H É SI
supérieure des feuilles; chaque fleur munie d’un seul périanlhe, à trois divisions très-profondes; trois étamines insérées sur ce périanlhe; fleurs femelles inconnues. La disposition singulière de ces fleurs fait présumer. avec assez de vraisemblance, que la formation du genre Hehoingia entraînera celle d’une famille nouvelle : les iielwingiacées. L'Heltciugia rusci folia , Willd.,csl un arbrisseau qui croit dans les montagnes du Japon. Ses rameaux sont anguleux à leur base, et entourés, dans le premier âge. d'écailtes membraneuses , brunâtres, ciliées sur les bords; leur épiderme herbacé est parfaitement lisse; ils offrent en outre un canal médullaire assez prononcé; les feuilles sont alternes, rapprochées à l’extrémité des jeunes rameaux, sur lesquels elles sont placées presque horizontalement; leur contour est denté et sétacé; leur surface est nervurée, couverte de veines anastomosées en réseau; elles sont portées sur un pétiole qu’accompagnent 1 à sa base des stipules étroites, membraneuses, caduques , divisées au sommet en plusieurs lanières très- | fines. Les Heurs sont disposées en petits groupes à la I surface supérieure et sur la nervure moyenne de la | feuille, par le résultat de la soudure du pédoncule avec ; cette nervure ; elles sont petites, d'un vert assez terne. La fleur femelle offre un calice dont le limbe se compose de trois ou quatre folioles lancéolées, réfléchies, : herbacées et caduques, tandis qu'elles sont persistan- i tes dans les Heurs mâles ; le tube adhère à l’ovaire; , celui ci est turbiné, recouvert par un disque assez large, charnu, parfaitement lisse, qui termine un style j court, divisé au sommet en trois ou quatre lobes lan- l céolés, aigus, papilleux sur leur surface supérieure, | constituant le stigmate; l'ovaire offre â l'intérieur au- | tant de loges qu'il y a de lobes aux stigmates; chacune de ces loges contient un ovule pendant de leur sommet, par un funicule assez court, quoique légèrement plié sur lui - même; le fruit est couronné par le | bord du calice, le disque et le rudiment du style; le ' péricarpe, assez mince, présente une surface rugueuse, dont les aspérités se voient aussi à la face interne de j l'endocarpe; la graine est appendue du sommet des loges; elle est analropc, et présente un embryon qui en occupe presque toute la longueur.
Adanson avait donné le noin d 'Ilelwingia au Tham - i nia de P. Browm-, qui a été réuni par Linné au genre Lœlia. y . ce mot.
HELXINE. bot. La Pariétaire est désignée, dans Dioscoridc, sous ce nom qui signifie Herbe de muraille. Une plante résinifère a été aussi nommée Helxine par Pline, mais on ne sait à quelle espèce elle doit être rapportée. Selon Jussieu, il y aurait quelques raisons pour croiré que celte plante est l’ À tract y lis gummifera.
A la renaissance des sciences, les vieux botanistes, Thalius, Cor dus, Guilandiiius, Dodœns, ont encore appliqué cette dénomination à d'autres plantes, telles que la Circéc, le Liseron des haies, le Liseron canlabrique cl la Ilenoiiée grimpante. Enfin , dans YHortus Clifforiianut , Linné avait constitué un genre Helxine qu'il a depuis réuni au Polj gonum.
HËMACATE. rept. Pour Hæmacalc. V. ce mot.
UÉMACE. Hœntax. bot. Genre de la famille des
Asclépiadées , institué par Meyer qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions ; corolle urcéolée, à limbe divisé en cinq petites parties; son tube et son orifice sont dépourvus d’écailles, mais garnis de poils dirigés en arrière; point de couronne staminale. mais des anthères terminées par nn appendice membraneux, soutenant les masses polliniques qui sont attachées à leur sommet; stigmate conoïde et obtus; follicule grêle et lisse, demeuré seul par avortement; plusieurs semences garnies de poils vers l’ombilic.
Hémack du Cap. Hœmax Capennis, Meyer, Comtn., Plant. Afric. aust., 528; Antephanu », Rob. Brown. C’est un petit arbrisseau à rameaux faiblement épineux, à feuilles opposées, cordées, petites et caduques. Brown avait placé cette plante dans son genre Asléphane.
HEMAGRA. bot. Synon. de Scleria selon Jussieu.
HÉMANTHE. bot. Pour llæmanlhe. K. ce mot.
HËMARTHR1E. Hetnarlhria. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie , L., établi par R. Brown ( Prodr . Flor. Nov.-HolL, p. 207) aux dépens des Rottboellia de Linné , et ainsi caractérisé : épi comprimé, demi articulé; chaque article biflore ; gluine (lépicène, Ricb.) biflore, bivalve ; la valve intérieure de la fleur inférieure collée au rachis, celle de la supérieure libre; périanlhes renfermés, hyalins, mutiques : l'extérieur univalve, renfermant une fleur neutre, l’intérieur bivalve et contenant une fleur hermaphrodite; deux petites écailles hypogynes; trois étamines; deux styles surmontés de stigmates plumeux. Dans ce genre, les épis sont subulés, et leurs articulations incomplètes ne leur permettent pas de se séparer par portions. Le Rotlbaellia compressa, L., Suppl. 1 1 4, est le type de ce genre. Celle plante croit.au port Jackson, dans la Nouvelle-Hollande. R. Brown lui a associé une seconde espèce qu’il a trouvée â la terre de Diétnen et à laquelle il a donné le nom de Ilemarthria uncinata , â cause du crochet qui termine la glurne libre, intérieure.
HÉ.MATINE. bot. f\ Uæmatirk.
HÉMATITES, «i*. Pour Hæmatites. y. ce mol.
HËMATODE. Hœmatodes. ns. Coléoptères pentamères; Laporte a introduit ce genre nouveau dans la tribu des Siaphyliniens, famille des Brachélytres, pour un bel insecte du Brésil, qui lui a offert pour caractères: palpes maxillaires filiformes, avec le dernier article des labiales large et triangulaire; tète grosse; antennes en palette allongée, ovalaire, composée de onze articles très-serrés. L’Hématodk bicoi.ore, Hematodes bicolor, Brulé et Audouin, Ilisl. nal. des Ins., pl. 3, 6g. 3, est mi-partie de rouge et de noir. Elle se trouve au Brésil.
HËMATOPOTE. ns. Pour Hœmalopole. y. ce mot.
UËMATOSINE. iool. Nom donné par différents physiologistes â la matière colorante du sang.
UËMATOXILE. bot. Pour Hæmatoxile. y. ce mot.
UËMÈLYTRES. ns. Ce nom, qui signifie derai-élytre, a été appliqué aux ailes supérieures des Hémiptères et par suite à tout l'ordre de ce nom. y. Hémiptères.
H EMERIS, bot. Synonyme ancien de Cbéne rouge ou de Chêne pédoncule.
UÉMÉROBE. Hemerobius. ns. Genre de l'ordre des
Il É M
Il É M
Névroplères, famille de* Planipennes, tribu de* lléinérobins, établi par Linné, et duquel Latreillc a retiré une grande partie de* espèces pour établir le* genres Osmylus, Corydalis, Chauliodes et Sialis. V. ces mol*. Le genre Hémérobe , tel qu’il est restreint par Latreille (Règne Anim. de Cuvier, t. ut, p. 4ô7), a pour caractères : antennes sélacées; quatre palpes; point de petits yeux lisses; premier segment du corselet fort court; tarses de cinq articles; ailes égales, en toit. Ce genre se distingue de celui des Osmyles par l'absence des petits yeux lisses dont celui-ci est pourvu; il s'éloigne desCorydales, des Chauliodes et des Sialides. par la petitesse de son corselet. Les Hémérobes, qu'on a aussi nommés Demoiselles terrestres, ont le corps mou; leurs yeux sont globuleux et ornés souvent des couleurs métalliques les plus brillantes. Leurs ailes sont grandes, élargies, elles ont la transparence de la gaze, et l'on aperçoit leur corps à travers; celui-ci est, en général, d'un vert tendre , et semble quelquefois coloré d'une teinte d'or. Ils volent lourdement et vivent dans les jardins; plusieurs espèces répandent une forte odeur d'excréments, dont les doigts demeurent longtemps imprégnés lorsqu'on les touche. Réaumur, dans son onzième Mémoire qui traite des Vers mangeurs, des Pucerons, donne de grands détails sur les mœurs et les métamorphoses des larve* d'Hémérobes. Ces Mouches, dit cet auteur, font des œufs qu'on trouve même sans les chercher, et qui ne sauraient manquer de faire naitre l’envie de connaître l'insecte à qui ils sont dus. Il les a observés pendant plusieurs années avant que de savoir qu'ils fussent des œufs. Quelques botanistes les ont pris pour des espèces de Champignons; ils sont posés les uns auprès des autres sur de petites liges blanches et transparentes, de la longueur d’à peu près un pouce et à peine de la grosseur d'un cheveu. C’est sur les feuilles des arbres et sur les plantes où il y a des Pucerons, qu'ils se trouvent. Les tiges qui supportent ces œufs sont rarement droites; elles ont quelque courbure et sont dirigées en divers sens sur la feuille. Ces œufs sont enduits, à un.de leurs bouts, d'une matière visqueuse propre à être filée : c’est ce bout que la femelle applique contre le plan où elle veut les attacher; ensuite elle éloigne son derrière, et la matière s'allonge et forme un fil qui se dessèche et durcit à l'air; quand il est sec, ce qui a lieu bientôt, la femelle n’a qu’à tirer légèrement pour faire sortir l'œuf qui reste attaché à son pédicule. Les larves qui éclosent de*ces œufs, et que Réaumur a observées, appartiennent à trois espèces différentes de ce genre; il les appelle Lions des Pucet ons ou Petits Lions, à cause du grand carnage qu'elles font des Pucerons : le corps de ces larves est aplati , allongé, et l'endroit où il a le plus de largeur, est auprès du corselet. De là jusqu'au dernier anneau, il se rétrécit insensiblement de manière que l'extrémité postérieure est pointue. Le corselet a peu d'étendue et ne supporte que la première paire de pattes; les deux autres paires sont insérées sur les deux anneaux suivants qui, avec celui que Réaumur appelle le corselet, forment le thorax de l’insecte. Ces larves se servent de l’extrémité de leur corps pour s'aider dans leur marche; elles le recourbent, et se poussent en avant par son moyen. Le dessus
| de leur corps parait ridé, parce que chaque anneau est ‘ sillonnée! semble composé de plusieurs autres anneaux. La bouche de ces larves consiste en deux crochets recourbés et percés d’un canal ; c’est avec ces crochets qu'elles saisissent les Pucerons et qu'elles les sucent : quand celui qu'elles ont saisi est petit, dit Réaumur, le sucer est pour elles l'affaire d'un instant, le* plus gros Pucerons ne les arrêtent pas plus d'une demi- minute ; aussi ces Vers croissent- ils promptement; quand ils naissent, ils sont extrêmement petits, cependant, en moins de quinze jours ils acquièrent à peu près toute la grandeur à laquelle ils peuvent parvenir. Ils ne s'épargnent nullement les uns les autres : lorsqu’un de ces Vers peut attraper entre ses cornes un autre Ver de son espèce, il le suce aussi impitoyablement qu’il suce un Puceron. Réaumur a renfermé une viugtaine de larve* dan* une bouteille, où il ne les laissait pas manquer de proie. En peu de jour* ils ont été réduit* à trois ou quatre qui avaient mangé les autres.
Au bout dé quinze jours, les larves se retirent de dessus les feuilles peuplées de Pucerons , cl se mettent dans les plis de quelque autre feuille; là, elles filent des coques rondes, d'une soie très blanche , dans laquelle elles se renferment; les tours du fil qui composent ces coques, sont très-serrés les uns contre les autres, et ces fils étant très-forts par eux-mêmes, le tissu se trouve solide. Les coques des plus grands de ces insectes, ont à peine la grosseur d’un pois. Ces larves ont leur filière placée auprès du derrière et à l’extrémité de leur partie postérieure. Peu de temps après que la coque est finie, le petit Lion se transforme en nymphe. Réaumur n'a rien trouvé de particulier aux nymphes qu'il a tirées de leur coque. Il n’a pas observé exactement combien l’insecte reste de temps dans sa coque; mais il lui a paru que, dans les saisons favorables, c’est-à dire dans les mois chauds, il y demeure environ trois semaines, mais ceux qui n'ont filé qu'en septembre, ne sortent de leur coque qu'au printemps. Réaumur distingue trois es pèces de Lions de Pucerons : les premiers ont le corps oblong et aplati; les uns ont des tubercules à aigrettes de poils sur les côtés, les autres en sont dépourvus; eufin les troisièmes sont moins déprimés et dépourvus des aigrette» et des tubercules des premiers. Ces derniers sont les plus petits que Réaumur ait vus. Comme les Teignes, ils aiment à être vêtus; leur habillement qui couvre la partie supérieure de leur corps, depuis le col jusqu'au derrière, est composé des dépouilles des Pucerons qu'ils mangent : ainsi ils portent sur leur dos un trophée qui atteste leur voracité. Réaumur voulant voir s'ils employaient de l'art ou de l'industrie à faire celle enveloppe, et si d'autres matières leur seraient également propres, en dépouilla un et le mil à nu dans un poudrier où il y avait une coque de soie blanche; en moins d'une heure le petit Lion fut couvert de la soie de celte coque, qu'il avait été obligé de hâcher pour l'employer. Il lui ôta encore celle couverture et le mil dans un autre poudrier où il y avait des parcelles de papier, qu'il avait ralissées avec un canif. Jamais petit Lion de celle espèce, dit-il, n'avait eu une matière si commode, et n’en avait jamais eu à la fois une si grande quantité à sa disposition : aussi se fit-il la couverture la plus complète, la
Il É M
plus épaisse, la plus élevée qu'ait peut-être portée petit | Lion. Il se fait une coque semblable à celle des Lions des deux autres genres, et il en sort une Mouche qui ne diffère des autres que parce qu’elle est plus petite.
Degéer décrit plusieurs espèces de ce genre , parmi lesquelles l'on remarque l'HENÈBOfiE Cbbtsops. Homerobius Chrytop» , L., llémërobe n° 2, Geoff. C’est la larve de cette espèce qui couvre son corps de dépouilles des Pucerons. Elle est commune dans les bois. A'. pour les autres espèces, Dcg. (Méra. p. l’Hisl. des 1ns., t. n,
2e part.), Geoff., Oliv., Encycl. Mélb., Latr., Fabr.,elc.
HÉMF.ROBINS. Hemerobii. ns. Tribu de l'ordre des Névroplères, famille des Planipennes, établie par Latreille , avec ces caractères : quatre ailes égales, trèsinclinées, en forme de toit; premier segment du tronc fort court; tarses à cinq articles; quatre palpes; antennes filiformes ou sélacées. Cette tribu renferme les genres Uémérobe et üsmyle. f r ces mots.
HEMEROBIUS. ns. V. Hebébobe.
HÉMÉROCALLE. Hemerocalli». bot. Ce genre, de l’Uexaudrie Monogynie, L., avait été décrit par Tournefort sous le nom de Litio-Asphodelu» ; mais ce mol composé a été remplacé par celui d 'Hemerocalli» que lui a imposé Linné et qui est tiré de deux mots grecs dont la signification (beauté d’un jour) exprime la durée éphémère des belles Heurs de ce geure. Jussieu le plaça parmi les genres 1i ovaire supère de la famille des Marcissées, et ensuite on le réunit aux Asphodélées, famille qu'il n'est guère possible de séparer complètement du grand groupe des Liliaoées. Les Hémérocalles, en effet, ont le port des Lis et n'en diffèrent que par la marcescence de leur corolle. Voici au surplus les caractères qu'on leur a assignés : périanthe infundibuliforme, dont les divisions, réUèchies au sommet, sont soudées par leurs onglets et forment un tube étroit, qui porte les étamines; ovaire supère, arrondi, terminé par un stigmate trilobé; capsûlc triloculairc , contenant plusieurs graines arrondies. Les liéinérocallcs sont indigènes des contrées monlueuses et tempérées de l'hémisphère boréal; quelques unes croissent en Suisse, en Hongrie, d'autres dans la Chine et le Japon. On en cultive quatre dans les jardins d’Europe ; leur beauté et la facilité de leur culture méritent de fixer l'attention.
HExEbocalle Di Jafon. Hemerocalli» Japonica. Ses racines sont fasciculées , il en nait plusieurs feuilles ovales, co rtli formes, pétiolécset marquées de plusieurs nervures très-fortes. Sa haui|>e cyliudrique, haute de trois à quatre décimètres, porte une vingtaine de fleurs pédonculées, d'un blanc pur, agréablement odorantes, disposées en grappes et accompagnées chacune d’une bractée à sa base.
UEmEbocalle bi m e. Hemerocalli » cœrulea, Vent., Malin., Ub. 18. Elle diffère de la précédente par ses fleurs bleues et ses feuilles dont les nervures sont moins nombreuses. On la cultive de même en pleine terre.
V Hemerocalli» / laça , L-, et Y Hemerocalli» fuira , sont originaires des montagnes du midi de l'Europe. Leurs couleurs jaune clair ou rouge fauve, ainsi que l'amplitude de leurs fleurs, donnent à ces plantes un aspect très-gracieux. On cultive la première dans les jardins, en lui donnant un terrain frais et abrité du
soleil, et on la connaît sous les noms de Lis- Asphodèle. Lis-Jonquille et Belle-de-Jour. La seconde espèce est aussi cultivée pour l’ornement des parterres ; ses fleurs sont inodores. On rencontre sur les hautes sommités du Jura et des Alpes, une fort jolie plante à fleurs blanches, considérée comme un Anthericum par Linné, mais que le professeur De Candolle, dans sa Flore française, a placée parmi les Hémérocalles; cVst YHemerocallis Liliastrum.
HÉMËRODROMIE. Hemerodromia. m». Diptères; genre de la famille des Tanyslomes. tribu des Empides. établi par lloffmanseeg, et qai offre pour caractères : antennes avancées, insérées vers le haut du front, rapprochées à leur base, composées seulement de deux articles : le premier court et cylindrique, le second ovale, un peu pointu par devant, et terminé par une soie; trompe saillante, courte et perpendiculaire ; palpes suhulées ou presque cylindriques , garnies de soies audevant, couchées sur la trompe ; tête sphérique; yeux espacés dans les deux sexes; trois ocelles placés en triangle sur le verlex; corselet oblong ou presque cylindrique; abdomen cylindrique, de sept segments; anus obtus dans les mâles, pointu dans les femelles; ailes longue», obtuses à l’extrémité, très-finement velues, avec des cellules de formes variables; balanciers découverts; pattes longues, grêles; hanches longues, particulièrement les antérieures; cuisses de devant ordinairement épaisses et épineuses en dessous ; premier article de tous les tarses aussi long que les quatre autres réunis. Les Hémérodromies sont de très-petits insectes que l'on trouve en été sur les plantes. Mcigen les a distribués en deux divisions : la première comprend les espèces qui ont les cuisses antérieures renflées et munies de petites dents épineuses en dessous, telles sont les Hemerodromia raplor ; Sic us raptor. Lat., et Hemerodromia mantispa. La seule espèce qui se rapporte à la seconde division, a les cuisses simples ; c'est Y Hemerodromia irrorata de Meigen.
UEMKKOS. bot. Synonyme de Sureau. L’Hemeros- Sicys de Dioscoride passe pour avoir été le Concombre cultivé.
HEMEROTES. bot. Le Ceniaurium maju». V. CentadbEe.
UE.MESOTRIA. bot. Le genre proposé sous ce nom. par le professeur Raffincsque. dans le huitième volume, page 88, des Annales générales des Sciences physiques, ne diffère point suffisamment, selon De Candolle, du geure Astrephia, pour en être séparé.
HÉ.MIACHYRIDE Hemiachyri». bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Asléroldées, institué par le professeur De Candolle pour une plante récemment observée au Mexique. Caractères : capitule pluriflore ; fleurs de la couronne au nombre de cinq, ligulées et femelles; huit au disque, tubuleuses, à cinq dents et hermaphrodites; involucrc ovale, formé d'écailles oblongues , imbriquées et serrées ; réceptacle uu ; styles des fleurs du disque, appendiculés et velus ; akènes obovato-cylindriuscules et un peu velus ceux de la couronne chauves, ceux du disque couronnés de petites écailles ovales, un peu aigues. L'hEbiachvkibë de Taxais, Hemiachyri » J'exana, DC., est une plante
Il É M
herbacée, un lieu ligneuse, dressée, glabre et très rameuse; ses feuilles sont alternes, linéaires, très-entières et marquées d’une nervure, celles du sommet des tiges sont presque subulées; les capitules sont petits, solitaires à l'extrémité des rameaux et garnis de fleurs jaunes.
IIEMlANDRE. J/emiandra. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynnmie Gymnospermie. L., établi par R. Brown ( Prodr . Ftor. Nov.-HoU., p. 502) qui l'a ainsi caractérisé : calice comprimé, à deux lèvres, dont la supérieure est indivise et l'inférieure à moitié bifide; corolle bilabiée avec la lèvre supérieure plane, bifide, l'inférieure à trois divisions profondes dont la médiane est bifide; quatre étamines ascendantes, ayant un de leurs lobes pollinifère, tandis que l'autre est constamment dégénéré. V Hemiandra pungen», Robert Brown, unique espèce du genre, croit sur les cèles méridionales de la Nouvelle- Hollande. C'est un sous-arbrisseau couché, à feuilles très-entières, munies de nervures et mucronées. Les fleurs sont axillaires et solitaires au sommet d’un pédoncule accompagné de deux bractées. Les découpures de leur calice sont aigues. et la corolle est blanche, tiquetée de pourpre.
HÉU1AMHE. Hcmianthu ». bot. Nutlall ( Gener . of Aorth Amer . Planta , vol. 2, p. 41) a décrit sous ce nom, un genre de la famille des Ulriculariées et de la Diandrie Monogynie, L., auquel il a donné les caractères suivants : calice tubuleux, fendu latéralement et à quatre dents; corolle labiée avec la lèvre supérieure peu prononcée, l'inférieure à trois segments, dont celui du milieu est le plus long et en languette un peu recourbée; deux étamines, avec leurs filets à deux divisions subulées, dont l’une seulement porte une anthère bilobée; style bifide; capsule uniloculaire, bivalve, renfermant plusieurs graines ovales et luisantes. L'/Jemianthua tnicranlhemoidc» , Nultall { loc. cit. et Journ. Acad, of Nat. science» of Philadelph., i, p. 1 19, lab. 6), est une fort petite plante rampante, munie de feuilles entières ou verticillées, et de fleurs très petites et pédonculées. Elle se trouve dans les marais du nord de l’Amérique.
IIÉ.MICARDE. Hemicardia. ioll. Cuvier (Règne Anim., I. ii, p. 479) propose de séparer des Bucardes toutes les Coquilles de ce genre qui sont fortement comprimées d'avant en arrière et toujours carénées dans leur milieu, comme le Cardium Cardiasa, par exemple, ainsi que le Cardium acicuiare, Lamk., espèce fossile de nos environs, que Sowerby, dans son Généra , place à tort dans le même genre que les Uy-
popes. P. Bl CARDE.
HEMICARPES. // emicarpi . bot. Portions de fruits qui se partagent naturellement en deux; tels sont les fruits de la plupart des plantes de la famille des Ombellifères.
HKMICELIA. bot. Pour Hemitelia. F. ce mot.
HEMICHROA. bot. Genre de la famille des Chénopodées et de la Pentandrie Monogynie. L. . établi par R. Brown {Prodrom. Ftor. Nov.-Holt., p. 409) qui l’a ainsi caractérisé : périanthe à cinq divisions profondes, coloré intérieurement et persistant après la fructification sans changer de forme ; cinq étamines ou un plus
petit nombre, réunies par leur base, hypogynes? style bipartite; ulriculc ovale; graine comprimée verticalement . munie d’un double tégument, pourvue d’albumen. d'un embryon hémicyclique et d'une radicule infère, ascendante. Le caractère donné à ce genre le rapproche beaucoup des vrais Polycnemum ; mais il s'en éloigne par son port semblable à celui des Polycnèmes qui croissent dans les localités salines et qui constituent un genre distinct. Les espèces, au nombre de deux, savoir : Hemichroa pentandra et Hemichroa diandra , R. Br., se trouvent sur les côtes méridionales de la Nouvelle- Hollande. Ce sont des plante* sousfrutescentes. à feuilles alternes, presque cylindriques; à fleurs axillaires, solitaires, sessiles et accompagnées de deux bractées.
HÉMICLIDIK. Uemiclidia. bot. Genre de la famille des Proléacées de Jussieu, et de la Tétrandrie Monogynie de Linné . établi par R. Brown , dans le premier supplément à son Prodrome des plantes de la Nouvelle- Hollande. Caractères : périanthe quadrifide, régulier, renfermant les anthères entre ses divisions ; quatre étamines; quatre écailles hypogynes; ovaire uniloculaire, à deux ovules; péricarpe subcrustacé. barbu, s'ouvrant d’un cèté au sommet et se rompant de l’autre, à une seule graine ventrue, sans aile; fleurs réunies sur un réceptacle commun, plan , entouré d'un involucre imbriqué. Ce genre a la plus grande ressemblance avec celui des Dryandres, et ne se compose encore que d’une seule espèce, qui a été introduite dans les cultures européennes depuis quelques aimées seulement.
HtiiciiDiE de Baxter. Uemiclidia Baxteri, Brown; Bolan. Begist., 1455. Arbrisseau dressé, très-rameux, toujours vert, à feuilles pinnatifides, dont les lobes sont tnucronés, roides, aigus, dépourvus de glandes en dessus; elles sont veinées et réticulées en dessous, formant des aréoles laineuses dans lesquelles se trouvent des glandes; les involucres sont terminaux, solitaires, entourés de feuilles serrées, plus petites et plus étrécies dans l’intérieur; les Heurs sont très-nombreuses, d’un jaune verdâtre, avec le style d’un jaune doré; les stigmates sont très-saillants et penchés.
UÉMICYCLOSTOMES. Hemicyclostoma. ioll Blainville, dans son Système conchyliologique. a donné ce nom à une famille qui répond parfaitement à celle que Lamarck avait faite précédemment sous le nom de Néritacées. Elle comprend toutes les Coquilles dont l’ouverture forme un demi-cercle et qui sont pourvues d’uu opercule complet, soit corné, soit calcaire.
HÉM1CYLINDR1QUE. Hemicylindricus. bot. On donne celte épithète à de* organes tels que les liges ou hampes, par exemple, qui sont plates d'un côté el-convexes de l’autre.
HÈMIDACTYLES. rept. Sous-genre de Geckos.
HÉMIDESME. Hemidesmus. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, et de la Pentandrie Digyuie, L., établi par R. Brown ( Atem . fFern. Social .. i, p. 50) qui l'a ainsi caractérisé : corolle rolacée, dont les sinus sont munis en dessous de cinq écailles obtuses; filets des étamines réunis à la base, omis séparés dans leur partie supérieure; anthères cohérentes, imberbes; masses polliniques au nombre de quatre, fixées A chaque
Il É M
Il É M
corpuscule du stigmate, mais sans y être appliquées ■ immédiatement; stigmate mulique; follicules cylindra- I cés, très-divariqués et lisses; graines aigrettées. Ce ] genre est un démembrement du Periploca de Linné i dont il est extrêmement voisin. Les anthères barbues de ce dernier genre, ainsi que scs masses polliniques appliquées contre le sommet dilaté du corpuscule stigtnalique, sont les seules différences qu'il présente d'avec le Periploca. R. Brown a donné pour type de ce genre le Periploca Itulica, L. et Willd., espèce de Ceylan décrite et figurée par Burmann ( Thesaur. Zeyl.y 187. lab. 83, flg. 1 ); Schultes a encore rapporté avec doute au genre Hemidesmui le Periploca cordata de l’Encyclopédie Méthodique, qui a été rapporté des Indes- Orientales par Sonnerat.
HÉMIENCÉPHALE, axa. F. AcfcriALE.
HKMIGAMIE. Hemigamia. bot. Trivius emploie ce mot pour exprimer le cas où le calice des Graminées renferme à la fois des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs neutres.
HËMIGÉME. Hemigenia. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie. L., établi par R. Brown ( Protir . Flor. Not. -Holland. , i, p. 502) qui l’a ainsi caractérisé : calice pentagone et quinquéfide ; corolle dont la lèvre supérieure est courte et en forme de casque, la lèvre inférieure ayant la découpure médiane semi-bifide; quatre étamines ascendantes, placées dans la concavité de la lèvre supérieure; leurs anthères ayant toutes un lobe polliuifère. et l’autre dégénéré, barbu supérieurement. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce, Hemigenia purpurea . qui croit près du port Jackson , à la Nouvelle- Hollande. C'est un petit arbrisseau glabre, à feuilles lernées et très-étroites. Les fleurs, d'une couleur bleue purpurine, sont axillaires, solitaires et accompagnées de deux bractées.
UÉMIGONIAIRES. bot. Le prof. De Candolle (Théor. élém. , deux, édit., p. 505) donne ce nom aux fleurs dans lesquelles une portion des organes des deux sexes est changée en pétales.
HÉMIGYRE. Hemigyru». bot. C’est , selon Desvaux, une espèce particulière de fruit, propre à la famille des Proléacées, qui est souvent ligneux, déhiscent d’un seul côté, à une ou deux loges, conlenagt chacune une ou deux graines. P. Fruit.
HÉMILËPIDOTE. Hemilcpidotua. pois. Genre de la famille des Acanthoptérygiens, établi par Cuvier pour un Poisson de la mer Pacifique , décrit par Tilesius, dans les Mémoires de l’Académie de S'-Pétirsbourg , m, pl. xi, fig. 1 et 2, qui l’avait considéré comme une espèce du genre Colle. 11 est bien vrai que les Hémilépirioles ont la télé à peu près semblable à celle des Cottes, mais leur dorsale est unique; leurs palatins ont des dents, et il y a sur leur corps des bandes longitudinales d’écailles, séparées par d’autres handes nues ; un épiderme épais ne laisse voir ces écailles que quand la peau se dessèche.
1IKMILOPHE. Hrtnilophu». iris. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par Audinel-Serville qui lui assigne pour caractères : antennes sétacées, distantes à leur
base, plus longues que le corps, dans les mâles; de onze articles, le premier long, allant en grossissant insensiblement de la base à l’extrémité, le second court, le troisième cylindrique, ainsi que les suivants et plus long que le quatrième ; les autres diminuant graduellement de longueur; les deuxième, troisième et quatrième ayant en dessous une frange longue, épaisse, formant un panache ; elle est égale et courte aux autres articles. Tète petite; front bombé; corselet court, carré, cylindrique, lisse, mutique latéralement; corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, ailé, assez mou; élylres allongées, linéaires, flexibles, â peine tronquées et mutiques à leur extrémité, rebordées extérieurement et à la suture ; écusson petit, triangulaire ; pattes courtes. égales; tarses puhescents.
Hémiiophe DiRiDt aticorxk. Hemilophut dimidialicomii, And.; Saperda dimiaticornis , Dej. Son corps est noirâtre, légèrement puhescent, avec quelques poils plus longs et bruns; tête pâle; yeux noirs; corselet faiblement bombé, ayant un sillon transversal postérieurement, une ligne noirâtre longitudinale au milieu et une tache rousse de chaque côté ; élylres poinlillées, avec une carène partant des angles huméraux et une bande marginale blanche; antennes annelées de blanchâtre et de noirâtre ; pattes pubescentes ; cuisses pâles; jambes foncées. Taille, quatre lignes. Du Brésil.
HÉMILYSIEN. Hemlysianus. céol. D'Omalius appelle ainsi un ordre de terrains comprenant ceux qui se sont formés, en partie par voie de sédiment et en partie par voie de dissolution chimique. Ces terrains se rapprochent des Traumates.
UË.MIMÉRIDE. Hemimeri». bot. Genre delà famille des Scrophularinées cl de la Didynamie Angiospermie, L., ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes, presque égales; corolle concave, rolacée, à deux lèvres renversées : la supérieure fendue jusqu'à la base, l’inférieure à trois divisions dont l'intermédiaire est la plus grande; quatre étamines didynames, à anthères ayant leurs loges écartées; stigmate obtus; capsule biloculaire ,*à deux valves qui se replient et forment une cloison à laquelle est attaché un placenta central. L’Héritier a décrit, sous le nom d'/7emifomus frulicosus, une plante qui a été rapportée au genre Hemitneris par Willdcnow et Jacquin. Les espèces du genre Jlonsoa de Ruiz cl Pavon ont été aussi placées parmi les Hemimeri» par Persoon.
En admettant cette réunion, on compte maintenant dans ce dernier genre une douzaine d’espèces, la plupart indigènes du Pérou et de l’Amérique méridionale. Cependant, celles qui ont été décrites en premier lieu, dans le Supplément de Linné, sont originaires du cap de Bonne-Espérance. Ce sont des plantes herbacées ou frutescentes, à feuilles opposées ou lernées, et â fleurs axillaires, disposées en grappes et de couleur rouge. Dans le Botanical Magazine de Curtia, lab. 417, VHetnimeris urtici folia est figurée sous le nom générique de Celsia.
Une piaule très-voisine de celle-ci a été décrite par Kunth(Afor. Gêner, et Spccie» Plant. œquinoct.y 1. n, p. 370) qui l'a nommée Hemimeri s parriflora. Cet auteur a fait connaître deux autres nouvelles espèces
ïoogle
sou» le* nom* d 'Hemimeris Mutisii cl iY Hemimeris linariœfolia ; celle-ci esl un arbrisseau de deux pieds de haut, dont la lige se divise en rameaux cylindriques, opposés ou ternés, un peu étalés, garnis de feuille* linéaires. glabres, sessiles. opposées ou tcrnées dans la partie inférieure des rameaux, alternes dans leur partie supérieure, entières en leurs bords, ou munies de quelques dents écartées. Ses Heurs sont d'un rouge écarlate, pédonculées. solitaires dans les aisselles des feuilles supérieures, et disposées en une grappe allongée et terminale. Leur calice est partagé très-profondément en cinq découpures glabres, lancéolées, persistantes. La corolle est monopélale, à cinq lobes très- inégaux , arrondis, dont le supérieur et les deux latéraux sont beaucoup plus grands que les deux inférieurs; son fond esl creusé d’une fossette, et marqué de deux taches jaunes, ovales, et de trois raies de même couleur. Les étamines, au nombre de quatre, sont beaucoup plus courtes que la corolle, insérées à sa base, à peine inégales; elles ont des anthères cordiformes, jaunes, connivenles, à deux loges qui s'ouvrent longitudinalement par leur partie interne. L'ovaire est supérieur, conique, surmonté d’un style filiforme, légèrement arqué, terminé par un stigmate un peu en tête. La capsule est pyramidale, à deux loges, contenant chacune plusieurs graines.
HÉMIMËROPTÈRES. Hemimeroptera. ins.Clairville a établi sous ce nom une classe d'insectes, qui correspond à celle des Hémiptères. ce mol.
HËMIONITE. Hemioniti s. bot. {Fougères.) Le nom d’ Hemionitis se trouve dans Théophraste et dans Dioscoride, et l'on esl disposé à croire, contre l'opinion de plusieurs commentateurs qui veulent voir dans celte plante le Scolopendrium of/icittarum. que c'est l 'Asplénium Ceierach de Linné, Celerach o/flcinarum de Willdenow, que les Grecs désignaient ainsi.
Le genre Hemionitis des botanistes a pour caractères : capsules à veines réticulées, insérées dans la fronde; induse nul; il diffère du genre Viltaria par la présence d'un double induse, et des Acrostichum auxquels plusieurs espèces ont été justement réunies, par les capsules qui envahissent toute la surface inférieure de la fronde sans être enfermées dans le parenchyme comme cela a lieu dans Y Hemionitis. Quelques auteurs ont jugé convenable d'extraire du genre Héinionite de Willdenow les espèces qui n'ont pas leur fronde simple; elles sont au nombre de neuf, auxquelles ces mêmes botanistes ont ajouté quatre à cinq espèces qui se trouvent en Amérique, parmi lesquelles rentre Y Acrostichum tri folia tum de Linné et de Willdenow, selon Runlh, Syn. Pi. Orb. - Nov, , t. i , p. 09. Le genre, tel qu'il a été établi par Willdenow, semble devoir être maintenu. Ces Fougères sont très-élégantes, elles se trouvent dans les Indes Orientales , au Japon, au Pérou et à Mascareigne. Lagasca a placé parmi les Hemionitis , le Grammitis leptophylla qui a figuré successivement dans plusieurs genres, et une espèce nouvelle qui a été découverte en Biscaye par don Juan | del Pozo, et qui a été nommée par celte raison Uémionile de del Pozo, Hemionitis Posoi, Lagasc., Gener ., p. V» Ses frondes sont composées. Les autres espèces I
i les plus remarquables sont : l’Ilémionile de Bory, Heî mionilis Borjana, Willd.,£p., ix, p- 128.; l’Hémionile I réticulée, Hemionitis reticiilata , L. — L'Hémionile à frondes sessiles. Hemionitis sessili folia , Swarlz, Syn. Filic.f 20, trouvée à Plie Mauhan ; l'Hémionile à fructification immergée, Hemionitis immerga, Wllld., Spec . , pl. 5, p. 127; l'Ilémlonite à frondes obtuses, Hemionitis obtusa, Willd. {loc. cit.)
HEMIOM'S. «ah. F. Dziggetai au mol Cheval.
IIËMIOPE. Hemiops. ns. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Serricornes, tribu des Cébrionites, institué par Eschschollz qui lui assigne pour caractères . antennes un peu plus longues que le corselet, assez fortes, à premier article grand, le deuxième trèscourt, le troisième très-long, conique, tous les suivants de longueur moyenne, triangulaires, en scie, à peu près égaux, avec le dernier ovalaire; palpes maxillaires à premier article court, le deuxième grand, épais, le troisième assez fort et court, le dernier gros, renflé, terminé subitement par une petite pointe ; labre transversal, court, arrondi en avant ; mandibules fortes, arquées, un peu échancrées à l'extrémité; tête moyenne, engagée faiblement dans le corselet; yeux petits et ronds; corselet convexe, arrondi en avant, s'élargissant un peu en arrière, à angles postérieurs très aigus et bord fortement hisinué; écusson presque carré, avec un sillon longitudinal au milieu ; élytres assez longues, presque parallèles , s’élargissant un peu vers les deux tiers postérieurs ; pattes fortes; les quatre premiers articles des tarses courts, triangulaires, le dernier plus long que les trois précédents pris ensemble ; crochets assez forts, munis entre eux d'un petit appendice garni de cils.
Htaiors jauxe. Hemiops flara. Elle est d'un jaune orangé, pubeseenl; sa tète est ponctuée; ses antennes sont noires, à l'exception des deux articles de la base qui sont de la couleur du corps; corselet ponctué, un peu plus obscur que les élytres, offrant un léger sillon longitudinal au milieu et une légère impression de chaque côté en arrière; élytres finement ponctuées, striées; dessous du corps un peu brun, pointillé; pattes brunâtres, avec les tarses antérieurs noirs, et les trois derniers articles des deux autres paires de même couleur. Taille, neuf lignes. De la Chine.
Les deux autres espèces sont : Hemiops nigripes, de Java, et Cebrio nigricollis , de l'Orient.
11 EM IP A LM LS. Hemipalmi. ois. Lessonqualifie ainsi les Oiseaux dont les doigts sont en partie unis par une membrane natatoire. Il réunit ces Oiseaux en un sousordre qui comprend la plupart des Gralles.
IIF.MIPHRAGME. Hemiphragma. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, de la Didynamie Angiospermie de Linné, institué par Wallich pour une plante nouvelle qu'il a découverte dans les vallées du ISépauI. Caractères : calice à cinq divisions; corolle infundibuliforme, avec le limbe divisé en cinq lobes ; étamines presque égales, insérées sur l'orifice du tube de la corolle; anthères biloculaires. Le fruit consiste en une baie presque sèche, à quatre valves.
HEmipubaghe hEtErophylle. Hemiphragma heierophyllum , Wall. C’est une plante herbacée, couchée.
presque rampante, à feuilles inférieures cordalo ovales, les supérieures linéaires, à fleurs ruses, réunies en faisceaux.
HÉMIPNEUSTE. //emiptieuslei. tcinx. Genre de la famille des Holothuries, établi par Agassiz, aux dépens du genre Spatangus de Lainarck. Caractères : disque cordiforme; ainhulacre antérieur formé de petits pores égaux; ainhulacres pairs, formés chacun de deux rangées de doubles pores et différentes entre elles : la rangée postérieure étant beaucoup plus marquée que l’antérieure. I.a seule espèce indiquée dans ce genre est I HmrXfcisTà raYüxxEe, Hemipticustes radialus, A.; Spatartyus radiatus, Larn. Cet Êchinoderme est ovale, élevé, canaliculé par devant, tronqué, à quatre ambulacres dont les bornes sont mal exprimées. Longueur, quatre pouces, largeur trois pouces. On la trouve dans la Craie, à Maestricht.
IIKMIPODICS. ois. Synonyme de Turnix. V. ce mot.
HEMlPTARSÈNE. Uemiptartenus. ms. Hyménoptères; genre de la section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Chalcides, établi par Wcslwood qui lui assigne pour caractères : antennes allongées , simples dans les deux sexes, et composées de sept articles dont le deuxième très court, les troisième, quatrième et cinquième d’égale longueur, le sixième un peu plus court que le précédent et le dernier plus court encore; néanmoins les (rois derniers sont sensiblement plus gros; bouche armée de mâchoires; aiguillon conique; abdomen ovale -déprimé, pointu à l'extrémité, attaché au corselet par un pédicule court; ailes des mâles atteignant à peine la moitié de la longueur de celles des femelles. Westwood décrit. les deux espèces suivantes :
HèxiFTARSt’iK rcLvicoLLK. l/cmiptamenu* fulricoUif. Elle est verte, avec le cou et le mésothorax fauves; l'abdomen est d’un brun irisé de vert, avec te bord bronzé ; la base est d'un vert doré ; les pieds sont jaunes, avec une ligne noire sur les cuisses intermédiaires; les ailes des mâles sont brunes à l'extrémité; celles des femelles sont limpides, avec une tache centrale demi-lunaire. Taille, une ligne. En Europe.
H61IPTARSME DE Waterroose. Jlemiptarsenus tf'aterhouni. D’un cuivreux obscur; pieds antérieurs, jambes intermédiaires, tarses intermédiaires et postérieurs roux; le reste des jambes noir; moitié de l'extrémité des ailes brune, deux bandes étroites, en croissant et jaunes sur les supérieures. D’une taille un peu plus- grande que l’espèce précédente. Europe.
HÉMIPTÈRES Hemiplera. ms. C'est, dans la méthode de Latreille (Règne Anim. de Cuv., I. m), le septième ordre de sa classe des insectes. Cet ordre répond exactement à celui des Rhyngotes de Fabricius. Linné qui, le premier, l’a fondé, ne s'était servi que des caractères pris de la forme et de la direction des organes de la manducation; plus tard, il prit pour base de sa Méthode, relativement aux insectes pourvus d'ailes, le nombre et la consistance de ces parties, et associa mal à propos aux Hémiptères, les Blattes, les Sauterelles, les Mantes et d’autres insectes qui composent aujourd'hui l'ordre des Orthoptères, et qu'il avait d’abord placés à la fin des Coléoptères. Geoffroy a suivi l'ancien
plan de Linné ; mais Degéer, quoiqu'en l'adoptant, l’a perfectionné et a établi deux ordres nouveaux : le premier, celui des Dermaplères (Orthoptères d’Olivier J, renferme ces mêmes insectes que Liuné avait déplacés; le second fut exclusivement formé du genre Coccus, faisant partie des Hémiptères. Tous les naturalistesont approuvé ce changement, sans admettre le dernier ordre, et les caractères qui sont propres aux Hémiptères. tels que Latreille les adopte (loc. cit.)y sont : deux ailes recouvertes par deux élylrcs; bouche propre à la succion, n’ayant ni mandibules, ni mâchoires proprement dites, composée d'une pièce tubulaire, articulée. cylindrique ou conique, courbée inférieurement ou se dirigeant le long de la poitrine, ayant l'apparence d’une sorte de l>ec, présentant tout le long de la face supérieure, lorsque cette pièce est relevée, une gouttière ou uii canal, d'où l’on peut faire sortir trois soies écailleuses, roides, très Hues et pointues, recouvertes à leur base par uue languette. Les trois soies forment, par leur réunion, un suçoir semblable à un aiguillon, ayant pour gaine la pièce tubulaire dont il est parlé ci-dessus, et dans laquelle il est maintenu au moyeu de la languette supérieure, située â son origine. La soie inférieure est composée de deux filets qui sc réunissent en un seul, un peu au delà de leur point de départ, ce qui fait que le nouibre des pièces du suçoir est réellement de quatre. Saviguy (Mém. sur les Anim. tans vert., i, part. 1) a conclu que les deux soies supérieures sont les analogues des mandibules, les inférieures, qui sont réunies, représentent les mâchoires; ainsi on voit que la bouche des Hémiptères est com|>osée de six pièces, comme celle des insectes broyeurs; leur languette représente le labre de ceux ci ; les mandibules et les mâchoires sont représentées, comme il vient d’étre dit, par les filets du suçoir, et sa gaine articulée répond à leur lèvre inférieure. Les palpes sont les seules parties qui aient entièrement disparu; on en aperçoit cependant des vestiges dans lesThrips. Latreille (Histoire nat. des Crust. et des 1ns., t. u, p. 140- 143) avait déjà soupçonné ces rapports avant que Savigny les eût démontrés comme il l'a fait dans l'ouvrage cité.
Les ailes supérieures d'un grand uombre d'Hémiptèros, tels <fue ceux connus vulgairement sous le nom de Punaises des jardins, Punaises des bois, sont crustacées et terminées brusquement par une partie membraneuse : elles participent donc à la fois des élytres des Coléoptères et des ailes. C'est celte différence de consistance dans les ailes qui a fait donner le nom d’flémiplères à cet ordre : il est composé de deux mots grecs dont l’un signifie moitié et l’autre aile. — Dans les Cigales et les Pucerons, les quatre ailes sont membraneuses, souvent très-claires et transparentes; elles ont plus de consistance dans les Tettigones, les Membraces, les Flattes, etc. Enfin, dans les Aleyrodes, elles sont farineuses cl de transparence laiteuse, ce qui a fait placer ces insectes, par Geoffroy, dans ses Tétraptères à ailes farineuses, sous le norn de Phalène de l'Éclaire. Plusieurs Hémiptères, comme la Punaise de lit, quelques Lygées , des Pucerons et les Cochenilles femelles, n'ont point d'ailes ; mais ces anomalies n'éloi-
gnent pas ces iusccles des Hémiptères auxquels ils se rapportent entièrement par la conformation de leur bouche. — La composition du tronc commence à éprouver des modifications qui le rapprochent de celui des insectes des ordres suivants. Son premier segment , désigné jusqu'ici sous le nom de corselet , ressemble quelquefois, par son étendue, à celui des Coléoptères ; d'autres fois il est beaucoup plus petit et s'incorpore avec le second, qui est alors à découvert; l'écusson est quelquefois très-petit et quelquefois même u'existe pas. Mais, dans certains genres, tels que ceux des Sculellaires et des Membraces, V . ces mots, il est extrêmement dilaté, couvre tout le corps et cache les élylres et les ailes. Le corps des insectes de cet ordre est plus ou moins renflé et divisé, comme dans le plus grand nombre des insectes, en tête, en tronc ou thorax composé d'un corselet ou prolhorax et d'une poitrine ou mésolhorax et métatborax, et d'un abdomen; la tète supporte le bec dont nous avons parlé , et qui était nommé aiguillon par les anciens naturalistes; ce bec n'est propre qu'à extraire des -matières fluides. C'est avec les styles déliés, dont est formé le suçoir que ces insecles percent les vaisseaux des plantes et des animaux ; la liqueur nutritive est forcée de suivre le canal intérieur par la compression successive qu'elle éprouve, et elle arrive ainsi à l'œsophage. Dans plusieurs Géocorises, le fourreau du suçoir est fort allongé et souvent replié, faisant un angle plus ou moins aigu. Les liémiptères ont deux antennes souvent très-petites et souvent très-difficiles à apercevoir; dans les l'syles, les Punaises, les Slrips et quelques autres, elles sout assez grandes et très-visibles; dans les Cigales, elles sont sélacées et ne présentent que de simples filets très courts; dans les Fulgores, elles sont subulées et plus courtes; elles sont encore moins aisées à trouver dans les Naucores , les Corises, les Nèpes, les Itanatrcs, et se trouvent placées au dessous des yeux, en sorte qu'on ne peut les bien voir qu'en renversant l'insecte. Les antennes des Peolalomes , Scutellaires et Pucerons, sont filiformes; dans quelques Uydrocorises , elles sont composées de trois articles; elles en ont quatre dans quelques autres de celte division et dans la plupart des Géocorises, cinq dans les Scutellaires et les Pentatomes, et de six à douze dans quelques autres genres. Les yeux des Hémiptères sont au nombre de deux; ils sont grands et à réseaux; et on trouve entre eux et sur la partie supérieure de la tête, et dans quelques genres seulement, trois petits yeux lisses. L'abdomen des Hémiptères porte, dans les Cigales femelles, une espèce de tarière cachée entre des écailles et qui leur sert à déposer leurs œufs. Il porte à son extrémité tantôt deux pointes ou cornes, tantôt deux tubercules dans les Pucerons. Enfin, il est muni, dans les Cochenilles. de filets plus ou moins longs. Leurs pattes sont les mêmes que dans les autres insecles Hexapodes ; leurs tarses antérieurs ne sont composés que d'une seule pièce et se replient sur la jambe en formant aveq elle une sorte de pince dans quelques genres; dans les Naucores, les Notonectes et les Corises, les pattes postérieures sont en forme de rames et leurs tarses sont composés de deux articles. Les Punaises et I
le plus grand nombre des Hémiptères ont trois articles aux tarses.
Les Hémiptères passent par les trois états de larve, nymphe et d'insecte parfait ; ils offrent, dans ces trois états, les mêmes formes cl les mêmes habitudes. Le seul changement qu'ils subisseut consiste dans le développement des ailes et l'accroissement du volume du corps. Ils ont un estomac à parois assez solides et musculeuses, un intestin grêle de longueur médiocre, suivi' d'un gros intestin divisé en divers renflements, et des vaisseaux biliaires peu nombreux insérés assez loin du pylore. - Quelques Hémiptères se trouvent dans les eaux, d'autres vivent seulement à la surface de Peau et la parcourent rapidement à l'aide de leurs longs pieds. D'autres vivent de substances végétales, se tiennent continuellement sur les plantes et les arbres, et en sucent la sève; enfin d’autres attaquent les animaux. Dans les descriptions particulières de chaque genre de cet ordre, on donnera tous les détails relatifs à leurs habitudes. — Duméril (Dict. des Sc. nalur., 1821) place les Hémiptères dans son cinquième ordre des insecles, et il forme six divisions dans cet ordre. Ces insecles sont, dans la méthode de Lainarck, le troisième ordre de la classe des insectes et de la division des Suceurs. Lalreille divise cet ordre ainsi qu'il suit :
A. Bec naissant du front; étuis membraneux à leur extrémité; premier segment du tronc beaucoup plus graud que les autres, formant à lui seul le corselet; élytres et ailes toujours horizontales ou légèrement inclinées.
lr» section. — UiTUorTfcRES, Heter optera.
Cette section est ainsi nommée parce que les insectes qui la composent ont les étuis divisés en deux parties de consistance différente : l'une crustacée, l'autre membraneuse. Beaucoup d'espèces sucent le sang de divers insectes ou fie leurs larves; quelques-unes méine se nourrissent du sang de l'Homme et de quelques Oiseaux. (F. Acabtbia, Fabr., ou Piüaises.) Les autres vivent du suc des végétaux. Cette section est divisée eu deux familles : ce sont les Géocorises et les Ilydrocorises. F. ces mots.
B. Bec naissant de la partie la plus inférieure de la tête, près de la poitrine, et même à l'entre-deux des deux pieds antérieurs; étuis presque toujours en toit, de la même consistance partout et demi membraneux , quelquefois même presque semblables aux ailes. Premier segment du tronc tout au plus aussi grand que le second , et ordinairement plus court, s'unissant avec lui pour former le corselet.
IIe section. — Uohoptères, Homoptcra.
Les insecles de celle section vivent du suc des végétaux. La plupart des femelles ont une tarière, souvent composée de trois lames dentelées et logées dans une coulisse à deux valves. Elles s'en servent comme d'une scie pour faire des entailles dans les végétaux et y placer leurs œufs. Cette section est divisée en trois familles : les Cicadajres, les Apbidicns ou Pucerons «t les Gallinsecles. F. ces mots.
UÉM1PTÊRONOTE. Hcmipteronotut. pois. Genre formé par Lacépède aux dépens des Corypliœnes, auquel ce savant attribue pour caractères sommet de la
léte tranchant par le haut, très-comprimé et finissant sur le devant par un plan vertical ; une seule dorsale qui n’occupe que la moitié de la longueur du Poisson, au lieu que dans les Coryphœnes cette nageoire règne de la léte à la queue; ici les dents du palais et des mâchoires sont d'ailleurs en carde ou en velours. Cuvier, qui n’a pas mentionné même comme synonyme ce genre, remarque que le Coryphœna pentadactyla , qu’y av&it renfermé son auteur, n’en a pas les caractères, et doit entrer parmi les Basons. Le Coryphœna Hcmiptera de Gmelin, Hemipteronotus Gmelini de Lacépèdc. demeurerait donc la seule espèce du genre s'il était adopté. Ce Poisson n’est guère connu que par cette phrase de Gmelin (Aÿsf. nat., xm, t. i , pars 5, page 1194) : Mas illis subœqualibus , pinnà dorsal i breri , et par le nombre des rayons de ses nageoires, o. 14, p. 15, v. 8, a. 10, c. 18. 11 habite l’Océan asiatique.
HÉMIPTYQUE. f/cmiplycha. iss. Hémiptères; genre de l’ordre des Uomoptères, famille des Cicadaires, institué par Germar, qui le caractérise de la manière suivante : tète plane, trigone, aigue au sommet; élylres pliées perpendiculairement , engagées par leur bord interne sous la partie antérieure du corselet; elles ont une rangée de cellules à leur bord antérieur et une autre rangée discoîdale; toutes les jambes sont prismatiques, grêles et ciliées; les tarses sont égaux. Cinq ou six espèces de ce genre sont connues; toutes sont du Mexique ou du Brésil ; et parmi elles on remarque :
HEsiptyqie êteydce. Henti/Aycha ex pan sa. Elle est entièrement d’un brun tcslacé; elle "a les épaules prolongées en corne horizontale, trigone; la partie antérieure du corselet est foliacée, comprimée, marquée de points et de carènes bruns; ses élylres sont diaphanes, blanches, veinées de brun.
UEMIRAMPUE. Ilcmiramphus. pois. Sous-genre d’Ésoce, chez qui les inlermaxillaires forment le bord de la mâchoire supérieure, qui, ainsi que le bord inférieur, est garni de petites dents , mais la symphyse de celle-ci se prolonge en une longue pointe ou deini-bec sans dents. On en trouve dans les mers des pays chauds des deux hémisphères, et leur chair est un fort bon manger. Les deux espèces jusqu’ici connues dans ce sous-genre étaient les suivantes :
Hèxir oipiie PtTir Kspadov Esox Brasiliensis , L., Gmel., p. 1595; Bloch, pl. 391; Encycl. Pois., p. 175, pl. 72, fig. 298; Esox Gladius, Lacép., Pois., v, p. 313. Ce Poisson, qui n’a pas un pied de longueur, est remarquable par la structure singulière de ses mâchoires, la supérieure est très-courte, l’inférieure dix fois plus longue est aplatie comme une épée; cl de là le nom que lui imposèrent les marins. Il multiplie prodigieusement. Comme l’Orphie , il suit . durant la nuit , la lueur des flambeaux, ce qui facilite sa pèche, car avec des torches de paille on en attire des bandes au milieu des filets. Sa teinte générale est argentée ; la tète , la mâchoire inférieure, le dos et la ligne latérale sont d’un beau vert , les nageoires bleuâtres. On a encore rapporté à cette espèce le Tiraucu de Marcgraaff. p. 3, 14, a. 12, 13, p. 10, v. 6, a. 10, 17, c. 15, 16.
Uebuiampiie G Aiiunm , Lacép., Pois., v, p. 315,
pl. 7, fig. 2; Esox marginatus , L., Gmel., p. 1393. Cette espèce de la mer Rouge, où Forskalh en mentionne deux variétés, sous les noms arabes de Far, est fort petite. Sa mâchoire inférieure, proportionnellement beaucoup plus courte que dans l’espèce précédente , est seulement six fois plus longue que la supérieure et trois fois plus courte que le corps, selon Lesueur (/oc. cit. ) qui a retrouvé cette espèce à la Guadeloupe et à la Martinique. Commerson , qui l’a également observée dans les mers du Brésil, l’a mal à propos regardée comme le Piquitingue de MarcgraafF, d’où résulte l’erreur de Lacépèdc qui confond avec le Gambarur. l’Hespet, Esox Hespelia de Linné, lequel est le vrai Poisson de Marcgraaff, le Mœ nidia de Brown, enfin un Anchois dont il a déjà été question sous le nom de BJelet ou Nelelte, à l’article Clcpe. V. ce mot.
Lesueur (Jour, of the Acad, of Nat. Soc. Phil.t vol. 11, n° 4, oct. 1821 ) ajoute les espèces suivantes à celles dont il vient d’être question.
Hemiramphus Balao , du golfe du Mexique. Son coéps a quatre fois la longueur de la mâchoire inférieure; l’anale est de moitié moins longue que la dorsale; les pectorales sont d’un tiers plus courtes que la mâchoire inférieure, d. 16, a. 18, p. 13, v. 6, c. 21.
Hemiramphus Erythrorhynchus. Ce Poisson, des mers de nie de France et de Timor, a son corps et sa mâchoire inférieure d’une longueur égale; sa dorsale et l’anale de dimensions absolument pareilles; la mâchoire supérieure n’a pas plus de longueur que le diamètre des yeux. Une bande bleue longitudinale se voit sur chaque flanc. ». 15, a. 15, p. 11, v. 6, c. 20.
I1ËM1RHIPE. Hemirhipus. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes Sternoxes, tribu des Elatérides, institué par Lalreille qui lui assigne pour caractères : antennes courtes, composées de douze articles dans les deux sexes : le premier long et conique, le second très court, transversal; les dix autres flahellés; côtés extérieurs du corselet très-rabattus, à peine rebordés. Le type de ce genre est :
Heiirhipe îAYt. Hemirhipus lineatus, Lat.; i dater lineatus, Fab. Il a les antennes noires; la tète roussâlre et soyeuse; le corselet noir, soyeux, avec les bords et une ligne médiane d’un brun roussâlre; l’écusson est noir et arrondi; les élylres sont striées, noires, avec une partie de la base et une ligne élevée, longitudinale, médiane, d’un brun foncé; le dessous du corps et les pattes sont noirs. Taille, vingt lignes. Du Brésil.
HÉMISACRIDE. Hemisacris. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Steudel pour une plante que Ludwig a rapportée du Cap. et qui offre les caractères particuliers qui suivent : panicuk contractée, calice membrano - herbacé , renfermant de six à huit fleurs; valvules presque égales, aiguës; fleurettes assez courtes, attachées aux articulations de l’axe; glume inférieure de la corolle herbacée à sa base, la supérieure hyaline, très -obtuse , écbancrée au sommet; celle des fleurettes supérieures est mulique et celle des inférieures mucronée; ce genre est intermédiaire entre le Schimus et le Triplasis, Beauv. 11 s’en distingue par le rachis ou l’axe qui est géniculé.
HÉMISIE. Hemisia. ms. Genre de l’ordre des Hymé-
Il E M
noptères, fondé par Klug et réuni par Latreille aux Centris. F. ce mot.
HÉMISTF.MME. Hemistemma. bot. Genre de la famille de* Dilléniacée* et de la Polyandrie Digynie , L., établi par Jussieu et publié par Du Petit-Thouars (A'ora Généra Madagasc., p. 18). Voici le* caractère* qui lui ont été assignés par De Candolle ( Syst. Regn. Feget. nat., i, p. 419) : calice â cinq sépales ovales, presque concaves, velus extérieurement; cinq pétale* obtus au sommet ou échancrés , dont deux sont un peu éloignés l’un de l'autre; étamines nombreuses, insérées d’un seul côté de l'ovaire, dont les blets sont courts et les anthères oblongues; les plus extérieures stériles et squammiformes ; deux ovaires velus, libres, ou unis à la base, surmontés chacun d'un style; deux capsules ne renfermant qu'un petit nombre de graines ceintes d'un arille membraneux, et pourvues d'un albumen charnu. Ces caractères distinguent très-bien le genre Hémistemme qui n’a d'affinité qu’avec le Pleurandra de R. Brown, mais il se lie assez étroitement avec celui-ci. Persoon ( Enchir.,%, p. 76) en décrivit deux espèces qu’il ne considéra que comme des variétés d'une même plante à laquelle il donna le nom à'Helianthemum coriaceum. En effet, le port de ces plantes est celui des grandes espècesd'Hélianthèmesetde Cistes. Leurs feuilles sont oblongues , ovales ou linéaires, opposées ou alternes, très entières , coriaces , supérieurement glabres, luisantes, blanchâtres en dessous et couverte* d’un duvet très -dense et très -court. Les Heur* sont nombreuses, unilatérales, sessiles, accompagnées de petites bractées, et portées sur des pédoncules axillaires ou qui naissent entre deux jeunes branches. Le nombre des espèces, qui n'était primitivement que de deux, s'est augmenté de quatre autres, découvertes par j Brown et Leschenault dans la Nouvelle -llollande. De Candolle en a formé deux sections ainsi caractérisées :
1. Espèces à feuilles opposées, à étamines stériles, spalulées, à pétales échancrés. Elles croissent â Madagascar. d’où l’une d'elles, Hemistemma Comtnersonii , De Cand. et Deless. ( Icon . Select., i, tab. 74), a été rapportée par Commerson; et l'autre, Heinistemma Jubertii , De Cand. et Deless. ( loc . cit., tab. 75), par Aubert Du Petit-Thouars. Dans la première, les feuilles sont ovales, oblongues, mucronées, à pédoncules cotonneux; dans la seconde, les feuilles sont oblongues. lancéolées, atténuées à la base, aigués au sommet, et les pédoncules sont légèrement glabres.
9. Espèces à feuilles alternes, à étamines stériles, linéaires, à pétales obtus. Elles croissent toutes dans la Nouvelle-Hollande, b 'Hemistemma dealbuiutn et YHemistemma an g usti folium de R. Brown, ont été figurées dans les Icône s Select, de B. Delessert ( tab. 76 et 77).
HÊMISTEPTIE./frmfrfepfr'a. bot. Genre de la famille des Synanlhérées. établi par Fischer et Meyer, qui lui ont assigné pour caractères : catalhide mulliflore, homogame; écailles de l’involucre inermes, imbriquées sur plusieurs rangs; toutes les fleurs hermaphrodites, tubuleuses, â limbe divisé en cinq segments; filaments glabres; support des anthères un peu velu; akène oblong, très-glabre, à eûtes ou stries; aréole basilaire oblique;
aigrette double : l'extérieure plus courte, garnie de petites soies persistantes, l'intérieure allongée, décidue, ayant à sa base dix à quinze soies plumeuses, qui l’entourent et forment une sorte d’anneau; clinanlhe presque plan et soyeux. Ce genre ne présente encore qu'une seule espèce : Hébisteftie a.fecilies eu lyre, Hemisteptia lyrata, F. elM.; Cirsium lyratuin , Bge. Enum. pl. in China , etc., p. 56, n > 903. C'est une plante bisannuelle, grêle, inerme, molle, qui ne s'élève guère à plus d'un pied de hauteur; ses feuilles sont découpées en lyre, tantôt bipiunalifides , quelquefois presque entières, ou non divisées; celles de la lige sont sessiles, et non décurrentes; les fleurs sont d’un rouge de rose. On la trouve dans le nord de la Chine.
HE.MISYNGINIQl'E. Hemisynginicus. bot. On applique cette épithète au calice quand il est à demi adhérent avec l’ovaire.
• 1IÉM1TÈLE. Hemiteles. us. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Scariens, établi par Brullé, pour un insecte nouveau, recueilli par(Goudolà Madagascar. Caractères : antennes composées d’articles grêles, cylindriques et un peu amincis à leur base; lèvre supérieure plus large que longue; dent du menton simple et obtuse; palpes filiformes;
| corselet plus large que long, et un peu plus étroit en arrière; élytres ovales, à stries incomplètes; jambes antérieures garnies de quelques petites épines sur les côtés; leurs tarses présentent, sous leurs articles, une double série de petites écailles qui n’existent pas dans la femelle.
liiiiTtLE ixTERROxri'. Hemiteles interruptus, Br. Tout l'insecte est noir, à reflets soyeux; il a la télé et le corselet lisses, et deux impressions assez fortes entre les yeux; les angles antérieurs du corselet sont arrondis , et les postérieurs aigus, la ligne dorsale est trèsj légère, celle de devant arquée et très profonde , ainsi | que les deux sillons de la base; les élytres ont des stries lisses et bien marquées dont les intérieures s'effacent à mesure qu'elles approchent de la base; un gros point enfoncé de chaque côté des segments de l'abdomen ; pattes et dernière moitié des antennes brunes. Taille, cinq lignes.
HÉMITELIE. Hemitelia. bot. (Fougères.) Ce genre, proposé par Rob. Brown qui y rapporte les Cyathea niultiflora (Smiih),horrida(Swarlz),capensis (Smith) et plusieurs autres espèces des Indes-Occidentales , est caractérisé par un tégument persistant, voûté, demicirculaire à la base, inséré â la partie inférieure du réceptacle et à bords libres. F. Cyathêe.
HEMITHÉE. Hemithea. ms. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Pbalénites, établi par Godard qui lui assigne pour caractères : antennes pecliiiéet dans les mâles et simples dans les femelles; corselet étroit et peu velu; angle supérieur des première* ailes aigu; milieu du bord terminal des secondes ailes formant la pointe dans le plus grand nombre des espèces; palpes grêles, dépassant le chaperon; trompe saillante. Les chenilles sont lisses, allongées, avec la tête profondément bifurquée et le bord antérieur de leur premier anneau garni d’une à deux pointes inclinées vers la télé. Ce genre comprend, selon Godard, dix espèces dont
agle
l'habitude est de ne voler qu’après le coucher du soleil ; elles sont toutes d’une belle couleur verte, qui malheureusement est très fugace.
UEiitbEe du UiPLftvRK. Hemilhea liuplevraria , God.; Geomelra thymiaria , L.; Phalena fitnbrialis, Scop. Les quatre ailes sont en dessus d'un joli vert* pomme, avec la frange d’un blanc jaunâtre, entrecoupée de ferrugineux ; deux lignes arquées et un peu ondulées sur les supérieures, une seule sur les inférieures. Le dessous est un peu moins apparent. Taille, quatorze lignes. Europe.
Les autres espèces sont : Hemilhea œstivaria, putataria , ceruginaria, rirularia , remaria, smaragduria , genislaria, coronillaria et agrestaria.
HKMITHItÈNE. «iv. Nom d'une roche de Schinalzgrube et Manesberg en Saxe; elle est composée d' Amphibole et de Calcaire. Le Marbre bleu turquin serait un Hémilhrène. si, comme quelques minéralogistes le pensent, il devait sa couleur bleue à de l’Amphibole très-alténuée.
UEMITOMUS. bot. Le genre constitué sous ce nom par l'Héritier, est le même que 17/emimerrs de Linné. y. Hkiimêride.
HKMITRIPTÈRE. H cmi triplent*, rois. Genre de la famille des Acanlhoplerygiens, établi par Cuvier pour un Poisson que l’on trouve dans les mers de l’Amérique du nord et que Pou a placé successivement et sous plusieurs noms spécifiques, dans les genres Colle et Scorpène. Caractères : télé déprimée, assez large, hérissée d’épines et de tubercules, et garnie de plusieurs appendices membraneux ; des dents au-devaut du voiner et des palatins; première nageoire dorsale profondément échancrée et comme divisée en trois.
IIEXITRIPTERE A TROIS NAGEOIRES. H émit riptet'US tripterygius, Cuv. ; Cottus tripieiygius , Bl. ; Cotius hispidus , Schn.; Cottus acatliunus , Penn. ; Scorpœna /lara . Milch. ; Scorptvna A me ricana, Gmel. Il a le corps noir, velu; sa tête est très-irrégulière, sillonnée entre les yeux; ligne latérale épineuse; bouebe très-grande; quatre rangs d’aiguillons courts, eugainés au-dessus de la ligne latérale et étendus de la tète à la queue; quatre rayons auxcalopes; nuance générale. le jaune mêlé de pourpre sale. Taille, cinq pouces.
NKMITROP1ES. min. Ualtyadonné ce nom à une sorte de Macle formée par deux Cristaux semblables, qui se réunissent en sens inverses, en sorte que l’un est censé avoir fait une demi-révolution pour se placer sur l’autre. Dans celte espèce de groupement, les Cristaux conservent rarement leurs proportions et leur symétrie; ils semblent s’èlre comprimés mutuellement en s'étendant dans le sens des plans de jonction, ce qui donne à leur assemblage l'apparence de deux moitiés d'un même Cristal , appliquées l’une contre l’autre en sens contraires. Ces sortes de groupes ont souvent, dans quelques-unes de leurs parties, tous les caractères de Cristaux réguliers, et dans d'autres ils présentent des angles rentrants, ce qui aide à les reconnaître au premier abord. Mais il peut arriver qu'il n’y ait aucun angle de celte espèce, et alors il n’y a plus d’autre indice de groupement que la disposition différente des facettes modifiantes sur les parties opposées, et l’inter-
ruption des clivages à l’intérieur. On ne connaît pas d'Hémitropies dans les Cristaux qui dérivent du système cristallin régulier; mais il en existe de fort remarquables dans le système rhomboédrique ; telle est , entre autres, celle que les anciens minéralogistes désignaient par le nom de Spath en cœur, et qui résulte de la réunion de deux variétés analogiques (y. Chalx carbonates). ou, si l'on veut, de deux moitiés d'une même variété, coupée par un plan parallèle à une face primordiale, dont l’une aurait été appliquée en sens contraire de l’autre. Les systèmes cristallins du prisme à bases carrées, et un prisme rhomholdal à base oblique, offrent aussi fréquemment de véritables Qémitropies ; ces sortes de groupements sont très-communs dans l'Etain oxydé, le Titane oxydé, le Feldspath, le Pyroxène et l'Amphibole. En général, les Héiuitropies ont toujours lieu parallèlement â l'une des faces de la forme primitive, ou à l'un des plans diagonaux de celte même forme, ou enfiu à un plan perpendiculaire à l'axe des cristaux, y. pour plus de détails le mot Macle, où nous réunirous sous un même point de vue tout ce qui concerne les groupements en général.
IIEMIZONIE- Hemizonia. bot. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Sénécioniles, institué par De Candollc qui lui assigne pour caractères : capitule niiillifiore, radié; fleuçs de la couronue femelles, ligulées. un peu plus longues que l’involucre et disposées sur un seul rang; Heurs du disquç .mâles, tubuleuses et à cinq dents; involucre formé d'écailles concaves, qui enveloppent en partie les akènes des Heurs de la couronne, et disposées sur un seul rang; réceptacle plau, paléacé dans la circonférence et ponctué au centre; corolles glabres à leur base; styles oblusiuscules et ruineux; akènes ohovales, presque comprimés, convexes extérieurement , plans à l'intérieur, glabres et nus. Ce genre ne -comprend qu’un très -petit nombre d'espèces que l’on a néanmoins partagées en deux sections. Ce sont en général des plantes herbacées, sousligneuses seulement à leur l>ase. ordinairement un peu poilues et glanduleuses; leurs feuilles sont alternes, serrées, lancéolées ou linéaires, entières ou dentées; les capitules sont solitaires ou peu nombreux au sommet des tiges, entourés de bractées foliacées et garnis de Heurs jaunes. Elles sont originaires de la Californie.
IlKMOCnROINE. znou. Même chose que Uémalosine.
IIËMODORE. bot. Pour Hæmodore. y. ce mot.
IIÉ.MUL. ma*. Même chose queGueraul. V-. ce mot.
HÉNANTHE. Henanthu*. bot. Le genre créé sous ce nom, par Lesson. dans la famille des Synanthérées, a été réuni par De Candolle au genre PtEbonie. F. ce
UENCKELIE. Henckelia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, institué par Sprengel, aux dépens du genre Rottlera de Valil, pour une espèce, Rottlera incana , qui offrait des différences bien saillantes dans ses caractères, ainsi que l'on en va juger : calice coloré. à cinq divisions; corolle tubuleuse cl renflée, avec son limbe divisé en cinq lobes presque égaux; quatre élamines^donl deux stériles ; capsule à deux valves et polyspenne.
Henceelie imcams. Henckelia incana , Sprengel;
Il L N
Rottlera incana, Vahl. Planle herbacée, à feuillet radicales tpaluléet, crénelées el couvertes d'un duvet trés-épais; hampe dressée; pédoncules disposés en ombelle.
Sprengel réunit encore à ce genre quatorze espèces de l'Inde et du Népaul qui constituent le genre formé mal à propos par Don. sous le nom de Diitymocarpus.
HENIOCHIJS. pois. Sous-genre de Chœlodons. /'.ce mot.
HENNÉ oi ALHENNA. Lawsonia. dot. Ce genre.de la famille des Salicariéeset de l'Octandrie Monogyuie, L., offre les caractères suivants : calice quadrifidc; corolle à quatre pétales; huit étamines disposées par paires entre les pétales; ovaire supère, surmonté d'un style et d'un stigmate simple; capsule placée dans le calice persistant, à quatre loges polvspermes; graines anguleuses, attachées à la coluinelle centrale. A l'espèce remarquable de ce genre et dont nous allons donner une courte description, Linné fils a réuni YAcronichia fœris de Forsler (Gener., 54, lab. 17), sous le nom de Lawsonia Achronichia; mais Jussieu a fait observer que celte planle pourrait bien n’élre pas congénère du Lawsonia } puisqu'elle a un calice très-petit, à quatre divisions profondes, des pétales infléchis au sommet (peut-être hypogynes?), le disque de l’ovaire renflé et à huit sillons, enfin un stigmate presque bilobé et des loges monospermes? Il faut encore, selon Jussieu, éliminer des Lawsonia le Poutatetsje de Rhétde ( Uort . Matab., 4, tah. 57 ), qui est monopétale, télrandre, à ovaire infère, el qui parait se rapprocher des Pctesia. Néanmoins Lamarck en a fait dans l'Encyclopédie méthodique son Lawsonia purpurea.
Heine oriental. Lawsonia inerntis, L.; Elhanne ou plutôt Alhcnna des Arabes, cité par la plupart des voyageurs. C'est un arbrisseau de deux à trois mètres de hauteur, ressemblant au Troène, dont les branches sont opposées et très- étalées; les feuilles opposées, péliolées, elliptiques, aigues à leurs deux extrémités, glabres et très-entières; les fleurs, petites, blanches, nombreuses, forment une ample panicule terminale, à ramifications grêles , opposées , quadrangulaires. Le bois en est dur, recouvert d’une écorce ridée et grisâtre. Le Henné croit dans toute l'Afrique septentrionale, dans l'Arabie, la Perse el les Indes - Orientales. On le cultive dans les jardins botaniques de l'Europe où il exige la serre tempérée; mais il est proliable qu'on pourrait le conserver facilement en pleine terre dans les contrées littorales de la Méditerranée. D'après les observations du professeur Desfonlaiues ( Flor. Allant., i , p. 125), le Lawsonia spinosa de Linné « est qu'une variété ou plutôt un étal différent de la planle précédente qui, dans sa jeunesse, est inerme, et dont les branches s'endurcissent par l’âge et deviennent épineuses. Le Henné est un arbrisseau dont l'importance était appréciée dès la plus haute antiquité, j l.es Grecs lui donnaient le nom de Cyproi el les Hébreux celui de llacopher. Ils s'en servaient pour tein- J dre en jaune-brun, comme les Maures et les Arabes le font encore aujourd'hui. Chez ces peuples, les femmes 1 font une grande consommation des feuilles de Henné ! séchées, pulvérisées el réduites en pâte, pour colorer I
leurs cheveux, ainsi que les ongles des pieds el des mains ; c’est un ornement dont elles ne se privent qu'â la mort de leurs maris ou de leurs proches parents. Les Arabes, si célèbres par les soins qu'ils prodiguenlà leurs Chevaux, teignent avec le Henné le dos, la crinière, le | sabot et même une partie des jambes de leurs hèles chéries. Desfonlaiues assure qu'il suffît d'écraser les I feuilles du Henné et de les appliquer en forme de cataj plasme sur les parties qu'on veut teindre en jaune. Il résulte des expériences chimiques faites en Égypte sur les feuilles de Henné par Berthollet et Descolils. qu'elles contiennent une grande quantité de matière colorante, susceptible d'élre appliquée avantageusement à la teinture des étoffes de laine, et dont on pourrait diversement nuancer les teintes par l’Alun et le sulfate de Fer. L'odeur des fleurs de Henné a quelque analogie avec celle des fleurs de Châtaignier. On sait que les goûts des Orientaux diffèrent , en général , beaucoup des nôtres; ainsi ces peuples trouvent cette odeur fort agréable, leurs femmes en conservent toujours dans les appartements, en répandent dans les habits des nouveaux mariés, el se parfument dans les cérémonies religieuses avec l’eau qu'on obtient de ccs fleurs, par la distillation.
HEN.NEBANE.tjot. Synonyme vulgaire de Jusquiame noire.
HENNISSEMENT, ras. La voix du Cheval.
HENOPlIYLLt !U. bot. Synonyme de Maianthemum bifolinm. V. Maiantiieme.
HÉlNOPS. llenops. iss. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanyslomes, tribu des Vésiculcux, ainsi nommé par Illiger, et adopté par Walckenaer, par Mrigen el par Fabricius; mais qui avait été établi antérieurement par Latreille sous le nom d’Ogcode. F. ce mot .
HEN0THR1X. iss. Nom donné par Mouffct ( Theatr . 1ns.) ù un Hyménoplère du grand genre lchneumon. F. ce mot.
HENRiCIE. llenricia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées,Corymbifèrrsde Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., établi par Henri Cassini (Bulletin de la Société Philom., janv. 1817 et déc. 181 H ) qui lui a donné les caractères principaux suivants : involucre presque hémisphérique, composé de folioles disposées sur deux rangs, égales en longueur el appliquées : les extérieures ovalesaigués, les intérieures membraneuses, scarieuses. obtuses et arrondies au sommet; réceptacle nu et convexe; calalhide presque globuleuse, dont le disque est formé de fleurons nombreux, réguliers et hermaphrodites, et la circonférence de demifleurons en languette, sur un seul rang et femelles; ovaires cvlindracés, hérissés et surmontés d’une aigrette dont les poils sont légèrement plumeux. Ce genre a été placé par son auteur dans la tribu des Aslérées, tout auprès de YAgathœa el du Felicia , autres genres nouveaux constitués par Cassini. Sescalatbides .ont aussi des ressemblances extérieures avec celles des Bcllis. L’unique espèce dont elle se compose, llenricia agulhœoides ,11. Cass., est une plante recueillie à Madagascar par Commerson et que ce botaniste avait placée parmi les liaccharis.