‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 95 sur 117 · BOL · texte numérisé non relu

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d’un style de la grandeur des étamines, et de trois stigmates; capsule et graines semblables à celles du genre Cantua. VHoitzia ne diffère essentiellement de celuici que par son calice extérieur ou ses bractées; aussi Willdenow les a-t-il réunis sous Tunique dénomination de Cantua. Jussieu (Ann. du Muséum, t. v, p. 259) pense que le genre Lceselia est le même que VHoitzia, s'il est vrai, comme le dit Gærtner, qu'il ait cinq étamines et un calice entouré d’écailles hractéiformes. Cavanilles ( Icon . rar., 0, p. 44. tab. 505 , 500 et 507 ) a décrit trois espèces A'Hoitzia , savoir : Hoitzia coccinea , Hoitzia cœrulea et Hoitzia gland ulosa. Toutes trois sont indigènes du Mexique, ce qui a fait substituer par Cavanilles, le nom spécifique de coccinea à celui de Mexicana , imposé par Lamarck â la seule es|>êce connue auparavant. Ces plantes sont des sous -arbrisseaux à feuilles presque sessiles, linéaires ou ovales -lancéolées, et à fleurs écarlates ou bleues.

HOLACANTHE. Holacanthu s. rois. Genre formé par Lacépède (Fois., t. iv, p. 534) aux dépens des Chœtodons de Linné, et qui rentre conséquemment dans Tordre des Acantlioptérygiens, famille desSquammipennes, de la méthode de Cuvier. Ce savant n'a point adopté le genre Uolacanthe non plus que celui de Fomacanthe formé par le même naturaliste. 11 ne regarde fnêmc ni l'un ni l'autre comme des sous-genres, et les confond parmi les Chœtodons. S'il n’est pas prouvé que les Holacanlhes et les Pomacanlhes doivent être séparés, il parait néanmoins nécessaire de les distinguer des Chœtodons déjà si nombreux , et il était convenable de les traiter à part. Les caractères imposés au genre tfolacanthe, sont : dents petites, flexibles et mobiles; le corps et la queue très -comprimés , avec des écailles jusque sur les nageoires, particulièrement sur la dorsale; la hauteur du corps est supérieure ou du moins égale sa longueur; l'ouverture de la bouche est petite; le museau plus ou moins avancé; une dentelure et un ou plusieurs longs piquants à chaque opercule. Les caractères du genre Fomacanthe sont absolument les mêmes. si ce n'est que Lacépède n’allribue à ces Poissons qu’un ou plusieurs longs piquants, sans dentelure, aux opercules. L'absence d’une dentelure ne parait pas être suffisante pour fournir un caractère de genre. Du reste, tous ces Poissons habitent les mêmes lieux que les Chœtodons avec lesquels ils ont encore de commun les mœurs, la singularité de leur physionomie, la variété et l’éclat des couleurs, enfin la délicatesse de la chair.

ï lloLACASTiu» proprement dits.

* Oui ont la nageoire de la queue fourchue ou échancrée en croissant.

Moi. acanthe tricolore. Chœtodon tricotor , Bloch, pl. 420. Ses écailles sont dures, dentelées cl bordées de rouge vif, ainsi que les nageoires et les pièces de l'opercule. La couleur générale est dorée; la partie postérieure est d'un noir foncé, et non échancrée. Elle habite les mers chaudes de l’Amérique orientale. La figure qu'en donne Duhamel est imparfaite, selon Lacépède. b. O, p. 12, v. 1-5, c. 15.

Uolacanthe Ataja. Sciœna rubra , Omel., Sy*t.

Nat., xiu, 1. 1, par* 5, p. 1501, que Lacépède n'inscrit qu’avec doute dans la section des espèces à queue échancrée, parce qu'il ne la mentionne que d'après Forskahl.

Elle habite les rivages de l'Arabie, b. 8, h. 1-7 , p. 19 , v. 1-0, a. 14, c. 15.

Lacépède dédie à son collègue Lamarck une troisième es|>èce de celte section, dont la patrie n’est pas connue, et qui parait être le Quick- Street de Renard , pl. 25, fig. 145.

••Oui ont la nageoire de la queue arrondie ou sans échancrure.

Holacantre anneau. Holacanthu* annu/aris, Lacépède; Chœtodon annulons , L., Gmel., loc. cit.,

р. 1202; Bloch, pl. 124, fig. 1. Celle espèce . qui se pèche dans la mer des Indes et dont la chair est fort estimée, est d’une couleur brunâtre, avec six lignes longitudinales courbées, et d'une couleur brillante de bleu céleste; ses pectorales, ses thoraciques et sa caudale sont blanches; la dorsale est noire, et l’anale est en outre bordée d’un trait bleu. d. 14-41 , p. 10, v. 1-10, a. 3-28, c. 10.

HoLACANTns Cl lier. Encvcl. Pois., pl. 47, fig. 179; Holacanthu* ciliaris, Lacépède; Chœfotlon ciliari* , Gmel., loc. cit., p. 1252; Bloch, pl. 214. Il a chaque écaille couverte de stries longitudinales, qui se terminent par des filaments semblables à des cils ; la couleur générale est grise, b. 0, n. 13-39, p. 10-20, v. 1-6, *

Uolacanthe cochonne. Holacanthu * coronatus . Desm. Cette espèce, des mers de Cuba , est d’un beau brun; ses formes sont celles de la précédente ; la dorsale et l'anale sont bordées d’un liseré pâle; l’insertion des pectorales, le bord des opercules, le tour de la bouche, et un anneau couronnant la tète, de la même couleur. b. 6, D. 14/ 20, P. 19, v. 1/0, a. 3/20, c. 18.

Holacantbe Experei k. Ho/m runthus Juipcrator, Lacép.,t. îv, pl. 12. fig. 5; ('hwloilon hnperator , Gmel., loc. cit., p. 1255; Bloch, pl. 194; l'Empereur du Japon, Encyclopédie Fois., pl. 93, fig. 284. Cette dernière figure , copiée de Bloch , offre quelque différence avec celle qu’a fait graver, d’après un dessin de Cominerson, le savant Lacépède. * La chair de cc Foisson, dit le continuateur de Btiffon, est souvent beaucoup plus grasse que celle de nos Saumons; son goût est très -agréable; les habitants de plusieurs contrées des Indes -Orientales assurent même que sa saveur est préférable â celle de tous les Foissons que Ton trouve dans les mêmes eaux, et se vend d’autant plus cher qu’il est très-rare 11 est d’ailleurs remarquable par la vivacité de ses couleurs et la beauté de leur distribution.

On croirait voir de beaux saphirs arrangés avec goût et brillant d’un doux éclat, sur des lames d’or très-'polies; une teinte d'azur entoure chaque œil, horde chaque pièce des opercules, et colore le long piquant dont ils sont armés, n d- 14-34, p. 18, v. J-0, a. 3-22,

Uolacanthe Dre. Holacanthu s Dur, Lacép.; C/fû?todon l)ux, Gmel., loc. cit., p. 1255; Bloch, pl. 195; la Bamiouillère rayée, Encycl. Pois., pl. 92, fig. 382;

Bloch, pl. 105, et dont, par double emploi. Lacépède a fait sou Acanthopode Bodaeii. aussi appelé Duchesse.

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Il habite les mêmes mers que le précédent, et ne le lui cède ni pour l’éclat ni pour la distribution élégante des couleurs, d. 14-23, r. IG, v. MO. a. 7-21, c. 14.

Holacarthe bicoloee. Chœtodon bicolor , Cruel., loc. cil. y p. 1258; Griselle, Bloch, pl. 20G. fig. 1 ; la Veuve coquette, Encycl. Pois., pl. 07, fig. 307; l’Auraune ou Acarawna des Brésiliens. — Le Mulat, Lacép., Chœlotion Mesoleuchos , Gmcl., loc. cil., p. 12GG; Bloch, pl. 210, fig. 2. — L’Aruset. Lacép., Chœtodon ntaculosu», Gmel., /oc. Cit.f p. 1207. — Le Géométrique, Lacép.,

t. iv, pl. 13, fig- 2; Chœtodon N icoba rensi» , Schen., pl. 50. — Et l'Uolacanlhe jaune et noir, Lac., t. îv, pl. 13, fig. 1, sont les espèces d'IIolacarilhes bien connues. Les collections du Musée en possèdent plusieurs autres qui ne sont pas encore décrites.

ft Pohacarthes. Leurs nageoires dorsale et anale ordinairement très-prolongées, en forme de faux, dont les pointes, se rapprochant autour de la queue, donnent une tournure élégante à ces Poissons.

* Oui ont la caudale fourchue ou échancrée en croissant.

Uolacattbe Grisor. Encycl., pl. 43, fig. IGG, Lacép., Pois., t. iv. p. 510; Chœtodon caneacena , Gmel., ioc. vit., p. 1240. Celte espèce, originaire de l’Amérique méridionale, et dont la couleur a déterminé le nom, est remarquable par la longueur des deux premiers rayons de la dorsale, qui sont prolongés en forme de faux, et par une double dentelure à la base des deux longs piquants de ses opercules, d. 2-4G, p. 17, v. 1-0, a. 3-30, c. 16.

Holacarthe sali. Lacép., loc. cil., p. 510; Chœtodon aordidus, Gmel., loc. cit., p. 1207. Cette espèce, qu'a fait connaître Forskahl. est des mers d’Arabie, où elle se plait parmi les Coraux. Sa chair est exquise; une tache noire se voit au lobe supérieur de sa queue, b. 5,

u. 13 28, p. 19, v. 1-0, a. 2 IG, c. 14.

** Qui ont la caudale rectiligne ou arrondie, sans échancrure.

Holacarthe arqcê. Encycl. Pois., pl. 44, fig. 109; Potnacanlhut arcuatus, Lac., t. iv, p. 521 ; Chœtodon arcuatus, Gmel., loc. cit., p. 1243; Bloch, pl. 201, fig. 2; le Guaperva de Marcgraaff. Celle espèce est des mers du Brésil ; sa couleur générale mêlée de brun, de noir et de doré , renvoie pour ainsi dire des reflets soyeux, et fait ressortir cinq bandes transversales blanches, de manière à faire paraître l’animal comme revêtu de velours et orné de lames d'argent.

Holacarthe doré. Lacép., Pois., t. iv, p. 520; la Dorade de Plumier, Encycl. Pois., pl. 02, fig. 381; Chœtodon aureus, Gmel., loc. cit., p. 1254; Bloch, pl. 103, fig.’ 1. Ce Poisson est l'un des plus beaux qui existent; l'extrémité de ses longues nageoires resplendit d’un vert d’émeraude, qui se fond par des teintes très- variées avec l'or dont brille le reste de sa surface. Il est des mers des Antilles, d. 12-24, p. 12, v. G, a. 2-15, c. 15.

Holacarthe Pabc. Marcgraaff. Gmel., loc. cit., p. 1250; Bloch, pl. 197; la Bandouillère noire, Encycl. Pois., pl. 91, fig. 379. Celte espèce, l’une des plus grahdes, puisqu'elle atteint jusqu’à seize pouces, a scs écailles noires, bordées d’un croissant d'or. Elle habile

les mers de l'Amérique inlerlropicale où sa chair est fort estimée, b. 10, p. 14, v. G, a. 5, c. 15.

Holacarthe Asfir, Forskahl, Gmel., loc. cit., p. 1267, et Holacarthe jaunâtre, dont on ne sait rien, sinon qu'il est des mers de la Jamaïque, et qu’il a six aiguillons à la nageoire du dos, avec des bandes jaunes, sont les deux dernières espèces de Chœtodons que Lacépède rapporte à son genre Pomacanthe.

HOLACOMT1S. bot. Pour Holoconitis. y. ce mot.

HOLARGES. bot. Nom donné par De Candolle (Sy$t. yeget. Natur., 2, p. 348) à la quatrième section du genre Draba. Elle est caractérisée par son style court, ses fleurs ordinairement blanches, très-rarement jaunes. Les huit espèces dont elle se compose croissent dans les contrées froides des deux hémisphères, y. Drave.

HOLARRIIÈNE. Holarrhena. bot. Genre de la famille des Apocynées et de la Pentandrie Monogynie. L., établi par R. Brown (.1/cm. fl'erncr. Societ., 1, p. 03) qui lui a donné pour caractères principaux : une corolle hypocratériforme; des étamines insérées au sommet du tube, à anthères très-grandes, longitudinalement pollinifères; deux ovaires n’ayant qu’un seul style très-court, et un stigmate cylindracé; follicules grêles. R Brown a établi ce genre sur le Carisna milia de Vabl1<V/mfro/., 3, p. 44, lab. 59). C’est une plante des Indes-Orientales, à rameaux cylindriques, comprimés près des feuilles, dépourvus d'épines, garnis de feuilles péliolées, opposées, lancéolées, très entières et sans stipules. Scs fleurs sont disposées en corymbes peu fournis au sommet des rameaux.

Le Codogu-Pata de Rhéede (Hort. A/ a lab., 1, p. 85. tab. 47 ) a de grands rapports avec le genre Holarrhena. Les formes de son feuillage et de ses fleurs , comparées avec celles de l’espèce précédente, ne permettent presque pas de l’en séparer, et par conséquent de regarder celle plante comme identique avec le Menant antidysacntericum, L., ou tyrightia antidrsseuterica, Br., dont elle s’éloigne surtout par l'absence d’une couronne slaminalc.

HOLASTRE. ffolaster, Bchir. Genre de la famille des Holothuries, établi par Agassiz, qui le caractérise de la manière suivante : disque cordiforme, ambulacres convergeant uniformément vers un point du sommet; anus supérieur. Agassiz a formé ce genre aux dépens des Spatangu $ de divers auteurs, et il y admet une dizaine d'espèces qui toutes se trouvent fossiles dans les bancs de craie.

UOLBOELL1K. Holbocllia. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Wallich, qui lui assigne pour caractères : fleurs en grappes, monoïques ou polygames; pédicelles coudés à leur base; point de glumes; périanthe uniflore, à deux valves inégales, carénées, peelinalo-ciliées ; l’extérieure la plusgraude, légèrement renflée prés de sa base, l'intérieure faiblement unidenlée au sommet ; semence renflée vers sa base et recouverte par le périanthe cartilagineux. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce que l'auteur dit être trèscurieuse: c'est I'Holboellie a tête d'Oise ac, Holboetlia ornilhocephala, elle croit dans l’Inde, sur les montagnes de Maduré.

3gIe

Un autre genre Holboellia avait été précédemment formé par Wallicb; mais il a été reconnu comme identique avec le genre Stauntonia.

HOLBROD et HOLBRUDER. ois. Synonymes vulgaires de Mouette rieuse, y. Mauve.

HOLCORHW. HolcorhinuÊ. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rbynchophores, institué par Schoonherr. pour un insecte nouveau des cèles de Barbarie, qui offre pour caractères : antennes longiuscules, minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs, obconiques, les cinq suivants sublurbinés, avec la massue ovalaire; trompe peu avancée, guère plus longue et plus étroite que la tête, arquée, distincte du front, plane en dessus, plus épaisse vers le bout qui est faiblement échancré; fossette de la base profonde, élargie vers les yeux; ceux-ci latéraux, serai globuleux ; corselet court, tronqué aux deux extrémités, arrondi de chaque côté vers le milieu, un peu plus étroit antérieurement, médiocrement convexe en dessus; élylres oblongues-ovales , légèrement échancrées à la base. arrondies aux épaules, convexes en dessus principalement vers la partie postérieure; pieds médiocres; cuisses peu renflées, mutiques; jambes antérieures courbées, éperon nées. Le Holcorhinu» scrieshispiduê est noir, couvert d’écailles d’un gris fauve, avec une petite tache blanchâtre, formée par des soies très-courtes, sur chaque élytre.

110LCUS. bot. F. Hocque.

UOLÈTRES. Holetra. abach*. Famille établie par Hermann fils, pour des Arachnides trachéennes ayant pour caractères : huit pieds; tête, corselet et abdomen (très -grand) unis. Latreille (Règne Anim., t. m) a restreint cette famille et a conservé son nom à des Arachnides dont les caractères sont : tronc et abdomen réunis en une masse , sous un épiderme commun ; le tronc tout au plus divisé en deux par un étranglement; abdomen présentant, seulement dans quelques espèces, des apparences d'anneaux formés par des plis de l’épiderme. L’extrémité antérieure de leur corps est souvent avancée en forme de museau ou de bec; la plupart ont huit pieds et les autres six. Cette famille était divisée en deux tribus que Latreille a converties en familles dans sonderuier ouvrage(Fam. nal.du Règne Anim., p. 320) : ce sont celles des Phalaxgiexs et des Acabides, y. ces mots; de sorte que la famille des Holètres n'existe plus.

HOLHYMÉN1E. Holhytncnia. ms. Hémiptères; genre d’Hétéroptères de la famille des Géocorises, tribu des Longilabres, fondé par Lepelletier et Serville aux dépens du genre Alidu» de Fabricius. Caractères : antennes droites, insérées aux côtés de la télé, composées de quatre articles : le premier long, arqué, comprimé, dépassant de beaucoup l’extrémité de la tête, le second et le troisième comprimés, foK dilatés surtout à leur partie supérieure, le quatrième cylindrique; bec de quatre articles, renfermant un suçoir de quatre soies; tête rétrécie, étranglée postérieurement : yeux de grandeur moyenne. peu saillants; ocellesau nombre dedeux, placés sur le verlex ; corps assez étroit ; corselet élevé postérieurement, s’abaissant petit à petit vers le devant, ayant une impression transversale ; écusson triangulaire; élylres entièrement membraneuses, dépassant

l’extrémité de l’abdomen qui est composé de segments transversaux ; anus des femelles sillonné longitudinalement dans son milieu ; pattes longues; cuisses postérieures simples, point renflées ; tarses de trois articles : le second plus court, le dernier terminé par deux crochets recourbés au-dessus d’une pelolte bilobée.

Hoi in béhe be Latbeille. I/olhj menia Latreillii , Lep. et Serv. Antennes noires, avec l'extrémité du troisième article et le quatrième blancs; tète noire, avec sa partie antérieure et le dessous jaunâtres ; un collier de cette couleur postérieurement; bec jaunâtre, brun à l’extrémité, dépassant notablement la base des cuisses postérieures ; corselet noir, fortement ponctué en dessus, avec quatre taches angulaires et une ligne longitudinale jaunâtres; quelques taches de même couleur en dessous; écusson jaunâtre, avec un peu de noir à sa base et sur les côtés; nervures des élylres noires , excepté l’extérieure qui est rougeâtre de même que l’abdomen et les cuisses; une petite tache jaunâtre à la base des élylres ; jambes et tarses d'un blanc jaunâtre ; jambes postérieures dilatées extérieurement. Taille, onze ligues. De Cayenne.

HOLIGARNE. Holigarna. bot. Genre établi par Roxburgh (Plant. Coromand. , 282) qui l’a placé dans la Pentandrie Digynie, L., et l’a ainsi caractérisé : fleurs mâles en panicules axillaires, nombreuses, ayant un calice à cinq dents; une corolle à cinq pétales oblongs. velus; cinq étamines dont les fyets sont plus courts que la corolle et les anthères incombantes ; fleurs hermaphrodites en panicules , et ayant le calice et la corolle comme dans les mâles; étamines plus petites que dans celles-ci, et pourvues d'anthères qui semblent avortées; noix adhérente au calice, ovée, un peu comprimée, de la grandeur d'une olive, jaune à sa maturité, uniloculaire et sans valves; une seule graine conforme â la noix, munie d’un tégument membraneux, dépourvue d’albumen, ayant son embryon renversé, composé de cotylédons égaux, ovales, et la radicule correspondante au point d’attache de l'ovule dans l'ovaire. L’//oligarna longifolia, Roxb., loc. cit., est un grand arbre indigène des contrées raontueuses de Chittâgong, dans les Indes-Orientales, où il fleurit en janvier. Le docteur Buchanan trouva d'abord les fleurs mâles dans le pays de Chittagong; quelques années ensuite, ayant rencontré les femelles ou hermaphrodites au Malabar, il laissa à cet arbre le nom d 'Holigarna qu'il porte dans le langage de Karnate. Il ajoutait que les habitants du Malabar en extrayaient, par incision, un suc âcre et résineux, dont ils se servaient comme d’un vernis, et qu’il devait être considéré comme la variété appelée Bibo ou Tteejero du Cattu-Tsjeru de Rhéede (Hort, Malab., 4, tab. 9). Mats Roxburgh fait observer que le Bibo est le Setnecarput Jnacarditnn très-distinct du Cattu-Tnjeru qui se rapporte à V Holigarna.

HOLLEIK. rert. Espèce de Vipère d’Arabie.

HOLMITE. if n. Variété de Chaux carbonatée ferrifère. y. Chaux cabboxatêe.

HOLMSKIOLDIE. Holmskioldia. bot. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiosperroie, L., établi par Retz ( Observât . bot., fasc. 6, p. 31) et ainsi caractérisé • calice carapanulé, très grand, ou-

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