‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 52 sur 117 · TABOU · texte numérisé non relu

TABOU

Gros Bec verdâtre. Loxia virent, Lalh. Plumage verdâtre, avec les scapulaires et les lectrices a la ires bleues; rémiges et rectrices noires, bordées de verdâtre. Amérique méridionale.

Gros -Bec Yerderin. Loxia Dotninicentis , Lalh., Duff., pl. eul. 541, .fig. 2. Parties supérieures d’un vert brun, avec le bord des plumes verdâtre; gorge et poitrine rousses, tachetées de brun; abdomen blanc. Taille, cinq pouces. Des Antilles.

Gros-Bec Yerdier. Fringilla Chlorit, Loxia Chloris, Ginel.. Buff, pl. eul. 167, fig. 2. Plumage d’un vert

jaunâtre; tectrices alaires cendrées, tachetées de noir; rectrices jaunes, terminées de noir; les deux intermédiaires entièrement noires; liée et pieds rougeâtres; iris brun. Taille , six pouces. La femelle a les parties supérieures cendrées . nuancées de jaunâtre; la gorge et le milieu du ventre jaunâtres; le reste cendré. D’Europe.

Gros Bec Verdier de la Chixr. Loxia Si nantit, Lath. Parties supérieures d’un brun clair; tête et cou d’un | gris verdâtre; rémiges variées de roux, de cendré et de 1 noir; rectrices noires, terminées de blanc; parties inférieures d’un gris roussâlre; bec et pieds verdâtres Taille, six pouces.

Gros Bec Verdier sans vert. Loxia Af ricana, Lath. Parties supérieures variées de gris et de brun-verdâtre; tectrices rousses; poitrine variée de blanc et de brun; gorge et parties inférieures blanchâtres. Taille, six pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

Gros Bec des vergers. F. Gros-Bec Titit.

Gros -Bec vkrmiculé. Coccolhrautlet variegata , Vieil!., Ois. ch., pl. 51. Parties supérieures d’un grisbrun, nuancé de jaunâtre; tête, joues et gorge noires; croupion et parties inférieures blanchâtres, rayés de zigzags noirs; rectrices intermédiaires plus longues que les autres; bec et pieds cendrés. Taille, quatre pouces. Des Moluques. • .

Gros-Bec vert. Fringilla melba , Lath. Parties supérieures d'un vert jaunâtre; front. Gorge, tectrices j caudales et rectrices rouges; rémiges verdâtres, bordées ! de rouge; parties inférieures verdâtres, rayées de brun;

abdomen blanchâtre; bec rougeâtre; pieds gris. Taille,

| quatre pouces et demi.

Gros-Bec vert a vextre rougeâtre. Fringilla viri- | dit, Vieill., Ois. ch., pl. 4. Parties supérieures d’un vert olive; tète d’un gris verdâtre; joues, gorge et parties inférieures grises, nuancées de rouge; bec et pieds j rouges. Taille, quatre pouces. D'Afrique.

Gros -Bec vert a croupion rouge. F. Gros -Bec ! Prasix.

Gros -Bec Veuve Ciirysoptère F. Gros Bec Chry- I soptére.

Gros -Bec Veuve au collier d’or. F. Gros-Bec a collier d’or.

Gros-Bec Veuve a deux brins. F. Gros Bec a deux brins.

Gros Bec Veuve Dominicain. F. Gros-Bec Dominicain.

Gros-Bec Veuve a épaulettes. F. Gros-Bec a épauj lettes.

Gros Bec Veuve éteinte. F. Gros Bec éteint.

Gros Bec Veuve ex feu. F. Gros-Bec ex feu.

Gros Bec Veuve mouchetée. Emberixa principalit, Lath. Parties supérieures d’un brun orangé, varié de noir; côlés de la télé, petites tectrices alaires, ventre et cuisses blanchâtres; poitrilie orangée; rectrices d’un I brun obscur, bordées de roux; les quatre intermédiaires plus longues et noires; bec et pieds rougeâtres. D’Afri- 1 que.

Gros- Bec Veuve a quatre ürins. F. Gros-Béc a quatre brins.

Gros-Bec des Vignes. F. Gros-Bec I.inottb.

Gros Bec de Virginie F. Gros bec Cardinal hlppë

r. ro

il Gros-Bec gris-ai.bin, qui sont deux es|>èces différentes auxquelles on a donné une synonymie fautive.

Gros-Bec vulgaire. C'esl le même que le Gros-Bec cobriifi.

Gros-Bec Weeboxg. y. Gros-Bec a dos rouge.

Gros-Bec WoRABtE. Frinyilla Abyaninica , Lalh., Vieill.. Ois. ch., pl. 38. Plumage jaune; nuque, joues et gorge d'un noir velouté; rémiges et rectrices brunes; liée noir; pieds rougeâtres. Taille, cinq pouces. La femelle est grise, tachetée de brun, et le mâle lui ressemble hors le temps des amours.

GROSE1LLF.R. Bibe». bot. Ce genre delà Penlandrie Digynie,“L., avait été placé dans la famille des Cactées par le professeur Jussieu. Il est devenu le type d'une nouvelle famille établie par De Candolle (Flore française, 3« édition ) sous le nom de Grossulariées; mais Achille Richard (Botanique médicale. 3* vo!.,p. 407) en adoptant la famille fondée par le professeur De Candolle, a changé sa dénomination en celle de Rihésiées. Les Groseillers offrent les caractères suivants . calice adhérant par sa hase à l'ovaire, plus ou moins carapanulé, à cinq divisions égales; corolle composée de cinq pétales en général fort petits et alternes avec les divisions du calice ; cinq étamines alternes avec les pétales, à Hlels insérés à la base des divisions calicinales sur une sorte de bourrelet peu saillant formé par une matière glanduleuse épanchée sur le calice et constituant un disque périgyne ; loges des anthères tantôt rapprochées, tantôt écartées par un connectif ; style bifide, ou profondément bipartite au sommet de chacune des branches duquel se trouve un stigmate simple; ovaire infère ou semi- infère, à une seule loge dans laquelle un grand nombre d’ovules sont insérés à deux placentas pariétaux et longitudinaux; haie globuleuse polyspertne, ombiliquée à son sommet. Les graines ont, selon De Candolle, l’embryon droit, très- petit, situé à la base d'un périsperroe corné. Les Groseillers sont de petits arbrisseaux à feuilles alternes plus ou moins profondément lobées, péliolées, souvent armées d'aiguillons simples ou divisés, que l'on peut considérer comme de véritables stipules endurcies et persistantes. Leurs Heurs sont quelquefois solitaires . le plus souvent disposées en épis ou en grappes axillaires. On en a décrit plus de trente espèces qui habitent les contrées monlueuses de l'Europe, de la Sibérie, de l'Amérique septentrionale, du Pérou et du Chili. Celles qui croissent dans le nord de l'Amérique [Bibes aureum, Pursb, Bibes Penny Iranicum, Lamk-, etc.), et qui sont assez nombreuses, offrent, dans le calice et les autres parties de la fleur, des différences peut-être suffisantes pour constituer un nouveau genre, surtout depuis qu'on a proposé de constituer la famille des Ribésiées avec le seul genre Bibes de Linné. On peut en dire autant pour celles de l'Amérique méridionale. Quant aux espèces européennes, elles ont été partagées par A. Richard (/oc» ci/.), en trois groupes qui pourront bien être élevés par la suite au rang de genres, mais que l'auteur n’a considérés que comme des sous-genres en leur imposant des dénominations particulières. Voici les caractères et les descriptions abrégées des espèces remarquables qu'ils renferment.

§ I. Grossit. aria. Ovaire complètement infère; calice campanule ; anthères cordiformes; style profondément bipartite; fleurs non disposées en grappes; tige ordinairement garnie d'aiguillons.

Le Groseillir Efineux, Bibe» Grossularia , L., est un petit arbuste très- rameux, qui ne s'élève -guère au delà d'un mètre. Sa lige ligneuse porte des feuilles, d'abord en faisceaux, à la base desquelles on trouve un aiguillon à trois branches divariquées; ces feuilles deviennent ensuite alternes et pétioiées, presque en cœur, pubescenles. à cinq lobes arrondis et profondément dentés. Les fleurs, qui naissent au printemps, sont vertes, axillaires et solitaires sur un pédoncule pubescent, penché et orné de deux petites écailles opposées. Le fruit est une baie globuleuse, de la grosseur d'une Cerise, d’un rouge foncé, hérissée de poils rudes, et ombiliquée à son sommet. Cette espèce croit dans les haies et les bois de l'Europe. On la cultive dans les jardins, ainsi que le Bibe» Uca crispa , L„ regardé par Lamarck comme une variété de la précédente. VUrû crispa porte vulgairement le nom de Grosciller à Maquereau. Celle épithète vient de ce qu'on assaisonne avec ce fruit, lorsqu'il est encore vert, les viandes et le Poisson , et particulièrement les Maquereaux. Parvenus à leur maturité , ces fruits ont une saveur acidulé et sucrée, mais dont nous faisons si peu de cas en France, qu'il n'y a guère que les enfants qui en mangent par friandise. Les Anglais, au contraire, ayant rarement l’avantage de voir réussir les arbres fruitiers sous le climat nébuleux de leur Ile, mais pouvant cultiver avec facilité le Groseiller épineux , lui ont donné beaucoup de soins et en ont obtenu, dit-on, plus de cent variétés tiès-eslimécs.

$ II. Ribes. — Ovaire infère; calice presque plan; anthères didymes; style bifide à son sommet; fleurs en grappe; tiges dépourvues d'aiguillons.

Le Groseiller rouge, Bibe» rubrunt, L., a des tiges dressées, cylindriques, garnies de feuilles très-grandes, pubescenles, à cinq lobes dentés; ses fleurs sont trèspetites et forment une petite grappe simple, pendante, composée de huit à douze fleurs pédicellées; le fruit est une petite baie globuleuse, ombiliquée, tantôt d'un rouge vif, tantôt blanche, transparente ou légèrement jaunâtre. Cet arbrisseau est indigène des contrées septentrionales de l'Europe. Dans les pays chauds il a besoin d'élre placé au nord et contre un mur. On a soin de retrancher les branches qui ont plus de trois ans, parce qu'on a observé que les jeunes rameaux portaient de plus beaux fruits que les vieux. La saveur acide des Groseilles est due aux Acides malique et citrique qu'elles conliennenl; leur suc se convertit en gelée tremblot- (anle sur la nature de laquelle les chimistes n'ont pas prononcé. Les usages alimentaires et thérapeutiques des Groseilles, sont si connus, qu'il est parfaitement Inutile de les signaler ici. Dans le nord de l'Europe, où l'on ne peut cultiver la Vigne, on relire une sorte de vin du suc de Groseilles, après lui avoir fait subir un certain degré de fermentation.

S III- BoTRTCAiruM. — Ovaire semi-infère; calice cainpanulé; anthères cordiformes; style simple; fleurs en grappes; tiges sans aiguillons.

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