‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 115 sur 116 · GO I · texte numérisé non relu

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lies en deux sections, d’après leurs corolles ciliées ou lion entièrement pourvues de cils. Uaworth ( loc. cit. et Suppl., p. 13)en décrit huit,toutesoriginairesducapde Bonne-Espérance, et qui sont cultivées dans les serres chaudes des jardins d'Europe, sous les noms de Stapélies.

DEVALUE. Ducaliia. bot. Le genre d'Uépaliques que Nées avait formé sous ce nom. aux dépens du genre Marchanlia de Linné, a été refondu par Raddi , dans son genre Griihalbie. y. ce mot.

DUVAUA. Dutaua. bot. Famille des Térébinlhacées, tribu des Anacardiées; Polygamie Monœcie de Linné, kunlh a institué ce genre aux dépens de celui des Schin us, pour deux espèces considérées comme incertaines, et auxquelles Lindley vient d'ajouter un arbrisseau que l'on cultivait depuis sept ans, dans la collection de la société d'Uorliculture de Londres, mais que l'on n'était cnrore parvenu à déterminer faute de fleuraison. En 1852, il s'est enfin montré chargé de Heurs, et dès lors on a pu lui assigner véritablement sa place comme troisième espèce du genre que Kunth a dédié au botaniste français Duvau. Les caractères de ce genre consistent en des fleurs monoïques et dioïques, dont le calice est fort petit, divisé en quatre, rarement cinq segments, et persistant; la corolle a un pareil nombre de pétales concaves; les huit ou dix étamines sont insérées sous le disque et alternent deux par deux avec les pétales. Dans les fleurs femelles l’ovaire est sessile, uniovulaire et conique, supportant trois ou quatre styles très- courts, surmontés de stigmates en télé.

De va l'a a feuilles ovalks. Dutaua ovula, Lindley, Bolan. regisl. 1508. Arbuste toujours vert, qui se divise dès la souche , en rameaux épineux, de trois à quatre pieds de hauteur; ses feuilles, qui sont dentelées, aiguës et très-luisaules, exhalent une forte odeur de térébenthine; les fleurs, rassemblées en grappes axillaires, sont fort nombreuses, d'un blanc verdâtre, avec les étamines d'un jaune rougeâtre. Cet arbuste est origiuaire du Chili.

Duvaua a feuilles arrondies. Dutaua dépendent, DC. Prodr.,2, 74; Schinus dépende ns, ürt. Dec. 8,1 12; si my fis poly ganta, Cavan. Ic., 3, p. 30, t. 230. Celte espèce est cultivée en Europe depuis 1700; cils a beaucoup de ressemblance avec celle décrite dans le paragraphe précédent; elle est représentée sous le n° 1575 du Bot. reg. Tous deux sont des arbustes en buisson toujours vert. Les feuilles du Dutaua dépendent sont presque toujours obovées, obtuses et même émarginéesau sommet, surtout sur les branches florifères, marquées d'assez fortes veines, brièvement péliolées, dentelées sur les bords, d'un vert foncé et luisant en dessus, un peu plus pâle en dessous, longues de dix lignes et larges de six. Les fleurs sont d'un jaune verdâtre, réunies en petites grappes dont la longueur surpasse rarement celle des feuilles; leur calice a cinq divisions, et les pétales sont au nombre de cinq; on observe le plus souvent, dans les fleurs mâles, dix étamines dont la moitié alterne avec les péLales : elles sont insérées sous le disque qui a dix dentelures; le filament, plus épais à sa base, supporte une anthère ovale, aplatie en palette, biloculaire, échancrée aux deux extrémités. Les fleurs femelles ont un ovaire sessile, qui se transforme en un petit drupe d'un rouge-violet foncé.

Duvaua a largis feoilles. Dutaua latifolia, Lindley, Bolan. regisl. 1580. Celte troisième espèce, dont llooker a fait une simple variété du Duvaua à feuilles arrondies, malgré des anomalies bien constatées, est, comine les deux précédentes, originaire du Chili et en a été récemment apportée par le docteur Gillies, qui nous apprend que les Indiens préparent avec sou fruit une liqueur à laquelle la fermentation procure quelques-unes des qualités du vin ; elle fleurit aux mois de juin et de juillet. C'est un arbrisseau constamment garni de feuilles d’un vert foncé et brillant, marquées d'une côte rougeâtre, très-prononcée, et de veines latérales si fortes qu'elles occasionnent de chaque côté de la côte de profondes ondulations, et même presque des plis; les bords sont largement et irrégulièrement dentés et échancrés; le pétiole est court, cylindrique et rougeâtre. Les fleurs sont très-petites, nombreuses et réunies en groupes axillaires; le calice est quadrifide, vert; les quatre pétales sont blanchâtres et arrondis ; les étamines, au nombre de huit, sont insérées sous un disque large, à bord octogone et sinueux, qui recouvre l'ouverture du tube calicinal; le pistil, qui n’est que rudimentaire dans les fleurs mâles, se compose d'un ovaire simpte, sessile, à un seul ovule, surmonté d’un style cylindrique à stigmate simple et capité. De Candolle admet, avec doute, et d’après Andrews, uue dernière espèce, Duvaua dentata , apportée de l'ile d’Owhyhée.

DUVE. irtest. y. Douve.

DUVET, ois. C’est ainsi que l'on nomme les petites plumes à barbes très-fines, très-déliées et ordinairement crépues, qui couvrent tout le corps des Oiseaux dans leur extrême jeunesse. Du sein de ce Duvet, très-abondant chez quelques espèces, telles que les Chouettes, les Canards, s'élèvent ensuite les pennes qui doivent garnir tous les membres de l'Oiseau adulte, servir à son vêlement, et le diriger dans son vol. Ce Duvet lient lieu, par la douce chaleur qu’il procure au jeune Oiseau, de l’aile maternelle qui ne peut le couvrir que jusqu'à certaine époque des premiers instants de sa frêle existence; il tombe chez un grand nombre d'espèces lorsque les véritables plumes ont acquis leur entier développement; il persiste chez beaucoup d'autres qui, destinées à s'élever à de grandes hauteurs, ne pourraient supporter le froid de ces hautes régions, sans l'épais manteau que forme le Duvet. Les plumes qui le constituent sont d'une extrême mollesse, mais elles jouissent en même temps d'une élasticité si grande que le luxe s’en est emparé pour la formation de ces couchettes si réputées. C’est de là que le commerce a su étendre une de ses branches les plus considérables chez les peuples du Nord, qui élèvent de nombreux troupeaux. d'Oiseaux abondants en Duvet. Chaque année une moisson cruelle dépouille ces malheureux Oiseaux d’un vêtement dont la privation les expose à des souffrances inconnues sans doute de ceux qui reposent sur leur édredon*

DUVET, bot. Ce mot, emprunté à la zoologie, s’emploie aussi en botanique pour désigner une sorte de Coton plus ou moins épais, qui couvre diverses espèces ou variétés de fruits, des feuilles et les tiges de quelques plantes.

DYASMÉE. Dyatmea. polyp. Nom donné par Savigny,

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