‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 71 sur 117 · Diplostome blanc. Diploatoma alba. Long de six pouces · texte numérisé non relu

Diplostome blanc. Diploatoma alba. Long de six pouces

HAMULAIRE. Hamularia. INT. Genre de l'ordre des Néinatoïdes, étqbli par Treuller; Schranck l'avait nommé Linguatule. et Zeder Tentaculaire ; Kudolphi l’avait d'abord adopté dans son Histoire des Enlozoaires; mais, éclairé par de nouvelles observations, il a reconnu que les Uamulaires n'étaient que des individus mâles de Vers, dont deux espèces appartiennent aux Filaires et la troisième aux Trichosomes. T. ces mots.

HA.MCLEtX. Hamulosus. bot. Organe garni de pe- I lits poils crochus.

HANULIER. Hamulium. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Coryrobifères de Jussieu et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini (Dict. des Scieu. natur.,t. xx) aux dépens du genre Terbesina de Linné. Voici ses principaux caractères : invokicre orbiculairc,

] dont les folioles sont appliquées, excepté dans leur partie supérieure, et disposées sur un ou plusieurs rangs; calathide dont le disque est composé de fleurons nombreux et hermaphrodites; la circonférence de demifleurons nombreux, femelles, à languette un peu bidentée au sommet, et disposés irrégulièrement sur un ou deux rangs; réceptacle conique, couvert de paillettes irrégulières; ovaires légèrement hérissés, trèscomprimés des deux cotés , et présentant après la floraison une large bordure sur chacune des deux arêtes; aigrette composée de deux barbes subulées, cornées, parfaitement nues : l’extérieure courte et droite, l’intérieure longue et courbée au sommet, en formedecrochet. Ce dernier caractère distingue surtout le genre I/atnulium. L'auteur pense que la nature a destiné l'aigrette en crochet à la dissémination des akènes par les animaux qui passent auprès de la plante, cause finale dont

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on retrouve les mêmes moyens dans beaucoup d’ail! res i plantes. Linné (Sp&e. Plant., édit. 3, p. 1270) avait ; autrefois indiqué la différence du port et de la «truc- i ture du Eerbesina ulula, dont Cassini a formé le type [ de son genre ; mais comme une autre espèce (E. dis- | coùlea, Micbx.), très voisine de la première, n’offre pas | le caractère assigné à VHamutium , puisque ses deux ; barbes sont égales et droites, Kunlh pense qu’il n’y a pas lieu de distinguer ce genre comme particulier.

Haxitlieb AiLt. Hamulium alatum, Cass. C'est une j plante herbacée, haute de près d'un mètre, dont les feuilles, assez longues, sont décurrentes sur les tiges , elles fleurs de couleur jaune-orangé sont solitaires au sommet de long» rameaux nus, dressés et pubescents. Elle croit en Amérique, dans t’ile de Cuba , et sur les côtes occidentales et chaudes du continent américain.

HAN et HANTHI. ■ *■. Synonyme d’AI. E. Bradypk.

HANCHE, zool. Dans les Mammifères c’est la région du tronc, formée par les os ilion et ischion recouverts des parties molles; dans les Crustacés, les Arachnides et les Insectes, c'est une partie de la patte, celle qui est articulée avec le thorax. V. ce mot et Patte.

HANCOBME. Hancornia. bot. Ce genre nouveau a été créé par Bern. An. Gômez, dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Lisboa , t. 3, part. 1, p. 104, pour une plante du Brésil , citée par Marcgraff et par Pison sous les noms de Mangabeira , Mangabuel Mangaiba. Le genre nouveau appartient â la famille des Apocynées, et se distingue par les caractères suivants : corolle bypocratériforme , avec son limbe dressé et divisé en cinq parties; stigmate capitato- subcylindrique , divisé en deux branches au sommet ; baie uniloculaire et polysperme. La seule espèce connue jusqu’ici a été nommée par Gomez, IIa'icornif. brillante, Hancornia speciosa; c'est un petit arbre, à feuilles linéaires-lancéolées, à fleurs terminales cl à fruits comestibles. On tire de ses diverses parties un suc particulier qui. desséché, offre les propriétés du Caoutchouc.

UANGHATSMAH. but. Encore que la figure faite au hasard et que Flacourt donne de celle planle de Madagascar n'offre pas le moindre rapport avec ce qu'en dit ce voyageur, il est certain, comme l’avait fort bien deviné Séb. Vaillant, que Flacourt a entendu désigner par ce nom de pays le Lyiopmlium remuant , qui passe même aujourd'hui, comme de son temps, pour une planle souveraine contre les brûlures, propriété que nous ne garantissons pas.

HANGUANE. Hanguana. bot. Genre de la famille des Asparaginécs de Jussieu, établi par le docteur Blume qui le caractérise de la manière suivante : fleurs diolques; périanlhe infère, persistant, divisé en six segments. Les fleurs femelles ont trois sligmales sessiles et plans, un ovaire à trois loges renfermant chacune un ovule. Le fruit consiste en une baie globuleuse, monosperme. Ce genre a beaucoup d'aflinité avec le genre ststetia; néanmoins on ne saurait l'y réunir, k cause des loges uniovulées de l’ovaire et de son fruit en baie monosperme.

Hargcarz Kamixto. Hanguana Kassinlu , Blume, Enunter. Plant. Jacæ, 15. Sous-arbrisseau k racines fibreuses; à tige simple et couchée; k feuilles lancéo-

lées, rapprochées trois par trois, les plus jeunes lumen teuses en dessous, garnies de pétioles allongés, caréné* et en fourreau; à fleurs réunies en épi terminal, un peu tomenteux. Cette plante habite les forêts monlueuses de l'ile de Java.

HANIPON. ois. Syn. vulgaire de Bécassine. E.ce mot.

HANNEBANE. bot. Vieux nom français de la Jusquiame noire, encore employé dans quelques cantons.

HANNEQCAW. ois. Synon. de Katraka. l'\ PtüËLori.

HANNETON. Melolontha. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Fahricius aux dépens du grand genre Scarabée de Linné, de Geoffroy et de quelques autres naturalistes. Degéer les avait déjà distingués des Scarabées, en en faisant une division qu'il désigne sous le nom de Scarabées des arbre*. Fahricius et Olivier avaient placé parmi les Hannetons des espèces qui en ont été séparées par Lalreille. et dont il a fait plusieurs genres distincts. Le genre Hanneton, tel qu'il est adopté parce savant naturaliste (Kègne Anira., t. ni), est ainsi caractérisé : antennes terminées en massue lamellée ; mâchoires cornées, dentées à leur extrémité intérieure; mandibules cornées, renfermées entre le labre et les mâchoires ; dernier article des palpes maxillaires ovalaire ; base des élytres non dilatée extérieurement ; une épine très-apparente près de l'extrémité interne des jambes antérieures; corps généralement épais et convexe, avec le corselet court et l'abdomen allongé — Les Hannetons sc distinguent des Géotrupes, des Scarabées proprement dits, des Hexodons et des Rulèles, par la position des mandibules qui, dans tous ces genres, sont plus saillantes et moins recouvertes par les mâchoires et les parties de la télé. Ils s'éloignent des Uoplics par la forme de leur corps. Enfin ils diffèrent des Aooplognathes de Leach, des Glaphires, des Amphicomes et des Anisomyx de Lalreille, par plusieurs caractères tirés des parties de la bouche. — L’étymologie du mot Hanneton nous est inconnue ; quant au mot Melolontha, dont s'est servi Fahricius, il était employé par les anciens; les Grecs nommaient Mélonthe, Melontha , Mélolonthe, Melolontha , des insectes qui se nourrissaient avec les feuilles des arbres. Le corps des Hannetons est oblong. gihbeux et souvent velu ; le chaperon est arrondi ou échancré. plus ou moins rebordé, et quelquefois très-avancé; les yeux sont arrondis, un peu saillants; leurs antennes sont composées de neuf à dix articles, dont le premier est gros et assez long; le second petit, presque conique; le troisième lin peu plus allongé, et les suivants un peu comprimés par les bouts; les trois, quatre et même les sept derniers sont en massue ovale, allongée, feuilletée, souvent longue et arquée; le nombre des feuillets varie selon les sexes, et ils sont en général plus développés dans les mâles; le prolhorax est un peu convexe et très-peu rebordé ; l’écusson est ordinairement en coeur; les élytres sont, dans presque toutes les espèces, un peu plus courtes que l'abdomen ; elles ont un léger rebord lie chaque côté et recouvrent deux ailes membraneuses, repliées; les pattes sont de longueur moyenne; les cuisses sont simples; les jambes antérieures ont deux ou trois dents latérales moins fortes que celles des Scarabées; le (1er-

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nier article des tarses est terminé par deux ongles dont la forme varie beaucoup suivant les espèces. — Ces in* sectes font de grands dégâts dans les campagnes sous leurs deux états de larve et d’insecte parfait; dans le premier, ils dévorent les racines des arbres et des piaules potagères, et dans le second, ils rongent les feuilles des arbres et les dépouillent quelquefois entièrement. Les larves des llannetons vivent deux, trois et même quatre ans dans la terre et au pied des arbres et des autres plantes. Devenus insectes parfaits, les Hannetons abandonnent leurs demeures souterraines et se répandent quelquefois en si grand nombre sur les arbres d'une forêt, qu'en peu de temps ils sont dépouillés de leur verdure; ils passent presque toute la journée immobiles et cachés sous des feuilles, et ne prennent leur essor qu’après le coucher du soleil. Leur vol est lourd et inconsidéré, et ils heurtent tous les objets qui se trouvent sur leur passage; on les surprend souvent dans l'acte de la génération. On voit les mâles poursuivre les femelles avec beaucoup d’activité, mais aussitôt que la jonction a eu lieu , ils tombent dans une sorte d'anéantissement et restent attachés â la femelle; enfin ils s’en détachent et meurent bientôt après. Chaque individu vit à peine une semaine, et l’espèce ne se montre guère que pendant un mois. La femelle vit un peu plus longtemps que le mâle, creuse en terre, à l’aide de ses pattes de devant qui sont armées de dents fortes et peu crochues, un trou d’un demi-pied de profondeur, y pond ses œufs qu’elle abandonne et revient sur les arbres où elle ne tarde pas à périr. — Les œufs des Hannetons éclosent au bout d’environ six semaines; les larves qui en proviennent et qui ont été très-bien observées dans le Hanneton vulgaire, sont connues dans toute la France sous le nom de l'ers blanc n ou tnans ; elles sont molles, allongées, ridées et d’un blanc sale un peu jaunâtre. L’extrémité postérieure de leur corps est courbée en dessous, et les excréments dont celle-ci est remplie leur donnent une teinte violette ou cendrée. Ces larves ont une tête grosse et écailleuse, deux antennes composées de cinq pièces et neuf stigmates de chaque côté; les yeux qu’elles auront un jour sont cachés sous les enveloppes dont elles doivent se débarrasser. Elles ont six pattes écailleuses, et leur corps est composé de treize anneaux. Elles muent et changent de peau une fois par année, au commencement du printemps; quand elles ont pris tout leur accroissement, elles s’enfoncent â la profondeur d’un ou deux pieds, cessent de manger, se construisent une loge très-unie qu’elles tapissent de leurs excréments et de quelques fils de soie, se raccourcissent, se gonflent, et se changent en nymphe dans laquelle toutes les parties de l'insecte parfait se dessinent exactement sous l'enveloppe générale qui les recouvre. C’est en février et mars que les Hannetons quittent leur enveloppe; ils l>ercenl alors leur coque et en sortent sous leur dernière forme, mais extrêmement mous et faibles; ils restent encore quelques jours sous terre, s'approchent peu à peu de la surface, et finissent par sortir quand ils y sont invités par un beau temps.

L'anatomie du Hanneton peut fournir au zootomiste des faits assez curieux. Leur organisation a été observée !

| dans les moindres détails par Strauss qui a présenté â l'Académie des Sciences une dissection minutieuse de l'espèce la plus commune. Ce travail peut être comparé à celui du patient Lyonnet sur l'anatomie de la Chenille du Saule. Déjà Léon Dufour, dans ses Recherches anatomiques ( F. Ann. des $c. natur.. années 1824 et suiv.), avait décrit avec beaucoup de soin l'organisation du Hanneton. Dans les Melolontha rulgaris et ! r ili» le luhe alimentaire a six à sept fois la longueur | du corps. L'œsophage se dilate aussitôt en un jabot conico-cylindriquc.qui pénètre jusqu'au tiers antérieur du corselet. Le ventricule chylifique, replié en trois ou quatre circonvolutions, est tout à fait dépourvu de papilles. Les élégantes franges des vaisseaux hépatiques ram|>enl et adhèrent à sa surface. Il est assez souvent d'une couleur sombre, due â la pulpe alimentaire dont il est rempli ; il est plus gros , plus dilatable à sa partie antérieure. Lorsque celle-ci n’est pas distendue par de* aliments, on y voit des rubans musculeux très-prononcés qui, dans la condition contraire, s'effacent presque entièrement. L'intestin grêle est excessivement court; il est muni d'une portion intestinale très-renflée, dont la texture épaisse et charnue annonce par ses anfractuosités l'existence de nombreuses valvules intérieures; c'est une espèce de colon. Ces valvules, soumises â uii examen spécial, se présentent sous la forme de petite*

! poches triangulaires imbriquées et disposées sur six | séries longitudinales séparées par autant de cordons 1 musculeux. Celle portion celluleuse dégénère en un intestin cylindroïde, qui, avant sa terminaison à l'anus, offre une dilatation cœcale. L'appareil biliaire mérite surtout de fixer l'attention des anatomistes; il a une configuration bien singulière, *t qui parait lui être propre; les canaux ont, dans le Hanneton vulgaire, une si grande délicatesse de structure et des replis si multipliés, qu'il est très-difficile de les dérouler dans leur intégrité. On les croirait, au premier coup d’œil, formés de deux ordres différents de vaisseaux. La portion de ceux-ci qui, de l'insertion ventriculaire, se dirige en avant jusqu'à l'œsophage, est munie à gauche et A droite d'une rangée de barbillons courts, simples et inégaux, qui, vus au microscope, ne sont que des prolongements latéraux -de très-petites bourses qui communiquent par une ouverture béante dans le tronc qui leur sert d'axe. Ces vaisseaux, à cause de cette disposition distique, ressemblent à d'élégantes franges. Celles ci sont diaphanes, collées sur les parois du ventricule et étalées de manière à simuler de légères rides transversales. Parvenus à l'œsophage, ces canaux bl- I liaires rebroussent chemin , perdent insensiblement ; leurs rameaux latéraux, deviennent simples et s’enfon- ! cent profondément dans la partie postérieure de l’abi domen où ils s'entortillent de mille manières autour de l'intestin. Ils deviennent, dans celle région, d'une telle fragilité, qu'ils se crèvent au moindre contact et laissent échapper une bile d'un blanc mat, analogue à celui de la Chaux ou de l'Amidon. Les canaux biliaires du Melolontha vitis ont aussi, dans leur portion qui gagne le ventricule, des prolongements latéraux, mais infiniment plus courts que ceux du Melolontha r ulgarit. L'appareil générateur mâle est très-développé. Léon

Dufour l'a parfaitement décrit; suivant lui, il existe deux testicules , et chacun d'eux consiste en une agglomération de six capsules spermatiques, orbiculaires, comme ombiliquées, plus ou moins grandes, suivant la quantité de sperme qui les remplit. Ces capsules, assez semblables pour leur forme à certaines graines de plantes Malvacées, sont munies chacune d'un conduit propre, tubuleux, assez long, qui s'insère dans leur centre de la même manière que le pétiole des feuilles désignées en botanique sous la dénomination de /reliées ou ombiliquées . Ces pédicelles confluent ù l’extrémité du canal déférent ; celui-ci est filiforme, flexueux, replié, long de deux pouces environ; il parait souvent moucheté à cause du sperme floconneux qu'il renferme; il va s'aboucher dans la vésicule séminale correspondante à l'endroit où celle-ci s'unit à sa voisine pour la formation du conduit éjaculateur. Il n'y a qu'une paire de I vésicules séminales, et chacune d'elles est formée par les innombrables repirs d'un vaisseau fort grêle, aggloméré en un ou deux pelotons qui ressemblent aux testicules des Coléoptères carnassiers. Si l'on parvient à dérouler ce vaisseau, on se convainc que sa longueur surpasse de plus de dix fois celle de tout le corps de l'insecte. En s'approchant du conduit éjaculateur, il se renfle d'une manière remarquable, et forme une anse cylindroïde, remplie d’une pulpe spermatique blanche et opaque. Le conduit éjaculateur, fort court comparativement aux organes qui viennent d'être décrits, est à peu près droit , et reçoit presque au même point , et les vésicules séminales, et les canaux déférents. Ce conduit pénètre dans l’appareil copulateur qui est d’une structure assez simple, et il constitue dans l'intérieur de cette enveloppe consistante, un véritable pénis charnu, lequel en sort au moment de l'accouplement et lorsque ces pièces cornées, ayant pris un point d’appui sur les organes de la femelle et ayant distendu l'ouverture du vagin, lui ont frayé un libre passage.

L'appareil générateur femelle consiste en plusieurs gaines ovigères, maintenues en faisceaux par de rares trachées; il n'y en a que six pour chaque ovaire, et elles sont en général quadriloculaires. Leur article terminal est allongé, conoïde, surmonté d'un filet suspenseur. Les œufs sont gros, ohlongs et blancs. Le calice des ovaires est petit, arrondi , placé au centre des gaines ovigères. L'oviducte est allongé; il a les parois assez épaisses, plissécs longitudinalement à l’intérieur. Le vaisseau sécréteur de la glande sébacée est semi-diaphane, d’une médiocre longueur, et renflé en massue. Il s'insère à la hase d'un petit réservoir ovoïde -oblong. Indépendamment de celui-ci, il y a un autre réservoir bien plus grand et dégénérant en un col ou pédicule qui s'ouvre dans l'oviducte plus en arrière que le précédent. Celte vésicule singulière, qui est un caractère propre aux insectes femelles, était connue depuis fort longtemps ; déjà Jonston en avait donné une figure, et .il la désignait par celte phrase : Sacculus pyriformis qui in taginam uleri aperilur ; mais il était important d'en déterminer l'usage, et c'est ce que l'observation a bientôt appris à Audouin. Déjà en 1821 et 1822, il avait communiqué ses résultats à plusieurs anatomistes distingués, lorsque la masse des faits l’a engagé

à les rendre publics en adressant au président de l'Académie des Sciences, une lettre qui retraçait succinctement les principales circonstances de sa découverte ( Ann. des Sc. natur., t. Il, p. 281 ). Pour ce qui concerne le Uannelon , il est certain que cette vésicule de l'oviducte n'est autre chose qu'une poche destioée à recevoir le pénis charnu du mâle, et par suite, la liqueur fécondante qu'il éjacule; mais il est curieux de noter que cet insecte perd constamment son pénis dans l’acte de l'accouplement , et qu’il reste engagé dans la vésicule et dans le canal étroit de l'oviducte. C’est ce qu'il est facile d’observer en disséquant avec beaucoup de soin un lianneton dans l’acte de l'accouplement après avoir eu soin de fixer les organes copulateurs à l'aide d’une épingle qui les traverse de part en part. Y. Oa-

GARIBATIOII.

Tous les moyens qui ont été proposés jusqu'à présent pour détruire ces insectes, ou au moins pour en diminuer le nombre, ont été infructueux ou impraticables. Pour faire périr beaucoup de Hannetons à l'état d'insectes parfaits, on fait des mèches bien soufrées, entourées de poix résine et d'une légère couche de cire; on les allume et on les promène sous les arbres et autour des haies où.ces insectes existent : il faut choisir les heures où ils sont en repos, et c’est ordinairement entre neuf heures du malin et trois heures après midi; la fumée de ces flambeaux les suffoque, et il suffit de quelques légères secousses pour les faire tous tomber; alors il est facile de les rassembler en tas et de les brûler. — Pour se préserver des ravages des larves, on a proposé de faire suivre la charrue par des enfants pour ramasser celles que le soc découvre , mais ce moyen n'est bon que pour les terrains qui ne sont pas plantés en bois. D'ailleurs on ne pourrait mettre en usage ce procédé que vers le printemps, quand les larves ne sont pas enfoncées profondément sous terre, car dans d'autres saisons il serait impossible au soc d'arriver jusqu'à elles. — Oii a proposé encore plusieurs méthodes plus ou moins praticables pour se défaire de ces insectes. On peut consulter à ce sujet le Cours d' Agriculture de Rosier, à l'article H as .veto*, et les Mémoires de la Société d'Agriculture de Paris pour 1787 et 1701, dans lesquels il y a de très-bonnes observations du marquis de Gouffier et de Leféburc. Les Oiseaux de basse-cour, les Oiseaux nocturnes, l'Kngoulevent et plusieurs Quadrupèdes, tels que les Rats, les Blaireaux, les Belettes, les Fouines, etc., font périr beaucoup de Hannetons sous leurs deux étals. Le Carabe doré, connu vulgairement sous le nom de Vinaigrier, dévore aussi une grande quantité de femelles qu'il surprend au moment où elle cherche à s'enfoncer en terre pour y déposer ses œufs.

Knoch ( A’euc Beytrage sur I nseclenkunde ; Leipzig} 1801) décrit plusieurs espèces de Hannetons. Dejean. Megerle et Macleay ont divisé le genre tlannetou en plusieurs sous-genres dont les caractères ont été publiés. Voici les divisions que Latreille a établies.

I. Labre épaissi et échancré inférieurement à sa partie antérieure; mandibules entièrement cornées; leur extrémité soit fortement tronquée, soit évita ocrée et à i dents obtuses.

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a. Antennes de dix articles.

f Massue des antennes de sept feuillets dans les mâles et de six dans les femelles.

Les espèces de cette division ont le corps oblong, convexe; les crochets de leurs tarses sont égaux, unidentés en dessous. Les principales sont :

Le Hanneton rot lois. Meloloniha fullo, Fabr.;6carabœus fullo, L.; le Foulon, GeoflFr.

Cette espèce est la plus grande des indigènes; elle a jusqu'à seize lignes de long. On la trouve en France, en Hollande, en Angleterre, etc., au bord de la mer, sur les dunes; on la rencontre aussi, mais plus rarement. dans l'intérieur des terres.

Le Hanneton vclgaikk. Meloloniha vulgarit. Fab., Rœscl.. 1ns., t. ii, Scar., 1. 1, tab. 1. — Commun dans toute l'Europe.

tf Massue des antennes de cinq feuillets dans les mâles et de quatre dans les femelles.

Hanneton cotonneux. Meloloniha tillosa, Oliv., Col., t. i, n° 5, pl. I, fig. 4. — Se trouve aux environs de Paris, au midi de la France et en Italie.

+++ Massue des antennes de trois feuillets dans les deux sexes.

Hanneton estival. Meloloniha attira , Oliv., ibid., pl. 3, fig. I. — Commun aux environs de Paris.

b. Antennes de neuf articles dont les trois derniers forment la massue dans les deux sexes.

Hanneton solsticial. Meloloniha solslicialis, Fab., Oliv., ibid., pl. 3, fig. 8. — Commun dans toute l'Europe. Toutes ces espèces appartiennent au genre Hanneton de Dejean (Cat. des Col., p. 57).

II. Labre mince, plat, presque en forme de membrane; antennes de neuf articles, dont les trois derniers forment une massue dans les deux sexes.

a. Mandibules entièrement cornées, sensiblement dentelées à leur extrémité.

Les espèces decette division ont les crochetsdesqualre tarses antérieurs très-inégaux, l'un d'eux plus robuste ou bifide; ceux des tarses postérieurs égaux ou presque égaux et entiers; leur corps est plus ou moins ovoïde et peu allongé, et il a souvent des couleurs brillantes.

Hanneton de la Visas. Meloloniha vilis. y. Anomale.

b. Mandibules membraneuses ou moins solides le long de leur bord interne, sans dentelures apparentes à leur extrémité.

f Crochets des tarses égaux, bifides; division inférieure plus courte, plus large, obtuse ou tronquée; corps bombé ou convexe.

* Corselet plus large que long, presque en trapèze.

Hanneton vabiable. Meloloniha variabilis , Fabr., Oliv., ibid., pl. 4, fig. 37. — Scarabée couleur de suie, Geoffr.; G. Omaloplia de Megerle, Dej., loc. cil. — Se trouve dans toute la France.

+t Crochets des quatre tarses antérieurs très-inégaux, l'un d'eux plus fort et bifide; ceux des tarses postérieurs presque égaux, entiers; corps plan ou peu convexe en dessus.

Hanneton champêtre. Meloloniha catnpeslris, Lat., llist. nat. des Crust. et des Ins., t. x, p. 104. Cette espèce a le cbaperon en forme de carré transversal. Elle est

des Alpes. Les autres ont le cbaperon avancé, rétréci près de la pointe, dilaté, enfuile relevé et tronqué à son extrémité, en forme de museaiK Ce sont les Meloloniha agricola, floricola , fruclicola de Fabricius. Toutes ces espèces et la précédente appartiennent au genre Ànieoplia de Megerle, l)ej., loc. cil. Elles se trouvent à Paris.

** Corselet allongé en ovale tronqué, rétréci postérieurement; tous les crochets des tarses égaux et bifides à leur extrémité.

Hanneton bob- épineux. Meloloniha subtpi nota , Fabr.; Meloloniha angustmtus , Palis. Beauv. — Il se trouve à Saint-Domingue . et appartient au genre Macrodaclylut de Lalr., Dej., loc. cil. V., pour les autres espèces, Knoch (loc. cil .), Dejean (Calalog. des Coléoptères, p. 57), Schoonherr (Synops. Insect.), Kirby (/.mit. Soc. ’J'rans., t. xii), etc. — Bertrand (Vict. Orvet.) dit avoir vu des Hannetons fossiles dans le Calcaire feuilleté de Glaris, analogue à celui d'GF.ningen en Franconie. Dans ce dernier Calcaire on rencontre souvent des larves ou des nymphes de Libellules, mais il serait important de vérifier cette détermination.

Hannetqn écailleux. Hoplie.

Hanneton du Poitou, y. Hanneton foulon.

Hanneton »c Rosier ou Hanneton dore. y. CEtoine.

IIA N NO NS. moll. L’un des synonymes vulgaires de Pétoncle.

HANSEL. ois. Espèce du genre Sterne, y. ce mot.

HANTHI. mam. Synonyme d'Aï. y. Bradype.

HANTOL. bot. Nom de pays du Sandoricum Indicum , que des botanistes ont adopté pour désigner en français le genre Sandoric. y. ce mot.

HAPALANTHUS. bot. Jacquin (Plant. Amer., u , p. 13, tab. 13) a décrit et figuré sous ce nouveau nom générique une espèce de CaUisia de Linné, y. Callise.

UAPALE. mam. /'.Ouistiti.

HAPALOSTËPHIER. Hapalotlephium . bot. Ce genre a été proposé dans la famille des Synanthérées, tribu des Cbicoracées, par D. Don, pour quelques espèce* soit européennes, américaines ou asiatiques qui, faute d'avoir été suffisamment étudiées, se trouvent disséminées dans les genres Épervière et Crepide; telles sont : Hieracium jyrenaivum , Hieracium paludosum , Hieracium macrophyllum ; Crépit tibirica, etc. Les caractères assignés au nouveau genre seraient : involucre polyphylle, formé d'une triple rangée d'écailles mollement imbriquées; réceptacle scrobiculé; akènes ancipili-comprimés, lisses, atténués au sommet; disque épigyne, planiuscule et dilaté; aigrettes munies d'un double rang de soies nombreuses, serrées, molles et caduques. Les Hapalostéphiers sont des plantes vivaces, poilues, à feuilles amplexicaules, sinuato- dentées; à fleurs jaunes en corymbe , dont l'involucre est souvent garni de poils, et l'aigrette blanche.

HAPAYE. ois. y. Harpayi.

HAPLAlRE. Haplaria. bot. (Mucèdinèes.) Ce genre, établi par Link, devrait être réuni, vraisemblablement, avec les genres yirgaria et Acladium, dont il diffère à peine par les caractères spécifiques. Link le caractérise ainsi : filaments simples ou peu rameux, droits, épars, cloisonnés, transparents; sporules glo-

huleuses, réunies par groupes çà et là, à ta surface des filaments. Le genre l'irgaria n’en diffère que par ses rameaux plus divisés, et le genre Acladium par ses sporules ovales ou oblongues, réunies vers l'extrémité des filaments. Ce genre, qui appartient à la tribu des véritables Mucédinées et à la section des Botrylidées, croit sur les feuilles mortes et humides.

HAPLOCARPHE. Haplocarpha. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Cynarées, établi par Lesson , aux dépens du genre Arclotia de Thunberg. Caractères : capitule radié; Heurs de la couronne ligulées et femelles; celles du disque sont tubuleuses, à cinq dents et hermaphrodites; réeeptacle nu cl plan; Involucre formé d’un grand nombre d’écailles imbriquées, disposées sur plusieurs rangs; les extérieures sont pointues et les intérieures scarieuses sur les bords; étamines filamenteuses et scabres; akène turbiné et velu; aigrette garnie d’une rangée de paillettes très -minces cl diaphanes. Les deux espèces connues appartiennent au cap de Bonne-Espérance.

Uaflocarpbe de Tulsberg. Haplocarpha Thurtbergif Lcss.; Arclotia lanata, Thunb. C’est une plante vivace, dépourvue de tige qui est remplacée par un rhizome épais, d’où partent des feuilles courtemenl péliolées, oblongucs-ovales, à trois et même cinq nervures, entières , âpres en dessus , tomenleuses en dessous ; les Heurs sont jaunes, portées chacune sur une hampe nue, deux o*u trois fois plus longue que les feuilles.

Haplocarpbe de Leasing. Haplocarpha Lesaingii , Less. Cette espèce nouvelle diffère peu de la précédente; les paillettes de son aigrette sont obtuses et beaucoup plus longues que le tube de la corolle.

IIAPLOGÊNÊEN. Haplogeneua. bot. Fries nomme ainsi tout végétal formé de cellules anomales, subfilamenteuses, qui se réunissent pour produire un corps hétérogène, comme il arrive dans les Fougères, les Mousses, etc.

HAPLOPÉRISTOMATE. Haploperistomatus. bot.

Nées d’Esembéeck donne celte épithète aux Mousses qui sont munies d’un péristorae simple.

HAPLOPÉTALE. Haplopclalut. bot. Se dit d'une corolle formée d’un simple pétale; il est synonyme de raonopélale.

HAPLOPHYLLON. bot. C'est probablement YAlyaxhm calycinum des modernes qui peut bien n’élrc l>as celui de Pline, de Galien et d'autres botanistes de même force.

HAPLOSTÊPHIER. llaploatephium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Vernoniacées, établi par Martius pour une plante qu'il a observée et recueillie au Brésil. Caractères : capitules uniflores, réunis en glomérule globuleux , en dessous duquel se trouvent quelques bractées foliacées; involucres partiels, oblongs, formés d'écailles imbriquées, glabres, aigues, coriaces et scarieuses; akène obovale, très-glabre, marqué de dix nervures élevées, avec une bosse fort saillante; aigrette simple, garnie de paillettes caduques, linéaires et tordues en spirale. L’Haflost&phier passerixi, Haploalephium paaaerina, Mari., seule espèce connue, forme un petit arbrisseau à rameaux cylindriques, serrés, presque verlirillés et glabriusculcs;

les feuilles sont ramassées, sessiles, étalées, un peu recourbées et dilatées à leur base, lanccolato- linéaires , acuminées, très entières, glabres en- dessus, un peu tomenteuses en dessous.

HAPLOTAXE. Haplotaxia. bot. y. Aplotaxr.

HAPLOTRIQUE. Haplotrichum. bot, (Mucédinées.) Ce genre , encore assez imparfaitement connu , a été observé par Eschweiler sur les feuilles du Caaaelia braailienaia. Il parait voisin des Byssus et autres genres de Mucédinées à filaments continus. Il est ainsi caractérisé : filaments très - simples , continus, presque opaques, décombanls, entrecroisés; sporules globuleuses, éparses. Les sporules paraissent, suivant Eschweiler, sortir de l’intérieur des filaments. Il paraîtrait assez probable que ce genre ne serait qu’une autre époque de développement du genre Gliotrichum du même auteur, observé également sur les feuilles du Caaælia braailienaia. Le genre Gliotrichum en diffère seulement par ses filaments mucilagincux , rampants et se réunissant ensuite en faisceaux redressés.

HAPPE MENT. min. Adhérence que contractent certains minéraux avec la langue, lorsqu’on les pose sur cet organe.

UAPPIA. bot. C’est ainsi que Necker ( Elem . Bol. y n° 807) a changé sans motifs le nom du 7 'ococa, genre formé par Aublet dans la famille des Mélaslomacées. y. ce mot.

IIAPSER. bot. C'est l’un des noms que l’Ecluse rapporte à un végétal lactescent , produisant une ouate et qui parait être I ' Aaclepiaa syriaca.

UARACIIA. bot. Le RueUia infundibuliformia d’Andrew s a été décrit sous le nom d 'Hurocha apecioaa par Jacquin fils. Rgellie.

UARACHE. pois. LaClupée, à qui l’on donne vulgairement ce noin dans quelques cantons, et qui n’a pas été suffisamment observée , pourrait bien être une espèce particulière.

HARACONEM. bot. V. Harcoxa*.

il A RA F ETS. ois. y . Ualioits.

HAHAM. bot. L’arbre de Madagascar mentionné sous ce nom par Flacourl et Rochon, parait avoir beaucoup d’affinité avec le Pouparlia ; on en lire par incision une résine balsamique, dont les femmes inalégaches font un cosmétique avec lequel elles se frottent le visage pour conserver la fraîcheur de la peau. y. Poupartie.

HARAS. Lieux où l’on rassemble des Chevaux pour en multiplier les races. On les distingue en Haras sauvages, Haras parqués et Haras domestiques. Les Haras sauvages sont ceux où les Chevaux, abandonnés complètement à eux-mémes, dans un endroit circonscrit, se nourrissent du produit du sol et restent étrangers à l’homme jusqu'au moment où il s'en empare pour les dompter; les Chevaux élevés dans ces Haras, sont sobres et durs à la fatigue; mais ils sont rétifs, et conservent toujours quelque chose de leur naturel sauvage ; c'est priucipalement en Amérique , dans les Antilles, en Asie cl dans quelques parties de la Russie que l’on rencontre des Haras de celte nature. Les Haras parqués sont de grandes exploitations agricoles, consacrées entièrement à la production des Chevaux , qui

Il A R

réunissent les avantages des Haras sauvages sans en i avoir tons les inconvénients. Les Chevaux s’y accoutu- J ment aux intempéries de l'air, et y trouvent l'espace nécessaire au déploiement de leurs forces; mais n'y éprouvent pas de privations, car le parc est divisé en { plusieurs pâturages qu'on leur livre pendant l'été, eu ; prairies de récolte et en portions de terre, consacrées à la culture des grains et des racines destinés à leur nourriture d'hiver. Dans la Russie, la Hongrie, l'Allemagne et même l’Italie et l’Espagne, on voit de ces grands Haras; mais en France et en Angleterre, la production des céréales exige une proportion trop forte du sol, pour que l’on puisse consacrer à celle des Chevaux des terrains aussi étendus, et on n’établit que des Haras domestiques, exploitations beaucoup moins vastes, et où ces animaux, presque toujours renfermés dans les habitations, y reçoivent leur nourriture, et sont le plus souvent employés à des travaux agricoles ou destinés à satisfaire les caprices du luxe.

HARDEAU. bot. L'un des synonymes vulgaires de Viorne. y. ce mol.

UARDERIE. mn. L'un des noms vulgaires du Fer oxydé Hématite- y. Fer.

ÎIARDOLCKIA. bot. Pour lfardwickie. F. ce mol.

HARDW1CK1E. Ilardwickia. buta*. Sous le nom A' Ilardwickia binata, Roxhurgh {Plant. Coromand., t. in, p. 6, tab. 309) a décrit et figuré un arbre qui appartient à la famille des Légumineuses et à la Décandrie Monogynie, L. Ses branches nombreuses portent des feuilles alternes sur deux rangs, pétiolées, géminées, avec une pointe courte entre les deux . ou plutôt partagées en deux jusqu'aux pétioles, comme dans certaines Bauhinies ; chaque foliole est réniforme, ; entière, marquée de trois ou quatre nervures; les pétioles sont accompagnées de très-petites stipules caduques. Les fleurs sont disposées en panicules terminales et axillaires. Chacune des Heurs n'offre qu'une seule enveloppe florale, composée de cinq parties colorées, ohovales, concaves et plus longues que les étamines. Celles-ci, au nombre de dix, alternativement plus courtes, sont libres et insérées à la base de l’ovaire qui a un style ascendant et un stigmate pci lé. La gousse est lancéolée, à deux valves, striée longitudinalement, [ contenant une graine solitaire et placée au sommet. Cet arbre croit dans les contrées moiilueuses de la côte de Coromandel. Son bois «si d'une excellente qualité pour divers usages. Malgré l’absertce du calice et l'unité de graine, le genre Ilardwickia ne semble pas bien distinct du Bauhinia.

HAREIS oc IIARE1Z. ois. Syn. d’ibis noir. y. Ibis.

HARENG. Harengus. rois. Espèce des plus importâmes et des plus connues du genre Clupe, dont on a étendu le nom à divers autres Poissons de ce même genre, et même à la Chimère antique qu'on a quelquefois appelée Hareng du Nord. On en a formé le nom d'Harengades. que dans certaines parties du midi de la France, et particulièrement à Marseille, on donne aux plus grosses Sardines. V. Clcpe.

HARENGLET. rois. Espèce du genre Clupe, Cl upc a sprallus , Bl., plus connue sous le nom d'Esprot. y. Clofb.

5 tir.T. DF.S SCI EXCES FIAT.

IIARFANG. ois. Espèce du genre Chouette. V. ce mol.

HARGHILOIS. II ARGILAS. ois. Synonymes de Jabiru Argala. y. Cigogse.

HARICOT. Phaseolus. bot. Genre de la famille des Légumineuses cl de la Diadelphie Décandrie. L. Tourneforl confondait dans son genre Phaseolus les espèces dont Linné a formé depuis le Dolichos et le Glycine. Voici les caractères du genre dont il est ici question : calice campanulé-urcéolé , accompagné à sa base de deux bractées. divisé en deux lèvres dont la supérieure est émarginée ou entière, l'inférieure tridenlée ou trifide; corolle pa pii imitée, ayant l'étendard orbictilaire, éimn'giné, réfléchi, jttuni vers l'onglet d’un double lobule; les ailes égales^ l'étendard ou un peu plus grandes, adhérentes à la carène qui est roulée en spirale avec les organes de la reproduction; dix étamines diadelphcs; ovaire presque se$sile, surmonté d’un style Uarhn à l’intérieur et au-dessous du sommet, et d'un stigmate oblique; disque urcéolé, entier; légume allongé, droit ou falciforme , uft peu comprimé, renflé dans les parties où sont situéc*\en graines, bivalve, à trois ou un plus, grand nombmde graines séparées quelquefois par des cloisons membraneuses, transversales; ces graines sont réniformes.\marquées d’un hile petit, oblong ou arrondi. Les Haricots sont des plantes herbacées, dressées, le plus souvent volubiles, trèsrarement munies de vrilles; leurs feuilles sont lernées, à folioles le plus souvent à trois nervures, quelquefois lobées, la terminale éloignée des latérales; chaque pétiole muni de stipules. Les fleurs sont portées sur un pédoncule commun et axillaire, disposées en grappes, offrant pour ainsi dire toutes les nuances de couleur depuis le blanc jusqu'au rouge-écarlate. Les pédicelles sont solitaires, accompagnés d’une à trois bractées, dont l'extérieure est la plus grande. Dans un mémoire publié récemment sur les genres Phaseolus et Dolichos , le professeur Savi ( Nuor. Giorn. de Lellefati, décembre 1833. p. 501) a observé que. dans plusieurs espèces du premier genre, la carène, les étamines et le style ne sont pas contournés en spirale, comme le caractère donné par Linné et Jussieu l'indique, mais que ces organes présentent la forme d'une faux ou d’un hameçon; en sorte «pie le caractère générique doit être modifie d'après celle observation.

Les espèces de Uaricols, au nombre de quarante et plus, sont toutes indigènes des climats chauds de l’Amérique et des Indes Orientales. Plusieurs sont cultivées dans les jardins de l’Europe comme plantes potagères et d'ornement. Parmi les espèces grimpantes et volubiles, on distingue les suivantes :

Haricot coxavx. Phaseolus vulgnris , L. Sa tige rameuse s'élève à la hauteur d'un mètre, garnie de feuilles alternes, composée de folioles ovales, pubescenles. Les fleurs sont blanches ou un peu jaunâtres, et les gousses qui leur succèdent contiennent des graines dont les diverses formes et les couleurs constituent un grand nombre de variétés qu’il n'est pas de noire devoir d'énumérer ici. Ces graines portent, dans certains départements de la France , les noms de Pbaséoles. Favioles, Féveroles, etc., mots qui dérivent du nom doriné par les Latins.

il a n

Haricot ncltiflore. Phaseolus multiftorus, Lamk. Une lij;e herbacée , rameute , et qui t’élève à plus de cinq mèlrcs, porlc des feuilles composée* de trois folioles ovales, à pétiole canaliculé en dessus. Les Heurs sont disposées en grappes, sur des pédoncules fort longs et axillaires. Ces Heurs sont ordinairement d'un rouge écarlate très vif; elles sont blanches dans une variété. Il leur succède des gousses pendantes, très-grosses, renfermant des graines d'un rose violet, marbrées de taches noires lorsque les fleurs sont écarlates. Cette espèce est originaire de l'Amérique méridionale; elle a été introduite en Europe par la voie d'Espagne, d’où est venu le nom de Haricot d'Espagxk, sous lequel on la connaît. Comme cette plante se cultive avec facilité et qu’elle fleurit pendant tout l'été et même une partie de l'automne, elle est répandue maintenant presque partout; elle est surtout employée pour couvrir les murs et pour en garnir les treillages. Miller et Rosier ont fait remarquer que sa graine était aussi bonne à manger que celle des autres Haricots, et que par conséquent on ne devrait pas se bornôf à sa culture comme plante d'agrément. Cependant, il Paul dire aussi que. pour la cultiver eu grand, ses tiges seraient difficiles à soutenir, VU leur grande extension.

Les Phaseolus rexillatus, L.j Phaseolus Caracalla , L.; Phaseolus semi-erectus, L.,el Phaseolus paniculalus t Micbx., sont les autres espèces principales, à tiges voluhiles, originaires de l'Amérique, et qui sont fréquemment cultivées dans les jardins d'Europe.

La seule des espèces à tiges droites non grimpantes qui mérite de Axer l'attention , est la suivante

Haricot maim. Phaseolus nantis. Lin. Les plus grands rapports unissent cette plante avec le naricol commun , car elle n’en diffère essentiellement que par ses liges qui ne s'élèvent presque jamais au delà de trois à quatre décimètres, et qui ne sont point voluhiles. Originaire des Indes -Orientales, on la cultive depuis un temps immémorial en Europe, où elle a produit plusieurs variétés qui, en raison de leurs usages alimentaires, forment une branche de culluré et de commerce très-considérable.

Les Haricots ayant pour patrie primitive les contrées chaudes du globe, redoutent les froids assez vifs qui régnent en certains temps, dans nos régions tempérées. On ne les sème donc qu'après l'hiver, et ils prospèrent d'autant plus que le pays est plus méridional ci mieux exposé. Il leur faut une terre fraîche, légère, et pourtant substantielle, sèche plutôt qu'humide, car les lieux marécageux ne leur conviennent aucunement.

Les semis des Haricots se font de deux manières : 1° en échiquier; 2” par raies, entre chacune desquelles on laisse un sillon vide pour pouvoir disposer les rames, lorsque c’est l'espèce grimpante qu’on cultive. C'est en échiquier qu’on sème les Haricots dans les champs. La culture en grand de cèlte légumineuse est pratiquée assez généralement conjointement avec celles du Mats et des Pommes-de-lerre, et l’agriculteur en relire de grands hénéflees, lorsque la température est favorable.

Les Haricots forment le plus vulgaire des mets chez tous les peuples de l’Europe; non-seulcmcnl on mange

leurs graines, mais encore leurs gousses vertes, apprêtées de diverses manières.

IIARINE. /farina, rot. Le genre proposé sous ce nom, par le docteur Uamilton, dans les Mémoires delà Société Wernérienne d’Hisloire naturelle, t. 5. p. 307, comprend le Saguaster tninor, de lluinphiiis, p.67, lah. 15, Palmierqui a été mal à propos considéré, par Burmann. comme une espèce du genre Carjrota. C'est plutôt un Areca , voisin de l 'Areca humilis, Willd.; mais comme son fruit n'a qu'une seule graine, et que ses feuilles ont une forme particulière, le docteur Roxbourg. dans son liortus Bengalensis , en a fait un genre nouveau, sous le nom de IF rightia. Ce nom ayant été appliqué antérieurement par Robert Brown à un genre de la famille des Apocynées, Hamilton l’a changé en celui de llarina, et a appelé l’espèce Harina caryoloides.

H A II IOTA. rot. Ce genre, fondé par Adanson sur le Cactus parasiticus , L., Opuntia de Plumier, n’a pas été adopté.

HAR1SH. s am. y. Arshah.

HARISSONA. bot. (Mousses.) Adanson a désigné sous ce nom. un genre qui renfermait des plantes maintenant réparties parmi les genres I/cdscigia , Fissidens et Neckera. F. ces mots.

HAKKISE. aïs. Même chose que Nickel sulfuré. F. Nickel.

HUILE. Mergut. ois. Genre de l’ordre des Palmipèdes. Caractères : liée droit, grêle, assez allongé, cylindrico-conique , plus ou moins élargi à sa base; bords des deux mandibules serrati formes; les dents trèsaigues et dirigées en arrière, l’extrémité de la supérieure très-crochue et onguiculée; narines elliptiques, percées de part en part et longitudinalement vers le milieu des deux côtés du hcc; pieds courts, retirés dans l'abdomen; quatre doigts : trois devant, entièrement palmés, l'externe plus long que les autres, un derrière, libre, articulé sur le tarse et portant à (erre sur l'extrémité; ailes médiocres; la première rémige égale à la deuxième ou seulement un peu plus courte.

Retirés pendantja belle saison, vers les régions polaires. les Harles ne les quittent, d'habitude, qu’aux approches des frimats; aussi lorsque, dans les derniers jours de novembre, oii les voit arriver et sc répandre sur nos étangs, on est assuré qu’un froid rigoureux suivra immédiatement leur apparition Ils séjournent dans nos climats aussi longtemps qu'ils y trouvent des eaux vives; quand la surface de ces eaux se glace et interdit aux Harles une pèche extrêmement destructive, ils disparaissent jusqu'au printemps , alors que la cessation des gelées les décide à regagner leurs retraites septentrionales, où l'abondance des Poissons leur permet de contenter journellement un appétit vorace. Tous les auteurs attestent, sans doute d'après une observation commune, que les Harles, en nageant, se tiennent le corps entièrement submergé, et la télé seule hors de l'eau. Nous avons été à même, plusieurs fois, d'observer ces Oiseaux, sous différents climats, et dans des circonstances variées; toujours nous les avons vus parcourir, à la manière des autres Palmipèdes, la surface des étangs et des rivières ; il est possible que quelquefois. dans l'intention de plonger, et pour se trouver

plu* à portée du Poisson, par eux constamment poursuivi , ils nagent pendant quelque temps entre deux eaux , mais ce n'est pas une habitude; du reste, celte habitude ne serait point particulière aux Varies, car nous avons souvent remarqué que des Gallinules et des Plongeons parcouraient ainsi des étendues considérables de leurs liquides domaines. Les Varies ne s’occupent des soins de la propagation que dans leurs résidences chéries; aussi les a-t-on peu observés livrés à leurs amours. Le petit nombre de Faits qui nous sont parvenus relativement à la durée de l'incubation, sont probablement cause qu'un observateur, d'ailleurs fort instruit, l'a portée à soixante jours, c'est-à-dire à un tiers en sus de celle des plus grands Oiseaux; or, comme il est bien prouvé que chez les Oiseaux, cette durée est toujours en proportion de la taille des espèces, on doit croire que Mandiiyt a été induit en erreur en rapportant une observation qui, vraisemblablement, n'avait pas été faite. C’est ordinairement dans les broussailles, dans les vieux troncs qui bordent les étangs et les fleuves , ou parmi les cailloux roulés qui forment assez souvent leurs rives, que l'on trouve les nids des Varies; ils contiennent de dix à douze œufs, et quelquefois plus; ils sont pour toutes les espèces, d'un cendré blanchâtre, presque égàlement pointus aux deux bouts. L'époque de la mue, chez ces Oiseaux, varie suivant l'âge et le sexe; elle arrive au printemps pour les mâles adultes, et à l’automne pour les jeunerct les femelles. Les jeunes mâles , avant leur première et même leur seconde mue, ressemblent aux femelles dont le plumage diffère en tout de celui des mâles adultes; elles ont, dans toutes les espèces, la tète et la majeure partie du cou d’un roux plus ou moins intense. La chair des Varies est mauvaise et infecte; on n’en use que par nécessité.

Vaille blanc. y. Grand Habib.

Vaille blanc et noir. y. Vari e hi ppê.

Vari e brcn. Mergua fuacua, Lalh. y . Varie couronné, femelle.

Harle cenbré. y . Grand Varlb, femelle.

Hari.e a crête, y. Vari e cocroxxB.

Harle couronné. Mergua cucullalua , Lath., BufF., pl. enlum. 035 et 930. Parties supérieures, face et cou noirs; tête ornée d’une huppe composée de plumes relevées en rayons, partout d'un cendré peu étendu, ou blancs, la circonférence du disque est noire; rémiges brunes, les intérieures liscrées de blanc ; rectrices d’un brun foncé; parties inférieures blanches, avec les flancs bruns, rayés de noir; bec et pieds noirs. Taille, seize à dix -sept pouces. La femelle est presque entièrement brune; sa huppe, également brune, est plus petite que celle du mâle. De l’Amérique septentrionale.

Varle étoile, y. Harle Piette, femelle.

Grand Varle. Mergua Merganser , L.; Mergua Ceisior , Gmel.; Mergua rubricapillua , Gmel., Buff., pl. enlum. 951 et 953. Parties supérieures noires, avec les tectrices alaires blanches, liserées de noirâtre; télé et parties supérieures du cou d'un noir irisé; huppe grosse, courte et touffue; dos et queue cendrés; miroir blanc; parties inférieures blanches, lavées de jaunâtrerosé; mandibule supérieure noire, l’inférieure d’un

brun rouge ainsi que l’iris; pieds rouges. Taille, vingtsix à vingt-huit pouces. La femelle a les parties supérieures cendrées, la tête et le dessus du cou d'un brun roussâtre; la huppe longue et effilée; la gorge blanche; la poitrine, les flancs cl les cuisses d'un cendré blanchâtre; les parties inférieures d'un blanc Jaunâtre; le bec et les pieds d’un rouge cendré. Vingt-quatre à vingtcinq pouces au plus. D'Europe. '

Harle bdppê. Mergua acrralor, L., Buff., pl. enlum. 207. Parties supérieures noires; tête, huppe et dessus du cou d’un noir irisé; un collier blanc; épaules tachetées de blanc; miroir blanc, coupé par deux bandes transversales noires; poitrine d'un brun roussâtre, tachetée de noir; parties inférieures blanches; croupion et cuisses rayés en zigzags cendrés ; bec et iris rouges; pieds d’un jaune orangé; la huppe assez longue et effilée dans les vieux mâles. Taille, vingt et un à vingt-deux pouces. La femelle est un peu moins grande; elle a la tête, la huppe et le cou bruns; la gorge blanche; les parties supérieures et les flancs d'un cendré noirâtre; le miroir blanc, coupé par une bande cendrée, les parties inférieures blanches; le bec et les pieds d'un rouge jaunâtre; l’iris brun. D'Europe.

Harle huppé de Virginie, y. Varle cochonné.

Harle a huit brins. ; Mergua octoactaceua , Vieill. Parties supérieures ardoisées; huppe composée de huit plumes désunies, assez longues, couchées sur la nuque et descendant sur le cou ; parties inférieures blanches, tachetées de cendré sur les flancs; bec et pieds noirâtres. Taille, seize à dix sept pouces. Du Brésil.

Harle impérial. Mergua imperialia, Lalb.J'. Harle Piette, femelle.

Harle a mante ad noir. y. Harle huppé, adulte.

Harle noir. Mergua niger, Mergua aerratus, Gmel. y. Harle bd ppê, jeune.

Petit Hari.e ni ppê. y. Harle Piette.

Harle Piette. Mergua atbcllua , L.; Mergua miuutua , Gmel.; Mergua atellatua, Brun.; Mergua aainlicua , Gmel.; Mergua pannonicua, Scopoli, Buff., pl. enlum. 449. Parties supérieures blanches, avec le haut du dos, deux portions de cercle qui se dirigent vers la poitrine et le bord des scapulaires d’un noir pur; une grande tache d'un noir verdâtre de chaque côté du hec, et une autre sur l'occiput; huppe blanche; parties inférieures blanches, avec les flancs et les cuisses variés de cendré; bec. pieds et doigts bleuâtres; membrane noire. Taille, quinze à seize pouces. La femelle est un peu plus petite, elle a le sommet de la tête, les joues et l’occiput d’un roux brun ; les parties supérieures et la queue d’un cendré foncé; les ailes variées de blanc, de cendré et de noir; les parties inférieures blanches, avec la poitrine, les flancs et le croupion d’un gris cendré. Les jeunes ont le plumage intermédiaire de ceux du mâle et de la femelle. D'Europe.

IIARLOSSIER. bot. L’un des noms vulgaires du Sorbier sauvage dans certains cantons de la France, et particulièrement de l'ancienne Lorraine.

HARMALA. bot. Espèce du genre Pégan. yoyes ce mot.

HARMOPHANE. Harmophanua. min. Hatty donne cette épithète aux minéraux qui. comme une variété

«lu Feldspath , offrent des indices de joints naturels, surtout quand on désigne leur structure laminaire par opposition à celle qui, dans d'autres corps de même nature, présente des modifications différentes.

HARMOTOME. mi*. Hyacinthe Manche cruciforme de Romé de l’isle; Pierre cruciforme ; Kreuznlein, W. Substance Manche, cristallisant en prisme droit rectangulaire, et dont la forme primitive est, suivant HaUy, un octaèdre symétrique. Les faces de l’une des pyramides s'inclinent sur celles de l'autre pyramide, en faisant avec elles un angle de 8ti°ÔG'. Cet octaèdre se sousdivise par des plans qui passent par le centre et les arêtes obliques. C'est ce que rappelle le mot Harmolome, dont le sens est : qui se divine sur lez jointures. L'Uarmolome est toujours blanchâtre, et ordinairement translucide. Il est assez dur pour rayer le verre; pèse spécifiquement 2.33; fond au chalumeau, sur le charbon, en un verre diaphane et sans huiles. Il est composé de huit atomes de bisilicate d'Alumine, d'un atome de quadrisilicale de Baryte, et de quarantedeux atomes d’Eau; ou, en poids, de Silice 48; Alumine, 17; Baryte, 19; Eau, K». Cette com|>osition atomistique est parfaitement d'accord avec les résultats de l'analysequcKlaprotha faitederUarmotomed'Andreasberg. Les formes cristallines de l'Harmotome sont peu variées : la plus commune est la dodécaèdre , provenant d'une modification simple sur les angles latéraux de l’octaèdre primitif. Souvent deux cristaux de cette forme, mais plus larges dans un sens que dans l’autre, se réunissent deux à deux sur leur longueur, et donnent ainsi naissance à la variété nommée cruciforme. L'Harmotome se rencontre quelquefois dans les roches amygdalaires, comme dans celles d’Ohersleiu et du Kaisersiahl; mais son gisement le plus ordinaire est dans les filons, où elle s’associe souvent à la Stilbile. Tels sont ceux d'Andreasberg au Hartz , de Slronlian en Écosse, et de Kongsberg eu Norwège.

I1ARMOU. bot. L’un des noms vulgaires de YAtriplex hortennin dans le midi de la France.

HAROB. ms. On ne peut point déterminer le genre auquel appartenaient les insectes qui causèrent la quatrième plaie d’Égypte, et que les Hébreux ont désignés par ce nom. Tout ce que l’on en sait se rapporte à leur prodigieuse et subite multiplication qui frappait d’une complète désolation, les lieux où ils apparaissaient, et d’une stupeur profonde les habitants des contrées ravagées. On pourrait croire, d’après ce qui arrive encore quelquefois, que ces insectes ont dû faire partie de la classe des Orthoptères et peut-être même du genre Criquet.

1IARONGA. bot. y. Haroxgaxa-

HARONGANA. bot. Genre de la famille des Hypéricinées et de la l’olyadelphie Polyandrie, L., établi par l.amarclc ( Illustr., tab. 045), et ainsi caractérisé : calice à cinq folioles persistantes; corolle â cinq pétales; quinze étamines réunies en cinq faisceaux avec lesquels alternent cinq petites écailles; cinq styles et cinq stigmates ; baie drupacée, à cinq loges contenant chacune deux ou trois graines. Ces caractères sont empruntés à Du Pelil-Thouars ( Gener . Nov. Aladagasc ., n° 49) et à Choisy ( Prodr . Hyptric ., 33) qui ont

décrit ce genre sous le nom de Haronga. Persoon a fait un peu varier l’orthographe du nom, en écrivant A tanga na. Les espèces, au nombre de cinq, sont toutes indigènes de l'ile de Madagascar. Elles ont une lige rameuse et des fleurs disposées en panicules tantôt très-denses, tantôt, au contraire, ne portant que peu de fleurs. Dans le Prodromus du professeur De Candol|e, elles forment deux sections : la première renferme celles qui ont les feuilles entières. C’est ici que se place Y Harongana Madagascariensin , qui a été le type du genre. Choisy a décrit deux autres espèces â feuilles entières sous les noms d 'Harongana lanceolata et A' Harongana reroluta. La deuxième section se compose des espèces à feuilles crénelées -. ce sont les Harongana mollusca et Harongana creneta de Persoon. Quant à V Harongana pubescens de Poiret (Encycl. mélhod.), c'est simplement une variété de Y Harongana Madagancariensit.

HARPACANTHA. bot. Synonyme d'Acanlhe. V. ce mot.

I1ARPACE. Harpax. ns. Orthoptères. Ce genre a été formé par Audinct-Serville , aux dépens des Manies de Fabricius et des Empuses de Latreille. Il offre pour caractères : tête luherculée; yeux élevés, presque coniques, terminés en pointe; verte* profondément creusé; corselet court , n'ayant guère plus de deux fois la longueur de la tête; muni latéralement d'une dilatation arrondie, simple, sans cils ni dentelures sur ses bords; élytres non dilatées; cuisses intermédiaires et postérieures, munies d'une membrane à leur extrémité. Ce genre peut se diviser en deux sections, en prenant pour caractère la dilatation de l’abdomen qui, alors, dépasse en largeur les élytres, et montre des dentelures sur ses côtés. On peut citer pour exemple de la première division :

L'Harfacb i.obé. Harpax loba lu s, Serv.; Empusa loba ta , Lat.; Mantis lobata, Fab. Cet insecte est petit; sa bouche est variée de brun et de vert, son front est verdâtre, avancé entre les antennes, et divisé en deux à son extrémité; les antennes sont noires, terminées de brun; les yeux sont grands, testacés, saillants, coniques et pointus; le corselet est d’un vert obscur, avec les bords latéraux et postérieurs dilatés en forme de lobes; les élytres sont vertes avec deux taches blanches : l'une à leur base, l'autre vers le milieu; les ailes soûl noires, avec leur extrémité Manche; l’abdomen est varié de vert et de blanc, avec son bord lobé cl élevé. On trouve cet insecte au capde Bonne-Espérance.

A la seconde division appartient I'Harpaci crbai*. Harpax urbanus, Serv.; Atontis urbana, Fab. 11 est de l'Inde.

11ARPACTEUR. Harpactor. ifis. Hémiptères; genre de la famille des Réduvitesde Laporte, et institué par lui avec les caractères suivants : antennes composées de quatre articles et coudées après le premier qui est très-court, le second est épais, un peu ohlong. le troisième court et grêle, le quatrième très-grêle; tête allongée; yeux latéraux; ocelles visibles; bec court; corselet triangulaire; écusson petit; pattes longues, avec deux articles aux tarses antérieurs et intermédiaires, et trois aux postérieurs ; ongles petits. Les Hedurius

angulaius , ru/ï/ws, leucocephalut , terrains , festinant, etc., de Fabricius, font partie de ce genre.

HARPACTICUM et HARPACTll M. 10T. Ou ignore quelle était l'espèce de Comme ainsi appelée chez les anciens.

11ARPAGO. pois. Même chose que Boolshaac. F. ce

HARPAGO. moll. Synonyme de Strombus Chiragra, L. F. Ptèrocëre.

HARPALE. liarpalut. ixs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères . famille des Carnassiers, tribu des Carahiques , division des Thoraciques (Lalr. et Dej., Col.d'Eur., i~ livr., p. 79), établi par Latreille aux dépens du grand genre Carabe de Fabricius, et adopté par Ronelli,Clairville et tous les auteurs. Scs caractères sont : palpes extérieures lion terminées en manière d'alène, et ayant leur dernier arlicleovokdc; milieu du bord supérieur du menton à dent simple ou nulle; cùté interne des deux jambes antérieures fortement échancré; élytres entières ou légèrement sinuées à leur extrémité postérieure; les premiers articles des quatre tarses antérieurs des mâles sensiblement plus larges, garnis en dessous de brosses ou de poils ; palpes maxillaires internes très-pointues; paraglosses proportionnellement plus larges que dans les Féroniesde Lalr. (Règne Anim., t. m); mandibules courtes; pieds antérieurs robustes, à jambes très-épineuses ; des ailes. Les deux tarses aulérieurs seulement, dilatés dans les mâles, éloignent les Féronies de Latreille du genre Uarpale qui se distingue des Acinopes. Ophones, Slénolophcs et Masorées, F. ces mots, par les caractères qui lui sont propres et qui sont présentés à chacun de ces mots. Les | Harpales ont le corps ovale; le corselet presque en carré | transversal, sa grande largeur égalant celle des étuis réunis. Ils vivent à terre dans les lieux secs ou peu humides, et se tiennent le plus souvent sous les pierres ou dans des trous qu'ils se creusent à l'aide des nombreuses épines dont leurs jambes antérieures sont pourvues. Ils courent assez vite et ne craignent pas la lumière du soleil; leur vol est très -vif. C’est surtout l'Uarpale bronzé que l'on rencontre souvent volant à l’ardeur du soleil.

Les larves des Harpales habitent dans la terre; elles ont une forme conico-cylindrique; leur tète est grosse, armée de deux mandibules fortes et presque semblables à celles de l'insecte parfait; l’extrémité postérieure de leur corps offre un tube membraneux, terminé par un prolongement de la région anale, deux appendices charnus, articulés et assez longs; toutes leurs métamorphoses se font dans les mêmes lieux. Dejean ( Cal. ; des Cql., p. 14) mentionne quatre-vingt douze espèces du genre Harpale, tel qu'il est adopté par lui et par Laireille.

Harpale rlpicor*e. Ilarpalus ru ficornis; Carabus ! ruficornis, Lin., Fabr., Panz., Faun. 1ns. Gertn , fasc. 30, t. h. fasc. 38, t. î. Celte espèce est très-cominune dans toute l'Europe, ainsi que I’Haepale broxzE. Harpalus (Pneus , Fabr., Lalr.; Carabus azureus , \ Carabus Proteus, Payk. Cette espèce varie l>eaucoup, et Duftsmid a fait les Harpalus distinguendus et smaragdinus , de deux de ses variétés

HARPAL1ER. I/arpalium. bot. H. Cassini a proposé (Bullet. de la Soc. Philom., sept. 1818) de désigner sous ce nom un sous-genre des I/elianthus, caractérisé par l’aigrette composée de plusieurs paillettes disposées sur un seul rang, membraneuses, caduques, dont deux grandes : l’une antérieure, l'autre postérieure, et les autres petites, latérales; par l’involucre formé de folioles régulièrement imbriquées, entièrement appliquées, coriaces et sans appendices; enfin par les paillettes du réceptacle arrondies au sommet. V Harpalium rigi dum, H. Cass., est une plante herbacée, très-élevée, à feuilles opposées, presque sessilcs, lancéolées, et dont lescalathidesde fleurs jaunes sont grandes et solitaires au sommet des rameaux nus et pédonculiformes. Celle espèce est originaire de l’Amérique septentrionale; c'est peut-être V/lclianthus diffusas , décrit dans le butanival Magazine.

H A RPALIZIE. Harpaliziu. eot. C'est, selon le professeur DeCandolle, l’une des sections- du genre Harpalier. F. ce mut.

HARPALUS. mam. Synonyme de Sagouin, genre de Singes.

HARPALYCE. bot. Ce genre, institué par Don dans la famille des Synanthérécs , a été réuni par De Candolle au genre Nabale.

HAKPAX- ois. Synonyme de Pie-Grièche grise. F. Pie-Grièche.

HAKPAX. couru. ross. Genre établi à tort par Parkinson pour une Coquille bivalve fossile, que Lamarck a placée parmi les Placunes , sous le nom de Placuna pectinoides , dont il n'avait probablement pas vu la charnière, car elle doit indubitablement appartenir aux Plicatules. F. ce mol.

HAKPAX. mi*. On donne ce mot comme l’un des synonymes de Succin.

HARPAÏË. ois. Espèce du genre Faucon. Tcmminck regarde ce Busard comme une variété de celui des marais. F. Falco*.

HARPE, ois. Nom donné au Pygargue jeune. F. Aigle.

HARPE, pois. L'un des noms vulgaires de la Lyre. Espèce du genre Trigle. F. ce mot.

HARPE. Uarpa. moll. Genre de la famille des Purpurifères à échancrure à la base , de Lamarck , considéré comme sous-genre des Buccins par Cuvier, et comme sous -genre des Pourpres par Férussac. Ce genre, établi par Lamarck. aux dépens des Buccins de Linné, a été généralement adopté, soit comme genre, soit comme sous- genre. Il a effectivement un faciès particulier qui le fera conserver, quelqu’artiflciel qu'il paraisse , jusqu'à ce que l'on eu ail mieux étudié l'animal pour bien juger de ses véritables rapports. Cependant il est présumable que l'accord qui existe entre les auteurs sur ce genre, confirme assez bien l'opinion qu'on en a; Rlainville, à l’exemple de Cuvier, en a fait un des nombreux sous genres des Buccins, lia compris celui-ci dans la troisième division qui renferme toutes les Coquilles ampullacéos, en le plaçant, comme Lamarck, près des Casques, des Tonnes, etc. Voici les caractères qu'il convient de donner à ce genre : coquille ovale, plus ou moins bombée, munie de côles

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Il A R

longitudinales, parallèles, inclinées et tranchantes; spire courte; ouverture échancrée inférieurement et sans canal ; columelle lisse, aplatie et pointue à sa base. L'animal est inconnu; on ne sait même pas s’il est pourvu d'un petit opercule corné. La plupart des Har- j pes communes dans nos collections, viennent des mers chaudes, et notamment des mers des Indes et de l'Amérique; on les trouve aussi dans la mer Rouge. Linné, sous la dénomination de Buccinum Harpa , avait réuni comme variété d’une même espèce, presque toutes les Harpes connues alors. Il est cependant constant qu’il en existe plusieurs espèces; on ne peut nier, par exemple, qu'il y ait une très-grande différence entre le f/arpa minor, Lamlt. , et le Harpa r entricosa ou nobilis. Il n'en est sans doute pas de même des différences qui peuvent exister entre les Harpes nobles, ventrues, roses, etc., lesquelles ne sont point aussi faciles à apprécier et que l'on peut considérer comme des variétés d'une même espèce. Cependant Lainarck, dans ses Observations sur les Harpes (Anim. sans vert., t. vu, p. 254). dit qu'elles sont constamment distinctes, et qu'elles offrent autant d’espèces éminemment caractérisées. Elles sc réunissent toutes, il est vrai, sous le caractère commun des eûtes longitudinales, acuminées au sommet, comprimées, tranchantes, inclinées, ce qui leur donne une grande ressemblance ; mais nous croyons, avec le célèbre auteur de l'Histoire des Animaux sans vertèbres, qu’il en existe des espèces bien distinctes, faciles même à apprécier.

Harpe ventile. Harpa t entricosa , Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 255, n° 2; Buccinum Harpa, L., p. 3482, n® 47 ; Brug. , Encycl. , pl. 404 , fig. I , a, b; IVIartini , Conclu, t. m, t. 119, fig. 1 000. Cette belle Coquille ovale, ventrue, assez grande, est certainement une des pins belles du genre. Elle présente de larges cotes comprimées, très lisses, tranchantes, ornées de lielles taches quadrangulaires, d'un rose pourpré, séparées par des taches moins foncées. La côte est trèsaiguê supérieurement et au-dessous de cette pointe on en voit une autre moins saillante et quelquefois une troisième qui est indiquée par un angle peu saillant; l'intervalle des côtes est strié longitudinalement; il est d’un blanc violacé, et présente constamment des taches roussâtresen festons bien réguliers, la columelle est teinte de pourpre et de noir brillant.

Harpe allongée. Harpa minor , Laink., Anim. sans vert., loc. cit ., n°7; Martini, Conclu, t. tu, talu 119, tig. 1097; Lister, Conclu, lab. 994, ftg. 57. Coquille bien distincte de toutes les autres espèces , constamment beaucoup plus petite, à spire plus allongée, moins ventrue, à côtes plus étroites; elles sont au nombre de treize ou quatorze, lisses, blanches ou grisâtres et marquées régulièrement et â de petites distances; siliques noires, très -fines, deux à deux; l'intervalle des côtes est gris-cendré, lisse, présentant quelquefois des traces d'accroissement; il est marqué de petites taches I arquées, qui, quelquefois, se rejoignent et se dessinent en doubles festons d'un brun foncé. Le sommet de la ; spire est rosâtre jusque vers le troisième tour; la base de I la coquille présente constamment des stries transverscs, légèrement onduleuses. La plus remarquable des Harpes

fossiles est la Harpe mutiqi t, Harpa mutica; c’est une espèce bien distincte et qui n'a pas son analogue vivant. Elle est plus petite qu'aucune des espèces vivantes. Elfe est très ventrue, cl ses côtes étroites, non mucronées près de la spire, la distinguent très-bien. Lamarck l'a décrite dans les Annales du Muséum, l. u, p. 167, n° 1, et figurée t. vi, pl. 44, fig. 14. Dans l'intervalle des côtes on voit des stries longitudinales assez fortes, coupées à angle droit dans quelques individus, par des stries transverscs. à peine apparentes. La seconde espèce fossile, nommée par Defrance Harpa altavillenù» , n'est probablement, comme le dit Defrance lui-même, qu'une variété de la Harpa mutica. Elle n’en diffère, en effet, que par les intervalles des côtes qui, au lieu de présenter des stries croisées, n’en présentent que de longitudinales. Ou trouve celte Coquille aux environs de Paris, dans les mêmes lieux que la précédente.

HARPÉ. Harpe, pois. Le genre formé sous ce nom pour iiu Poisson qui n'était connu que par un dessin de Plumier, rentre dans le genre Pentes. F. Dente.

HARPIE, ois. (Oui devrait être écrit Harpye, par allusion aux Harpyes de l'antiquité). Espèce du genre Faucon, division des Aigles. Vieillot en a fait le type d’un genre nouveau dont les caractères ont paru trop peu marqués pour établir nettement les limites qui séparent les Harpies des autres Aigles. F. Faucon.

IJARPOCHLOA. Harpochtoa. bot. Kunlh. dans sa révision des Graminées du Aor. Gen. Pl. de Humboldl et Bonpland, a établi ce genre dans la tribu des Ch fondées, pour une plante que Linné avait placée dans le genre Mclica et qui depuis a reçu six noms génériques différents. Voici les caractères du genre nouveau de Kunlh : épillets unilatéraux, imbriqués sur deux rangs, portant quatre fleurs, dont l'inférieure est hermaphrodite et les autres avortées ; deux gluraes mutiques. carénées et persistantes : l’extérieure dépassant l'épiliel et l’intérieure trois fois plus courte; deux paillettes membraneuses et mutiques : l'inférieure obovale. carénée, ciliée sur le dos cl les bords ; la supérieure presque aussi grande et bicarénée; deux squammellcs glabres; deux styles couronnant l'ovaire qui est glabre; stigmates allongés et plumeux ; poils simples. Ce genre diffère du Uaclylocleniutn et des autres Cliloridées submutiques , par la structure de ses glumes et par sa paillette inférieure mulique. L 'Harpochtoa capensist kunlh, Melica faix , Lin., est jusqu'ici la seule espèce connue.

HARPON, xoll. Nom vulgaire d’une espèce du genre Calmar. F. ce mot.

HARPO.MER. bot. Ce nom significatif, donné dans quelques parties de la France aux Rosiers des haies, s'est étendu, dans plusieurs colonies françaises, à d'autres arbustes accrochants.

HARPOMERS. ois. Nom donné à une petite famille de Hérons qui comprend tous les Crabiers. F. Héron.

Il Alt PLU LS. pois. Synonyme d'Acanthurc. F oyez ce mot.

HARPYE. Hurpya. xax. Carnassiers; genre de la famille des Chéiroptères ou Vcspertilionides , établi par llliger et adopté par Tcinminck. Caractères : dents incisives dans l’adulte, * dans le jeune âge : les supé-

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Heures rangées de front dans l'os intermaxillaire, larges, trilobées, resserrées entre les fortes canines; les deux inférieures, dans l’âge intermédiaire, probablement excessivement petites et tombant subitement par le développement des canines poussées très en avant ; point d'incisives inférieures chez les vieux; dents canines ï, les supérieures à talon latéral interne; les inférieures dirigées en avant, se louchant à peu près de leur pointe, à talon interne, très-longues, convergentes et cachant totalement les incisives supérieures; dents molaires A ; la dent anomale de chaque côté des deux mâchoires très-petite; museau gros, très-court, avec la boite cérébrale très-volumineuse et sphéroïdale; arcades zygomatiques fortes et écartées; mâchoire inférieure longue, fortement arrondie et très-mince; doigt indicateur des ailes onguiculé ; queue en partie cachée par la membrane inlerfémorale, mais n'en étant pas enveloppée ; membrane des ailes parlant des flancs, se dirigeant sur tout le métatarse qu’elle enveloppe jusqu'au doigt du milieu, où elle est Axée et adhère aux deux doigts internes; pouce à moitié engagé dans sa membrane; oreilles courtes, sans oreillon; naseaux tubulaires. Ce genre, formé aux dépens des Céphaloles de Geoffroy et de Cuvier, ne repose eucore que sur une seule espèce.

Uarpye de Pallàs. Ilarpya Pallasii , Temm.; Mon. de Nam., pl. 39. Tête presque orbiculaire; narines prolongées en deux tubes divergents, ronds, fendus sur leur côté externe et terminés par un rebord saillant; lèvre supérieure fendue, munie d'une double rangée de petites soies; une petite touffe de poils au - dessus des yeux; oreilles trés-écarlées , nues, rondes et courtes; pelage assez long, un peu frisé en dessus, court et lisse eu dessous, d'un cendré brun clair; sur la ligne médiane du dos s'étend, depuis la nuque jusqu'au coccyx, une large bande de poils d'un brun foncé; dans les mâles elle se partage sur la nuque en deux embranchements qui s'étendent sur l'omoplate et sur une partie de l'humérus; tubes des narines, oreilles et queue d'un brun jaunâtre assez vif; membranes d'un rouge jaunâtre, marqué de taches irrégulières blanchâtres. Taille, quatre pouces, envergure quatorze. De l'Archipel des Indes.

UAHRAClilE. Harrachia. bot. Genre de la famille des Acanthacées,dela Didynamie Angiospermie de Lin. établi par Jacquin aux dépens du genre Justicia, pour une espèce dont la place était restée longtemps incertaine et que divers botanistes ont même successivement fait passer de ce genre daus ceux des BueUia, Cros~ sa mira, etc. Caractères : calice garni de trois bractées et à cinq divisions inégales; corolle hypocraléri forme, à limbe unilabié, à cinq lobes ; estivation repliée; quatre étamines didynames, incluses; anthères uniloculaires, barbues; capsule comprimée, à deux loges, s'ouvrant avec élasticité en deux valves, et qui, en s'écartant de haut en bas, dans un sens contraire à la direction de la cloison; emporte avec elle une de scs moitiés, adhérente dans le milieu. Du bord de celle demi cloison sortent â droite et à gauche, deux ou trois dents allongées, fermes et courbées en crochets, tenant lieu de cordon ombilical, au-dessous de l'extrémité desquelles est alla

chée une semence, d'où résulte la présence de cinq ou six graines dans chaque loge.

Harrachie brillante. Harrachia speciosa , Jacq.; Justicia infundibuliformis , Lin.; Crossandra undu hc folia , Salisb. ; BueUia infundibuliformis , Andr., Rot. Rep-, 549. C'est un petit arbrisseau d'un aspect fort agréable; ses tiges sont ligneuses, cylindriques, noueuses, presque glabres, garnies de feuilles ovaleslancéolées, quaternées à chaque nœud, assez longuement péliolées; ses fleurs sont grandes, blanches, réunies en épis axillaires, longuement pédoncutés; le limbe est plan, large, à cinq lobes arrondis ; le tube est filiforme. Du Malabar et des autres contrées de l'Inde.

HARRISONIA. bot. Necker ( Elément . Bot., n« 151) a donné ce nom générique à une division du genre Xeranthemvm de Linné. Celle division a été également séparée de ce dernier par Gærtner. et considérée comme un genre distinct sous l’ancien nom de Xeranthemum qui a été adopté par les botanistes modernes. /'. XtRANTIlfelE.

HARR1SSOME. Harrissonia. bot. Le genre que Robert Rrown a produit sous ce nom, parait appartenir à la division des Simaroubées. de la famille des Rulacées; l'auteur lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites ; -calice court, quadrifide ; quatre pétales réfléchis; huit étamines et un semblable nombre d’écailles bifides et ciliées à la base des filaments ; ovaire simple, atténué à sa base autour de laquelle sont insérées les écailles staminifères ; son sommet est à quatre loges et à quatre valves dans chacune desquelles se trouve un ovule attaché à l’angle interne; entre les lobes de l'ovaire prend naissance le style qui est divisé à sa base en quatre parties qui se réunissent ensuite en une seule; stigmate obtus, à peine marqué de quatre sillons; le fruit est une baie à quatre lobes, à quatre loges; les semences sont subglobuleuses, pendantes au sommet de la loge ; leur tégument est double : l’extérieur assez épais, l'intérieur membraneux; l'embryon est verdâtre; la radicule est supère.

Harrissonie deTimor, Harrissonia Timorensis, Rr. Celte seule espèce connue, est un arbrisseau à feuilles alternes, simples au sommet des rameaux, ternées à leur base; les folioles sont inégales, l’intermédiaire étant plus grande et dentée à sa base; les pédoncules sont solitaires, axillaires, simples à leur base, puis divisés en corymhc; chaque pédicelle porte une fleur jaune, accompagnée de ses bractéoles.

HART1G1ISÉE. Hartighsea. bot. Genre de la famille des Méliacées, tribu des Cédrelées, établi par Adrien de Jussieu qui lui assigne pour caractères : calice presque entier ou dentelé; quatre ou cinq pétales soudés inférieurement avec le tube slaminal, rarement libres; huit ou dix filaments réunis en tube cylindrique, jusqu'au sommet où l'on voit huit ou dix crénelures simples ou quelquefois bifides, entre lesquelles sont implantées huit ou dix anthères incluses et dressées; ovaire à trois ou quatre loges, engainé dans une sorle de tube crénelé; style filiforme; stigmate discoldeocapité. Le fruit est une capsule à trois ou quatre loges renfermant une ou deux graines, par suite de l’avortement des autres; trois ou quatre valves.

II A R

Hartiguser Delessert. Hartighsea Leisertiana, Juss. Se# feuille* «ont brusquement ailées, à folioles presque opposées, bi ou quadrijugées, lancéolées, obtusiuscule*; les nervures secondaires sont un peu dilatées à leur base, surtout à la partie inférieure des folioles ; les fleurs sont réunies en une particule lâche. De la Nouvelle- Hollande. Lue seconde espèce, des mêmes parafes, a été nommée Hartighsea frascrana ; elle diffère peu de la précédenle.

HtRTM ANNIE. Hat tmannia. bot. Genre de la famille des OnaRraires. institué par Spach qui lui a donné pour caractères : tube du calice télragone, son limbe n’est guère plus long, étalé en rosace; pétales ovales, courlement onguiculés; filaments staininaux capillaires ou filiformes, couronnés par des anthères oblon gues. obtuses à leur base et au sommet; ovaire slipité, court, presque eti massue, tétraèdre, à quatre loges renfermant chacune plusieurs ovules attachés par un cordon ombilical très-court; style filiforme, plus long que le tube du calice; capsule ovale ou en massue, à quaire dents, cartilagineuse, à quatre côtes, à quatre loges et à quatre valves; semences petites et ovales; épispmne membraneux; cotylédons elliptiques et nblongs; radicule centripète, conique et obtuse. I.es llarlmannies sont des plantes herbacées, vivaces ou annuelles, et rameuses; leurs feuilles radicales sont spalulées, très-entières ou dentelées; celles de la lige sont sinuo-dentées ou pinnalifides, munies d'un court pétiole; leurs Heurs sont axillaires, nocturnes, odorantes et dressées. On connaît sept ou huit espèces d'IIarlmannies, réparties en deux sections; toutes proviennent du Mexique ou du Pérou.

Hartbannie Galruïde. Hartmannia Gauroitles , Spacli; Ænothera rosea , Ail.; Æ'notheru purpurea, Lam. Ses Liges ont d'un à deux pieds d'élévation ; elles sont droites, velues et légèrement rameuses; les feuilles radicales sont ovales, longuement péliolées et sinueuses sur leurs bords ; celles de la lige sont lancéolées et dentées. Les fleurs, assez petites et axillaires, sont d'un rouge pourpre, légèrement pédonculées et réunies vers lu sommet de la tige. Les capsules sont courtes, ovoïdes et à quatre angles saillants. Elle est originaire du Pérou, d'où les graines ont été rapportées par Domboy.

U ART! Ail tf II A PEL 1LI.ES d'Épilode. Hartmunniu Epilobifolia, Kimtli. Ses feuilles sont lancéolées, obloitgues, aigues, faiblement dentelées et pubérulenles ; le tube du calice est infundibuliforme, à peine plus long que les segments; les pélales sont d'un jaune orangé, plus longs que les étamines ; les capsules sont ovales, en massue, puhescenlcs. obtuses, télraptères et longuement slipitées. Cette espèce, placée dans la seconde section et qui pourrait bien ne point appartenir au genre Harlmannia , est originaire de la Nouvelle-Grenade.

Un autre genre a été produit sous le même nom de Harlmannia , par le professeur De Candolle, dans le 5° vol. de son Prodromus , et il est très- vraisemblable que ce nom sera changé; en attendant voici les caractères du genre qui appartient à la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides : capitule mulliflore, hétérogame; Heurs de la couronne ligulées, divisées au sommet, femelles et disposées sur un seul

rang; celles du disque hermaphrodites', tubuleuses et à cinq dents ; involucre formé d’écailles oblongo-lanréolées, aigues, roulées, enveloppant jusqu'à moitié les fleurs de la couronne et ceintes extérieurement de quel ques bractées linéaires; réceptacle garni de paillettes planiuscules ; anthères noirâtres; style divisé, mais les ■ parties se réunissent au sommet en line sorte de cône ! aigu; akènes de la couronne tri nu létragnnes, ova- , laires, suhpédicellés, un peu convexes d'un côlé, chau ves â l'extrémité, terminés par un aréole oblique; ceux du disque ovales-oblongs, un peu comprimés, rarement chauves, le plus souvent garnis de cinq paillettes mem hraneuses. Ce genre, qui se compose de trois espèces, appartient à la Californie; les plantes sont herbacées, à feuilles alternes, sessiles. linéaires -oblongues. ou pinnalifides. ou dentées; les capitules, garnis de fleurs ; jaunes, sont rassemblés en corymbes au sommet des rameaux.

HAKTOGIE. Hnrtogia. bot. Bergius ( De ta ipt. Plant, cap. Bon.-Spei , p. 73) et Linné ( Mantissa Plant., p. 342) avaient constitué sous ce nom un genre de la Pentandrie Monogvnie . auquel ils assignaient pour caractère essentiel : un nectaire composé de cinq filets linéaires, pélaliformes, colorés, plus courts que la corolle, insérés sur le réceptacle et dont les som- I mets sont bossus concaves. Ce genre était composé de I plusieurs espèces primitivement décrites par Linné.

; sous le nom générique de Diosma ; il a été fondu I dans Y A de nanti ta , le Barosnt» et Y Agathosmo de Willdenow, dont le professeur De Candolle (Protir. System, unir. P'eget., i. p. 73) a fait de simples sections du Diosma.

IIAHTWÉGIE. Harttccgia. bot. Genre de la famille des Orchidées de Jussieu, Gynandrie Monandrie de Linné, institué par le professeur Lindley qui lui donne pour caractères ; périanlbe étalé, coloré; sépales latéraux adhérents au lahelie par leur base; celui-ci soudé à la base du gynoslème; sa partie inférieure est renflée, irrégulière; son limbe est ovale et calleux; Panthère a quatre loges; les quatre masses polliniqties sont d'un pourpre olivâtre ; leurs pédicelles sont repliés.

Habtw£gie pocrprue. Hartwegia purpurea, Lind. La feuille est coriace, ovalc-lancéolée, d’un vert foncé, parsemée de taches ferrugineuses, égalant la hampe en hauteur; celle-ci est cylindrique, terminée par un pédoncule capillaire ; les fleurs sont petites et d'un rouge pourpré ; les sépales sont aigus, un peu plus grands que les pélales; le lahelie est blanc, avec sa base épaisse et calleuse. Cette jolie petite Orchidée a été récemment découverte dans les forêts monlueuses, qui avoisinent la Vera-Crux.

HAKUNGAN. bot. Pour Harongana. V. ce mot.

HAKUNGANA. bot. Même chose que Harongana.

1 HASE. mai. Nom vulgaire de la femelle du Lièvre.

HASÈLK. pois. L’un des noms vulgaires du Leueiscus J Dobula. /■'. Abi.e. ,

HASSEMJUISTIE. Hasselquislift.nùT. Genre de la fa- I mille des Oinhellifères et de la Pentandrie Digynie, L., ! établi par Linné en l'honneur de son disciple Hasscl- | quist, qui périt de la peste, pendant un voyage en

Orient. Voici se* caractères essentiel* : fleurs delà circonférence hermaphrodites, celles du centre mâles; calice à cinq dents; cinq pétales bifides . ceux des fleurs centrales égaux entre eux, ceux des Heurs marginales inégaux, les extérieurs plus grands; akènes des fleurs extérieures ovales, comprimés, avec un rebord épais et crénelé; akènes du centre avortés, semblables à une membrane vésiculeuse ; chacun d'eux accompagné d'une petite écaille qui semble être la seconde partie du fruit entièrement transformé. Cet avortement des fruits intérieurs de l'ombelle est le seul caractère qui distingue le genre Hasselquialia du Tordytium ; aussi Lamarck n'a l il pas hésité à le réunir à ce dernier. On n'en connail que deux espèces, savoir : Uasselquinttu Æqyptiaca , I.., et Haxselquistiu cordaln , L. fils, Suppl. La première de ces plantes croit dans l'Égypte et l'Arabie. Quant à la seconde, sa patrie est ignorée. On cultive l'une et l'autre dans les jardins de botanique de l'Europe.

HASS1NG-BE. iot. Même chose qu'Assi. y. ce mot.

HASTÉ. Huslatus. bot. Se dit d'un organe dont la forme approche de celle d'un fer de lance. Les feuilles sont Haslées lorsque, étant peu échancrées à leur base, les deux côtés se prolongent en oreillettes aigues, perpendiculaires.

HASTINGIA. bot. L '//astingia coccinea , décrit et figuré par Smith ( Exotic . Botany , p. 41, t. 80), est la même plante que Vf/olm»kioldia sanguinea de Hetz ou Plaiunium rubrum de Jussieu (Ami. du Muséum, l. VII, p. 76). y. HoLMSKIOLDIE.

HATCIIETINE. min. Sorte d'Adipocirc minéral. Substance blanchâtre ou jaunâtre, d’un éclat gras et nacré, translucide ou opaque; très-fusible; donnant à la distillation une odeur bitumineuse et une substance bylureuse, jaune- verdâtre; laissant du charbon dans la cornue. Ce minéral a été observé par Conybeare, dans du fer argileux ou limoneux , à Merlhyr-Tydvil , dans la partie méridionale de la province de Galles.

IIATYSIS. mt. Zeder, dans son Histoire des Vers intestinaux, a proposé cette dénomination en remplacement de celle de Tamia; elle n'a pas été adoptée.

HAlUME. Mono. Moll. El non Heaulme, comme l'écrit Monlfort, par une faute d'orthographe, qui s'est répétée dans la plupart des ouvrages où se trouve mentionné ce genre qui, au reste, est le même que le Callidaire de Lamarck plus généralement adopté, y. ce mol.

HAÜMIER. bot. Pour Heaumier. y. ce mot.

HAUSEN. rois. Synonyme d’Iiuso, espèce d'Eslurgeon.

HAUSMANITE. mis. Même chose que Manganèse oxydé, y. Manganèse.

HAUSSE-COL. ois. Ce nom a été donné à une espèce du genre Fourmilier. On a désigné aussi sous les noms de :

Halssb-col doré, une espèce du genre Colibri, y. ce mot.

Hacsse-coi. noir, une espèce du genre Alouette et un Guêpier du Sénégal, y. Ai.oiif.tte et Gi épier; une espèce de Merle d’Afrique, y . Meri.e ; enfin une espèce du genre Pie. y . ce mot.

HAUSSE-QUEUE, ois. Synonyme vulgaire de Bergeronnette. y. ce mol.

HAUSSE-QUEUE, moll. Nom vulgaire donné par les marchands au Casque luberctilé, Castida echinophora . y. Casque.

HAUSTATOR. moi l. y. Tireponds.

HAUSTELLÉS oc SCLÉROSTOMES. ins. Grande famille de l'ordre des Diptères, établie par Duméril, et comprenant les genres Cousin. Bombyle, Hippobnsque, Taon. Asile, etc., dont le suçoir, sortant de la gaine.

: est saillant, allongé et souvent coudé dans l’étal de | repos.

UAUSTEI.LUM. ins. Nom sous lequel Fabricius a dé- ! signé la gaine cornée du suçoir. ce motet Boiché.

HAUTE-BRUYÈRE, bot. L’un des noms vulgaires de VErica ncoparia. y. Britére.

HAUTE-GRIVE, ois. Synonyme vulgaire de Draine.

; y. Merle.

H A li Tl. N ou HOUTING. pois. fr. Saumon, sous-genre Ombre, et synonyme de Sphirame. y . Argentine.

HAUYE. Huuya. bot. Genre de la famille des Onagraires, institué par Sesse dans la flore du Mexique, pour une plante nouvelle, dédiée au profond minérai logiste U a il y. Caractères : calice adhérent à l'ovaire par sa base, prolongé en tube cylindrique et divisé vers [ le milieu, en quatre lobes oblongo-linéaires, aigus, un I peu étalés et colorés intérieurement; quatre pétales : ovales, insérés au sommet du tube; huit étamines I exsertes. surmontées d'anthères oscillantes et oblon ! gués; style filiforme, exserle; stigmate épais, en tète; ! capsule â quatre valves et à quatre loges; semences nombreuses, dilatées au sommet en une aile oblongue.

Halye élégante. Hauya elegnns , S. C’est un arbrisseau à feuilles alternes, pétiolécs, ovales; à fleurs grandes, sessiles, axillaires, d'un blanc rosé. Celte plante est originaire du Mexique.

HAUYNE. min. Latialilc de Gismondi. Saphirine de Note. Substance vitreuse de couleur bleue, â laquelle Neergaard a donné le nom du savant minéralogiste 1 français, et qui est généralement regardée comme une j nouvelle espèce minérale. Elle a pour forme primitive le dodécaèdre rhomhoïdal. Quelques fragments montrent des indices sensibles de clivage parallèlement aux faces de ce solide. Sa cassure est inégale -cl peu éclatante. Sa pesanteur spécifique est de 3.33. Elle est frai gile et raye sensiblement le verre. Elle se dissout en | gelée blanche dans les Acides. Exposée sur le charbon au feu du chalumeau, elle perd sa couleur, et fond en un verre bulleux. Traitée avec le Borax, elle se dissout avec effervescence, en donnant lieu à un verre transparent, qui jaunit par le refroidissement. Elle est composée de deux atomes de silicate d'Alumine et d'un atome , de trisilicate de Potasse. L’analyse directe a donné â , Gmelin : Silice, 37.30; Alumine, 10; Potasse, 16; Oxyde 1 de Fer, 1,15; Chaux, 12,50; Acide sulfurique, 12,85;

! Eau, 1,20.

La Hauyne a élé trouvée sous la forme de petits cristaux ou de grains disséminés dans des roches d'origine ignée; aux environs de Nemi. dans les montagnes du Latium ; au Vésuve, dans les roches rejetées parce voli can ; dans la lave des volcans éteints d’Andcrnach et

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de Closterlach ; dans un Phonolitc porphyrique du département du Cantal ; et dans une roche des bords du lac de Lanch . composée principalement de grains et de petits cristaux de Feldspath vitreux. Nose a fait de cette dernière variété une espèce particulière à laquelle il a donné le nom de Saphirine emprunté de sa couleur.

HAVELLA. ois. Synonyme de Canard à longue queue. y. ce mol.

HAYÉTIE. Havetia. bot. Le nom de Havel, jeune naturaliste instruit et zélé, mort dans ces dernières années à Madagascar, a été consacré par Kunth à un nouveau genre de la famille des Guttifères. De ses Heurs dioïques, les mâles seules sont connues. Elles présentent un calice de quatre folioles orhiculaires, concaves, dont deux extérieures, plus courtes; quatre pétales égaux , de même forme que les folioles du calice. Le fond de la fleur est épaissi en un disque charnu, arrondi, convexe, dans lequel sont, comme plongées et disposées en carré, quatre anthères mamelonnées, uniloculaires, s’ouvrant par trois valves à leur sommet.

L'/Jacetia la uri folia est un arbre qui croit dans les Andes. Il est rempli d'un suc glutineux ; ses rameaux sont opposés, -ainsi que ses feuilles entières et coriaces ; ses fleurs sont eu panicules terminales accompagnées de bractées presque opposées, ovalo-lancéolécs et acuminées.

Le port de cette plante la rapproche beaucoup du Quapoya d’Auhlet. Clioisy, dans sa Monographie des Guttifères, les a réunies toutes deux au Clusia, peu- j sanl que leurs caractères étaient encore trop incomplètement connus pour oser les distinguer. Mais celle considération ne s’oppose-t-elle pas au moins également \ à leur réunion? (y. Kunth, Aora Gen. et fipec., t. v, p. 203, lab. 462.)

HAWORTHIE. Haicorthia. bot. Ce genre de la famille des Asphodélées et de l'Hexandric Monogynie, L., a été constitué aux dépens des Aloès de Linné, par Duval [Planta suc cul. in Hort. Alençonio, 1K06, p. 7). On l’a ainsi caractérisé : périgone pélalofde, droit, . divisé supérieurement en deux lèvres cl portant les j étamines à sa base; capsule munie de côtes très-proé- 1 ininentes. Ce genre a été adopté par Haworlh, botaniste auquel il a été dédié, et qui a continué à le distinguer de P épiera de Willdenow, quoiqu’il n’existât entre eux aucune limite bien tranchée; aussi la plupart des auteurs les regardent-ils comme identiques. Les espèces du genre I/awortliia sont très nombreuses ; ce sont des plantes à peine caulescentes, le plus souvent trèsroides, ù feuilles très-dures, aigues et piquantes. Elles ont toutes pour patrie le cap de Donne-Espérance. Les endroits pierreux , sablonneux et maritimes, sont la ! station qu'elles préfèrent. Haworlh (Supp. Plant. succulent., p. 50) distribue ainsi les espèces d' Haicorthia.

$ I. ( DeUcatœ .) Acaules; feuilles disposées en roseU tes sur plusieurs -rangs, molles et lisses comparativement aux autres espèces, souvent plus ou moins ciliées ou barbues, translucides et réticulées à leur sommet. Les espèces suivantes ont été comprises dans celle section : Haicorthia mucronata, cymbiformis , cuspitlata, limpida , ariatatu, setata, retic ulata, translucens et arachnoïdes.

$ il. ( Retusæ .) Acaules, souvent ciliées; feuilles disposées sur cinq ou un plus grand nombre de rangs très -rapprochés, d’une consistance moins molle que les précédentes, plus ou moins bossues et tronquées au sommet, plus ou moins translucides et réticulées; hampe simple. On y compte les espèces suivantes : Hatcorthia turgida, tœtccirens , relusa, mirabilis, ainsi quel’ Aloe atrovirens, DC., Plant, grass., et l 'Aloc pumila de Miller.

$ ni. ( Margaritifera .) Acaules; feuilles disposées sur plusieurs rangs, très - rapprochées , roides, couvertes de tubercules blancs en forme de perles, ou ayant seulement leurs bords blancs, cartilagineux; hampes terminées par des panicules très-divisées. Cette section comprend les plantes suivantes : Haicorthia semi-margaritifera, dont il existe quatre variétés : Haicorthia semi-glahrata, margaritifera, Haw., ou Haicorthia major, Duval ; Haworlhia mi no r ; Haicorthia erecta ou Aloe margaritifera , DC., PI. grass.; Haicorthia granato, fasciata , scabra, attenuata, radula, albicans, recuira et papillosa.

§ iv. (Caulescentes.) Plus ou moins caulescentes; feuilles roides, sur trois ou quatre rangs, rapprochées, souvent tordues en spirale; la plupart d’un vert foncé. Les espèces de cette section sont : Haicorthia pseudotortuosa , concinna, cordi folia, asperiuscula, curta , tortuosa et expansa.

HAT. BAI. Pour AL / . Bbadypb.

UAXTO.NIA. bot. Ce genre est le même que celui que Mœncli a publié précédemment sous le nomd'O/eana. K ce mol.

HAYDENITE. ma. Substance rougeâtre ou brunâtre, cristallisant en cube ou en rhomboïde obtus ; réductible par le chalumeau en une fritte vitreuse, jaunâtre, attaquable par l’Acide sulfurique chaud ; la dissolution laisse précipiter un magma gélatineux. Ce minéral a été observé assez récemment par Cleveland , aux environs de Baltimore, Amérique septentrionale, dans les tissures d’une roche de Gneiss.

HAYE.N. rois. Synonyme de Lamie, espèce du genre Squale.

I1AYLOCKIE. Haylockia. bot. Ce genre nouveau de la famille des Amaryllidées et de l'Hexandric Monogynie, a été établi par Herbert; il a beaucoup d'affinité avec le genre Slembergia; il s’en distingue par sa capsule trilobée, courte, arrondie, par ses graines comprimées comme celles des Zephymnthes , et par quelques autres caractères. L'espèce qui forme le type de ce genre, Haylockie püsii.i.k, Haylockia pnsilla , est originaire des environs de Buenos- Ayres; ses fleurs précèdent immédiatement les feuilles, et l'on sait que les SternhcCgies fleurissent en automne, et ne donnent des feuilles qu'au printemps. Le stigmate de l’Haylockie pusille est caché dans l'ouverture élargie du tube de la corolle.

HAYiNEA. bot. Le genre Pacourina d’Aublcl a reçu, sans nécessité, ce nouveau nom de Willdenow. y . Pacourias.

UAYTOE1TE. mm. Substance minérale particulière et encore très -peu connue, qui a été découverte par I C. Tripe, dans le Devonshire, puis décrite dans le Philos.

Digitiz

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Magaz., janv. 1827, p. 38. Ce minéral s'est présenté en fragments détachés, accompagnés de petites masses de Calcédoine, de Grénat, d'Aclinote, de Talc et de Fer octaèdre. Son gisement est dans une argile ferrugineuse, et on l'y observe assez souvent en cristaux réguliers, semblables à ceux de Calcédoine, variant pour la couleur depuis le blanc limpide, jusqu'au brun-rougeâtre. Ils rayent le Quartz; leur cassure est conchoïde, et leur pesanteur spécifique varie entre 2,56 et 2.58. Woscbler a fait l'analyse chimique de celte substance, et l'a trouvée composée de Silice, 07,5; Oxyde de Fer, 2; perte. 0,5.

HEAULME. ioll. V. II ai XK.

HEAUMES. Xenix. Desbory, dans sa Traduction de l'histoire des Oursins de Klein, a donné ce nom, qui signifie la même chose que Casque, aux Fchinides que ce dernier avait nommés Gateu. y. ce mot.

HEAUMIKIl. bot. Variété du Prunua avium , L., dont les fruits offrent encore trois sous-variétés, l'une blanchâtre, l'autre rougeâtre, la dernière rouge, y. Censien.

HËBANTHE. Hebanthe. bot. Genre de la famille des Amaranfhacées, Pentandrie Monogynie, Lin., institué par Martius . qui en a déterminé les caractères de la manière suivante : calice diphylle, â folioles concaves; corolle hypogyne. à cinq pétales inégaux : trois extérieurs elliptiques ou ohlongs, deux intérieurs chargés d'un duvet assez épais; cinq étamines dont les filets sont réunis vers leur hase en un tube qui se divise en cinq parties à trois lanières chacune, dont l'intermédiaire porte une anthère elliptique, uniloculaire; pistil moins allongé que les étamines, globuleux ou ovalaire; style très-court; stigmate en télé globuleuse. Le fruit consiste en un utricule simple, membraneux , renfermant une semence lenticulaire. Martius décrit trois espèces d’Ilébanthes, qui sont des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux glabres, â tiges droites, à feuilles opposées, pëliolées, lancéolées, à fleurs en panicules,. petites et laineuses. Il les a trouvées dans les forêts ombragées qui coupent la monotonie des plaines arides de la vaste étendue du territoire brésilien.

UËBË. xool. bot. Ce nom, que donna l'antiquité à la divinité de la Jeunesse, indiquant de la grâce et de l'élégance, fut appliqué par des naturalistes, â diverses productions de la nature que rendaient remarquables la distinction des formes et la fraîcheur du coloris. Jussieu appela Hebe un genre qui depuis a été confondu parmi les Véroniques. Un Lépidoptère, du genre Arctie, est encore appelé UfiBft, et Daudm donna ce nom jusqu'à des Reptiles, y. Coüleuvbi.

Risso a créé sous ce nom un genre de Crustacés de l'ordre des Isopodes, auquel il donne |K»ur caractères : corps allongé, un peu convexe; corselet à dix articles, dont les trois postérieurs très-petits; abdomen â un seul segment court; tète petite, arrondie; antennes souvent ! égales, à ciuq articles; yeux grands, convexes; appendices natatoires subulés. La seule espèce décrite a été nommée HêbE ponctuée, R.; son corps est allongé, bombé, d'un gris fauve, confusément pointillé de noir; ses antennes sont fort courtes, presque égales, blanchâtres, annelées de noir; l'œil est gros et noir; la Iroi

sième paire de pattes est (rois fois plus longue que les autres, toutes armées de crochets aigus; la queue est arrondie; les appendices extérieurs sont subulés, les intérieurs dilatés en nageoires. Méditerranée.

HEBEANDRA. bot. Ce genre, établi par Bonpland ( Magaz. der Geseltach. Perl., 1808, p. 40), a été réuni par Kuntli ( A’or. Gener. Plant, qui»., t. v, p. 409) au genre Monnina de Ruiz et Pavou. De Candolle ( Pradr i, p. 338) s’est servi de ce mot pour désigner la première section de ce genre, caractérisée par ses drupes aptères que n’entourent aucuns rebords, f'. Monnine.

ilËBF.CLIÎMER. Hcbeclinium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées. tribu des Eupatoriacées. établi par De Candolle, aux dépens du genre Coleosanlhus de Cassini. Caractères : capitule mulliflore; involucre campanulé, formé d'écailles imbriquées sur plusieurs rangs et souvent prolongées par un appendice coloré; réceptacle élevé, un peu convexe, garni de poils courts et serrés, et conséquemment presque fimbrillifère; akènes anguleux ; aigrette portant une rangée de poils scabres. Les trois espèces qui constituent ce genre sont des plantes herbacées pubcscentes, à tiges cylindriques; à feuilles opposées, pétiolées, cordées , acuminées et dentées; les fleurs sont blanches ou roses, et les capitules sont rassemblés en corymbe serré, au sommet des rameaux. Toutes habitent l'Amérique méridionale.

IIËBEirSE. bot. Vieille orthographe d'Ëbène, employée par Flacourl dans son Histoire de Madagascar.

HEBEL. bot. Synonyme de Sabine, V. GenEvbieb.

lltBELIA. bot. Ce nom générique a été donné par Carol. -Christ. Ginelin ( Flora Batlensis Jlaatica) aux plantes que Hudson et Smith avaient déjà placées dans leur Tofieldiu adopté par Persoon et De Candolle. y. Tonnait.

HËBEÎSSTKEITIE. Hebcnstrcitia. bot. Genre de la Didynamie Atigiospermie, L., et séparé de la famille des Verbénacées où Jussieu l'avait placé, par Choisy (Mém. de la Soc. d'Uist. nat. de Genève, i«r vol., 2e part.) qui eu a fait un genre de sa nouvelle famille des Sèlaginées, et qui l'a ainsi caractérisé : calice en forme de spalhe, d'une seule pièce, fendu au sommet, et embrassant le côté supérieur de la corolle; celle-ci est en tube allongé à sa hase et se prolonge en un limbe presque unilabié et divisé en quelques dents obtuses ; quatre étamines dont les filets sont un peu plus longs que la corolle; capsule à deux loges ovées-cylindrotdes, non renflées et indéhiscentes spontanément. Ces caractères restreignent le genre Hebcuatreitia à un petit nombre d'espèces. Dans la Monographie citée plus haut, Choisy n'en a décrit que trois, savoir : JJebenstrcitia dentata, L. ; Ileben&treitia scabra, Thunb., et Hebenstreitia corda/a, L. :ce sont des sous-arbrisseaux originaires du cap de Bonne-Espérance, à feuilles alternes ou éparses; à fleurs en épi, accompagnées de bractées entières et glabres. On a confondu dans les herbiers, avec V Hebenatreitia deniata, une plante dont Choisy a fait le type de son genre Potycenia. y. ce mot. Les autres espèces de Linné, de Lamarck et de Thunberg , constituent un autre genre nouveau que Choisy a nommé Diachisma.

HEBERDEiMA. bot. Synonyme d’Ardisic. ce mol.

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