CAL
naissait pis de moyeu efficace pour préserver et détruire ce fléau de l'agriculture. La surveillance exercée surtout au printemps, et qui consiste à enlever les gâteaux infectés et à nettoyer avee soin les parties qui présentent des œufs ou des coques, est ce qu'il y a de mieux à faire.; mais on conçoit qu'il -faut employer les ruches à hausse, qui permettent ce genre de visite. Une ruche est-elle trop infectée, il faut lui en substituer une autre, et ne pas s'en servir avant de l'avoir préliminairement passée à l’eau bouillante, afin de détruire les germes qu'elle pourrait recéler.
On ne connaît que deux espèces propres à es genre, et la seconde, quoiqu'ayant des mœurs semblables à la première, offre une organisation assez différente pour être placée, suivant Lalreille, dans un autre genre.
La Gailerie de la cire, (iatleria cereana, de Fabricius, représentée par Kéatimur (t. m, pl. lu. flg; 13, 14 et 15). est cendrée, avec I» tête et le corselet d’une couleur plus claire. Les ailes supérieures sont échangées postérieurement et relevées en crête. On remarque de petites taches brunes le long de leur bord interne.
La Gallerir des riches. Galleria alrcaria. Fabr. Itéaumur ( loc . cit .) a principalement décrit ses mœurs, et il l’a représentée ainsi que sa larve et les galeries qu’elle pratiqué (pl. 19. fig. 1-9). Elle a un port différent de celui dé l’espèce précédente et ressemble assez aux Teignes proprement dites.
GALLICOLKS. < lallicolœ . ns. Tribu de l’ordre des Hyménoptères, section des Térébrants, famille des Pupivores, établie par Lalreille (Règne Ànira. de Cuv.),et correspondant à la famille des Drplolépaires [Gener. Crust. et Ins.). Ses caractères sont : antennes de douze à quinze articles filiformes, ou à peine plus grosses vers le bout; palpes très courtes, terminées par un article un peu plus gros, et quelquefois nulles; ailes postérieures sans nervures; une tarière roulée en spiralé à sa base, logée dans une coulisse et naissant delà partie inférieure de l'abdomen. Cette tribu comprend le grand genre Cÿnipt. de Linné, qui, lui-même, a été divisé en plusieurs petits genre* rangés dans deux sections.
•{• Pédicule de l'abdomen très-court; antennes de treize à quinze articles; des palpes, des mâchoires eL une lèvre très-distinctes.
Genres . Cvnip». Iralie.
tt Abdomen porté sur un long pédicule; antennes de douze articles grenus'; bouche n'ayant de distinct que les mandibules.
Genre : Edcharib.
Les insectes de celte tribu attaquent certains végétaux, et après qu’ils ont entaillé à l’aide de leur tarière plusieurs de leurs parties . telles que les feuilles , les boutons, l’écorce ou les racines, ils déposent leurs œufs dans l'intérieur de la plaie, et l’on voit naître de la blessure des excroissances très-variées, qui ont généralement reçu le nom de Galle. y. ce mot. C’est là un des traits caractéristiques des Gallicoles.
GALLIGASTRE. ois. Synonyme vulgaire de Poule d’eau, y. Gallixci.e.
GALLIGNOLE. /'. Galignole.
GALLIN V pois. Nom vulgaire du Daclyloplère pyropède.
G A LL! N ACE (Pierre de), mis. y. Obaiuiexxe.
GALLIN ACÊS..Gfl//f«ace<r. ois. Cet ordre, très-nalu rel, adopté par presque tous les ornithologistes, est le dixième de la méthode de Temmlnck. Caractères : bec court, voûté; mandibule supérieure cou rivée depuis la base qui est quelquefois garnie d'une membrane ou cire jusqu'à la pointe; narines placées de chaque côté du bec, recouvertes d'une membrane épaisse, nue ou garnie de très-petites plumes. Pieds médiocres; tarse assez généralement élevé; quatre doigts : trois devant réunis à leur base par une membrane plus ou moins étendue ; le pouce quelquefois peu ou point apparent, s'articulant assez haut. Parmi les présents dont nous a comblés la bienfaisante nature, il en est peu qui nous soient aussi précieux que la nombreuse famille des Gallinacés. Les Oiseaux qui la composent sont , pour la plupart, grands et épais; ils sont d’une fécondité quelquefois prodigieuse, vivent indifféremment sous tous les climats, et présentent , par la délicatesse de leur chair, une ressource inappréciable pour l'économie domestique. Les Gallinacés se nourrissent tous de graines qu'ils cherchent ordinairement en grattant là terre; quelques espères font aussi usage I de baies, de bourgeons et d’insectes; ils se vautrent dans la poussière et construisent à terre , sans aucun apprêt . leur nid qu'assez souvent ils abritent sous un buisson; ils renouvellent plusieurs fois dans l’année leurs pontes nombreuses, et les 'petits, au sortir ‘de la coquille, se mettent à courir et à chercher déjà le grain que les parents leur montrent; ils continuent à vivre en famille jusqu'à ce que de nouveaux fruits de ses amours appellent la mère à de nouveaux soins : le mâlj* ne partage point les douceurs de l'incubation. Presque tous les Gallinacés courent avec vitesse; ils ont en revanche le vol lourd et difficile ; rarement on les voit se percher.
Les genres de Gallinacés sont nombreux, quoique chacun d’eux ne contienne qu'un assez petit nombre d'espèces. Ceux établis jusqu'à ce jour sont les genres Paon, Coq, Faisan. Lophophore, Ëperonnier, Dindon, Argus, Pintade, Pauxi,Hocco. Pénélope, Tétras, Ganga. Hétéroclite, Perdrix, Cryplonyx, Tinamou et Turnix. y. tous ces mots.
GALL1NAIRE. Galtinaria. bot. Rumph (Ucrb. Jtnbnin.f 5, 385, tab. 97) a décrit et figuré sous les noms de daltinaria acuti folia et daltinaria rolundi folia, deux plantes de l’Inde qu’il est facile de reconnaître pour des espèces du genre Cassia, L. La première est bien la même plante que le Cassia Sophora, L.; mais la seconde, qui a été donnée par Loureiro et d’autres auteurs, comme synonyme du Cassia obtusifoliüj L., est une espèce distincte, selon Colladon (Hist. nat. et médicale des Casses, Montpellier, 1816), qui l’a nommée Cassia Gallinaria. y. Casse.
GALLINAZE. ois. Genre institué par Vieillot pour y placer les deux Vautours Aura et l'ruhu qui font partie , du genre Calharte de la méthode de Ttmminck. y. Ca
TH A RTE.
GALLINE. zooi.. Ce mot, qui du latin où il désigne la | Poule est’ passé, avec sa même signification , dans di- I verses langues qui en dérivent, a également été appliqué
fi A l .
â plusieurs Poissons du genre Trigle. y oyez ce mol.
GALL1NOGRALLES. ois. Nom donné à des Oiseaux dout Blainville a fait une famille intermédiaire entre les Gallinacés et les Échassiers.
GALLINOLE et GALLINETTE. iot. Synonymes vulgaires de quelques espèces de Champignons du genre Clavaire, y. ce mot.
GALLINSECTES. ins. Réaumur donnait ce nom aux insectes du genre .Kermès,, et, par opposition, il nommait Progallintecles ou Faux- Gallinsectes ceux du genre Cochenille. Degéer a formé avec les Gallinsectes un ordre particulier, correspondant au grand genre Cochenille de Linné, et Lalreille a fondé sous ce nom une famille de l’ordre des Hémiptères , section des Uomoptères. Ses caractères sont : un seul article aux tarses, avec un crochet au bout; des antennes filiformes ou sélacées, ordinairement de onze articles; mâle privé d'uu bec, mais pourvu de deux ailes se recouvrant horizontalement sur le corps, avec un abdomen terminé par deux soies; femelle aptère, munie d’un bec. Cette famille offre une particularité bien curieuse, et qui la distingue suffisamment de toutes les autres. Les femelles, lorsqu’elles ont été fécondées, se fixent sur des végétaux de diverses sortes ; bientôt leur corps se gonfle, puis se dessèche et présente l'aspect de galles ou d’excroissances; les œufs, placés sous cet abri maternel , ne lardent pas à éclore. F. Cochenille et Kmts.
GALLINL’LA. moll. Genre établi par Klein (Méthode Oslrac., p. 50), pour les Coquilles que l'on compare à des Poules qui couvent, parce qu'elles ont le hord droit en forme d'aile. On trouve dans cette coupe principalement des Slrombes qui se rapprocheul du Strombus canarinus, et des Volutes, tels que la Neigeuse, le Pavillon d'Orange, etc. •
GALL1NULE. Gallinula. ois. Genre de l'ordre des Gralles. Caractères : bec moins long que la tète, comprimé, conique, beaucoup plus haut que large à sa base; mandibules d’égale longueur, comprimées vers la pointe, la supérieure légèrement courbée; narines placées de chaque côté du bec, vers le milieu de sa longueur, fendues longitudinalement, percées de part en part et en partie recouvertes par une membrane; pieds longs; trois doigts devant et un derrière; les antérieurs très-longs et bordés d’une membrane étroite; ailes médiocres, concaves ; la première rémige plus courte que les deuxième et troisième; celle-ci, ou la quatrième, la plus longue.
Ces Oiseaux , auxquels des caractères assez équivo- ; ques ont fait trouver dilftcil.cmenl une place immuable dans les méthodes, ont tour à tour été séparés, réunis ou confondus parmi les espèces d'autres genres, qui, sous certains points de vue , offraient des analogies admissibles, mais qu’en écartaient des anomalies de mœurs ou de conformation. Les voici de nouveau groupés jusqu’à ce que la découverte de quelques espèces intermédiaires ne vienne encore découler les versatiles méthodistes. S'il fut difficile de s'accorder sur la réunion de ces espèces en famille ou genre , il ne l'est pas moins d'en présenter un ensemble de mœurs rt d'habitudes : cependant quelques généralités .
peuvent être présentées ; telles sont celles de se complaire plus habituellement sur la terre qu'au sein des étangs et des marais où, néanmoins, elles nagent avec vitesse, plongent avec célérité; de se dérober avec adresse aux regards du chasseur et à la poursuite des Chiens, en courant à travers les joncs et les tiges marécageuses; de se nourrir indifféremment de végétaux, de vers, d'insectes, de mollusques et même de petits poissons; de passer la plus grande partie de la journée dans des retraites abritées et de n'en sortir que vers le soir. L’on assure que les üallinules sont voyageuses, mais leurs migrations ne peuvent être que de courte durée, et seulement pour les lieux où l’efctrême rigueur de la saison leur ôte tout espoir de trouver la moindre nourriture, car dans les régions un peu plus tempérées, on les aperçoit à toutes les époques de l’année, lors même que tout semble enveloppé de neige cl de glaçons; elles sont, pendant ces jours de disette, réunies près des fontaines et des eaux vives. Du reste, voyageuses ou sédentaires, les Gallinules n'en sont pas moins très attachées aux lieux qui les ont vues naître, car chaque année elles y viennent déposer les gages de leur tendresse. Leurs nids, que font souvent respecter la solitude et la difficulté d'aborder là où ils sont placés, se composent d’un amas de joncs et de roseaux entrelacés; la ponte est ordinairement de sept à huit œufs, que le mâle et la femelle couvent alternativement ; les petits courent en naissant, suivent pendant quelque temps leur mère, mais bientôt Us lui laissent le loisir d’élever une seconde famille qui, à son tour cl avant la fin de l’année, est suivie d'une troisième, t Arête de la mandibule supérieure s'avançant sur le front, et se dilatant en une plaque uue. Gallmule Angoli. Fulica mailcraspa/ana , Gmel. Parties supérieures cendrées , les inférieures blanches ainsi que les côtés de la tète et le devant du cou; ré- I linges bordées de noir; quelques taches noires sur la poitrine. Taille , seize pouces. Des Indes. Espèce douteuse.
Gallinule cendrée. Fulica cinerea, L. Parties supérieures cendrées, nuancées de vert sur les ailes et le corps; les postérieures blanchâtres, avec le milieu du ventre blanc; pieds bruns. Taille, -dix-sept pouces. De la Chine. • ■
(jALLINULE DE LA CHINE. F. GaLLINULE KaRUEA. Gallincle couleur de plomb. Gallinula \ ilumbea , Vieil!. Parties supérieures noirâtres, avec les pluuies lisérées de cendré ; lectrices alaires noires, bordées de roux; rémiges cendrées, rayées de gris et de blanc; parties inférieures et cou d’un cendré bleuâtre, rayé de blanc; liée roux; plaque frontale rouge. Taille, vingt pouces. De Java. # *
Gallincle favorite. Fulica flaciroslris , Gmel., Buff.. pl. enl. 8U7. Parties supérieures bleues, ainsi que les côtés de la tète, de la gorge et les flancs; devant du cou, poitrine et ventre blancs; télé et queue noirâtres; bec et pieds rouges. Taille, dix pouces. De Cayenne.
Gallincle Gloct. Fulica fislulam. Variété douleu&e de la üalliuule Poule d'eau, jeune.
Gallincle grande Poule de ai . ^'«Gallincle Poule d'eau.
Gallixule crise. Porphyrio cinereus, Vieill. Parties supérieures grises; côtés «hr front, sourcils, gorge, devant du cou. milieu de la poitrine et du ventre blancs; bec jaune; pieds rougeâtres. Taille, sept pouces. Patrie inconnue.
Gallixule des Ixdes. F. Gallimle Karvka.
Gallimle Karcka. Hallus phœnicurus , Gmel., Buff., pl. enl. 880. Parties supérieures noires, tachetées de bleu; les inférieures, de même que la iète, blanches; ventre et queue d'un roux vif; bec et pieds verts. Taille, huit pouces. De l'Inde.
Gallixule du Mexique. Fulica Mcxicana, I.ath. Parties supérieures verdâtres, variées de bleu et de fauve; les inférieures, la tète et le cou pourpres; rémiges et rectrices vertes; bec rouge, jaune à l’extrémité. Taille, douze pouces.
Gallixule nuir.Hf.TtE. Fulica maculata , Gmel. Variété de la Gallixule Pot le d’eau, jeune.
Gallixule rETiTE Poule d'eai:. ( inllinula fuira , Lalli. F . Gallixule Poule d'eau, jeune.
Gallixule porpotroIiie. GaUinula porphyroides , Less, Plaque capistrale libre à sou extrémité; plumage d’un noir intense, excepté les épaules qui sont bordées de blanc, et les ailes qui sont brunes, cerclées de roux clair; queue rousse, rayée de noir; bec jaune, allongé, comprimé; pieds verdâtres.
Gallixule Poulette d’eau. V. Gallixule Polle d’eau, jeune.
Gallixule Poule d’eau. GaUinula Chloropus, L., BufF. , pl. enl. 877. Parties supérieures d’un brun olivâtre foncé; les inférieures, la tête, la gorge et le cou d’un bleu ardoisé; rémiges, tectrices caudales inférieures blanches; base du bec et plaque frontale rouges; pieds d’un vert jaunâtre, avec une jarretière rouge. Taille, douze à quatorze pouces. D'Europe. Les jeunes sont d'un brun olivâtre plus clair en dessous; le blanc des ailes est d’un brun clair; la plaque frontale est presque nulle; les pieds sont olivâtres, avec la jarretière jaunâtre. D’Europe.
Gallim i.e Smirrixg. Fulica flarfpes, Gmel. V. Gali im le Poule d'eau, jeune.
Gallixule Tavoua. Fulica Martinica , Gmel. Tout le plumage vert, changeant en bleu sur la tétc et sous | le corps; rémigeset rectrices noirâtres, bordées de vert; lectrices caudales inférieures blanches; base du bec et plaque frontale rouges; pieds jaunes. Taille, douze pouces. Les jeunes et les femelles sont nuancés de brun; ils ont le dessous du corps blanc . nuancé de noir, les pieds bruns. De l’Amérique méridionale.
Point de plaque frontale.
Gallimte Baillox. GaUinula Haillonii, Vieill. Parties supérieures d’un roux olivâtre, avec des taches blanches, entourées dc noir; sommet de la télé roux, strié de noir; gorge, sourcils, côtés du cou, poitrine et vpntre d’un gris bleuâtre; Bancs, abdomen et lectrices caudales inférieures, variés de blanc et de noir; bec vert; pieds rougeâtres. Taille, six pouces et demi. Les jeunes ont la gorge et le milieu du ventre blancs, rayés de zigzags cendrés, les flancs olivâtres, nuancés de blanc. D'Europe.
Gallim le Bidi-Riiii. Hallus Jatnaicensis . Lalh.
Parties supérieures d'un brun olivâtre, rayé de blanchâtre; tète noire; parties inférieures d’un cendrébleuâtre ; bec noir, avec la base de la mandibule inférieure rouge; pieds bruns. Taille, cinq pouces. Des Antilles.
G a 1.1.1 mile Bi.AXr.HE bt rousse, llallus leucopyrrhus , Vieill. Parties supérieures d'un roux châtain, plus vif sur la tète, le cou et surtout les joues ; rémiges et rectrices d'un brun roussâtre; parties inférieures blanches,
! rayées de noir sur les flancs et les jambes; bec noirâtre, vert en dessous; tarse rouge. Taille, six pouces et demr. De l’Amérique méridionale.
Gallixule Bruxoir. Hallus mclanophaius , Vieill. Parties supérieures d'un brun noirâtre ; une moustache rousse; gorge blanchâtre; parties inférieures cendrées, noirâtres, rayées de blanc; bec noirâtre, vert à sa base; pieds blanchâtres. Taille, sept pouces. De l’Amérique méridionale.
Gallimle brux-olivatre. Hallus rufcscens , Vieil. Parties supérieures d’un brun olivâtre, plus foncé sur la tête ; parties inférieures d’un cendré bleuâtre; gorge blanche; flancs et ventre bruns, rayés de blanc et de roux; bec et pieds bruns. Taille, neuf pouces. D’Ai frique.
Gallim le brume, ratée de xoir. Hallus obscurus, Lath. Parties supérieures fauves, striées de noir, les inférieures d’un brun ferrugineux; bec noir, bordé de jaune; pieds d'un brun rougeâtre. Taille, cinq pouces ; cl demi. De l’Océanique.
Gam.imte a collier des Philippines. V. Gallimt.k Téklix a collier.
Gallimle a cou bliu. Hallus cærulcscens, Lath. Parties supérieures d'un brun rougeâtre; gorge, devant du cou et poitrine d’un bleu pâle; parties inférieures blanches, rayées de noir ; bec et pieds rouges. Taille , sept pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
Gallixcle de la Daourie. K. Gallixcle K ali.o .Maroi ktte ou Poussin.
Galiincle géaxte. GaUinula gigas, Spix , Ois. du Brésil, pl. 90. Front, joues, devant du cou et du thorax d’un gris cendré ; parties supérieures d’un roux brunâtre; abdomen d’un rouge brunâtre; bec vert â la pointe; pieds rouges. Brésil.
Gallixcle de Gexét. Hallus Crex, L.; Crex pratensis, Bec.; Roi des Cailles, Buff., pl. enl. 750. Parties supérieures d’un brun noirâtre, nuancées de cendré et de roux; un large sourcil cendré; lectrices alaires rousses; rértiiges rousses extérieurement; gorge, ventre et abdomen blancs ; poitrine d'un cendré olivâtre; flancs roux, rayés de blanc; mandibule supérieure brune, l’inférieure blanchâtre; pieds rougeâtres. Taille, neuf à dix pouces. D’Europe.
Gallixcle graxd Kale de Catexxe. Fulica Cayen nensis. L., Buff., pl. enl. 352. Parties supérieures olivâtres, avec les ailes d'un roux vif; tête, cou, queue, abdomen et jambes d’un gris brun ; côtés de la télé d’un blanc verdâtre; poitrine rousse; bec noirâtre, varié de rouge; pieds rouges. Taille, dix-huit pouces. Les jeunes ont presque tout le plumage plus ou moins cendré.
Gallinvlb grise. Hallus cinereus, Vieill. Parties supérieures brunes, les inférieures grises, rayées de noir et de blanc sur les flancs ; milieu de la gorge et du cou
>y Googl
btanc; bec brun; pieds gris. Taille, cinq pouces. De Cayenne. C’est probablement une variété d'âge du petit Râle de Cayenne.
Gallirule dk la Jamaïque. P. Gallirule Bidi Hidi.
Gallirule jaspée. Rallus maculosus, Vieil). Parties supérieures brunes, variées de noirâtre, de blanc et de roux ; moitié de la télé, devant du cou et parties inférieures d’un roux vif; queue brune; bec noirâtre; pieds rouges. Taille, six pouces. De l’Amérique méridionale.
Gallirule Kiolo. Rallus Cayanensi s, Lath., BufT., pl. enl. 308 et 753. Parties supérieures brunes, avec le manteau d’un vert olivâtre ; sommet de la tête roux , de même que les parties inférieures; jambes olivâtres; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces. De l’Amérique méridionale.
Gallirule large barde. Gallinula cnrizona, Tem., pl. color., 417. Parties supérieures d’un roux marron, qui prend une teinte plus vive sur la poitrine; gorge blanche; tectrices alaires brunes, rayées de noir cl de brunâtre; rémiges noirâtres, rayées de brunâtre clair; parties inférieures noires, rayées de blanc; bec d’un noir verdâtre; pieds rouges. Taille, sept pouces. De Java.
Gallirule Maroufttk. Rallus Porzana , L.; petit Itâle d’eau, Buff., pl. enl. 751 . Parties supérieures d'un brun olivâtre, tachetées et striées de blanc; les inférieures d’un olivâtre foncé, variées de cendré et tachetées de blanc; front, sourcils et gorge d’un gris bleuâtre; côtés de la tète marqués de noir ; rectrices intermédiaires bordées de blanc; bec verdâtre, rouge à sa base; pieds jaunes. Taille, sept à huit pouces. Les jeunes ont la gorge et le milieu du ventre d’un blanc cendré, la face et les joues pointillés de blanc et de brun. D’Europe.
Gallirule .MiDHEX./bj/fus Pirginianus, L./’.IIale
DE MUDHER.
Galliiulk roiiie. Rallus niger, Lath. Tout le plumage d’un noir irisé; bec jaune; pieds rouges. Taille, huit pouces et demi. Du Sénégal.
Gallirule roi rk a paupières rouges. Rallus Ta buensis, Lath. Tout le plumage noir; bec noir; iris rouge; pieds d'un brun rougeâtre. Taille, six pouces. De l’Océanique.
Gallirule roi re poirtillee de blarc. Rallus ftacificus, Lath. Parties supérieures noires, piquetées de blanc; nuque et rémiges brunes; gorge blanche; poitrine bleuâtre; le reste des parties inférieures blanchâtre; bec et iris rouges; pieds rougeâtres. Taille, neuf pouces. De ('Océanique.
Galliiulk olivâtre. Rallus olicaceust Yieill. Parties supérieures olivâtres, tachetées et striées de noir; gorge blanchâtre ; parties inférieures d’un gris fauve avec les flancs rayés de noir ; bec et pieds bruns. Taille, six pouces et demi. Des Antilles.
Galliriîle perles. P. Gallirule Marouette.
Gallirule petit Râle ueCayerre. Rallus minutas, L., Buff., pl. enl. 847. Parties supérieures variées de roussâlrc, de noir et de blanc; sommet de la télé et cou bruns ; gorge, devant du cou et poitrine d'un blanc roussâtre; abdomen rayé de noir; pieds d'un brun jau- j uûtre. Taille, cinq pouces.
Galliriîle petit Râle d'eau. P. Galliriîle Marquette.
Gallirule des Philippires. Rallus Philippensis , Lath., Buff., pl. enl. 774. Parties supérieures brunes, variées de rouge; les inférieures noires, rayées de blanc; sommet de la tétc roux; un large sourcil blanc; rémiges mélangées de noir, de blanc et de roux; rcctrices noirâtres, bordées de roussâtre; gorge blanchâtre. Taille, dix pouces et demi.
Gai.liri'i.k plombée a gorge blarchr. Rallus albicollis . Yieill. Parties supérieures noires, avec le bord des plumes roussâtre; rémiges d'un noir irisé; gorge blanche; devant du cou , côtés de la télé, poitrine cl ventre d’un cendré bleuâtre très pâle; lectrices caudales inférieures brunes, rayées de blanc; bec verdâtre; pieds d'un brun rougeâtre. Taille, huit pouces. De l'Amérique méridionale.
Gallirile Porzare. Rallus Porzana , Gin. P. Gallirule Maroi ette.
Gallirule Poissir. Rallus pusillus , L. Parties supérieures olivâtres, avec le milieu des plumes noir, et un grand espace noir, strié de blanc sur le dos; parties inférieures d'un gris bleuâtre, avec quelques raies blanches et brunes sur l'abdomen et les flancs; bec vert, rougeâtre à sa base; pieds cendrés, bleuâtres. Taille, six à sept pouces. Europe.
Gallirile Râle d'eau. Rallus agualicus , Linné. P. Râle.
Gallirile Râle de Gkrét. P. Gallirule de Gkrét.
Gallirule Rallo- Marogette. P. Gallirule Poissir.
Gallirule rougi. P. Gallirule de Gerèt.
Gallirule rougeâtre. Rallus Zeylanicu», Lath. Parties supérieures d'un brun ferrugineux, rémiges poires; parties inférieures d'un brun rougeâtre. Taille, dix pouces. Des Moluques.
Gallirule rougeâtre a bec et pieds cerdrEs. Rallus Sandwicensis, Lalli. Plumage d’un brun ferrugineux, plus pâle en dessous du corps. Taille, sept pouces. De ('Océanique.
Gallirule rousse a mort bleu. Fulica Carlhagena , L. Tout le plomage d’un brun roux, tirant sur le fauve vers les parties inférieures; front d’un gris de plomb; bec et pieds bruns. Taille, quinze pouces. De l’Amérique méridionale.
Gallirule rousse. Rallus rufus, Yieill. Parties supérieures d'un brun noirâtre, rayées cl tachetées de blanc; télé et cou d’un roux foncé; gorge roussâtre; parties inférieures brunes, slriées de noirâtre; bec el pieds bruns. Taille, six pouces el demi. D'Afrique. La femelle a la gorge el les parties inférieures blanchâtres, tachetées de brunâtre.
Gallirule rcbigireuse. Gallinula rubiginosa , Temm., pl. color., 357. Sommet de la tète, joues, côtés du cou, poitrine et ventre d'un roux marron; gorge blanche; nuque et parties supérieure* vertes; petites tectrices alaires vertes, variées de cendré ; région abdominale d'un cendré verdâtre, rayé de blanc; liée d'un vert sombre; pieds jaunes. Taille, six pouces. De Java.
Gallirule Rupalbir. Rallus rufcscens , Vieill. Par-
lies supérieures d’un brun coussâtre; Jes inférieures blanches, avec les côtés et les flancs roux; abdomen noir, rayé de blanc ; bec brun ; pieds verdfttres. Taille, six pouces. I>e Java.
Gallijule a sofrcils blancs. fiallus superciliaris, Vieill. Parties supérieure* noires, striées de blanc; une tache rousse sur le dos; rémiges brunes; reclrices noirâtres, tiquetées de blanc; une bande blanche et deux noires de chaque côté de la télé qui est d'un roux jaunâtre; parties in férié u res blanches, avec des raies noires sur les flancs et les jambes; bec noir; pieds jaunes. Taille, six pouces. De l'Amérique méridionale.
Gallirule tachetée. Gallinula natria, Gm. Plumage gris-roux, varié et finement rayé transversalement de brun; ailes brunâtres, cerclées de brun; gorge blanche. Taille, huit pouces. De Manille.
Gallirixe de terre. Gallirixe de Gerèt.
Gallirixe Tiklir. y. Gallirixe des PniLirrixES.
Gallirixe TlRliR a collier, /{ail us torquatus, Lalli. Parties supérieures brunes, lavées d’olivâtre; joues et gorge noirâtres; un trait blanc qui part de chaque angle du bec ; parties inférieures brunes, rayées de blanc; un large demi-collier roux; bec et pieds bruns. Taille, ou/e pouces. Des Philippines.
Gallirixe de Virginie. Gallinula Carolina, Lath. Parties Supérieures d’un brun olivâtre, tacheté de blanc; sourcils, joues et poitrine d'un cendré clair; une bande noire longitudinale, qui s’étend sous le corps à partir du menton; celui-ci est noir; ventre blanc; flancs rayés de blanc, de fauve et de noir; reclrices brunes, les quatre intermédiaires cendrées et bordées de blanc. Taille, sept pouces et demi. De l’Amérique septentrionale.
Gallixlle-variEr a gorge rocsse. Fulica Aorœbo racensis, L. Parties supérieures variées de roux, de noir et de blanc ; lectrices caudales noires , rayées de blanc ; sommet de la télé noir, pointillé de blanc; parties inférieures roussâlres, variées de brun, tachetées de noir et de blanc sur la poitrine et les flancs; bec noirâtre; pieds rouges. Taille, cinq pouces. De l'Amérique septentrionale.
Gai.urui.e NVidceor. y. Gallirixe de Virginie.
GALLINL'LE. mr. Espèce du genre Enchélide. / ce inot.
GALLIQl'E. F. Acide galmqle.
GALLIRION. rot. Pour Gallyrion. P. ce mot.
GAI.LITE. Alectrurus. ois. Genre établi par Vieillot pour y placer deux espèces de l'Amérique méridionale, auxquelles Temminck n'a point trouvé de caractères suffisants pour les séparer des Gobe-Mouches, f'.cemot.
GALL1TE. bot. Nom vulgaire dans le midi du Linaria hirsuta. y. Liraibe.
GALLITIUCHtM. bot. Nom ancien de la Sclarée, de l'Homiin et de la Sauge.
GALLITZIMTE. «n. Ce nom a été donné simultanément au Zinc sulfaté et à une variété de Titane oxydé ferrifère.
GALLOPAVO. ois. Synonyme de Dindon, y. ce mot.
GALORDIE. Galortlia. bot. Le genre établi sous ce nom. par Roeusch, dans la famille des Synanthérées. a été réuni au genre Galardie. ce mot.
GALLU M oc G ILIUM, bot. Synonymes de Gaillqt. y. ce (bot.
GALLOT. pois. Syn. vulgaire de Labrus Tinco, L. y. Labre.
GALLONNÉ, GALLON NEE. rept. et dois. Espèces des genres Squale, Tortue, Lézard, Grenouille et Vipère. y., ces mots.
GALLES, ois. y. Coq.
GALLYRION. bot. Syn. de Lilium bulbi/erum ou Martagàn.
GALOPIITALME. Galophlnlmum. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymhifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., établi par Nées et Marlius ( Beitrag sur Floça Brasil., p. 7) avec les caractères suivants : calalbide dont le disque est composé d'un petit nombre de petites fleurs égales, tubuleuses et hermaphrodites, et la couronne unilatérale, formée de deux ou (rois fleurs femelles , en languettes ovales et éinarginécs; involucre cylindracé, composé de huit folioles, dont quatre extérieures plus larges et embrassant les intérieures; réceptacle nu, ponctué; akènes tétragones, comprimés, obeoniques, surmontés d'un rebord à deux ou quatre épines. Ce genre appartient à la tribu des Héliarithée*,.et sc rapproche des genres f erbesina, Pectrs, et du Chlonia de Cassini. Il diffère du premier par la forme de l’aigrette et le réceptacle nu; du Peclin et du Chlonia par l'involucreoctophylle, et du dernier surtout par son aigrette non membraneuse â la base. L’auteur de ce genre n’en a décrit qu'une seule espèce, Galophtalmum Hrasiliense , plante herbacée dont les feuilles sont ovales, hérissées et verlicillécs au nombre de quatre. Elle est flgurée | loc . cil., tab. 2) avec plusieurs détails sur les organes de la fructification.
G ALOPIN K. Galopina. bot. Genre de la famille des Ruhiacèes et de la Tétrandrie Digynie, L., établi par Thunberg, et adopté par Willdenow et Jussieu avec les caractères suivants : calice entier, non proéminent (nul scion Thunberg); corolle à quatre segments réfléchis; quatre étamines â anthères oblongues, dressées; deux styles; fruit très petit, divisible en deux coques globuleuses et muriquées. Thunberg, dans son Prodrome des Plantes du Cap, a lui-même réuni ce genre à Y Anlhospermum, malgré la diversité de leur port. Au reste, le Galopina ne renferme qu’une seule espèce , Galopina circaoides , qui est une plante herbacée, annuelle, à feuilles opposées; ses fleurs sont disposées en paniculcs lâches, terminales, et elles sont accompa gnées de bractées. Elle croit au cap de Bonne Espérance.
GALORDIE. bot. Pour Galardie.
GALOKRHOÊ. Galorrhœus. bot. Le genre crypfogainique institué sous ce nom, par Fries, n’a point été généralement admis par les botanistes, et la seule espèce qui le constituât a été réunie au genre Agaric.
GALOS-PAULES. *\*. Le Singe désigné sous ce nom par Marmol , qui le dit de couleur de Chat sauvage , parait être le Patas.
GALPH1.MIE. Galphimia. bot. Genre de la famille des Malpighiacées, et de la Décandrie Monogynie, L., caractérisé par un calice quinquéparlite. persistant, dé pourvu de glandes; cinq pétales onguiculés, à limbe ovale; dix étamines hypogynes. à filets libres ou réunis
ver* leur base-, un ovaire surmonté de Iroi* style* simule*, à trois loges contenant un seul ovule; une capsule à trois cQque* s'ouvrant extérieurement suivant leur longueur. Il se compose d'arbrisseaux à feuilles opposées, entières, portées sur des pétioles le long desquels on remarque quelquefois une double glande. l.es fleurs jaunes, disposées en grappes terminales, sont soutenues sur des pédoncules munis d'une bractée à leur base et de deux un peu plus haut. A trois espèces du .Mexique que Cavanilles, auteur de ce genre, avait décrites, Kunth en a ajouté avec doute deux, différentes en effet par leur calice glanduleux, et originaires du même pays. P. Cavan., Icon., 48U et 503, et Kunth , \oc. Gen., 5, 172, lab. 452.
GALT oo GAL'LT. géol. Nom que l'on donne A un système argileux, composé d'une Marne passant à l'Argile, de couleur gris-bleuâtre ou noirâtre, rude au toucher, et dans lequel les Coquilles fossiles sont peu abondante*.
GALTABK. rept. L’un des noms vulgaires du Lacerta Monitor, L. P. Noritoe.
GALUCHAT, rois. Laqépède a démontré que cette substance était la dépouille du Raja Sephen de la mer Bouge, préparée d'une certaine façon. Tout le monde connaît celte peau dure et polie dont l'usage nous est venu des Orientaux, et qui sert à faire des couvertures d’étuis, de boites, d’épées, de sabres, etc.
GALLKl'S. dot. Syn. de Caturua, genre de la famille des Euphorbiacées.
GALVAME. Galrania. bot. Genre de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Vandelli (Spec. Flor. Lu ait. et Bras. y p. 15, tab. 1 ), pour une plante indigène du Brésil. Ce genre, placé parmi les Rubiacées, n'est point mentionné par le professeur de Jussieu dans le travail qu'il a publié sur cette famille (Mém. du Mus., I. vi, année 1820). Il diffère, en effet, si peu du Palicourea d’Aublet,* qu'il y a lieu de croire qu’on le réunira ainsi que celui-ci avec le Paycholria. Selon Jussieu r le Palicourea , comme le genre qui nous occupe, possède une corolle à tube gibbeux; celui-ci ne s’en distingue que par l’orifice de sa corolle fermée par des poils, y. Psychotbib.
GALVANISME, iool. Nom donné à l’électricité qui se manifeste au contact des nerfs et des muscles, chez les animaux vivants, comme dans ceux qui viennent de perdre la vie, mais auxquels il reste encore un peu de chaleur propre. Ce nom est tiré de celui du physicien italien, Galvani, auquel la science est redevable de celte découverte importante, qui a depuis reçu une application plus générale, et jeté un grand jour sur nombre de phénomènes de la physique et de la chimie. P- Electricité.
GALYÉZIE. Galcexia. bot. Genre de la famille des Laurinées et de l'Octandrie Tétragynie, L., établi par Ruiz et Pavon (Protir. Flor. Pena., p. 50, tab. 33), qui lui ont donné pour caractères essentiels : un calice à quatre segments; quatre pétales; huit étamines, dont quatre alternes plus courtes; disque glandulaire placé sous les ovaires qui sont connivents et au nombre de quatre, surmontés d'autant de styles; quatre drupes renfermant chacun une noix uniloculaire.
La. Galvéeie roxcTtéc, Galresia punctata, R. et P., seule espèce du genre, est un arbre du Chili, dont les feuilles sont opposées, oblongues, lancéolées, den- 1 lées en scie et parsemées de points glandulaires; elles répandent une odeur aromatique très -agréable. Les fleurs sont disposées en grappes paniculées et axillaires.
11 ne faut pas confondre le genre que nous venons de décrire avec le Galresia établi par Jussieu (Gener. Plant., p. 110), d’après les manuscrits de Dombey. Les auteurs de la Flore du Pérou et du Chili ont réuni ce lui-ci au Dodartia dont il ne diffère que par son stigmate simple et le tube renflé de sa corolle.
GAMAlCU. polyp.? Les corps calcaires cl globuleux auxquels, sous le nom barbare de Gamaicu, l'on attribua longtemps des propriétés merveilleuses, sont tout au plus de légers absorbants et paraisseul être des frag- ! ments de divers Madrépores fossiles.
[ GAMAL. max. F. Dromadaire. au mot Chameau.
| GAMASE. Gamasua. aracrx. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des Holèlres. tribu des Acarides.
! fondé par Lalreille aux dé|>ens du genre Acarua de i Linné, et adopté depuis par Fahricius et par les enlo- 1 mologistes français. Ses caractères sont : huit pattes I simplement ambulatoires; mandibules en pince; palpes saillantes ou très-distinctes et en forme de fil. Le genre Gamase n'est pas encore très -bien circonscrit, et il comprend des espèces dont les habitudes différentes et fort singulières autoriseront sans doute quelque jour plusieurs changements. Dès â présent il se divise en : deux sections. La première se compose de ceux qui ont le dessus du corps revêtu en tout ou en partie d'une peau écailleuse. Tels sont :
Gamase bordé. Gamasut marginal u s , Lalr. , ou Acarua marginatua d’Hermann (Mém. Aptérologique, p. 76, pl. G, 6g. 6). Cet observateur prétend qu'il vit sur les cadavres et qu'il a été trouvé dans le cerveau d’un Homme, sans qu’on puisse supposer qu'il y soit venu du dehors. Celle espèce est distincte, suivant lui, de VAcarjta motatoriua de Linné, et elle est peut ! être la même que V Acarua cadorerinua , Herra., Irou- ! vée sur le corps d'une Alose en état de putréfaction.
Gamase l-orgipéde. Ga matins iongipea, ou Trom- , bidium Iongipea d'Hermann ( loc . cil., p. 31, pl. 1, fig. 8). On le trouve dans les Mousses.
Gamase des Culéopteees. Gamaaua Coleoplratorum ou Acarua Coleoplratorum de Linné et d'Hermann. Il a été décrit et flguré par Degéer (Mém. sur les 1ns., t. vu, p. 112, pl. 0, 6g. 15).
La deuxième section comprend les espèces dont le corps est entièrement mou ; les unes vivent sur différents Mammifères et Oiseaux, telles que :
Gamase de la Chauve-Souris. Ganfarus Peapertitionia , ou Acarua Peapertilionia d'Hermann (loc. Cit.f p. 84, pl. 1, 6g. 14 ).
Gamase de l’Hieoxdelle. Gamaaua Hirvndinia , ou Acarua Hirundinit d'Hermann (loc. cil., p. 83, pl. 1, fig. 13) qui rapporte à celle espèce VAcarus Gallium de Degéer. On le trouve dans le nid de ('Hirondelle de cheminée.
I Les autres espèces de cette section habitent différents
agle
végétaux cl filent à la surface inférieure des feuilles, des loiles qui les enlacent cl les foui férir.
Gai iss tisser \ m. Gatnasus telarius, ou Acarus telarius de Linné, qui esl la même espèce que le Trombidium tefarium d'Hermann ( loc.cil ., p. 40, pl. 2, fig. 15). Il se trouve sur differentes plantes, et parliculièremenl sur les Tilleuls auxquels il parait faire beaucoup de tort. Hermann a décrit et représenté sous les noms de Tiliarium et de Socium deux autres espèces propres au Tilleul , et qui vivent en société sur les arbres.
GAMBARI/R. rois. Espèce du sous genre Hétniraraphe. y. Ésoce.
GAMBETTE, ots. Espèce du genre Chevalier, y. ce mot.
GAMMA, i as. Synonyme de C. album, espèce de papillon du genre Nymphale.
GAMMARELLE. Gammarcllus. ciist. Leacli a désigné sous ce nom un genre de Crustacé, qui correspond à celui des Euphées de llisso, lequel a été réuni par Latreille au genre Apseude. y. ce mot.
GAMMAUOLITHK. non. Vieux synonyme de Crustacés fossiles.
GAMMAROLOGIE. iool. /'. Eatoiolocie.
GA.MMARLS CROST. y. CREVETTE.
GaMMaSIDE. Gammasidcs. abacbb. Leach a établi sous ce nom ( Trans . Linn. Societ., t.xi), une famille dans sa classe des Cephalostomata et dans son ordre des Monomerosomata. Elle comprend uniquement le genre Gatnasus de Latreille. que Leach écrit Gattimasus. y. Gamase.
GAMOCARPUE. Gamocarpha. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : involucre denté, formé d'une douzaine d’écailles appliquées cl serrées dans le sens de leur longueur; timbrilles du réceptacle aigues, ramassées dans les alvéoles; toutes les fleurs fertiles; les cinq lobes du calice elliptiques et un peu obtus; corolles à cinq divisions et à dix nervures; anthères incluse* et nues; style allongé, exserle. grêle, avec le sommet à peine capilé. Le Gamocabphe de Poepfic, Gampcarpha Poeppigii, esl une plante alpine, très glabre, à feuilles linéaires subspathulées , très- entières, égalant à peu près la moitié de la longueur de la tige ou plutôt de la hampe et l'entourant à sa base; le rhizome est cvlindracé, presque rampant . On trouve celte plante dans les montagnes du Chili.
GAMOLÉPIDE. Gamolepis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Lesson,aux dépens du genre Athonna de Linné. Caractères : capitule radié; fleurs du rayon ligulées et femelles; fleurs du disque hermaphrodites, tubuleuses et à cinq dents; réceptacle convexe, nu; écailles de l'involucre disposées sur une seule rangée et libres seulement vers leur extrémité; style des fleurs du disque, rameux; akène nu; aréole terminale. Les Gamolépides sont pour la plupart des arbrisseaux originaires du cap de Bonne- Espérance; leurs feuilles sont alternes, découpées, rarement entières; les rameaux sont allongés, nus vers leur sommet, terminés par un capitule. Le genre esl divisé en deux sections, d'après la forme de
l'involucre qui est ou cylindraeé ou campanulé. Une seule espèce appartient à la première division, c'est le Gamolépide tagète, Gamolepi* tayetes, UC. ; Othonnm tayete s, Lin., plante herbacée, à tige droite et ordinairement rameuse ; à feuilles divisées en quatre ou six segments linéaires, subdentés; l’involucre esl composé d'une douzaine d'écailles. Dix espèces composent la seconde division, et elles se distinguent entre elles par la forme des feuilles qui sont ou entières, ou trilobées, ou multilobées.
GAMOPÉTALE et GAMOSÉPALE, bot. Le professeur De Candolle ayant posé en principe (Théorie Élémentaire de la Botanique, 2* édit., p. 121 et 128) que toute corolle dite monopétale et tout calice nommé monosépale. sont composés de parties soudées en un seul corps plus ou moins profondément divisé, a proposé de remplacer ces mois par ceux de corolle Gamopétale et de calice Gamosépale. •
GAMOPHYLLE. Gamophyllum. bot. Nom proposé par Palisot de Bcauvois et adopté par Lestiboudois (Fam. des Cypéracées) pour l'enveloppe ou écaille pro pre de chaque fleur des Cypéracées. y. Ctbébacées. De Candolle donne aussi ce nom à l'involucre composé de folioles soudées dans quelques plantes.
GAMPSONIX. Gampsonix. ois. Vigors (Zool. Jour»., n®5, p. G5) a établi sous ce nom . un genre de l’ordre des Rapaces, qu’il place entre ses Physèles et ses Aigles, et qu’il caractérise de la manière suivante : bec court; mandibules entières; narines arrondies; ailes courtes; denxième rémige très -longue, la troisième presque égale à la quatrième, les première et seconde du coude faiblement écliancrée* en dedans et vers leur extrémité; queue médiocre, égale; pieds médiocres; tarses réticulés; acrotarse emplumé jusqu'à son milieu. On ne connaît dans ce genre nouveau qu'une seule espèce américaine, qucVigors nomme Gaip&obix de Swaibsob, Gampsonix S irai n sortit ; son plumage est bruncendré en dessus, blanc en dessous ; le front, les joues, les flancs, l'abdomen et les cuisses sont d'un orangé vif; une tache noire occupe les côtés de la poitrine. Taille, neuf pouces. Aux environs de Rallia.
GAMUTE. On nomme ainsi les filaments qui pendent de la base des feuilles de certains Palmiers, et servent à faire des cordages.
GANAUIE. ms. Latreille a désigné ainsi, dans ses premiers ouvrages, une partie de la bouche des insectes, qu'on a depuis nommée Mebtob. y. ce mot et Bouche.
GANDARl’SSA. bot. Espèce du genre Justicia.
GANDAZt Ll, Hedychium. bot. Genre de la famille des Scilaminées, et de la Monandric Monogynie, L. Ce genre a été fondé par Ein. Kuenig, professeur du botanique à Bâle, et les caractères en ont été publiés dans le troisième fascicule des observations botaniques de Retzius, p. 73. Kœnig a rapproché de ce genre nouveau le genre Kœmpfcria, et divers auteurs les ont ensuite réunis; cependant les K«*cmpféries sont bien distinctes des Gandazulit : indépendamment des longs segments linéaires du limbe extérieur de la corolle, qui particularisent les premières, celles ci ont encore le filament staminal qui s'étend au delà de l'anthère et diverge en deux lolies foliacés, tandis que dans les Gamlasulis,
Digitiz
Panthère est terminale et comme articulée au sommet du filament. Le nom latin Hedyehium est dérivé du grec doux, à cause de l'odeur douce et suave qu'exhale le (iandazuli à bouquets. Les botanistes français ont laissé au genre le nom vulgaire sous lequel l’espèce principale, que nous venons de citer, est connue aux Indes, à Amhoine, à Java, etc. Pendant longtemps on n'a connu que V Hedyehium coronarum , mais depuis quelques années on en a observé plusieurs autres espèces, et maintenant on en compte une vingtaine qui toutes font partie des collections cultivées en Europe. Ce sont des plantes à périanthe double : l'extérieur ou le calice est monophylle. fendu longitudinalement, une fois plus court que l'intérieur ou la corolle, qui a le tube long, grêle, un peu courbé, se terminant par un limbe à six divisions dont les trois externes sont plus étroites ; une des autres divisions, le labellc. est plus large, échancrée; l’anthère est double, supportée par un filament charnu, géniculé, qui ne se prolonge pas autour de Panthère ; le style est filiforme, du double plus long que le filament, très-tenace et reçu dans une cavité tubuleuse, formée par les deux lobes de Panthère. Ces plantes sont en général d’un grand effet dans les serres, et le développement de leurs fleurs réunies en épi, se continue successivement pendant un mois et au delà; elles demandent des arrosements fréquents en été. On les plante dans le terreau de bruyère pur. Leurs racines produisent des rejetons qui les entourent et que l’on détache vers l’automne pour en former d'autres plantes.
Gandazgm saine. Hedyehium flarum, Wall., in Roxb. ftor. ind.} 1, 31; Bot. Mag ., 2375. Spreng., Syat. reg., 1, 9. Rose, Sri tant., t. 49. Cetleespècc est originaire des vallées qui environnent Silbet . au Bengale; les naturels la nomment Kattia-Rityam. Introduite d’abord au jardin de Calcutta, où elle fut cultivée par le docteur Wallich, celui-ci la fil parvenir en 1818, en Europe; elle commence à fleurir en juin. De ses racines tuberculeuses, épaisses et contournées s'élèvent des tiges droites et roides, de deux à trois pieds de hauteur, garnies dans toute leur longueur de feuilles lancéolées, très-pointues, larges de deux pouces et longues de six ou environ, puhesccnles, d’un vert brillant en dessus, plus pâle en dessous, accompagnées à leur base d’une sorte de gaine ou de fourreau faiblement pubescent, et d’une stipule droite, de près d’un pouce et demi de longueur; chaque tige est terminée par un bel épi presque conique, long de huit à neuf pouces, composé d’un grand nombre de fleurs jaunes, très -odoriférantes, sessiles sur l'axe de l'épi, enveloppées deux ensemble dans une bractée extérieure , foliacée, oblongue, ovalaire, obtuse, concave; chaque fleur a aussi une autre bractée intérieure , beaucoup plus petite et diaphane. Le calice est monophylle, tubuleux, membraneux, ouvert latéralement dans sa moitié supérieure et presque aussi long que le tube de la corolle ; celui-ci est grêle, plus long que la bractée extérieure; le limbe se divise en deux lèvres dont une extérieure composée de trois lanières étroites, linéaires, inégales en longueur et en largeur, d'un jaune plus obscur que l'autre lèvre qui a deux lanières laté-
rales, étroites, et une intermédiaire large, plane, arrondie et grande, à bord légèrement échancré.
Ganoazlli a tu. Hedyehium épient um, Bot. Mag., 2300; Spreng., Syat. veget., 1,9, et 4,0. 7. Cette espèce, originaire du Népaul, en a été apportée en 1820; elle fleurit dans les serres, depuis le commencement de septembre jusqu'à la mi-novembre^ Se» racines sont charnues, tuberculeuses et rampantes; les tiges sont •cylindriques, glabres, ainsique toute la plante; les feuilles sont ondulées, lancéolées, aiguës, avec une forte nervure médiane; leur couleur est un vert pur, assez luisant; l’épi est terminal, long de trois pouces, composé d'une douzaine de fleifrs qbi s'épanouissent Successivement; ces fleurs sont enveloppées jusque vers la moitié de la longueur du tube par une bractée roulée, presque cylindrique, cachaht ou enveloppant pour ainsi dire en entier le calice •qui est coloré en jaune rougeâtre, de même que le tube de la corolle; le limbe est divisé en six découpures dont trois extérieures- linéaires, jaunes, roulées eu leurs bords et pendantes : les trois intérieures sont irrégulières, deux latérales roulées et d’un jaune orangé, la troisième, élargie dans sa partie antérieure, profondément échancrée et d’un blanc jaunâtre.
Gandazcli acciinX. Hedyehium aeuminaiutn , Rose, Scitam. cum. ic. Spreng., Sytt. veget., 4, c. 7. Bot. Mag., 2909. Ce Gandazuli a encore le h'épaul pour patrie; il est cultivé en Europe, depuis l'année 1820, et fleurit au mois d’octobre. Sa tige a de trois à quatre pieds de hauteur; elle est garnie de feuilles lancéolées, terminées au sommet par un appendice filiforme, qui est un prolongement de la pointe; outre la nervure médiane, elles ont de chaque côté des veines obliques bien prononcées; elles sont d'un vert jaunâtre et glabres en dessus, un peu soyeuses en dessous. Les fleurs constituent un épi conique et terminal de près d'un pied de longueur; chacune d’elles a son tube enveloppé au delà de moitié dans deux ou trois bractées engainantes et roulées, d’un vert pâle; ce tube est cylindrique et d'un rouge pourpré assez pâle ; le limbe est divisé en six segments inégaux : les trois extérieurs linéaires, plans, étalés et plus longs que le tuhe; des trois autres, les deux latéraux ont leurs bords roulés et l'intermédiaire est plan , élargi au sommet qui se divise en deux lobes ovales, allongés, pointus et un peu serraliformes en leurs bords ; tous sont d’un jaune pourpré à leur base et d’un blanc jaunâtre dans la partie antérieure.
Gvvoazcli a fi f.i rs orangées. Hedyehium auranliacutn, Spreng., Syat. reget., 4. c. 6. Rose, Scitam., t. 01 . Hedyehium angustifolium , Bot. Regist., 157. Il a été découvert dans le haut Népaul, vers 1815, et s'est répandu dans toutes les collections européennes, où il fleurit depuis le mois de mai jusqu'à la fin de décembre. Les tiges sont élevées, garnies dans toute leur longueur de feuilles étroites, lancéolées. L’épi floral est long de cinq à six pouces; les fleurs sont d'un jaune rougeâtre, enveloppées presque toujours trois ensemble jusqu’à moitié de leur longueur par une bractée ovalearrondie, foliacée, entièrement roulée autour de leur 1 base; d'autres bractées plus petites, se trouvent inter-
oogle
Die
posée* enlrc chaque fleur ; le lu lie e*l grêle, cylindrique; le limbe est divisé en six lanières, dont trois extérieures, linéaires, roulées en leurs bords, et trois intérieures, avec l'intermédiaire élargie dans sa partie supérieure en une lame à peu près cordiforme et profondément bifide, rétrécie inférieurement en un onglet étroit et canaliculé.
Gahsazcli a* r Liras aor jgeatbes. Hedychium car - Neutn, Bot. Mag., 2057. Spreng., Syat. c eget., 4, c. 6. Sa tige est d'un brun rougeâtre à la base, verte dans la partie supérieure, entièrement garnie de feuilles distiques, glabres, lancéolées, acuminées au sommet, engainantes à la base, marquées d'une nervure médiane d'où s'échappent de chaque côté des veines obliques, très- rapprochées. Les fleurs, disposées .en épi terminal et long de six pouces, sont avant leur épanouissement dressées contre la tige; elles s'ouvrent insensiblement en s'étalant; le tube de la corolle est entièrement caché dans une bractée roulée, d'un vert assez pur corniqe les feuilles; le limbe est divisé en six lanières, dont trois extérieures linéaires et tombantes; des trois intérieure», l’intermédiaire est élargie et fortement écliancrée au sommet, en deux lobes ovales-lancéolés, toutes sont d’un rouge de chair, lavé de jaunâtre.
Gandazcli a boiqiets. Hedychium coronarium , Lais., Dict. Encyc, 2, 003. Spreng. ,Syst. r eget., 1,0. Bot. Mag., 708. Hedychium gandaauliutn, Itumph, Amboin., 5, 175, t. 00, f. 3. Sa racine est blanchâtre, presque cyjindriquc , horizontale, avec des cicatrices annulaires et des fibres très -déliées; ses tiges sont droites, simples, garnies de feuilles alternes, oblongues, aigues, presque sessilcs, entières, vcfles et glabres en dessus , pâles en dessous , parsemées de poils longs et rares, traversées par upe côte blanche, avec des raies latérales obliques et très* fines. Les .fleurs sont disposées en épi terminal, composé d’écliilles spathiformes, engainantes, glabres , vertes et oblongues ; le calice est membraneux, saillant hors des écailles ou bractées, long d'un pouce, une fois plus court que le tube de la corolle qui est grêle, un peu courbé, légèrement renflé, terminé par un limbe d'un pouce et demi de diamètre, ouvert, à six divisions inégales, blanches, nuancées de jaune vers l'onglet.
Gandazoi.i de Van-Hasselt. Hedychium Asscltii, blume, Enum. PI. Jatœ, p. 5G. Feuilles lancéolées, acuminées et glabres; fleurs jaunâtres, réunies en épi peu serré, imbriquées, ouvertes, fasciculées deux ou trois ensemble, accompagnées de spathes obtuses et soyeuses; le tube de la corolle est trois fois plus long que le limbe qui est partagé en trois segments linéaireslancéolés, avec l'intermédiaire un peu plus large et faiblement acuminé. Il est fort commun dans les champs incultes de Java.
Gandazuli de Roxboirg. Hedychium Iloxburgii, Plume . Enum. Pl.Jacœ, p. 57. Feuilles lancéolées, acuminées, velues inférieurement ; inflorescence spiculaire, étalée, imbriquée sur deux rangs; fleurs réunies par faisceaux de deux que séparent une bractée ou spatlic aiguë cl pileuse; le limbe est de moitié plus court que le tube, les segments intérieurs plus longs, linéaires -lancéolés, rétrécis à leur base; ceux du la-
i belle qui est bifide . sont obtus. Celle espèce se trouve I particulièrement dans les forêts qui avoisinent levolcan de Pile de Java.
| G&NDOLA. bot. (Rumph, Amb. 5, t. 154, f. 2.) Syn.
! de Haaelta rubra , L. V. Basellb.
GANELLI. rois. Synonyme de Lophius piscatorius. j E. Lopbie.
GANGA. Pleroclea, Temm.; OEnaa, Vieil!, ois. Genre de l'ordre des GaHinacés. Caractères : bec médiocre , «comprimé, grêle dans quelques espèces; mandibule supérieure courbée seulement vers la pointe ; narines placées à la baie du bec, à demi fermées par une membrane que recouvrent les plumes du front, ouvertes en dessous ; quatre doigts courts, les trois antérieurs réunis jusqu'à la première articulation et bordés de membranes, le postérieur presque nul, s'articulant très-haut sur le tarse dont le devant seul est garni de très-petites plumes; ongles très courts, obtus, à l'exception de celui du.pouce ; queue conique avec les deux rectrices intermédiaires assez souvent prolongées au delà des autres; ailes longues, acuminées; la première rémige la plus longue.
Confondues pendant longtemps avec les Tétras et les Perdrix, les espèces qui composent aujourd'hui le genre Ganga n'ont été séparées de leurs premiers congénères que d’après quelques légères différences produites probablement par des habitudes que détermine la température des climats dont ces Oiseaux s'éloignent rarement, plutôt que le résultat d'une organisation- particulière bien prononcée. Les Gangas ont exclusivement adopté les contrées équatoriales de l'ancien continent ; quelques espèces seulement traversent la Méditerranée et viennent visiter les côtes méridionales de l'Europe, mais leur séjour n'y est pas de longue durée , et bientôt elles retournent vers leurs plages arides et brûlantes. C'est là, près des torrents et des sources qui humectent les tristes bruyères et les buissons à demi desséchés dont ces vastes solitudes sont parsemées, que l'on voit les Gangas venir par centaines se désaltérer et se remet* tre des fatigues de la journée qu'ils emploient tout entière à la recherche d'une nourriture qu’un sol aussi ingrat ne peut leur offrir en abondance. Cette nourriture consiste en graines et petits insectes. Vers l'époque des amours, les sociétés nombreuses se dissolvent, chaque couple s'isole, non pour vaquer aux soins de la construction du nid, mais pour couver alternativement et sans inquiétude les quatre ou cinq œufs que la femelle dépose ordinairement sous un buisson, au milieu d'une fossette qu'elle arrondit dans le sol. l>ès que Jes œufs éclosent, les petits en sortent etsc mettent à courir; ils suivent les parents, et gagnent avec eux les points de réunion, tout aussitôt qu'ils sont en élat de voler.
| Ganga bi bande. Pleroclea bicinctus,Tcmm.\OEna*
\ bi-cincta, Vieil!. Parties supérieures d'un cendré bruu tacheté de blanc; sommet de la tête et occiput roux,
| variés de noirâtre; une petite tache blanche à la base i du liée et une large bande noire, coupée par deux taches 1 blanches au dessus des yeux; joues, cou, poitrine et petites tectrices alaires d’un gris jaunâtre; croupion et lectrices caudales rayés de brun etde jaunâtre; rectrices ! rayées de même, terminées par une grande tache rotis-
GAN
sAtre;rémigesnoirâtres; parties inférieures blanchâtres, finement rayées de brun; un collier blanc, puis en dessous un autre noir; - bec, doigts et ongles jaunâtres. Taille, neuf pouces et demi. La femelle a les joues et la gorge pointillées de brun, les parties supérieure* rayées de brun et de jaune; des zones blanches sur les ailes; enfin ni sourcils, ni colliers. D'Afrique.
G a ’vga codrorré. Pterocles corouatus, Lichst. Sommet de la tête, cou. parties supérieures et inférieures d’un gris d'isabelle. qui prend une nuance plus jaunâtre vers la région abdominale; deux petites bandes noires de chaque côté, partant des narinesel s’étendant vers l’œil, une troisième sous le menton ; tour du hec et lorum blanchâtres; une bande noire-bleUâlre. qui entoure le sommet delà tête, au-dessus des yeux ; lectrices alaircs isabelles, marquées de grandes taches. noires, avec une bande d'isabelle clair au milieu; rémiges d’un brun foncé, bordées de blanchâtre; rectrices rougeâtres, marquées vers la pointe d’une petite bande noire, eLlerminées par un trait blanc. Bec gris, menu et comprimé; pieds bruns, recouverts en dessus do petites plumes isabelles. Taille, dix pouces. La femelle ji’a pas de bandes noires à la base du bec; tout son corps est couvert de plumes isabelles, rayées transversalement de brun; la gorge et les côtés du cou sont jaunes; les rémiges sont brunes. Bec noirâtre ; pieds cendrés. Nubie.
Garga Cota. Pterocles setarius , Temm.; Tetrao alcliata , Gmel.; Tetrao cauüacutm, Gmel., Buff., pl. enl. 105 et 106. Parties supérieures jaunâtres, rayées de noir, avec les plumes du dos et les scapulaires terminées de bleuâtre; petites tectrices alaires marquées obliquement de roux brun et terminées par une taché lunaire blanche; les grandes. olivâtres, terminées par un croissant noir; côtés de la tête et devant du cou cendrés; gorge noire; un large collier ou ceinturon orangé, bordé de noir; parties inférieures blanches; rectrices terminées de blanc, les intermédiaires effilées, dépassant les autres de trois pouces. Taille, treize â quatorze pouces. La femelle a les tectrices alaires d’un cendré bleuâtre avec une bande oblique, roussâtre; elles sont toutes terminées de noir; la gorge blanche avec un demi-collier noir; les filets de la queue ne dépassent guère plus d’un pouce et demi. Du midi de l'Europe.
Garga a doublé COLLIER, y. Garga ri-faxde.
GARGA DES IRDES. y. Garga a quatre bardes.
Garga kittaviah. Même chose que Ganga moucheté.
Ga-rga Lichtkrsteir. Pterocles Lichtensleinii, Tetnminck . pl. color.. 335 et 361. Télé, joues et cou blanchâtres, marqués de petites taches brunes; une bande noire puis cendrée au milieu de deux bandes blanches, sur le front; un trait noirâtre au-dessus des yeux; plumes des parties supérieures rayées transversalement de blanc, de noir et de jaune nankin ; celles des parties inférieures blanches, traversées de noir; poitrine d'un jaune nankin, avec un collier noir; rémiges noirâtres, bordées de brun; rectrices d'un jaune nankin, marquées de bandes noires. Bec et doigts rougeâtres. Taille, dix pouces. La femelle manque de bandes frontales et de plastron; son plumage, beaucoup plus uniforme, est d’un gris lavé d’isabelle et rayé transversalement de blanc. De la Nubie.
Garga moluirtè. Pterocles gutlalus , Temm.. pl. color., '345. Gelinote du Sénégal., Buff., pl. enl., 130. Gorge et côtés du cou d’un beau jaune; une bande cendrée entoure l’œil, et suit, derrière cet organe, les côtés de l'occiput; elle se fond par demi-teintes engendré Isabelle, qui eolorela partie inférieure du cou ; le sommet de la tête est roussâtre; un isabclle pur et clair couvre la poitrine, les parties inférieures, le dos et les petites tectrices alaires; des taches purpurines sur le* lectrices moyennes et les scapulaires dont la pointe est jaunâtre; tache abdominale noire; filets de la queue noirs. Taijte, onze pouces. La femelle, pl. 345, a tout le plumage couvert de petites mouchetures noires, disposées sur un fond Isabelle, plus ou moins clair; la teinte jaune de la gorge est moins pure. De l'Egypte.
Garga Namaqdoi». Pterocles Taclypetes, Temm.; Tetrao Aamaqua , Lath. Parties supérieures d'un brun rouge-foncé, variées de brun-noirâtre; petites tectrices alaires blanches, bordées de brun ; les grandes brunes, terminées de bleuâtre; rémiges noirâtres; tête, cou et poitrine d’un gris ceudré; gorge jaune, avec les côtés ronssât res ; un croissant blanc et étroit, suivi d’un autre brun, sur la poitrine ; abdomen d’un noirâtre pourpré; rectrices cendrées,.lerminées de jaunâtre, les deux intermédiaires subulées et noirâtres ver* l'extrémité; bec bleu; pieds garnis de plumes bleuâtres; ongles noirs. Taille, dix à onze pouces. La femelle a les parties supérieures rayées de noir, de blanc et de roux , la gorge roussâtre, la poitrine rayée et striée de noirâtre, le ventre d’un roux clair; tout le reste comme dans le mâle. D'Afrique.
Garga a quatre bardes. Pterocles quadricinctus, Temm.; Tetrao Itulicus , Gmel. Parties supérieures jaunâtres, rayées de brun et de noir; lectrices alaires jaunes, avec une bande noire, bordée de blanc; front blanc, surmonté d'un bandeau noir; occiput roussâtre, strié de noir; «ou cendré; poitrine rousse, variée et rayée de noir et de blanc, formant quatre petits ceinturons; parties inférieures cendrées, rayées de noir ; bec jaun^re; pieds et ongles bruns. Taille, neuf pouces et demi. La femelle a les couleurs moins vives que le mâle, et plus de noir dans les rayures du dos; elle a la télé d’un roux jaunâtre, sans bandeau noir; elle n’a point non plus de ceiqlurons sur la poitrine. De l'Indé.
Garga des sables, Garga uribaroe. Pterocles arenarius, Temm., pl. 52 et 53. Parties supérieures d’un cendré jaunâtre, irrégulièrement tachetées de bleuâtre et terminées de jaune; rémiges xl*un cendré noirâtre; tête, cou et poitrine d’un cendré rougeâtre; base de la mandibule inférieure et région des oreilles rousses; une tache triangulaire noire sur la .gorge; un ceinturon noir sur la poitrine; ventre, flancs, abdomen et cuisses noirs, de même que les tectrices caudales et le dessous des rectrices; le dessus est rayé de cendré et de roux, terminé de blanc. Taille, douze à quatorze pouces. La femelle a toutes les parties supérieures d’un jaune sale, .tachetées et rayées de noir; la tête et la poitrine jaunâtres, tachetées de noir; point de tache noire sur la gorge, mais un demi- collier cendré; le ceinturon noir est beaucoup plus étroit. Du midi de l’Eu- 1 ropc.
GAN
GAN
Gang a vtiociFttE. Cetle espèce, ainsi nommée par Temminck qui la considère comme identique du Ganga Namaquois, parait néanmoins devoir former bien décidément une espèce distincte et qui ne différerait du reste que très-peu du Namaquois.
Ganga vivras brûlé. Pleroclea exutua, Temm., pl. color., 554 et 300. Tète, devant du cou, nuque et manteau d'un gris vineux; front, joues ét gorge d'un jaune ocreux; lectrices alaires jaunes, terminées de brun marron; rémiges d'un brun noirâtre, terminées de blanc ; un demi-collier noir, qui divise la poitrine dont le bas est jaunâtre; abdomen et ventre d'un brun rougeâtre; reclrices cendrées, terminées de blanc; deux filets latéraux. Rec bleu. Taille, douze pouces. La femelle a le ventre noir, marqué de bandes rousses, des mèches noires en fer de lance sur la poitrine et le cou, des zigzags noirs sur les parties supérieures et la queue; la gorge et la région thoracique d'un jaune isabelle. De l’Afrique.
GANGLIONS, zoot. On nomme ainsi des renflements de couleur grisâtre, d'une consistance dure et un peu élastique, d’une nature homogène dans leur coupe, mais dont la texture se manifeste par plusieurs dissolvants chimiques, et .qui sont situés sur différents points de la longueur des nerfs. — Celle définition exclut donc les Ganglions de tout le système cérébro-spinal, où ne se trouve jamais aucun tissu semblable. Ce que Gall a nommé Ganglion, dans ce système, ne consiste que dans des amas de matière grise, plus molle précisément et plus pulpeuse que la matière blanche ou fibreuse. Il est bon de dire aussi que ce qu'il a appelé Ganglions dans la moelle épinière n'a qu'une existence nominale. Il a cru que la moelle épinière était renflée à l’origine de chaque paire de nerfs, et que Ifc noyau de ce renflement était un amas plus considérable de matière grise qu’il nommait Ganglion. Rien de tout cela n'existe : la moelle épinière n’est point renflée partiellement à l'origine de chaque paire de nerfs. Celle moelle ne contient pas plus de matière grise dans le segment correspondant à ces origines, que dans leurs intervalles.
Il y a trois sortes de Ganglions : 1° des Ganglions intervertébraux : Desmoulins a reconnu (Recherch. Anat. et Phys, sur le syst. nerveux des Poissons, 1892) que les nerfs spinaux de ces animaux n'ont pas de Ganglions, excepté chez quelques espèces comme les Trigles, dans les nerfs excitateurs spéciaux de la sensibilité. Chez tous les Vertébrés, les nerfs excitateurs de la sensibilité tactile (y compris le goût) sont pourvus de Ganglions ordinairement situés dans le trou de sortie du crâne ou de la colonne vertébrale. Pour les paires de nerfs également conducteurs du sentiment et du mouvement, les filets conducteurs du premier et qui sont constamment les supérieurs, passent seuls par le Ganglion. Les nerfs exclusivement conducteurs du mouvement n'ont pas de Ganglion, par exemple, les troisième, quatrième et sixième paires de nerfs, etc., chez les Mammifères. Ces Ganglions ont quelquefois un volume énorme à la cinquième et à la huitième paire chez les Poissons. Dans un 'J’eirodon Lutta, par exemple, pesant une centaine de livres et de près de deux pieds de diamètre, un seul des deux Ganglions de la
huitième paire est à lui seul aussi volumineux que toul le système cérébro-spinal.
9* Des Ganglions extérieurs aux nerfs. Il existe d'autres Ganglions hien distincts des précédents par leur position, leur texture plus serrée, l'obscurité plus mystérieuse encore de leurs fonctions, enfin la variabilité de leur existence jusque dans une même espèce, ou au moins dans des espèces voisines : ce sont les Ganglions ophtalmique, sphéno- palatin , naso- palatin, maxillaire, etc. Ces Ganglions se trouvent sur le trajet des nerfs, soit des sens, soit du mouvement ; mais ils n’existent pas dans l'épaisseur même du nerf; ils lui sont collatéraux, et des filets d'un ou de plusieurs nerfs appartenant même à des paires différentes, viennent s’embrancher sur eux. Ainsi le Ganglion ophtalmique , dans l’Homme et tous les Ml, Cania, etc., reçoit des filets du nerf ophtalmique et du tronc de la troisième paire; et c’est du Gauglion que partent le plus grand nombre des nerfs de l'iris. Dans les Rongeurs, il n’y a plus du tout de Ganglion ophtalmique, non plus que dans aucun Ovipare, même ceux à pupille la plut mobile, par exemple, les différentes espèces de Strix. Desinoulins et Magendie, en expérimentant les propriétés du système nerveux, ont examiné les nerfs iridiens des pupilles si mobiles de ces Oiseaux, et ce sont de tous les Oiseaux ceux où ces nerfs sont à proportion les plus petits. Ils viennent directement de la troisième paire seule qui n'a même pas le petit renflement existant chez tous les Falco. Il n’y a pas la moindre trace de Ganglion sphéno -palatin chez les Chiens, les Chats, les Lapins, les Cochons d'Inde, les Ruminants, les Chevaux, etc., et il n’y a pas l’apparence d'un seul Ganglion de ce second ordre chez aucun Ovipare, où les Ganglions du troisième ordre ne manquent jamais, excepté chez les Chondroplérygiens à branchies fixes, où il a jusqu’ici été impossible d'en découvrir des traces. L'existence des Ganglions du second ordre se trouve à peu près limitée à l'Homme et aux Singes. Les Ganglions ophtalmique, sphéno-palalin, naso -palatin ne sont donc pas, pour les paires cérébrales de nerfs, ce que les Ganglions du grand sympathique sont pour les paires rachidiennes, ainsi que l'a cru Bailly (Cuvier, Analys. des trav. de l'Acadéra. des Sc., 1823, p. G1), car ces derniers Ganglions sont constants partout ailleurs que les cartilagineux déjà cités, et ensuite ces trois Ganglions ne devraient pas exister sur le trajet des nerfs de la .seule cinquième paire; mais ces Ganglions devraient être répartis sur chacune des paires cérébrales.
3° (ianglions du grand sympathique. Ceux-là sont les plus nombreux, car il y en a tout du long de l'épine deux séries pour correspondre à chaque nerf spinal généralement, et en outre il y en a un très-grand nombre sur le trajet des nerfs de ce système, distribués aux organes delà digestion, de la circulation, de la respiration et de la génération. Ces Ganglions manquent absolument aux Chondroplérygiens à branchies fixes, à ces Squales si voraces et si féroces. Ces Ganglions ne sont donc pas non plus les excitateurs au moins constamment nécessaires des sécrétions biliaires et intestinales, car les Squales et les Raies sont de tous les ani-
maux ceux qui oui le foie le plus volumineux el les ■ sécrétions digestives les plus abondantes. Quoi qu'on j en ait dit, ces Ganglions sont insensibles aux excita- I lions mécaniques cl chimiques; en quoi ils différent beaucoup des Ganglions intervertébraux dont la sensibilité est très vive.
Ce qu'on nomme cerveau dans tous les Mollusques autres que les Céphalopodes, ressemble beaucoup à ces Ganglions. C'est aussi avec eux que les autres Ganglions épars des Mollusques, y compris les Céphalopodes, paraissent avoir te plus de ressemblance, car togs ces Ganglions fournissent principalement des nerfs aux organes digestifs, respiratoires et génitaux; mais ils paraissent aussi animer les muscles volontaires à qui ils se distribuent. Eufin, dans les Insectes, les Crustacés et les Annélides, il existe aussi une double série de renflements nerveux, disposés régulièrement par paires, liés entre eux par des rameaux communiquant el fournissant aussi tous les genres d'organes, comme les Ganglions irréguliers des Mollusques.
Des rcnflemeuts semblables se retrouvent sur les points de l’anneau en apparence nerveux qui entoure la bouche des Astéries; et c'est à eux qu'aboutissent les filets pris pour des nerfs qui régnent le long de l’axe de chaque rayon.
On ne sait encore rien d'exact ni de démontré sur les propriétés de ces deux derniers ordres de Ganglions. On ne possède que quelques inductions négatives contre des hypothèses vagues , arbitrairement conçues et admises à leur sujet. (y. Nerf.)
GANGUE, bot. Ce nom de pays désigne clics les Nègres du Sénégal une plante dont on relire unefécole pareille à l’Indigo el qui n’est peut-être qu'une espèce du genre Indigo fera.
GANGUE, xix. Ce nom vient du mot allemand Gang qui veut dire Filon. Il désigne proprement les substances de nature pierreuse, qui servent de support ou d’enveloppe aux minerais dans les filons métallifères; mais il a reçu une acception plus vaste dans la langue aies minéralogistes, qui l’appliquent indistinctement à toute substance dans laquelle est engagé le minéral que l'on considère en particulier. On donnait autrefois aux Gangues des minéraux le nom de Matrices, expression qui faisait allusion à l’idée que l'on avait alors d'une sorte de fécondation opérée dans les mines par les vapeurs qui les pénétraient, el de leur transmutation les unes dans les autres. La Gangue des minéraux s’est formée en même temps qu’eux : elle est le plus souvent amorphe, rarement cristallisée. Sa nature diffère ordinairement de celle de la roche environnante; mais quelquefois elle n'est autre chose que celte roche elle-mèine plus ou moins altérée. Un même gile de minerais renferme ordinairement plusieurs espèces de Gangue : celles qu'on rencontre le plus fréquemment sont : le Ouarlz, le Calcaire spalhique, la Baryte sulfatée, le Spath brunissant et le Spath fluor. On observe aussi, mais plus rarement, le Jaspe, le Silex corné, les Agates, la Wacke, l'Asbeste, le Mica, le Feldspath, la Topaze, la Chaux sulfatée el la Chaux phosphatée. Enfin le Schiste argileux, les diverses Roches conglomérées, les Argiles et les terres de toute espèce font également
fonction de Gangue dans un grand nombre de giles de minerais.
Dans le langage des mineurs ou des métallurgistes, la Gaugue est la partie stérile et de non-valeur du minerai qui fait l'objet d’une exploitation. Une opération très importante est celle qui a pour but la séparation de la matière utile de cette matière étrangère et de rebut, avec laquelle elle est mélangée et même combinée. Les grillages, la fusion, l'amalgamation, la distillation sont les moyens chimiques que l’on emploie pour obte nir le métal à l’étal de pureté, lorsqu'il a subi les préparations par lesquelles on le dégage le plus possible de sa Gangue apparente. Ces préparations consistent à trier le minerai, à le bocarder, à le laver et le cribler; elles sont d'autant plus nombreuses que les minerais sont plus disséminés dans leur Gangue. On a remarqué que quelquefois la Gangue facilitait la fusion des minerais, soit parce qu'elle est par elle même trèsfusible, soit parce qu'elle se combine avec quelque principe étranger au métal, el contribue par là à l'épurer. Elle s'empare souvent d'une substance métallique, qui est unie à celle que l'on veut isoler, et l’entraine avec elle dans les scories.
GANIAUDE. bot. Nom vulgaire d’une variété de Châtaignier à gros fruit.
GANIL. si ix. Nom sous lequel Kirwan a désigné, dans la deuxième édition de sa minéralogie, la Dolomie granulaire. V. Dolomie.
GANITRE. Ganitrus. bot. Gærtner (de Fruct., l. il, p. 271, lab. 138) a substitué ce nom générique à celui d'Elœocarput employé par Linné et Burmann, à cause, dit-il, du peu de rapport de ce fruit avec celui de l'Olivier. Ce changement n’a pas été adopté, et le Ganitrus spherica de Gærtner n'est plus qu’un synonyme de Y Elœocarpus serrât us, L., cité seulement pour la figure du fruit, y. Élæocabpe.
G ANN ET. ois. L’un des nom» vulgaires du Goéland brun.
GANMLLE. bot. L'un des noms vulgaires de la Ficaire et du Callhe des marais.
GANSBLUM. bot. Synonyme de brave et d’autres Crucifères, tels que VJlytsum incanutn , etc.
GANSO. ois. y. Oie.
GANT DE NOTRE DAME, GANTELÉE, GANTELLET oc GANTILLER. bot. Ces noms vulgaires sont indifféremment donnés à la Digitale pourprée, ainsi qu'aux Campanuta Trachelium ou glomerata.
GANTE, ois. Nom vulgaire de la Grue cendrée.
GANTELINE. bot. Diverses Clavaires ramifiées, particulièrement le coralloides et le cinerea , sont ainsi nommées vulgairement.
GANTS DE NEPTUNE, polïp. Ce nom a été donné à quelques Éponges par les anciens naturalistes.
GANUS oc GANNUS. mam. Synonyme d'Uyène. y. Chie*.
GANYMÈDE. Ganynieda. iCBüi. Genre de la famille des Crinoldcs, établi par Goldfuss, pour une espèce d'Écliinodermc vivante, qui se trouve au cabinet britannique, et qui diffère des Comalulcs et des Oursins en ce que l’on n'aperçoit point les cinq, ouvertures infundibuliforuies autour de la bouche, ainsi que dis
f. A II
un
sillons qui alternent avec elles. L’espèce qui forme seule jusqu'ici le genre Ganymède, sous le nom de Ganymeda pulchella , présente à sa surface des dépressions perforées qui vraisemblablement étaient les points d’insertion des piquants, un espace quadrangutaire et déprimé au sommet.
GANYMÈDE. Ganimede». bot. Ce genre de la famille des Amaryllidées de Brown el de l'Hexandrie Monogynie, L., a été fondé par Salisbury ( Tran» . liait. StK.t vol. r, p.*553) et adopté par Haworlh ( \artitso rwrs Reciaio., p. 130) qui l'a ainsi caractérisé : ‘segments du périanthe réfléchis à la manière des pétales du Cyclamen, au moins deux fois plus longs que la couronne qui a la forme d'une coupe; étamines droités. très- inégales; trois des filets sont plus courts que le tuhe, soudés avec lui jusque près des anthères ; les trois autres filets se détachent du tube vers son milieu, mais sont plus courts que la couronne; style plus long que celle-ci, surmonté d'un stigmate â trois lobes, petit et pâle. Ce genre a été formé aux dépens du grand genre Narciaau» de Linné, dont il ne devrait être considéré que comme une simple subdivision. Salisbury l'avait composé de deux plantes cultivées depuis longtemps dans les jardins el qui sont originaires du Portugal. Ce sont les Narcisaua cernuus, Salisb., Prodr. ou A arfiaaya triandrua , Curtis, Bol. Mag.,48, et Narciaaua pulchellMB , dont Salisbury (loc. et/.) n'a fait que changer le nom générique. Uaworlh a augmenté ce groupe de quatre nouvelles espèces qu'il a nommées Ganyme- •les triandrua,Gany mette» nuians , Ganytncde s concolor, Ganymcde» atriatulus. Ces espèces sont des liantes herbacées, bulbeuses et. très-élégantes. Leurs Meurs, au nombre de deux à sept dans chaque spathe, sont penchées, blanches ou d’un jaune pâle, et elles exhalent l'odeur ht plus suave.
GAOL’R. si n. V. Boxtrr.
6ARAGAY. ots. Espèce peu connue que l’orr place parmi les Milans, y. Faccox.
GARAIS et GARAS, bot. Synonymes vulgaires de Fu- . sain. V. ce mot.
CAR \.M A V mis. Synonyme vulgaire de Trigla pini. Y. Tbiglb.
GARAMIT. rois. Espèce du genre Blennie. V. ce tuot.
GARAN. ois. Synonyme vnlgaire de Grue cendrée.
GARANCE. Rubin, bot. Genre de la famille des Rubiacées, section des Galiées et de la Tétrandrie Digynie, L., qui a donné son nom à toute la famille des Rubiarées, et que l’on peut ainsi caractériser : l'ovaire est infère et à deux loges -monospermes; le limbe du calice n’est pas marqué ; la corolle est monopélale. suhcampaniforme , régulière , à quatre ou quelquefois à cinq lobes aigus; le nombre des étamines est égal à celui des lobes de la cdrolle ; l’ovaire est surmonté d’un disque épigyne et d’un style bifide, dont chaque division est terminée par un stigmate capitulé; le fruit est globuleux, didyme, légèrement charnu en dehors, non couronné à son sojnmet. La graine, qui remplit exactement la cavité de la loge qui la contient, est recourbée en forme île fer à cheval : elle sç compose, outre le tégument propre qui est mince, d’un endosperme blanc
et corné, contenant an embryon placé dans son centre, et â peu près cylindrique. D'après l'exposé de ces caractères. on voit que le genre Garance a beaucoup d’af finilé avec les genres Gatium el Japeruta dont il dif fère seulement par sa corolle évasée et presque cam paniforme. tandis qu'elle est relacée dans le premier et tubuleuse dans le second, et surtout par son fruit légè rement charnu en dehors.
On compte au moins une vingtaine d’es|>èces de ce genre. Sur ce nombre environ six ou sept croissent en Europe, particulièrement dans les régions méridionales, nne dans l’Amérique septentrionale, une à Ténériffe. deux dans l'Inde, et le reste dans les lieux montueox au tfhili , au Pérou et à la Nouvelle -Grenade. Hiimboblt. Ronpland et Kunlh, dans leur magnifique ouvrage intitulé : Nova Généra et Specie» , etc., en ont décrit six espèces nouvelles, originaires de ces dernières contrées. Mais de toutes les espèces de ce genre, une seule mérite un véritable intérêt, c'est la Gabaxce des TEiXTfRiEBs , Rubin tinctorum t L., qui est cultivée en grand, dans certaines parties de l'Europe, et dont la racine fournil un principe colorant , fort employé dans les arts. C'est une plante vivace, qui croit naturellement dans le midi de la France, en Italie, en Autriche, etc. Sa racine est une souche ou tige rampante, souterraine, horizontale, rameuse, de la grosseur d'une plume à écrire ou de celle du petit doigt. Sèche et telle que le commerce nous la livre, elle est cylindrique, striée, recouverte d'un épiderme d’un brun rougeâtre, qui s’enlève assez facilement; son écorce, qui a enviroto une demi-ligne d'épaisseur, est d'un rouge très-intense, ainsi qu.e la moelle qui occupe le centre de la racine. Quant à la partie ligneuse; elle est jaunâtre et ne contient pas de principe colorant; les liges qui naissent de celte racine sont hautes de trois à quatre pieds, trop faibles pour pouvoir se tenir droites, s'accrochant entre elles et aux corps voisins, au moyen de pelill crochels.donl elles sonl armées. Ces liges sont carrées et leurs angles très-saillants ; les feuilles sonl i verlicillécs. sessiles. lancéolées, aigues, fermes, hérissées de |>elits crochets; les fleur* sont jaunes, très-peliles. formant une sorte de panicule lâche et rameuse à l’extrémité des rameaux.
On cultive la Garance en grand dans plusieurs provinces de la France : en Alsace, en Normandie, en Languedoc ; mais la plus estimée est celle qui vient du Comtal Venaissin , et particulièrement des environs d'Avignon où nous en avons vu des plantations tfèsconsidérahles. Celte culture exige un terrain substantiel . profond , bien ameubli par des labours profonds, el tnéme par un défonçage de deux pieds , qui permet aux racines de s'étendre et de se multiplier. On conçoit que tel doit être le but de la culture de cette plante. Lorsque le terrain .a été bien préparé, on y plante la Garance, soit par le moyen des graines qui, â cause de leur excessive dureté, sont très-longlemps à germer, soit par le moyen d'éclats que l'on détache des vieux pieds, appartenant à d'autres plantations. Il faut environ trois ans pour que la racine de Garance ait acquis le degré de maturité qui lui est convenable. On doit , jusqu'à celle époque, avoir soin chaque année de biner
GAU
exactement les Rarancières, afin de détruire toutes les , monoïques offrent un calice bipartite et des pétales pto* mauvaises. herbes qui pourraient nuire au parfait dé- ; allongés , réfléchis, revêtus de poils soyeux et dont le veloppemenl de la Garance. Celte racinc.'dont le corn- ! nombre varie de sepi à onze. Dans les mâles, des étamerce est assez étendu, produit un principe colorant l mines nombreuses à filets libres s'insèrent sur un réerpqui communique une belle teinte rouge ou rose à la lacle charnu, hémisphérique, couvert de longs poils soie, à la laine ou au coton. On' se ssrL surtout de l'Alun j sur sa surface, cl entouré de petites glandes à sa base, pour fixer et aviver cette couleur. . Dans les femelles un style court, terminé par un stig-
La racine de la Garance a été aussi comptée au nom- mate coloré et trilobé, surmonte un ovaire trigone, bre des agents de la thérapeutique. Son usage interne ; porté sur un disque épais et renfermant trois loges modonne lieu à un phénomène physiologique extrême- irospermes ; le fruit est une capsule à trois coque*, ment remarquable. Lorsqu'on en mélange une certaine On en connailune seule espèce : c'est un arbuste de quantité aux aliments d'un animaL ses ns prennent au l’Amérique méridionale, ù feuilles alternes, entières, bout de quelques jours une teinte rougeâtre analogue glabres , veinées. Les pédoncules terminaux portent à celle que la Garance communique aux étoffes de laine cinq à six fleurs accompagnées de bractées : une inou de soie. Ce phénomène sera produit d'autant plus férieure femelle , les autres mâles. Suivant VâliL, les promptement que l'animal sera .plut jeune, tes hu- mâles seraieot portés sur un autre rameau que les meurs excrétées , telles que le lait et l’urine, prendront femelles.
également une teinte rouge. Ce qu’il y a de remarqua- GARC1NIE. Garcinfa. bot. Genre .de la famille des
ble, c’est que les autres tissus fle l’économie restent Gullifèresetde la-Dodécandrie Mnnogynie. L. Ses fleurs
étrangers à ce changement. Cependant, chez les Oiseaux, sont polygames ou dioïques ; leur calice est persistant, le bec et les écailles qui recouvrent1 les pattes partici- composé de quatre sépales; leur corolle de ipialre pélapent au phénomène de la coloration. Quelques auteurs les; leurs étamines sont nombreuses, libres ou réunies;
assurent que, si l'on suspend pendant un certain temps le stigmate est sessile, divisé en quatre ou huit lobes ;
l'usage de cette substance, la coloration disparaît. l’ovaire, dans les femelle!, n’a pas autour de lui de nec-
Les propriétés médicales de la Garance sont peu re- taire; le fruit est une baie â quatre ou huit loges conmarquables : vantée tour à tour contre ('ictère et le ra- tenant une seule graine ariltée, à cotylédons épais et chKis. administrée tantôt comme diurétique et tantôt soudés. Ce sont des arbres à feuilles opposées, dont les comme eraménagogne, elle s’est presque constamment fruits sont succulents et très-recherchés dans l'Asie, leur montrée infidèle et sans action. Néanmoins sa saveur patrie. Cboisy.dans sa Monographie des Guttifèrcs, en acerbe doit lui donner quelque propriété astringente; indique neuf espèces qu’il distribue en deux sectious maison en a abandonné l’usage. 0n appelle vulgaire- caractérisées parles étamine», libres dans Tune, moment petite Garance les Afperula Cynanchica et fine- nadel plies ou polyadelphes dans l'autre. A la première toria. y. A srtm'i.B. ♦ ■- appartiennent I «Mangoustan. Garcinia Mangostami*
GARANMEK. bot. Synonyme vulgaire de Giroflée le Garcinia Cambogia dont Linné et Jussieu faisaient jaune. Cheiranthus cheiri, L. un genre sous ce nom spécifique, les Garcinia comea
GARAS, bot. y. Garais, et tnoreUa. Gærlner a figuré (lab. 105 et 100) lesfruits
GARBA. GARBEOU et GARBOU. ois. Noms vulgaires de trois de ees espèces. Dans la seconde section doidu Loriot d’Europe. * ! vent rentrer trois arbres qui ont déjà été signalés
GARBANZO. bot. Les Espagnols désignent- sous ce I sous le nom de Hrindonia (y. ce root). Elle doit disnom le Cicer Arietinum ou Pois-Chiclie dont ils foni. paraître si ce dernier genre est adopté, et alors il s’enune consommation extraordinaire, et qui est indispen- j r ichirsQt de deux au 1res espèces : l’une qui est le Garcisable dans la olla ou pot-au-feu. Depuis les plus pair- 1 nia Cowa de RoxbUrgh, l’autre, le Ganinia ellipiica vrcs gens des plus basses classes jusqu’au monarque, j de Choisy.
nul ne croirait avoir diné dans la péninsule Ibérique, j GARDE-BŒUF. ois. Nom vulgaire de l’Aigrette, f'. s’il n'avait avalé quelques graines d'une Légumineuse Hérox;
généralement méprisée ailleurs. Le goût pour les Gar- GARDE BOUTIQUE, ois. Syn. vulgaire de MarlWibanzos est tel, que Charles IV, détrôné et exilé par son Pêcheur, y. ce mot.
fils, ne cessait de regretter que Rome n’en produisit GARDE-CHARRUE, ois. Nom que l’on donne en quelpas, et que la première chose demandée par le roi Fer- ques endroits ail Molteux. y. Traqcet. dinand VII en rentrant dans son royaume fut un plat GA RDENI ACRES. Gartteniaceœ. bot. Dumorlier a
deGarbanzos. établi celte famille dans son Analyse, aux dépens de
On appelle Garbancillos le Phaca Betica. celle des Rubiacèes de Jnssieu. et la place dans son
GAJUJOTEAU et GARBOTIN. rois. Synonymes vu!- ordre des plantes Endoxyles, c’est-à-dire ccHes dont le
gaires de Cyprin us Jeta, espèce d'Able. y . ce mot. système ligneux est recouvert par le système cortical.
GAKC1ANA. bot. Le genre décrit sous ce nom par Cette famille a pour caractères : des étamines alterna-
Loureiro n’est, selon Willdeiiow. que le Phyliilntm de j lives; un fruit polysperme; des feuilles verticillées ou Gærtner. Leurs descriptions ne diffèrent en effet qu’en stipulées; une corolle slaminifère, .à préfloraison val-
ce que, dans le premier, l'anthère est dite roulée en taire. Les genres Gardénia, Burhnera, Bandia , Lu spirale. V. Phyliube. culia, Oxyanthus , Gcnipa, K'ebcra, Caietbœa, Fer-
GARCIE. Garcia, bot. Genre de la famille des Eu- neiia et Coccocyptelum font partie de celle famille
phorbiacées, et de I» Monœcie Polyandrie, L. Ses fleiffe- , nouvelle.
5 B1CT. ni* SCIRFfCB* *at. 4
G AR DÉNIE. Gardénia, bot. Genre de la famille des Huhiacées et de la Penlandrie Monogynie. L., établi par Ellrs ( A et. Angl., vol. 51, l. 33), adopté par Linné et ainsi caractérisé : calice persistant, à cinq dents ou à cinq serments; corolle infundibulifortne, dont le tube est souvent plus long que le calice; le limbe est étalé, ordinairement à cinq lobes obtus ; le nombre des lobes peut varier de cinq à neuf, selon Kunth ; cinq anthères sessiles à l'entrée de la corolle; un seul style et un stigmate bilobés; baie sèche, hiloculaire (rarement quadriloculaire), remplie de graines disposées sur deux rangées, dans chaque loge. On a placé parmi les Gardénies quelques plantes qui appartiennent à des genres voisins, ce qui a causé nécessairement un peu de confusion dans la classification d'une famille aussi difficile que celle des Ruhiacécs. Plusieurs espèces de Gardénies doivent être reportées dans le genre Pandia. Celui-ci est même, selon Swarlz, congénère du Gardénia, et, en effet, il n'en diffère réellement que par les graines peu nombreuses et le tube moins long de la corolle. Lamarck et Willdenow lui ont également réuni, mais à tort, les Genipa. Une piaule décrite et figurée par Jacquin. sous le nom de Musaœnda formosa, a été rapportée aux Gardénies par Thunberg, Willdenow et Kuntli. Enfin, sous le nom de Hothmannia , Thunberg a fait’ connaître un genre qui, cependant, ne parait pas distinct du Gardénia, quoique Gærlner décrive son fruit comme renfermant des graines non disposées par rangées.
Les espèces de Gardénies, doul le nombre est assez considérable, se trouvent répandues dans les climats chauds des deux continents et des lies adjacentes. Ce sont des arbres ou plutôt des arbrisseaux, quelquefois munis d'épines opposées cl placées au-dessus des aisselles des feuilles. Leurs fieurs, d'une couleur blanche cl d’une odeur très-agréable, sont terminales et axillaires, le plus souvent solitaires, quelquefois ternées, sessiles et accompagnées de bractées. Dans la grande quantité d'espèces remarquables que renferme ce genre, on ne doit point passer 6ous silence la suivante qui est un des arbustes les plus agréables que l'on cullife dans les serres européennes.
Gardêxie a grandes FLEURS , Gardénia florida , L. Elle s'élève à la hauteur d'un à deux mètres : sa lige est rameuse supérieurement où elle porte des feuilles grandes, ovales, atténuées vers les deux extrémités. Ses Heurs sont presque sessiles, solitaires au sommet des branches, d’un blanc tirant sur le jaune, et répandant l'odeur la plus suave. Elle est originaire des Indes- Orientales, ét on la cultive comme plante d'ornement à Amboine et au cap de Bonne- Espérance. Elle croit avec tant de vigueur au Japon, qu'on en fait de belles liaiés vives. La température du midi de la France lui est assez favorable pour qu'on puisse la cultiver en pleine terre, mais à Paris elle exige l’orangerie pendant l'hiver. Comme elle ne fructifie pas sous le climat de Paris, et que ses fieurs doublent le plus souvent par l’effet d’une culture soignée, on ne peut la multiplier que par boutures.
G.ARDENNA. ois. Syn. ancien de Draine, Turdus eiscicorus, L. F. Mkrlk.
GARDE-ROBE. bot. Nom vulgaire de l'Aurone et des Santolines qu’on suppose préserver les vêtements déposés dans les armoires de la- piqûre des larves de Teignes.
GARDIO. rois. Nom vulgaire du Cyprin Rosse.
GAKDNÉR1E. Gard ne n'a. rot. Genre de la Télrandrie Monogynie. L.. établi par le docteur Wallich de Calcutta (in Carey Flora Indien, vol. 1, p. 400; Serarapore, 1830). qui le caractérise ainsi : calice infère, persistant , divisé en quatre segments concaves, orbiculaires et ciliés; corolle non tubuleuse, formée de quatre pétales jaunes, ovales, aigus, alternes avec les segments du calice, et offrant l'estivation valvaire; quatre étamines dressées, plus courtes que la corolle, ayant leurs filets insérés sur les angles de séparation des pétales, et simulant un tube par leur cohérence; anthères ovale», aiguës, unies par leurs côtés en un tube ventru et à quatre dents ; ovaire parfaitement dis linct du calice, |»elit. 3 deux loges, chacune renfermant un ovule attaché au centre, sur la ligne de séparation, surmonté d'uu style court, filiforme, et d'un stigmate aigu; le fruit est une baie écarlate, ronde ou quelquefois déprimée, lisse, couronnée par les débris du style, supportée par le calice, et renfermant des graines solitaires dans chacune des deux loges. Le port de la plante qui a servi de type à ce nouveau genre, ainsi que la structure de son fruit, le rapprochent beaucoup des Rubiacées, mais la supérité de l'ovaire s’oppose à ce qu'on le réunisse à cette famille. D'un autre côté, l'adhérence des anthères entre elles, et le défaut presque complet de slipules-établissenl quelques affinités entre ce genre et les Apocyuées dont il diffère à d’autres égards. Ces rapports avec deux familles diverses ont fait embrasser au docteur Wallich l'opinion de K. Brown sur rétablissement d'une nouvelle famille intermédiaire, et qui comprendrait les genres Gaertnera, Lamk.. Pagamea, Auhlel. etc. F. Gaert.vErb et Gémostoie. Le Gardneria devrait donc être ajouté à ceux indiqués par l'auteur des Observalionsde la botanique du Congo. Wallich observe que les parties jaunes et tendres de la plante contiennent un suc jaune et analogue à celui des Gullifères.
Ce geure est dédié à Edw. Gard lier, résident à la cour du rajah du Népaul, qui a enrichi le Jardin botanique de Calcutta d'un grand nombre de plantes nouvelles. Il ne se compose que d'une seule espèce, Gardneria o rata , Wall., arbre branchu. dout l'écorce est grise, les feuilles opposées, rapprochées, ovales, lancéolées, péliolées et acuminées; les fieurs en corymbes axillaires. Ou le rencontre sur les montagnes du district de Sillet dans le Bengale; il est aussi indigène du INépaul, mais le docteur Wallich ajoute que les individus de ce dernier lieu ont des feuilles plus petites et lancéolées; les segments de la corolle sont plus velus, les baies plus grosses et le stigmate bifide. Ces différences ne suffiraient-elles point pour constituer une espèce, ou tout au moins une variété remarquable?
GARDON, pois. V. Able.
GARDOOUIE. Gardoguia. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymuospermie, L., établi par Kuiz et l’avon, -daus la Flore du Férou, adopté