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que les autres caractères qui sont sujets à varier. Les fleurs sont petites, blanches ou jaunâtres, portées sur des pédicelles colorés, géminés et accompagnés d’une bractée; le pistil est très-glabre, £ style caduc ; la capsule a ses parois fort épaisses, et les graines sont noire» ou cendrées.
Toutes les Hakées sont indigènes de la Nouvelle-Hollande, principalement de la partie australe de la terre de Diémen, et des environs du port Jackson, Une seule espèce ( Hakca arborescent ) croit entre les Tropiques, j et cette espèce est aussi la seule dont les bourgeons floraux soient nus. On en cultive quelques-unes comme plantes de curiosité, dans les serres tempérées des jardins de l'Europe. Les trente-cinq espèces décrites par R. Brown ont été distribuées en trois sections : dans la première, sont celles à feuilles filiformes; dans la seconde, quelques-unes ont des feuilles filiformes ou disposées sur la même plante; et dans la troisième, sont | placées les espèces à feuilles planes.
Nous nous bornerons à mentionner les suivantes : 1° Hakca pugioniformiê de Cavauilles ( Icon., G, p. 24, lab. 533), qui a reçu sept autres dénominations. Sclirader l’a figurée sous le nom d ' Hakea glabra ; et c'est une de celles dont il a formé le type du genre. 2° Hakea epiglottis, Labillardière (Abr. -Holland., i, p. 30, lab. 40). 3° Hakca gibbosa, Cav. ( loc . cil., lab. 534). C'est Y Hakea pubcscens de Schrader, le Banksia jnni folia de Salisbury, le Banksia gibbosa de Willdeiiow, et le Conchium gibbosum de Smith. 4° Hakea acicularis de Knight et Salisbury ( Proleac ., 107 ), ou Hakea sericea de Schrader, Conchium aciculare de Veiilenat (Jardin de la Malmaison, tab. 3). 5° Hakea saligna, Kn. elSalisb.; Conchium salignum de Smith, et Embothrium salignum d'Andrews ( Reposit tab. 315). G° Hakea ruscifolia, Lahill. (loc. cit., i, p. 30, lab. 30). 7° Hakea dactyloides, Cavan. (/oc. cit., tab. 535), Banksia dactyloides , Gærtncr ( Carpol ., i, p. 221, tab. 47, f. 2), et Conchium dactyloides, Venlenal (toc. cit., tab. 110).
HAKIK. ois. Synonyme de Pélican. V. ce mot.
1IALACUIA lt HALACllO. pois. Noms vulgaires de l'Alose, y . Cn pi.
HALADROMA. ois. Synonyme de Pélécanoïde. y. ce mol.
HALÆTUS. ois. Pour Haliætus. y. ce mot.
HALANDAL,lIELANDELoo UANDEL.bot. Synonymes arabes de Coloquinte.
HALBOPAL. mis. Synonyme de Quartz résinite.
UALBOURG. pois. Le Hareng plus gros que les Harengs communs, qu'on pèche solitaire sur no» côtes après le départ des grands bancs, et qu'on désigne vulgairement sous ce nom, pourrait bien être une espèce particulière de Clupe.
HALBRAN. ois. E. Albbakd.
UALBZËOL1TUE. ni». L'un des synonymes de Pacaiute. y. ce mot.
HALCEDO. ois. Pour Alcedo. y. Alcyoe.
UALCON. ois. Synonyme de Faucon, y. ce mot.
HALE. pois. Espèce égyptienne du sous-genre Hélérobranche. y. ce mot.
Le mol Halz exprime aussi un air sec et chaud qui
| flétrit les plantes, qui détruit la fraîcheur et la beauté du teint.
HALEBRAND. ois. Pour Albrand, jeune Canard, y. ce mot.
HALEC. pois. Vieux synonyme de Hareng, y. Clopc.
HALEC1UM. polyp. Ocken a réuni sous ce nom plusieurs Polypiers qui appartiennent aux genres Tboa, Laomédée et Cl y lie. F. ces mots.
HALECt'LA. pois. Synonyme d'Anchois. y. Clcpi.
HALEINE. Halitus. zoot. Résultat de l'expiration; air qui s'échappe des poumons dans le mouvement d'expiration. C'est un mélange d’air atmosphérique non décomposé, de Nitrogène ou Gaz azote, mis à nu par le phénomène de la circulation qui a favorisé l'absorption du gaz oxygène par le carbone du sang; du gaz acide carbonique provenant de la combinaison de l'oxygène de l'air atmosphérique avec le carbone du sang; enfin de vapeurs aqueuses, chargées de différents principes animaux.
HALEINE DE JUPITER, bot. Quelques jardiniers ont désigné sous ce nom les espèces odorantes du genre Diosma. y. ce mot.
HALEKY. bot. D'où Halecus de Rumph (Amb., tab. 5, pl. 12G). Nom de pays du Croton aromaticum , plante d'Amboine.
HALËNIE. Haie nia. bot. Le Swertia corniculata, L., plante de la famille des Genliauées et de la Penlandrie Digynie, L.. a été érigé, sous le nom d 'l/alenia, en un genre distinct par Borckhausen (in Hcemer Archit. fur die Botanik , I, p. 25), à cause des prolongements cornus qui se trouvent à la base de la corolle, et qui représentent les points glandulaires des vraies Swerties. Les six espèces de Swertia rapportées ! de l’Amérique méridionale et du Mexique par Humboldl et Boopland, et décrites avec beaucoup de soin par Kunlh (Abc. Généra et Apec. Plant, aquinoct ., t. ut, p. 135, édit, in-fol.), devront être rapportées au genre Halenia, si son admission parait nécessaire. Elles ont d'abord toutes leurs corolles munies d'ap|>endices extérieurs plus ou moins prolongés en forme d’éperons ou de tubercules, et Kunlh, en proposant avec doute leur différence générique, exprime ainsi le caractère de ce nouveau genre : calice h quatre divisions profondes; corolle presque campanulée, quadrifide, munie de quatre éperons et de quatre tubercules; quatre étamines; le reste comme dans les Swerties. Si, comme nous le pensons, on doit unir aux plantes décrites par Kunlh, le Swertia corniculata , L., il sera convenable d’adopter le nom d’ Halenia, et de modifier le caractère cidessus exposé en ne fixant pas le nombre des parties de la fleur, attendu qu'il est sujet à variations.
HaLÉSIE. Halesia. bot. Ce genre, établi par Ellis et Linné, a été dédié au célèbre Haies, auteur de la Statique des Végétaux. Il appartient à la famille des Slyracinéesde Richard et de Kunth, à la Dodécandrie Monogynie. L., et il est ainsi caractérisé : calice très-petit, à quatre dents; corolle grande, renflée et campanulée , à limbe divisé en quatre lobes peu prononcés; douze à seize étamines dont les filets sont réunis en tube et adnés à la corolle, et dont les anthères sont oblongues et dressées; ovaire infère, surmonté d’un style et d'un
»l ig mate; noix recouverte d'une écorce, ol> longue. à quaire angles saillants et acuminés par le style persistant, à quatre loges inonospcrmes; deux des loges souvent avortées. Les plantes de ce genre sont des arbrisseaux indigènes de l'Amérique méridionale, à feuilles simples, alternes, imitant celles des Merisiers, et à Heurs blanches, latérales, (tendantes et axillaires. On en compte trois espèces dont la culture réussit assez bien dans notre climat. Une d'elles étant un arbuste d'orneinent qui fait un joli effet au milieu des Cytises et des Galniers qui décorent les bosquets d’Europe, nous nous bornerons à sa description.
HalEsie a quatre ailes. IJalesia teiraplera , L. et Ellis, Act. Angl., vol. 51, p. 331, tab. 33. Il s'élève à la hauteur de cinq à six mètres, chargé de rameaux étalés et de feuilles alternes, oblongues, aigues, légèrement dentées sur les bords, vertes en dessus, légèrement cotonneuses en dessous, et dont les pétioles sont pubescents et assez souvent pourvus de quelques glandes tuberculeuses; les fleurs, d'un blanc de neige, sont latérales, pendantes, réunies trois ou quatre ensemble par petits bouquets sur les vieux bois. Cet arbrisseau se multiplie par marcottes qui ne sont bien enracinées qu'après deux ou trois mois. Les graines récoltées en France, ne lèvent souvent que la seconde année.
Un autre genre Halesia , établi par P. Browne, dans son Histoire des Plantes de la Jamaïque, est identique avec le Guettarda de Linné. Lsfling ( lier Hispan. , 188) a employé le même nom comme spécifique, pour le Trichilia trifoliata , Linné. V . Glxttarde et Tri-
CUILII.
HALEUR. ois. Synonyme d'Engouievent à lunettes. y. Engoulevent.
If ALEX. rots. Dans les manuscrits de Plumier, ce nom désigne le Cailleu-Tassart. Commerson l’a aussi employé pour une espèce de Clupe à laquelle Lacépède donna le nom de Jussieu. Les anciens donnaient ce nom à certaine préparation des Anchois dans de la saumure.
1IALFE. bot. Nom d’une Graminée en Arabie. C’est le Lagurus cy U ntl rie un de Linné ou le ôacc Aarufft cy- Undricum de Lamarck.
1JALGAME. Halgania. bot. Genre de la famille des Borraginées, établi par Gaudicliaud, dans la botanique du Voyage de l'Uranie, pour une plante qu'il a observée à la baie des Chiens marins. Caractères calice à cinq divisions régulières et lancéolées; corolle hypogyne, infundibuliforme, à tube très-court, à limbe étalé, divisé en cinq lobes oblongs, obtus, dépassant le calice; préfloraison imbriquée et un peu contournée; cinq étamines insérées au tube de la corolle, à filaments courts, à anthères ovales-oblongues, cordées à la base par où elles sont Axées à leur support, dressées, biloculaires, prolongées au sommet en une sorte d’appendice linéaire, déhiscentes par une petite fente qui se trouve à l'extrémité interne de chaque loge; ovaire sessile, obliquement ovale; style terminal, filiforme, persistant, dépassant la longueur des étamines; stigmate simple, obtus; fruit obliquement tétragone-ovalc, coriace, biparlible, à segments biloculaires, à loges monospermes.
Ualganie littorale. Halgania litloraliê , Gaud. Bot. de l'Uran., pl. 59. C’est un très- petit arbuste rameux, velu, à feuilles éparses, lancéolées, un peu cunéiformes, faiblement dentées, trilobées à l'extrémité. Les fleurs sont bleues, réunies en corymbe terminal et dépourvues de bractées.
HALHAMAS. bot. L'un des Synonymes vulgaires de Cicer Arietinum. y. Csicbe.
HALI. ois. Synonyme de Poule à la Nouvelle-Calédonie. y. Coq,
HAL1AETOS. ois. Syn. de Balbuzard, y. Falco*.
HALIÆTUS. ois. D'Halimtoe des Grecs. F. Ptgargi e.
HAL1CACABUM. bot. Ce mot, qui chez d'anciens botanistes était l'un de ceux par lesquels on désignait des Alkékenges, est aujourd'hui le nom spécifique d’un Cardiosperme, et l’on appelle une espèce du genre Bruyère Erica Halicacaba.
HALICORE. mais. C'est à-dire Fille marine. Synonyme de Dugong, y. ce mot.
UALICTE. Halictus. i*s. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte -Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Andrenèles. établi par Latreille aux dépens du genre Andrène, et ayant pour caractères : division intermédiaire de la lèvre courbée , beaucoup plus longue que les latérales, surpassant, sa gaine comprise, d'une fois au moins la longueur de la tète, lancéolée. peu soyeuse; pattes postérieures différant peu des autres dans les deux sexes; une fente longitudinale à l'anus dans les femelles. Ces insectes ne formaient d'abord, dans la méthode de Latreille (division des Abeilles à la suite de son Uisl. nat. des Fourmis, et Hist. nat. des Crust. et des 1ns., t. m), que la première division des Andrenèles. Plus lard ce célèbre naturaliste convertit celte division en un genre propre (Nouv. Dict. d’Hisl. nat., t. xxiv). Jurine, d’après sa méthode, a placé les espèces du genre Halicte dans son genre Andrène; il les a distinguées des autres espèces et les a placées dans la seconde division de ses Andrènes. Kirby ( Monogr . dp. Angl.) les place dans sa division** b des Melliles. Enfin, llliger ( Magas . Jnsect. , 1806) les considère comme des Hylées de Fabricius. Les Halicles diffèrent des Collètes et des Prosopes de Fabricius ou des Hylées de Latreille par la forme lancéolée de leur languette; des Andrènes, en ce que la même partie ne se replie pas dans le repos sur le dessus de la gaine ou dans son canal supérieur, mais qu'elle se courbe en dessous et qu'elle est plus allongée, sa longueur, la gaine comprise, étant au moins le double de celle de la tête. Les femelles des Ualictes présentent à l'extrémité dorsale du dernier anneau de l'abdomen un enfoncement longitudinal et linéaire, ressemblant à une fente, mais qui n'est que superficiel. Cefle particularité a été observée par Kirby, et elle distingue exclusivement ces insectes de tous les autres de la même famille. Ils sont, en général, plus allongés et moins velus que les Andrènes ; leur languette est trifide , c'est-à-dire qu’on observe de chaque côté de sa base une petite oreillette ou division; le labre est court, entier, transversal, arrondi latéralement, cilié en devant, mais épais en dessus à sa base, et comme caréné dans les femelles; les mandibules sont cornées, étroites, 1er-
minées en pointe et un peu arquées. Cette pointe est simple dans les mâles et accompagnée d'une dent intérieure dans l'autre sexe; l'aile est formée d'une cellule radiale et de trois cellules cubitales complètes, dont la seconde, plus petite, et la suivante reçoivent chacune vers leur extrémité postérieure une nervure récurrente. Les mâles des lialicles ont le corps allongé, étroit, comme linéaire; leurs antennes sont grêles et arquées en dehors; leur longueur égale, dans plusieurs espèces, la moitié de celle du corps. L'ahdomen est tresohloug et courbé à son extrémité postérieure. Les pattes paraissent courtes relativement au corps. Les femelles ont les antennes très-coudées, l'abdomen ovale, et les pattes, les postérieures principalement, garnies de poils courts, nombreux et serrés, avec lesquels elles rainassent le pollen des Heurs; ces poils forment sur le dessus des cuisses postérieures un petit Hocoti ou une sorte de boucle. Le dernier anneau de l'abdomen présente, comme nous l'avons déjà dit, une apparence de fente. Dans l’un et l'autre sexe, le dessus de l'abdomen présente souvent des taches ou des bandes Iransvcrses.donl la couleur contraste avec le fond, et qui sont formées par un duvet très-court, placé au bord postérieur des anneaux ou à leur base. Les yeux sont elliptiques et entiers. Les trois yeux lisses sont disposés en un triangle évasé. La manière de vivre des lialicles est à peu prés scjnblable à celle des Anilrènes. Les femelles creusent dans la terre des trous obliques qui ont quelquefois plus d'un pied de profondeur; elles y transportent les aliments desliués à la larve qui doit éclore, et qui sont composés du pollen des Heurs mélangé avec un peu de miel , y pondent un œuf cl ferment sa retraite avec de la terre. Elles construisent ensuite successivement des nids semblables pour chacun de leurs petits, et ces habitations réunies en une masse et composées de molécules de terre agglutinées forment autant de tuyaux très-lisses en dedans. Les lialicles ont des ennemis qui leur font une guerre cruelle. Les plus redoutables sont l'Araignée agrélique et l’Araignée andrénivore. Ces insectes fondent sur les lialicles lorsqu'ils sont posés à terre, cl les emportent avec rapidité pour les dévorer. Les Fourmis ne leur sont pas moins redoutables ; elles se saisissent surtout de ceux que le Cercére orné, un des ennemis des lialicles, a blessés et qu'il <lé|M>ie à terre à côté de son trou, afin de les reprendre et de les introduire plus à loisir. Waikenaer a trouvé dans les nid» vides île Cereères et dans ceux des lialicles perceurs, de petites Fourmis rouges dont le miel est noir. D'autres ennemis des lialicles, qui ne sont pas moins redoutables pour eux, sont : le Chrysis luciilula, plusieurs espèces de Crabro , trois espèces des genres SpUccodc, Thypliic et Melliles, qui cher client sans cesse à entrer dans les nids des lialicles pour y déposer leurs œufs; enfin le Cercére orné dont nous avons parlé plus haut. Cet insecte voltige çà et là au-dessus de la demeure des lialicles, et lorsqu'elles se préparent à entrer dans leur trou et que leur vol est stationnaire, le Cercère fond sur une Abeille, la saisit par le dos et l'enlève; il va se poser à terre, s'accole contre quelque petite pierre ou quelque motte de terre, et lui enfonce son aiguillon immédiatement au-dessous de la tète, il porte
ensuite sa victime dans son nid pour servir de nourriture à sa postérité. Waikenaer a décrit les mœurs de deux espèces de ce genre d’une manière très -étendue dans plusieurs mémoires intitulés : Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des Abeilles solitaires qui composent le genre Halicle; Paris, 1817.
Halictk «mu ii. I/alictu* ihecaphorits , Wallten. ; I/aliclus quaUristrigahia , Lalr.; Hytcus grandi* , Hlig., figuré par Waikenaer. Celte espèce se livre à ses travaux en plein jour et durant la grande chaleur. Elle mine la terre et la soulève pou à peu à la manière des Taupes, et perce un trou dont l’entrée a environ quatre lignes de diamètre. Le conduit qui aboutit à l’habitation. et qui a environ quatre pouces de profondeur, va cil pente ; à son extrémité se trouve le nid commun de la |H.*tile société. « Uu'on se figure, dit Waikenaer. une cavité ronde ou l'intérieur d'un dôme de deux pouces et demi de diamètre et de trois pouces de hauteur; que l'on remplisse ensuite ce dôme d'une masse de terre irrégulièrement pétrie, mais offrant partout des vides qui se détachent des parois du dôme, et qui présentent des coques en terre, liées ensemble avec les parois du dôme, par de petites traverses dont les différentes si- ; nuosilés forment un labyrinthe qui semble inextricable, on aura une idée de l'habitation de nos grandes Abeilles. On voit ainsi qu'elles vivent réunies dans un lieu commun ou habitation commune; mais qu’elles ont toutes une cellule particulière qu'elles occupent séparément. • Lorsque Waikenaer examina un de ces nids, il se composait de dix-huit à vingt coques de terre, ayant la forme de cornues allongées de huit lignes de long sur quatre de large au gros bout; ces coques sont unies ensemble et ne forment qu'une seule masse. Les larves sont renfermées dans ces coques; elles ont sept à huit lignes de long, sont sans pattes et plus grosses vers la lele; leur couleur est jaunâtre; elles sont composées de douxe anneaux en n'y comprenant pas la tète et un petit tubercule qui termine le dernier anneau ; leur tête présente deux très petites mandibules cornées, pointues, recouvertes par une lèvre ou chaperon ovale. La nymphe est nue, couchée sur le dos dans sa coque; toutes les parties de l’insecte parfait s’y distinguent facilement, mais elles sont blanches et molles. Cest au commencement d'août que Waikenaer a ouvert ce nid : ainsi l'on voit que les lialicles doivent éclore dans le courant de ce mois.
IUmctb fekcei R. Halictu * terebrator, Walken.; Meilila fulrocincta , Kirby; Hytvus fuit oc inclus , lllig.; Api s, n° 7, Geoff.; Apis bicincla, Gmel. Il ne travaille que la nuit ; son habitation consiste en un trou d'abord unique et perpendiculaire qui se partage, à partir de cinq pouces de profondeur, en sept ou huit trous différents, peu écartés les uns des autres, à l'extrémité desquels sc trouve, à environ huit pouces de distance au-dessous du sol, l'habitation de chacune des Abeilles et l'alvéole en terre où elle dépose et nourrit sa postérité; sous la courbure de ce nid, du côté le moins bombé, se trouve attachée une boule de cire mielleuse, de la grosseur d'un pois, mais qui n'est pas parfaitement ronde; c'est cette boule qui doit servir à la nourriture de la larve, quand l’œuf que i'Ualicle dé-
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pose dessus sera éclos; celle larve ne présente d'abord aucun anneau : c’est un Ver blanc, cylindrique, d'une ligne de long; parvenue au terme de son accroissement, elle a quatre ou cinq lignes de long; elle est renflée au milieu et divisée en treize segments, sans compter la tête qui est petite, distincte, munie de deux mandibules pointues, par le moyen desquelles clic mord et divise la boule de cire sur laquelle elle est couchée; lorsque cette larve a consommé la boule de cire contenue dans le nid. elle se métamorphose en nymphe sans se filer de coque; cette métamorphose a lieu un mois ou cinq semaines après que les Abeilles ont commencé à percer leurs trous ; ces nymphes présentent à nu toutes les parties de l'inserlc parfait, mais ramollies et ramassées; la tète est d'abord entièrement blan- ! che. Les yeux commencent les premiers à se colorer en rouge-brun, ensuite les pattes; on voit après brunir le dessus du corselet, peu à peu le bord des anneaux, dont la base est encore blanchâtre; enfin l'insecte se trouve revêtu de toutes ses couleurs et dans son état parfait, mais trop mou pour pouvoir se remuer; ce n’est qu'un jour ou deux après sa métamorphose complète qu'il soulève le petit bouchon de terre qui ferme son alvéole, atteint les parties supérieures de sa demeure et s’envole. Ces Ualictes ne se posent que très-rarement avant d’entrer dans leur trou. Walkenaer suppose que c’est pour éviter d'être surprises par des ennemis redoutables, qui les guettent continuellement; il a observé que lorsqu’une d'elles se présentait pour entrer, on en voyait une autre s'élever subitement jusqu'à l’entrée du trou dont l'ouverture était bouchée exactement par sa tête; que la première se retirait un instant comme pour attendre la permission d’entrer, et qu'ensuite celle qui avait paru au trou, reparaissait de nouveau comme pour venir annoncer l’ordre d'admission; alors elles rentraient l’une et l’autre dans le trou : le même manège avait lieu toutes les fois qu’une Abeille voulait entrer : si cependant aucune sentinelle ne se présentait lorsqu'une Abeille se disposait à entrer, il semblait que celle qui s’était introduite sans permission, était bientôt chassée, et on la voyait immédiatement sortir.
Il est à regretter que l'étendue de cet ouvrage ne permette pas d'entrer dans de plus grands détails. I)u reste on pourra 'recourir aux Mémoires cités plus haut. Le nombre des espèces du genre Ualicte, qui se trouvent en Angleterre et qui ont été décrites par Kirby, est de vingt- quatre; la collection de Latreille en renferme plus de quarante, tant exotiques qu'indigènes.
1IAI.IDRE. Halidrys. bot. ( Hydrophytes . ) Genre établi par Stackhouse dans la deuxième édition de sa Néréide britannique, pour les Hydrophytes auxquelles Lainouroux a cru devoir conserver le nom générique de Fucus. Stackhouse y réunit à tort des Dictyoptères et d'autres plantes marines. Le genre Hafidry» de Lynghye ne ressemble en aucune manière à celui de Stackhouse, il se compose des Fucus nodosus et siliqtiosus de Linné, que Lamouroux distingue sous les noms génériques de A odularia et de Sitiquaria ; le premier diffère des Fistulaires de Stackhouse qui a placé à tort le Fucus fibrusus de Linné après le Fucus
nodosus. Ainsi le genre Halidrys de Stackhouse, et celui de Lynghye ne peuvent être adoptés.
IIALIH. lialin. ixs. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des PhaSénites, institué par Godard. Caractères : antennes pectinées dans les mâles et simples dans les femelles; bord terminal des ailes simple et entier; corselet étroit, écailleux ; les quatre ailes pulvérulentes ; les su|»érieures marquées, le long de la côte, de trois à quatre taches qui donnent naissance à autant de lignes à peine marquées; palpes dépassant à peine le chaperon; trompe longue. Ce genre, formé aux dépens du genre Fidonia de Treitschke, ne renferme que deux espèces : lialin wnrnria et i/alia puttclularfa. Celte dernière a les quatre ailes d'un gris cendré en dessus, avec un rcfict blanchâtre, qui est dû à la présence d’une poussière abondante; quatre taches d'un noir roussâlre le long de la côte des supérieures, et autant de lignes transverses et ondulées d'un gris brun plus ou moins sensible; quatre lignes semblables traversent les ailes inférieures; frange blanchâtre et noirâtre alternativement; le dessous des quatre ailes est blanchâtre avec une ligne et quelques points plus ou moins visibles. Taille, quatorze lignes. Europe.
IIALIEUS. ois. Nom donné à un genre où seraient compris des Cormorans et les Frégates.
1ULIMATIA. bot. Ce nom. qui parait être formé par corruption d ' llalimos , espèce du genre Arroche chez les anciens, est employé par Belon, pour désigner un arbuste dont on forme des haies dans le Levant, et dont les sommités sont mangeables. Ce voyageur entendait vraisemblablement parler de V Atriplex Halitnus , L.
Il ALIMÈOE. J/alitneda. poltp. Genre de l’ordre des Coralliuées dans la division des Polypiers flexibles ou non entièrement pierreux, à substance calcaire mêlée avec la substance animale ou la recouvrant, apparente dans tous les états, ayant pour caractères : de présenter un Polypier phyloïde, articulé, avec des articulations planes ou comprimées, très-rarement cylindriques , presque toujours un peu flabelliformes ; l’axe fibreux, recouvert d'une écorce crétacée, en général peu épaisse. Linné, Pallas, Ellis et les auteurs modernes, ont réuni ce genre aux Corallines. malgré les nombreux caractères qui l’en éloignent ; les Haiimèdes. presque semblables à quelques plantes de la famille des Opunliacées. par leurs articulations planes, larges, éparses ou prolifères, ne peuvent être réunies aux Corallines à divisions trichotoinrs , et dont les articulations sont tout au plus comprimées. Elles diffèrent par des caractères bien tranchés, des Amphiroês à articulations séparées, des Janies filiformes et des Galaxaures fislulruses; ainsi les Haiimèdes forment ungenredislinct dans l’ordre des Corallinées. auxquelles elles appartiennent parla naturedes deux substances tant internes qu’externes. Un auteur célèbre leur trouve quelque rapport avec les Alcyons; cela peut être entre quelques individus desséchés et décolorés ; mais au sortir de la mer il n'existe aucune analogie entre ces êtres. Lamarck, dans son Mémoire sur les Polypiers empâtés, a fait un genre sous le nom de Flabellaire. dans lequel il réunit les Udotées aux Haiimèdes; Lamouroux n'a pas cru devoir l’adopter de préférence à la division qu'il
proposa en 1810, longtemps avant que le savant professeur du Jardin des Plantes s’occupât d'un travail spécial sur celle partie intéressante de l'histoire naturelle. La principale différence qui existe entre les Udolécs et les Halimèdes consiste dans les articulations qui sont toujours trés-apparentes dans les dernières, cl qui n'existent jamais dans les premières, car on ne peut regarder, même comme des rudiments d’articulations, les zones concentriques et transversales que l’on observe sur les l! dotées. Ces lignes zonaires donnent quelquefois à ce Polypier tant de ressemblance avec certaines variétés du Padina Paconia ( Ulva Pavo nia , Lin.), que l'on ne doit pas s'étonner que plusieurs naturalistes aient confondu ces espèces. Ellis a figuré d'une manière très-exacte les pores ou cellules polypifères de l'Ualimède Raquette, et leur moyen de communication avec l'intérieur du Polypier; ne Payant point observé vivant, il n’a pu en découvrir les animaux. Les Halimèdes ne se trouvent que dans les mers des latitudes chaudes ou tempérées ; rares dans les parties septentrionales de la Méditerranée, elles deviennent plus communes à mesure que l'on s’approche des régions équatoriales. Elles sont abondantes aux Antilles. On n'en connaît encore qu'une espèce de la mer des Indes; elles paraissent très -rares dans cette partie du monde. Quelques espèces sont communes à la Méditerranée et aux Antilles sans présenter aucune différence bien sensible, soit dans la forme, soit dans la grandeur. Leur couleur n’offre jamais les nuances brillantes des Corallines; verte dans le sein des mers, elle devient blanchâtre par l'action de l’air ou de ta lumière. La grandeur dépasse rarement un décimètre, et n’est jamais au-dessous de cinq centimètres. Les Halimèdes, quelquefois parasites sur les Tbalassiophyles. adhèrent ordinairement aux rochers ou aux sables solides par des fibres nombreuses, plus ou moins longues. On les trouve mêlées dans la Coralline de Corse des pharmaciens, et elles ne paraissent point altérer les propriétés anthelminliqucs ou absorbantes de ce Polypier. Les llaliinèdes sont peu nomhreusesen espèces ; les principales sont les Halimeda momie, incrassata , mullicauiit, irregularis, trident, Opuntia la plus commune de toutes , Tuna et dioscoidca les plus grandes, avec des articulations presque orbiculaires.
IIALIMOCNE.MIDE. Halimocnemit. bot. Genre delà famille des Chéno|>odées, institué aux dépens du genre Palycnemnm de Pallas, par C. A. Meyer qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites, à deux bractées; calice composé de deux à cinq sépales; deux styles presque toujours soudés à leur base ; point d’écailles hypogynes ; fruit consistant eu un utricule comprimé, subchartacé. recouvert par le calice; péricarpe membraneux ; semence verticale, suborbiculaire ; tégument simple et membraneux ; embryon périphérique; radicule dorsale. Ce genre renferme environ quatorze espèces dont la majeure partie appartient à la Sibérie; on en trouve aussi en Perse, au Caucase et en Arabie. Ce sont en général des plantes herbacées, rarement des sous-arbrisseaux, quelquefois glabres, le plus souvent pubescentes; les feuilles sont alternes ou opposées, plus ou moins cylindriques et succulentes; les fleurs
sont solitaires et axillaires ; les bractées sont conformes aux feuilles, persistantes et formant avec les vestiges des sépales l'enveloppe durcie de l’utricule. Ce genre est divisé en deux sections, selon que les espèces ont moins de cinq sépales ou qu’elles offrent ce nombre complet.
HALIMODENDRE. Halimotlemlron. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Fischer qui le caractérise de la manière suivante : calice urceolatocampanulé. divisé en cinq dents courtes ; carène obtuse et recliusculc; ailes très-aigues en forme d'oreillettes; étamines diadelphes (neuf et une), presque égales ; style filiforme et glabre; stigmate terminal; légume stipité, renflé, vésicaire, dur, ovale; oligosperme, déprimé vers la suture à laquelle les graines sont attachées : celles-ci ovales, un peu comprimées, petites et lisses.
Halimodexdre argenté. Halimodendron argenteurn , Fisch. ; Robinia halodendron , L.. F., Supp. 530; Pall., FL It o h sic a, 36; Caragana argentea, Lam. C’est un arbrisseau de médiocre hauteur, ù feuilles argentées, bijugées cl brusquement ailées; les pétioles et les stipules sont légèrement spinescents; chaque pédoncule porte deux ou trois fleurs purpuripes. Celte plante habite l'Espagne; on lui reconnaît plusieurs variétés.
HALIMOS et HALIMUS. bot. F. Ualiiatia et An-
BOr.HI.
IIALINATRON. mit. Ce mot a été quelquefois employé pour désigner le carbonate de Soude impur, que l'on rapporte d’iîgypte.
HALIOPHIDE. Haliophis. rois. Genre de la famille des Malacoptérygiens , établi par Ruppel , et qui doit prendre place à côté des Donzelles, d'après les caractères suivants : corps allongé, comprimé et recouvert d'une peau glabre; ouverture des branchies petite; membrane branchiale munie de quatre rayons; une petite épine à l'opercule; bouche petite, garnie d'une rangée de dents crochues; nageoires dorsales nulles ; une seule dorsale qui s’étend sur toute la longueur du dos et dont l’extrémité se réunit aux membranes des nageoires caudale et anale. Une seule espèce, Haliophisguttatus, sert de type à ce genre ;cVst 1 eMurcena gultata de Forskahl , et VOphidium frontale d'Ehrenberg. On le trouve dans la mer Rouge.
HALIOTIDE. Haliotis. «ou.. Vulgairement Oreille de mer. Genre de la famille des Macrostomes de Lamarck et des Sculiliranches non symétriques de Cuvier. Blainville les a placés dans le même ordre des Scutibranebes, dans la famille des Otidéet, qu'il a créée nouvellement. Plusieurs espèccsde ce genre, abondamment répandues dans nos mers, ont été connues des anciens, et pour la plupart figurées par eux. Us les ont presque tous, rapprochées des Patelles, et les en ont séparées avec facilité , car il est peu de genres qui soient plus faciles à distinguer au premier abord. Klein (Méth. Oslr., p. 18) parait être le premier à en avoir fait un genre sous le nom A'Auris , puisé dans les écrivains antérieurs à son époque, tels que Lister, Rumph. etc. Linné forma ensuite ce genre sous le nom d' Haliotis, et il a été adopté depuis, sous la même dénomination , par Adanson et par tous les concbyliologues modernes. Jamais les auteurs n'ont varié sur la nécessité et sur la
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valeur de ce genre, mais il en est peu qui aient autant changé de place. On voit, en effet, Linné terminer sa première division des Coquilles régulières et à spire par les Haliotides, et commencer la section des Coquilles sans spire par les Patelles. Ce rapprochement avait été senti et indiqué par les anciens. Adanson luiméme mit ce genre dans un même ordre de rapports. Bruguière, dans son cadre méthodique, sépara beaucoup de Patelles des Haliotides; il mit les premières dans l’une des divisions des Coquilles sans spire régulière. avec les Dentales et les Serpules; les secondes à la fin d’une autre division, entré les Nérites et les Argonautes, ce qui est loin, comme il est facile de le sentir, de présenter un ordre naturel. Lamarck,dans les Animaux sans vertèbres, 1801, avait mis ce genre dans la seconde section, celle qui réunit toutes les Coquilles qui n’ont ni canal ni échancrure à la base. Il se trouve évidemment à faux entre la Testacelle et le Vermet. Dans sa Philosophie zoologique, on le trouve faisant partie d’une famille particulière, avec les Stomates et les Stotnalelies. Cette famille, à laquelle il donna d'abord le nom de Stomalacées , fut conservée plus tard par lui (Exlr. du Cours, 1811 ) sous le nom de Macroalomes, mais il en sépara alors les Haliotides, pour les réunir avec doute aux Patelles , aux Ombrelles et aux Oscabrions, dans la seconde division des Phyllidiens; enfin, dans son dernier ouvrage, le même auteur réunit de nouveau les Haliotides aux Stomates et aux Stomatelles, comme dans la Philosophie zoologique, en conservant le nom de Macrostome pour la famille à laquelle il a ajouté sans séparation, le genre Sigaret. Cuvier, dans ses divers travaux, n’a guère moins varié que Lamarck à l’égard des rapports de ce genre. Dans la première édition du Règne Animal, on le trouve, selon le système linnéen, entre les Nérites et les Patelles, et à peu près dans les mêmes rapports, dans le Cours d'anatomie comparée; mais, dans la seconde édition du Règne Animal, Cuvier réunit les Haliotides aux Stomates, aux Cabochons et aux Crépidules, dans sa famille de4 Sculibranches, et dans la sous-division des non symétriques. Férussac,dans ses Tableaux systématiques, a conservé A ce genre les mêmes rapports que Cuvier; seulement il a divisé les Scutibranches en trois sous -ordres qui comprennent plusieurs familles; les Haliotides sont dans la première avec les Padolles de Montforl et les Stomates de Lamarck. Blainville, dans son article Mollusque du Dictionnaire des Sciences naturelles, a rapproché aussi les Haliotides des Calyptraciens. Il a fait ', aveoce genre et les Ancyles, sa famille des Otidées. Quoique blainville ail parfaitement connu l’animal de l’Haliolide, il est facile de s’apercevoir, par la séparation qu'il a faite et surtout par l'association avec les Ancyles, qu’il n'a point résolu la question qui est d'autant plus difficile à décider d’une manière satisfaisante sans rompre les rapports des Coquilles et des Auimaux, que ces Animaux eux-mêmes présentent un plus grand nombre d'anomalies. Voici, au reste, de quelle manière ce genre a été caractérisé : corps ovalaire, très-déprimé, à peine spiral en arrière . pourvu d’un large pied doublement frangé dans la circonférence; tête déprimée; tentacules un peu aplatis, connés à la base ; yeux portés au som-
met de pédoncules prismatiques situés au côté externe des tentacules; manteau fort mince, profondément fendu au cété gauche; les deux lobes pointus, formant, par leur réunion, une sorte de canal pour conduire l'eau dans la cavité branchiale, située à gauche, et renfermant deux très-longs peignes branchiaux inégaux. Coquille nacrée, recouvrante, très -déprimée, plus ou moins ovale, à spire très-petite, fort basse, presque postérieure et latérale; ouverture aussi grande que la coquille, à bords continus; le droit mince, tranchant; le gauche aplati , élargi et tranchant aussi ; une série de trous complets ou incomplets, parallèles au bord gauche, servant au passage des deux lobes pointus du manteau; une seule large impression musculaire , médiane et ovale.
Il résulte des observations faites nouvellement sur ce genre qu'il a d’un cété beaucoup de rapports avec les Patelles et surtout avec les Fissurelles, étant cependant moins conique, et avec les Conchifères dont il a à peu près le manteau et surtout l'impression musculaire médiane, ce qui conduit à la disposition des adducteurs des animaux de cette classe. La tête, large et déprimée, est pourvue de deux tentacules assez longs, triangulaires, un peu déprimés , à cété desquels se voient extérieurement deux appendices gros, courts, qui portent l'œil à leur sommet. La cavité branchiale, située à gauche de l’animal, est fort grande ; elle contient deux branchies pectinées qui en occupent toute la longueur. La droite est un peu plus courte que la gauche. Ces branchies sont formées d’un grand nombre de lames régulières qui portent les artères et les veines branchiales. Il paraîtrait, d’après les observations de blainville, que l'Haliotide ne serait pourvue que des organes femelles consistant en un très-grand ovaire qui embrasse tout le foie, remplit la spire et se prolonge même en avant du cété droit, où il se termine par un oviducle simple, à ce qu’il semble , car il n’a point été bien vu. Les organes de la digestion se composent d’un œsophage long et étroit «fui se renfle en un estomac assez grand, membraneux, couvert par le foie, et qui se termine par un intestin très court qui est le rectum, lequel fait saillie dans la cavité branchiale où il s'ouvre et se termine. Le pied est très-grand, discoïde, ovalaire, très-charnu, débordant de toute part la coquille, comme le dit Adanson, lorsque l'animal marche, et présentant dans son pourtour deux rangs de franges qu’Adanson nomme fraises. L’inférieure est composée de petits tubercules charnus, placés irrégulièrement, sur plusieurs rangs; la supérieure n’en a qu'un seul , il est surmonté d'une rangée d’appendices tentaculaires assez longs, placés à des distances égales. — Le genre Haliotide n’est point encore très- nombreux en espèces; quelques-unes, comme celles qui habitent nos cétes, se voient sur tout le littoral depuis le Sénégal jusque dans les mers du Nord, ce qui prouve, dans ces animaux, une grande aptitude à supporter des températures différentes. Elles vivent, comme les Patelles, fixées en grand nombre sur les rochers , où elles s’attachent d’une manière trèssolide, au moyen de leur vaste pied. Quelques espèces prennent de fort grandes dimensions; elles sont alors recherchées des amateurs de Coquilles, à cause de la
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beauté de la nacre intérieure, qui est souvent colorée de la manière la |>lus brillante, de toutes les teintes de l'iris. La surface extérieure, couverte d'une croûte non nacrée, est rarement intacte, le plus souvent rongée par différents Vers marins. Elle est aussi chargée de Serpules, de Bnlanes et de Madrépores.
Il parait assez constant qu'on n'a point encore trouvé ce genre ù l'étal fossile, même dans les terrains les ptds modernes, comme ceux du Plaisantin, ou dans le Crag d'Angleterre.
Hauotioe cobscüe. f/aliolis tubcrculata , l.amk., Ann. du Mus., t. vi, p. 215, n° 6; ibitl., Linné, p. 3087, n° 2. L’Ormier, Adanson, Voyage au Sénég., pl. 2, fig, I; Martini, Concti., t i, pl. 10, fig. 116 à 140. Coquille extrêmement commune en certaines parties de nos côtés, asspz grande, striée extérieurement en long; les stries coupées transversalement par des plis qui indiquent ses accroissements. Ces plis sont souvent t liber culeux ; toute la coquille est ovale, assez déprimée, quelquefois d'une couleur verdâtre, le plus souvent d'un rouge ocracé, disposé par taches triangulaires, sur un fond moins foncé. Elle n'a jamais moins de cinq trous et jamais plus de huit.
Haliotiiie b aux i pique. Halioiis pulclierritna, Martini, Conchil., fig. 62, h. h. Espèce très-jolie, pelile, ovale, arrondie, chargée extérieurement de côtes subrayonnantes; tuberculeuses, qui aboutissent plus ou moins régulièrement à la côte que forme la série de trous. De chacun de ceux-ci part une côte oblique, qui descend jusqu'au bord gauche, en dehors. Elle est d'un jaune-orangé, blanchâtre vert le sommet. En dedans, la nacre présente les plus belles nuances. La spire columellaire est grande et bien visible dans toute son étendue. Cette Coquille, très rare, vient de la rade Saint- George.
IIaliotide GfiAXTE. C'est l'espèce ta plus grande du genre et aussi celle dont la spire est le plus aplatie. On la recherche dans les collection*. Elle est fort commune en certaines parties des côtes de la Nouvelle-Iiollande.
1JALIQTIDIER. xoli. On a désigné sous ce nom l’animal de l'Haliotide. F. ce mot.
IIAI.IOTITES. moi.l. Quelques naturalistes ont nommé ainsi des corps fossiles qu'on a comparés aux Ilnliotides; mais rien n’est moins certain que celle analogie.
HALIPHLEOS; bot. Synonyme de Qu etc us Ce r ris, espèce du genre Chêne, F. ce mol.
HAI.IPLE. /Jaliplus. ns. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, familte des Carnassiers, Ir.ihu des Uydrocanlhares ( Règne Anim. de Cuv.), établi par Latrcille. et ayant, suivant lui, pour caractères : antennes de dix articles distincts; palpes externes terminées en alêne ou par un article plus grêle et allant en pointe; corps hoinhé en dessous et ovoïde ; point d’écusson apparent; hase des pieds postérieurs rerou verte d'une grande lame en forme de bouclier; tarses filiformes, à cinq articles distincts, presque cylindriques et à peu près de même forme dans les deux sexes. Ce petit genre, créé aux dépens des Dytiques, correspond â celui de CViemiV/o/usd'Illiger et au genre iloplitus de Clairville ( Entom . Helt.yi. it). Il est voisin des Colymhètes, des Hygrobies . des Hydropores et des Nolères. Il se
compose de plusieurs espères de petite taille, et dont plusieurs sont propres à nos environs. Elles se trouvent dans les étangs et les eaux stagnantes, et nagent avec agilité; elles volent aussi très-bien et sc trouvent fréquemment hors de l'eau. Dejean (Calai, des Coléopt., p. 20) en mentionne sept; parmi elles :
II.al.ipie exfoxcé, Hatiplns impressus ; Dytique strié à corselet jaune de Geoffroy; Jh lisais itupressus, Fahr., figuré par Panzer (Faun. lus. lier ni fasc. 14, lah. 7 et 10). Il est long d'une ligne environ.
Ou peut citer encore lesUaliples dévalua, ubliquus , ferrugittosus , rariegalus, etc si us, bi - striolatus; plusieurs de ces espèces ont été rapportées par les auteurs au genre Dytique; elles sont toutes propres à l'Europe.
UIL1SERIUE. Utilise ris. dot. { Hotlrophyles .) Genre que Lamouroux avait établi depuis longtemps sous le nom de Hiclyopteris dans la famille des Diclvotées. Agardh. dans son S/tecies Ahjat um , propose celui d'Jialiscris comine le plus ancieo, parce qu’il est mentionné dans les manuscrits de Targioni Tozelti suivant Bertoloni, et qu’il est plus propre à définir la nature de ccs plantes semblables à des Chicorées de mer. Lamouroux n'adopte pas l'opinion d’Agardb, d'autant que le nom de Diclyoplèrc est non - seulement en rapport avec l'organisation, mais encore avec le caractère de la famille dans laquelle il a placé les Diclyoplères que le botaniste suédois classe parmi les Fucoïdes, dénomination qu’il propose pour remplacer celle des Fucacées que Richard avait employée antérieurement. F. Dic-
TYOPTERE.
HALITHKK. Halithea. axxêl. Genre de l’ordre des Néréidéct, famille des Aphrodiles, établi par Savigny (Syst. des Annélides. p. 11 et 18) qui lui donne pour caractères distinctifs : trompe pourvue de mâchoires cartilagineuses, couronnée, à son orifice, de tentacules composés et en forme de houppe; branchies cessant d'alterner après la vingt-cinquième paire de pieds; des élytres ou écailles couchées sur le dos. Ce genre prend place entre les Palmyresel les Polynoés,el appartenait originairement à celui des Aphrodiles. Les llalithées ont un corps ovale ou elliptique, formé d'anneaux peu nombreux. Leurs pieds ont deux rames séparées : la rame dorsale est pourvue de deux grands faisceaux ou rangs de soies roules, inclinées en arrière; la rame ventrale n'a qu'un faisceau de deux à trois rangs de soies simples ou fourchues. Les cirres. tant supérieurs qu'inférieurs. sont coniques et terminés insensiblement en pointe; les cirres supérieurs sont insérés derrière la base du second faisceau de soies roides des rames dorsales. La première paire de pieds est garnie de quelques soies; la dernière est semblable aux autres. Chiant aux branchies, elles sont facilement visibles et dentelées. Les élytres sont au nombre de treize paires, pour le corps proprement dit; la treizième paire, qui correspond nécessairement à la vingt-cinquième paire de pieds, est ordinairement suivie de quelques autres paires d'élytres surnuméraires, maintenues, ainsi que les précédentes, par les soies des rames dorsales. La tète est convexe en dessus, à front comprimé et saillant, sous forme de feuillet entre les antennes; elle supporte
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les yeux qui sont distincts et au nombre de deux; les antennes sont incomplètes : les moyennes nullet ou habituellement rentrées et point visibles; l’impaire est petite, subulèe; les extérieures sont grandes. L'anatomie a fait voir que ces Annélides sont pourvus de cæcums divisés profondément ou très-légèrement. Ce genre ne renferme encore que trois espèces qui diffèrent assez entre elles pour former deux tribus. Savigny donne à la première le nom d'Halitheœ simplices, et il lui assigne pour caractères -.antennes mitoyennes nulles; rames dorsales ayant toutes des rangs de soies roides semblables; la base inférieure de ces mêmes rames portant de plus deux faisceaux, et la supérieure, mais sur les segments squamuiifùres seulement, un troisième faisceau de soies longues excessivement fines et flexibles; ces soies, celles du faisceau le plus inférieur exceptées, s'unissent en partie aux soies correspondantes du cûlé opposé, pour former sur le dos une voûte épaisse et feutrée, qui recouvre entièrement les élytres. Rames ventrales portant trois rangs de soies simplement pointues. Cette tribu comprend deux espèces :
L'H alithée bXiusséB- Halithca aculeata ou YAphrodita aculeata de Linné, Pallas et Cuvier. Elle a été décrite et représentée par Swammerdam (Bibl. Natur., lab. 10, fig. 8) sous le nom de Physalus , et par Redi (Opusc., in, p. 270, fig. 25) sous celui d 'Hystrix tnarina. Elle est commune dans l'Océan et dans la Méditerranée.
L'Halithée soyeuse. Halithca sericea, Sav. Celte espèce nouvelle, qui est conservée dans les galeries du Muséum d'histoire naturelle de Paris, est assez voisine de la précédente, mais plus petite des deux tiers. Son corps est plus ovale et plus brun en dessous. Les pieds sont en même nombre et ont la même disposition; il en est de même des écailles . celles-ci sont blanches et sans taches. Les soies du rang inférieur des rames ventrales sont plus fines et plus nombreuses. Les longues soies des rames dorsales sont d'un vert éclatant au-dessus du dos ; mais celles qui forment une frange flottante autour du corps sont de couleur blonde.
La seconde tribu est désignée sous le nom d'Halitheœ hermionœ , et a pour caractères, suivant Savigny : antennes mitoyennes habituellement rentrées? rames dorsales n'ayant pas toutes les mêmes rangs de soies roides; celles qui correspondent aux élytres ont des rangs plus étendus et plus éloignés des rames ventrales ; aucune de ces rames ne portant de soies fines et flottantes, ni de soies feutrées sur le dos; élytres découvertes; rames ventrales portant deux rangs de soies fourchues. Celte tribu ne renferme qu'une espèce encore inédite et qui est assez commune dans la Méditerranée; c'est I'Halitbés mspiDE, Halithca histrix, Sav. Son corps est long de deux à trois pouces , oblong , déprimé , formé de trente-trois segments et très -exactement recouvert par quinze paires d’ély 1res, les vingt-huitième et trente et unième segments portant les deux paires surnuméraires. Élytres souples, minces, lisses, échancrées obliquement, un peu transverses, croisées dans leur jonction sur le dos; antennes extérieures et cirrhes. tant les supérieurs que les tentaculaires, très -longs, très-déliés 5 DICT. DES SCIENCES If AT.
à la pointe, d'un brun foncé; rames dorsales à soies plates, longues, très aigues; le faisceau supérieur épanoui en palme voûtée; l'inférieur droit, beaucoup plus grand et plus brun. Ces deux faisceaux, très-serrés sur les segments sans élytres, s'y composent aussi de soies plus minces, d’un jaune plus clair. Rames ventrales à soies un peu courbées vers la pointe, avec une épine en dessous; acicuies d'un jaune doré. La couleur du ventre est d’un brun clair, avec des reflets; celle des élytres est cendrée, lavée de brun ferrugineux.
HALIVE. ois. Nom d’une petite espèce de Canard de Madagascar, mentionné par Dapper sous le même nom.
HALLEBARDE, «ou.. L'un des noms' vulgaires et marchands du Strombus Pes-Pelecani. P. Strurbe.
IIALLEBRAN. ois. fr. Albraxd.
UALLÉRIE. Hnllcrîa. bot. Ce genre, qui rappelle aux botanistes le uom du grand Haller, appartient à la famille des Scrophulariées et à la Didynamie Angiospermie de Linné. Ce dernier naturaliste lui a donné les caractères suivants : calice très-petit x à trois lobes inégaux, persistants; corolle grande, infundibuliforme, dont la gorge est renflée, le limbe dressé, oblique, à quatre lobes inégaux : lé supérieur plus grand, échancré ; quatre étamines didynames; un seul stigmate; capsule presque bacciforme,- arrondie, acuminée par le style, biloculaire et polysperme.
Hallérie luisante, Halleria lucida, L. C’est un élégant arbrisseau, qui s’élève à la hauteur de trois à quatre mètres, portant des rameaux grêles, opposés, et des feuilles persistantes , petites, opposées, ovales, d'un vert luisant, et dentées en scie sur leurs bords; les fleurs, d’un rouge vif, naissent ordinairement deux à deux, le long des rameaux, dans les aisselles des feuilles. Cette plante, originaire des forêts du cap de Bonne- Espérance, est cultivée au Jardin du Roi à Paris. On lui donne une terre forte, de l'ombre et des arrosements fréquents pendant les chaleurs de l'été; en hiver, on la conserve dans 1a serre tempérée. Thunherg (Sot. A et. IJpsal., 6, p. 30) a considéré comme une espèce distincte, sous le nom de Halleria eltiptica , une plante qui croit sur la montagne de la Table, près du Cap, et que Linné, ainsi que Burmann (Afr., lab. 89, f. 1), ne regardaient quç comme une variété de la précédente. Celle nouvelle espèce a été adoptée par Willdenow et par Persoon.
RALLIE, //allia, bot. Ce genre, de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décandrie, L., a été constitué par Thunberg ( Prodr ., p. 131) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions régulières , profondes; corolle papilionacée ; dix étamines diadelphes; gousse monosperme, non articulée, à deux valves. Ce genre est en outre caractérisé par ses feuilles simples. Les espèces dont il se compose, au nombre d'unedizaine, habitent toutes le cap de Bonne- Espérance. Quelquesunes ont été décrites par divers auteurs, comme appartenant aux genres Glycine, Hedysarum et Crotalaria. Ainsi, Y //allia cordata, Willd., était le Glycine monophylla, L., Mantiss., 101, ou //edytarum cor daium , Jacq., Hort. Schœnhr 3, lab. SM59 ; le //allia asarina , Willd., a été décrit par Bergius (Plant. Cap., 194 ), sous le nom de Crotalaria asarina ; cl le
Hallia tororùx, Willd., se rapporte à l 'Hedyaarum eororium , L., cl au Glycine monophyllo a de Burmann (Flor. Indien, 161, tab. 50).
Le genre qui a élé proposé sous le nom de Hallia , par Jaume Saint-Hilaire, dans le Journal de botanique (février 1813, p. 60), formé uniquement aux dépens du genre Hedyaarum, n'est pas le même que le Hallia de Thunherg. C'est le genre ,é/ya/car/>M«deNeckeret de Desvaux. F. Altsicakpi.
HALLIRUOÉ. Hallirhoa. polyp. Genre de l’ordre des Alcyonaires, dans la division des Polypiers Sarcoïdes plus ou moins irritables et sans axe central , offrant pour caractères : un polypier fossile, simple ou pédiccllé en forme de sphéroïde plus ou moins aplati, à surface unie ou garnie de côtes latérales; un oscule rond et profond au sommet et au centre ; cellules éparses sur toute la surface du polypier. Les zoophytes du genre Uallirboé n'ont pas encore offert d'analogues dans la nature vivante; ils appartiennent à la division des Polypiers Sarcoïdes par leurs caractères généraux. Leur surface, couverte en entier de cellules éparses, les rapproche de la section des Alcyonées, mais ils diffèrent de tous les Alcyons et des autres genres de ce groupe par un oscule rond et profond, à bords tranchés qui se trouve constamment placé au sommet et au centre organique du polypier, comme dans quelques Éponges, cl qui forme le caractère essentiel de ce genre. La plus grande des deux espèces connues a de grands rapports avec les Lobulaires. Dans ces dernières, des lobes polymorphes, en nombre variable, composent la masse du polypier. Les Hallirboés ont également des lobes , mais toujours latéraux et en forme de côtes verticales et saillantes, dont le nombre varie de trois à dix ; nous n'en connaissons point au delà. Leur grandeur ainsi que leur grosseur différent sur le même individu. La niasse entière de ce Zoophyte étant animée , les lobes ont des mouvements obscurs et lents comme ceux des Lobulaires, ce qui explique les légères irrégularités dans la forme de la partie la plus saillante des lobes. Il ne parait pas que l’âge influe sur le nombre de ces éminences. Le pèdicelle qui soutient la masse lobée est en forme de cône renversé et tronqué, d’un à trois pouces de longueur sur un pouce environ de diamètre. Le genre Hallirhoé n’est encore composé que de deux espèces. La plus grande, Hallirhoa coalata, se trouve dans le terrain à Oolilhes. dans l’Argile qui le recouvre quelquefois cl dans la Craie chloritéc, presque toujours à l'état siliceux. Gueltard l'a figurée sous le nom de Caricoïde. La seconde espèce, nommée Hallirhoa lycoperdoidea à cause de sa ressemblance avec-de petits Champignons globuleux et pédicellés, n'a d’autres rapports avec la première que l'oscule terminal et le faciès des cellules. Elle se trouve dans le terrain à Polypiers des environs de Caen.
UALLITE. mix. Alumine sous-sulfatée native, qui fut trouvée pour la première fois à Halle, en Saxe. F. WebsTiaiTi.
H AL LOMÉ NE. Hallomenua. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Sténélytres, tribu des Hélopiens (Règne Anim. de Cuv.), établi par Ueltwig. et adopté par Latreille qui lui donne
pour caractères : antennes filiformes, courtes, insérées près d’une échancrure des yeux; insertion nue; tous les articles des tarses entiers; mandibules échancrées à leur extrémité; palpes maxillaires plus grandes que les labiales, un peu plus grosses près de leur extrémité, amincies à leur pointe, le dernier article presque cylindrique; palpes labiales Alifortnes. Ce genre, réuni par llliger à celui des Serropalpes, a été adopté par Paykull, qui cependant parait avoir changé à dessein son nom en celui d 'Hallomenut. Les Haüomènes faisaient précédemment partie du genre Dircée de Fabricius (Syst. Eleuth. ) ; on doit considérer comme type du genre :
L'Hai.i.omè*e Hi'MERAt.E. Hallomenua humerali» de Latreille (Crciter. Cruel, et Inaect., t. il, p. 104, et 1. 1, tab. 10, fig. 11), figurée par Panzer (Faun. Inacct. Germ., fasc. 16, tab. 17), et décrite par Paykull sous le nom d 'Hallomenua bipunclalua. On la trouve en Allemagne et en Suède, sous les écorces des vieux arbres et dans les Bolets. On peut citer encore les Hallomenua fuacua de Gyllenhal ou oarf/forisd’llliger; a [fini s de Paykull et flexuoaut du même, qui parait être la même espèce que l’ Hallomenua undatua de Panzer (/oc. cil., fasc. 08, tab. 23). L 'Hallomenua micatis d'Hdlwig, Paykull et Duftschmid, ou Megaloma mi cana d’Uerbst, est devenu le type du genre Orcbésie. F. ce mot.
IIALLORAGIS. bot. Pour Haloragide. F. ce mot et Cercodée.
UALLOYS1TE. mix. Substance blanche ou d’un grisbleuâtre pâle, compacte, à cassure concholde, cireuse, translucide sur les bords ; se laissant rayer par l’ongle, happant à la langue; donnant de l’eau par la calcination; soluble en gelée dans les acides; composée de silice 30,5 ; alumine 34, eau 26,5. L’Halloysite se trouve en rognons dans les amas de minerais de fer, de plomb et de zinc, gisant çà et là dans le calcaire des provinces de Liège et de Mamur.
Il A LM AT U R LS. mam. Synonyme de Kanguroo. F. ce mot.
HALOBATE. Halobatea. ms. Hémiptères; genre institué par Delaporte, dans sa famille des Uydrométrites; il le caractérise de la manière suivante : antennes assez courtes, composées de quatre articles, et coudées après le premier qui est de la même longueur que le suivant et plus long que le troisième, le dernier est cylindrique, presque ovale; tête large; yeux assez saillants; bec très-court et fort; corselet grand, presque carré, allongé, coupé carrément en arrière; pas d’écusson; abdomen ne formant pas la sixième partie de la longueur du corselet; pattes antérieures courtes, les autres très-longues ; base des cuisses postérieures placée au-dessus des intermédiaires. Les espèces comprises dans ce genre, habitent les plantes marines des mers de l'Inde.
HALOCHARIS. bot. Ce genre, créé par Bieberstein dans la famille des Synanlbérées, a été réuni par De Candolle au genre Lcutea ; il fait partie de la seconde section qui comprend également le genre Fomicium de Cassini.
IIALOCNÈME. Halocnemum. bot. Genre de la fa-
mille des Alriplicées et de la Monandrie Digynie. L., établi par MarschalIBieberstein [F/or. Taurico-Caneau ., Supplément, vol. 3, p.3) qui l’a ainsi caractérisé: calice commun du chaton squaromiforme; calice particulier de chaque fleur triphylle et fermé; corolle nulle; une graine recouverte par le calice persistant. Ce genre a été formé aux dépens du Salicornia de Linné. Le port de ces deux genres est semblable, à l'inflorescence près, qui, dans YHalocncmum, est vraiment amentacée ; ce qui n'existe pas dans le Salicornia. En outre, dans ce dernier genre, après la chute des calices fructifères, les branches persistent et sont marquées de fossellck dans lesquelles étaient nichées les petites j Heurs; dans Y Halocnctnum, au contraire. Il ne reste qu'un rachis filiforme, lorsque les écailles du chaton sont tombées. Mais la principale différence consiste dans la structure diverse du périgone. L'auteur de ce genre y place d'abord le Salicornia strobilacea de Pallas (llluslr., i, p. 0, tah. 4), et le Salicornia Caspica. Pallas ( loc . cii., 1, p. 12). Ces deux plantes sont indigènes des contrées voisines du Caucase et de la mer Caspienne. Marschall indique en outre comme congénère le Salicornia foliota, qui a beaucoup d'affinité avec le Salicornia strobilacea.
UALODENDRON. Halodendrum. botax. Du Petit- Thouars décrit sous ce nom. un arbuste de Madagascar, qui croit sur les bords de la mer. Son port est celui d’un Saule. Ses caractères lui assignent sa place dans la famille des Yerbénacées, près de YAvicentiia , auquel Jussieu pense devoir le réunir. Il en diffère par son calice composé de quatre folioles, et par son fruit à deux loges , dont chacune renferme deux graines attachées au sommet.
HALODROMA. ois. Syn. de Pélécanoïde. V. ce mot.
HALOGÉTON. Halogeton. bot. Genre de la famille des Chénopodées, formé par C. A. Meyer, aux dépens des genres Salsola et A nabi* des auteurs. Caractères : fleurs hermaphrodites, à deux bractées; trois ou cinq sépales; étamines au nombre de une à cinq, insérées au réceptacle; deux styles sétacés, soudés à leur base. Le fruit consiste en un akène comprimé, subchartacé, recouvert par le calice, dont le limbe est étalé, à trois ou cinq divisions ; péricarpe membraneux et un peu épais; semence verticale, presque orbiculaire ; tégument simple et membraneux, recouvrant immédialèment un embryon en forme de cuiller, à radicule dorsale. Les espèces qui composent ce genre, au nombre de huit appartenant à la Sibérie, à l'Asie orientale, à l'Égypte, à l'Espagne, sont des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux, glabres ou pubescents; à feuilles alternes ou opposées, demi-cylindriques, charnues; à fleurs axillaires dont les ailes, au nombre de trois ou cinq, sont subinégales et étalées. Meyer a établi dans son genre deux sections dépendantes de ce dernier caractère, c'est-à-dire que la première comprend toutes les espèces dont les fleurs ont cinq ailes ou appendices foliacés à la base des sépales, telle que Halogeton spinosissimus, Meyer; Anabasis spinosissimus, L.; et la deuxième renferme toutes les espèces à trois ailes, dont le type est Halogeton oppositiflorus , Meyer; Salsola oppositiflora, Pall.
HAtOPHILE. Halophila. bot. Du Pelit-Thouars décrit, sous ce nom générique, une petite herbe qui croit à Madagascar sur les rivages de la iner, et qui appartient à la famille des Podoslemées, Diœcie Monandrie, L. Ses racines sont rampantes; scs feuilles radicales, pétiolées, transparentes, accompagnées de stipules arrondies et transparentes également. Ses fleurs, solitaires et axillaires, sont dioïques; leur calice est une gaine en forme de spalhe conique, il renferme dans les mâles une étamine unique, dont l'anthère allongée, ainsi que le filet, est pleine d’un pollen visqueux, à graines agglutinées; dans les femelles, un ovaire simple, libre, surmonté d'un style long et grêle, divisé â son sommet en trois parties qui s'écartent l'une de l'autre. La capsule uniloculaire s'ouvre en trois valves, et contient des graines nombreuses et menues, fixées à ses parois.
HALOHAGËES. bot. R. Brown donne ce nom à la famille de plantes que Jussieu nomme Cercodianées, et Richard ilygrobiées. F. ce mot.
HALORAGIDE. Haloragi s. bot. C'est le nom que Forster, et après lui Labillardièreet Brown, ont donné au genre Cercodée. F. ce mot.
HALO. bot. Synonyme vulgaire de Saule.
MALOS , HALOS-ANTIIOS RT HALOS-ACHNE. Mllf.
F. S A LC LS et SOUDE SCRUTÉE.
UALOTESSERA. six. Synonyme de Muriacite. F. ce mot.
HALOTRICLM. aïs. Nom donné par Scopoli à une variété de Magnésie sulfatée en fibres capillaires, qui, d'après Klaproth, est un mélange de sulfate pur de Magnésie et d'un peu de sulfate de Fer. F. Mauxésie
SULFATÉE.
HALTER. ixs. F. Balancier.
HALTËRIPTÈRES. iss. Nom proposé par Clairville pour désigner l'ordre des Diptères. F. ce mot.
UALTICA. ixs. Synonyme de Altica. F. Altisk.
HALTICHELLE. Haltichella. ixs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Chalcidiles de Lalreille (Règne Anim. de Cuv.J, établi par Max. Spinola (Essai sur la classif. des Diplolépaires) aux dépens des Chalcis, et ayant suivant lui pour caractères . antennes de douze articles, insérées au bord inférieur de la tête, près de la bouche; abdomen attaché à l'extrémité postérieure et inférieure du mélalhorax. de sept anneaux dans les mâles et de six dans les femelles; tarière de ces deruières horizontale; coude des antennes logé dans une fosse frontale; cuisses postérieures renflées. L'écusson de quelques espèces offre des variétés de forme assez remarquables ; il est quelquefois renflé outre mesure, et dans d'autres cas il est aplati et très -court. Spinola rapporte à ce genre plusieurs espèces et entre autres les Chalcis putilla et bispinosa de Fabricius, le Chalcis Dargelasii, Lat.
HALTICOPTÈRE. Halticoptcra. ixs. Genre de l’ordre des Hyménoptères, famille des Chalcidiles de Lalreille (Règne Anim. de Cuv.). établi par Max. Spinola ( Essai sur la classif. des Diplolépaires ) et assez voisin de celui qu'il nomme Haltichclle; il en diffère essentiellement I par les antennes insérées au milieu du front, libres : dans toute leur longueur, et dont le coude n'est pas I reçu dans une fossette frontale. Du reste le nombre des
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amiraux de l’abdomen parait le même. il est déprimé, et suivant les espèces il est plus long que large ou plus large que long; la tarière dépasse rarement l'extrémité du ventre. Spinola décrit plusieurs espèces sous les noms de variant, cupreola, bimaculata, rotnrutata , flaticorni », etc. Il rapporte aussi à ce nouveau genre les Cleptes minuta et coccorum.
Il ALI FR. oi». y. Halecr.
HALYCIKJEKE. Halichœrus. rai. Le professeur Nilsson a formé, sous ce nom. un genre nouveau pour un l'hoque dont les pécheurs de Moacliguth prirent quelques individu» vivants, en 1821. Ces Amphibies étaient, au sortir de l’eau, couverts de poils blancs et soyeux, longs d’environ deux pouces, mais ils les perdirent bientôt, et au bout de quinze jours ils avaient revêtu une robe jaunâtre, se changeant en gris de plomb sur le dos. Dans ces Phoques les dents diffèrent de celles de toutes les autres espèces, en ce qu’elles n’ont qu’une pointe; le squelette présente en outre quelques anomalies frappantes, et la tête fait entièrement le passage à celle des Morses. Le professeur Nilsson a nommé cet animal Hatychœru s griseus ; c’est le Phoca gryphus de Fab.; le Phoca hitpida de Schreber, et peut-être le Phoca leporina de Lepéchin; mais il diffère évidemment du Phoca cucultata de Boddaert.
HAI.YDE. ins. Pour Halys. V. ce mot.
HALYMÈDK. polyp. F. Halirêde.
UALYMÉME. Halymenia . bot. ( Hydrophyies .) Agardh, dans son Synopsis Algarum Scandinarin, dans son Species et dans son Systema Algarum, a proposé ‘sous ce nom, un genre d’Uydropbyles, dans lequel il réunit des Delesseries, des Dumonties, des Gigar* fines et des Conferves, c’est-à-dire des plantes marines à véritables feuilles planes, avec des espèces à expansions flstuleuses ou pleines, cylindriques ou anguleuses; les unes ayant des fructifications gigartincs et saillantes et les autres des tubercules plongés, innés dans la substance même de la plante; enfin une espèce d'Halyménie était une Confcrve de Linné. D’après ce mélange, on ne doit pas être étonné que-ce genre ne puisse être adopté ni par Lyngbye, ni par aucun auteur moderne.
11ALY0TIDE. moll. y. Haliotide.
HALYS. Halys. ins. Genre de l’ordre des Hémiptères, établi par Fabricius* aux dépens des Pentalomes, et réuni par Latreille à ce dernier genre. Delaporte l’a depuis rétabli dans sa famille des Pentatomites, avec les caractères suivants : antennes longues, insérées au-dessusdes yeux, composées de cinq articlesdont le premier assez fort et les autres grêles; tète avancée, atténuée; yeux grands et arrondis; bec très-long; corselet large | en arrière; écusson grand, triangulaire; pattes assez ! longues , avec les tarses forts, dont les premier et troi- I sième articles les plus grands. Toutes le» espècesconnues de ce genre sont exotiques.
HAMADRYADE. Hamadryas. ma*. Espèce de Singe. y. Cynocéphale.
HAMADRYADE. Hamadryas. bot. Genre de la famille de» Renotieulacées et de la Polyandrie Polygynie, L. , établi par Comrocrson dans le Généra de Jussieu , et adopté parDeCandoile (Syst. yeget. unir., t, p. 936) avec les caractères suivants : fleurs diolques par avor-
tement; calice à cinq ou six sépales; corolle à dix ou douze pétales linéaires, longs; étamines nombreuses et courtes dans les fleurs mâles; ovaires. nombreux dans les femelles, réunis en tète, et couronnés d'autant de stigmates sessiles; carpelles monospermes ové». Les notions imparfaites que l'on possède sur les fruits de ce genre, rendent très-incertaine la place qu'il doit occuper dans la famille. Néanmoins, De Candolle l’a placé à la suite des Anémones, avec lesquelles il a quelque ressemblance. 11 en a décrit deux espèces, savoir : lia madryas Mogellanica, Lamk. et Commers.; et Hamadryas tomenlosa, DC. La première est une petite plante découverte par Commerson sur le sommet des montagnes boisées, au détroit de Magellan, l'ne très- belle figure de celle espèce a été donnée par B. Delessert {fiones Selectœ, i, lab. 39). V Hamadryas tomenlosa est une herbe entièrement couverte d’un duvet épais. Elle croit dans les gorges des montagnes de l’Amérique du Sud, non loin de la patrie de la première espèce.
UAMAGOGLM. bot. Pour Hæmagogunr. y. ce mot.
HAMAH. ois. Synonyme d’Effraie. y. Chouette.
HAMAMËLIDE. Hamamelis. bot. Ce genre de la Télrandrie Monogynie, L., sert de type à la famille des Hamamélidécs de R. Brown. II a pour caractères : un calice à quatre divisions plus ou moins profondes, accompagné quelquefois à sa base de plusieurs écailles ; quatre pétales alternes avec ces divisions, beaucoup plus longs qu’elles, allongés en forme de rubans et insérés au calice; à ccs pétales, sont opposés quatre filets plus ou moins courts, attachés à leur onglet; et quatre autres filets alternes, de longueur à peu près égale, portent des anthères adnées à leur extrémité. Ces anthères ont deux loges, dont chacune s’ouvre sur le côté, par une valve presque orbiculairc, qui tombe entièrement ou bien y reste attachée par un de ses bords. L’ovaire, qui fait inférieurement corps avec le calice, est bilobé supérieurement et terminé par deux styles. Il contient deux loges, renfermant chacune un ovule unique, suspendu à son sommet. Les graines, allongées et luisantes. présentent un embryon plan, à radicule supérieure, entouré d’un périsperme charnu.
Ce genre comprend des arbrisseaux à feuilles alternes et stipulées, à fleurs ramassées en petits paquets, soit aux aisselles des fèuilles , soit à l’extrémité des rameaux. L’espèce la plus anciennement connue, est originaire de la Virginie, dont elle a tiré son nom spécifique; et on la cultive dans les jardins. Elle a le port et le feuillage du Noisetier. Pursh en a fait connaître une seconde de la Nouvelle-Géorgie, distincte par ses feuilles beaucoup plus petites et en cœur. K. Brown, enfin, en a décrit et figuré une troisième rapportée de la Chine ( ’/'htee spec. of Plants found in China, p. 3), qui, suivant lui, pourrait peut-être, sous le nom de Loropetatum, former un genre distinct et par son port un peu différent, et par la déhiscence de ses anthères, dont la valvule se détache tout à fait au lieu de persister attachée par un de ses bords.
UAM AMËLIDÉES. bot. R. Brown, dans la description de plusieurs plantes nouvelles, trouvées en Chine, a proposé l'établissement de cette famille qu'il caractérise ainsi : fleur complète; calice demi-adhérent; quatre pé-
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laie*; quatre filet* alternant avec ce* pétale*, et portant de* anthères à deux loges , dont chacune s'ouvre latéralement par une valvule qui, tantôt, se détache entièrement,et, tantôt, reste attachée par l’un de ses bords; un ovaire à deux loge* qui contiennent chacune un ovule suspendu; deux style*; fruit semi- infère, capsulaire; embryon à radicule supérieure , dans un périsperme dont il égale presque la longueur.
A celle famille, l'auteur rapporte avec YHamamelis, qui lui *ert de type, les genres Dicoryphe de Du Petit- Thouars et Dahlia de Thunberg. Il y ajoute avec doute et comme devant faire partie d'une section distincte, le Fothergilla. Il indique l'affinité de celle famille d’une part, avec celle des Brurtiacées établie par lui; de l'autre, avec le Cornus et les Araliacées. De Jussieu est porté à croire que les Hamamél idées doivent plutôt rentrer dans les Cercodianées ou Hygrobiées. F. ce mot.
HAMAT1CHÈRE. Hamaticherus. nw. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins , institué par Megerle avec les caractères suivants : tête avancée; mandibules fortes, bidentées à leur extrémité; premier article des antennes assez court et fort gros, le second extrêmement court et presque rond, les troisième, quatrième et cinquième, longs , épais , surtout aux articulations , les suivants fort allongés, presque cylindriques, moins épais que les précédents, devenant insensiblement plus longs et plus grêles à mesure qu'ils se rapprochent de l'extrémité, le dernier court et fort menu; ces organes sont beaucoup plus courts dans les femelles que dans les mâles; corselet inégal ou raboteux, presque rond, tuberculé ou épineux et dilaté sur le milieu de ses côtés; écusson très-petit, triangulaire; élylres parallèles, arrondies au bout, avec une petite épine à côté de la suture.
Uamaticbère sctcbal. Hamaticherus suturalis, Gory . Ce bel insecte a, non compris les antennes, trentedeux lignes de longueur; le corps est entièrement brun, un peu plus clair en dessous; sur chaque élytre est une grande bande fauve-jaunâtre, irrégulièrement longitudinale, oblongue, occupant toute la partie latérale. Ses pieds sont d'un brun fauve, ses antennes brunâtres et velues. De Cayenne.
Les Hamaticherus héros , Cerüo, etc., sont d'Europe.
HAMBERGERA. bot. Scopoli a substitué ce nom, et Necker celui de Hambergia , au Cacwcta d’Aublet. F. Cacobcier.
HAMBÜRGE. rois. V. Cmit.
HAMEÇON DK MER. rois. Espèce du genre Leptocéphale. y . ce mot.
HAMEF1THEOS. bot. Pour Comifitius. y. ce mot.
HAMÉLIACÉES. Hameliaceœ. bot. Nom de la septième section établie par Kunth ( Nov. Gener . et Spec. aquin., I. in, p. 413) dans la famille des Rubiacées, et qu'il a ainsi caractérisée : fruit bacciforrae ou drupacé, à quatre, cinq ou six loges polyspermes.
Il A. ME LIE. Hamelia. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Jacquin ( Slirp . Amer., 72) et dont Kunth a fait le type de la septième section qu'il a établie dans la famille des Rubiacées. Voici les caractères qui lui ont été assignés : calice à cinq dents, per-
[ sistant; corolle tubuleuse, pentagone, dont le limbe est j à cinq lobes; cinq étamines incluses; un seul style por- ! tant un stigmate linéaire et à cinq angles; baie globuleuse, elliptique, à cinq lobes polyspermes; graines légèrement comprimées. Lamarck et Willdenow avaient réuni à ce genre YAmaiora d’Aublel , qui a été rétabli par Desfontaines et Kunth. Le nom de Duhamelia a ; été par quelques auteurs substitué à celui de Hamelia ;
mais quoiqu'il fût plus conforme au nom du person- ( nage auquel le genre a été dédié, on n’a pas jugé convenable de surcharger la nomenclature en adoptant cette nouvelle dénomination. Les Hamélies sont des arbrisseaux ou arbustes à feuilles opposées, lernées ou quatemées. Leurs fleurs sont disposées en épis, de couleur rouge, jaune ou orangée. On en compte une dizaine d'espèces qui croissent dans l’Amérique méridionale et les Antilles. Plusieurs sont cultivées en Europe dans les jardins de botanique, où ori les tient en serre chaude pendant l'hiver; on leur donne une terre substantielle et de* arrosements fréquent* en été. Parmi celles ci on distingue surtout la HabElie a feuilles veu.es, IJamelia païens , L. et Smith. Exot. Bot., lab. 24, vulgairement Mort aux-Rals. C’est un arbrisseau d'un mètre environ de hauteur, à rameaux anguleux , garnis de feuilles ternées, molles, contonneuses eu dessous, et â fleurs rouges, pédicellées, disposées en panicules terminales et rameuses. Il croit dans les forêts de l’Amérique méridionale, au Mexique et dans Plie de Cuba où il est abondant.
HAMELLUS. moll. D'anciens oryclographes, particulièrement le théologien Scheucbzer, Oht désigné sous ce nom. des Huîtres ou des Peignes fossiles.
HAMILTON1E. Hamiltonia. bot. Ce nom a été donné à deux genres différents, par Roxhurgh à une Rubiacée, le Spermadictyon suaceolens, et par Mtlhlenberg à une plante de la famille des Osyridées, qui est le Pyrularia de Michaux, y. ces mots.
IIAMIOTA. ois. Dénomination donnée par Klein, à un genre qui comprend les Hérons cl les Cigognes de la Méthode ornithologique adoptée dans ce dictionnaire. y. ces mots.
HAMIPLANJES. Plantes dont les liges s’accrochent â ce qui les touche; tel est. par exemple, le Gallium aparine.
HAMITE. Hamites. moi.l. foss. Genre établi par Parkinson pour des Coquilles cloisonnées, voisines des Baculites, et dont quelques-unes furent confondues avec elles. Elles présentent un caractère remarquable, qui n’csl appréciable dans certaines espèce* que lorsqu'on les trouve entières ou presque entières. Ce caractère est pris de la courbure de la sorte de crosse que fait la Coquille lorsqu'elle est arrivée à une certaine période de son accroissement. Quelques autres espèces paraissent uniformément courbées en portion de cercle, et ont en cela de l'analogie avec le corps pétrifié, auquel on a donné le nom d lchthyosarcolithe. Ce genre a été adopté par Sowerby dans son Minerai Conchology, qui en a fait connaître un assez grand nombre d'espèces dont plusieurs sont fort curieuses, et jusqu'à présent il . n'a été adopté ni par Cuvier ni par Lamarck. Férussac, dans ses Tableaux systématiques, a placé les Hamites
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