‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 75 sur 117 · IJ É · texte numérisé non relu

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HKNRIETTÉE. Henriettea. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, institué par De Candolle aux dépens du genre Nélastome. Caractères : calice campanulé, à cinq lobes larges et obtus; cinq pétales veloutés et ovales; dix étamines surmontées d’anthères épaisses, bifides à leur base, et prolongées au sommet en un bec percé d’un pore; style cylindracé et velu; stigmate en télé et obtus; le fruit consiste en une baie succulente, à cinq loges.

Hevriettêe si cct leste. Henriettea succosa, DC.; Melnstoma succosa, Aubl. Rameaux oblusétnenl létragoncs, presque cylindriques, recouverts, ainsi que les pétioles, d'une pubescence roussâtre, à travers laquelle percent çà et là quelques aspérités; feuilles ovales, à cinq nervures, mucronées au sommet qui est aigu, très-entières, vertes en dessus et garnies de poils soyeux et rudes sur les nervures, pubescenles et ferrugineuses en dessous où l'on remarque de nombreuses aspérités. Fleurs pédicellées, réunies trois ou quatre eu faisceau, dans les aisselles des rameaux adultes; calice couvert de poils ferrugineux. De la Guiane. Le professeur De Candolle décrit encore, mais d'une manière qu’il avoue lui-méme comme insuffisante, deux autres espèces qu’il a nommées Henriettea patrisiana et Henriettea ramiflora. L’une est de Cayenne et l’autre de la Jamaïque.

HÉOKOTAIRE. Drepanis, ois. Genre de l’ordre des Anisodarlylcs. Caractères : bec long et fortement courbé, dépassant de beaucoup la longueur de la tête, assez gros et triangulaire à sa base, subulé et très-effilé à la pointe; mandibules également arquées, la supérieure entière, plus longue que l'inférieure; narines placées de chaque côté du bec et à sa base, en partie recouvertes par une membrane; quatre doigts : deux devant, les latéraux égaux en longueur, l'externe soudé à sa base avec l'intermédiaire qui est de moitié moins grand que le tarse; la première rémige nulle, les deuxième, troisième, quatrième et cinquième presque égales et les plus longues. Les lléorolaires, dont plusieurs auteurs ont considérablement multiplié les espèces aux dépens, de différents genres voisins, appartiennent presque tous aux points les plus chauds et les plus reculés de l’archipel encore peu connu, que les géographes modernes considèrent comme une cinquième partie du monde. Les mœurs et les habitudes de ces Oiseaux u'ont presque point encore été observées, et ce qu'en ont rapporté quelques voyageurs parait trop hasardé pour qu’on puisse l’établir comme faits propres à l’histoire des Déorotaires. Revêtues d'un plumage tout à la fois riche et élégant, les espèces de ce genre peu nombreux fournissent aux insulaires de l'Océanique, les éléments de ces manteaux de plumes dont nous admirons, dans quelques cabinets de curieux, l'éclat et le travail.

Heorotaire AkaiEaroa. Certhia obscura, Gmei.; Melithreptus obscurus f Vieill., Ois. dorés, pl. 53. Parties supérieures d’un vert olive, les inférieures jaunâtres; une tache brune de chaque côté de la base du bec; rémiges et rectriccs noirâtres, bordées de vert olive; bec et pieds bruns. Taille, cinq pieds et demi. Des lies Sandwich.

IUorotaire a bec ex f AtciLLB. Certhia falcaia,

Lath. Parties supérieures d’un beau vert, irisé de violet; gorge. poitrine et rectrices violettes; parties inférieures, rémiges et tectrices alaires brunâtres; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces et demi. De l'archipel Indien.

UEoEOTAtRE Hono. Certhia pacifica , Lath ; Melithreptus pa ci ficus , Vieil.. Ois. dorés, pl. 93. Parties supérieures noires, les inférieures d'un brun noirâtre; croupion, tectrices caudales et abdomen d'un beau jaune; base de la mandibule inférieure entourée de plumes effilées et recourbées en avant; bec et pieds noirs; doigts gros, recouverts d’écailles raboteuses et larges; ongles forts et crochus. Taille, huit pouces. Des Iles Sandwich.

litOROTAiRE roi'gb. Certhia coccinea, L.; Certhia vestitaria, Lath.; Melithreptus testitarius, Vieill., Ois. dorés, pl. 32. Parties supérieures d’un beau rouge de carmin; rémiges et rectrices noires; une tache blanche sur les petites tectrices alaires; bec et pieds blanchâtres. Taille, cinq pouces et demi. Les jeunes ont le pliimagc plus ou moins tacheté de jaune chamois. Des Iles des Amis.

HF.PATARIA. bot. ( Champignons .) Ce genre, encore mal connu . a été établi par Raffinesque qui n’a point publié ses caractères génériques. Il annonce que ces plantes ont du rapport avec les Tremellcs, et cite deux espèces qu'il désigne sous les noms de cuneata et d'erecta.

HÉPATE. pot». Cette espèce de Labre de Gmetin parait être, ainsi que son Labrus culriaticus , l’Holocentre Siagonolhe de Delaroche (Ann. du Mus., t. 53), espèce du genre Serran, y. ce mot.

tlRPATE. Hepatus. cri st. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Arqués, établi par Latreille.aux dépens du genre Crabe de Linné et des Calappes de Fahricius; il a pour caractères: toutes les pattes ambulatoires crochues et étendues horizontalement ; lest en segment de cercle, rétréci postérieurement et ayant les bords finement dentelés; serres comprimées en crête; second article des premiers pieds mâchoires terminé en pointe. Ces Crustacés sont intermédiaires entre les Crabes et les Calappes. dans lesquels Fabricius avait placé la seule espèce qui soit bien connue; leur forme est la même que celle des Crabes, mais ils en diffèrent par les pattes, les serres et la forme du lest; ils s’éloignent des Migra nés ( Calappa de Fabricius) par des caractères tirés du test et des pattes. Les yeux des Hépatcs sont petits et logés chacun dans une cavité presque orbiculaire. Leurs pattes diminuent progressivement en longueur, et les antérieures, qui sont les plus grandes, ont la tranche supérieure de leurs pinces comprimée et dentée en forme de crête; les bords latéraux du lest ont un grand nombre de dentelures; la queue est en forme de triangle étroit et allongé, terminée en pointe et composée de sept tablettes. Les antennes latérales sont insérées à la base inférieure des pédicules oculaires, excessivement petites et coniques; les intermédiaires sont logées obliquement dans deux fossettes au-dessous du froot qui est droit et comme tronqué. Les pieds-mâchoires extérieurs des Hépates diffèrent de ceux des Crabes et

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des Calappes, et ressemblent beaucoup à ceux des Leucosies (y. ce mot); i4s s'appliquent exactement l'un contre l'autre par une suture droite à leur partie inférieure; le premier article est allongé, le second a une forme triangulaire et se termine en pointe : la largeur de la cavité buccale diminue vers son sommet où elle se termine en s'arrondissant. Les autres articles de ces pieds-màchoires sont cachés; mais la lige ou le manche des palpes flagelliformes annexés à ces parties forme de chaque côté une pièce allongée, presque lancéolée, adossée contre la face extérieure du second article. Les moeurs des Hépales nous sont absolument inconnues. La seule espèce bien déterminée de ce genre est :

L'Hépate fascié. Hepatus fasciatus, Latr.; Cancer annulant , Oliv.; Cancer princeps, Bosc.; Calappa angustata , Fabr. ; Cancer pudibundus ? Gronov., Cancer , t. 38, 8g. 2, Herbst. Il est de la taille du Crabe Tourteau d'un âge moyen; son test est lisse, traversé de petites lignes rouges, avec les bords des côtés dentelés; les pattes sont fasciées de violet. 11 se trouve dans l'océan Américain.

11EPAT1CA PAVONICA. bot. (Hydroplytes.) Quelques auteurs du moyen âge ont donné ce nom à Y Vira pavonia, L., Padina pavonia de Lamx. y. Padixe.

UEPATICELLA. bot. (Hépatiques.) Léman, dans le Diction, des Sciences naturelles, a traduit ainsi le mot italien Fegatella , nom donné par Raddi à un nouveau genre qui n’a point été adopté et auquel il rapporte le Marchantia conica de Linné, espèce commune dans les environs de Florence où elle porte le nom de Fegatella , diminutif du mol italien fegato, foie. y. .Marchante.

I1EPAT1C01DES. bot. (Hépatiques.) Vaillant donnait ce nom à diverses espèces de Jongcrmaunes, dont la froudeest simple et étalée comme celle des Marchantes : ce sont les Jungermannia epiphylta, L.; Jungermannia pinguis, L.; Jungermannia multifida , L.; Jungermannia furcata, etc.

HÉPATIQUE. Hepalica. bot. Genre de la famille des Renonculacéeselde la Polyandrie Polygynie, L., réuni par Linné aux Anémones, eL caractérisé de la manière suivante par le professeur De Candolle (Syst. yeget. nalur.} i, p. 215) : involucre caliciforme, à trois folioles entières, ne renfermant qu'une seule fleur; six â neuf sépales pétaloïdes, disposés sur deux ou trois rangs; étamines et ovaires très- nombreux; carpelles non prolongés en queue, monospermes, indéhiscents. Ce genre qui, par ses caractères, ne diffère que légèrement des Anémones, renferme cinq espèces dont une seule croit en Europe. Les autres habitent l'Amérique, surtout les contrées boréales. L 'Hepalica intcgri folia, DC., ou Anémone intcgri folia, Kunlh (Nov. Généra et Spec. Plant, œquinoct., v, p. 40), possède des caractères qui unissent les deux genres Hepalica et Anemone.

L'Hepatique trilobée, Hcpatica trilobata , DC., a des feuilles un peu coriaces, échancrées en cœur à la base et partagées en trois lobes entiers et ovales; ce qui a valu â celte plante les noms vulgaires de Trinitaiie et d'Hcrbe de la Trinité. Plusieurs hampes velues

partent de la racine et portent chacune une fleur de couleur bleu -cendré dans l’étal sauvage. Celle espèce fleurit, dès le mois de février, dans les contrées montueuses et boisées de l'Europe méridionale. Elle est cultivée dans presque tous les jardins, en raison de la précocité et de la beauté de ses fleurs qui doublent le plus souvent et présentent toutes les nuaucesde couleur depuis le blanc jusqu’au pourpre et au bleu foncé. Dans la culture de cette jolie plante, il faut avoir soin de la placer dans un terrain frais et à l'ombre; et lorsqu'on la multiplie en divisant ses racines au mois d'octobre, on a conseillé de ne pas employer la serpette, parce que le fer passe pour être très -nuisible à ses racines. Les anciens botanistes lui ont conféré le nom d'Hépalique, peut-être à cause de quelques vertus imaginaires qu'ils lui attribuaient contre les maladies du foie.

Le nom d’Hépatique a été étendu à diverses plantes Phanérogames, qui n'appartiennent point aux Renonculacées dont il vient d'étre question; ainsi l’on a appelé :

Hépatique blanche ou roble , le Parnassia palustris.

Hépatique des marais ou dorée, le Chrysosplenium

oppositi folium.

Hépatique des bois ou étoilée, Y Asperula odorata.

Hépatique pour la rage, le Peltidea canina, L.

HÉPATIQUES. Hepaticœ. bot. Famille de Cryptpgames instituée par Jussieu , lesquelles se présentent à l'œil sous la forme d'expansions foliacées, ou sous celle de lige assez semblable à celle de plusieurs grandes Mousses. Les Hépatiques aiment les lieux sombres et humides, et se Axent même quelquefois sur les pierres qui se trouvent dans un état continuel d'irrigation. Elles sont intermédiaires entre les Lichens et les Mousses; se lient aux premières par le genre Iticcie et Endocarpe , et aux secondes par les Andrées et certaines Jongermannes ; diffèrent des Lichens eu ce qu'elles sont plus vertes et plus foliacées, et que leur fructification est plus parfaite; elles s'éloignent des Mousses par l'absence totale de coiffe ( calyptra ), et par la contexture du tissu qui parait cellulaire dans les Hépatiques. et ulriculaire dans les Mousses. Ces plantes sont terrestres ou parasites, rampantes, appliquées sans adhérence intime, ou garnies en dessous de fibrilles radicales trèsmenues. La fronde est quelquefois aphylle, indivise ou lobée; plus rarement elle est polyphylle, à feuilles distantes ou imbriquées. Les organes considérés comme la fleur des Hépatiques, sont ordinairement terminaux ou axillaires dans les espèces polyphylles, épars ou sous -marginaux dans les espèces membraneuses. De Candolle veut qu'on considère la nervure qui traverse la fronde des Hépatiques membraneuses, comme une véritable tige ; elle ne diffère, suivant cet auteur, de la lige qu'on observe dans certaines Jongermannes, que parce qu'elle est bordée de parenchyme dans toute sa longueur, tandis que dans les Hépatiques caulescentes, ce parenchyme est interrompu, c'est-à-dire divisé en lobes foliacés. Cette nervure sert à établir un très-bon caractère distinctif entre les Hépatiques et certains Lichens membraneux qui leur ressemblent. Les fleurs des Hépatiques sont monoïques ou diolques. Les organes

mâles se présentent sous la forme île globules, gonflés par un liquide fécondant visqueux, nus ou réunis dans un périanthe ( pèrichèze propre , Mirb. ) sessile et plus rarement porté sur un pédoncule. Les organes femelles sont nus ou réunis dans un pèrichèze ou calice monophylle, sessile ; ils sont surmontés d'une coiffe membraneuse, qui parait jouer le rôle de style; les capsules, toujours dépourvues d'opercule, sont uniloculaires, monospermes ou polyspermes, sessiles, rarement slipitées. nues, entourées dans leur jeunesse d’une membrane en forme de calyplre, qui se rompt pour laisser passer la capsule, et qui persiste à la hase du pédicelle qu’elle entoure alors. Les graines sont pour la plupart fixées par des filaments, roulées en spirale ; dans leur germination, elles poussent en dessus une radicule, et s’étendent en dessous en tout sens. Plusieurs Hépatiques offrent des sortes de gemmules ( Orygomes, Mirbel). Ces gemmules ne doivent pas être confondues avec les véritables fleurs; elles paraissent néanmoins concourir à la propagation de l’espèce; elles remplissent les fondions de bourgeons ou de gongyles reproducteurs : ce sont des corpuscules ohlongs, renfermés dans de petits godets crénelés. (f'.ORYGOME, PERicnfeiE,

PANNEXTERNE et PERISPOR.VXGE.)

Les anciens auteurs n’ont parlé que delà Marchante polymorphe sous le nom de Lichen des Pierres ( Lichen petreus , Pline). Les botanistes du moyen âge ont décrit plusieurs Jongermanncs parmi ce qu'ils appelaient M uscus, sous la dénomination de Muscus squatnosu «. Micbeli, qu’il faut toujours citer quand on écrit sur la cryptogamie, a réuni dans son excellent ouvrage toutes les Hépatiques connues de son temps, cl les a le premier partagées en genres. Cet auteur les plaça parmi les plantes à fleur campaniforme : on ignorait encore comment s'opérait la fécondation des Phanérogames, et tout ce qui présentait l’apparence d’une corolle, s'appelait fleur, qu'elle fût pourvue ou non de pistils ou d'étamines, qu’elle eût ou non un ovaire. Quoi qu'il en soit, Micheli définit très- bien les Hépatiques; il en décrivit quarante -sept espèces qu’il partagea en dix genres : Marchanda , Hepadca, Targionia, Sphœrocarpo s, h la sia , Lunutaria , Marsilea , Jungertnannia. Muscoidcs et Anlhoceros. Les genres Marchanda, Hepadca et Lunutaria, répondent au Marchanda de Linné; le* genres Marsilea, Jungermannia et Muscoidcs , constituent le genre Jungermannia. Le genre Btasia est rentré dans les Jongermanncs ; les genres Targionia, Sphœrocarjtos et A nthoceros ont été conservés. T. tous ces mots. — Dillen, qui écrivit après Micheli, ajouta une centaine d'espèces à celles qu'avait décrites son illustre prédécesseur, mais ne suivit pas l’ordre méthodique établi par Micheli. Il établit trois genres principaux : Anlhoceros , Lichcnastrum (Jungermannia , Marsilea et Muscoüles , Micheli), Lichen (Marchanda , Hepadca, Lunularia de Micheli); outre ces noms, ou remarque que l'espèce 48 du genre Lichcnastrum porte le nom d 'L’Ira paluslris, et que les espèces -fil et 50 ont reçu le nom de Jungerma nuta ; on remarque encore que les n°* 13, 14, 15 et 10 de son genre Lichen, sont qualifiés de Biccia; le n" 17 a le nom de Sphœrocarpos , et le n° 90, celui

d 'Jchcacalotic. Linné n’a décrit que quarante sept espèces d’Hépatiques, qui sont groupées en six genres : Jungermannia , Targionia, Marchanda, ülasia, Biccia et Anlhoceros . De Candolle a adopté tous ces genres dans la Flore française, en plaçant toutefois, dans son Supplément, le genre Btasia parmi les Jungermannia. Adanson et Jussieu n’ont donné que des généra. Le premier a suivi Micheli, en ajoutant à sa famille des Hépatiques, le genre Salcinia qui fait maintenant partie des Riiizospcrtnes; le second a suivi Linné sans aucune modification.

La déhiscence des capsules a fourni à Sprengel deux grandes divisions pour cette famille : 1° capsules fermées ou simplement percées, ne s'ouvrant point en valves (Homalophylles) ; 3° capsules s’ouvrant â plusieurs valves (Hépatiques). Celte deuxième section est subdivisée en capsules bivalves et capsules à quatre ou cinq valves, et celles-ci en capsules agrégées et en capsules solitaires. Cet auteur a créé, ainsi que Palisot- Beauvois et surtout Itaddi. un très -grand nombre de genres. Weber, qui a donné en 1815 une histoire Irèsdélailléc des Hépatiques, et le célèbre Hooker, dans sou Histoire de* Jongermannes, ont rejeté, non sans raison, la plupart de ces innovations qui surchargent sans fruit la synonymie.

HEPATITE. an. Suivant Boèce de Boot. ce nom avait été donné par les anciens à une Pierre ollaire de couleur de foie ; Lucas pense que c’est plutôt une Serpentine, car il est bien rare que les Pierres ollaires aient cette couleur. C’esl aussi le nom que quelques auteurs ont donné à la Baryte sulfatée.

HEPAT1TIS. bot. Synonyme ancien d'Eupaloire. T. ce mot.

HËPATOXYLON. int. Genre de l’ordre des Cestoldes, proposé par Bosc pour une espèce de Vers, trouvée dans le foie d’un Squale, et qu’il avait déjà décrite sous le nom générique de Tentaculaire. Rudolphi n'adopte aucun de ces genres, et classe l’animal décrit par Bosc, sous le nom d'Hépatoxylon, parmi les Télrarbynques douteux.

BEPATOS. rois. V. Tanna.

HEPETIS. bot. Le genre Pitcairnia de l’Héritier avait déjà été nommé llcpeds par Swartz et Solander. Malgré l’antériorité de ce nom, celui de Pitcairnia a tellement prévalu qu'il a été adopté par Swartz luiméine.

H EPI A LE . i/epialus. ms. Genre de l’ordre des Lépidoptères, famille des [Nocturnes, tribu des Bombycites, établi par Fabricius aux dépens du genre Phalène de Linné, et dont les caractères sont : antennes inonitiformes ou grenues, beaucoup plus courtes que le corselet; palpes inférieures très-petites et fort poilues; trompe nulle ou imperceptible; ailes longues, étroites, lancéolées ou elliptiques, toujours en toit dans le repos; cellule discotdale des inférieures fermée transversalement en arrière par une nervure flexueuse et divisée longitudinalement par un rameau fourchu qui descend de la base au bord postérieur.

Les Hépiales sont des Lépidoptères qui n’ont rien de remarquable sous leur forme de Papillon; ils voltigent le soir et quelquefois en plein midi, et l’on en

rencontre souvent à cette heure dans les chemins secs et couverts de poussière. 11 est difficile d'ohsrrver leurs chenilles qui vivent sous terre et se nourrissent des racines de différentes plantes : en général elles ont le corps glabre, muni de seize pattes; leur bouche est armée de deux fortes mâchoires avec lesquelles elles coupent les racines. Leurs métamorphoses ont lieu dans des coques/iii'elles se construisent avec des molécules de terre, et qu'elles tapissent intérieurement d'un* réseau de soie, très-serré et peu épais. Leurs chrysalides sont cylindriques, un peu convéxes du côté du dos, avec l'enveloppe des ailes courte; les anneaux de l'abdomen sont garnis d'une double rangée de dents aigues et inclinées vers l’anus. Ce genre renferme à peu près une douzaine d'espèces que l’on trouve presque toutes en Europe. Godard (Lépidopt. de France, t. iv, p. 32 et suiv/) en décrit trois : la principale et celle qui mérite le plus d'élre signalée, à cause des dégâts que sa chenille fait dans les lieux où on cultive le Houblon. est :

llf.pi aie ni: Uoi’BLon. Hepialua Humuli, Fabr., God. ; Phnlœna Humuli , Linn., Degécr, Eugram. ; Aoctua Humuli . Esp.; Bomby x Humuli, Hubr. Elle a de vingt deux à vingt quatre ligues d’envergure ; dans les deux sexes le corps est d’un jaune d'ocre. Les ailes des mâles sont d'un blanc argenté, avec les bords d’un rouge fauve; celles des femelles sont d'un jaune d’ocre, avec les bords rougeâtres, et deux bandes obliques de la même couleur dans les supérieures. Celle espèce est celle dont les mœurs ont été le mieux observées; sa chenille est d'un blanc jaunâtre, avec la tête, le dessus du premier anneau, une petite plaque sur le second, et les pattes écailleuses, d'un brun luisant; scs mâchoires et ses stigmates sont noirs, et on voit sur les dix anneaux postérieurs de son corps, quelques éminences fauves de chacune desquelles s'élève un petit poil noirâtre; elle habite sous la terre, dans les racines du Houblon qu’elle endommage beaucoup dans les pays où on cultive cette plante. Godard a rencontré l'insecte parfait au pied de la Bryone,el il soupçonne que la chenille se nourrit aussi des racines de cette cucurbilacée. La chrysalide est d'un brun noirâtre, avec les stigmates noirs. Elle est renfermée dans une coque cylindrique, du double plus longue que la nymphe. Lorsque celle-ci est sur le point de se métamorphoser, elle perce le bout antérieur de la coque, et, à l’aide des petites dents dont les anneaux de l'abdomen sont pourvus, elle chemine jus* qu’à la surface de la terre où elle quitte son enveloppe pour devenir insecte parfait. C'est au printemps que cette métamorphose a lieu. On trouve celte espèce dans toute l'Europe. Elle est rare à Paris.

HÊPIALITES. Hcpialiies. iss. Division de l’ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Boinbyciles, comprenant les genres HLmai.e, Zeczêre et Cosses. F. ces mots.

1IEPSET. Hcpactua. pois. Synonyme de Joël, espèce du genre Alhérine. F . ce mot.

HEPTACA. bot. I.ourciro (Flor. f'ochinch., édit. Willd., p. 807) a ainsi nommé un genre de la Polygamie Diœcie, L., et qu’il a décrit de la manière suivante : les fleurs hermaphrodites oui un calice à trois

folioles ovales, concaves et étalées; une corolle presque en roue, formée de dix pétales ovales-oblongs, plus longs que le calice; environ une centaine d'étamines, dont les filets, plus courts que la corolle, portent des anthères linéaires ; un ovaire presque arrondi, surmonté d'un style épais et d’un stigmate à sept rayons divergents, canaliculés; une baie presque arrondie, à sept loges, et polysperme. Les fleurs mâles, situées sur des individus différents que les fleurs hermaphrodites, ne diffèrent de celles-ci que par l’absence de l’ovaire. L’avortement constant de cet organe dans plusieurs pieds de la plante qui a servi de type, a donc nécessité sa place dans la Polygamie, ordre de Linné qui renferme les végétaux les plus hétérogènes. Les affinités de VHeptaca n’ont pas encore été étudiées; elles devront plutôt être cherchées parmi les genres de la Polyandrie, si toutefois le seul caractère des étamines peut être un guide assuré dans une pareille recherche.

L 'Heptaca .4 f ricana, Lour., est un petit arbre à rameaux étalés, couvert de feuilles ovales, très-entières, veinées, alternes et glabres. Les fleurs sont blanches, nombreuses, et portées sur des pédoncules latéraux. Celte plante croit daus les forêts de la côte orientale d’Afrique.

HEPTACANTHE. rois. Espèce du genre Sciène de Lacépède.

HEPTACITRÈTE. rois> Même chose que Heptatrème.

HE PT A DACTYLE, rois. Espèce du genre Holocentre de Lacépède.

HEPTAGYN1E. Heptagynia. bot. C’est-à-dire qui offre sept organes femelles. Linné, dans son système fondé sur le sexe des plantes, a formé sous ce nom un ordre dans lequel il a réuni tous les végétaux qui ont ce nombre de pistils; plusieurs classes de ce système renferment des Hepiagynies. V. Système sexuel.

HEPTAMÈNE. acal. Espèce du genre Cyanée. F. ce mot.

HEPTANDRIE. Heptandria. bot. Septième classe du système sexuel de Linné , contenant les végétaux dont les fleurs sont pourvues de sept étamines. Celle classe ne renferme que quatre ordres, savoir : Heplandrie Monogynie; Heplandrie Digynie; Heplandrie Tétragynie, et Heplandrie Heptagyme. F. Système sexuel.

HEPTAPHYLLON. bot. Vieux nom de l’Alchcmille des Alpes, étendu aux Tormenlilles, au Comarutn palustre, ainsi qu’à des Polentilles.

HEPTAPLECVRON. Heptaplecrum. bot. Sous ce nom, Gærtner {de Fruct., t. n, p. 472, tab. 178) a constitué un nouveau genre dont les fleurs sont inconnues, et qui, dans la structure de son fruit, offre les caractères suivants : capsule petite, coriace, ovée, pyramidale, à plusieurs angles màrqués près de son sommet, d'un étranglement annulaire, provenant de la . chute de la fleur, sans valves, portée sur un pédoncule , grêle, comme dans les Ombellifères, le plus souvent à sept loges qui chacune renferme une graine solitaire , ovée , comprimée , pourvue d’un albumen charnu à la partie supérieure duquel est situé un très -petit embryon. Gærtner, dans sa Description, donne le nom j d’ Heptaplecrum alellatum à l'unique espèce de ce genre, tandis que la figure porte le nom spécifique

Il E R

à'acutangulutn. Ce fruit provient de l'iie de Ceylan.

HEPTAQUE. bot. PourUeptaca. P. ce mot.

HE PT ATOME. Heptatoma. in». Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Taoniens, établi par Meigcn ( Classif . und Best h., t. i, p. 150, tab. 0 , fig. 7, fcm.) qui ensuite a changé ce nom en celui d’Uexatome. y. ce mol. Lalreille ne croit pas ce genre différent de celui qu’il a nommé Chrysops.

HEPTATRÈME. //optai remus. pois. Genre de la famille des Suceurs, de l’ordre des Chondroplérygiens à branchies fixes, établi par Duméril qui lui donne pour caractères : une seule dent au haut de l’anneau maxillaire, qui lui même est tout à fait membraneux, tandis que les dentelures latérales de la langue sont fortes et disposées sur deux rangs de chaque côté, en sorte que ces Poissons ont l'air de ne porter que des mâchoires latérales comme les insectes ou les Néréides, ce qui les avait fait ranger par Linné, dans la classe des Vers; mais tout le reste de leur organisation les assimile aux Lamproies; leur langue fait de même l'effet d'un piston, et leur épine dorsale est également en forme de cordon. La bouche est circulaire, entourée de huit barbillons, et à son bord supérieur est percé un évent qui communique dans son intérieur. Le corps est cylindrique, garni en arrière d'une nageoire qui contourne la queue, l/intestin est simple, droit, mais large et plissé à l'intérieur; le foie a deux lobes; on ne voit point de traces d’yeux. Les intervalles des branchies n’ont point chacun leur issue particulière au dehors, ils donnent dans un canal commun pour chaque côté, et les deux canaux almulissent à deux trous situés sous le cœur, vers le premier tiers de la longueur totale. Les lieptalrèines, dont on ne connaît jusqu’ici qu’une seule espèce, se servent de leur disque buccal pour attaquer et percer les Poissons de la même manière que font les Lamproies.

IIeptatrèhe de Dombey. Heptatrcmus Dombeyi , Dum. ; Gasirobranchus Dombeyi, Lacép., Pois. , 1. 1, pl. 33, fig. 1. Ce Poisson n’a point de nageoire dorsale, mais une caudale unie à l'anale; son corps est cylindrique, postérieurement obtus, antérieurement rende en une sorte de télé. Des mers du Chili.

lIKPTKAftCHIAS. rois. Le genre institué sous ce nom par Ilaffincsquc, pour un Poisson qui parait être le Perlon. Squales cinereus, GmeL, n’a point été adopté. y. Squale.

HER. ois. Synonyme vulgaire de grand Uarle. y. ce mot.

ÜERACAN’THA. bot. Synonyme de Cariine vulgaire, et de Kentrophylle jaune de Cassini.

HERACLEOS. bot. Nom grec dérivé de celui d'Ilercule et appliqué par les anciens, avec quelques variations, à divers végétaux, tels qu'un Sideritis , un S/achys, un Polygonum, etc.; il est devenu la racine de celui que Linné assigna depuis scientifiquement à la Berce, y. ce mol. L 'Heracleos de Pline était notre tîrémil, dont cet ancien écrivain rapporte les plus étranges merveilles et donne la plus pompeuse description. Selon lui , celle plante admirable produit de petites Pierres semblables à des Perles, au lieu de graines, et ces Perles, mélées dans du vin blanc, à la dose d'un

drachme, ont la propriété de dissoudre les Pierres de la vessie!!

HERACLEUM. bot. Synonyme de Berce.

HÉRACL10N. bot. Nom antique du Nénuphar, selon Daléchamp qui en rapporte l'origine à la fable d'une nymphe qui, morte d'amour pour Hercule, fut métamorphosée eu A ymphœa. Le même nom a été appliqué à Y Abrotanum et au Cneorum tricoccum.

HLRATULA. moll. ross. Luid donne ce’nom à une Huître fossile.

HERBACÉ, HERBACÉE, bot. y. Herbe.

HERBACÉE. Herbacea. bot. ( Hydrophytes .) Genre de plantes marines établi par Slackhouse dans la deuxième édition de sa Néréide Britannique; il le compose du Fucus ligulatus de Linné, et de sa variété â fronde étroite. Cette plante appartient au genre Desmarestie. F. ce. mot.

HERBE. Herba. bot. On appelle ainsi les plantes annuelles qui, perdant leur lige ou leur feuillage en hiver, n'acquièrent jamais une certaine consistance ligneuse. Ce sont communément les Graminées et les végétaux de peu d’apparence, que le vulgaire appelle Herbes; le botaniste n'adinet cette désignation que relativement à l'organisation des plantes, qu'il dit être herbacées par opposition â ligneuses ; aussi ne s’enquiert-il pas avec l'abbé Rozier si on doit classer les Herbes par la distinction de leurs racines, ou d’après leurs usages et leurs qualités sensibles. Laissant aux jardiniers sans instruction le soin d'établir une ligne de démarcation entre ce qu’ils nomment Hérités potagères, Herbes sauvages et mauvaises Herbes, il suffira de rapporter ici que le mol Herbe est devenu spécifique en une infinité de cas. C'est ainsi que l’on a appelé, par exemple :

Herbe amère, la Tanaisie.

Herbe aux Ares, VÆnothera biennis.

Herbe a l'Araignée, le Pha/angium ramoium.

Herbe a l'Archaxboucber, le Chrysosplenium opposiii folium.

Herbe aux Aulx, le Yélar officinal.

Herbe o’Aital, la Cynoglosse officinale.

Herbe a balai, le Scoparia dulcis.

Herbe blanche, divers Gnaphales et la Diotide.

Herbe a Ble, le Saccharum impabulum de Poileau.

Herbe au boa Dieu, le Jatropha herbacea.

Herbe britannique, le Bûmes aquaticus.

Herbe aux brûlures, le Baco/ta aquatica.

Herbe a cailler, le Galium terum.

Herbe au Cancer, le Plumbago Europœa.

Herbe du carbinai., le Delphinium Consolida.

Herbe carrer, VIlyplis pectinata.

Herbe au Cerf, V Al humant ha Cervicaria.

Herbe aux Chancres, Ylleliotropiuui Europœum.

Herbe au chantre, le Yélar officinal.

Herbe au Charpentier, YAchiUea Millefolium, l'Orpin, la Joubarbe, etc.

Herbe au Cuat, le Aiepela Cataria et le Teucrium AI arum.

Herbe aux Chèvres, le Galega offlcinalis.

Herbe a chique, le Tournefortia nitida.

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Herbe a cinq cAtes, le Plantago fanceolata.

Herbe a cinq feuilles, la plupart des Potenlille*. Herbe a cloque, les Coquerels ou Alkekenges.

Herbe du Coq, le Tanacetum Balaamita, les Cocristes et les Menthes odorantes.

Herbe aux Corneilbes, le Ruacua hypogloaaum. Herbe aux cors, \e Sempervicum tectorum.

Herbe a Coton, les Filages et des Gnaphales.

Herbe au Coucou, une Lychnide, une Primevère, etc. Herbe aux coupures, l'Achillée Millefeuille.

Herbe aux Cousins, des Conizes et un Triumfeita. Herbe a couteau, des Laiches et des Graminées dont les feuilles dures sont quelquefois coupantes par leur bord.

Herbe du Cramatin, un Juaticia.

Herbe au Crapaud, un Jonc fort commun et la Buffonne.

Herbe aux Cuillers, les Cochlearias.

Herbe aux cure dents, le Daucua Fianaga, L. Herbe a Daucune, VOphiogloaaum tulgatum.

Herbe aux deniers ou aux liards, le Lyaimachia nummularia.

Herbe dorée, le&fMOfO Doria.

Herbe douce, le Pharnaceum apatulatum.

Herbe aux Dragons, l 'Arum Dracunculua.

Herbe a l'Ecbacppcre, les diverses espèces du genre Bcgonia.

Herbe aux écrouelles, le Scrophularia nodosa. Herbe a écurer, les Prèles et des Charagnes.

Herbe aux écus, le Lyaimachia nummularia. Herbe a l'Èpervier, les Hieracium.

Herbe de toute Épice, le Migella Damaacena. Herbe a l'esquinancii, VAaperula Cynanchica et le Géranium Roberlianum.

Herbe a éternuer, diverses espèces du genre Achillea, particulièrement le Ptarmica.

Herbe EToiLtE, VAaperula odoraia.

Herbe au Faucon, V Hypochœrit radical a.

Herbe du peu, le Ranunculua Lingua.

Herbe a la piEvre, la petite Centaurée, un Millepertuis, la Gratioleet divers autres végétaux.

Herbe foireuse, le Seneçon commun.

Herbe aux gencives, la Visnague.

Herbe a Gérard. VÆgopodium podagraria.

Herbe a gland, V Hedyaorum incanum.

Herbe a la glace, le Mesembryanthemum criatallinum. •

Herbe de grâce. la Rue des jardins.

Herbe du grand Prieur ou de l’Ambassadeur, le Tabac lors dé son introduction en Europe.

Herbe aux Grenouilles, le Riccia natans.

Herbe aux Gueux, la Clématite des haies.

Herbe de Guinée; diverses Graminées sont confondues sous ce nom plus particulièrement appliqué au Panicum alliseimum.

Herbe de Hallot, le Marchantia polymorpha. Herbe aux bEmorrhoides, le Ranunculua Ficaria. Herbe a l’Hirondelle, le Stellera Paaaerina.

Herbe a la houette, VAaclepiaa Syrïaca.

Herbe inguinale, VAater Amellua , L.

Herbe d'ivrogne, l’Ivraie annuelle et VAbrotanum.

Herbe a jaunir, le Reaeda tinctoria.

Herbe aux jointures, YEphedra dialicha.

Herbe judaïque, le Scutellaria galericulala et une Pariétaire.

Herbe de Judée, la Douce-Amère.

Herbe Julienne, une Sariette et VAchülea Agératum.

Herbe a Jean Renaud. F. Caa-Cica.

Herbe aux Ladres, la Véronique officinale.

Herbe du Lagui (Gouan), le Myrte commun en Languedoc.

Herbe au lait, la plupart des Euphorbes, et la Glauce maritime dont on prétend que l'usage donne du lait aux nourrices.

Herbe aux Loups, VAconitum tycoc/onum.

Herbe aux Lunettes, la Lunaire et les Biscutelles.

Herbe a Madame, l'^eratim Conyxoidca.

Herbe aux Magiciens et aux Magiciennes, la Slramoine ordinaire et le Circœa luletiana.

Herbe aux Malingres, le Bidenl aquatique.

Herbe aux mamelles, la Lampsane commune.

Herbe a la Manne, le Featuca fiuilans.

Herbe Masclou, les Herniaires.

Herbe au Mastic, une Sariette et un Clinopode.

Herbe aux Mecbes, le Phlomya Lychnitia.

Herbe de merveille, l’Amaranthe tricolore.

Herbe aux Mittes, diverses espèces du genre Ferbaacum .

Herbe more , le Solanum ntgrum, le Reaeda lutea et le Boaea Yertamora.

Herbe aux Mouches, la Conyze vulgaire.

Herbe au Mouton, le Partlienium Hyalerophorua.

Herbe des murailles, la Pariétaire commuue.

Herbe musquée ou du musc, l’ Jfibiacua Abelmoachua , VAdoxa Moachatellina et V E radium moachatum.

Herbe de None, la Pariétaire officinale.

Herbe de Notre-Dame, la Pariétaire , la Campanule gantelée et la Cynoglosse.

Herbe aux Oies, le Polentilla anaerina.

Herbe aux panaris, les espèces du genre Paroqychia.

Herbe a panier, aux Colonies les diverses espèces du genre Uréna.

Herbe ou Thé du Paraguay. Aug. Saint-Hilaire, dans ses Plantes usuelles des Brasiliens, a démontré que celle plante était une espèce tYllex.

Herbe de pardon, le Medicago marilima.

Herbe a Paris, le Paria quadrifolia.

Herbe au pauvre Homme, la Gratiole officinale.'

Herbe aur Perles, le Grémil officinal.

Herbe au Perroquet, Y Amaranlhus tricolor .

Herbe aux piqires, YHyjtericutn perforatum.

Herbe a pisser, le Pyrola umbeUaia.

Herbe a la pituite ou aux Poux, la Slaphisaigre.

Herbe a Plomb, le Lanlana aculeata.

Herbe agx Poui.es, le Grémil officinal.

Herbe aux poumons, l'Épervière commune, le Sticta pulmonaria et le Marchantia polymorpha.

Herbe a la Puce ou aux Puces, te Jihua Toxicodendrum et le Plantago Payllium.

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Herbe aux Punaises, Y Eriger on graceolens H la Bardane.

Herbe a Robert, le Géranium Roberlianum.

Herbe de Reçusse , le Scoparin dutcis et VAbrus prteatorius.

Herbe de la reine, la Nicotiane lors de son introduction en Europe, parce que Catherine de Médicis, reine alors, prenait beaucoup de tabac.

Herbe a la rose, la Scolopendre officinale et le Lamium maculatum.

Herbe a la rosée, les espèces du genre D rotera.

Herbe rouge, le Melampyrum arcente.

Herbe royale, l’Aurone.

Herbe saisie, le Melitis Melissophyllum.

Herbe oe Sairt-Artoire, YEpilobium angutti folium, et, selon quelques-uns, le Plumbago Europœa.

Herbe Sairt-Benoist, le Betonica officinale.

Herbe Saint-Christophe, YActœa spicata.

Herbe Saint-Fiacre, Y licliotropium Enropœum.

Herbe Saint-Jean, l’Armoise, I eSedum Tkelephium, le Millepertuis perforé et autres plantes qui fleurissent principalement vers le solstice d’été.

Herbe de Sairt-Paul et de Sairt-Piebre, la Primevère.

Herbe de Saint Philippe, le Pastel, Isatis tinctoria.

Herbe or. Saint-Rocs, Ylnula pulicaris.

Herbe de Sainte-Barbe, Y Erysimum Barbarea.

Herbe de Sairte-Catherire, Y Impatiens Noli-tan-

gere.

Herbe de Sairte-Curêgorde, VEupatorium cannabinum.

Herbe Sairte-Rose, la Pivoine officinale.

Herbe sans couture, YOphioglossum r ulgatum.

Herbe sardonique, le Rununculus sceleratus.

Herbe sarrazire, YAchillea Ptarmica.

Heube au scorbut, le Cochlearia.

Herbe aux sept têtes ou a sept tiges, le Statice Armer ia.

Herbe a Sirpert, le Cynanchum parviflorum , le Botrychium cicutarium et le Dorstcnia brasilien-

sis.

Herbe du SiEgb, le Scrophularia aquatica .

Herbe aux Tarreors, le Coriaria myrthi folia.

Herbe a la Taupe, le Datura Stramonium.

Herbe ad Taureau, l’ürobanche.

Herbe aux Teignes, le Rumex acu/uset YEuphorbia Chamœsyce.

Herbe aux Teigneux. le Tussilago Petasites.

Herbe aux Teirturiers, 1 eGeuista tinctoria.

Herbe a Tortue et a Marati, les Cives et les Varecs aux Antilles.

Herbe aux trachées, diverses Campanules, entre autres le Campannla J’rachclium.

Herbe de la Trinité, l'Anémone Hépatique, parce qu’elle a ses feuilles trilobées et qu’elle produit des variétés de trois couleurs, savoir : à fleurs blanches, à fleurs bleues et à fleurs rouges.

Herbe triste, la Delle-de-ISuit ou Nyctage.

Herbe a Vache, le Trèfle cultivé.

Herbe aux Varices, le Serralula arrensis, L.

Herbe au vert, l’Anémone Pulsatille.

Hf.rbe aux Verrues, l’Héliotrope d’Europe.

Herbe aux Vers, la Tanaisie.

Herbe-Vierge, la Persicaire commune et le Marrube vulgaire.

Herbe vineuse. l'Ambroisie maritime.

Herbe au violet, la Bryone et la Douce-Amère.

Herbe aux Vipères, YEchium culgare .

Herbe aux Voituriers, YAchillea Millefolium elle Mélilot.

Herbes vulnéraires. V. Falltranck, etc.

HERBEY. ois. Synonyme de Lagopède. E. Tétras.

HERBICIDE, fferbichia . bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides . institué parle professeur Zawadsky, pour une plante de l’Europe centrale. découverte par le professeur Uerbich etqu’il avait placée provisoirement dans le geure Seneçon, sous le nom de Senecio carpathicus. Les caractères assignés au nouveau genre sont : involucre campanule, accompagné de bractées; écailles linéaires, colorées au sommet ; réceptacle nu ; semence oblongue; aigrette composée de poils rugueux. La seule espèce connue a été nommée Herbichia abrotanifolia. Celte plante ressemble beaucoup A Y Arnica montana ; elle parait assez répandue dans les Carpalhes centrales, ainsi que dans les hautes montagnes de la Hongrie. La fleur parait êlre solitaire.

HERBICOLES. Hcrbicolœ. ins. Division des Coléoptères hétéromères, établie par Lalreillc. et qui renfermait les familles des Taxicornes et des Sténélylres, et la tribu des Pyrochroïdes. E. ces mots.

HERBIER. Herbarium, Hortus siccus. bot. On donne ce nom à une collection de plantes desséchées et placées dans des feuilles de papier, et qu’on conserve ainsi pour l’élude de la botanique. Quelques auteurs ont également nommé ainsi des ouvrages contenant la description et les figures de plantes d’un pays; tel est, par exemple, YHerbarium Amboinense de Ruroph, etc. La nécessité des Herbiers naturels est aujourd'hui sentie par tous ceux qui cultivent la botanique. Quelque parfaites que soient des descriptions, quelqu'exacles que puissent être des figures, elles ne peuvent jamais donner une idée aussi complète des objets qu’elles représentent que la vue même de ces objets. Or, comme le nombre de végétaux connus et décrits aujourd'hui est immense, que ces végétaux croissent dans des régions très-éloignées les unes des autres et qu'il est impossible de les réunir tous vivants dans le même lieu, il est indispensable de les conserver d'une manière quelconque, afin de pouvoir les soumettre à l’analyse, dans tous les temps et en tous lienx. On peut conserver les plantes de deux manières : 1® dans une liqueur, telle que l’eau-de-vie, le rhum ou tout autre liquide alcoolique, et même dans l'eau salée ; 3° dans les feuilles de papier, après les avoir comprimées et desséchées convenablement. Le premier de ces procédés est trop dispendieux, et lesobjetsainsi conservés occupent trop de place. Cependant on doit le mettre en usage pour la conservation des fruits charnus trop gros et trop succulents pour pouvoir se dessécher sans altération, et pour certaines fleurs dont les parties sont charnues et trop faciles à écraser par la compression. De ce nombre sont surtout les fleurs des

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Orchidées, des Nusacées, des Araomées e( de plusieurs autres familles de plantes Monocotylédonées.

Il y a plusieurs précautions à prendre lorsque l'on desséche des plantes pour les faire entrer dans un Herbier. 1° Il faut, autant que possible . choisir des échantillons complets, c'est-à-dire munis de feuilles, de fleurs et de fruits. Pour cela, il sera quelquefois nécessaire de dessécher plusieurs échantillons différents de la même plante; savoir, quand elle est en fleurs et quand ses fruits sont parvenus à leur maturité,. 2° Quand la plante est une Herbe annuelle ou vivace, il faut, autant que cela est possible, la dessécher tout entière, afin d'avoir ainsi l'idée de sa grandeur et de son port. Il est nécessaire aussi, surtout dans les espèces vivaces, de ne pas négliger de prendre les feuilles radicales, qui offrent fréquemment des caractères propres à distinguer l’espèce. 3° Lorsqu'on veut rouserver des échantillons d’une plante ligneuse, d'un arbre ou d'un arbrisseau, il faut choisir des rameaux de la grandeur et du format de son Herbier, et surtout avec les fleurs et les fruits , quand ces derniers sont de nature à pouvoir être conservés de celle manière. 4* Chaque échantillon doit être accompagné d'une étiquette en papier blanc, sur laquelle on inscrit le nom de l’espèce, l'auteur qui l'a nommée et l'ouvrage où elle est décrite et figurée; la patrie de la plante, la localité où elle a été récoltée; l'époque de l'année où elle fleurit et où elle fructifie; si c'est une plante cultivée, il faut noter soigneusement celte circonstance et indiquer le jardin où elle a été recueillie. Il sera bon également d'inscrire sur l’étiquette la couleur des fleurs et des diverses parties qui les composent, en un mol, tous les caractères que la compression et la dessiccation peuvent altérer. Lorsque l'on reçoit des plantes toutes desséchées, il faut noter soigneusement sur l'étiquette le nom de la personne dont on les a reçues. Cette précaution devient tout à fait indispensable, quand on reçoit des plantes d'un auteur qui en a donné la description. Ces échantillons deviennent alors authentiques et peuvent être, en qnelque sorte, considérés comme les véritables types -de l'espèce. Lorsqu'on en a fait connaître une ou plusieurs espèces nouvelles, il faut avoir soin d’indiquer dans son Herbier quels sont les échantillons d'après lesquels les descriptions ou les phrases ont été faites. De^iqémc , celui qui publie la Flore d'un pays quelconque doit conserver à part un Herbier composé seulement des échantillons originaux, afin que, dans tous les temps, on puisse recourir facilement aux types d'après lesquels les diverses espèces ont été établies. C'est ainsi que certains Herbiers acquièrent une grande valeur aux yeux des botanistes; tels sont l’Herbier de Gaspard Bauhin, conservé à Bâle; celui de Tournefort, qui fait partie des magnifiques collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris; celui de Linné, que possède Smith en Angleterre, étc.— L'ordre à suivre dans la classification d'un Herbier est une chose assez indifférente en ellemême. Ainsi l'on peut choisir tel ou tel système. Quand on n’.a de plantes que celles d'un pays, il faut, en général, préférer la classification adoptée dans la meilleure Flore de ce pays. Ainsi, celui qui ne forme qu’un Herbier des plantes françaises devra adopter l’ordre des

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I familles naturelles d'après lequel sont décrites les espèces dans la Flore de Lamarck et de De Candolle, etc. — Lorsque l'on a plusieurs échantillons d'une même espèce provenant de localités différentes, il faut les séparer les uns des autres et leur mettre à chacun une étiquette particulière; car fréquemment une même espèce présente des différences notables , suivant les localités où elle a été recueillie, et qui quelquefois ont engagé certains botanistes ù en faire des espèces distinctes. On ne doit pas non plus négliger les diverses variétés, et surtout les monstruosités dont l'étude réfléchie et comparative peut jeter un si grand jour sur quelques points encore obscurs de l'organisation végétale.— On a proposé divers moyens pour préserver les Herbiers des dégâts qu'y exercent trop souvent les insectes. 1° 11 faut que l’Herbier soit placé dans des boites de bois hermétiquement fermées, ou que chaque paquet soit étroitement pressé entre deux feuilles de carton réunies avec des courroies ou des cordons. 2° Éviter, autant que possible, de faire du feu dans la pièce où sont déposées les plantes. Cette pièce doit néanmoins être bien sèche et à l'abri de toute humidité. 3° Ne jamais placer daus l'Herbier des plantes trop récemment desséchées, parce qu'elles renferment souvent des larves qui se développent plus tard et qui attaquent impitoyablement toutes les plantes d'un même paquet. Malgré ces précautions, il est certaines familles dont les espèces sont presque constamment attaquées par les insectes, telles sont les Orabcllifères, les Composées, les Crucifères, les Euphorbes, etc. Le seul moyen de garantir efficacement et sûrement ces plantes de toute attaque, c'est de les tremper dans une dissolution alcoolique de sublimé corrosif, qui, sans en altérer aucunement les couleurs . les préserve à jamais des dégâts des ennemis de la botanique. C'est par ce procédé que Smith a conservé parfaitement intact l'inappréciable Herbier de Linné. — Quelques botanistes sont dans l'habitude de coller chaque échantillon sur un carré de papier blanc. Ce procédé était surtout mis en usage par les botanistes anciens. Mais aujourd'hui on l'a généralement abandonné. En effet, outre que la colle attire les insectes, un échantillon ainsi fixé ne peut plus être analysé et perd ainsi une grande partie de son utilité. Il vaut beaucoup mieux fixer chaque échantillon avec de petites bandes de papier et des camions. Far là on évite que les échantillons se déplacent ou se confondent, et l'on conserve la facilité de pouvoir les étudier et les analyser en les dégageant des petites épingles qui les retiennent en place. Cependant, pour les très-petites plantes, telles que les Mousses, les Algues, etc., il est presque toujours nécessaire de les coller, afin d'éviter la confusion des échantillons. On devra pour cela employer de préférence la gomme arabique à laquelle on peut mélanger une petite quantité de sublimé corrosif.

L'usage du sublimé corrosif ayant de très -grands inconvénients, et la gomme, par sa nature, n'attirant pas les insectes, lorsqu'on se décide à coller les échantillons de l'Herbier, un quart de sucre dissout dans trois quart* de gomme est préférable, et empêchant celle-ci de se briser et de laisser détacher la plante tout à coup, peut cependant aider à la détacher en un cas de né-

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cessité absolue. Nous avons remarqué même que des plantes sèches, fixées dans morbier avec la gomme se conservent mieux que celles qui sont libres et vaganles dans des feuilles où rien ne les retient. Les collections, ainsi collées, ont ce grand avantage que les paquets en sont plus égaux, qu'on peut les confier aux naturalistes qui se livrent au travail des monographies. La superbe collection cryptogamique des Vosges, qui prouve tant d'activité, de goût et de science chez Mongeot, naturaliste des Vosges, est le meilleur argument qu’on puisse donner en faveur des collections où les objets sont définitivement fixés. Quoi qu'il en soit, il est quelques procédés nécessaires à connaître pour les botanistes qui, ne se bornant pas à dessécher des plantes à fleurs apparentes, veulent s’occuper de Cryptogames et d’Ilydrophyles. Outre que ces collections sont les plus élégantes et les véritables ornements de l'Herbier, quand les échantillons en sont bien préparés, on peut les observer en tout temps, parce que, dans l’état de dessiccation, ils offrent encore des caractères microscopiques excellents. Pour certains Champignons, il suffit de les laisser premièrement se flétrir, soit au soleil, soiLdans un appartement chauffé ; on les pressera d'abord légèrement et de plus en plus, ayant soin de n'en pas laisser coller les parties au moyen de morceaux de papier passés entre elles. Avant la dessiccation complète, on peut les laisser tremper quelques heures dans une infusion alcoolique de Quassia a inara et achever ensuite leur préparation entre du papier gris, qu’on change souvent. De cette façon, l’on parvient à réunir la plus élégante suite d’échantillons reconnaissables de Clavaires, dUydnes, de Pezizes, de Mérules, de Phallus , de Téléphores, de Bolets, etc., même d’Agarics. Pour les Fucacées, il suffit en voyage de les recueillir en masses , de les laver dans de l'eau douce à plusieurs eaux et de les laisser ensuite sécher à l'ombre. On en formera ainsi des caisses bien fermées qui, mises à l’abri de l'humidité, préserveront les objets.de toute altération. Plusieurs années après, on pourra, en remouillant les Fucacées, leur rendre leur flexibilité et les préparer chez soi par les procédés ordinaires. Les Confervées, les Céramiaires, plusieurs Floridées brillantes, qui adhèrent aux corps entre lesquels ces plantes se dessèchent, doivent être préparées sur-le-champ. On en choisit les plus beaux échantillons qu'on place dans une cuvette remplie d'eau, au fond de laquelle on a mis un carré de papier collé, un peu fort, le plus beau possible , tel que du vélin ou du papier de Hollande; à l’aide d'un corps pointu quelconque, on débrouille les filaments ou les raraules de la plante qui prennent dans le liquide leur port élégant; on retire le liquide à l'aide d'une petite seringue, en évitant de déterminer des courants qui altéreraient le port qu’on tient à conserver. La plante s'applique ainsi naturellement sur le papier qu’on a soin de ne pas laisser racornir, dont on absorbe l’humidité avec d’autre papier non collé et buvant ; mettant ensuite les échantillons légèrement à la presse, on obtient en peu d'heures les matériaux d’un Herbier charmant. Il sera bon de préparer aussi quelques échantillons sur du talc, ou sur de petites lames de verre, afin qu’on puisse les examiner en tout temps au

microscope. Avec des précautions, il n’est pas de végétal qu'on ne puisse préparer de manière à ce qu'il demeure reconnaissable dans une collection. Autant qu'il est possible, les échantillons de chaque plante doivent être accompagnés d'une note qui établisse le plus minutieusement possible quelle fut sa patrie. Depuis qu'on s'occupe de géographie botanique sous un point de vue philosophique, il est des naturalistes, qui font peu de cas d’une plante dont ils ignorent Vhabitat. On doit aussi avoir grand soin de conserver en Herbier les étiquettes autographes des auteurs, quand c’est d'eux qu’on lient un échantillon. C’est ainsi que plusieurs collections ont acquis la plus grande valeur.

Comme rien de ce qui peut économiser l'emploi du temps ne doit être dédaigné par les savants qui en connaissent bien le prix, et comme la préparation des échantillons de plantes dont se compose un Herbier entre dans les travaux les plus essentiels des botanistes, Bory de $‘-Vincenl, ne pouvant faire plus, a cru rendre à ceux-ci un service important eu leur faisant connaître le nouvel appareil inventé par Lecoq , et qui réunit tous les moyens de faciliter considérablement la dessiccation des végétaux. Cet appareil, appelé Coquette, du nom de son auteur, a été représenté dans les Annales des Sciences naturelles (M° de décembre 1834, pl. 33).

IIEUBI VORKS. zool. Ce nom désigne collectivement les animaux qui, ne se nourrissant point de chair ou de la substance d'autres animaux, ne vivent que de plantes. Virey les appelle paisibles, et antiques pythagoriciens de la nature. Les naturalistes n'ont ni adopté cette nomenclature, ni fait des Herbivores une division particulière et systématique, comme ils l'ont fait pour les Carnassiers, si ce n'estdans les insectes, E. Phytophages.

HERBORISATIONS. Excursiones botanicœ. bot. La contemplation de l'immense tableau de la nature a toujours inspiré aux botanistes cette passion pour l’élude, sans laquelle la science des végétaux n'aurait fait que des progrès lents et très- bornés. Ils pouvaient, à la vérité, trouver sans peine les sichesses végétales de plusieurs pays accumulées dans les jardins où leur disposition méthodique en fait saisir facilement les différences, mais ils n’y rencontraient presque jamais l'état vrai et naturel des plantes que la campagne seule leur offrait avec prodigalité. Après avoir éprouvé en premier lieu le besoin de connaître ce qui nous environne, on veut en avoir la propriété, et ce n'est pas un seul individu cultivé avec précaution, dans un jardin public, qui pourrait satisfaire l'ambition de tous ceux dont le but est non-seulement d’observer les plantes vivantes, mais encore de les conserver mortes pour les observer de nouveau. Cette ardeur de voir la nature vivante et d'en posséder les trésors a donné lieu aux Herborisations ou ù ces assemblées de botanistes qui, à certaines époques de l'année, parcourent les campagnes pour trouver, étudier et recueillir les plantes sauvages. Dans ces réunions, les observations particulières se communiquent rapidement, les applications des principes expliqués dans les leçons des professeurs viennent à chaque instant s'offrir aux élèves et les rendent alors capables de porter un jugement, sans adopter de confiance tout ce qui leur a été développé. Les Herborisa-

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lions, en un mot, sont à la botanique ce que les dissections sont à l'anatomie comparée, cequc les expériences sont à la physique et à la chimie.

Le célèbre Linné, toujours exact, toujours classique, a voulu, dans sa Philosophie botanique, soumettre à des lois fixes les Herborisations. Il a prescrit, en quelque sorte, aux botanistes (car c’était leur prescrire que de faire connaître quel était son usage habituel), il leur a prescrit de s'affubler d’une certaine manière, de se pourvoir d’instruments et de livres, d'herboriser régulièrement en des saisons et à des heures déterminées, d’établir des lois contre les paresseux, les déserteurs et les absents, de régler les heures des repas, de ne point dépasser les limites assignées, de collecter tous les objets d’histoire naturelle, enfin de joindre à chaque Herborisation une démonstration faite par le professeur. La plupart de ces préceptes, n'ayant aucune importance, ont été généralement négligés; chacun a pris, pour herboriser, le vêtement qui lui convenait le mieux, et jamais l'on ne s'est astreint rigoureusement à d’autres règlements que ceux qui ont été sanctionnés par un long usage et auxquels on s'est soumis très-volontairement. Mais on a eu grand tort de supprimer, dans les Herborisations publiques, la démonstration ordonnée par Linné. L'ne leçon semblable offrirait cet avantage remarquable que les objets de la nature se fixeraient mieux dans l'esprit, et qu’une foule d'exemples viendraient éclaircir les définitions. La démonstration des plantes recueillies par la société des personnes qui herborisent est donc une chose extrêmement utile.

Lorsqu'on habite une contrée où plusieurs stations sont bien caractérisées, où. par exemple, il y a des forêts, des marais et surtout de hautes montagnes, il faut disposer son plan d'après la nature du terrain que l'on doit parcourir; il ne faut pas s’amuser aux espèces de la plaine, si l'on peut gravir des rochers escarpés; on doit se munir des provisions nécessaires pour n’avoir à s'occuper que des plantes, objets des recherches, et avant de s’engager dans des localités dangereuses, il faut bien connaître la topographie du pays. Ces conseils ne sauraient être trop répétés; il y a trop d’exemples où l’ardeur de la botanique a été aussi fatale que celle de la chasse et des autres violents exercices. Quoique les précipices soient souvent bordés des fleurs les plus brillantes et les plus rares, il faut bien se garder de risquer sa vie ou tout au moins sa santé pour les recueillir; les résultats doivent avoir une importance proportionnée aux risques que l'on court, et ce serait une folie de prétendre qu’une espèce, si rare qu'elle soit , vaille la peine de s'estropier. Les excursions dont la durée se prolonge pendant plusieurs jours, sont de petits voyages où il est nécessaire de se munir de beaucoup plus d'objets que pour les courses qui peuvent s'accomplir entre le lever et le coucher du soleil. Si l’on se propose de parcourir des montagnes, on doit emporter avec soi : 1° une boite ordinairement de fer-blanc ( f'asculum Dillenianum , L.), de la grandeur la plus considérable; 2® de plusieurs Coquettes remplies de papier gris (y. au mot Herbier); 3® d’un petit cahier de papier gris relié pour y mettre à l’in-

stant même les plantes délicates; 4° d’un couteau trèsfort ou d'un sécateur propre à amputer facilement les | branches d’arbres, et d’une sorte de bêche pour arra- | cher les racines; 5® d'une loupe à plusieurs lentilles et ! d'un canif pour disséquer les organes floraux;0° de | papier et crayons à dessiner; 7® d'un baromètre pour mesurer les hauteurs des localités. Ces effets sont suffisants lorsqu'on entreprend un voyage de quelques jours dans les contrées comme la Suisse, les Pyrénées, où les sites varient à tout instant. Quelques-uns deviennent ! superflus lorsqu'on parcourt des régions topographi- ■ quement différentes de ces dernières; tel est le baro- I mètre pour les pays qui ne sont pas monlucux; mais il ! serait convenable alors de le remplacer par d'autres instruments destinés à des observations qui puissent intéresser la physique végétale, comme le thermomètre ; ou l’hygromètre.

Les Herborisations publiques n'ont ordinairement lieu ! que dans la belle saison, et l'on choisit toujours le temps le plus serein et le plus sec ; ce sommeil des botanistes, pendant la saison rigoureuse, explique pourquoi la cryp- I logamie est généralement très-ignorée. Les plantes cryptogames des familles inférieures ne se développent et ne fructifient, en général, que pendant l'biver. Les Lichens sont seulement susceptibles de se détacher des rochers lorsqu'une atmosphère humide a ramolli leur (issu coriace ; de sorte que ces végétaux deviennent le partage exclusif de ceux qui ont le courage de faire des Herborisations hibernales. Dans les Herborisations estivales, le choix des moments de la saison pour visiter certaines localités n'est pas indifférent. Les. endroits arénacés se couvrent dès le printemps de fleurs que la chaleur des sables fait éclore; quelquefois ces localités offrent en même temps des marais ou des forêts dont les productions sont plus tardives. Il convient donc de visiter ces lieux à plusieurs reprises, enévilant les intervalles pendant lesquels ils sont frappés de stérilité. Ainsi, la forêt de Fontainebleau, si chérie des naturalistes parisiens, doit recevoir leurs visites aux mois de mai, de juillet et de septembre ou d'octobre. ll n’est pas aussi nécessaire de saisir les instants propices lorsqu'il s'agit de parcourir les hautes chaînes de montagnes. La belle saison y est resserrée dans les limites d’un court espace de temps; mais pendant toute cette saison, les mêmes plantes naissent en abondance à mesure que la neige disparait des déclivités. Le printemps se montre avec sa fraîcheur près des sommités, l’été couvre de fleurs les flancs de la même montagne, qui , à sa base, offre souvent, dans ses productions végétales, la vieillesse de l'automne. Si donc on veut herboriser sur des montagnes peu élevées, il est nécessaire de le faire de très-bonne heure avant que la grande chaleur n'ait gagné les points culminants; les montagnes du second ordre seront parcourues jusque vers la fin d'août; enfin, dans les chaînes couvertes de neiges perpétuelles, le temps de les visiter peut être prolongé jusqu'au moment où la nature est partout ailleurs expirante ou épuisée.

HERBST1UM. csist. Leach a désigné sous ce nom, un genre de Crustacés qui correspond à celui de Gébie.

HERBUE, ■in. r. Erbue.

HEBDULA et UERBULIM. bot. Ces noms, qui sonl des diminutifs d 'Herba, désignaient chez quelques auteurs, avant la régularisation de la nomenclature scientifique, diverses plantes, telles que des Bysses, des Mousses, et jusqu'au Seneçon. Ils doivent aujourd'hui être bannis de l'histoire naturelle.

UERCLAN. ois. Synonyme vulgaire de Tadorne, P". Canard.

HERCOLE. Hercoles. moll. Monlfort, dans sa Conchyliologie systématique, a proposé ce genre pour une petite Coquille figurée , mais non décrite par Soldant , Test, microscop., lab. 18, a. Celte Coquille blanche et irisée est placée par Monlfort près des Planorhes ; ce pourrait être un petit Trochus, mais on est dans l'indécision à son égard, car pn ignore si elle est cloisonnée; elle est mince, discoïde, à spire non saillante à la cir- | conférence, et à carène armée de pointes; l'ouverture est triangulaire et non modifiée par le dernier tour. Celte Coquille, que Denis Monlfort nomme Hercoles radicans, est grande d’une ligne environ. On la trouve sur les eûtes de Toscane et dans l'Adriatique.

HERCULE. IBS. Nom spécifique d'un très grand Coléoptère du genre Scarabée. V. Ce mot.

HERCTNE. Hercyna. ins. Palpes inférieures aussi longues que la télé, épaisses et velues, sans articles distincts; antennes simples; trompe longue; corselet robuste ; abdomen ne dépassant pas les ailes inférieures lorsqu'elles sont étendues; angle supérieur des premières ailes, qui sonl visiblement plus épaisses que les autres, plus ou moins arrondi. Le P. Manualis, Lin., est le type de ce genre.

HKRDEHIE. Herderia. bot. Genre de la- famille des Synautbérées, tribu des Yernoniacécs, établi par Cassini pour une plante observée au Sénégal. Caractères : capitule dépourvu de couronne et inultiflorc; iuvolucre irrégulier, composé de deux rangées d'écailies oblongues, inégales et foliacées : les extérieures étalées, subpétiolécs et lancéolées; les intérieures égales, libres supérieurement, dressées, appliquées, oblongues, subfoliacées; réceptacle plan, nu; akènes amincis de haut en bas , trigones ou irrégulièrement lélragoncs , glabres, presque lisses; aréole apicilairq, offrant en dedans de l'aigrette, un rebord saillant, calleux, annulaire, cupuliforme, qui supportait la base de la corolle; aigrette persislaule, composée de plusieurs squamme Mules unisériées, ordinairement libres, inégales et dissemblables: les unes plus courtes, plus larges, palléiformes, oblongues, frangées sur les bords; corolle parsemée de glandes, ayant la base élargie horizontalement et la partie supérieure divisée en cinq lanières; style et stigmalophores rameux et velus. L'Herdérie tronquée, Herderia tfuncala , Cass., esl une plante herbacée , plus ou moins rampante , ik branches longues, probablement couchées sur la terre, souvent enracinées çà et là, cylindriques, striées, pubescenles, entièrement garnies de feuilles alternes, obovales, cunéiformes glanduleuses, glabriusoules, entières sur les bords, à sommet large, comme tronqué, formant trois crénelures; capitules solitaires.

HERDÊR1TE. ma. Substance transparente, d’un blanc i

■ jaunâtre ou verdâtre, avec éclat vitreux; cristallisant en prisme rlioroboidal, modifié sur l'aréte, obtus et terminé par une pyramide à quatre faces; d'une pesanteur spécifique de 2,98. Elle raye la Chaux carbonate*-; elle esl très-fragile. Ou trouve celle substance aux mine* d'Élain d'Ebrenfrieusdorf, en Saxe, i UEREIS.ois. y. Harkis.

! HER1ADE. Heriades. ms. Genre de l'ordre des Hymé | noptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Meiliféres, tribu des Apiaires, établi par Max. Spinola , aux dépens du genre Mégacbile de Latreille, et ayant pour caractères essentiels : troisième article des palpes labiales inséré obliquement sur le côté extérieur du second cl près de son sommet, celui-ci beaucoup plus long que le premier ; palpes maxillaires très-petites, de deux articles dont le dernier presque conique.

Les Hériades se distinguent des Mégaclüles par la forme cyliudrique de leur corps, et quelques-unes même, d’après le port extérieur, ont été mises avec les Ilylées; elles ont un labre en forme de parallélogramme, des mandibules fortes, présentant peu de différence dans les deux sexes, ce qui les distingue des Cliéloslomes (P. ce mol) qui en différent encore par d'autres caractères tirés des palpes. Les Cbéloslooies et les Uériades forment, dans la Monographie des Abeilles d'Angleterre de kirby, la division ** C. 2, y, de son genre A/jîs proprement dit; ces insectes font leur nid dans le tronc des vieux arbres. La principale espèce et celle qui sert de type à ce genre est :

Hêri&db dls troncs. Heriades Iruncorum, Spin., Ins. Ligust ., fasc. 2, p. 9, Lalr.. tien. Cruel, et In$.y t. iv, p. 160; Anthu/ hora Iruncorum, Fabr.; Megachile campanularuM , MegachUe Iruncorum, Lalr.; Api» campanularum, Apis Iruncorum , Kirby, etc. Son corps esl long d'environ trois lignes et demie, cylindrique, noir, lyisaul, très- ponctué, avec un duvet blanchâtre sur quelques parties, formant aux bords postérieur et supérieur des cinq premiers anneaux de l'abdomen, une raie Ira ns verse de celte couleur; le premier de ces anneaux offre une excavation dont le bord supérieur est aigu en manière de carène transverse; le dessous de l'abdomen esl couvert d'une brosse soyeuse d'un cendré un peu roussâlrc ; le dessous des mandibules présente une petite ligne élevée; elles sont terminées par deux dents aiguës; les ailes soûl obscures; l'extrémité de l'abdomen du mâle est courbée en dessous. comme dans tous les individus de même sexe et du genre des Cltéloslomes; le dernier anneau a, de chaque côté et eu dessus, UBe impression trausyerse. Cette espèce se trouve en France. L'Uériadc sinuée de Spinola n'en est peut-être qu'une variété.

HER1C1UM. bot. (C’/iamptynoMs.jPersaonavailfonné d'abord sous ce nom, un genre qui n'est plus pour luiméme qu'une section de son Hydnum. Nées d'Esembéeck continue â l'admettre pour les espèces en massue ou qui sonl rameuses.

UER1NA6EUS ou ER1NACEUS. V . Hérisson.

11E RI ONE. Herion. moll. Genre de Folyihalarnes , établi par Monlfort (Conchyl. Syst., I. i, p. 230) pour une petite Coquille carénée et armée de sept épine» plus ou moins longues dans son pourtour; elle a l'as-

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