‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 53 sur 117 · G II · texte numérisé non relu

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Le Groseilles roir. Ribea nigrum, L., vulgaire* inent nommé Cassis, a beaucoup d’analogie, pour le port, avec le Groseiller rouge. Ses liges sont rameuses et couvertes de feuilles qui ressemblent beaucoup à celles de la Vigne, mais qui sont trois fois plus petites, glabres en dessus, pubescentes en dessous, et supportées par des pétioles élargis et membraneux à leur base. Les grappes sont composées de Heurs pédicellées, écartées les unes des autres. Le fruit est une baie d'un noir foncé terne, et ombiliquée ù sou sommet. On rencontre fréquemment cet arbuste à l’état sauvage dans les bois uu peu humides et ombragés de la France, de I* Allemagne et du nord de l'Europe. Il est cultivé depuis un temps immémorial dans les jardins, et on lui donne les mêmes soins qu’au Groseiller rouge. Le goùL aromatique des baies de ce Groseiller, est dù à un principe qui réside dans des vais&eaux propres, altarhésaux parois intérieures de leur enveloppe. Celle odeur est peuagréa- Ide lorsqu'on mange le fruit, mais elle fait la base d’une liqueur assez estimée, que l’on connaît sous le nom de ratafia . et dont on rehausse l’arome avec de la Cannelle. du Mats, des Girofles et autres épiceries.

GKOSSOSTYLIDE. Groaaoatylia. bot. Sous le nom de Groaaoatylia biflora , Forster ( Prodrotn., n° 200 ) a mentionné une plante des Iles de la Société, qui serait le type d'un genre particulier et ainsi caractérisé : calice à quatre divisions profondes; corolle à quatre pétales insérés sur le calice; étamines nombreuses, à Hlets réunis en cylindre et entre lesquels sont situés vingt filets stériles; baie striée, polysperine, uniloculaire.

GROSSULARIA. bot. Nom générique des Groseillers chez les anciens botanistes, auquel Linné substitua celui de Ribea. Il désigne aujourd'hui plus particuliérement un sous-genre. K. Groseiller.

GROSSI) LA BILES. Groaaulariæ. bot. Sous ce nom, le professeur De Candolle a séparé d’avec les Cierges une famille adoptée par la plupart des botanistes , et particulièrement par Kunth {Synopt. Orbiê-Noti , 5, p. 305). mais dont le nom a été changé par Ach. Richard en celui de Ribésiées. y. ce mol.

GHOSSOS. bot. Les anciens désignaient par ce nom les Figues qui ne parviennent pas à leur maturité.

GROTTES, iiii. I.es Grottes sont des cavités souterraines, plus ou moins vastes, que l'on rencontre particulièrement dans les montagnes calcaires , et qui ne sont point l'ouvrage de l'art.

Ces cavernes, dont l’étendue est quelquefois immense, se divisent ordinairement en chambres, en galeries et en couloirs, tantôt vastes, élevés, spacieux, tantôt rétrécis, surbaissés et rapides. 11 u*y a presque point de pays calcaires où l’on ne cite de ces sortes de Grottes accessibles ; plusieurs sont devenues célèbres par leur étendue, leur décoration intérieure, ou par les personnages marquants qui les ont visitées ou qui les ont habitées.

On entend, par décoration intérieure, les stalactites, les stalagmites, et tous 4es genres d’incrustations qui se forment par l'iiifillratioH des eaux qui traversent les bancs supérieurs, se chargent de molécules calcaires, et qui les déposent à la voûte, sur le sol, ou sur les pa-

I rois de ces cavernes. Sans reproduire ici. et pour la ! millième fois peut-être, l'énumération des prétendues ! merveilles de ces Grottes sur lesquelles assez d'autres | se sont étendus pour exalter la beauté des stalactites qui partent de la voûte, se joignent aux stalagmites, et forment des piliers d’albâtre d’une blancheur éclatante, la forme bizarre et imitative d'une foule de concrétions, les replis des larges draperies qui descendent en ondoyant à la surface des parois de ces caverne», les lacs et les torrents souterrains, etc. On renverra, pour tous ces détails, aux ouvrages intitulés : Merveilles de la Nature; et on se contentera de dite que ces Grottes •ont les grands laboratoires où la pierre calcaire ordinaire se change en albâtre veiné, que toutes les stalactites augmentent de volume, par des couches qui s’appliquent journellement à leur surface, qu’elles finissent par se toucher, se joindre . se confondre, que les couloirs s’obstruent, que les galeries se rétrécissent, et que l’on pourrait presque calculer dans combirn de siècles les Grottes seront changées en carrières d'albâtre, dans combien de milliers d'années elles seront comblées, et à jamais fermées. Buffon fut frappé des changements qui s’étaient effectués aux Grottes d’Arcy, dans le court espace de dix-neuf ans, qui s'écoulèrent entre les deux visites qu'il y fil.

On a cherché à expliquer la formation des Grottes, et l’on s'est généralement accordé à les considérer comme le produit de l’eau violemment agitée, soit en courant ou en cascade. Celte explication est bien peu satisfaisante, il faut l’avouer, et n’est applicable qu’à un petit nombre- de ces cavernes. On peut, tout en admettant des causes infiniment plus puissantes que celles dont on est journellement témoin, se former cependant une idée de ce que l'eau courante peut produire sur les bancs de pierre calcaire compacte, la seule qui soit assez solide pour conserver des Grottes dans son intérieur. On connaît plusieurs fleuves qui se brisent sur des bancs calcaires, et des cascades énormes qui se précipitent de sept à huit cents pieds de hauteur sur des roches de celte nature, depuis bien longtemps sans doute, et on n'aperçoit aucune ébauche de Grotte. Il ne faut pas cependant nier complètement l’action des eaux dans la formation des cavernes, mais on ne doit pas lui accorder la faculté de les avoir commencées, si ce n’est celles situées au bord 4r la iner, et qui ne sont jamais d’une grande étendue. Il semble plus simple, et plus probable à la fois, de considérer les Grottes calcaires comme ayant été formées au même moment où les bancs qui les renferment ont été consolidés; une foule de circonstances ont pu donner naissance à ces vides, ou plutôt les réserver au milieu de la masse; ensuite les eaux courantes ont pu s'y précipiter, et en modifier les parois. Mais, comment admettre raisonnablement quedes Grottes aient été excavées dans une masse solide, par un agent quelconque, quand on ne trouve aucune issue pour la sortie des déblais énormes qui en seraient nécessairement résultés, quand la plupart de ces Grottes sont situées à une grande élévation , que leur entrée existe sur des escarpements, que leur intérieur renferme des excavations verticales en forme de puits, etc.? Il faut alors

avoir recourt aux grands moyens, sonores à l'oreille et i vides de sens; il faut entasser hypothèses sur hypothèses. s'élever sur pn échafaudage de suppositions plus ou moins fausses, pour en venir, en dernière analyse, à des explications forcées et invraisemblables. On a déjà pu voir précédemment, quel pouvait être l’effet des courants souterrains sur des bancs de pierre peu solides, mais on a toujours entendu que ces cours d'eau avaient au moins rencontré quelque route ébauchée; car ils n’eussent trouvé aucune issue, et du sable mouvant aurait suffi pour en paralyser l'action ; à plus forte raison, de la pierre dure et solide.

Le nombre des Grottes ou des cavernes est immense dans les pays calcaires; en France, on cite particulièrement celles d’Arcy, près Auxerre . département de l'Yonne; d'Orcelle, près Guingey, département du Jura; de Sassenage, et de Notre Dame de la Balme, près Grenoble. département de l'Isère; de Miremont, près Périgueux, département de la Dordogne : celles des Demoiselles, près Ganges, département de l'Hérault; de Saint-Dominique, près Castra; deSatsac, etc. On remarque en Belgique les grottes de Han et de Réraouchamps; en Angleterre, celles de Pooles-Hole, près Buxton, en Derbyshire, et de Devils-Arse, près Caslleton. Mais de toutes ces Grottes, il parait que celle qui est située dans la petite lie d'Anliparos, l'une des Cyclades, dans l’Archipel grec, l’emporte par la beauté de ses stalactites. Elle fut visitée et décrite par Tournefort. dans son voyage en Grèce et en Asie, entrepris par ordre du roi, et dont il donna la relation en 1707. Tournefort' ! crut reconnaître dans celle Grotte la preuve évidente de la végétation des pierres, et celle erreur d'un grand j botaniste a été reproduite de nos jours; elle conserve encore un petit nombre de partisans.

Quelques Grottes calcaires se couvrent d’efflorescences nitreuses, qui se reproduisent avec une telle rapidité et une telle abondance, qu’elles deviennent des nitrières très- productives, puisque le Nitre s’y récolte de trois jours en trois jours, en été, et tous les sept jours, en hiver. Ces Grottes, découvertes par l'abbé Fortis, à la MolfrUa, près Bari, dans la Pouille, qui y sont connues sous le nom de Pulos, augmentent de capacité par le seul fait de la décomposition de la pierre calcaire compacte, au milieu de laquelle ces cavernes sont creusées, et qui se réduit spontanément en poussière.

D'autres Grottes offrent des amas d’ossements fossiles, agglutinés par des infiltrations calcaires; il parait que les animaux auxquels ils ont appartenu se rassemblaient dans ces antres souterrains pour y dévorer leur proie, ou pour y mourir, car on sait avec quel soin les animaux sauvages cherchent à se dérober au jour lofsqu’ils sentent leur fin prochaine. Cuvier a reconnu parmi ces Fossiles des restes de Lions et d'autres animaux carnassiers, qui ne vivent plus en Allemagne, où ces Grottes existent, particulièrement à Batimann. près Goslaed, et surtout à Gailenreuth, dans le pays de Baireuth; on doit en conclure, tout naturellement, que ces excavations remontent ù la plus haute antiquité.

Les Grottes volcaniques sont moins étendues que celles des pays calcaires ; on peut les distinguer en deux

sortes , celles qui sont creusées dans les matières lufeusos, et celles qui sont excavées au milieu des colonnades ou des faisceaux basaltiques.

La Campanie, la Sicile, les Iles Ponces, Ténériffe, les volcans éteints de l'Auvergne et du Vivarais, présentent des exemples nombreux de ces Grottes tufeuses. que l'on est exposé à confondre avec les anciennes carrières d'où l’on a extrait la Pouzzolane, pour les constructions hydrauliques.

Quant aux Grottes basaltiques, elles sont produites par l'écroulement d'un grand nombre de ces colonnes, et elles se font remarquer par leur aspect- symétrique et architectural. La plus célèbre de ces cavernes, est celle de Fingal, située dans File de Staffa. l'une des Hébrides. Faujas a visité celle Grotte, et l'a figurée danB son excellent Voyage en Angleterre , en Écosse et aux Iles Hébrides; sir Joseph Banks, qui l'avait visitée auparavant, en a fait la description suivante qui parait exemple de tout écart d]une imagination ardente.

• Nous ne fûmes pas plus tôt arrivés au sud-ouest de

• l'ile, qui est la partie la plus remarquable par ses co

• lonnes, que nos yeux furent frappés d'une magnifi- ■ cence à laquelle nous étions bien loin de nous atlen-

• dre : la totalité de cette extrémité de Pile porte sur

• des rangées de colonnes, doul la plupart ont plus de » cinquante pieds de hauteur, et offrent un ordre su- » perbe de colonnades naturelles, qui décrivent les

• mêmes contours que les baies et les pointes de l'ile, " et sont appuyées partout sur une base solide d'une » roche brute et informe... Nous arrivâmes bientôt à » l'embouchure de la Grotte, qui, sans contredit, offre

• le plus magnifique spectacle dont un voyageur ail » jamais donné la description.

• L'imagination aurait de la peine à se peindre quel- » que chose de plus imposant que la profondeur de

• celle Grotte, dont le portail a .trente-cinq pieds d’où- » verlure et cinquante -six pieds de hauteur, dont les b colonnes verticales, qui composent la façade, sont de b la plus parfaite régularité, et ont quarante cinq pieds b d'élévation jusqu'à la naissance de la voûte, et dont » les côtés, dans toute la profondeur, qui est de cent b quarante pieds, sont supportés par des rangées de » piliers ou de colonnes, tandis que le plafond est comb posé des extrémités de celles qui ont été cassées pour

• former cette caverne; une matière jaunâtre sépare b les pierres noires, et donne à l'ensemble un aspect de » mosaïque. Le fond de la Grotte n'est éclairé que du » jour qui y pénètre par l’entrée, ce qui ajoute encore à ■> sa beauté. Le mouvement que la marée y entretient « rend l'air sain, et en chasse toutes les vapeurs, qui, b pour l'ordinaire, remplissent ces sortes de cavernes. » La mer s'élance jusqu'au fond de celle ci, et produit. b en se brisant à son extrémité la plus reculée, un bruit

• qui, suivant les uns, a quelque chose de mélodieux, b et qui n'est rien moins qu'agréable suivant les aub très, b (Faujas, Voy. en Angleterre, t. il, p. 49 et suivantes.)

La même lie renferme une autre Grotte moins remarquable que celle de Staffa , et qui est connue sous le nom de Grotte des Cormorans; enfin, le département de l’Ardèche offre aussi des Grottes tufeuses, et une belle

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caverne basaltique, située au village de la Baume. Les premières sont représentées dans la belle vue du cra- 1ère de Mont Brui, et la seconde fait aussi le sujet d'une des planches de l'ouvrage de Faujas, sur les volcans éteints du Yelay et du Vivarais.

Les terrains gypseux présentent aussi quelques excavations assez considérables, parmi lesquelles on doit citer celle qui est connue sous le noin de Labyrinthe de Koungour, sur les frontières de la Sibérie. Celle Grotte conserve la glace pendant l'été, et ne la laisse fondre qu'en automne. Patrin, qui la visita en juillet 1780, observa que le thermomètre y descendit à 5 degrés audessous de zéro, tandis qu’il se soutenait en plein air à 14 au-dessus. Cet abaissement de 1b° dans la température, tient à un courant d'air froid, qui traverse l'atmosphère humide qui la remplit. P. Glacières xatü- RILLIS.

Quelques Grottes ont servi de lieu de retraite à des familles .persécutées ; d'autres ont été changées en catacombes , et ont contribué, par leur nature, à la conservation des cadavres desséchés ou embaumés que l’on y déposait. Une partie des tombeaux des rois de la Uaule-Égyple, ceux des anciens habitants des Canaries, les Guauches, sont des Grottes naturelles, creqsées dans le calcaire ou le grés volcaniques, celles de Ténériffe (Héricart de Thury, Descript.des Catacombes , pag. 4 et suiv.). Si l'on excepte ces usages sacrés, les Grottes ont presque toujours élé le partage des charlatans ou des malfaiteurs. Le diable, les fées, les vierges , les voleurs et les ermites les ont habitées tour à tour.

GROUGROU. bot. Synonyme vulgaire de Cocos acuteatus, espèce du genre Cocotier.

GRülLARD. ois. Synonyme vulgaire du Traquet. y. ce mol. Belou l'a aussi appliqué au Bouvreuil.

GROtiNL NÈGRE, pois. Synonyme vulgaire de Murène noire.

GROGS. ois. Synonyme de Tétras rouge, y. Tétr as.

GK0UT1E. G roui ùt. bot. Genre de la famille des Olacinées, établi par Perrollet. et dédié à la mémoire de Grout de Beau fort, officier de marine très-distingué, et qui, après avoir exploré en naturaliste véritablement instruit, les vastes régions de la sénégambie, a succombé aux fatigues et à la funeste influence du climat africain, en 18*7. Caractères : calice à cinq sépales réfléchis et caducs ; péLales nuis ; cinq étamines opposées aux sépales, à anthères didymes; cinq appendices alternant avec les étamines, courts, épais, presque cunéiformes, sillonnés à l'extrémité qui est repliée, et posés autour de l'ovaire; celui-ci oblong, conoïdo, obtus à l'extrémité, renfermant un placenta filiforme, dressé au fond de la loge, et portant à son sommet un ovule pendant. La Gboitib a veuilles de Celtis, Groutia Cellidifolia (Flore de Sénégambie, l. 23), est un arbrisseau de quinze à vingt pieds, à rameaux flexibles, presque grimpants, à feuilles alternes, brièvement péliolées, ovales-ohlongues , elliptiques, entières, coriaces, glabres, luisantes et marquées de fortes nervures. Les fleurs, d‘un blanc jaunâtre, sont très-petites, réunies au nombre de trois, en grappe axillaire, sur un pédoncule commun, garni de bractées écailleuses. La place

que ce genre doit occuper dans la série des ordres naturels, n'est point encore parfaitement bien établie, vu que Perroltet ne s’esl point trouvé en position d'observer les fruits à l'étal de maturité.

GRUAU, bot. Préparation , pour l’usage culinaire, des graines de Céréales; elle consiste à dépouiller ces graines de leur enveloppe extérieure.

GRUBBIK. lirubbia. bot. Bergius {Acl. Slockh., 1707. p. «33. t. 2) a fondé sous ce uoui, un genre de l'Octandrie Monogyuie, L.,donL les caractères ont ensuite été exposés de la manière suivante ( Descript . Plant, ex capii. bon. Speif p. 00) ; fleurs axillaires, agglomérées, laineuses, sessiles; périanlhe composé de deux folioles larges, ovales, opposées, concaves, obtuses. renfermant deux ou trois fleurs : corolle de quatre pétales concaves, glabres intérieurement, laineux en dehors; huit étamines à filets subulés plus courts que la corolle; ovaire oblong, renflé, surmonté d’un style court, subtile, et d'un stigmate simple. Selon Lamarck (Dicl. Encyclopéd.), les fleurs de ce genre ne sont pas toutes hermaphrodites; il y eu a aussi de femelles, pareillement axillaires et sessiles, mais ayant un calice turbiné, à quatre lobes courts; un ovaire remplissant tout le calice, comine tronqué supérieurement, à sommet élargi, chargé de trois styles courts, et placés k distance ; stigmates simples; capsule globuleuse, aplatie en dessus, velue, très petite et Iriloculaire. Jussieu (Gen. Plant., p. 1G2) a exposé des caractères semblables à ces derniers, et il s’est demandé si les fleurs sont vraiment distinctes dans le genre de Bergius, et si alors les fruits ne sont pas formés par la réunion des ovaires? Le genre Grubbie a élé rapproché des Empetrum; mais ce rapprochement ne doit être considéré que comme une simple indication. Le Grubbia rosmarîni/'olia est une plante frutescente, à rameaux dressés, opposés et garnis de feuilles linéaires obtuses, roulées sur leurs bords, scabres en dessus, glauques en dessous, et plus longues que les entre nœuds des rameaux. Elle croit au cap de Bonne Espérance.

GRUE. G rus. ois. Genre de l'ordre des Grades. Caractères : bec aussi long ou plus long que la léte, robuste, droit, comprimé, en cône très-allongé, mais obtus vers le bout; mandibule fortement cannelée sur les côtés et près de la base; arête élevée; narines placées au milieu du bec, fermées en arrière par une membrane; région des yeux et base du bec ordinairement nues ou couvertes de mamelons ; pieds longs et forts, emplumés bien au-dessus du genou ; quatre doigts dont trois devant; l'extérieur réuni à l'intermédiaire par un rudiment de membrane, l’intérieur divisé; le pouce s’articulant assez haut sur le tarse; ailes médiocres; première rémige plus courte que la seconde, celle-ci égalant quelquefois la troisième qui est la plus longue. ]>e tous les Oiseaux voyageurs, les Grues paraissent être ceux qui apportent le plus de prévoyance dans leurs transports rapides des régions boréales aux contrées équatoriales et dans les retours périodiques de ces contrées vers celles que, précédemment, les dangers d'une disette totale leur avaient fait quitter. Elles u'enlreprennenl point isolément leurs voyages; elles se témoignent mutuellement et dans un rayon de plusieurs

Digiti,

GRÜ

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