CAR
et augmenté de plusieurs espèces par Kuntli qui l'a ainsi caractérisé (in Humb. et Bonpt. Aor. tien, et Spec.j ii, p. 31 1 ) : calice tubuleux, à cinq dent* ou à cinq segments et bilabié; corolle beaucoup plus grande que le calice, tubuleuse, dont la gorge est velue, le limbe à deux lèvres : la supérieure échancrée. l'inférieure triflde , et les lobes presque égaux; les quatre étamines écartées. Ce genre se compose de plantes toutes indigènes du Pérou et de la république Colombienne. Ce sont des arbrisseaux très rameux, et répandant une odeur fort pénétrante. Leurs feuilles sont entières; ils portent des fleurs- incarnates on jaunes, axillaires, solitaires, rarement verticillées ou réunies deux et trois k la fois sur le même pédoncule.
Aux cinq espèces décrites dans la Flore du Pérou, Kuntb (/oc. et/.) en a ajouté dix nouvelles; quelques autres encore ont été découvertes plus récemment; parmi ces dernières nous citerons les suivantes : Gardoqdii de GiLLits, Gardoquia Gilliesii, Grah.,/n Ettinb. phil. journ.j 1851 ; Botan. regist., W12. Gardoquia Chilensis , Bcnth.. in Hook. etc . Am. Beech. ray., 58. C'est une petite plante de serre chaude, dont les tiges ne s'élèvent guère au delà de six à huit pouces; elles sont sous-ligneuses, presque herbacées, à rameaux divariqués et pubescenls, garnis de feuilles oblongueslinéaires ou un peu en coin, obtuses, très-entières, rétrécies à leur base, planes, longues de cinq à six lignes, d'un vert brillant en dessus, un peu jaunâtres en dessous. Les fleurs sont axillaires; le calice est* tubuleux, strié ou nervuré, accompagné de feuilles florales, semblables à des bractées beaucoup plus courtes que lui ; son sommet est divisé en plusieurs dents petites, lanceato-subulées, presque égales; le tube de la corolle est long, un peu courbé, renflé vers l'orifice, d'un pourpre bleuâtre; le limbe est partagé en deux lèvres: la supérieure droite, presque plane, échancrée; l'inférieure un peu réfléchie, trilobée, avec le lobe intermédiaire plus large. Du Chili.
Gardoqcie de Hooker. Gardoquia Hookeri, Lind., Bot. regist., 1747. Sa lige est ligneuse, très-glabre, garnie, de même que ses rameaux, de feuilles assez petites, entières, ovales, rétrécies vers leur base, en une sorte de pétiole peu allongé, d'un vert obscur en dessus, un peu plus clair en dessous. Les fleurs sont ordinairement solitaires, rarement au nombre de deux ou trois, sur un pédoncule très-court et cylindrique. Le calice est tubuleux, divisé en deux lèvres dont la supérieure à trois dents et l’inférieure, plus longue, à deux dents seulement : on remarque sur le tube treize nervure* qui en strient la longueur. La corolle est d'une belle couleur d'orange foncée; elle est beaucoup plus grande que le calice, tubuleuse, velue à l'intérieur de ta gorge, avec son limbe partagé en deux lèvres, dont la supérieure échancrée. l’inférieure à trois lobes presque égaux.
GARGANON. bot. Synonyme de Pirnpinella Saxifrnga.
GARGILL1E. Gargiltia. bot. Robert Brown a créé ce genre de la famille des Ébénacées de Jussieu. Octandrie Monogynie, L., qu’il a consacré à la mémoire de James Cargill, savant physicien d'Aberdeen, et
contemporain de Gaspar Bauhin. dont il a enrichi le Pinax d’une multitude de descriptions des Algues de F Écosse. Les caractères du genre nouveau sont : fleurs polygones; calice semi-quadrifide; corolle divisée en quatre lobes. Les fleurs mâles ont les étamines insérées à la base de la corolle, réunies deux par deux, au nombre de huit. Les fleurs femelles ont l’ovaire à quatre loges dispermes ; il se transforme en une baie globuleuse. On ne connaît encore que deux espèces de Gargillies; elles sont originaires de la Nouvelle-Hollande.
Garcillie australe. Gargiltia australis, Brown, Prodr. Nowe-Holl., 327; Spreng., Syst. Yeget., 2, 204; Botan. Magaz. , 3274. C'est un arbrisseau trèsbranchu, à rameaux alternes, arrondis, glabres, garnis de feuilles également alternes, entières, oblongues, obtuses, rétrécies à la base du court pétiole, glabres sur les deux faces , d'un vert foncé et brillant en dessus, plus pâles et légèrement veinées en dessous. Les fleurs sont polygames, réunies en petits capitules axillaires et portées sur des pédoncules courts et inclinés; le calice est d'un vert brunâtre, cupulifortne, velu, divisé en quatre segments lancéolés, droits et aigus; la corolle est plus de deux fois aussi longue que le calice, campanuiée, divisée presque dès la base en quatre parties oblongues, jaunâtres, pubescentes extérieurement, avec l’extrémité obtuse et réfléchie. On cultive la Gargillie australe dans le terreau de bruyère, auquel on mêle un tiers de bonne terre substantielle, et on la propage de boutures ; comme cet arbrisseau parait plus sensible au froid que les autres plantes de l'Australie, on fera bien de le rentrer plus tôt dans la serre tempérée.
La Garsilue a fleurs lâches. Gargiltia taxa, Br., Prod. Nov.-Holl., Spreng., Syst. l'eget .,2, 204, constitue la seconde espèce.
GARICUM. bot. Synonyme d’Agaric.
GAR1DELLE. ois. Synon. vulgaire de Rouge-Gorge. y. Sylvie.
GARIDELLE. Garidella. bot. Toumefort (Instit. liai herb. , 655 . tah. 43) dédia ce genre à Garidel qui en a très-bien décrit et figuré l'espèce principale dans son Histoire des Plantes des environs d'Aix en Provence. Linné l’a placé dans la Décandrie Trigynie, et il appartient à la famille des Renonculacées , section des Helléborécs de De Candolle (Syst. Feget. nat., i, p. 325). Les caractères qui lui sont assignés sont . calice à cinq sépales caducs et à peine pétaloides; cinq pétales bilabiés, bifides; dix étamines et quelquefois plus; trois ovaires réunis entre eux, surmontés de styles trèscourts ; trois capsules (quelquefois deux par l’avortement d’une d’entre elles) polyspermes et si bien soudées qu’elles ne paraissent constituer qu'un seul fruit bi ou triloculaire, à peine surmonté de deux ou trois prolongements cornus. Ce genre a de grands rapports avec le Migella, mais il s’en distingue principalement par son calice plus petit, et par le nombre moindre de ses étamines et de scs capsules.
La Garidelle Nicellastre, Garidella Xigellastrum , L. , a une tige haute de trois à six décimètres, divisée en quelques rameaux droits, et presque nue supérieurement ; ses feuilles radicales sont longues, ailées
et finement découpées; colle* de la lige sont écartées et â trois ou cinq découpures linéaires; les Heurs terminales, rougeâtres et solitaires, ont des pétales sessiles et étalés. Cette plante croit dans les lieiix cultivés, parmi les Vignes et les Oliviers de la Provence, et probablement de toutes les côtes orientales de la Méditerranée.
Lamarck (lllustr., t. 370, 6g. 9) en a fait connaître une seconde espèce sous le nom de GarideUa unguiculariS) dont les pétales sont dressés, convexes et onguiculés, et qui a jusqu'à quarante étamines. Ellecroit près d’Alep.
GARIES. bot. L'un des noms vulgaires du Chêne.
GARIN. moi l. Adanson donne ce nom à une Coquille bivalve, qui appartient au genre Plicatule. ce mot.
GARIOTS. bot. L'un des noms vulgaires du Geum urbanum. Benoîte.
6 A RU’, ois. Synonyme de Tyran Ticlivie. y. Gobe- Moichc.
GARNOT. moll. Espèce du genre Crépidulc. y. ce mot*
GARNOTIE. (iartiotia. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Drongniard, dans la botanique du Voyage de la Coquille. Caractères : fleur* réunies en épi simple; épillelsà deux fleurs; gtume lancéolée, à trois nervures; terminée par une arête; florules presque égales : l'inférieure à une valve, neutre, avec sa paillette mulique, lancéolée, à trois nervures; la supérieure à deux vulves, hermaphrodite, à paillettes papyracées , contournées , lancéolées et muliques; deux écailles tronquées et ciliées; trois étamines; ovaire glabre; styles rapprochés et parallèles à leur base; stigmates plumeux et allongés. Ce genre, voisin par les caractères les plus importants, du genre Paspoium , en diffère beaucoup par la forme générale de ses épil- Icts, et surtout par la présence de l'aréte qui termine la glume. Ce dernier caractère et le petit nombre de nervures de la glume empêchent qu'on ne le confonde avec le genre Leptocoryphium de Nees von Esenbeeck.
Garnotik stricte. Garnotia si rida, Brong., Voy. de la Coquille., pl. 31. Elle a son chaume et ses feuiJIeS très -glabres, poilus seulement à l’orifice des gaines; les feuilles sont liuéaires-subulées, strictes et planes; la particule est interrompue, contractée, avec ses rameaux dressés et vcrticillés; épillets -linéaires, glabres, à nervures denliculées, et insérés dans un faisceau de poils; arête trois fois plus courte que l&glume. De l'ile de Taïti.
GARO. bot. Nom de pays, proposé par quelques botanistes français pour désigner le genre Aquilaire. f'. ce moi.
GAROSMUM et GAROSMUS. bot. C’esl-à-dipe ayant odeur de Poisson. C'est /chez Dodœu» et d'autres anciens botanistes, le nom, plus convenable, du Chenopodium eut caria, L.
GAROU et GAROUTTE. bot. Synonymes AeGnidium. y. Daphné.
GAROU1L et GAROl'ILLKT. bot. Syn. vulgaires de Maïs. y. ce mol.
GAÜOUILUE. bot. L'un des noms vulgaires du Chêne, à Kermès.
GAROUPE. but. L’un des noms vulgaires du G'ncorum tricncc.um.
GA ROUSSE, bot. Synonyme vulgaire de iMthirua cicera, L. y. Gesse.
GARRAMKR. bot. L'un dé* noms vulgaires du Cheiranthus Chine, L.
GARRIGUES. géol. Nom que l’on donne vulgairement à des roches nues, à des espaces rocailleux et arides. .
GAKROï'ER.v. bot. De Garrobo, espagnol, qui luimême vient d ' Algarrobo, arabe. L'un des noms vulgaires du Caroubier, dans les parties méridionales de la France, où cet arbre brave les hivers.
GARROT, ois. Espèce du genre Canard. Dans le Règne Animal de Cuvier, les Garrots forment un sous genre. K. Canari».
On nomme aussi Garrot, la partie élevée en crête solide, de la région supérieure du corps du Cheval, qui est siluée au bas de la crinière, et dont* la saillie est produite par les apophyses épineuses «les cinq ou six premières vertèbres dorsales.
GARROL’N. ois. Nom vulgaire du vieux mâle de la Perdrix grise, y. Perdrix.
GARRU. ors. L’un des synonymes vulgaires du Combattant. y. Bécasseac.
GARRU L AXE. Go rrv/ax. ois. Genreélabli parLesson dans l'ordre des Omnivores, tribu des Cassicans, avec les caractères suivants : bec allongé, robuste, triangulaire à sa base, mince et comprimé sur les côtés. convexe, légèrement recourbé : arête vive; pointe crochue, échancrée; bords arqués cl lisses; narines rondes; ailes médiocres , dépassant le croupion d'un pouce : première rémige courte; sixième, septième et huitième les plus longues; queue allongée, arrondie; tarses phis longs d'un tiers que le doigt du milieu, robustes, à scu (elles épaisses; doigts antérieurs forts, munis d'ongles solides, recourliés, comprimés sur les côtés, plans en dessous; les doigls interne et externe de même longueur. Les Garrulaxcs paraissent avoir des habitudes très-peu différentes de celles des Merles.
Ga.rru.axe de Bélanger. Garrula* Belangeri, Less. Sommet de la tête couvert de plumes larges et nombreuses, formant une sorte de huppe tombante; ces plumes sont, devant la tête, d'un gris blanchâtre qui passe au gris sur l'occiput et se fonce davantage sur le coii; un bandeau noir velouté ; parties supérieures d’un roux marron qui passe au brun vert le croupion ; devant de la gorge, du cou et haut de la poitrine d'un blanc pur; parties inférieures d'un rouge ferrugineux; rémiges et reclrices brunes, à reflets roux ; bec noir ; tarses d'un gris de plomb. Taille , onze pouces. t>u Pérou.
GARRULEr Garrulus. ois. Quelques auteurs ont érigé ce genre, dans l'ordre des Omnivores, aux dépens du genre Corbeau; nous aimons à croire celte coupe l rès- naturel le ; cependant, comme malgré nos désirs nous ne sommes point encore parvenus à établir des limites exactement prononcées, nous avons continué à considérer les Garrules comme une simple section des Corbeaux, y. ce mol.
GWUtl LUS. ois. Syn. du Rollicr vulgaire. Britson
l'a depuis appliqué au Geai d'Europe, y. Rolliir et Corbraü.
GARNI S. aoT. Synonyme vulgaire de Houx.
GARRYE. Garrya. bot. Genre de la Diœcie Télrandrie, L. En reconnaissance îles soins obligeants -prodiguée par le chevalier N. Garry, secrétaire de la Compagnie de la baie d'Hudson, à M. Douglas, pendant ses intéressantes investigations dans l'Amérique septentrionale, ce dernier lui a dédié un genre nouveau dent il a trouvé le type en Californie. Selon le professeur : Lindley, ce genre- doit à son tour donner lieu à la création d'une famille nouvelle qui .prendra place dans le voisinage des Cupuliféresel des Conifères.
Garryk a rtoiu-KS elliptiques, Garryn elliptica, Dougl. C'est un arbuste de sept â huit pieds de hauteur, qui se divise en rameaux d’un vert pourpré et pubescents dans leur jeunesse, devenant plus' tard lisses et d'un gris verdâtre. Les feuilles sont'opposées, ondulées, aigues, coriaces, toujours vertes, glabres en dessus, couvertes en dessous d'un duvet, qui les rend presque glauques, marquées de veines pennées', qui se ramifient en veinules contournées : celles qui se rapprochent le plus des bords inférieurs en suivent exactement les contours ondulés. Le* fleurs sont réunies en longs châlous pendants en forme de queues; elles sont en quelque sorte verliciltées, par douze, accompagnées^ de quatre bractées constantes, opposées, pubescenles, d'un vert blanchâtre, connées, cuspidées et disposées en croix. Les fleurs mâles sont pédonculées, composées de quatre sépales linéaires.membraneux. d'un vert blanchâtre et velus extérieurement. Les étamines, en nombre égal des sépales, mais plus courtes, alternent avec eux; les filaments sont presque égaux, courts, surmontés par des anthères ohlongues, introrses, à deux loges qui s'ouvrent longitudinalement. Les fleurs femelles sont velues et disposées comme les tfeurs mâles,- trois dans chaque -bractée; elles n'ont que deux sépales trèspetits et opposés aux deux styles et stigmates qui sont beaucoup plus allongés et subulés. L'ovaire est central, infère, à une seule loge, renfermant deux ovules péndanls et attachés par une sorte de cordon, à la partie supérieure de celte loge. Les fruits consistent en haies ohlongues, pubescenles, disposées en cliâtous, comme les fleurs auxquelles elles succèdent; ces baies, couronnées de stigmates persistants, renferment dans une loge unique deux graines ohlongues, revêtues d'un test subéreux et tondre, garnies d'un endoplèvré brun et ridé transversalement : lachalazc est fort apparente vers l'extrémité, et la raphe forme une ligne élevée, qui se dirige vers l’ombilic; l'albumen est charnu, homogène, l'embryon dicolylédoue et très-petit, la radicule pincée fort près de l'ombilic.
Cet arbrisseau est digne de figurer dans nos bosquets d'agrément; il est rustique et très-peu difficile sur la qualité du terrain.
GARS ou GAKZ. ois. Syn. vulgaire d'Oie cendrée. y. Canard.
GARSOTTE; ois. Synonyme vulgaire de Sarcelle d'été, y. Canard.
GARUGA. bot. Un bel arbre -des Indes-Orientales a été décrit et figuré par Rhéede (Hart. Mdlal»., t. iv, 1
p. Gü. tab. 35), sous le nom de Caiu-Calesjam. Il est aussi nommé Garuga (que l’on prononce Garougou) par les Telingas; et c'est ce nom que Hoxbourgh (Càromand.f t. ni, p. 4, tab. SOS) lui a imposé comme générique. 11 appartient à la Décandrie Monogynie, et il nous semble devoir être placé dans la famille des Térébinlhacécs*. Cependant, ce n’est qu'aVec doute que Guillemin indique ee rapprochement, ne pouvant se guider que d’après les figures et les descriptions des auteurs ci-dessus mentionnés; mais les caractères et le’porl de cet arbre empêchent d'établir d'autres affinités; car il ne faut pas songer à placer celte plante près des Pomacées, dans le genre Sorbus, ainsi que l'a jadis proposé le commentateur de Rhéede. Dans l’intéressant travail que Kunlb vient de publier (Annales des Sciences naturelles, t. h, p. 553) sur les genres de Térébinthacées, il n’csl pas question de ce genre; tandis que le Botwellia , genre décrit par Hoxbourgh, à côté du Garuga, est admis parmi les Burséracées de kunlh, lesquelles sont un démembrement des Téréhinthacées. Une seule plante constitue ce genre; en voici la description , de laquelle on extraira facilement le caractère générique.
Garlca rtNNÉ, Garuga pinnaln. C'est un arbre dont le tronc, revêtu d'une écorce lisse et grise, s'élève à une grande hauteur, et se divise en rameaux et ramuscules, à l’extrémité desquels sont placées les/euilles; celles-ci sont pinnées avec impaire, composées de folioles opposées , obliques, lancéolées, crénelées ou dentées en scie; les fleurs jaunes et inodores, sont disposées en panicules courtes, peu serrées; elles naissent des aisselles des feu H les qui paraissent les premières. Elles se composent d'un calice campânulé, à cinq dents ; d'une corolle à cinq pétales lancéolés, insérés sur le calice, et allêrncs avec ses divisions; de dix étamines A anthères ohlongues et à filets subulés, plus courts que la corolle, insérés sur le calice, et entre lesquels existent cinq nectaires jaunes , glanduleux, et d’un ovaire oval , surmonté d'un style court et d'un stigmate à cinq lobes ; le fruit est un drupe arrondi , charnu , lisse, renfermant deux oïl un plus grand nombre de noyaux placés irrégulièrement dans la pulpe.
GARULËON. Garuleum. bot. Famille des Synanlhérées, Coryinbifères de Jussieu, et Syngénésie nécessaire, L. L'üslcospermum piuuatifUluM, L'Hérit.,ou Oiteospennuu* eœruleum, Jacq , a été érigé en un genre particulier par H. Cassini (BuIIet. de la Société Philom., novembre 1819), qui l'a nommé Garuleum , et l'a ainsi caractérisé -. calatliide radiée, dont le disque est composé de' fleurs nombreuses, régulières et mâles, et la circonférence de demi -fleurons nombreux, femelles, et ayant la corolle ligulée et tridcnlée; involucre campanulé, formé d'écailles disposées sur deux rangs, égales, appliquées, ohlongues et aiguës; réceptacle nu et convexe; akènes de la circonférence dépourvus d'aigrettes, à péricarpe sec, coriace,’ mince et muni de cinq côtes. Ce genre ne diffère de I ’Osteotperinum que par la nature du péricarpe, qui est osseux dans les akènes de celui-ci. Cassini signale en outre une différence à laquelle il semble attacher quelque importance; c’est que le Garuleum n'est mâleqne
|>ar avortement des ovules, tandis qu'il y a non-seulement défaut d’ovules, mais encore absence complète de stigmates dans VOsteospermum. Les fleurs centrales du Garuleum possèdent, au contraire, deux styles divergents, hérissés extérieurement de poils collecteurs et munis sur leur face intérieure de deux bourrelets sligmaliqucs. L'auteur de ce genre a nommé Garuleum viscosum l’unique espèce dont il se compose jusqu'à présent. C’est un arbuste du cap de Bonne-Espérance, odorant, rameux, et garni de feuilles glulineuses, alternes et pinnalifides dans la partie supérieure du limbe; les calalhides de fleurs jaunes dans le centre avec des rayons blancs, sont disposées en corymbes par trois ou quatre à la fois, portées sur de longs pédoncules, et accompagnées de bractées linéaires. Ou le cultive en le plaçant dans l’orangerie pendant l'biver, et en ayant soin de lui procurer, autant que possible, de l'air, de la lumière et de l'humidité.
GARVANE, GARYANCE. bot. Synonyme vulgaire de Cicer arietinum, L. y. Cbichb.
GARYOPHYLLATA. bot. L’un des anciens noms du Gcum 4 irbanum, y. Benoîte, et qui est évidemment une corruption de Caryophyllata. Il avait été appliqué par Daléchamp au Saxi fraya rot utuli folia.
GARYOPHYLLUM. noî. On a vainement prétendu reconnaître l'arbuste désigné par Pline sous ce nom, dans quelque Myrte d'Amérique. On s'accorde généralement à y voir le Myrtus caryophyllata, originaire de Ceylan.
GARZ. ois. V. Gars.
GARZETTE. ois. Espèce du genre Héron, y. ce mot.
GARZOTTE. ois. L'un des noms vulgaires de la Sarcelle d’hiver, sfnas crecca, L. V. Canard.
GAS, G A Sll. ois. Syn. vulgaires de Geai. y. Cordeau.
GASAR. boll. t'ne variété de VOstrea paraailica porte ce nom. UuItbe.
GASELLE ou GAZELLE, bai. y. Antilope.
GASIOL. bot. Syn. d 'Eupatorium cannubinum ou Eupatoire d’Avicène. y. Et patoire.
GASIPAES. bot. y. Gachipaes et Bactbis.
GASSICOURTIE. Gassicurtia . bot. ( Lichens .) Genre établi par Fée dans son Essai sur la Cryptogamie des écorces exotiques officinales, p. 40. tah. 1, fig. 19, et dont les caractères sont : thalle mince, uniforme, étalé; apolliécies d'abord sous-ovoïdes, ensuite cupuliformes, privées de lames proligères , sessiles, pressées et nombreuses, recouverte par une membrane fort délicate, formée par la croûte, se déchirant en traversât renfermant des gongyles colorés, sous-pulvérulents. La seule et élégante espèce connue de ce genre, dédiée à feu C.-L. Cadet -Gassicourt, envahit l'épiderme du Quinquina jaune ( Cinchona lonyi folia de la Flore du Pérou) où elle n’est pas rare.
G\STa. pois. L'un des noms vulgaires de la Sardine. y. en pe.
GASTAllDELLO. pois. Synonyme vulgaire de Campérien, espèce d'Ésoce du sous-genre Scombrésoce. y. ce mot.
G ASTÉRIE. Gasteria. bot. Genre de la famille des Liliacécs et de l'Hexandrie Monogynie, L., -établi par Duval (Plantes grasses du Jardin d’Alençon, p. 6; 1809)
et adopté par Haworth (Synops. Plant, succul., p. 85) qui l'a augmenté de plusieurs espèces et l*a ainsi caractérisé : calice pétai oïde , courbé, dont les divisions se terminent en massue, portant à sa base les étamines; capsules marquées de côtes peu saillantes. Ce sont des Végétaux à peine caulesccnts, ayant les feuilles linguiformes et les fleurs penchées.
Ce genre, formé aux dépens des Aloès, n’en diffère que par la courbure de son périanlhe, de sorte qu’à la rigueur il ne devrait être considéré queèomme une section du genre Alofs, ainsi que toutes les autres divisions de celui-ci, proposées par Haworth. Dans Jes douze espèces1 décrites par Haworth ( loc . cit.), six n'étaient que des variétés de VAloe Lingua, Thunb., selon Curtis, Aiton et Haworth lui - même ; les autres étaient des espèces d’Aloes dont la synonymie est fort confuse. En publiant le Supplément de ses Plantes grasses et un âutre ouvrage intitulé -. Plant, succul. Hevisioneg (Londres, 1831), Haworth a encore décrit plusieurs autres espèces de ce genre, sans compter celles qu'il ne fait-que mentionner, et qu'il dit être cultivées par plusieurs botanistes, et notamment par le prince de Salm-Dyck. Il est à craindre que ces prétendues espèces ne diffèrent entre elles que par des- caractères aussi peu tranchés que ceux qui distinguent les genres formés aux dépens du genre Aloès. Dans ce cas l'erreur serait plus grave, car des coupes faites dans un genre pour en faciliter l’étude, n'entrainent aucune conséquence fâcheuse pour la classification; ce sont des groupes que chacun est libre de prendre pour des genres ou des sections de genres; mais les espèces étant données par la nature, il serait très contraire à la vérité de présenter comme nouvelles espèces des individus qui n'offriraient que des différences accidentelles ou d’une valeur trés-faihle.
GASTÉRIPE. Gnsteripus. ton*. Genre de Polypiers établi par Raffincsque (Journal de Physique, 1819, tab. 89, p. 153) dans l’ordre des Êchinodermcs pédicellés de Cuvier. Corps cylindrique, mou ; bouche nue; anus terminal; des branchies en forme de tubercules striés sous le ventre. Le genre' Gasléripe n'est encore composé que d'une seule espèce ( Gasteiipus r Hiatus) lisse, roussàtre, à deux raies longitudinales brunes; la télé est obtuse , le cou rétréci , et la queue amincie et obtuse. Raffinesque n'indique point l'habitation de celle Holothuridie, de laquelle nous ne parlons que d'après le Journal de Physique que nous avons cru devoir citer textuellement, n'ayant pas sous les yeux l'ouvrage de Raffinesque.
GASTEROCERQUE. Gasteroccrcus. ins. Genre de la famille des Rhynchophores , établi par Delaporte et Brullé, pour un insecte trouvé par eux dans la forêt de Compiègne. Caractères : antennes courtes, grêles et un peu velues; lige plus longue que la massue, composée de sept articles dont le premier et le deuxième les plus allongés et le dernier un peu dilaté; la massue est ovoïde et inarticulée; te rostre est droit, plan, un peu déprimé â la partie médiane cl latérale; il est spatuli forme à l'extrémité; mandibules dentées; yeux latéraux, obliques et un peu saillants; corselet subconiqtie. rétréci antérieurement, lobé auprès des yeux et cana-
ly Googl
Kl
limite inférieurement; élytres ovale* -ohlongues, plut large» que le corselet, un peu calleuse* vert les épaules; pieds allongés, les intermédiaire# plut courts; cuisses faiblement dentées. On ne connaît encore qu’une seule espèce européenne, c’est le Gaaterocercux Dumerilii ; deux autres espèces brésiliennes , Gaxkrotcrcua Dejeanii et Latreillii, font partie de la collection du général Dejean.
GASTÉROMYCES oc GASTËROMYCIENS. bot. V .
GaSTSOMYCIKNS.
GASTËROPLÈOL'E. Gosier oplecus. rois. Sous genre de Saumon. A", ce mot.
GASTÉROPODES oo GASTROPODES, ioil. Les nomenclateurs modernes qui ont fondé les distinctions de premier ordre sur l’organisation des animaux, ont donné ce nom à tous les Mollusques qui rampent sur le ventre. Comme ccl ordre est le plus nombreux en genres, et qu'il a des rapports avec les ordres avoisinants, nous renvoyons à l’article Mollis^ux, pour le faire connaître dans tous ses détails et dans tous ses rapports.
GASTËROSTËE. Gasteroxteux. rois. Genre de l’ordre des Acanthoplérygiens et de la seconde tribu de la fa- j mille des Scombéroldes où la première dorsale est divisée en épines. Linné, qui l’établit d’après Artedi, le plaçait entre les genres Perche et Scombre, dans l'ordre des Thoraciques. Ses caractères sont : point de fausses nageoires derrière la dorsale ou l’anale; cette dorsale aiguillonnée. — Il se compose de petites espèces et se divise de la manière suivante, en cinq sous-genres :
•J- Ëpi roche, Gastcrosteua, où les ventrales sont soutenues chacune par une forte épine, sans autre rayon; où les os du bassin forment entee eux un bouclier pointu en arrière, et remontant par deux apophyses de chaque côté. Ce sont des Poissons d’eau douce et les moindres par la taille de toutes les espèces de cette grande classe, où, lorsqu'il.esl «les Épinocbes qui n'atteigneot guère que trente lignes, il est des Squales, par exemple, qui dépassent trente pieds de longueur.
ÉriKocBX commue. Rond.. Pois., 2, p. 900, Gaaleroxteuxaculeatux, L.. Gmel., A/ ni. A'a/.,xm. I, pars 3, p. 1523; Bloch, pl. 53,5; Encycl., pl. 57, fig. 229 ; la Spinarelle Belon . qu’il ne faut pas confondre avec le Gasteroxteux Spinnrella de Gmel.. loc. cit., p. 1327 , qui est une autre petite espèce indienne cl peu connue du même sous-genre ; vulgairement l’Épinarde ou Escharde, si commune dans les eaux tranquilles, dans les ruisseaux, dans les parties des rivières où le cours s’est ralenti, dans les flasques limpides des marais, cl jusque dans les bassins des jardins, où l’on est bien convaincu que le frai en peut être apporté par les jets d’eau qui d’ordinaire le» alimentent. Ce petit animal pullule tellement qu’en certains lieux les bandes que forme sa progéniture deviennent comme massives; il est des cantons où on les recueille en assez grande quantité pour en exprimer une huile de Poisson et pour en couvrir la lerrecomraeengrais. Sa chair n’est pas bonne, et, fût-elle agréable, on ne rechercherait guère comme aliment un animal dont la douzaine fournirait tout au plus, selon l’expression de La Fontaine, une demi-bouchée. Outre la fécondité des Épinoches, une autre parti-
cularité contribue à en favoriser la propagation, c’est i ta facultôde vieillir que leur procurent au milieu des eaux les armes dont elles sont munies. Kn effet, peu d’animaux voraces en font leur proie; les Poissons carnassiers expérimentés ne s’attaquent jamais à elles; les jeunes Broehels seuls en avalent quel«(uefois une ou deux, mais n’y reviennent plus s’ils ont le bonheur de j survivre à cet essai de gloutonnerie. L’Épinoehe, en danger, hérisse les redoutables piquants dont secom- ; posent sa dorsale et ses pectorales, de manière à déchirer l’œsophage qui -l’engloulit, et de telles piqûres causent, en général, la mort de l’ennemi. Mais si la faible Ëpinoche triomphe du vorace Brochet, elle est à son tour la victime de plus petits qu’elle; ce qu’elle ne redoute pas du tyran des eaux, elle l’éprouve de créatures qui ne sont pas même pour elle dans la proportion de sa taille avec celle des grands Poissons qu’elle brave. Du petit Binocle, un Ver intestinal sucent sa peau ou déchirent ses entrailles, et les Canards, qui ont dans la dureté de leur bec les moyens de l’écraser avant de Pavaler, sont les causes de destruction que les Gastérostées ont à redouter. Leurs couleurs, qui sont celles de la souris, de l’argent, de l’or et du rubis même, jointes à l’élégance de leur forme, rendraient les Epinoches remarquables dans nos bassins, si la petitesse de leur taille ne les faisait presque toujours confondre avec les objets qui les entourent, o. 5-13, p. 10, v. 1-2, a. 1, c. 12.
Épirocrktte. Gaxterostvus pungitiua , L., Gmel., loc. cit., 1320; Bloch, pl. 53. flg. 4 ; l’Épinoche de l’Encycl., pl. 57, f. 225’ Encore plus petit que le précédent. Ce Poisson habite les rivières d’où il descend jusque dans la mer. Il vit également en troupes nombreuses, et n’est absolument d’aucun usage. Neuf ou dix aiguillons sur le dos le caractérisent, d. 10. r. 10, v. I, a. 11,c. 15.
Mitchill a décrit deux nouvelles es|>èces de ce sousgenre dans son Histoire des Poissons de New -York : Gaateroaieua biaculeatua , tab. 1, fig. 10, et Goaterosteux guailratua, tab. 1, fig. 11.
ff GastbA. Spinachia. Ligne latérale armée comme dans les Caranx ; les ventrales placées en arrière des pectorales, avec une petite membrane et un rayon outre l’épine. Le corps est allongé cl 1rs épines dorsales nombreuses.
Épirocbe Spihachk. Gaxteroxteua Spinachia, L., Gmel., loc. cit., p. 1327 ; Bloch, pl. 53, fig. 1 ; Encycl., pl. 57, fig. 220. Ce Poisson, qui atteint six pouces de longueur et qui a le corps fort allongé, lie fréquente point les eaux douces; il se trouve en quantité dans les mers du Nord où les pécheurs l'attirent à la côte au moyen de feux. On n'en mange poiut la chair, maison en fait de l’huile, et l'on s'en sert encore pour fumer les champs sur les rivages de la Baltique, d. 13, 0-7, p. 10. v. 2, a. 0-7, c. 12.
ttf Chtroîiote, Centronotux. Les ventrales ayant plusieurs rayons mous; les côté» de la queue saillants en carène comme dans les Scoinbres; l'anale, plus courte que la dorsale, ayant en avant de très petites épines libres.
Épi roche Pilots. Gaxteroateux Viiclor , L.. Gmel., loc. ciL, p. 1321; Bloch, pl. 338; Encycl. Pois.. pl. 57, fig. 223. Par sa (aille, sa forme et ses couleurs, ce Poisson est
aogle
te
l'intermédiaire «les petites espèces de Scombres cl des grandes Gastérostées; dans l'eau et nageant avec rapi- ' dite, on dirait, aux bandes brunâtres qui diaprent en raies brunes l'azur foucé de sondos, et aux reflets d’argent poli dont brillent ses parties inférieures, le Maquereau si brillant dans la mer par des nuances dont le Poisson mort offre à peine les indices. Il est cependant des Pilotes plus petits et plus gris qui, à la surface des mers, ne rappellent que la Perche de nos eaux doutes.
11 n’est de vrai, dans tous les conter qu'on a débités sur les Pilotes eL sur leurs Requins, que l'habitude qui a mérité au. premier son nom, celle de suivre, ou plutôt de précéder les seconds. Les Pilotes ne soûl ni les conducteurs, ni' les limiers des Requins; ils sont les commensaux et les parasites de ces dominateurs; semblables en cela aux Oiseaux voleurs, qui viennent dans nos chaipps et dans nos villes enlever -ce qu'ils peuvent de nos récoltes, aux Rats qui s'introduisent dans nos demeures pour s’y nourrir de ce qu'ils nous peuvent dérober. Et le Pilote n'est pas le seul compagnon du Requin que la Rémore escorte aussi j l'un et l'autre viennent certainement, sans y être priés, s'associer aux repas sanglants, des reliefs ou des miettes desquels, s'il est permis d'employer celle image, la llémore et le Pilote oui l'instinct de protiter. — Le Pilote habile indifféremment la Méditerranée et l'Océan dans lequel on ne le trouve guère au-dessus du quarantième degré nord ; ‘c'est à l'ouest des Açores que l'on en rencontre le plus. La chair eu est médiocre, b. 7, d. 3-30, 4-27, p. 18. 20, v. 5,6, a. IIV, 17, c. 10, 30.
Le Gasterostcus Acanlhias, Gmcl., /oc. cil., p. 1538, de Poniopidan, poisson des mçrs de Danemark, la Crevale, ou CaroUnian. Gastcrosleus Ca roi inus, le GasletVtlcus ni (fer de Bloch, pl. 537, qui atteint dix pieds de longueur, le liudwer-peth de Milcliill dans son Histoire des Poissons de New-York, sont encore des espèces du sous-genre Cenlronote, formé par Lacépède qui l'avait élevé au rang de genre.
Liche, Lichia. Les espèces de ce sous-genre ont, comme les Ceulronotes, des ventrales munies de quelques rayons; mais leur ligne latérale n'a ni carène nr armure ; au-devant de leur anale, sont une ou deux épines libres; leur corps est généralement plus haut et plus comprimé qu'aux précédents, souvent la première des épines de leur dos est couchée en avant et immobile ; leur estomac est un sac large; ils ont beaucoup de ccecums. On voit encore dans quelques espèces des divisions â la dorsale cl à l'anale, comme dans les Scombres. Lacépède les nomme Scombéroides.
Les espèces de ce sous genre sont le Scomber saiiens, Bloch, pl. 535, Lac., Pois., t. il, pl. 1», tig. 3; le Scomber aculealus de Bloch (pl. 556, fig. 1 ), que cet auteur confond mal à propos avec la Licbe de la Méditerranée; le Scombéroïde Commersonien . Lac., Pois., il , pl. 20, flg. 3; Scomber Fonteri de Schneiden, Poisson que l'on pèche partout , jusque dans les mers xle la Nouvelle- Hollande; le Scomber Lysan de Forskahl , le Taloo-parah des Russes; la Licbe de la Méditerranée, vulgairement Derhis, Lampuge, etc., qui n*a point comme les précédents les nageoires divisées, qui est le Scomber A mi a de Bloch (édition de
Schueider, 34); mais qui pourrait bietfne pas être le Poisson désigné sous ce nom par Linné, celui-ci rapportant à son Amia des synonymes et des ligures convenant à diverses espèees; le Scomber Valeur, Bloch , pl.-336, t. 2, et le Scomber Sauras de Brown, Gaslerosleus occidentalis, L.
Les Trac8i*otes de Lacépède ne diffèrent des Liche* que par les pointes plus prolongées de leur dorsale et de leur anale ; ce sont les Scomber falcatus de Forskahl, auxquels il faut joindre les Acanthinions de Lacépède, c’est-à-dire les Ghœiodon rhomboïdes et glaucus de Bloch, pl. 200 et 310; ce sont encore les deux Ccesiomore# de Lacépède, savoir, le Cœsiomore Bail- Ion (T. ni, pl. 3, flg. 3) qui est un double emploi du Caranx glauque de cet auteur, et le Cœsiomore Bloch ( ibid.y flg. St). F. Cuvier, Règne Animal < t. n , p. 321.
+tt+tClUAIll, MephariSyCuv., Règne Anim., t. n, p. 333. Le Zcus ciliaris de Bloch, pl. 191. Gmel., loc. cil., p. 1323, des mers d'Orient, est le Poisson qui a servi de type à ce sous-genre dont les caractères consistent dans le corps plus élevé qu’il ne Test dans les Licites, et confohné en rhombe parfait, de manière que l'ongle supérieur et l'inférieur répondent au Commencement de la deuxième dorsale et de l'anale; les épines dorsales -sont très -courtes, mais les premiers rayons, mou» ainsi* que ceux de Panale. s'allongent en filaments <qut surpassent la longueur du corps; ils ont d'ailleurs de petites épines libres avant l'anus, et leurs seules écailles sensibles forment une petite carène sur la fin de la ligne latéralè.
GASTÉRLTTION. ms. La treille avait établi sous ce nom (Précis des oaraclères génériques des Insectes, p. 113) un genre dans l’ordre des Hyménoptères, et voisin des lehneumons. Fabricius l'a remplacé par celui de Fœne. F. ce mot.
GASTON1E. Gastonia. bot. Genre de la famille des Araliacées et de la Dodécandrie Polygynie, L., établi par Commerson pour un arbre originaire de l'ile de Mascareigne, où il porte le nom vulgaire de Bois d’Ëponge. Ce genre peut être ainsi caractérisé : ovaire infère, surmonté par le limbe du calice qui est persistant, et forme un rebord entier et sinueux. Le nombre des loges est extrêmement variable, non seulement dans les diverses espèces, mais aussi dans les différents individus de la même espèce. Le plus souvent on en compte dix ou douze , quelquefois cinq seulement. Chaque loge contient toujours uii seul ovule ; les styles sont au nombre de cinq, de dix ou de douze; ils sont chacun terminés par un petit stigmate capitulé; les pétales sont sessiles, caduques; tantôt ôn en compte cinq seulement, tantôt dix, douze ou même quinze. La même observation s'applique aux étamines dont le nombre est généralement le même que celui des pétales, et qui sont, comme ces dernier», insérées sur l'ovaire, en dedans du rebord calicinal et en dehors d'un disque épigync. Le fruit est une baie pisiforme, globuleuse,' évasée vers son sommet qui est couronné par le limbe du calice. Elle contient de cinq à douze graines, suivant le nombre des loges de l'ovaire; -tes fleurs sont petites, verdâtres, odorantes, disposées en
(frappes rameuse* , qui *e composent d'un très grand nombre de petites ombellules, dont les pédoncules sont articulés et caduques. En le dédiant à la mémoire de Gaston, duc d'Orléans, frère de Louis XJI1 , et fondateur du Jardin botanique de Blois, Commerson ne s'était pas souvenu que kinné avait établi le genre liorbonta en l'honneur du même personnage; et comme l'usaged'imposer deux noms ayant la même étymologie, n’est pas reçu en botanique, ij serait peut-être convenable de remplacer par un ndüveau mot celui de Gastonia si le temps ne l'avait consacré. Jusqu'à présent on n’a connu qu'une seule espèce de ce genre, Gastonia spongiosa, Lamk., qui croit aux Iles de France et de Mascareigne. Mais le magnifique herbier de Benjamin Delessert en renferme plusieurs nouvelles qui ont été rapportées de l’Ile-de-France par un jeune naturaliste plein de zèle et de connaissance, nommé Néraud. Ces diverses espèces se ressemblent autant par le port que par l'organisation. Les créoles les confondent sous le nom général de Mapou ou Bois d'Éponge.Cequi les rend très remarquables et leur donne une physionomie toute particulière, c’est surtout l’obésité de leurs formes, indice certain de leur mollesse et de leur fragilité. Une écorce bien lisse, d’un gris cendré, que traversent de gros vaisseaux plein* de gomme-résine, recouvre le corps ligneux; celui-ci est tellement mou, qu'une lame de couteau s’y erifonce tout entière par le moindre effort. Au centre se trouve un canal médullaire, d'un diamètre considérable et pénétré comme l'écorce de vaisseaux gummifères. Les rqraeaux sont chargés des cicatrices qu'y ont laissées les anciennes feuilles après leur chute; à leur sommet ils se renflent et s'épaississent comme dans les TermiruUia. Les feuilles imparipinnées sont, en naissant, chargées d’une gomme-résine odoriférante. Quaud elles sont bien développées, elles forment un bouquet que l'élasticité de leurs supports permet de céder aux plus légères agitations de l'air. Immédiatement au dessous de ce faisceau, naissent les fleurs vers les mots de septembre et d’octobre; elles se font plutôt remarquer par leur grand nombre que par l’éclat de leurs couleurs; elles se distinguent aussi par l'odeur suave d'Angélique qu'elles exhalent. Leurs pétales, appliqués bord à bord dans le bouton, restent quelquefois ainsi soudés et tombent tous ensemble. Le plus souvent ils s'étalent, se renversent et ne durent pas plus d’un jour. Ils sont sessiles, épais et légèrement charnus. Les styles, d'abord réunis, finissent par se renverser. Les fruits sont des baies bleuâtres, presque sèches.
GASTORCillS. bot. Dénomination générique proposée par Dp Petit -Thouars (Histoire des Orchidées des lies australes d'Afrique) pour deux plantes qu'il a figurées ( loc . ci/., tab. 31 et 39) sous les noms de Tubcro gaslris et de Fillotogaatna, et pour lesquelles il cite comme synonymes les noms de Limodoru m luborculoatun et Limodorum r illosurn. Néanmoins dans le premier tableau des genres de l'ouvrage cité, l'auteur dit que le genre Gaaiorchia correspond à YEpipactia de Swarlz; mais il y Ja lieu de penser qu’il doit former un genre particulier; ses caractères sorti : périanthe à six segments, dont les trois supérieurs dressés et
obi ong* lancéolés; les inférieurs latéraux étalés ou réfléchis; le lahelte ventru, ployé en forme d’auge, dont le limbe est peu développé et frangé ; l'éperon nul ou réduit à un simple renflement basilaire; anthère à deux loges recouvertes par un opercule pédiculé et renfermant plusieurs globules distincts dans chaque loge. Ce genre est placé par son auteur dans la seconde section, c'est-à-dire celle des Helléborines, et II se compose de plantes qui croissent immédiatement sur le sol.
GASTRACANTHE. Gastracanthus . ms. Hyménoptères; genre de la -famille des Pupivoret, section des Térébrans et tribu des Chalcidites, institué par Westwood, avec les caractères suivants : tète large; abdomen des femelles plus étroit que le corselet et près de trois fois plus long, se terminant sensiblement en pointe; oviductepeu saillant; antennes des femelles très-minces; les troisième et quatrième articles en forme d'air* neau, le cinquième un peu plus long que le sixième, les suivants'diminuanl un peu de longueur jusqu'au dixième, ceux qui restent forment une sorte de massue.
Gastmacaisthk ■agbiciqüe. Gastracanthus pulcherrimus, Weslw. La tête est bleue ; le corselet d'un vert bronzé; l'abdomen est d'un vert chalybé très -brillant, avec le second segment brunâtre; les pieds sont roux ; les ailes antérieures ont deux grandes taches rousses. Taille, quatre lignes. Europe.
GASTRÉ. Spinachia. pois. Sous genre de Gastéroslée. y. ce mot.
GASTRIDIER. Gaalridium. uot. ( Hydrophytca. ) Genre établi par Lynghye dans son Hydrophytologie du Danemark, et classé par lui dans sa deuxième section , celle des Soteniata ou plantes marines tubuleuses. Il offre pour caractères : fronde cylindrique, lubuleiise, continue, rameuse ou simple, gélatineuse, quelquefois avec des contractions ou nodosités qui la font paraître comme articulée; graines nues, plongées dans la substance des petites ramifications. L’auteur danois divise ce genre en deux sections : la première renferme les Hydrophyles à fronde rameuse; la deuxième celles dont-la fronde est simple. Des espèces très-disparates se trouvent réunies dans l'une comme dans l'àutre, et quelques unes manquent des caractères que Lyugbye leur attribue. Il convient de les passer rapidement en r<*vue afin de détruire les erreur* d’un botaniste dont on est porté à adopter les divisions sur sa seule réputation : plus -celte réputation est méritée, plus il est nécessaire de faire connaître les erreurs que le défaut de moyens, trop de précipitation ou d’autres causes ont pu faire commettre.
Le Gaatiiitium filiforme présente cinq variétés; c'est bien la plante que Lamouroux a nommée Dumon tia incraaaata ; sa fructification est toujours capsulaire et anthospermique. D’après la description et la figure du Gaatridium purpuraacena , il le regarde comme le Fucus i hiayphyllua de Turner, Gigartina daayphyllUj espèce à fronde pleine, offrant fréquemment la double fructification. Il en est de même des deux espèces suivantes, les Gaaltidium cluvelloaum et kaii forme , dont la fructification tuberculeuse -est très-fréquente, caractère éminemment différent de celui
r. as
que Lyngbyc attribue à son genre Gastridium. La cinquième espèce, désignée sous le nom d'Opuntia, est la même- que VAsperococcus bullosus, qui varie depuis l’ovale subglobuleux jusqu’à la forme suhulée. «t qui parait se trouver dans toutes les mers. Les Gostriilium lubricum et cylindricum appartiennent aux Hivulaires de Roth, et la huitième, le Gaslridier ovale, a tous les caractères d'une Alcyonidiée. Ainsi le genre Gastridium de Lyngbye.se trouve composé d’une- Duinontie , de trois Gigarlines , d'une Aspérocoqtie , de deux Rivulaires, et d'une Alcyonidiée, selon l'acception que Lamouroux donne à ces mots. Peut-on adopter un genre qui renferme des êtres si différents sous les rapports de l'organisation, de la fructification et des couleurs?
GASTRIDIUM. rot. Palisot • Beauvois (Agroslographie, p. 21) a établi ce genre pour une plante de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie. L., que Linné plaçait dans son genre Milium et dont Willdenow, Persoon et De Candolle avaient fait une espèce d 'Agroslis. Voici ses caractères : valves de la lépicène (glumes , Palisol-Beauvois) renflées à la base, trois fois plus longues que les glumes {paillettes , Palisot- Beauvois), lesquelles sont durcies et d’une consistance coriace; glu me inférieure à trois ou quatre dents, munies d'une petite soie près du sommet; glume supérieure bifide; style -court, bipartite ; stigmates velus. L'infloi-escence est une panicule composée et resserrée contre l'axe, en forme d'épi. La seule espèce indiquée par l’auteur de ce genre est le Gastridium lendigerutn ou Milium lendigerutn, L., plante indigène des contrées méridionales de l'Europe.
GASTROBRAiSClIE. pois. y. Myxixr.
GASTROCARP11E. Gastrocarpha. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par le professeur Don et réuni ensuite au genre Moscharia , de Ruiz et Pavon, dont il n'a point paru différer, y. Moschaire.
GASTROCUÈNE. Gastrochœna. moi.i.. Spengler avait créé ce genre (Aora Acta Danica, t. il) pour des Mollusques conchifères , qui jouissent de la propriété de se revêtir d'un tube plus ou moins complet, soit libre, soit revêtant l’intérieur de luges creusées dans les pierres ou les madrépores. Ce genre était resté oublié, et, dans l'intervalle, Bruguière avait fait de son côté le genre Fistulane, dans lequel il rassemblait des coquillages analogues.
Lamarck adopta le genre de Bruguière , mais fit sentir daus les Annales, qu'on serait obligé de le réformer; c'est ce qu'il fit d'abord dans l'Extrait du Cours de 1811, et bien plus complètement encore dans son grand ouvrage, les Animaux sans vertèbres, l. v. Il y créa la famille des Tubicolées, où le genre Fistulane et les démembrements, Clavagelle,Térédine, Cloisonna ire, vinrent naturellement se ranger avec les Arrosoirs et les Tarels. Dans l'intervalle qui sépara la publication de ces deux ouvrages du célèbre auteur de la Philosophie zoologique. Cuvier donna aux sciences naturelles son Règne Animal. C'est là que le genre de Spengler est rapporté ; mais Cuvier ne parle pas des tul>es que Spengler a considérés comme parties essentielles de ses Gaslrocbèncs ; il ne cite que la seule figure de cet au-
teur, qui ne représente |>as le tube où est renfermée la coquille. Au reste, le tube n’était point connu de Spengler, qui n’avait mis cette espèce dans son genre que par analogie. C'est ainsi qu'en rapportant au genre de Spengler des Coquilles sans tube, et en admettant d’un antre côté le genre Fistulane de Bruguière qui Ini est analogue. -Cuvier a donné lieu à un double emploi, reproduit par les conchyliologucs français qui ont parlé du genre après lui. Lamarck, dans sa manière devoir, a dù séparer, d’après cela, les Gaslrochènes de la famille des Tubicolées. et les rapprocher des Photades. d'abord à cause de la disposition du manteau et du pied qui est analogue, ainsi que de la forme générale de la coquille.
Depuis la publication de ces divers travaux, Turton, dans sa Conchyliologie Britannique, a retrouvé sur les côtes d'Angleterre le Gaslrochène cunéiforme, et l’a constamment trouvé pourvu d’un tube plus ou moins complet; il dit même que ce tube fait saillie hors du rocher, et qu’il s’aperçoit dans les fentes. Desbaves a également observé la même espèce dans une masse madréporique , et l’a aussi trouvée munie d'un long tube, adhérent aux parois de la cavité qui -la renfermait. Il a conclu de ces observations et de beaucoup d'aujres, qu’il a multipliées à dessein sur les Fislulaues fossiles des environs de Paris, et notamment sur celles de Vaimondois, que le genre Gastroebène devait se confondre jusqu'à nouvel ordre parmi les Fislulanes, puisque les Coquilles qu'il renferme sont pourvues d’un tube comme celles-ci, et qu'elles ont d’ailleurs une forme absolument analogue. y. Fisthaxi. Si ensuite, dans ce dernier genre, il faut faire un démembrement lorsque les animaux seront connus, ce sera sans doute avec les espèces à tube droit, dont les valves sont minces et étroites , semblables à la Fistulana clava.
GASTROCUILE. Gastrochilus. bot. Le genre institué sous ce nom, par le professeur Don , dans la famille des Orchidées, pour une plante du Népaul, Gustrochilus calceolaris, a été réuuipar Robert Brown au genre Sarcochilos, y. Sarcochile; et ce nom étant devenu libre, le docteur Wallich l’a appliqué, dans son bel ouvrage iconographique des Plantes rares de l’Asie, à un genre nouveau de la famille des Scylaminées, offrant pour caractères : calice tubuleux, ordinairement déchiré ou fendu ; tube de la corolle allongé et filiforme; limbe de même longueur que le tube, portant des segments extérieurs, étalés et égaux; des segments intérieurs plus larges, inégaux, soudés par leur liase avec le filament qui se trouve dans le tube; ce filament est linéaire, portant au sommet une anthère mutique, à deux loges distinctes; labelle très grand, en forme de sac; ovaire infère, à trois loges renfermant plusieurs ovules renversés, attachés horizontalement à l'angle central; style filiforme; stigmate en tête. Les Gastrocil i les appartiennent toutes à l'Inde; ce sont des plantes herbacées, dont la plupart privées de liges; leurs racines sont traçantes ou fibreuses, partant d'un tubercule qui donne naissance à un faisceau de feuilles; les fleurs, ordinairement penchées, présentent par leur réunion un épi sessile ou terminal et imbriqué.