‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 5 sur 117 · V. ces différents mots · texte numérisé non relu

V. ces différents mots

GALATÉE oc GALATilÉK. Galalea. cri st. Genre de l'ordre des Décapodes, établi par Fabhcius, et rangé par Latreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Macroures, tribu des Anomaux, avec ces caractères: les deux pieds postérieurs beaucoup plus petits que les autres, filiformes, repliés; queue terminée par des feuillets natatoires, connivents, étendue ou simplement courbée à son extrémité; antennes latérales, longues, sétacées, sans écaille à leur base; les mitoyennes saillantes; pieds- mâchoires extérieurs non dilatés à leur hase; test ovoïde ou oblong (rugueux); yeux gros, I situés, un de chaque côté, h la hase de la saillie, en bec ou en pointe, de son extrémité antérieure; les deux pieds antérieurs beaucoup plus grands que les autres, en forme de serres allongées. Ces caractères très-détaillés suffiraient presque pour faire connaître l'organisation extérieure des Crustacés propres à ce genre. On peut cependant en découvrir plusieurs autres très-importants, en passant en revue les diverses parties de leur corps. Leur test est ellipsoïde, déprimé et divisé par des incisions transversales, ondulées dans quelques points, et toujours ciliées; il est tronqué en arrière pour s'articuler avec l'sAnlomen, et il se termine antérieurement par un rostre aigu au sommet, et trèsépineux sur les côtés. Les yeux sont très-sai!tanls; les antennes s'insèrent en arrière et en dehors d'eux ; elles sont composées de trois articles égaux, supportant un long filet. Les antennes intermédiaires sont. courtes, mais saillantes et portées sur un fort pédicule. Les mandibules n'ont point de dents. La première paire de pattes ou les serres sont très-longues, déprimées, garnies d’écailles imbriquées, très-visibles â leur face inférieure et beaucoup moins apparentes à la face supérieure, où elles dégénèrent quelquefois en tubercules semi-circulaires. Les seconde, troisième et quatrième !

paires de pattes soûl de beaucoup plus courtes que la première et presque d'égale longueur; elles se terminent en un onglet aigu et denté à son bord inférieur; la cinquième paire ne ressemble en rien aux précédentes; elle est très-grêle, repliée sur ellemême. et ciliée à son extrémité qui est bifide, et représente une sorte de petite pince. Ce caractère n'a pas échappé au docteur Leach . et l'on a assez souvent occasion de le vérifier. L’abdomen des Galatées est convexe en dessus, formé par cinq segments qui offrent, de même que la carapace.-des sillons transversaux garnis de poils. Il se termine par une queue composée de plusieurs plaques. Ce genre a beaucoup d’analogie avec les Écrevisses; mais il ressemble davantage aux Porcellanes dont il diffère cependant par une queue étendue ou ne se repliant pas tout entière en dessous, par un tronc presque ovoïde ou oblong. par des antennes intermédiaires, saillantes, enfin par la longueur de la première paire de pattes. Les mœurs de ces Crustacés sont peu connues. Hisso (llist. nat. des Crust. de Nice, p. 09) dit que leur natation est vive et qu’ils restent en repos pendant le jour, tandis que la nuit, ils se mettent en rampagne. Lorsqu'on les prend, ils agitent vivement leur abdomen et frappent leur queue contre leur poitrine. Bosc, qui a souvent eu occasion de prendre des Galatées â différents âges, pense que leur accroissement ne se fait pas,, comme celui des autres Crustacés, par le renouvellement complet de leur enveloppe, mais par la dislocation générale de toutes leurs articulations ou écailles et par la production rapide de lames intermédiaires, qui se soudent aux anciennes. Tout en reconnaissant que l'expérience peut seule prononcer sur une telle opinion, il parait bien certain que l’accroissement de l’enveloppe externe des Galatées doit, à cause de sa composition fort singulière, présenter des particularités remarquables, qui ne se voient pas ailleurs. Ce genre comprend plusieurs espèces. parmi lesquelles :

La Galatêe bigiecse, Galalea rugosa, Fabr., ou le Lion de Rondelet ( llist. des Pois., p. 390), figurée par Leach (Malac. Podoph. Brit., lab. 29). Elle se trouve sur nos côtes de la Manche et de la Méditerranée.

La Galatêe portè-êcailles, Galalea squammifera de l.each qui en donne une bonne figure ( loc . cit., pl. 28. a). Elle est peut-être la même que la Galalea glubra de Risso, et a été représentée par Aldrovande (de Cruel., lib. 2, p. 123). Lcacli (Encycl Brit.) avait établi , sotis le nom de Galalea Fabrivii , une espèce qu'il a depuis reconnue pour être un jeune individu de la Galaléc porle-écailles.

La Galatêe POBTK-tmca, Galalea spinifera, l.each ( Malac . Podoph. Brit., lab. 28, b), ou la Galatée rayée de Latreille. Les auteurs l'ont confondue avec le Cancer slriyosue de Linné; elle se trouve abondamment daus la Méditerranée et dans les mers d'Europe. Elle est d’un beau bleu d’azur extrêmement vif.

Risso a décrit sous le nom de Galatêe artiqce, Galalea an tiqua , un Crustacé fossile qu'il a trouvé aux environs de Nice, dans un Calcaire argileux.

GALATÉE oc GALATELLE. Galalea. bot. Sous-genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Ju*-

•ieu. et de la Syngénésie fruslanée. L., établi par i H. Cassini (Bulletin de la Soc. Pliilom., novembre 1818) dans le genre Aster, et caractérisé pâr les fleurs nèu- | 1res de la circonférence et par l'involucre composé de folioles coriaces sans appendices, appliquées et vraiment imbriquées. L'auteur de ce sous-genre en a décrit avec beaucoup de détails six espèces cultivées au Jardin des Plantes de Paris, savoir : 1. Gala ica parviflora ou Aster dracunculoides, Lamk.; 2. Galatea canescens ou Aster Canus, Willd.; 3. Galatea punctata ou Aster punctatus, Willd.; 4. Galatea intermedia ou Aster acris, Hort. Hcg. Par.; 5. Galatea rigida ou Aster trinervis, Hort. rar.; 6. et Galatea albiflora ou Aster linifolius, Willd. Puisque ces piaules ne constituent pas, même aux yeux de l'auteur, un | genre distinct, il était fort inutile de surcharger la nomenclature d'une nouvelle dénomination pour chacune d'elles.

GALATUÉE. Galathœa. sou . Genre indiqué par Bruguière dans la planche 250 de l'Encyclopédie, adopté et caractérisé par Lamarck sous le même nom. Roissy, dans le Buffon de Sonnini (t. vi des Mollusques, p. 324), proposa de remplacer le nom de Galathéc, qui a déjà été donné à un genre de Crustacés, par celui d'Égérie qu'il propose, voulant par ce moyen éviter les désagréments d'une nomenclature embarrassée par des noms semblables. Cependant celle déno- 1 initiation prévalut , et fut consacrée à un genre voisin | des Cyrènes, que Cuvier ne sépara pas des Cyclades, j et que l'on peut caractériser de la manière suivante : coquille équivalve, sublrigone, recouverte d'un épi- ! derme verdâtre; dents cardinales sillonnées; deux sur la valve droite, connivenles à leur base; trois sur l'autre valve, l'intermédiaire avancée séparée; dents ! latérales écartées; ligament extérieur, court, saillant, bombé; nymphes proéminentes. On voit par ces caractères que les Galalhées diffèrent réellement fort peu des Cyrènes. Voici les principales différences : les dents cardinales sont sillonnées tandis qu'elles sont lisses dans les Cyrènes; il y en a deux sur une. valve et trois sur l'autre ; ce qui se voit aussi dans plusieurs Cyrènes. j Enfin les dents soûl disposées un peu différemment; : celle du milieu de la valve gauche étant plus séparée et plus avancée. Ces caractères distinctifs ne sont pas suffisants, surtour lorsque la connaissance de l'animal n'y ajoute pas quelque valeur; cependant, du moins si l’on s’en rapporte à la figure de l'Encyclopédie, l’animal était pourvu de siphons saillants, qui ont laissé leur impression par l'échancrure de l'insertion du manteau. I.es Cyclades, au reste, sans présenter celle impression, sont pourtant pourvus de siphons, et les Cyrènes les ont probablement aussi. Férussac. malgré ces motifs, a admis les Galalhées comme genre, dans sa famille des Cyclades, s'écartant en cela de l’opinion de Cuvier et de celle de Blainville. La Galalhée est une ! coquille très-rare, fluvial ile, épaisse, sublrigone, à cro- J chels saillants, à ligament très bombé cl très fort On | n'en connaît qu'une seule espèce, qui vient des rivières de l'Inde et de l'ile de Ceylan. On la nomme :

Galatiiée a savons. Galathœa ixuliata, Lamk., Ann. du Mus., l. v, p. 430, p|. 28; ihid Anim. sans vert..

t. v, p. 555; Egeria radiata , Félix Roissy, Buffon de Sonnini, t. vi des Moll., p. 327; f'enus paradoxa. Born. Mus.. Ca?s., Vind., p. 06, lah. 4, fig. 12, 13; Fenus tubtiridis, Gmel., p. 3280; Encyclopédie, pl. 250, fig. 1,n» Galathœa, variété; Lister, Conchyl., tab. 158, fig. 13. Cette belle et rare Coquille éptdermifère est remarquable par son épaisseur, par sa tache violette intérieure sur un fond blanc, et surtout par ses rayons au nombre de Jeux à quatre, d’un beau violet sur un fond blanc de lait, qui se voient- à l’extérieur lorsque l'on a enlevé l’épiderme, La figure citée de Lister est difficile à juger. Serait-ce une variété ou' une espèce distincte? c'est ce qu'il est fort difficile de décider, d'après la figure qui ne parait pas exacte. Au reste, les différences seraient principalement dans la forme des crochets, et peut-être dans celle de la lunule, qui serait plus grande dans celle de Lister.

GALATUÉE. cbcst. F. Galatêe.

GALATION. bot. Synonyme de Gaillet. P", ce mol.

GALAX. bot. Linné établit sous ce nom un genre auquel il donna pour synonymes le ftelrcdera deClayton, et le f'iiicella de Mjtchel. PaHsot • Beauvois et Richard (fis Mtch. Flor. Boréal. Amer., 2. p. 54) constituèrent le même genre sous deux noms différents, et Ventenat (Jardin de Malmaison, p. 66) adopta celui de Solenandria, proposé par Palisot-Beauvois. Ces botanistes ont rejeté l'ancienne dénomination , parce que Linné ayant indiqué comme congénères deux ptootes dont les descriptions sont essentiellement différentes, il leur a paru convenable de fixer les caractères de celui qui est suffisamment connu, en attendant que l’on sache bien positivement ce que c'est que le Galax, L., ou le t'iticetla de Milchel. Cependant Nutlall (Gênera of North. Amer. Plants, 1, p. 145) admet le nom proposé par Linné, et cite simplement comme synonymes, ceux d'Erythrorhiza et de Sclanandra ou Solenandria. F. ces mots.

GALAXACRE. Galaxaura. polyp. Genre de l'ordre des Corallinées, dans la division des Polypiers flexibles ou non entièrement pierreux, à substance calcaire mêlée avec la substance animale ou la recouvrant, apparente dans tous les états. Ses caractères sont : Polypier phylolde. dicliotomc, articulé, quelquefois subarticulé; cellules toujours invisibles. Les Galaxaures ont été classées parmi les Corallines par Solander, dans Ellis; tous les auteurs qui se Sont occupés de Polypiers ont adopté celle classification, à l'exception de Ginelin et d'Espcr, qui en ont placé quelques espèces avec les Tubulaires. Lamarck lés réunit aux Liagores. sous le nom de Dichotomairrs, quoiqu’il reconnaisse les différences qui existent entre ces deux groupes, caries Liagoresne sont point dicholomes. blainville rapporte les opinions des auteurs sur ces productions singulières, sans se prononcer pour aucune. Ces Polypiers se rapprochent presque autant de certains genres des Tubulariées que des Corallinées : comme les premières, ils ont une tige et des rameaux fisluleux, de forme cylindrique, souvent marqués d'anneaux circulaires et parallèles; comme les dernières, ils sont articulés, ramifiés régulièrement, d’une substance membrano fibreuse, encroûtée de matière calcaire, faisant effervescence

avec le* Acide*. Il esl vrai que ce* Polypiers «'offrent point la rigidité qui semble particulière aux Corallinées; ils se rapprochent des Liagores (Tubulariées) par leur flaccidité. leur substance et la position des Polypes. Les animalcules sont placé* aux extrémités des ramifications, qui souvent paraissent fermées par le dessèchement du corps de l'animal, formé d'une matière non crétacée, plus cornée, plus gélatineuse que le reale du Polypier; quelquefois la substance est la même sur toute la surface de l'objet; d'autres fois lès ramifications sont ouverte* à leurs extrémités. D'après ces faits, nous croyons que les Polypes des Galaxaures, comme ceux des genres précédents, ne peuvent être placés qu’aux sommets des rameaux. Ces Polypes ne doivent jouir que très-peu de la faculté rétractile que possèdent à un plus haut degré ceux des Scrtulariées, des Flustrées, etc.; l'animalcule, comme dans le* Tubulaires marines, ne peut que se contracter et non rentrer en entier dans une cellule , sans doute parce que le tube qui le renferme fait peut-être partie du corps, et ne sert pas uniquement de demeure au Polype comme dan* les Tubulaires d’eau douce. Il ne serait pas étonnant qu'il en fût de même dans les l'dotées et les Hamilède*. La forme générale des Galaxaures varie peu. presque toutes sont dicholomes , et d‘une grande régularité dan* leurs divisions. Il en est de fortement contractées comme articulées, et d'autres dans lesquelles les articulations sont à peine sensibles. Presque toutes offrent des anneaux très-rapprochés les uns des autres, mais ces dernières les ont plus marqués que les premières; il semble que la nature veuille remplacer parce moyen, les articulations qufleur manquent. La couleur des espèces que l'on possède dans les collections offre diverses teintes de rouge violet, de vert, de jaune ou de blanc, quelquefois nuancées de la manière la plus agréable; il se peut que, dans le sein des mers, et lorsque les Polypes sont en vie, les Galaxaures, de même que les Nésées et les Acélabulaires, soient d'un vert herbacé, plus ou moins brillant, tirant un peu sur le violet. La grandeur de ces Polypiers n'est pas considérable, et dépasse rarement un décimètre; il y en a qui ont à peine trois centimètres de hauteur. C'est- par ceux-ci que se trouve terminée la description des espèce* de ce genre qui se lie ainsi de la manière la plus naturelle avec le suivant, intermédiaire entre les Corallines et les Galaxaures. Ces Polypiers semblent étrangers aux zones froides des deux hémisphères; on commence ù les trouver sur les côtes du Portugal; ils deviennent plus nombreux en se rapprochant des régions équatoriales. On ignore s'il y en a dans la Méditerranée; les voyageurs n'en ont pas encore rapporté; et comme ces Polypiers ne paraissent nulle part très -communs, il serait possible que cette mer en fût privée. Les Corallinées étant divisée* en trois sous -ordres, les Galaxaures appartiennent au premier. Elles ne sont d'aucun usage; leur nombre est assez considérable ; les plus remarquables sont : la Galaxaure ombellée, par sa grandeur et sa forme; la Galaxaure obtuse, regardée comme une Tubulaire, ainsi que Cannelée, la rugueuse et plusieurs autres; la Galaxaure lapidescenle , que l’on trouve en Portugal et au cap de Bonne-Espérance ; enfin, la Ja-

niofde,donlles rameaux filiformes ressemblent presque au Corallina ruben* de Linné.

GALAXÉE. Galazeai polyt. Genre établi par Ocken, dans ses Éléments d’Wistoire naturelle, p. 73, aux dépens des Madrépores de Linné. Il renferme des espèces classées par les naturalistes dans le genre Cariophjrllea de Lamarck. Ocken donne à son genre les caractères suivants : tubes simples, courts; étoiles petites, séparées ou réunies par l'extrémité en un cercle, mai* détachées toutes d'une manière distincte, et non complètement enfermées dans un ciment. — Il le divise en quatre sections : la première à tubes uniques ; dan* la deuxième, le* tubes paraissent bourgeonner ou sont prolifères; dans la troisième* ils offrent quelques ressemblances avec des clous; enfin, dans la quatrième, les tubes semblent naître d'un seul point. Le genre | Galuxea , éminemment artificiel , n'a été adopté par i aucun naturaliste.

GALAXIDE. Galaxit. pois. Sous-genre d'Esoce. I'. ce mot.

GALAXIE. Galaxia. bot. Genre de la famille des Iridéea et de la Triandrie Monogynie, L., établi par Thunberg aux dépens des Ixia de Linné, et adopté par Lamarck et Jussieu, avec les caractères suivants : spalhe univalve et uniflnre; périanthe tubuleux, dressé, filiforme à la base, et divisé supérieurement en six découpures égale*, régulières et étalées ; les trois extérieure» ont, d'après Thunberg, une petite fossette nectarifère à leur base; trois étamines plus courtes que la corolle,

; et dont les filets sont connés ; ovaire inférieur, trif quèlre, portant un style filiforme plus long que les étamines, et trois stigmates multifides. Ce genre ne diffère réellement des Ixia que par la soudure des filets slaininaiix ; il se compose de cinq espèces qui ont tout : l'aspect de ces dernières plantes, et sont, comme la plupart d'entre elles, originaires du cap de Bonne-Espérance. La Gâlaxii ovale. Galaxia ocata , Thunb., peut èire considérée comme le type du genre; c'était j VIxia Galaxia de Linné fils. Elle a pour racine un bulbe ovale, cannelé, anguleux, d'où sort un pédicule grêle, long d’iin demi-pouce, qui, arrivé à la surface de ! la terre, donne naissance à une petite toùtfe de feuilles | radicales, nombreuses, glabres, ovales, un peu obtuses, longues d’environ un pouce, et vaginales A leur base;

! de leur centre s’élèvent une ou plusieurs fleurs portées I chacune sur une hampe nue, beaucoup plus courte quo les feuille*, qui s'allonge un peu à mesure que le fruit *e développe; le tube de la corolle esl filiforme, long de six lignes et plus; la fleur varie du jaune au pourpre et au violet. Les autres espèces sont : Galaxia mi- 1 nuta , Ker, Ixia minuta, Thunb.; Galaxia gtatninea, Ker, Bot. mag., 1293; Galaxia tiarcissoides , Ker; Sisyrinckium tiarcissoides, Cavan., et Galaxia ob* ! scura , Cavan., Diss., 0, t. 189, fig. 4.

GALBA. Galba, ibb. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, établi par Latreille pour une espèce brésilienne qui lui a offert pour caractères distinctifs : le dernier article des palpes maxillaires ovoïde; le second et le troisième des antennes presque égaux, cylindracés; le dernier I plus grand que les précédents, épais, presque en carré

t uns vers jI . avec l'extrémité arrondie. Quant aux au 1res caractères, ils sont semblables â ceux du genre Kticnemis. Le Galba bisilloxAé, Galba bisulcatus , cxt tout noir; ses antennes se logent de chaque côté, dans une fente longitudinale, située sous le bord latéral du corselet; son corselet est un peu sinueux postérieurement; ses jambes sont presque cylindriques, un peu plus épaisses seulement vers le bout; les deux hanches postérieures sont très élargies vers leur extrémité interne en forme de lame presque carrée ; on observe de chaque côté, sur l'arrière poitrine et le ventre, un sillon longitudinal qui caractérise parfaitement l'espèce.

GALBA, bot. Syn. caraïbe de Calophylle. r. ce mot.

GALBANOPHORA. iioT.’Necker formait sous ce nom, et aux dépens des Bubon , un genre dont le Bubon Maceilonicum eût été l'espèce unique. Il n’a pas été adopté.

GALBANt’M. bot. Substance gommo- résineuse qui découle des incisions faites au Bubon galbanifère, et qui se dessèche sur la lige de cette plante. l.e Galbanum est amer, odorant et très inflammable; il est soluble, partie dans l'eau, partie dans l’alcool; son usage en médecine était autrefois très-étendu, mais l'expérience parait avoir restreint considérablement ses propriétés.

GALBODÈMK. Gulbodema. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, institué par Guérin. Caractères : antennes courtes, logées dans un sillon profond sur les bords latéraux du corselet; premier article grand, gros et arqué; le deuxième très-court el triangulaire, les suivants égaux ; dernier article des palpes grand, sécuriforme; mandibules bidenlées; tète grande; yeux ronds; corselet couvexe en dessus, un peu échaucré en avant, arrondi sur les côtés, bisinué en arrière , échancré au dessus de l'écusson , à angles postérieurs pointus ; écusson large, oblique sur les côtés, rétréci el tronqué en arrière; cl y 1res allongées, pointues à l'extrémité; pattes courtes, cuisses un peu renflées; tarses courts, épais, garnis, en dessous, de pelolles membraneuses; crochets petits. On connaît trois espèces de Galtiodèmes. el toutes trois appartiennent <i l'archipel des Indes el à la Nouvelle-flollande. L'espèce typique est le Galbodére de M ax'ierheih , Galbodemu Man nerheimii, Gory; il est d'uu brun marron clair, entièrement couvert, surtout sur la télé el le corselet, d’uu duvet cendré très-serré, finement |K>nctué; antennes forlcmeul flabellées, rougeâtres; corselet égal; élylres longues, faiblement striées; pattes un. peu rougeâlres. Taille, huit lignes. Du port Jackson.

GALBULA. ois. Synonyme de Jacamar. y. cc mol et Loriot.

GALBLLE. Galbulus. bot. On a donné ce nom aux cônes des Pins el des Cyprès, quand ces fruits ont leurs bractées fort élargies à leur sommet, pellées, striées en forme de rayons , mucronées au centre et s'ouvrant à peine â l’époque de leur maturité.

GALE. Gale. bot. Nom spécifique d’une espèce du genre Myrica , et que certains auteurs ont appliqué comme nom français au genre tout entier, y . Myrica.

GALBA, non.. Klein (Mélhod. Ostr., pag. 50) réunit

sous cette dénomination toutes les Coquilles qui ont plus ou moius de ressemblance avec les casques que portaient les anciens. Dans ce genre, comme dans presque tous ceux de cet auteur, on trouve des Coquilles fort différentes des Tonnes, des Casques, des Cassidaires, des- Pourpres, des Carocllaires, etc., etc.

GALEA. irai*. Nom donné par Klein à un genre d'Oursins, dans sor ouvrage sur les Échinodermcs; il ifa pas été adoplé; les espèces appartiennent au genre Ananchile de Lamarck. Quelques Oursins fossiles du genre Galérite de Lamarck. ont aussi été désignés sous les noms de Galca el de Galéalule, par Luid el d'autres ory olographes.

GALE ANDRE. Galeandra. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindley pour une plante qu’il avait primitivement placée parmi ses Eulophies et qu'il en a distraite ensuite à cause des caractères suivants : périanthe étalé, à folioles commentes, semldables et égales; labellc sessile, infundibulaire , éperonné, entier, lisse à l'intérieur, et ordinairement frangé sur ses bords; anthère en forme de casque, dont le sommet adhère au dos du gjrnoslème; elle est terminale, operctilaire, déciduc. uniloculaire, apiculaire en dessous, logeant deux masses polliniques, qui y sont attachées par une glandule filiforme, allongée, articulée, divergenle-hilohée à sa base. La Galéaxdre grêle, Galeantlra gravi Us, Lindl., est une plante herbacée, pourvue d'un pseudo-bulbe fusiforme, d'où s'échappent quatre feuilles opposées deux à deux; la hampe est latérale , mince el grêle, terminée par un épi composé d'une vingtaine de fleurs bractéolées et distantes; les pétales et les sépales sont verts; le labellc el le gynoslèine sont d’un blanc verdâtre. Cette piaule croit en Afrique, aux environs «le Sierra-Leone.

GALEA NE. Galeana. bot. Genre «le la famille des Synanthérées, dont le professeur De Caudolie n’indique point la tribu; il offre pour caractères : capitules composés de huit fleurons dont les trois formant la couronne sont mâles, ligules, très courts el bifides; les cinq du disque sont hermaphrodites, tubuleux et à cinq dents; involucre formé de cinq écailles carénées et égales ; réceptacle nu; akènes dépourvus d'aigrette : ceux de la couronne concaves, avec le bord légèrement dénié; ceux du disque prismatiques. La seule espèce connue, Galêaxe lancéolés, Galeana hast a ta , Lallav. et Lex., Dcscript. ecg. Mes., I , p. 12, est une plante herbacée, couchée, à rameaux dicbolomes, à feuilles opposées, courleincnt péliolées, succulentes, lancéolées ou sagiltées; les capitules sont disposés en grappes, portés chacun sur un pédoncule; les fleurons du disque sont jaunes et ceux du rayon ou de la couronne blancs. On trouve celte piaule au Mexique, dans les environs de Saint-José del Corral.

GALLDRAGON. bot. Le genre institué sous ce nom par Gray, a été réuni au genre Dipsacu*. y. Gairéré.

GAI.EDI PA. bot. Un arbre de la famille des Légumineuses, croissant dans les Indes-Orientales, avait ainsi été nommé par Lamarck (Dictionnaire Encyclopédique), parce qu’il lui semblait avoir été décrit et figuré sous ce nom par Rumph ( dm ho in ., 2. p. 50, t, 13). En adop-

tant ce genre, Jussieu ( Généra Planta r., p. 363) fll le premier remarquer que la plante de Rmnph était différente de celle que Rhéede ( Hort . Malab., 6, p. 5, t. 3) avait figurée et nommée Pongatn ou Minari, et qui était bien certainement la plante sur laquelie Lamarck avait institué le genre, et que Linné avait décrite comme un Bobinia , et Wiildenow comme un Dalbcr gin. Conduit par celte observation, Ventenal (Jardin de Malmaison, p. et lab. 28) changea le nom de Haie dupa en celui de Pongamia, qui est resté au genre dont il s'agit. F. Ponctua.

CALÉES. Galeœ. bot. Le professeur Kunth appelle ainsi la première section des Rubiacées, qui se compose des genres Galium, Asperula, fîubia, etc. F. RcbiacIu.

GALÉGA. bot. Vulgairement Lavanèse. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Tournefort, adopté et étendu par Linné, Lamarck, Jussieu , et tous les botanistes modernes, avec les caractères suivants : calice tubuleux, à cinq dents suhulées et presque égales; corolle papilionacée, dont l'éleudard est ovale, cordiforme, relevé ou réfléchi; les deux ailes oblongues, couchées sur la carène qui est comprimée sur les côtés, à pointe courte et montante; dix étamines le plus souvent diadelphes; légume ohlong, droit, légèrement comprimé, |*olysperuie. présentant des renflements aux endroits t»ù les graines sont placées, et marquées de stries fines et obliques sur chacune des valves; graines réniformes. Persoon a séparé des Galégas un grand nombre d'espèces qui ont les étamines monadeiphes et les légumes comprimés et coriaces; il en a constitué le genre Te phrosia, ne laissant parmi les Galégas que les espèces à fruits loruleux. cylindracés, et à feuilles pinnées trèsglabres. Ce genre avait déjà été indiqué par Necker, sous le nom de BrUsonia, et par Mœnoh, sous celui de Iieineria. Dans un mémoire sur la famille des Légumineuses, Desvaux (Journ.de Botanique, 1814, p.78) a adopté le nom donné par Necker, comme le plus ancien, et en a décrit trois espèces nouvelles. F. Tfcfbbosie. En admettant la séparation de ces plantes, le genre Galéga. autrefois si nombreux en espèces.se trouverait réduit à un bien petit nombre, parmi lesquelles la suivante est la plus.remarquable.

Galeux connu*. Galéga u/JUinalis, L., vulgairement Rue de Chèvre. C'est une assez belle plante , qui a le port de certains Astragales, et dont les tiges sont droites, herbacées, striées et rameuses. Ses feuilles sont imparipinnées, munies à la base de chaque pétiole commun d'une grande stipule liaslée, composées de folioles nombreuses, glabres, obtuses ou un peu échancrées à leur sommet, avec une petite pointe dans l'échan- I crure. Les fleurs sont bleuâtres, purpurines, ou quel- i quefois entièrement blanches, disposées en longs épis pédonculés, axillaires. Elles sont pédicellées et pendent sur le pédicelle à la manière des Indigofera, genre d’ailleurs très-voisin du Galéga. Les légumes sont redressés, linéaires, pointus, grêles, glabres et finement striés. Cette plante, qui croit naturellement dans les lieux humides et sur les bords des ruisseaux de l’Europe méridionale, a joui chez les anciens médecins

d'une célébrité usurpée dans ce qu'lia appelaient fièvres malignes, maladies pestilentielles, etc. Elle a perdu aujourd'hui ses qualités aleiilères. et on ne la remarque plus qu'à cause de ton aspect agréable. Sous ce rapport, elle est très-propre à faire ornement dans les grands parterres, et on pourrait lui adjoindre le Ga - Irga orientait» , qui a les fleurs bleues, ainsi que le Galéga Persica , dans lequel les fleurs sont d’un beau jaune.

GALÉIF0R3JE. Galeiformi». bot. C’est-à-dire qui a la forme d’un casque, ainsi qu’on le voit dans le pétale supérieur de la fleur des Aconits.

GALEJOC. ois. Nom vulgaire da jeune Bihoreau. F. ce root.

GALENE. «i*. Nom vulgaire et très-généralement employé, par lequel on désigne le. Plomb sulfuré, laminaire, à cassure cuboïde. F. Plomb. On nomme aussi :

Galéve abgextifére, une variété de Plomb sulfuré à grains fins, et que l’on suppose contenir plus d'argent qu'aucune autre Galène.

GalIxe de Feb, quelques variétés de Fer oligisle , suivant les anciens naturalistes, qui appliquaient aussi ce nom au Schéelin ferrugineux.

Galème palmée , une variété de Plomb sulfuré qui contient de l'Antimoine sulfuré , et qui , de même que ce métal, offre des palmes dans sa cassure.

GALEME. Galenia ou Galiena. bot. Genre de la famille des Atriplicées et de l’Octandrie Digypie. L., qui se compose de deux espèces, ayant pour caractères communs : un calice persistant et à quatre divisions profondes; huit étamines à peine saillantes au-dessus du calice ; un ovaire libre, à deux loges contenant chacune un seul ovule, deux styles, deux stigmates, et pour fruit une capsule à deux loges, contenant chacune une graine.

L’une de ces espèces, Galenia Africana, L., Lamk., 11!., t. 514, croit au cap de Bonne- Espérance. C’est un arbuste rameux, portant de» feuilles opposées, linéaires, extrêmement étroites, presque subulées, visqueuses et jaunâtres, et des Heurs excessivement petites, disposées en une panicule rameuse et terminale.

GALËOBDOLON. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., établi par Dillen, et adopté par Hudson (Fl. Attgl.). De Candolle (Flore française), Smith et Persoon, avec les caractères suivants : calice nu pendant la maturation, campanule, à cinq dents inégales et aigues ; corolle grande, dépourvue de dents latérales, à deux lèvres : la supérieure voûtée, entière et non crénelée; l’inférieure à trois divisions pointues. Quant aux autres caractères, ce genre ressemble parfaitement au Galeopsi» , dont il est un démembrement. Jussieu ne l'admet pas; mais il a été proposé par Rolb (Germon., 1,254) sous le nom de Pollichia, transporté dans le genre Lamium par Crantz (Au«tr.f 362), parmi les Leonurus par Scopoli ( Carniol., n» 703) , et enfin parmi les Cardiaca , par Lamarck (Flore française, lre édition). Il ne se compose que d’une seule espèce, Galeobdolon luleum , plante herbacée, qui a le port des Galéopsides, et dont les fleurs sont jaunes. Elle croit dans les bois et les haies des pays mont lieux d’Europe. Oii en a distingué

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des variétés qui ont été considérées par quelque* auteurs comme des espèces distinctes, savoir : une variété'à feuille» ovales et à Heurs solitaires ou géminées à chaque aisselle; une autre à feuilles supérieures, lancéolées, et à fleurs verliciilées ; et entin, la troisième à feuilles panachées.

tiALÉODE. Galeodea. arachx. Genre de l’ordre des Trachéennes, établi par Olivier (Eucycl. Méthod.,t. vi, p. 578) aux dépens des Phalanyium de Fahricius, et adopté par Latreille qui le place (Règne Anim. de Cuv.) dans sa famille des Faux-Scorpions, cl lui assigne pour caractères : corps obiong , annelé ; segment antérieur beaucoup plus grand, portant deux mandibules trèsfortes, avancées, comprimées, terminées en pince dentelée, avec la branche inférieure mobile; deux jeux lisses . dorsaux et rapprochés sur un tubercule commun; deux grandes palpes filiformes, sans crochet au bout ; les premiers pieds également filiformes , mutiqnes et en forme de palpes; bouche composée de deux mâchoires, formées chacune par la réunion de la hase d’une de ce* palpes et d’un de ces pieds antérieurs, et d'une languette sternale suhuléc, située entre les mandibules ; six autres pieds filiformes . terminés chacun par deux sortes de lodgs doigts mobiles, avec un petit crochet au bout; les deux pieds postérieurs plus grands, avec une rangée de petites écailles pédicellées sous les hanches. On peut ajouter à ces caractères génériques une description plus détaillée de l'organisation extérieure des Galéodes. Ces Arachnides singulières ont un corps allongé et obiong, recouvert presque entière- ! ment de poils longs, soyeux ou roides, de couleur brune ou bien jaunâtre, et divisé en trois parties assez ! distinctes : la tête, une sorte de thorax et l’abdomen. i.a tète, qui semble comprendre les premiers anneaux du thorax, supporte les yeux, et donne insertion â deux fortes mandibules; chacune d'elles représente une véritable pince; la branche inférieure est fort grêle, allongée . très mobile , dentelée et terminée par une dent aigye. courbée en liaut. Elle s'articule avec la branche supérieur?; celle-ci est beaucoup plus forte que l'inférieure; elle offre des dents plus nombreuses : et présente â sa partie supérieure et antérieure un petit tubercule, sorte de crête cornée et arrondie, au-devant de laquelle on remarque dans plusieurs individus un appendice grêle, corné, flexueux. qui se dirige en haut et eh arrière ; l'usage de celle pièce singulière n’est pas ‘Connu : il est probable qu'elle caractérise l’un des sexes et qu’elle sert à quelque chose dans l’acte de la copulation. Lès autres parties de la bouche sont les mâchoires, dans là composition desquelles entrent plusieurs parties, mais qui sont principalement formées par la base des palpes dont l’article radical est prolongé en pointe à son angle interne et supérieur, de manière à se dilater en avant pour former une petite languette bifide, terminée par deux appendices soyeux, et située entre les deux mandibules et à leur base. Les autres articles des palpes sont cylindroldes , plus gros que ceux des pattes, et le dernier est arrondi. La première paire de pattes a beaucoup d'analogie avec les palpes; elle est terminée comme elles par un article simple, qui ne ressemble en aucune manière à un tarse

et qui est dépourvu de crochets; les deuxième, troisième et quatrième paires de pattes présentent toutes des crochets; mais elles offrent une particularité remarquable quant au nombre des articles des tarses; la deuxième et la troisième n'en ont que quatre; mais la dernière paire, qui est aussi plus longue que les autres, en présente sept. Les deux dernières pattes correspondent h la partie désignée plus particulièrement sous le nom de thorax; on ne distingue pas de sternum proprement dit; l'article basilaire des pattes parait en tenir lieu. Latreille a découvert un stigmate à droite et à gauche de la poitrine, près de la seconde paire de pattes. En arrière des pattes postérieures et au-dessous des hanches, on voit deux petits appendices dont on ignore l’usage, et qui rappellent les peignes des Scorpions : ils consistent en une rangée de petites écailles trèsminces, translucides , de forme triangulaire . larges, pliées en deux, mobiles et fixées sur un pédicule; l'abdomen est mou. obiong, couvert de poils, et composé de huit anneaux assez distincts; il n'est terminé par aucun appendice.

Les Galéodes ont de l'analogie avec les Pinces (Chelifer de Geoffroy), mais elles en diffèrent essentiellement par la forme et la composition des palpes, et parl'absence des crochets à la première paire de pattes. Elles s'en éloignent par les habitudes. Ce sont des Arachnides propres aux pays chauds et sablonneux de l'ancien continent. On les trouve en Asie, en Afrique, dans le midi de l’Europe; Dejean et Léon Dufour en ont recueilli une espèce en Espagne; elles se rencontrent aussi, suivant Pallas. dans la Russie méridionale; Humboldl en a même découvert une très-petite espèce dans les contrées équatoriales de l'Amérique. Les Galéodes. quoique répandues dans une grande étendue de pays, et très-communes, sont fort mal connues sous le rapport de leurs mœurs; seulement on sait qu'elles ne filent point, qu’elles aiment l'obscurité, qu'elles courent généralement très-vite, et attrapent leur proie avec agilité; elles ont la réputation d'être venimeuses, maisOlivier, qui a. eu occasion d'en voir beaucoup dans son voyage en Perse, n’a jamais pu constater un fait authentique sur le danger de leur blessure. On n’est guère plus instruit sur le nombre et la détermination rigoureuse des espèces. Cependant on s'accorde généralement â en admettre trois bien caractérisées.

Galéodk AiuxfcoiDE ou Arachnoïde. Galeodea AraneoideSy Olivier, Encycl. Mélhod., t. vi, p. 580 et pl. 841 , fig. 6 et 7 ; Solpuga Arachnoïdes , ilerbst, Monogr. Solpug., tah. 1, fig. 2. Il n'est pas certain qu'elle soit la même espèce que le Phalangiutn AraneoùlesAc Pallas (Spicil. Zool. , fasc. 0, p. 57, lab. 5, fig. 7, 8 et 9). On suppose que celle espèce était connue du temps de Pline. Elle est originaire du Levant, et se trouve communément dans la Russie méridionale et au cap de Donne -Espérance. Elle offre un crochet aux mandibules, caractère qui avait été refusé parquelques auteurs à cette espèce, et que l’on croyait propre à la suivante.

G ALfcost sfcTirfeRE, Galéodes set i fera, A' Oliv. ( loc . cil .) figurée par ilerbst {loc. cit., tab. 2, fig. 1). Elle est plus petite que l’espèce précédente, et les mandibules sont

munies d'un appendice soyeux. On la trouve au cap de Bonne-Espérance.

Galéode dorsale, Galeode a dorsalis de Latreille; Léon Dufour (Annales générales des Sciences phys. de Bruxelles, t. iv, p. 370, et pl. 09, fig. 7) l’a décrite et figurée sous le nom de Galéode intrépide. Elle a tout le corps ainsi que Jes pattes d’un blond ferrugineux plus obscur que l’abdomen. Les mandibules sont munies, vers leur bord supérieur, d’une petite pièce merabranocornée, mince, lancéolée, articulée sur un point discoldal autour duquel elle joue comme sur un pivot* Cette pièce singulière est l’analogue de l’appendice dont il a été déjà question. La palpe offre une particularité remarquable : son dernier article, qui est Fort court et articulé d'une manière serrée avec celui qui le précède, recèle dans son extrémité uq organe d'une nature assez curieuse : le bout parait fermé par une membrane blanchâtre; mais lorsque l’animal est irrité, celle membrane, qui n'est qu’une valvule repliée, s’ouvre pour donner passage à un disque ou plutôt à une cupule arrondie, d'un blanc nacré. Dufour, auquel on doit cette observation curieuse, a vu celte cupule sortir et rentrer au gré de l'animal , comme par un mouvement élastique. Elle s’applique, dit-il, et parait adhérer à la surface des corps comme une ventouse. Son contour, qui semble en être la lèvre, est marqué de petites stries perpendiculaires, et l’on voit par les contractions qu’il exerce, que sa texture est musculeuse. , Dufour se demande si cet organe ne sert aux Galéodes que pour s’accrocher et grimper, s’il est destiné à saisir les petits insectes dont il se nourrit, s’il esL le réceptacle ou l'instrument d'inoculation de quelque venin, ou bien enfin s’il appartient à l'organe copulateurmâle. L'observation peut seule confirmer ces diverses suppositions, mais on est porté à admettre quelque usage analogue au dernier. C’est dans l'été de 1808 que Léon Dufour a rencontré la première fois cette Arachnide en Espagne, aux environs de Madrid ; il l'a retrouvée ensuite sur les coteaux arides de Paterna, aux environs de V alence. Elle court avec agilité, et lorsqu'on veut la saisir, elle fait face à sou ennemi, se redresse sur ses pattes de derrière et semble le menacer de ses palpes. Lichtenstein a remplacé le nom de Galéode par celui de Solpugm; mais cette dénomination, admise par Fabricius, n’a pas été reçue. Le nom de Solpuge avait été employé par Pline pour désigner un insecte venimeux qu'on a cru être une Fourmi. Les noms de Télragnatbe et de Lucifuge ont été aussi donnés aux Galéodes par d'anciens naturalistes.

GALEOLA. échu. Nom donné par Klein à un genre d'Oursins, dans son ouvrage sur les Ëchinodermes; il n'a pas été adopté ; il diffère peu de celui que cet auteur a nommé Galea.

GALEOLA. bot. La plante décrite par Loureiro, sous le nom de Gateola nudi/lora , a été réunie parSwartz au genre Cranicbis. V. ce mot.

GALËOLAIRE. (ialeolaria. roori. Le nom de Galéolaire a été donné par Lesueur à un corps qui semble faire le passage des Ciliogrades aux Diphyes et que De Blainville a caractérisé génériquement de la manière suivante : corps gélatineux, résistant, régulier, symé-

trique, subpolygone, comprimé sur les côtés, et garni de deux rangs latéraux de cirrhes extrêmement fins; une grande ouverture postérieure percée dans une sorte de diaphragme, avec des lobes appendiculaires binaires eu dessus, conduisant dans une grande cavité à parois musculairss; un ovaire à la face antérieure supérieure, sortant par un orifice médian et bilabié.

Galéolaire australe. ( ialeolaria australis, Les. Sa forme est pyramidale, un peu aplatie, pointue â une extrémité, presque tronquée à l'autre, avec une grande ouverture donnant dans une cavité plus large et qui est pourvue d’une valvule mince, surmontée d’une lèvre bifurquée, derrière laquelle, sur un plan oblique, est un petit appendice tentaculaire recourbé, rosé. Les côtés du corps ont une ligne longitudinale, déliée, formée de petits cirrhes écartés. Sa consistance est un peu ferme. Elle a environ un- pouce de longueur. Elle a été prise dans l’Océan indien de même que la Galéolaire à quatre dents, Guleolaria guodridmtala, Les. , seconde espèce connue et qui diffère peu de la précédente.

GALËOMMK. Galeomma. noix. Dans ses descriptions des Coquilles nouvelles de la Grande-Bretagne, le docteur Turton propose l’érection d’un genre nouveau auquel il assigne pour caractères : lest à deux valves égales, équilatérales et transverse* ; bord antérieur, ovale et brillant; charnière privée de dents; ligament interne.

La G ai.eühee or T lu toi . Galeomma Turtoni, Sovt., est longue de deux lignes et demie, sur près de six lignes de largeur; elle habite la Manche.

GALÊONYME. rois. On soupçonne que le Poisson ainsi nommé par Galien , était le Cabillau. V. Gade.

GALÊOPE. bot. F. Galéopside.

GALÉOP1THÈCIENS- ham. Desmarest a formé sous ce nom une famille où le genre Galéopithèque est seul renfermé.

GALËOPITRÈQUE. Gaieopithecu s. sas. Genre de Mammifères constituant à lui seul la deuxième tribu de l’ordre des Chéiroptères, dans le Règne animal de Cuvier. La principale différence extérieure entre les Galéopilhèques et les Chauves-Souris (ff. ce mol), c’est que dans celles-ci il n’y a pas de repli de la peau entre les doigts des pieds de derrière, qui sont proportionnés comme dans un Quadrupède onguiculé ordinaire, tandis qu'au contraire les doigts des pieds de derrière des Galéopilhèques sont palmés comme ceux des pieds de devant. En outre, le repli de la membrane des ailes des Chauves-Souris ne commence qu'au-devant de l'épaule; celle des Galéopilhèques borde au contraire le cou jusqu'à l'angle de la mâchoire. Enfin les doigts des pieds de devant des Galéopilhèques ne sont guère plus grands que ceux des pieds de derrière, tandis que chez les Chauves-Souris les doigts des mains sont allongés au delà de cinq à six fois la grandeur de ceux des pieds. Les Galéopilhèques ainsi séparés des Chauves-Souris, sous le titre de famille dans l’ordre des Chéiroptères, présentent comme genre les caractères suivants : les quatre membres ont à peu près les mêmes dimensions ; les proportions de longueur du bras et de l’avant-bras sont à peu près les mêmes que dans les Chaures-Souris :

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les membres postérieurs des Galéopilbèques «ont donc, à proportion, beaucoup plus grands que dansles Chauves- Souris. Les doigts des quatre pieds ont à peu près la même longueur proportionnelle que dans les Singes; le péroné est bien complet à la jambe; le radius n'est slyliforme qu'à partir du milieu de l'avant-bras, au quart inférieur duquel il se termine. Le sternum n'a point de quille saillante, la clavicule n'est point courte, courbée et épaisse, les fosses de l'omoplate ne sont point profondément excavées, enfin le bec coracoïde n'est point saillant et arqué comme dans les Chauves- Souris. Il en résulte que Ie3 muscles qui prennent leur point d'appui sur tous ces os ont une bien moindre masse, et n'ont pas à beaucoup près la même puissance, ce qui n'est pas nécessaire , puisque leur office n'est point d'élever et d'abaisser énergiquement par des alternatives contraires les ailes des Hauts, mais seulement de les maintenir immobiles et tendues. Leur sternum est assez semblable à celui des Fourmiliers; l'arcade du pubis, aussi bien fermée que dans l'Ilomiue et les Singes, contraste singulièrement avec le large écartement des deux pubis chez les Chauves Souris. Il en résulte que les deux cavités cotyloldes regardent en dehors, au lieu d'être tournées en arrière, direction qui, chez les Chauves-Souris, nécessite celte rétroversion des membres postérieurs que Üesmoulms a signalée le premier. Il en résulte que les membres postérieurs des (ialéopilhèques se meuvent comme chez les Ouadrupédes ordinaires. Le bord du bassin incliné d'environ trente degrés sur le sacrum, en a deux fois la longueur. Conséquemment parcelle inclinaison du bassin et celle brièveté du sacrum, ces deux pièces n’ont d’autre articulation que la symphyse sacro-iliaque, tandis que chez les Chauves Souris le bord supérieur du bassin étant parallèle au sacrum , lequel est prolongé en arrière aussi loin que l'ischion qui vient le loucher, ces deux os se soudent ensemble. Il résulte de cet évasement du bassin si largement ouvert en avant cbez les Chauves-Souris, que leur fœlus peut naître bien plus tardivement , tandis que le bassin fermé des Galéopithèques nécessite une naissance plus précoce, pour que le volume du fœtus n'excéde pas le calibre du détroit osseux qu’il doit traverser.

Une crête lamellcuse du pariétal, continue avec celle de l'orbite, borde en haut la fosse temporale dont elle agrandit et multiplie ainsi les surfaces d'insertion musculaires. L’orbite à reborda laraelleux, saillants comme dans les Galagos, est interrompu entre le frontal et le jugal sur un arc d’environ 35 degrés. A la mâchoire inférieure, il y a six incisives dont les quatre intermédiaires proclives sont dentelées profondément sur leurs bords comme un peigne très-fin. Les deux moyennes ont huit dentelures, celles qui viennent après neuf, et les troisièmes ciuq. Les deux incisives externes, moins inclinées que les antérieures, ont aussi des dentelures plus superficielles et moins nombreuses. Yieul ensuite une dent semblable aux molaires par sa partie postérieure, mais offrant en avant une pointe triangulaire; elle a deux racines bien distinctes. Derrière cette dent vient une seconde sur laquelle la pointe principale est précédée d'une plus petite, et suivie de trois autres dis*

posées en triangle. Quatre molaires viennent ensuite, dont la première est deux fois aussi longue que les autres. Les trois dernières, semblables entre elles, sont formées en dehors d'une forte pointe, et en dedans de deux paires de pointes plus petites, l’une derrière l'autre. En haut, il y a également six molaires, dont les quaire dernières, semblables entre elles, ont extérieurement deux pointes triangulaires, et en dedans une seule pointe principale, séparée des externes par deux petites, trèsmilices et fort aigués. Des deux mâchelières antérieures la première, fort allongée, triangulaire, est dentelée sur ses deux tranchants de trois crénelures; celle qui est derrière a deux pointes principales en série, et est très-épaisse à sa hase. L’os intermaxillaire porte deux dents dont la postérieure ressemble à la première fausse molaire ou canine qui la suit. L’antérieure est dentelée sur son tranchant coupé obliquement en arrière. Ces dentelures deviennent de plus en plus fines, à partir de la première qui est la plus grosse et la plus longue. De ces deux dents la première s'use assez promptement, et toutes deux sont même caduques, et ne persistent pas longtemps chez les adultes.

L'odorat est de tous les sens celui qui parait le plus développé. La fosse elhmoïdale est proportionnée comme dans les Roussette*. mais les cornets ethmoïdatix et nasaux y sont à proportion bien plus grands. La petitesse du trou sous-orbitaire indique un mufle très-peu sensible.— L’os de la caisse, effilé en avant, est moyennement développé, mais beaucoup moins que dans les Chats. — La phalange onguéale, très comprimée, représente une lame taillée en quart de cercle; celle des Feli» lui ressemble, à l'aplatissement près. Aussi parait-elle être habituellement redressée, ce-qni conserve la pointe et le tranchant de l'ongle. A tous les pieds les trois doigls extérieurs , ainsi que leurs métacarpiens et métatarsiens, sont de même grandeur. L'index est un cinquième moins long que les trois autre» doigts, mais l’ongle du pouce ne dépasse pas la tète de la première phalange des trois doigts extérieurs; tous les doigts sont un peu plus longs aux mains qu’aux pieds. — Il y a quinze vertèbres à la queue, treize côtes très larges et aplaties au dos.— La membrane de la voile des Galénpillièques n'est pas nue comme chez les Chauves-Souris; elle est couverte sur les deux faces de poils fins et doux comine ceux de la Taupe. Cette voile, comme celle des Chauves- Souris, a, pour la tendre, un muscle particulier inséré au fond de l'aisselle, et longeant l’humérus jusqu'au coude où commence son tendon. Ce muscle n’existe pas dansles Polalouches. — Les femelles ont deux mamelles bien saillantes, situées sur l'intervalle de la deuxième à la troisième côte. La verge des mâles est bien détachée et pendante, ainsi que les testicules, comme dans les Singes. Enfin, la langue est ciliée à son bord comine celle des Didelplies. — Par leurs dents ou peut juger que les Galéopilhèques sont frugivores, et qu'ils peuvent manger aussi de la chair et des insectes comme les llérissons. l'allas en a figuré un fœtus de quatre pouces six lignes de longueur, et de trois pouces dix lignes d'envergure. La peau était absolument nue, et les testicules et la verge déjà bien prononcés.

Il est assez étonnant que le premier auteur qui ait

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