‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 67 sur 117 · II A · texte numérisé non relu

II A

par Eftchweiler dans son Sysletna Liclienum (Munich, 1831), esl formé auxdépens du genre Borrera d'Acbar. Les caractères sur lesquels il est établi sont : lhallus foliacé, raineux, lacinié, fihrilleux, cilié au dessous ou vers la marge, inférieuremeilt loroeuleux et blanchâtre; apolhécions orbiculaires, rénifonnes, terminaux, souspédicellés, situés obliquement, à lame proligère, marginée par le lhallus. Ce genre sépare un groupe fort naturel sur une considération trop légère, puisque la principale est fondée sur la présence des cils qui se trouvent près de la marge du lhallus. Partant de là , Eschweiler range les Borrera t ru lia , Solenariu , tenetla, furfuracea, K a mlschadalis, rillüsü, Ephebea, A liant ica , etc., parmi les Parmelia , ie Borrera pubera, parmi les Lsnées, et regarde seulement les Borrera citions et teucomela comme des llagénies. Ce nom d'Hagénie n'eùl pas pu être conservé, puisque La marck a créé depuis longtemps pour les Phanérogames un genre liagénie adopté par les botanistes. .Mœnch avait aussi créé un genre consacré à Hagen, ce qui permet de s'étonner de la phrase où Eschweiler se plaint de l'oubli dans lequel esl tombée la mémoire de Uagen. Les naturalistes, prompts ù reconnaître le mérite, sont également prompts à Phonorer. Le genre Borrera de Meyer, qui est un Spermacocc (P. ce mot), est d'une création postérieure à celle du Borrera d'Acbar qui doit être maintenu.

11AGÉME. Uagenia. bot. Sous ce nom Lamarck a établi un genre de l'Octaudric Monogynie, L., et il a en même temps indiqué ses rapports avec les Méliacées. Voici la description abrégée de Y Hagenia Abyssinien, unique espèce du genre : ses tiges se divisent en rameaux glabres, couverts supérieurement de feuilles en touffes, ailées avec impaire, composées d'environ treize à quinze folioles ovales, lancéolées, aigues, dentées à leur contour . écbancrées et inégales à leur base; les pétioles, dilatés en gaiue à leur partie inférieure, laissent, après leur chute, une membrane qui se présente comine une stipule annulaire; les Heurs sont accompagnées de petites bractées lancéolées, entières, et sont disposées en panicules terminales, pendantes, étalées et ramifiées; elles ont un calice partagé en deux folioles concaves; cinq pétales plans, elliptiques, obtus; un très -court appendice à cinq découpures profondes, ovales, dans lequel sont renfermées dix étamines trèscourtes; le fruit est capsulaire. Le voyageur Bruce, qui a découvert cet arbre dans l’Abvssinie , l'a mentionné sous le nom de Cnsso. Comme il n'est point fait mention de ce genre dans la famille des Méliacées. dont le professeur De Camlolle a publié le tableau dans son ProilrOHius, il semble que ce genre, pour être adopté, exige des renseignements ultérieurs. C'est pourquoi il ne parait pas convenable d'en donner à part le caractère générique, qui d'ailleurs pourra être facilement extrait de la description précédente. Mœnch avait aussi constitué un genre Ilagenia avec le Saponaria porrigens, L., mais il n'a pas été adopté. P. Sxro IUI1K.

HaGL’H. ois. Synonyme d’Hirondelle de fenêtre, y. ce mol.

HAlDI.NGÊRITE. un. Substance particulière, décou-

verte en Auvergne par Berthier, qui l'a dédiée à son ami llaidinger. Elle est d'un gris métalloïde, quelquefois cristallisée en prismes rhoinboldaux. se trouvant plus souvent en masses lamellaires; sa pesanteur spécifique est 4.5; elle se fond Irès-facileinenl au chalumeau, en dégageant des vapeurs blanches et laissant un globule noir, atlirahle à l'Aimant ; elle est attaquable par l'Acide nitrique avec précipité blanc, immédiat, anlimonifcre. et la solution précipite abondamment en bleu par l'ily drocyanale ferruginé de Potasse. L'analyse a donné Antimoine, 53 ; Soufre, 51 ; Fer, 10 ; Zinc, des traces. Celte analyse présente une formule semblable à celle de la Jamesonile, à l'exception que le Fer y lient la place du Plomb; clic esl tout à fait concluante, nonseulement à cause des proportions définies qu'elle présente, mais encore parce qu'elle offre un Sulfure qui n'existe pas seul dans la nature, et que l'on ne peut pas considérer ici comme à l’état de mélange, parce que. étant très -magnétique, il communiquerait cette propriété â la matière qui le renfermerait s’il y était autrement qu'à l'étal de combinaison. Cette substance constitue un filon, dans la formation de Gneiss, au village de Chazelle en Auvergne. L’exploitation qui en avait été entreprise, a été abandonnée par la difficulté que l'on a éprouvée pour en obtenir le métal.

Il VIRE. ■si. On donne vulgairement ce nom au jeune Cerf d'un an.

Il VlRO.N. bot. Variété du Dattier dont les fruits sont plus allongés que les Dattes ordinaires.

IUJE. bbit. Espèce égyptienne du genre Vipère. y . ce mot.

11AKÉE. Uakea. bot. Ce genre de la famille des Protéacéeset de la Tétrandrie Monogynie, L., a été établi par Schradcr {Sert. Uanov., 27, lab. 7) et adopté par Cavauilles, Labillardière et R. Brown. Ce dernier auteur, dans son Mémoire sur les Proléacées ( Transact. o/'ibe Linn. Soviet., I. x, p. 178), en a ainsi exposé les caractères : périanlhe à quatre divisions irrégulières, placées du même côté; étamines nichées dans les sommets concaves des divisions du périanllie; glande hypogynique unique, presque partagée en deux (rarement entièrement hilobée); ovaire pédicellé, disperine ; stigmate presque oblique, dilaté à la base et terminé en pointe; follicule ligneux, à une seule loge excentrique, et ayant l'apparence d’avoir deux valves; graines munies ou sommet d’une aile plus longue que le noyau. Plusieurs espèces de Uakea ont été décrites sous le nom générique de Conchium par Smith ( Transact. Linn., t. iv, p. 215), Vcnlenat t Malmaison, 110) et Gacrlner (Carpoiog., 3, p. 210); d’autres ont été réunies aux Banksia par Salisbury. Suiitb et Gærlner. Il se compose d'arbrisseaux roides, ou d'arbres médiocres, couverts quelquefois de poils en navette; leurs feuilles sont éparses, souvent de formes diverses sur le même individu. Aux aisselles des feuilles, on voit de petites grippes ou fascicules enveloppés par des écailles imbriquées, scarieuses. caduques, renfermant quelquefois | les rudiments des rameaux, et pouvant, parcelle raison, être regardés comme des bourgeons. Celle circonstance i s'observe dans toutes les espÿces du genre, excepté une seule, et le distingue beaucoup mieux de ses voisins.

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