on s'assure facilement, par des coupes, que les lirelfessont homogènes nu hétérogènes. Celte différence d’organisation en amène une plus grande encore dans le port de ces plantes. Les lirelles homogènes sont ordinairement courtes, noires, presque jamais ramifiées, si ce n'est par confluence, sessiles et fendues dans leur largeur; les Grapbidées qui les fournissent se trouvent parfois sur les vieux bois et les pierres, et plus raréfiant sur les feuilles vivantes. Les lirelles hétérogènes sont étroites et ont toujours une grande disposition à se ramifier; elles forment le disque, ont une couleur variable, et ne paraissent se plaire que sur les écorces saines; jamais on ne les trouve sur les pierres, et les vieux bois n'en nourrissent qu'une ou deux* espèces. Il semble impossible, d'après ces considérations tirées tout à la fois de l’organisation intérieure et de Yhabitun , de refuser de reconnaître deux genres distincts. Lirelles homogènes : genre Opegrapha ; lirelles hétérogènes : genre Graphin. Adanson est le créateur de ce genre, qu'il avait formé aux dépens du Lichenoiden de Dillen (lab. 18. fig. 1 et 3). On ne sait trop pourquoi il l'avait placé dans les Champignons, â coté

de l'Agaric; car la différence qui sépare les Graphides des Agarics est immense Voici, du reste, comment il les caractérise : poussière fine, rampante comme une larve, parsemée de sillons simples ou rameux. quelquefois relevés en côte. La première partie de celte phrase paraît convenir aux Graphides et la seconde à l’Opégraphe Le nom de Graphin n’a point été adopté dans le Généra Plantarum de Jussieu, ni. plus tard, dans la Flore française. Ehrhart. et après lui Acharius. dans sa Lichénographie universelle et dans le Synop- 8Î8 Licite num , Font rétabli, en séparant, sous le nom d'Opegrapha éréé par de Humboldl, les espèces dépourvues de nucléon et de perilhecion. Celte distinction est maintenant adoptée généralement. Acharius avait indiqué la couleur noire comme l’un des caractères génériques du Graphin; ou connaît un grand nombre d’espèces dans lesquelles cet organe est blanc, jaune, couleur de sang; cette couleur du lhalamium n'est point un caractère suffisant pour justifier la formation d'un genre, lorsque du reste les autres caractères sont les mêmes. Voici la phrase caractéristique pour le genre Graphin, ainsi qu'il a été modifié : thalle crustacé, membraneux ou lépreux, uniforme; apothécion (lirelle) immergé, simple ou rameux. de couleur vâriable, à disque nu, marginé par le thalle ou par le perilhecion; nucléon allongé, intérieurement celluleux et strié.

Quatorze espèces, sans compter les variétés, sont décrites dans Acharius. Ce nombre est loin de la réalité, puisque, indépendamment des espèces qui se trouvent dans l'excellente Monographie de Dufour et dans les ouvrages des auteurs allemands, postérieurs à Acharius. A. Fée en a déterminé plus de trente espèces nouvelles qui sont pour la plupart figurées dans sa Cryptogamie des écorces exotiques officinales. Parmi ces espèces inédites, se remarquent les suivantes qui toutes, ainsi que la plupart de leurs congénères, croissent en Amérique.

Le Graphide jai'he et uns. Graphin atroftaca, Fée. Thalle tartareux, épais, d'un blanc jaunâtre, marqué de fossettes assez peu profondes; lirelle éparses et sans liijfltes, raccourcies, formant des sortes d'étoiles rameuses et tronquées; disque large, poudreux; bord du perilhecion mince; nucléon très-uoir, immergé. Cette élégante espèce se trouve sur les rameaux encore jeunes de plusieurs arbrisseaux de la Guadeloupe.

' Graphide a libelles confluentes. Graphin confluenn, Fée. Thalle cendré ou d'un jaune pâle, cartilagineux. sans limites, presque granuleux ; lirelles nombreuses. rapprochées, confluentes, souvent très-longues, droiles-flexueuses, renflées, bordées par le thalle; disque noir; nucléon blanchâtre, charnu. Ce Graphide habite à Saint-Domingue sur l’épiderme sain de différents arbrisseaux et arbustes. Il a été communiqué à Fée par Poiteau. .

Graphide a tralle bicolore. Graphin bicoior, ¥ée. Thalle membraneux, lisse, sans limites, jaune paille vers ses bords; lirelles bleuâtres au centre, ramassées, très-jiomhrcuses , droites, un peu flexueuses et terminées en pointe, entourées à la hase par le thalle; à disque linéaire, très -étroit; nucléon immergé, carné.

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