‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 72 sur 117 · II K C · texte numérisé non relu

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1IEB1 ou II El L bot. Syn. de Cardamome. C. Bauhin écrit Helbanc.

IIÈBRE. Hebrna.ms. Hémiptères héléroptèrrs; genre de la famille des Veliens, institué par Wcslwood, qui lui assigne pour caractère» : antennes divisées en cinq articles de longueur â peu près égale; tête médiocre; corps un peu trapu ; abdomen relevé de chaque côté, formant une lamelle saillante et se terminant par deux pointes visibles; corselet tronqué en arrière, laissant voir l’écusson et l'épaississement de la première moitié des élytres; ailes membraneuses, ornées de nervures saillantes; pattes insérées à égale distance, pourvues de quelques épines; tarses des trois articles terminés par un crochet adhérent à l'extrémité du dernier.

HEbre fusille. Hebrus pusiUuêj Weslv,; Lygœna pus ilia , Fallen. Antennes, jambes et partie du dessous du corps d’un jaune d’ocre; corselet brunâtre, rayé longitudinalement de brun ; base des ailes et trois taches dans la partie inférieure blanches. Taille, environ une ligne. Europe.

HÉCATE. Hecalea . bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par Du Petit- Tbouars. Extrêmement voisin de l 'Umpha/ea , dont il présente le pistil et les étamines si remarquables par leur structure, il doit vraisemblablement lui être réuni; il s'en distingue cependant par son calice quinquélobé et non quadriparli , ainsi que par la disposition de ses fleurs. Les pédoncules sont divisés par une ou plusieurs dichotomies; entre chaque division est une fleur femelle solitaire; à l'extrémité des pédoncules soûl plusieurs fleurs mâles. Deux arbres de l'ile de Madagascar se rapportent à ce genre. Leurs feuilles , alternes ou opposées . sont munies de deux glandes â la base; les bractées, qui offrent également une double glande, sont opposées deux à deux sous chaque dichotomie. /'. Du Pelit- Tbouars. Voyage dans les îles auslr. d'Af., p. 13 et 30, lab. 8; y. aussi le mot Ohphalea.

HÉCATUOLITHK. ■is. F. Chatoyante. On a aussi donné ce nom â un groupe de Zoopbyles de l'ordre des Entozoaires Parenchymateux.

HECATOMA. bot. La plante que Loureiro ( F/or. Co • chinch p. 371 ) a décrite sous ce nouveau nom générique, n'est autre chose que le Hanuncnlus acelcralus , L., plante commune en Europe et qui croit jusqu'au fond des Indes, y. Kenoxcile.

HECATOSTOMA. ijttest. ISoin impropre, donné primitivement au Ver dont Cuvier a fait le genre Uectocotyle. y. ce mot.

HECTOCÈRE. Hec/ocerus. bot. (Champignons.) Ce nom a été donné par RafHntsque-Schmallz au genre Cérophore. y. ce mol.

UECTOHÉE. Hectorea. bot. Genre de la famille des Synanlhérées. établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule inulliflore, radié; fleurs de la couronne, au nombre de douze ou quinze, femelles, à languette tridenlée; celles du disque glabres et quinquétides ; involucre formé de plusieurs rangs d'écailles aeuminées et imbriquées; réceptacle alvéolé; style cylindrique, rameux, à divisions hispidulcs; akène cylindrique et velu; aigrette garnie d'une rangée extérieure de paillettes coucies cl d une rangée intérieure

de soies allongées et scahres. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce : Hectobée très- velue, Heciorea tilloêistima , DC. C'est une plante herbacée, à tige simple, un peu ligneuse à sa base, dressée, feuillée jusqu’au sommet ; les feuilles sont alternes, serrées, oblon gues-laticéolées. entières et légèrement mucronées dans leur partie supérieure; les capitules, garnis de fleurs jaunes, sont pédicellés et réunis en corymbe à l'extrémité de la lige. On la trouve près de Réal-del-Monte. au Mexique.

HECTOCOTYLE. Hectocoh lus. iîitest. Cuvier a donné ce nom à des Vers intestinaux parenchymateux, qui sont longs, plus gros et comprimés à l'extrémité antérieure, sur laquelle est la bouche, dont la face inférieure est toute garnie de suçoirs rangés par paires, et en nombre très-considérable, de soixante ou de cent,

[ et qui portent à l'extrémité postérieure, un sac rempli [ des replis de l'oviducle. La Méditerranée en offre une ' espèce qui a été découverte par le naturaliste Laurillard ; elle est longue de quatre â cinq pouces, et a cent quatre ventouses; Laurillard l'a observée sur le Poulpe granuleux, dans les chairs duquel elle pénètre. Cuvier l'a nommée Hectocotyle recto pore. Hectocotylus hec topoi/us. Son corps, proprement dit, repose sur la face inférieure cotylifère, par laquelle il est débordé en avant et sur les côtés; la partie de la peau qui le recouvre est lisse, mince, laissant voir quelques circonvolutions des vaisseaux et des viscères qui y sont renfermés. sur tout une partie brune qui est l'estomac;

| l’orifice alimentaire est placé au-dessus de l'extrémité | antérieure : dans l'étal tranquille, c'est une fente étroite et non saillante; mais il peut prendre du développement et former une sorte de trompe; les ventouses présentent le long de la base du corps, une suite de légères tubérosités parallèles aux testons du bord; un peu au-dessus de chaque côté, règne un petit filet blanc et tortueux. Tout l'animal est d’un blanc bleuâtre.

Une seconde espèce a été découverte par Delle Cbinie, dans l'Argonaute, d’où elle a reçu pour nom spécifique celui de ce genre. Uliectocotylus A i gonautœ n'a que trente-cinq paires de ventouses.

HKCUBEE. Hecuhœa . bot. C’est encore à De Candolle que l'on doit la formation de ce genre qu’il a placé dans la famille des Synanlhérées, parmi les genres qui for- ’ ment sa tribu des Sénécionides ; il lui donne pour caractères : capitule inulliflore; fleurs de la couronne ligulées, à trois ou cinq divisions et femelles; celles du disque sont planiusciiles, à cinq lobes courts, chargées de poils roussàtres et hermaphrodites; iovolucre formé de deux rangées d’écaillcs : les extérieures foliacées, étalées et très- longues; les intérieures linéaires, plus courtes, dépassant à peine la longueur des fleurons du disque; réceptacle nu et plauiuscule; styles rameux, tronqués au sommet, subcapilés et hispidulcs; akènes glanduleux, anguleux, glabres et chauves. La seule espèce connue jusqu'à ce jour a été nommée HEccoEt a feuilles de ScoreonEre, Hecubœa Scorsonen folia , DC. Ses tiges sont herbacées, glabres, simples, hautes | d’un pied, garnies de feuilles alternes, décurrenles ,

I oblongues- lancéolées, aeuminées et t rès- entières ; les I capitules portés sur des pédicelles, au sommet des liges.

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sont grands el plans, garnis de fleurs jaunes à la couronne et d’un brun rougeâtre au disque. Celte plante est originaire du Mexique.

HEDAH. ois. y. Hadacz.

HEDKMIAS. bot. Synonyme ancien de Conyze.

HÉDENBERG1TE. vit. Nom donné par Berzelius à une substance d'un vert noirâtre, divisible en prisme rhomholdat el en prisme rectangulaire à base oblique, et qui a été analysée pour la première fois par lledenberg. Elle est Formée d’un atome de bisilicate de Chaux, combiné avec un atome de bisilicate de Fer; et on la regarde maintenant comme un Pyroxène calcaréo-ferrugineux ; elle s’identifie en effet avec les différents corps de la nombreuse famille des Pyroxénes, par l’analogie de sa forme cristalline et de sa composition atomistique. On la trouve dans la mine de Morraors à Tunabcrg, en Sudermanie, où elle s'associe au Spath calcaire, au Quartz et au Mica.

HÉDÉOME. Hetleoma. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., établi par Persoon ( Synops . Enchirid., u, p. 151 ) aux dépens des Cunila de Linné et adopté par Nutlal (Généra of Sorth Amer. Plants t 1, p. 16) avec les caractères suivants : calice à deux lèvres, ayant une gibbosité à sa hase; corolle labiée, la lèvre supérieure droite, plane, un peu échancrée, l’inférieure trilobée; deux des étamines stériles ; stigmate bifide. Ce genre ne diffère du Cunila que par la structure de son calice; mais cette légère différence a paru suffisante pour caractériser un genre dans un groupe aussi vaste et aussi naturel que relui des Labiées. Les trois espèces qui lui ont été rapportées par Persoon étaient les Cunila thymoitiés , L., Cunila pulegioides, L.,el Cunila glabra, Michx. La première croit dan» le midi de la France, et les deux autres dans l’Amérique septentrionale Nutlall et Pursh ont encore décrit deux autres espèces de celle dernière partie du inonde et principalement de la Virginie, sous les noms de Hetleoma bracleolata, Nuit., et de Hetleoma hispitla , Pursh. Celle-ci diffère de V Hetleoma glabra, Michx., non-seulement par sa pubescence, mais encore par d’autres caractères importants.

HEDF.RA. bot. Syn. de Lierre. Ce nom fut appliqué par beaucoup d’auteurs, el lorsque la nomenclature ne suivait aucune règle, à diverses plantes qui n’ont de rapports avec le Lierre ou le véritable Hedera que l'habitifde de ramper.

HEDERALIS. bot. Synonyme d’Asclépiade domptevenin. Ce nom a été étendu à des Millepertuis.

HEDKRORCtIIS. bot. Le genre auquel Du P.-Thouars ( Histoire des Orchidées des Iles australes d’Afrique) donne ce nom, parait correspondre au A eotlia de Swartz. Il fait partie de la section des Ëpidendres (parasites), et il se distingue par son labelle replié sur les côtés, plan à l’extrémité el dépourvu d’éperon. La seule espèce citée par l’auteur, est une plante de l’Ilede-France qu’il a nommée Scandcderis ou A eotlia scandons, figurée loc. et/., tab. 60.

HEDERl'LA. bot. Ce diminutif A' Hedera appliqué par Le Bouc (Tragus) à la variété de Lierre qui rampe sur terre, par Heister au Glécome qui rampe également.

avait été étendu par Lobel. sans nul motif, à la Lentille d’eau.

HEDIOSMUM. bot. Pour Hedyosmum. V. ce mot.

IIEDIUNDA. bot. Ce mot d'origine espagnole, qui désigne, dans la péninsule ibérique. Y Anagyris fœ~ \ tida , et au Pérou . selon Feuillée. une espèce de Ces- : Ireau fort puant, est demeuré scientifiquement appliqué ! à ce dernier végétal.

HEDOBIE. Hetlobia. iss. Coléoptères pentamères ;

I genre de la famille des Serricornes, tribu des Ptincens. ! établi par Ziegler aux dépens du genre Ptine de Fa- 1 bricius, et adopté par Dejean (Calai, des Coléopt.,p.41). i Ce genre, placé entre les Anobies el les Ptines, a pour ! caractères : antennes écartées, d’égale grosseur par- I tout, avec leurs articles réguliers; elles sont insérées entre les yeux qui sont fort saillants; labre arrondi el cilié; mandibules arquées, unidenlées; palpes inégales, les labiales composées de trois articles ovales ou coniques; les maxillaires de quatre, dont le premier trèspetit et les autres coniques; partie antérieure du corselet prolongée en capuchon; écusson petit ; ély très ovales; pattes assez longues. Le type de ce genre est I’Hédobik IMPERIALE, Plinus imperialis, L.,Fah., Panzer, fasc.5, fig. 4, a, b. c, d; Bruche à Croix de St. -André, Geoff. el Fourcroy. Elle est longue de trois lignes, brune, j avec une tache grise sur chaque élylre, imitant un Aigle dont les ailes sont étendues. On joint à cette espèce rilÊDOBiE pgbescexte, Plinus pubescens, Fabr.. Hetlobia cufpes , Ziegl. Les deux espèces se trouvent en Europe.

HEDONA. bot. Loureiro (Flor. Cocltinch. , p.351) a établi ce genre sur une plante que l’on a reconnue pour le Lychnis yrandi/lora de Jacquin ( Collect t. p. 116), belle espèce à Heurs rouges, cultivée luainlenant dans les jardins d’Europe, y. Lycbxide.

IIEDWIGIE. Hetlwigia. bot. Ce genre, fondé par Swartz ( Flor. /nd. -Occident ., 11, p. 672 ), a été placé dans rOclandrie Monogynie, L. Il appartient à la nouvelle famille des Burséracées de Kuulh (Annales des Sciences naturelles, juillet 1824) qui l’a ainsi carac- ( térisé : fleurs polygames; calice urcéolé, persistant, à 1 quatre dents; quatre pétales égaux, insérés sous le dis- I que, larges et soudés à la base, el dont la préfloraison est valvaire; huit étamines insérées sous le disque, presque égales, de moitié moins longues que la corolle; leurs filets sont courts, aplatis, el les anthères oblongues, non articulées avec les filets, hiloculaires, déhiscentes par leur face intérieure; disque cupuliforme, offrant six sillons à sa périphérie, conique dans les fleurs mâles, occupant le centre de la fleur; ovaire sessile. ovoïde, à quatre loges renfermant chacune deux ovules collatéraux et fixés à l'axe central ; style très-court ; stigmate obtus, à quatre sillons ; fruit presque globuleux, à trois ou quatre noyaux uniloculaires. nionospcrmes, couvert d'une écorce coriace, et rempli d'un suc gommeux, aromatique; graine arrondie. sans albumen, ayant un (est membraneux, un embryon de même forme qu’elle, une radicule supérieure et des cotylédons épais, charnus, légèrement convexes. Ce genre parait être le même que le Telragastris de Gærtner ( de Fruct., 11, p. 130. t. 2). Il ne se compose

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que d’une seule espèce, Hedwigia balsamifera , Sw. (toc. cil), arbre très-élevé, indigène de Saint - Domingue, où les créoles . qui le nomment Dois Cochon, le confondent avec le Gomarl (Bursera gummifera) dont il est, selon quelques auteurs, congénère. Cet arbre a des feuilles alternes, imparipennées. à folioles opposées, Irès-entières, sans glandes pellucides. Ses Heurs sont petites, blanches, disposées en panicules dans les aisselles des petites branches et accompagnées de bractées. Le suc balsamique qui découle de cet arbre est appelé Baume à Cochon par les habitants de Saint- Domingue.

Un autre genre a été constitué par Medicus, sous le nom d 'Hedwigia, aux dépens desCommelines; mais ce genre n'a pas été adopté.

HEDW1GIE. Hedwigia. bot. (Mou* ses.) Ce genre, fondé par Bridel ( MvtCOl. récent., par s 1) dans la famille des Mousses. n*a point été conservé par cet auteur dans sa nouvelle Méthode, où il est réuni à divers autres genres du groupe des Gymnoslomées. Hedwig avait d’abord adopté ce genre sous la dénomination de | Gymnostomum, qui fut changée bientôt en celle d’/tfnictangium ou Anœctangium. De Candollc, Weber, Schkuhr, etc., n’ont point jugé qu’il fût avantageux de l’adopter. Mais jaloux sans doute de ne pas déposséder le plus grand muscologue de notre époque, du genre qui lui avait été si justement dédié, plusieurs j auteurs le rétablirent en proposant diverses modifications, d'où est résultée pour la synonymie une confusion difficile à faire disparaître. Palisol- Beauvois a le premier partagé le genre Hedwigia en deux genres, Hedwigia et Anictangium. Les caractères qu’il donne au premier sont : une coiffe cainpaniforme, à opercule mamillaire; une urne ovale, à tube très-court, enveloppé, ainsi que l'urne, dans les folioles du périchèse; les caractères du second (Anictangium) en diffèrent principalement par l’absence du périchèse. Ainsi établi,

Y Hedwigia de Palisot Beauvois est un démembrement de l’ancien Hedwigia de Bridel et d’Hedwig, qui renferme quelques Brynm de Linné et des contemporains, tandis que V Anictangium renferme des Hypnurn et des Sphagnum des auteurs antérieurs à Hedwig, plantes dont le port est bien différent. Le genre Hedwigia de Hooker (Mute. Exot. Gen., vi, p. 3) est le seul qui paraisse jusqu’à présent devoir être conservé; U renferme la plupart des Hedwigia de Palisot Beauvois, et se caractérise ainsi : soie latérale; capsule à ouverture nue; calyptre dimidiée. Quatre espèces exotiques auxquelles il faut ajouter probablement quelques autres espèces indigènes et notamment V Hedwigia aquatica, constituent ce genre. Walker Arnolt pense avec quelques autres auteurs que V Hedwigia Hornschuchiana est un Anictangium et Y Hedwigia Canarienne un Aslrodontium ( Lcucodon de Bridel). L’ Hedwigia sc trouverait donc réduit : 1° à I'Hedwimk de Himboldt, Hedwigia Humbotdtii , à lige redressée, rameuse, pinnalifide ; à feuilles imhriquées de toutes parts, obovales. concaves, privées de nervures, pilifères, très entières; à capsule sillonnée, globuleuse; à opercule suhulé, courbé (Uook., Musc. Exot., I. 46. ejusd. in Kunth. Synops., 1, 47). Celle Mousse croit sur le mont Quin-

diu û une élévation de 1580 toises. 2° à I’Hedwigie k kev ili.es dirigées d’dr secl côté, Hedwigia secundo (Hook., toc. cil.), à tige redressée, rameuse; à rameaux sous-pinnés; à feuilles dirigées d’un seul côté, largement ovales, acuminulées. rnarginées, striées, sans nervures, denticulées en scie au sommet; à capsule ovale, cvlindracée ; à opercule subulé. Cette plante croît dans les lieux Après et montueux du Mexique, près de Tolucca au pied des montagnes couvertes d'une neige étemelle à 1640 toises. 3° Et enfin à I'Hedwigie aqcatiqir. Hedwigia aquatica , Hcdw., Mnsc.fr., 3, p. 20, f. Il; Brid., Musc., 2, p. 34, t. 1. f. 4; Anictangium falcn tu tu, Beau v., Prodr. A- 'theog., p. 42; Anictangium aquuticum, Hcdw., Musc, frond., 3, t. 21; Schwæg., Supp., 1, p. 1, p. 38; Wahlenb., Fl. Carp., p. 334; Hypnurn aguaticum , Jacq., Austr., t. 280; Hypnurn nigricans, VIII., Dauph.,3, p. 904; Fontinalis subutata, Lamk., Dicl.. 2. p. 518; Dill., Musc., t. 43. f. 70; Gymnostomumaquaticum, HofF., Dec. Fl. Fr., 11, p. 444; Schkuhr., Dec. Moos., p. 17, t. 8; Web. et Mobr. , Roel. ; Funck, fascic. Crypt. Cette Mousse, dont la synonymie complète montre toutes les vicissitudes de sa nomenclature, se trouve à Vaucluse, dans plusieurs rivières du Jura et aux environs de Genève, adhérente aux pierres; elle est facile à reconnaître à sa tige allongée, rameuse | vers le sommet seulement; à ses feuilles linéaires, suhulécs, assez épaisses, un peu dirigées vers le même côté et recourbées vers le sommet des rameaux; à ses capsules oblongues et surmontées d’un opercule conique et oblique. F. Axictargie, Gyhnostobe, Hookerie et

SCHISTIDIE.

HÉDYCAIRE. Hedy caria, bot. Genre de la famille des Urticées et de la Diœcie Polyandrie, L., établi par Forsler (Charnel. Gener., t. 04) et ainsi caractérisé : plante diofque; périanlhc à huit ou dix découpures peu profondes. Les fleurs mâles renferment environ cinquante étamines sessiles, oblongues. velues à leur sommet et couvrant tout le fond du périanthe. Les fleurs femelles contiennent plusieurs ovaires laineux, placés sur le réceptacle et stipités; styles nuis. Le fruit est multiple, composé seulement par suite de l’avortement de plusieurs ovaires, de six à dix noix presque osseuses, stipulées et monospermes. Ce genre n’est pas encore assez parfaitement connu pour que ses affinités soient bien déterminées. Jussieu, en effet, dans son Gcncra Planta ru m , indique quelques rapports de Y Hedycaria avec les Anonacées ou les Rcnonculacées. L 'Hedycaria arborea , Forst. et Lamk., Illuslr., tab. 827, est un arbrisseau de la Nouvelle-Zélande, à feuilles alternes, très glabres, et à fleurs disposées en grappes axillaires.

HEDVCHIGM. bot. F. Gajidaxüli.

HÉDYCRE. Hedychrum. us. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Térébrans. famille des Pupivores, tribu des Chrysides (Règne Anim. de Cuv.), établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : abdomen n’ayant que trois segments extérieurs, demi-circulaire, voûté, uni et sans dentelures au bout; mandibules dentelées au côté interne; languette échancrée; palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labiales;

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écusson simple ou sans saillie, en forme de pointe. Les Hédycres s'éloignent des Stilbes et des F.uchrées par la longueur relative des palpes; ils partagent ce caractère avec les Élampes et les Chrysis; mais ils en diffèrent essentiellement par la languette. Le corselet des Hédycres n'est point rétréci antérieurement , et leur abdomen est voûté et à trois segments, ce qui les distingue des Cleples. Fabricius et Jurine n'ont point adopté le genre Hédycrc; mais ce dernier auteur en fait une section dans son genre Chrysis. Les Hédycres ont été étudiés avec soin par I.epelletier de Saint- Fa rgeau, dans un mémoire sur quelques espèces nouvelles d'insectes de la section des Hyménoptères Porte • Tuyaux (Mém. du Mus. d'Hist. nat., t. vu, p. 115); il en a décrit treize espèces recueillies pour la plupart aux environs de Paris. Leurs couleurs brillantes et métalliques ne le cèdent en rien à celles des Chrysis. On peut considérer comme type du genre ;

Hédycrk ixciDGLE. Hedychrum luciüulum, Lat., Chrysis lue idula , Fabricius, qui est la même espèce que la Guêpe dorée à corselet mi -parti de rouge et de vert de Geoffroy. Elle est très- commune aux environs de Paris. Les autres espèces décrites par Lepelletier portent les noms de Spina ( toc . cit. , pl. 7*, fig. 2 et 3) , a u rat uni , bidentulum (fig. 4), régi uni , altcrum (fig. 8), minutum (fig. 9), fercidum, tnaculatum t cœrulescens (fig. 10), lucidum (fig. 6), ni/idum (fig. 5) et roseum (fig. 7). Le même auteur rapporte avec doute au genre Uédycre les Chrysis cœrulipes , parrula et Panse ri, Fabr. , qu'il n’a pu voir dans les collections. La dernière a quelque rapport de conformation avec V Hedychrum Spina.

HEDYCREA. bot. Le genre Licania d'Aublet a été ainsi nommé par Schreber et Vabl. é". Licavir.

UÊDYOSMON. Hediosmum. bot. Genre de la famille des Amentacées, fondé par Swartz (Flor. Ind.-Occid., il, p. 950) qui l'a placé dans la Monœcie Polyandrie, L., et lui a donné les caractères suivants : fleurs monoïques; les mâles, disposées en chatons, sans calice ni corolle, possèdent des anthères sessiles, oblongues, imbriquées, conniventes, placées sur un réceptacle linéaire. Les fleurs femelles ont un calice d’une seule pièce, à trois petites dents; un ovaire trigone, oblong, surmonté d’un style triangulaire, très-court, et d’un stigmate simple et obtus; fruit drupacé, un peu arrondi. monosperme, entouré par le calice qui fait corps avec lui. Les deux espèces décrites par l’auteur de ce genre croissent sur les hautes montagnes de la Jamaïque. L’une d’elles ( Hedyosmum nutam) est un arbrisseau qui répand une odeur aromatique très-agréable. L’autre ( Hedyosmum arborcscens) est un arbre de quatre ou cinq mètres de hauteur, dont les branches sont garnies de feuilles opposées, ovales, lancéolées, luisantes et d'un vert brun.

HËDYOTIDE. Hedyotis. bot. Ce genre, de la famille des Rubiacées et de la Tétrandrie Monogynie, établi par Linné, a été ainsi caractérisé par Kuntb ( Aura Gener. eiSpec. Plant, aquinoct t. tu, p. 389) : calice supère ou semi-supère, rarement presque infère, à quatre divisions profondes ; corolle infundibuliforme ou rarement hypocratériforme, dont le limbe est étalé

et à quatre divisions profondes; quatre étamines, le plus souvent exsertes ; un style et un stigmate bifide; capsule didyme, couronnée par le calice persistant, hiioculaire , s'ouvrant par le sommet en deux valves locuiicides; graines peu nombreuses, lenliloculaires , comprimées et non bordées. A ce genre ainsi défini et caractérisé, doivent se rapporter, d’après Richard {in Michx. Flor. Boréal, Jm.), toutes les espèces de Houslonia de Linné, qui ont un fruit iufère et polysperme dans chaque loge. Le Peplis letrandra de Jacquin, qui a les divisions calicinales bifides, et dont les loges contiennent deux graines, doit aussi rentrer dans ce genre. Les Hédyotides sont des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux, le plus souvent couchés cl rampants, munis de stipules interpéliolaires. cou nées et engainantes. Leurs fleurs sont terminales, axillaires, quelquefois solitaires ou géminées, lernées ou disposées en corymbes. On en a décrit plus de trente espèces qui se trouvent en grande partie dans les climats chauds de l’Amérique. Quelques-unes habitent les Indes- Orientales; telles sont entre autres les Hedyotis fruticosa, L. ; Hedyotis nercosa, Lamk., et Hedyotis herbacea, L., ou Oldenfandia tenuifolia deBurmann {Flor. Indien, tab. 14, f. 1). Ruiz et Pavon, dans leur Flore du Pérou et du Chili, ont fait connaître quelques espèces nouvelles d’Amérique, et Kunth (foc. cit.) en a encore ajouté sept des mêmes régions . parmi lesquelles se trouvent quelques espèces qui ont été décrites sous le nom générique de Houslonia par Willdenow, et pu bliées dans le Systema Fegetabilium de Rœtner et Schultes.

IIÉDYOTIDÉES. Hedyolideœ. bot. Nom donné par Kunth à un petit groupe de la famille des Rubiacées, lequel fait partie de la cinquième section que cet auteur y a établie et qu’il a ainsi caractérisée : capsule biloculaire, à loges polyspermes. Les Uédyolidées ont quatre étamines, en quoi elles diffèrent des Cinchonées, autre groupe de la même section, qui en ont cinq.

HKDYPNOIDE. Hcdypnois. bot. Ce genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cbicoracées et de la Syngénésie égale, L., a été constitué par Tourneforl et réuui par Linné, Lamarck et De CaDdoIle avec le genre Hyoseris. Jussieu (Gênera Plantarum) sépara de nouveau le genre Hedypnois de ceux avec lesquels on l’avait encadré. Mais Gærtner et Necker paraissent avoir interverti l'emploi des noms génériques créés par leurs prédécesseurs. En effet, leur Hyoseris e st Y Hedypnois de Tourneforl , et d’un autre côté , V Hedypnois de Gærtner correspond au genre Hyoseris de Jussieu. Hudson et Smith, dans la Flore d'Angleterre, ont augmenté la confusion de celte synonymie, en transportant le nom d 'Hedypnois au genre Leontodon. Au surplus, les genres Hedypnois et Hyoseris diffèrent peu l’un de l’autre. Voie* les caractères du premier : involucre à plusieurs folioles disposées sur un seul rang, ceint d’un calicnle très-court, dont les écailles sont gihbeuscs, tantôt formant une boule par leur réunion, tantôt étalées ; calathide composée d’un grand nombre de fleurons hermaphrodites; réceptacle nu; akènes de la circonférence ciliés ou presque nus au sommet, ceux du centre couronnés par une aigrette dont la partie infé-

heure est paléiforme, laminée, el la partie supérieure i filiforme et plumeuse. Jussieu indique comme congé- [ nère le Lampaana Zucintha, L., dont on a formé de- I puis un genre particulier sous le nom de Zacintha. Les espèces de ce genre, en petit nombre, sont indigènes du bassin delà Méditerranée. Deux d'entre elles croissent dans le midi de la France : ce sont les Hedypnois Monspcliensiê , Willd., et Hedypnois rhugadioloides ou f /y ose ris rhugadioloides, DC.

HEDYSARUM. bot. y . Saixtoi.t.

HËGÈTRF.. Hegeler. iss. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Ilétéroinères , famille des Mélanome* (Règne Anim. de Cuv.), établi par Lalreille aux dépens du genre blaps, el ayant suivant lui pour caractères propres : corps ovale, avec le corselet parfaitement carré, plan et sans rebords. Ces insectes présentent dans leurs divers organes d'autres particularités propres à les faire distinguer; les antennes sont filiformes, courtes, de onze articles, avec les deux premiers presque égaux ; le troisième est allongé; les trois derniers sont presque grenus et plus courts que les précédents; les palpes maxillaires sont presque filiformes, ou à peine plus grosses vers leur extrémité el terminées par un article dont la forme se rapproche de celle d’un cône renversé; le menton est grand, presque demi-orhiculaire, mais pas assez large cependant pour couvrir la base des mâchoires; les élytres, soudées l'une â l'autre, se prolongent en pointe à la partie postérieure, el recouvrent complètement l'abdomen. Il n'existe pas d'ailes membraneuses; les pattes sont grêles, assez allongées; leurs tarses sont simples. L'abdomen est de forme ovale et plus large que le corselet.

L'Hégêtke sTRifc. Hegetcr slriatu s. de Lalreille (Gener. Crusl. et Inaect., t. i, pl. 9, flg. 11, et t. il, p. 157), originaire de File de Madère, doit être considéré comme le type du genre. Le Blaps allongé d'Olivier (Knlomol., t. ni, nu 60, pl. 1, fig. 7) parait être la même espèce. Ainsi que le Blaps buprestoides, Fahr., Dejcan (Calai, des Coléopl., p. 64) mentionne cinq autres espèces originaires de la Grèce , de Cayenne et de la Guinée ou des Indes-Orientales. Ce sont les Hegetcr caraboidca , pedinoidea , rugi frotta , I)ej., ut raina et unicolor de Megerle.

HEGRlT. mam. L'animal américain désigné sous ce nom par Ruysch {Tficatr. Anim., p. 102), parait être un Blaireau. * - *.

HEILIPE. Heilipus . iss. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchopliures, établi par Germar qui lui assigne pour caractères : antennes médiocres, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs el oheoniques , les cinq suivants [ fort courts et lenticulaires . el les autres formant une massue ovale et comine spongieuse; trompe filiforme, cylindrique et médiocrement arquée; jeux latéraux, , ovales el déprimés; corselet un peu plus long que large, faiblement bisinué à sa base, rétréci antérieurement, ! arrondi sur les côtés, el lobé dans la partie voisine des J yeux; écusson distinct, ovale ou triangulaire; élytres oblongues. et chacune d’elles arrondie à sa base, avec les épaules un peu élevées el leurs angles obtus; l’cxlré- ! inilé est presque toujours calleuse; pieds forts; cuisses I

toujours dentées; jambes dilatées vers le milieu , el armées d'un crochet à la Tace interne, près du bout. Ce genre renferme près de cent espèces, et malgré l’élévation de ce nombre, toutes appartiennent à l'Amérique méridionale.

IILIMÉK. Heimeu. bot. Necker avait établi, sous ce nom, un genre aux dépeusde celui des Jungermannes. mais les caractères n'ont point paru suffisants pour admettre celle séparation.

IIEIM1E. Heimia. bot. Genre de la famille des Lilrariées, établi par Link et Otto, qui lui ont assigné pour caractères : calice bibractéolé à sa base, Iiémisphéricocainpanulé à six lobes dressés, alternant avec six appendices en forme de cornes, el étalés; six pétales alternant avec les lobes du calice; douze étamines presque égales; ovaire sessile, globuleux, à quatre loges; capsule recouverte par le calice; semences petites et aptères. Les deux espèces connues : Heimia aalicifolia et Heimia ayphilitica , appartiennent à l'Amérique méridionale; ce sont des arbrisseaux â feuilles alternes, opposées, simples ou leruées, pourvues d’un court pétiole, lancéolées, aigues et atténuées à leur base; les fleurs sout jaunes, portées chacune sur un pédoncule plus court que le calice.

HEINSIE. Hcinaiu. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par le professeur De Gandolle, pour une plante qu’il a observée dans l’herbier de L'Héritier, el qui lui a offert pour caractères : calice â tube ohovale, à limbe divisé en cinq lobes foliacés, oblongs et persistants; corolle bypocralérimorphe, à tube cylindrique, plus long que les lobes du calice, très- velu intérieurement; le limbe est partagé en cinq lobes ovales, aigus el ondulés; cinq anthères linéaires, pointues, sessiles el presque entièrement cachées entre les poils de l'orifice du tube de la corolle; style filiforme, plus court que le tube de la corolle; deux stigmates linéaires. Le fruit est sec, dur, globuleux, couronné par le calice persistant, biloculaire el indéhiscent; deux placentaires épais sont adnés A la cloison el présentent plusieurs semences aptères attachées â leur surface.

Hkixsie a fi kirs de Jasmix. Heinaia Jasmittiflora , De Cand. C’est un arbrisseau ou un arbuste très-rameux, inerme, niais paraissant chargé de fortes et longues épines à cause de la persistance des ramilles; les feuilles sont opposées, ovales-oblongues.acuminées. courlcmenl pétiolées; les stipules sont très -petites et aigués; les fleurs sont au nombre de trois ou quatre à l'extrémilédes rameaux; elles sont blanches, pédicellées, formant unesorlede grappe. Celte plante est originaire de Sierra -Leone.

HEINZ LLMA.NNIA. bot. Syn. de Montira. V. Moitiés.

11EINZ1E. HeinziA. bot. Même chose que Baryosotno tango, y. Coc Maroc.

HEISTERJE. Heisteria. bot. Genre de la Dinndrie Monogynie, L., établi parJacquin (Atncr., 120, tab.Sl), el ainsi caractérisé : calice très-petit, dont le limbe, à cinq dents, acquiert beaucoup d'extension el prend la forme d’une cupule; cinq pétales distincts; dix étamines dont les filets sont plans et les anthères arrondies; ovaire à trois loges charnues renfermant un ovule sur-

monté d'un style court et d’un stigmate trifide; drupe en forme d’olive, monosperme, à demi enveloppée par le calice. Ce genre, qui était autrefois rangé parmi les Aurantiacéea, a été réuni aux Olacinées de Mirlvel par De Candolle ( Prodr . Syst. Jieyrt. regel., i, p. 532). La principale espèce, et pendant longtemps la seule connue de ce genre, est VUeiateria coccfnea, Jacq., arbre de moyenne grandeur, qui a l’aspect d'un Laurier et qui croit dans les forêts épaisses de la Martinique et de la Guadeloupe. Les créoles le nomment Dois de Perdrix , parce que les Tourterelles (connues aux Antilles sous le nom de Perdrix) recherchent son fruit avec avidité. Le calice qui enveloppe la base de ce fruit, acquiert, par la maturité, une couleur rouge éclatante Smith (in Reea Cyclopœd. ) en a décrit deux autres espèces auxquelles il a donné les noms spécifiques de JJeiateria cauliflora et parrifolia. La première croit dans la Guiane hollandaise, et la seconde dans la Sierra -Leone en Afrique.

Un autre genre Heiateria avait été créé par Bergius ( Descripi . Plant. Cap. , 185); mais Linné l'a réuni au Polygala, quoiqu'il présentât des différences suffisantes pour en nécessiter la séparation. Decker (Etem. Bot., n° 1382) l'a rétabli sous le nouveau nom de Murallia qui a été admis par les botanistes modernes. Y. Mcbaltie.

HÉLACATÈNE. rots. Même chose qu’Élactène. Y. ce mot.

UÉLAMYDE. Uelamya. haï. Pedetes , lllig. ; Yerbua y Spami. Genre de la famille des Rougeurs , formé par F. Cuvier aux dépens des Gerboises. Ce genre, où les molaires n’ont pas de racines proprement dites, et ne se composent que d'une couronne, a deux incisives et quatre molaires à obaque mâchoire. Toutes celles-ci se ressemblent et ont une échancrure située du côté externe â celles de la mâchoire supérieure, et du côté interne à celles de la mâchoire inférieure. Les membres antérieurs sont courts; ils ont cinq doigts très-distincts, terminés par des ongles fouisseurs. Les postérieurs sont très-longs, tétradactyles, terminés par des ongles droits et Irès-tpais; le doigt externe est le plus petit, le second du côté interne est le plus long. On voit à la paume des mains deux tubercules d'une grosseur remarquable; la bouche et la langue sont petites; le palais est rugueux; les yeux très grands, placés latéralement et à fleur de tête, annoncent un animal nocturne; les oreilles sont à peu près aussi longues que la tête, et remarquables par un Iragus très- long et très -étroit; la lèvre supérieure est entière, mais ses bords se réunissent de chaque côté en arrière, et forment une sorte de poche. Les mamelles sont au nombre de quatre, et pectorales; le rectum et les parties génitales ont un même orifice â l'extérieur; la vulve est grande et simple; de chaque côté du vagin, sur les bords de l’orifice, il y a deux cavités assez profondes. Les femelles ont une poche abdominale comme les femelles de Didelphes ; cette poche ne contient pas de mamelles, et on -en ignore l'usage. La verge est dirigée en arrière et hérissée de papilles extrêmement dures. On ne connaît dans ce genre qu’une espèce :

Helaxyde Maimct, Uelamya Cafer, F. Cuvier; ap- 5 nier, pis scir.nr.Kft bat.

pelé vulgairement Lièvre sauteur du Cap. Cet animal est en effet à peu près de la grosseur et de la couleur du Lièvre; il a le dessus de la tète et du col, le dos, les épaules, les flancs et la croupe d’un brun fauve, légèrement grisâtre ; le dessus de la cuisse est un peu plus pâle; la jambe est plus brune, avec une ligne noire vers le talou ; les partie inférieures et internes du corps sont blanches, ainsi qu’une ligue transversale ptacée sur les flancs; les oreilles sont rousses à la racine et noires à la pointe; la queue est â peu près aussi longue que le corps; elle est roussâire, terminée de noir; le dessus du nez est pareillement noirâtre. Les Mannets, comme nous l'ont appris Sparmann et Delalande, vivent dans des terriers profonds d’où ils s'éloignent peu, et où ils rentrent dès qu'ils sont inquiétés. Tantôt ils marchent sur leurs quatre pattes, tantôt, et c’est surtout dans la frayeur, ils sautent â deux, et franchissent alors des espaces considérables. Us se nourrissent d'herbes et de grains qu'ils ne vont chercher que la nuit; ils s'apprivoisent facilement. Leur chair est assez bonne â manger. Les pieds de devant leur servent â fouiller la terre et â porter leurs alimenta à la bouche. Ils habitent les montagnes qui envirounent le cap de Bonne- Espérance.

On avait proposé de réunir à l liélamyde quelques Mammifères d’organisation très -différente, mais qui lui ressemblaient par un grand développement des pieds postérieurs; tel est le Tarsier. Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire, dans un article écrite» commun sur cet animal, où ils lui ont assigné sa véritable place dans l’échelle animale, ont fait voir qu’il n’y a même rien de réel dans le seul rapport qu’on avait cru saisir entre lui et l'Hélamyde; car si tous deux ont le pied postérieur très- allongé, cet allongement qui résulte, chez l’Hélamyde, de la longueur du métatarse, est produit chez le Tarsier par une loule autre cause, c'est-à-dire par l'allongement du tarse ; ce qui apporte une grande différence dans l'anatomie des deux êtres.

UELARCTOS. mai. Nom proposé par Horsfield, pour un genre nouveau de la famille des Plantigrades, dont l'Ours Malais serait le type; il faudrait y joindre l’Ours de Bornéo. Y • Otms.

HELBANE. bot. Y. Hebi.

• UELBINION. bot-. Synonyme ancien de Diclame do Crète. Y. Obigar.

HELCION. J/elcion. boll. Parmi les Patelles, U en est un certain nombre qui, quoique régulières et symétriques, ont le sommet incliné en arrière comme les Cabochons. C'est avec celle coupe des Patelles que Mortfort. proposa son genre. 11 aurait été admissible comme sous-genre ou mieux comine coupe secondaire, si par un rapprochement très- peu fondé il n'eût mis avec ces Coquilles marines celles dont Geoffroy et Drapamaud avaient fait le genre Ancyle, qui sont fluviatiles et qui doivent .appartenir évidemment à une autre famille. Y. Patelle et Aüctli.

H KLCO.N; ffelco n. ms. Hyménoptères; genre de la famille des Pupivores, section des Térëbrana, tribu des lchneumonides, institué par Nées d’Esembéeck qui lui assigne pour caractères : antennes longues , sétacées , droites d'abord , puis roulées , insérées sur le rebord

.ISO

inférieur d’une cavité frontale, avec leur premier article pros, le second très-petit, le troisième le plus long Pt les autres diminuant insensiblement; mandibules bidentécs, avancées, laissant entre elles et le labre un vide notable, Jors même qu’elles sont fermées et dans le repos; palpes maxillaires très allongées , deüx fois plus longues que les labiales, composées de cinq articles dont le second aplati, dilaté à sa partie intérieure; palpes labiales de trois articles ; tète à peu près aussi large que le corselet, avec une cavité frontale rebordée sur les eûtes ; trois petits yeux lisses; corselet allongé; métathorax long, très-rugueux, portant plusieurs lignes longitudinales, un peu élevées; ailes supérieures ayant une cellule radiale qui n’atteint pas l'extrémité; trois cellules cubitales dont la dernière, qui atteint presque le bout de l’aile, est aussi longue que les deux autres réunies; abdomen presque linéaire, composé de sept segments, outre l'anus; pattes de longueur moyenne, les postérieures un peu plus fortes, avec les jambes canaliculées extérieurement, au moins dans les femelles ; jambes antérieures terminées par une seule épine, les quatre autres en ayant deux petites.

Helcox bucberox. Helcon lignator , Nées. Tête et corselet fortement ponctués ; les deux premiers segments de l'abdomen ridés irrégulièrement; pattes et palpps de couleur fauve ; partie inférieure des dernières jambes et leurs tarses noirâtres; tarière plus longue que l'abdomen. Taille, sept à buil lignes. Europe.

Helcox a tri». Helcon spinalor , Nées. Tète, corselet et premier segment de l'abdomen fortement ponctués; antennes noires : celles des femelles ont les articles douze et quinze blancs; hanches des quatre premières pattes et jambes postérieures noires ; cuisses fortement dentées inférieurement; tarses postérieurs blancs, avec la base du premier article et l’extrémité du dernier noires; palpes brunes; tarière teslacée. Taille, quatre à cinq lignes. Europe.

HÉLEASTKK Heleaêtrum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Aslérofdées , établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule radié; fleurs de la couronne femelles, ligulécs et disposées sur un seul rang; fleurs du disque hermaphrodites; involucre imbriqué, composé d'écailles lâches, acuminées, foliacées et scarieuses au sommet; réceptacle alvéolé; styles raineux, allongés, très-aigus et hispides sur le dos; akènes oblongs, anguleux, glabres et atténués aux deux extrémités ; aigrette garnie de deux rangées de soies d’égale longueur : les unes filiformes, les autres un peu dilatées en massue. Les deux espèces conuues, Heleaêtrum pahnlosum et Heleaêtrum album, appartiennent à l’Amérique septentrionale; ce sont des plantes herbacées, vivaces, à tiges simples, à feuilles alternes, allongées, acuminées et très entières; les fleurs sont blanches ou bleues.

HLLKK. Ueleuê. m». Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Taxicornes (Règne Amin, de Cuv.), établi par Latreille ( Nouveau Dlcl. d'Ilist. nal„ t. xxiv, p. 155) qui lui assigne pour caractères antennes grossissant insensiblement; tète découverte et reçue dans une échancrure de l'extrémité antérieure du prolhorax. Ce genre a beaucoup

d'analogie avec celui des Cossyphes; la forme du corps est la même, il est ovale, en bouclier et très aplati. Latreille en connaît six espèces, et celle qu’il décrit sous le nom d'Hélée perforée. Heleue perforatut, peut être considérée comme le type du genre. Elle est originaire, ainsi que les autres espèces, de la Nouvelle- Hollande. et a été recueillie par Péron et Lesueur dans l’Ile des Kangiiroos.

HÉLÈNE, iool. Espèce des genres Murène et Couleuvre. f'. ces mots. C’est aussi un Papillon de la division des Troyens, de Linné.

HELEN1A. bot. Même chose que Helenium. F. Oél évier.

HELENIASTRÜM. bot. Ce nom. donné anciennement par Vaillant, n’a pas prévalu sur celui d’ Helenium que lui a substitué Linné. H en est de même de Y Helenia de Gœrlner, et du flraearola d’Adanson. qui désignent le même genre, f'. HéUxik.

HÉLÉMDE. Helenit. moll. Genre établi par Montfort dans le tome premier de sa Conchyliologie systématique ( p. 194 ) pour un petit corps crétacé qu’il caractérise de la manière suivante : coquille libre, univalve, cloisonnée et celluléc, contournée en disque aplati; spire apparente, excentrique sur les deux flancs; dos caréné; bouche très-allongée, recouverte par un diaphragme criblé de pores; cloisons criblées et unies. Le type de ce genre, décrit et figuré sous le nom de ftautilus aduncus par Von-Fichlel et Moll. p. 115. (ah. 23, fig. a, a été nommé par Montforl Héléxide Epa von. Helenin êpatosuê : c’est une petite coquille blanche, de deux lignes de diamètre, striée dans le sens des cloisons; les stries sont assez nombreuses, fines et croisées par d’autres plus fines dans le sens des pores; le dernier tour est très-grand, enveloppant et cachant tous les autres. Ce que Monlfort nomme ouverture de la coquille est une longue fente qui en occupe tout le dos; elle est barrée par une cloison toute criblée de poses qui viennent s’y terminer. Montforl pensait que chacun de ces pores était occupé par autant de Mollusques distincts vivant en famille; mais cette opinion, qu) n'est fondée sur aucun fait ni sur aucune analogie, est sans doute hypothétique, surtout -si l’on pense que ce corps devait être intérieur, placé sans doute comme celui des Seiches avec lequel il parait avoir de l'analogie.

I1ÉLÉNIER. Helenium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie superflue, L., établi par Vaillant sous le nom ' A' Heleniastrum. Linné changea celle dénomination en celle A' Helenium, quoiqu'il y eût déjà un genre de ce dernier nom, également fondé par Vaillant, d’après C. Bauhin, et qui est devenu le genre Jnula. Voici les caractères qui lui ont élé assignés : involucre double: l’extérieur orhiculaire, dont les folioles sont disposées sur un seul rang, bracléiformes, soudées à leur base, linéaires et subulées; l’intérieur beaucoup plus court, dont les folioles sont inégales, libres et appliquées; réceptacle nu. globuleux ou cylindracé; calathide radiée, dont le disque est composé de fleurons nombreux et hermaphrodites, et la circonférence de demi-fleurons femelles, ayant la languette large, cunéiforme, tri ou

Il É t.

Il É I.

quadridentée au sommet; ovaires cylindriques, munis de douze bandes longitudinales : les unes parsemées de globules jaunâtres, les autres alternes avec les précédentes, hérissées de longues soies roides; leur aigrette est composée de six paillettes membraneuses, correspondantes aux six bandes velues. II. Cassini a placé ce genre dans la tribu des Héliantliées, et en a formé le type d'une section, f'. IIêlênièis.

Les espèces qui constituent ce genre, sont originaires de l'Amérique, et se cultivent très-facilement dans les jardins botaniques de l’Europe; telles sont les Helenium autumnale , L., et Helenium quadrùlenlatum, Labillardière (Actes de l'ancienne Soc. d'Hist. natur. de Paris, p. 22. tab. 4). Kuntli (A’ou. Gener. et Spec. Plant, œquinoct., t. iv, p. 299) en a décrit une troisième : Helenium Mexicanuni, et Sprengel six autres, dont une, Helenium lunatum, forme le genre Acti ne lia de Pursh. Ces plantes sont herbacées, à feuilles alternes, décurrentes, et à fleurs jaunes terminales, disposées en corymbes.

Le nom d 'Helenium avait été donné par les anciens â des plantes très différentes les unes des autres. Il parait que l 'Helenium de Théophraste était une espèce de Thym, et les commentateurs ne peuvent reconnaître les deux Helenium de Dioscoride. Le nom de celle plante se rattache aux souvenirs mythologiques des anciens, puisque, selon Pline, ils croyaient qu'elle était née des pleurs versés par la belle Hélène.

HÉLÉNIÉES. Helenieœ. bot. Section" formée par H. Cassini. dans la tribu des Hélianthée*, de la famille des Synanlhérées. Elle est caractérisée par un ovaire presque cylindracé, souvent velu, muni de plusieurs côtes ou arêtes qui divisent sa surface en autant de bandes longitudinales, et portant une aigrette composée de poils paléiformes. membraneux , quelquefois plumeux. Le groupe proposé par IVutlall sous le nom de Ga/artliœ , fait partie de celle section, dans laquelle H. Cassini fait entrer les genres suivants, rangés par ordre alphabétique : Achyrocarpus, Kunth; Actinea, Jussieu; Allocarpus, Kunth; Bahia, Lagasc.; Balbisiu, Willdenow; Batduina , Nutlall; Calea, Rob. Brown; Cephalophora , Cavanilles; Dimeroslemma, H. Cassini; Eriophyllutn , Lagasca; Horestina, Cassini; Gulardia , Fouger.; Galinsoga , Cavan Helenium , L. ; Hymenopafipus, l'Hérit. ; Leontophtal- »ww«i,Willd.; Leptopoda, Nutt.; Mar thallia, Schreber; Mocinna , Lag.; Polypleris , Nuit.; Ptiloslephium f Kunth; Schkuria , Roth; Sogalgina, II. Cass.; Tithonia, Desf.; Trichophyllum , Nutt. P. chacun de ces mots.

HELEOCHLOA. bot. Synonyme de Crypside. V. ce mot.

HËLÉOMYZE. Heleomysa. ms. Diptères. Genre de la famille des Alhéricères, établi par Fallen qui lui assigne pour caractères : premier article des antennes plus grêle que les suivants qui sont terminés par une soie simple; palette grande et orhlculaire; yeux lisses situés sur une élévation; ailes longues et n'offranl au dettr de leur base aucune nervure transverse; corps assez épais et d'une forme qui se rapproche de la Mouche commune; côtés de la face garnis de poils ou mous-

taches. Fallen donne comme type de ce genre le Afusca serrata de Linné, qu'il appelle IlÊitoaizE des latrines. Cet insecte, dont le corps est cendré avec l'abdomen fauve, est très -commun dans l'intérieur des maisons.

HÉLÉONOSTES. bot. Espèce du genre Laiclic.

HELEOS. ois. Synonyme d’F.fFraie. f'. Chouette.

HELEPTE. Helepla. bot. Le genre institué sous ce nom, par llaflînesque (A eogen., 1825, p. 5), parait ne différer en rien du genre Heliopsis de Pcrsoon. /'. Hêliopsidb.

HEL1ACA. ois. Syn. d'Aigle impérial. A\ Faccox.

HÉLIANTHE. Helianthus . bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie frustranée, L., établi sous le nom de Corona- Solis par Tournefort qui y confondait le Coreopsis et d'autres genres voisins. H. Cassini et Kunth en ont fait le type d’une tribu très-naturelle de la famille des Synanlhérées, tribu qu'ils ont nommée Héliantliées. V. ce mot. Voici les caractères de ce genre : involucre composé de folioles imbriquées, ordinairement linéaires, aigues, étalées, celles des rangs intérieurs progressivement plus courtes que celles des rangs extérieurs; calalhide radiée, dont le disque est formé de plusieurs fleurons réguliers, hermaphrodites, et la circonférence de demifleurons stériles; réceptacle convexe, garni de paillettes demi embrassantes, oblongues et aigues; ovaires oblongs des deux côtés, couronnés par une aigrette formée de deux paillettes opposées, articulées, caduques: l'une antérieure et l'autre postérieure. De toutes les Synanlhérées, les Héliantliées sont, sans contredit, les plantes les plus remarquables par leur beauté. L'amplitude et les couleurs vives des calathides de la plupart des espèces leur ont mérité de la part des botanistes des comparaisons emphatiques avec l'astre du Jour. En effet, le mol Hélianthe est la signification grecque du nom pompeux de fleur du soleil , sous lequel, ainsi que sous celui de couronne du soleil, on a toujours désigné ce? plantes. — - Les espèces d'Hélianthes, au nombre de quarante et plus, sont toutes indigènes de l'Amérique, soit méridionale, soit septentrionale. Ce sont des plantes ordinairement herbacées et trèsgrandes, rarement ligneuses. Leurs feuilles sont opposées ou alternes', entières . le plus souvent munie» de nervures plus ou moins roides et hérissées. Leurs fleurs sont terminales et ordinairement disposées en cnrymbes. Toutes sont d'une culture facile dans les jardins de l'Europe. On doit distinguer, dans ce beau genre, les espèces suivantes :

Hèuaxtbe Tournesol. Helianthus annuus , L. Vulgairement Grand Soleil. La tige de celte plante, quoique herbacée et annuelle, acquiert jusqu'à cinq mètres d'élévation; ses feuilles sont alternes, péliolées, grandes, presque cordiformes. acuminées. rudes ainsi que la tige. La calalhide a quelquefois trois décimètres et plus de diamètre, et probablement, par l’effet de son poids, le pédoncule qui la soutient se courbe de manière que la calalhide inclinée présente son disque vertical et tourné le plus souvent du côté du soleil. Cette magnifique espèce est originaire du Pérou. On la cultive maintenant jiresque partout, â cause de sa beauté et de la facilité avec laquelle elle se développe, car

n'exigeant qu’une bonne terre et de la chaleur, elle trouve chez nous, dans le cours de l'été, un temps suffisant pour qu'elle puisse entièrement parcourir les phases de sa vie. Mais l'éclat et la beauté ne sont pas les seuls avantages de l’Hélianthe annuel; ses diverses parlies sont employées avec utilité à des usages économiques. Ainsi, Tes akènes de cette plante sont mangés avec avidité par la volaille; ils contiennent une amande blanche et une grande quantité d'huile grasse que l'on extrait par expression. En certaines contrées on les tor réfie |>our s'en servir en guise de Café, et les habitants de la Virginie en font une sorte de pain et de la bouillie pour les enfants. Enfin l'écorce de cette espèce est formée de fibres ténues qui la rendraient susceptible d'étre filée comine du Chanvre, et ses tiges contiennent beaucoup de nitrate de Potasse.

Héluvtnk Tonxa*rocr. Helianthua tuberoaua, L. Vulgairement Poire de terre. Ses racines sont de gros tubercules vivaces, charnus , ohlongs , rougeâtres en dehors, blancs intérieurement et assez semblables à ceux de la Pomme-de-lerre. Il s’en élève des liges dressées, simples, herbacées, hautes de près d'un mètre et portant des feuilles tantôt alternes, tantôt opposées et même lernées , pétiolées. très-grandes, ovales, atténuées aux deux extrémités, décurreoles sur le pétiole . marquées sur leurs bords de petites dentelures et un peu rudes au toucher. Les calatbides sont solitaires, terminales et jaunes, non inclinées et d’une petite dimension relativement 2T celles de l’Hélianthe annuel. Leur involucre est formé d’écailles foliacées, imbriquées et ciliées sur les bords. Qptle plante, originaire du Brésil, fleurit en Europe dans le mois de septembre. Les tubercules charnus du Topinambour sont un aliment assez agréable lorsqu'on les a fait cuire et apprêter de diverses manières. Ils fournissent, pendant l’hiver, une bonne nourriture aux Moulons et aux autres bestiaux qui en sont très-friands. L’analyse chimique de cette racine a été faite récemment par Payen qui y a rencontré en grande abondance la Dahline, principe immédiat, qui parait être identique-avec l'inuline. Ce chimiste a également démontré que les tubercules du Topinambour, soumis à la fermentation, donneraient beaucoup de liqueur vineuse, analogue â la bière, et que, sous ce rapport, celte plante pourrait devenir trèsimportante.

HELlANTHÉES. Helianlheœ. bot. Tous les auteurs qui se sont occupés de l'étude des Synantliérées ont admis un groupe très-naturel de plantes qu’ils ont nommé Hélianthées. Eu effet, Jussieu, De Candolle, Kunth et Cassini ont reconnu celte tribu et lui ont assigné des caractères plus ou moins développés. Le dernier de ces botanistes , considérant que le nombre des genres qui composent les Hélianthées est extrêmement considérable, a proposé de les subdiviser en cinq sections qu'il a désignées par les noms suivants : 1° Hélianthées Héléniées, 3" Hélianthées Coréopsidées , 5® Hélianlhées Prototypes, 4e Hélianthées Rudbeckiées, et 5° Hélianthées Millériées. Nous n'exposerons ici que les caractères succincts de la troisième section, et nous renverrons aux mots Corêowiuêes. H&ui'iitss, Millêriêes et Ri'DBKCKitKS, pour ceux des autres sections.

Les Hélianthées Prototypes ont l’ovaire ordinairement tétragone et comprimé des deux côtés, de manière que son plus grand diamètre est de devant en arrière; leur aigrette est composée de paillettes adhérentes ou caduques. filiformes et triquélres. Le genre Hélianthe est le type de celle section, dont les limites ne sont pas tranchées et qui se compose de plantes presque toutes américaines. Quelques unes se trouvent en Asie; l’Europe et les terres australes en paraissent dépourvues.

HÉLIANTHÈME. Helianthemum. bot. C’est-à-dire Fleur du Soleil. Ce genre de la famille des Cistinées, et de la Polyandrie Monogynie, L., avait été constitué par Tournefort; Linné le réunit au Ci »tu», mais il en a été de nouveau séparé par Gærlner et De Candolle. Voici ses caractères principaux : calice à trois sépales égaux, ou à cinq sépales disposés sur deux rangs, les deux sépales extérieurs ordinairement plus petits ; cinq pétales extrêmement caducs, quelquefois dentelés irrégulièrement au sommet; stigmate en tète, tantôt presque sessile, tantôt supporté par un style droit ou oblique ; capsule à trois valves qui portent sur leur milieu les placentas des graines ou les cloisons séminifères; graines anguleuses, glabres, pourvues d’un albumen blanc et charnu, et d’un embryon dont les cotylédons sont tantôt filiformes et courbés, tantôt orbiculairesei appliqués l'un contre l’autre. Les Hélianlhèmes sont des herbes ou des arbrisseaux è feuilles opposées ou alternes, quelquefois stipulées; leurs fleurs, le plus souvent munies de bractées, sont portées sur des pédicelles opposés aux feuilles ; elles offrent des dispositions très-variées, car elles sont tantôt solitaires, tantôt en ombelles, en grappes penchées du méine côté, en cnrymbes ou en panicules. Quand le genre Helianthemum fut rétabli, on lui assigna comme caractère différentiel d’avec le Ciatue, une capsule uniloculaire, à valves portant les placentas sur le milieu de leurs parois internes; mais ce caractère fut infirmé par l'observation de plusieurs espèces où non -seulement la capsule mais encore l'ovaire étaient évidemment triloculaires. Dans un Mémoire lu en juillet 1835. devant la Société Philomatique de Paris , Guillemin a démontré que les cloisons du fruit de V Helianthemum étaient produites par la saillie interne et plus ou moins grande des placentas qui. dans quelques espèces, ne formaient qu’une simple ligne longitudinale sur les parois, dans d'autres proéminaietit de manière à te réunir et à diviser la capsule en trois loges. Le caractère de l'unité ou de la pluralité des loges du fruit, qui est excellent pour distinguer telle espèce d'une autre, ne doit donc pas être génériquement employé , puisqu'on trouve dans le même genre des capsules uniloculaires, et d'autres qui sont divisées plus ou moins complètement par de .fausses cloisons. Mais en étudiant l'organisation de plusieurs espèces d'Hélianthèmes, Guillemin vit que ces différences dans la structure des capsules correspondaient presque toujours avec d'autres différences dans les autres organes. Ainsi, par exemple, toutes les espèces de la section où les fleurs sont en ombelles (Helianihemum umbellatum, Libanotia , etc.), ont des capsules triloculaires, un calice à trois’ sépales , et les cotylédons linéaires et infléchis; tous les Hélianlhèmes

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