GAI
bien décrit et figuré ces animaux , avant Patlas qui le , cite, n'ait pas été mentionné depuis parles naturalistes. On n'aurait point relevé celte singularité s’il ne résultait de la description bien authentique de Bnnlius {Hist. iXat. India r. j cliap. 10). la preuve qu'il existe sur la côte occidentale de l'Indoslan des Galéopithèques dont on a jusqu'ici restreint la patrie à l’archipel Indien.
I.a description de Contins est si précise, et le fait de statistique zoologique qu'elle détermine est si intéressant que nous en donnerons ici l'extrait : une vaste membrane couverte d'un pelage laineux, quelquefois blanc et gris-cendré, étendue comme une voile depuis la télé jusqu'aux ongles des pieds de derrière, distingue des autres ces F espertilions . Leur voile diffère aussi de celle des autres, parce qu'elle n'a point ces plis qui servent à la fermer et à l'étendre chez ceux-ci. L'animal a presque trois pieds de long et autant d'envergure. La queue est complète dans la membrane qui circonscrit le corps. Cinq ongles unis, très aigus et arqués, arment tous les pieds. La bouche est désarmée. Bonlius termine en disant qu'il pourrait donner d'autres détails, mais il s'en abstient parce qu'il ne les tenait que des matelots.
Il dit que dans le Guzeral, province de l'empire du Mogol, on trouve des Yespertilions volants en troupe la nuit comme des Oies sauvages, ou se suspendant aux arbres, et qui, quoique semblables pour la taille à un Chat, en diffèrent pour la forme; que les Belges les nomment Singes- Volants; que leur pelage est mélangé de blanc et de noir, et qu'ils se nourrissent surtout de fruits. Le seul observateur qui depuis les ail étudiés un peu attentivement, dans leur patrie, est Camelli ( Faune des Philippines, insérée dans le 34* vol. des Trans. Philosoph.). Il donne leur synonymie dans plusieurs langues des Philippines. Les Bisayas nomment cet animal ColagoQl Caguang, les Pampangs et Taghalas, Gigua. Camelli dit qu'il y en a de si grands dans la province de Pampang, qu'ils sont aussi étalés que des parasols chinois, et ont six spilhames d'envergure ; que la couleur générale est d'un fauve brun rayé de blanc sur le dos; que ces raies deviennent plus courtes sur les membres; que du haut des arbres ils s'abaissent à des étages inférieurs par une sorte de vol retardé; qu'ils regagnent en sautant les étages supérieurs quand ils en sont descendus; qu'enfui ils quittent rarement les arbres où ils vivent. Le voyageur le plus récent qui les mentionne, est le capitaine Wilson, mais sans aucun caractère d'espèce. (Keater, Descript. des iles l’elew.) Il a vu aux Iles Pelew, dans l'Océanie, des Galéopothèques qui courent à terre, grimpent sur les arbres comme des Chats, et voltigent comme des Oiseaux; il ajoute que les insulaires de Pelew les mangent et les nomment ülek. D'ailleurs aucune mention de grandeur ni de couleur. Ceux que Séha figure et décrit, venaient de Ternale dans les Moluques, et étaient d’un fauve uniforme. D'après les passages que nous venons de citer, il y aurait des Galéopitlièqucs depuis le Guzerat, dans l’Indoslan, jusqu'au milieu de l'Océanie. Cel échelonnement des Galéopithèques sur des stations séparées par d'immenses intervalles de mer, forme une présomption contre l'unité d'espèce des différents animaux qu'on y a observés.
Voici relies que l'on a admises jusqu'ici, et dont la
première seule est bien connue. C'est sur deux squelettes de celle-ci que nous venons d'esquisser l'organisation de ce genre.
1° GALtoriTHfcQOB rocx, Lemvr roluns, Lin., bien décrit et figuré avec des détails anatomiques par Pallas, Act. Betropol.j t. îv, p. lr«, tab. 7 et 8. Planches copiées par Schreh.. 307, b. 307. c. Autre figure originale dans Àudehert, in folio, Galéopilh.. fig. 1 .—Grand comme un Chat, d’un beau roux vif à la partie supérieure du corps, d'un roux plus pâle en dessous. Il parait douteux que ce Galéopilhèque roux soit le même -qu'a décrit et représenté Pallas, lequel répond bien , pour les rayures gris- blanc du dos, à la grande espèce décrite par Camelli dans les Philippines. On ne sait pas l’origine de ces Galéopilhèques roux : ceux qu'observa Pallas avaient un pied neuf pouces et demi du museau au bout de la queue. Ceux des squelettes du Muséum de Paris ne sont pas moins grands.
3° GalEopitheqie varie, Galeopithecus r ariegatvs, Geoff.. Schreb., Sup., 307. d; Audehert. in-folio, Makis, pl. 2. Il e6t beaucoup plus petit que le précédenL; il n'a que six pouces du museau à la queue; son pelage d'un brun sombre, est marqué de taches blanches sur la face extérieure et supérieure des membres. On ignore son pays.
3° GALEomntqi'E de Tirkate, Galeopithecus Ter nateusisy Geoff., Séba, pl. 58, fig. 2 et 3, sous le nom de Chat volant, et Encyclop., pl. 33. fig. I, sous le nom de Makis rolant. Son poil est d'un gris doux, plus foncé en dessus qu'eu dessous; on remarque quelques (acbts blanches sur la queue.
GACÉOPS1DE. Galeopsis. dot. Genre de la famille des Labiées, et de la Didynainie Gyrunosptnnie, L., établi par Linné , adopté par Jussieu , Lamarck et Do Candolte, avec les caractères suivants : calice nu pendant la maturation, campanule, à cinq dénis épineuses; corolle dont le tube est court, la gorge renflée, à deux dents laléiales; la lèvre supérieure du limbe, voûtée, un peu crénelée, l'inférieure à trois lobes inégaux; quatre étamines didynatues, dont les anthères sont un peu hérissées en dedans et cachées sous la lèvre supérieure; ovaire quadrilobé, surmonté d’un seul style filiforme, bifide et à deux stigmates aigus. Ce genre, voisin du Lamium , se compose d'uu petit nombre d'espèces indigènes d’F.urope; plusieurs d'entre elles ont été confondues avec les Lamium , et même avec les Phlomis. Dillen et Mœnch en ont séparé , sous le nom générique de 7'etrahit, les Galeopsis Tetrahit et Galeopsis Ladanum , L.; mais celle coupe n’a été reçue par aucun auteur. Il n'en est pas de même du Galeobtlolou , autre genre formé par Dillen, aux dépens du Galeopsis. Indiqué sous d'aulres noms ou placé dans des genres différents par les auteurs d'ouvrages généraux , il était naturel de ne pas regarder le Galeopsis GaleoMolon, L.. comme congénère des autres Galeopsis; aussi en a-t-il été de nouveau séparé par Hudson {Fl. Ang., 358) et par De Candolle (Fl. française). F. GalEodrolor.
Parmi les espèces que l’on rencontre le plus communément dans les champs ou sur le bord des bois humides, nous ne ferons queciler les Galeopsis Ladanum
cl Galeopaia Te trahit j L., plantes herbacées, à fleurs rouges veKicillées. La première est connue sous le nom vulgaire d'Ortie rouge, Toules les deux, au rapport de Bosc, donnent par l’incinération tant de potasse, qu'on pourrait les cultiver utilement sous-ce rapport.
Une espèce plus rare, et que l’on trouve particulièrement à Marcoussis près Monllliéry, est remarquable par ses fleurs jaunâtres et très grandes, relativement à celles des autres plantes du même genre. C'est le Galeopaia ochroleuca, Lamk., plante dont la synonymie est singulièrement compliquée, les auteurs lui ayant appliqué au moins huit noms spécifiques différents.
GALÉORHIN. Galeorhinua. roiss. Sous-genre de Squale, y. ce mot.
GALEOS. rots. Le Poisson désigné sous ce nom par Aristote, parait être le Squalus glaucua. y. Sqcale.
GALEOTE. Calot en. ee?t. Espèce du genre Agame , devenu type d'un sous-genre du même nora.f'. Agame.
GALEPENDRUM. bot. {Lycoperdacèea.) Ce nom a été donné par Wiggers (I/o la., p. 108) au Lycoperdon Epidendrum, L., Champignon pour lequel Micheli avait formé le genre Lycogala , adopté par Adanson, et ensuite par Persoon et De Candolle. y. Lycogala.
GALEPMOS. bot. Synonyme de Galéobdolon. y. ce mol.
GALERA. mam. Frédéric Cuvier dit dans le Dictionnaire des Sciences naturelles que cet animal, dont Brown (Histoire de la Jamaëque) donne la description et la figure , parait être le Taira de Buffon , espèce du genre Glouton, y. ce mot.
GALERAND. ois. Syn. vulgaire du Bnlor. Héron.
GALÈRE, moll. et zooph. Les marins donnent vulgairement ce nom, ainsi que celui de Frégate, à l 'Holothuria P hy salin de Linné , type du genre Physalia de Lamarck, à cause de sa forme et de son habitude de rester flottante à la surface de l'Océan. Dans les temps calmes et beaux, le Velelle mutique est quelquefois confondu par les marins avec la Galère ou Phyaalis pelagica 'de Lamarck, quoique celle-ci en diffère par d'importants caractères. On donne encore quelquefois ce nom à la coquille de l’Argonaute.
GALÈRE. Calera, bot. Genre de la famille des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie, L., institué par le docteur Blume, dans son Bydrag. Ind., avec les caractères suivants : partie extérieure du périanthe ou sépales connivents et moins larges que les pétales; labelle concave, muni d'un éperon obtus à sa base; son limbe est entier et ondulé ; gynoslème court, épais et voûté; anthère turbinée , charnue , à deux loges bilocellées et attachée vers le fond interne du gynostème ; deux masses polliniques granuleuses, portées sur des pédicelles arqués, attachées à l’anthère par son côté extérieur ; ovaire sous la fleur.
GaUbe mxcBtE. Calera nutan a, Blume, loc. eft p. 416. C'est une plante herbacée, caulescente et terrestre; sa racine est tubéreuse; sa lige est nue, stipulée, supportant à l'extrémité un épi composé d'un grand nombre de fleurs pédicellées, bracléolées et penchées. On la trouve à Java, dans les forêts montagneuses.
GALÈRICULE. Galericulua. bot. Le genre qu'avait érigé Batlara et qui ne renfermait qu’une seule es-
pèce , Galericulua monachi , a été réuni, par Fries, h son genre Agaricua.
GALER1TA. ois. Syn. de Cochevis. y. Aioiette.
GALÉR1TE. Galerita. 155. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, tribu des Ca rabiques, famille des Étuift -Tronqués , établi par Fahricius pour un insecte qu'il avait appelé Carabua Americanua dans les premières éditions de ses ouvrages; en formant ce genre, il y avait joint plusieurs autres espèces de la même famille, qui composent maintenant les genres Zuphie, Polystiche, Siagene et Helluo. y. ces mots. Latreille a conservé le nom de Galériteà un trèspetit nombre d’espèces. Les caractères de ce genre sont: dernier article des palpes extérieures en forme de triangle ou de cône renversé et comprimé; languette finissant en pointe et ayant de chaque côté une pièce ou division en forme d’oreillette; antennes sétacées, avec le premier article long; tète ovoïde, entièrement dégagée et tenant au corselet par une sorte de nœud ou de rotule; corselet en forme de cœur tronqué; corps épais; élytres tronquées à leur extrémité; jambes antérieures écbancrées au côté interne, avec le pénultième article de tous les tarses bilobé. Les Galérites ont beaucoup de rapports avec les Brachines, et l’on ne sait pas si elles n'onl pas les mêmes propriétés; mais elfes en diffèrent par la languette et par l'insertion de la tète. Les Zuphies et les Polystiches s'en distinguent par leur corps qui est beaucoup plus aplati et par les articles de leurs tarses qui sont entiers; elles diffèrent des Dryples, des Agrès et des Odacantbes, parce que ceux-ci ont le corselet cylindrique.
Les espèces qui composent ce genre sont toutes propres à l’Amérique. Humboldl et Bonpland en ont rapporté une espèce de la Nouvelle- Espagne ; l’Herminier en a découvert une espèce à la Guadeloupe; Dejean (Calai, des Col., p. 3) en mentionne trois espèces : la principale et celle qui a servi de type à Fabricius , est la GalErite Américaine, Ga/erifo Americana , Fabr., Oliv. (Col., L ni, n° 55, pi. 6, fig. 72), Latr. ( Gener . trust, et Ina.j t. i, p. 107, pl. 7, fig. 2). Elle a près de neuf ligues de long ; son corps est noir, avec le premier article des antennes, le corselet et les polies fauves; les élytres sont d'un noir bleuâtrc-obscur, un peu soyeuses, avec des lignes enfoncées, peu profondes et longitudinales. Elle habile les Etats-Unis.
G A LÉ RI TE. GalerUca. Écat*. Genre de l’ordre des Èchinodermes pédicellés, ayant pour caractères : le corps élevé, conolde ou presque ovale; arabulacres complets, formés de dix sillons, qui rayonnent par paires du sommet à la base; bouche inférieure et centrale; anus dans le bord. Le genre Galérite, établi par Lamarck aux dépens des Oursins de Linné et adopté par Cuvier, renferme des espèces que Leske, dans son édition de Klein, a disséminées dans ses genres Conulus, Echinites , Echinorytea et Ctypeua. Cependant elles sedistinguenl des autres ÉchinideR par leur corps à dos élevé, le plus souvent conique ou conolde, quelquefois presque ovale. Leurs ambulncres sont complets et consistent en cinq paires de sillons qui partent du sommet et rayonnent, sans interruption, jusqu'à la bouche qui est inférieure et centrale. Les deux rangées de pores
qui forment chaque sillon, sont presque CQnfondües et ne sont pas toujours au nombre de cinq; il y en a à quatre et à six bandes. L’anus est dans le bord, ou contigu à celui-ci , et en dessous. Cette situation de l'anus dislftigue les Galérites des Échinonées. Les Galériles mentionnées par les auteurs, sont toutes à l'état fossile; on n’en a pas encore décrit de vivantes; on les trouve dans deux états : 1° avec le test, 3° sans le test; il a disparu , ayant laissé son moule siliceux ; ces dernières ne peuvent être décrites que d’une manière imparfaite. Les pointes ou les épines de ces Éobinodermes sont inconnues. Les Galérites, communes dans les couches de Craie, sont plus rares dans les calcaires de seconde formation, et paraissent étrangères à ceux de la troisième, du moins aucun auteur ne les indique dans les dépôts postérieurs à la Craie. Lamarck en décrit seize espèces : les Galérites conique, commune, raccourcie, à six bandes, fendillée, hémisphérique, déprimée, rotulaire, conoïde, sculiformc. ovale, demi-globe, cylindrique, patelle, ombrelle et excentrique.
GALÉR1TE. bot. Synonyme de Tussilage Pétasite.
GALERl CITES. Gulerucitœ. ms. Latreille a formé celte tribu dans l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycliques, pour les genres Adoru, Galéruque, LcpEre et Altise. r. ces mots. Elle se distingue des autres tribus de cette famille en ce que les antennes sont très rapprochées à leur base et insérées entre les yeux.
GALÉRUQUE. Galeruca. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycli- | que?, tribu des Galéruciles, établi, par Geoffroy aux dépens du grand genre Chrysomèle de Linné. Les caractères qu'il lui assigne sont : antennes d'égale grosseur partout, à articles presque globuleux; corselet raboteux et bordé. Comme Geoffroy n’a formé ce genre qu'avec le peu d’espèces qui existent aux environs de Paris, les caractères qu’il en a tirés sont suffisants pour le distinguer des autres genres du même pays; mais comme il existe une quantité immense d’espèces exotiques, qui se rapprochent plus ou moins des genres voisins, on a été obligé de préciser et d’étendre davantage les caractères de ce genre. Voilà ceux que Latreille lui a donnés dans ses derniers ouvrages : antennes filiformes, composées d’articles obeoniques, et ayant à peu près la moitié de la longueur du corps, avec le second article un peu plus court ; les deux derniers articles des palpes peu différents en grandeur, le dernier conique ; mandibules courtes, grosses, en forme de cuiller; mâchoires bifides. Les Galéniques se distinguent des Chrysomèles par leurs antennes insérées entre les yeux et très- rapprochées à leur base, des Allises par leurs cuisses postérieures, qui ne sont pas propres au saut; les Adories en diffèrent parce que le dernier article de leurs palpes maxillaires est court et tronqué; enfin elles s’éloignent des Lupères par leurs antennes plus courtes que le corps et composées d’articles coniques, tandis que celles des Lupères sont plus longues et formées d’articles cylindriques. Fabricius a coustitué, avec quelques Galéruques qui ont le corps allongé, ainsi qu’avec les Altises à forme analogue, son genre Criocerù.
Les Galéruques sont, comme les Chrysomèles, des insectes timides, qui marchent lentement, se servent rarement de leurs ailes et se laissent tomber en contrefaisant les morts, à la moindre apparence de danger; ils rongent les feuilles de différentes plantes et aiment les lieux ombragés et frais. Leurs larves vivent de la substance des feuilles; elles se fixent dessus et ne cessent de manger que quand elles doivent subir leur métamorphose ; ces larves ressemblent à celles des Chrysomèles; elles sont allongées, composées de douze anneaux distincts; elles ont six pattes écailleuses, gar- : nies à leur extrémité d’un seul crochet. Le dernier anneau porte un mamelon charnu qui leur sert de septième patte et d’où sort une matière gluante, qui aide la larve à se fixer sur le plan où elle marche. La tète est i écailleuse. Pour peu qu’on touche la plante sur laquelle . elles se trouvent, elles se laissent tomber à terre et se roulent en cercle. Vers le mois de juin , ces larves se transforment en nymphes qui n’ont rien de remarquable; leur ventre est courbé en arc, et l’on voit toutes les parties extérieures de la Galéruque, telles que les yeux, les antennes, les six pattes, les élylres et les ailes. Vers les côtés du corps, on aperçoit les stigmates. Ce6 nymphes n’aiment pas à se donner du mouvement et restent tranquilles lorsqu'on les touche.
Le genre Galéruque est composé d’un grand nombre ! d’espèces. Dejean (Calai, des Col., p. 1 17) en mentionne quatre-vingt-deux dont une grande partie est propre à l’Amérique et à l’Asie. Voici la description de quelques espèces d’Europe dont Jes larves et les mœurs sont à peu près connues.
Galéruque de la Taraisik. Galeruca Tanaceti , Fabr., Oliv., Encycl., t. vi, p. 587 ; Chrysomèle, Degéer, Mém. sur les 1ns., t. v, p. 209, pl. H, f. 27. Cette espèce est très-commune en France; sa larve vil sur la Tanaisie vulgaire jaune, dont elle ronge les feuilles; elle est toute noire, longue d'à peu près cinq lignes ; elle a plusieurs tubercules rangés transversalement sur le corps et garriis de petits poils. Cette larve se change en nymphe vers le mois de juin ; dans trois semaines, l’insecte parfait quitte son enveloppe. Les femelles sont quelquefois tellement gonflées par la quantité d’œufs contenus dans leur abdomen, que les élylres ne peuvent plus atteindre que la moitié de la longueur du ventre, et que les trois ou quatre derniers anneaux sont à découvert.
GalEruquedu Nénuphar. Galeruca iXjm/jheœ, Oliv., Col., t. v, n° 93, pl. 3, f. 51. D’un brun clair, avec le i rebord saillant des élylres jdune. L’insecte parfait et la ! larve vivent sur les feuilles du Potaraogelon, du Nénu- ' phar et de quelques autres plantes aquatiques. Les larves 1 existent en très-grand nombre sur les grandes feuilles du Nénuphar qui sqnt suspendues à la surface de l’eau. Elles rongent la substance supérieure de la feuille çt vont toujours en avant lorsqu'elles mangent. Ces larves ; sont noires et longues de quatre lignes. Les douze anneaux du corps sont couverts de plaques coriaces , et sont très-bien marqués par de profondes incisions. Il»
| ont de chaque côté des élévations en forme de tubercules, et chaque anneau a, en dessus, une ligne transversale en forme d’incision ; on ne voit la peau mem-
ltrancUfH’ que lorsque la larve allons considérablement son corps ou qu'elle le recourbe. Cetlé larve s'attache par le .mamelon du derrière à la feuille même sur laquelle elle a vécu, et prend la figure de nymphe eu se dépouillant de la peau qu’elle fait glisser en arrière jusque près du derrière, mais sans la quitter tout à fait. La nymphe est courte et grosse; elle, a d'abord une couleur jaune, qui se change bientôt en noir luisant; les anneaux du ventre ont, en dessus, quelques tubercules en forme de pointes courtes. Ces insectes sont souvent exposés à être submergés quand les feuilles sur lesquelles ils habitent sont agitées par le vent ; mais ils ne craignent poiiit l’eau , et n'en reçoivent aucun mal , sous quelque état qu'ils soient. Cependant ils se tiennent de préférence sur la surface de la feuille qui surnage et qui reste à sec. Quoique tirées de l'eau, les larves ue sont point mouillées; est-ce par une transpiration onctueuse ou par une enveloppe aérienne qu'elles se garantissent du contact de l'eau? Par quel mécanisme respirent-elles quand elles sont entièrement submergées ? Ce sont des questions que l'on ne peut encore résoudre.
Parmi les espèces exotiques, on en remarque une très-belle qui est originaire de Pile de Java, c’est la (•ALÊRtquE a arterres J ac ses, Galeruca albicornis de Dejean. Celle nouvelle espèce est longue d’à peu près six ligues. Sa (été, son corselet, son écusson et ses pattes sont d'un noir luisant; ses élytres sont d'un beau bleu tirant sur le violet, et ses antennes sont jauues, excepté les trois premiers anneaux qui sont noirs.
GALET, ois. Nom vulgaire du jeune Coq. y. ce mot.
GALÈTE. Galca. ms. Fabricius a donné ce nom à une partie de la mâchoire qu'il a cru propre à certains insectes, et il a nommé Ulonala un groupe nombreux d'insectes qui offrait ce caractère, et qu'OIivier a désigné depuis sous le nom d Orthoptères. T. ce mot. Des observations comparatives ont fait penser à Blainrille ( bulletin des Sciences par la Société Philomatique, p. 85, juin 1820) que la Galèie existait ailleurs, et que dans l'ordre des Coléoptère* elle avait son aualogue dans la bifurcation externe de la mâchoire, qui, dans les Carnassiers , est représentée par la seconde palpe maxillaire. P. Boicbb.
GALETS. gEûl. Fragments de roches, quelle que soit leur nature, qui, roulés par les flots de la mer, en composent les rivages, quand du sable, des vases ou de9 graviers ne forment pas ceux-ci. C'est' sur les plages de Galets que la lame produit le plus de bruit à cause du choc de^ Galets, qui, d’un volume plus fort que les fragments dont se compose le gravier, s’arrondissent, et en se brisant à la longue, finissent par devenir les éléments de ce gravier même. La plupart des cailloux roulé6 et arrondis de nos plaine», furent les Galets d’une antique mer. y. Mer et Gravier.
GALEUS. pois. y. Mii.ardre.
GALGCLE. Gulgvlu». iss. Genre de l’ordre des Hémiptères,'section des Héléroptère», famille des Hydrocotises (Règne Anim. de Cuv.), établi par LalreiMe qui lui assigne pour caractères . pattes antérieures ravisseuses; tous lés tarses semblables, cylindriques, à deux
articles très-distincts, avec deux crochets au bout du dernier; antennes insérées sous les yeux, de trois articles dont le dernier plus grand et ovol'de.
Les Galgules ont de l’analogie avec les Bclosloroes. les N’épes et les Ranalres, mais- ils en diffèrent par le nombre des articles des antennes et par les deux crochets des tarses. Ils ressemblent beaucoup aux Naucores, avec lesquels Fabricius les a rangés, et s’en distinguent cependant par le caractère curieux de deux onglets aux tarses, et par la proportion relative du dernier article de leurs antennes. Ces insectes offrent encore, dans leur organisation extérieure, quelques particularités remarquables; le corps est assez court et raboteux ; la tête a très-peu de longueur, et se prolonge latéralement en deux angles qui supportent les yeux. Le prolhorax est lobé à sa partie postérieure et placé en avant d’un écusson, triangulaire, à chaque côté duquel sont insérées des élytres coriaces et courtes; la première paire de pattes offre des cuisses Irèsrenllées et dentées en dessous; les jambes et les tarses s'appliquent contre elles dans le repos. Ces insectes sont aquatiques. On ne sait rien de leurs mœurs et on n’en connaît qu'une espèce.
Galgile ücijlé, Galgulus oculalus, Latr. (Hist. nat. des Crust. et des 1ns., I. xu, p. 2 HO. pi. 95, fig. 9), ou le faucons oculala de Fabricius. H a été rapporté de la Caroline par Bosc.
GALGÜLl’S. ois. V. Bolmcr.
GALID1E. Galidia. hem. Genre de la famille des Digitigrades, tribu des Viverriens. établi par Isidore- Geoffroy Saint-Hilaire qui lui donne pour caractères : plantes, sauf les talons et paumes, nues; membres assez courts; cinq doigts à chaque pied; en arrière, le médian et le quatrième égaux; en avant, le niédian plus long, puis le quatrième, puis le second, puis, mais avec une grande différence de longueur, l’externe, et enfin l’interne qui est le plus court; ongles, les autérieurs surtout, assez longs, médiocrement arqués, demirétracliles. assez aigus à leur extrémité; à la mâchoire supérieure, vingt dents ou seulement dix-huit, suivant que la première molaire, qui est rudiméntaire, existe ou n'existe pas; à la mâchoire inférieure, dix-huit incisives supérieures1 externes, très-grandes et échangées en dehors et en arrière; canines supérieures presque droites, aplaties en dedans, les inférieures arquées; de chaque côté, supérieurement, trois ou deux fausses molaires, uné carnassière, deux tuberculeuses; inférieurement trois fausses molaires, une carnassière, une tuherculcnse ; oreilles â conques de largeur et de longueur moyennes; un mufle; nez médiocrement prolongé; queue moins longue que le corps, nullement préhensihle ; poils soyeux, médiocrement longs, serrés, cachant les laineux; crâne à peine renflé entre les orbites, et se rétrécissant seulement en arrière de ces fosses; apophyses post-orbitaires des frontaux et des jugaux ne se joignant pas. Ce genre se compose de trois espèces, toutes de Madagascar.
Gambie ElEgarte. Galidia élégant, ’Geoff. Corps d'un beau rouge marron foncé; queue presque aussi longue que le corps, ornée de larges anneaux alternativement noirs et de la couleur générale du pelage.
Celle espèce parait avoir été anciennement indiquée par Flaeourt ; et Smith en a récemment décrit les couleurs, sans lui avoir imposé d'ailleurs auçune dénomination. soit générique, soit spécifique.
Gali»» ii bicolore. Galidia unicotor , Geoff. Corps d'un brun rougeâtre, tiqueté de fauve et de noir, queue beaucoup plus courte que le corps et de même couleur que lui.
Galidik olivâtre. Galidia oliracea , Geoff. Corps d’un brun olivâtre, tiqueté de fauve; queue de même couleur que le corps.
GALIÈNE. Galiena. rot. F. Galé*ie.
GALIGNOLE. ois. Synonyme de Faisan. K. ce root.
GALILÉEA*. Galilœus. rois. Espèce du genre Spare. y. ce mot.
GAL1NACUE. ois. Syn. vulgaire de Catharte Aura.
GALIIVE. iool. L’un des noms vulgaires de la Torpille. Ce mot. dans plusieurs dialectes dérivés du latin, désigne aussi la Foule.
GALINETOS. bot. Synonyme vulgaire de Scorsonère , laciniée.
G ALINETTE. bot. L’un des noms vulgaires de Mâche. y. ce mot.
GALIME. bot. Même chose que Galénie. y. ce mot.
GALINOTTE. ois. Synonyme vulgaire de Merle dominicain. y. Marti*.
GALINSOGE. Galinsoga. bot. Genre de la famille des i Synanthérées , Corymhifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cavanilles ( Icône* et Descriptiones Plantarum , t. ni, p. 41, tab. 281), adopté par Willdenow, Pertoon.Poirel et Gassin j. avec les caractères suivants : calathide globuleuse , dont le disque est composé de fleurs nombreuses, tubuleiises et hermaphrodite», et la circonférence de fleurs femelles, peu nombreuses, espacées, en languettes courtes, larges, trilobées et arrondies; involuoreale cinq folioles à peu près égales, appliquées, ovales et membraneuses ; réceptacle conofde, garni de paillettes courtes cl ovales; akènes hérissés, pourvus de deux bourrelets, l'un basilaire, l'autre apicilaire, couronnés par une aigrette composée de -plusieurs paillettes scarieuses, diaphanes et frangées sur leurs bords. Les aigrettes des fleurs de la circonférence sont de moitié plus courtes et composées de paillettes filiformes et à peine plumeuses. Ce genre, de la tribu des llélianlhées-lléténiées, est voisin des genres Schkuria Ftoreslina et Hymenopappus ; il fut ensuite nommé If'iborgia par Roth ( Catatecta , 2, p. 1 12). et ce nom a été adopté par Kunth (Mot. Gener. et Spec. Plant, œqt tin., t. iV, p. 25fl). Cassini observe que celte innovation ne saurait être admise, parce que l'antériorité est acquise au nom donné par Cavanilles, et que d'aiUeurs il existe denx genres W'iborgia, établis par Thunberg et Mœnch dans les Légumineuses. Mais-comme les deux espèces décrites par Cavanilles ne sont point congénères, Cassini a formé avec la seconde ( Galinsoga trilobata) le genre Sogalgina. y. ce mot et GjfLiRSooti.
Gali*soce a petites plecr9, Galinsoga partiflora, Cav.; U'iborgia Je niella, Roth; ft'iborgia parti folia, Kunth. C’est une plante herbacée, dont la tige est dressée, rameuse et glabre; les feuilles sont opposée»,
5 DU T. DES SClKltfES * AT.
I ovales et dentées en scie ; les fleurs, en paniculcs ter- I ininales , ou siluées dans l'aisselle des feuilles supé- ; Heures, sont petites; leur disque est jaune, tandis que ! les rayons sont blancs. Cette plante croit au Pérou et dans la république de Colombie. On la cultive au Jardin des Plantes de Paris.
Une nouvelle espèce a été décrite et figurée par Kunth 1 (toc. ci/., p. 2:»ü, tab. 38D) sous le nopi de ff ibo rgia I urticœfolia. Quoique celte plante soit dépourvue d’aigrette, il n'a pas hésité à la réunir avec l'autre espèce, à cause de sa grande affinité; ce qui démontre combien des caractères qui semblent d'abord aussi importants que celui de l'absence ou de la présence de l’aigrette, ont peu de valeur dans certains cas.
GALINSOGEE. Galinsogea . bot. Le Galinsoga trilobata de Cavanilles ne pouvant rester dans le même genre que le Galinsoga parci/lora du même auteur, reçut de Kunth {Nota Généra et Speeies Plantarum tequin.j t. iv,p.25 ») ce nom ainsi modifié dans sa terminaison. Pour éviter la confusion des noms, ce savant botaniste n'adople pas celui de Galinsoga, donné à l'autre genre, et il lui substitue celui de IFiborgia que Roth avait proposé postérieurement à Cavanilles. Selon Cassini, ou ne peut admettre celle innovation, parce que le nom de Galinsoga a été consacré par l’usage qu'en ont fait la plupart des botanistes, que le mot de ffiborgia est déjà employé pour d'autres plantes . et qu'il avait lui-mème donné le nom de Sogalgina au genre Galinsogea de Kunth. Ayant décrit le genre Galinsoga , nous devons nous conformer à cette manière devoir, quoique, sans attacher trop d'importance à telle ou telle dénomination, nous pensions, avec un auteur recommandable (De Cand., Théorie élém., p. 270), que les noms qui ne sont que des anagrammes insignifiants de ceux déjà existants doivent être proscrits du style botanique. /'. Sogalgise.
! GALIOTE. bot. L'un des noms vulgaires de la Be- . imite.
GALIPÉK. Galipea. bot. Genre de la famille des Ru- I lacées, tribu des Cuspariées de De Caudolle. Ses carac- | 1ère» sont : un calice court, souvent pentagone, quini quédenlé; cinq pétales ou très-rarement quatre, soudés inférieurement ou simplement rapprochés en uo seul tube, auquel ordinairement s'insèrent les filets au nombre de quatre à huit, de cinq le plus fréquemment; ils sont aplatis, velus, tantôt portant tous des anthères linéaires, à deux loges s'ouvrant dans leur longueur, tantôt, et plus communément, deux ou quatre d'entre eux sont stériles ; cinq ou beaucoup plus rarement , quatre ovaires entourés d'un nectaire glabre et cppuliforme, portés souvent sur un court gynophnre, entièrement libres ou soudés entre eux à leur base, contenant chacun, dans une seule loge, deux ovules : le supérieur ascendant et l'inférieur suspendu. De chaque ovaire part un style qui bientôt se réunit à ceux des autres, et de cette réunion résulte un style unique, terminé ou par cinq stigmates distincts, ou par un seul quinquélobé. Trois ou quatre des cinq ovaires et un des deux ovules avortent ordinairement, et lç fruit se trouve ainsi composé d’une ou deux coques monospermes, dont le sarcocarpe ainsi que l'endocarpe crus-'
lacé qui s'en détache à la maturité , s'ouvrenL l'un el , l’autre du côté interne en deux valve*. Un tégument | coriace recouvre un embryon courbe, dépourvu de périsperine, à cotylédons chiffonnés. à radicule recourbée et dirigée vers le hile. Les Galipées sont des arbres et surtout des arbustes, dont les feuilles, dépourvues de stipules, alternes, parsemées de points transparents ou plus rarement de petites glandes, sont ternées, moins fréquemment quaternées ou quinées, souvent simples et présentant alors au sommet de leur pétiole une courbure, avec un léger renflement. Les fleurs, situées à leur aisselle ou au dessus, sont disposées en grappes, trèsrarement en corymbe ou en panicules terminales ou plus souvent axillaires. On en compte maintenant douze espèces, toutes originaires d’Amérique. C’est Auguste de Saint Hilaire qui récemment en a fait connaître la plus grande partie, et qui en même temps a rectifié el étendu le caractèrê générique que A. De Jussieu lui a emprunté. Il a prouvé que des genres assez nombreux devaient rentrer dans celui-ci. Ainsi son Gulipea Citajmria est le Cuaparia de Uumboldt, ou Ronplantlia de Willdcnow, ou enfin Anyostura de Kœmer. Cet arbre est célèbre par les propriétés de son écorce si connue sous le nom d'Angusture. Le Galipea Lasiostemon d'Auguste de Saint Hilaire est le Lusioatemum de .Nées et Martius ; son Galipea resinoaa, le Rat ia des mêmes auteurs ; son Galipea macrophxlla, leur C’omthocarpus ; cl il pense enfin que le Rapulia d'Aublct ne peut en être séparé, y. Mémoires du Muséum , 10, p. 270 280, tab. 10 20.
G ALI POT. bot. Résine qui découle du Pin maritime. Elle est en masses plus ou moins solides, quelquefois grasses, onctueuses, quelquefois sèches elinème friables; d’un jaune doré ou d’un blanc jaunâtre; amère, trèsodorante, très- inflammable, soluble dans l’alcool el les huiles essentielles, insoluble dans l’eau. On l’emploie à la confection des vernis de qualités inférieures.
GALIUM. bot. Synonyme de Gaillet. y. ce mot.
GAI.L. Gallus. pois. Espèce de Zée de Linné, devenue pour Cuvier le type d’un sous genre de Vomer. y. ce mot.
GALLATES. bot. On nomme ainsi les Sels qui résultent de la combinaison de l’Acide gallique avec les bases. Ces composés salins se rencontrent peu fréquemment dans la nature.
GALLE. G a lia. i ns. bot. Plusieurs insectes choisissent pour le berceau de leur progéniture la substance même des divers organes des végétaux. Après les avoir piqués, ils y déposent leurs œufs qui y éclosent et donnent naissance à des larves plus ou moins fatales à l’organe au sein duquel elles se développent. Ces petits animaux agissent d’abord comme de* corps étrangers, introduits dans tous les tissus organiques; ils y déterminent une véritable irritation que Vircy (Journ. de Pbarm., juillet 1825, p. 514) regarde comme analogue à celle qui, dans tes animaux, cause la tumeur el l'inflammation. Le tissu cellulaire se gonfle; ses parties, d’allongées qu’elles étaient, deviennent rondes, el l’afflux des liquides occasionne un changement dans l'organisation, d’où résulte une mutation complète des formes exté- , rieuresde l’organe. Lorsque celle dégénérescence prend *
une apparence tuberculeuse, on lui donne le nom de Galle en ajoutant comme nom spécifique celui de l’espèce de piaule fur laquelle on la voit se développer. Ainsi, parmi les principales espèces de Galles, on distingue la Galle du Rosier, celle du Chêne, du Genêt, du Peuplier noir, du Saule Marceau, des Joncs, de l’£uphorbia (j parissiaa , du Buis el de la Germandréc. Les iusectcs de plusieurs ordres donnent lieu à la production des Galles. I n grand nombre d’onlre elles sont produites par des Cynips (/'. ce mol); mais il en est aussi beaucoup qui doivent leur développement à des Coléoptères, des Hyménoptères , des Hémiptères el des Diptères. Chaque espèce d’insecte choisit non-seulement le végétal, mais encore la portion de ce végétal qui convient le mieux à sa larve, de sorte que la même plante recèle quelquefois les nids de plus de vingt espèces différentes d'insectes : tel est le Chêne. D’un autre côté, la même espèce d'insecte, ou du moins des espèces très- voisines, établissent l'habitation de leurs petits sur des |dantes de genres différents, mais qui appartiennent à la même famille naturelle. Ainsi, les larves d’un Scatopse se développent également sur l'Euphorbe el le Buis; les Galles du Peuplier noir et du Saule Marceau renferment des larves de Pucerons, etc. La forme arrondie des Galles est modifiée par les aspérités ou éminences de sa superficie; celles du Chêne, par exemple, sont lisses ou en cerise, en artichaut, en grappes de raisin, et celte modification de formes dépend de la diversité des espèces d’insectes qui y déposent leurs œufs. Selon que les Galles renferment une seule ou plusieurs larves dans une même cavité, on les a distinguées en simples el en composées. Degéer, Réaumur, Guellard,
| Reynier, Marchant, Danlhoine cl Bosc ont laissé un j grand nombre de descriptions de Galles; mais la science , réclame encore un travail général sur cette partie inlé- ; ressante de l’hrsloirc naturelle, qui d’un côté compose ! toute l’bistoirc de l’cnfance chez plusieurs insectes, el ! de l’autre se lie à un point capital de la pathologie végétale. La Galle du Chêne est fort employée dans les arts, et principalement dans la teinture; elle doit ses propriétés astringentes au Tanin el à l’espèce d'Acide qui y abonde tellement qu’on lui a donné le nom de ! gallique. Cet Acide est logé entre les parois des cellules ! qui forment presque en entier la substance spongieuse | dus Galles, et quelquefois on l’y rencontre sous forme d'une matière opaque, jaune et grumelée. y., pour plus de détails, les mots Cynips et Acids galliqi k, où l’on a exposé l'histoire naturelle de plusieurs Galles, ainsi que les propriétés de leur principe astringent. Le Salria pnmifera. Per*., décrit par TournefoiT ( llin ., 1, p. et tah.D2), produit, dans l'Orient, une Galle de la grosseur d'une petite Pomme charnue et bonne à manger.
GALLERIE. Galle ria. ins. Genre de l’ordre des Lépidoptères. établi par Fabricius aux dépens des Teignes el rangé par Latreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Nocturnes, tribu des Tiuéiles. Ses caractères sont ; ailes très inclinées, appliquées sur les côtés du corps et relevées postérieurement en queue de Coq; langue très-courte; palpes supérieures cachées, les inférieures avancées, garnies uniformément d’écailles, avec