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qui en a figuré quelques espèces dans le grand ouvrage sur l'Égypte, sans description, au genre que Lamouroux avait précédemment établi sous le nom de Dy namène.
DYCKIE. Dyrkia. bot. Genre de la famille des Broméliacées, et de l'Hexandrie Trigynie. Le prince de Salm- Dyck est, sous tous les rapports, l'une des plus illustres notabilités dans la science des végétaux; et l’hommage que lui a rendu le Dr Schultes fils, en lui dédiant un genre nouveau, quoiqu'un peu tardif, n'en est pas moins un acte de reconnaissance bien mérité. Les jardins de Dyck, les immenses et importantes collections qu’ils renferment, sont trop connus des botanistes comme des amateurs, pour que nous ayons autre chose à faire que de les nommer; mais nous saisissons avec plaisir celle occasion, pour payer aussi notre tribut de gratitude à * leur savant fondateur. Les caractères de ce genre sont : calice à trois divisions dressées et concaves; corolle urcéolalo cainpanulée; pétales droits, rhomhoTdaux, épais, nus à leur base; étamines monadelphes à leur origine; anthères dressées; ovaire supère, tripartile et polysperme; trois styles et autant de stigmates frangés; ovules distiques. Le genre Dyckie ne présente encore qu'une seule espèce; elle a été découverte au Brésil, dans les inoulagnes qui environnent Villa Rica, par Spix et Al3rlius.
Dyckie a fleurs éparses. Dickia rarifolia. La plante n'a pas plus de huit à neuf pouces de hauteur; mais la lige ou la hampe s’élève à un pied et demi environ ; elle est cylindrique, verdâtre à la base, purpurine au sommet, munie de distance en distance d'écaillcs spathifor ines, membraneuses, sessiles, lancéolées, aigues et brunâtres; elle nail à côté d'une touffe de feuilles ouvertes ou étalées, linéaires-lancéblées, épaisses, recourbées, un peu concaves ou en forme de bateau au centre, garnies d'épines sur les bords et d'un vert intense eu dessus, tirant sur le glauque eu dessous. Les fleurs sont éparses, au nombre de dix ou douze réuuies en épi. Le calice est sessiie, divisé en trois parties ovales, concaves, dressées, verdâtres ou colorées en jaune orange ou pourpré. La corolle présente six divisions ou pétales dressés, de forme rliomhoïdale, disposés sur deux rangs, et d'un rouge orangé. Les étamines sont monadelphes à leur base, avec leurs filaments aplatis, couronnés par des anthères biloculaircB, allongées, droites, réfléchies au sommet.
DYCTIOLOMA. bot. Genre de la famille des Térébinlli, accès? proposé par De Candolle qui lui assigne pour caractères : calice composé de cinq sépales décidus et presque réunis à leur base; cinq pétales dressés, oblongs; cinq étamines bypogyncs, à filaments plans, atténués vers l'extrémité, velus sur leurs bords; anthères droites, biloculaires ; cinq ovaires réunis et torncnleux; stigmates sessiles; cinq carpelles comprimés, bivalves, presque soudés à leur base; déhiscents par une suture intérieure, droite; quatre semences réni formes dans chaque carpelle. Le Dyctiolvma incaneacens est un arbrisseau à feuilles impari- pinnées, composées de nombreuses folioles ohlongues. entières, glanduleuses sur les bords, vertes en dessus, blanchâtres en dessous. Les fleurs sont blanchâtres, pubescenlcs et serrées. De l’Amérique méridionale.
DYNAMfcNE. Dynamene. crust. Genre de l'ordre des Isopodes, section des Ptérygibraiiches, établi par Leacli qui le place dans sa famille des Cymolhoadées, et lui assigne pour caractères : appendices postérieurs du ventre ayant la petite lame extérieure et intérieure saillante; petites lames ventrales postérieures, comprimées, d'égale grosseur et foliacées; corps ne pouvant se ramasser en boule; abdomen ayant le dernier article avec une simple fente à son extrémité. Les Dynamènes habitent les bords de la mer, cl semblent préférer les côtes hérissées de rochers; elles se logent dans les petites cavités ordinairement remplies de sable qui s'y rencontrent. On les trouve surtout dans les petits étangs formés à mer basse. Elles nagent avec vitesse et exécutent diverses évolutions en se plaçant souvent sur le dos à la manière des Spbéromes. I.eacb en décrit trois espèces qu'il distribue dans deux sections :
f Le sixième article du thorax prolongé en arrière; la dernière petite lame extérieure du ventre plus longue que l'intérieure.
Dyxarêse de Moxtagu. Dynamene Montagui , Leacli. Le corps est linéaire. Le sixième article du tho* rax offre lin prolongement aplati en dessus; il existe deux tubercules au dernier article de l'abdomen; celui-ci présente une fente presque d’égale largeur, de la côte occidentale de l’Angleterre.
■f-j* Thorax dont tous les anneaux sont simples, la petite lame extérieure du ventre plus courte que l'intérieure.
Dyxarêxe rouge. Dynamene nibra, Le a ch-, Onitcus ruber, Montagu. Son corps est sublinéaire; la fente du dernier article est presque égale en largeur; sa couleur est rouge. Elle se trouve avec l'espèce précédente.
Dyxarèye verte. Dynamene riritiis, I.eacb. Le corps est presque ovale cl de couleur verte; la fente du dernier article de l'abdomen très-élargie à sa base. Elle est très-commune et habite les raéme3 lieux que les espèces précédentes.
DYNAMÈNE. Dynamena. polyf. Genre de l'ordre des Sertulariées, établi par Lamouroux dans la division des Polypiers flexibles cellulifères. Il renferme des Polypiers pbytoldes, cartilagineux, peu rameux, garnis dans toute leur étendue de cellules semblables entre clics et constamment opposées. Dans un premier travail sur ces animaux, Lamouroux avait réuni les Dynamènesaux Sertulaires qu'il divisait en deux sections caractérisées par les cellules opposées ou alternes; les nouvelles observations qu’il a eu occasion de faire depuis cette époque, la constance des caractères que lui ont offerts ces objets, la différence de leur port, etc., tout l'a décidé à les séparer et à en faire deux genres, le premier sous le nom de Dy namène, que Savigny appelle Dyasmée, mais dont il ne donne point la description ; il a conservé le nom de Sertulaire au second. Lainarck ne les a point adoptés dans son Histoire* des Animaux sans vertèbres; il les regarde l’un et l'autre comme des Sertulaires. Les Dynamènes se distinguent de toutes les Sertulariées par leur petitesse, leurs cellules sessiles cl opposées, et leur mode de ramifleation, caractères qui ne s'observent point dans les autres
Polypier* du même ordre. Le* cellules sont quelquefois d'une diapbanéilé telle qu'on ne peut les apercevoir qu'avec une forte loupe au sortir de la mer et lorsque les Polypes sont vivants ; on est alors tenté de les regarder comme des Polypes nus, fixé* à leur tige par un pédicule plus ou moins long; mais on ne tarde pas à reconnaître la cellule qui sert de retraite à ces petits animalcules, et dans les Polypiers des collections on les voit souvent au fond de celte cellule desséchés et formant un petit glohule presque opaque. La substance des bynamènes est membraneuse ou cornée. Dans le sein des eaux elles se parent de couleurs brillantes, qui se ternissent ou qui disparaissent par leur exposition à Pair et à la lumière. Toutes les espèces, à l'exception de l'Operculée, s'élèvent à peine à quelques lignes de hauteur; cependant leur croissance parait très-rapide; elles sont ordinairement parasites sur les liydropbyles ou les autres productions marines des différentes mers qui couvrent la surface du globe. Le genre Dynainène est assez nombreux, et les collections renferment beaucoup d'espèces que les auteurs n'ont encore ni décrites ni figurées. Parmi les principales mentionnées dans les ouvrages, on remarque la Dynainène operculée, Ellis, Cor., t. 5, f. b, b, que l'on trouve dans les mers d'Europe, d’Amérique et des Indes.— La Dynamène Pinastre, Sol. et Ellis, tab. 6, fig. b, b, b 1. De l'océan Indien.
— La Dynarnène tubiforme, Lamx., Gener., tab. GO, fig. 0, 7. Parasite sur les Hydrophyles de l'Australasie.
— La Dynamène rosacée ÿ Ellis, tab. 4, fig. a, a, b, c. Des iners d’Europe. — La Dynamène naine, Ellis, Corail., tab. 5, fig. a, a. De l'océan Européen. — La Dynainène distante, Lamx., llisl. Polyp., t. 4, fig. 1, a, b.
— La Dynamène distique. Dose, Vers, ni, l. -H), fig. 2. Sur le Fucus nota ns, etc., etc.
DYNOMÉNE. Dy no mené, crust. Genre de Décapodes de la famille des Brachyures, institué par Latreille qui lui donne pour caractères : les deux pieds postérieurs dorsaux , mutiques et beaucoup plus petits que les autres ; lest évasé, presque en forme de cœur renversé et tronqué postérieurement, comme celui des Dromies, et simplement velu ; pédicules oculaires allongés. La seule espèce connue de ce genre est le bynomène hispide; Dj nome ne hispida, Desmar., Consul, xvm, 2, qui se trouve à l'Ile-de-France.
D Y OS PI nos. bot. F. Plaqiexinieb.
DYPSIDE. Dypsis. bot. Genre de la famille des Palmiers , institué par Noronha, rapporté par Du Petit- Thouars et adopté plus récemment par Marlius dans sa brillante Monographie des Palmiers. Les caractères assignés au genre de Noronlia sont : fleurs sessiles, de sexes différents, continuesdans le même régime, et renfermées avant leur développement dans une spalbe incomplète, simple ou double; les mâles situées au sommet et les femelles plus bas. Les premières ont le calice à trois divisions suborbiculaires et imbriquées, la corolle à trois pétales ovales et aigus; six étamines, s'élevant du fond de la corolle, à filaments subulés, adhérents à leur base, terminés par de* anthères subglobuleuses. Les fleurs femelles ont leur calice â trois divisions et leur corolle composée de trois pétales imbriqués et contournés; les étamines ne sont que rudimentaires comme
l’ovaire dans les fleurs mâles; ici ce dernier est b: ou triloculaire, surmonté de deux ou trois stigmates presque sessiles; le fruit est une baie monosper/ne, fibreuse; l’albumen est corné, l’embryon dorsal. Les Dypsides sont de petits Palmiers de Madagascar, tendres , arundinacés, à frondes pinnées, souvent unies, quelquefois fissurées, avec les sommités confluentes; le» spadices sont grêles, les spalhes membraneuses, ouvertes au sommet ; les fleurs petites, accompagnées de bractées et de bracléoles.
DYSCH1KIE. ixs. V. Dischirie.
DYSCLASITE. ans. Connell a fait connaître sous ce nom, un minéral nouveau, récemment découvert dans les Iles Féroé; il est d'un blanc assez pur, quelquefois opalescent et translucide, d'un éclat brillant et vitreux, et un peu plus dur que la Chaux Ouatée; sa texture est imparfaitement fibreuse, et sa pesanteur spécifique de 2,36; il jouit de la double réfraction, et réfléchit la lumière bleue. Son analyse a donné Silice, 574; Cbaux, 2G8; Soude, 001; Potasse, 002; Oxide de Fer, 003; Oxide de Manganèse, 002 ; Eau, 147.
DYSCOLE. Dyscolus. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Platyniens. institué par Dejean qui le caractérise ainsi qu'il suit : antennes filiformes; troisième article plus court que les deux suivants réunis; menton denté; lèvre supérieure échancrée; corselet cordiforme, presque carré; élytres aplaties, figurant un ovale plus ou moins tronqué à l'un des bouts, celui qui est appliqué contre le corselet ; quatrième article des tarses très-peu échancré, aussi long d’un côté que de l’autre.
D y sco le a cou bleu. Dyscolus cyanicollis , Erullé. Il a environ cinq lignes de longueur; tout son corps est d'un bleu violet , les élytres seules sont d'un vert bronzé cuivreux, «avec le bord extérieur bleu; on y remarque quelques stries formées par des points peu prononcés. De la Nouvelle-Grenade.
DYSDÈRE. Dysdcra. akachx. Genre de l’ordre des Pulmonaires, famille des Fileuses, tribu des Tubitèlcs ou Tapissières. Caractères : yeux au nombre de six,très-rapprochés, deux en avant et écartés, les quatre autres postérieurs et formant avec les précédents une ligne arquée en arrière; la première paire de pieds et ensuite la quatrième plus longue; la troisième la plus courte de toutes. Les Dysdères s'éloignent des Ségestries par la disposition des yeux, et leur ressemblent par le nombre; elles diffèrent sou» ce rapport des genres Clolho , Araignée, Agclène, Nysse , Filislate, Drasse, Cluhione et Argyronète, qui en ont huit. Ils ont le corps oblong et* l’abdomen mou, avec quatre filières presque égales en longueur; les mandibules sont longues et avancées; les mâchoires rodI droites, allongées, anguleuses ù leur extrémité et très dilatées à leur base; la lèvre est allongée, carrée et terminée par une légère échancrure. Walckenaer ( Tab. des Aranéides ) place ce genre dans la division des Araignées claustralicoles. On n’a encore décrit qu’une espèce : Dys- DfeftE ÊRYTiiRiXE, Dysdera crythrina, Lalr. (Gener. Crust . et Ins., T. i, p. 90), Walckenaer (toc. cil., p. 47); Aranea rufipes , Fahricius. On la trouve eu Fiance et en Espagne, sous les pierres où elle est ren-
fermée dans un sac oblong, d’un tissu blanc et serré.
DYSIDE. Dysides. ns. Coléoptères pentamère» ; genre de la famille des Serricornes, tribu des Ptilins, institué par Perly qui le caractérise ainsi qu'il suit : antennes éourtes, de neuf articles dont les trois derniers les plus grands et dilatés ; labre cilié, transverse; mandibules cornées, subtrigones, armées de deux dents placées vers l’extrémité; mâchoires hilobées; le lobe extérieur grêle; palpes maxillaires courtes, le second article un peu plus long que les autres; les trois articles des palpes labiales égaux et soyeux; corselet inégal en dessus; corps allongé, parallèle; jambes simples; tous les tarses filiformes et comprimés.
Dvside obscur. Dysitlca obscurus , Perly. Il esl entièrement d’un brun châtain, avec la tête et le corselet d'un brun plus obscur; les antenne» sont brunâtres; les élylrcs sont parsemées de petits points enfoncés. Taille, six lignes. On le trouve aux Antilles et sur le continent américain au Brésil.
DYSLU1TE. aiv. Substance minérale découverte depuis peu, à Sterling, dans le New-Jersey, disséminée dans une roche calcaire, et accompagnée de fer oxidé octaédrique. Elle esl elle-même cristallisée en octaèdre régulier; sa structure est feuilletée; sa couleur le jaunebrun plus ou moins foncé ; elle est opaque, et son éclat est vitreux; sa pesanteur spécifique est 4,550; sa dureté 4,5. Elle ne se fond au chalumeau, ni avec le carbonate de soude, ni avec le sel phosphorique, mais elle se dissout dans le borax en fusion et forme par le refroidissement un verre transparent et rouge. Le résultat de son analyse a élé : alumine, 30, fi; oxide de zinc, 16,8; protoxide de fer, 42,0; protoxide de manganèse. 07,0; silice, 05,0. C'est à-dire cinq atomes d’aluminale de fer, deux atomes d'aluminale de zinc et un atome d'aluminale de manganèse. Cette analyse est due â Thompson.
DYSODA. bot. Synonyme de Serissa de Commerson.
DYSODE. mm. V. Chaux carboxatée fétide.
DYSODES. ois. Nom imposé par Vieillot à une petite /amille qui comprend noire genre Sasa. V . ce mot.
DYSODlA. bot. Même chose que Dyssodia.
DYSOU1EK. Üy sodium, bot. Genre de la famille des Synaiithcrées, Syngénésie nécessaire, L., établi par Richard (in Persoon Synopsis, u, p. 489). Caractères : calalhide radiée, dont le disque est formé de fleurons nombreux , réguliers et mâles , et les rayons de demifleurons en languettes courtes et femelles; involucrc double : l'extérieur irrégulier, formé de cinq folioles étalées, disposées sur un seul rang cl soudées par leur base ; l'intérieur formé de folioles dont chacune enveloppe complètement un ovaire de la circonférence, et se soude presque entièrement avec lui ; réceptacle petit, convexe et paléacé, ovaires irréguliers, dilformcs, comprimés des deux côtés, et gihbcux par leur face externe, marqués de rides et d'excroissances qui appartiennent à la foliole de l'involucre avec laquelle ils sont presque soudés; ovaires du disque avortés; corolles du disque à quatre lobes dont chacun se termine par un pinceau de poils. Ce genre, que Cassini place dans sa scclion des llclianlliées Miliériées. a élé réuni par R. Brown et Kunth au genre Meiampodium. lia paru dans les Mé-
moires de l'Académie de Turin pour 1824, une dissertation sur le genre Dysodium par Colla, dans laquelle l'auteur revient à l'ancienne idée que la foliole qui enveloppe chaque ovaire des fleurs de la circonférence, est le tégument propre de l'akène qu’il nomme encore graine nue; l’involucre, selon cet auteur, n'est donc composé que des cinq folioles externes, et sa simplicité le fait en cela distinguer des genres voisins. Nous ne pensons pas que la manière de voir du botaniste italien, relativement aux fruits des Composées, puisse être adoptée, et nous croyons que la distinction du Dy sodium d'avec les genres Alcina et Melamf>odium n’est pas fort tranchée. Le professeur De Candolle, dans le 5e volume de son Prodromus , page 519, a .réuni le genre Dysodium à son genre Meiampodium , mais il en forme une section distincte, sous le nom de Zarabcllia, nom que primitivement Cassini avait donné au genre Dysodium de Richard.
DYSODYLE. MU. A'. Üusodyle.
DYSOPE. Dysopes. man. Genre de la famille des Chéiroptères insectivores, établi par Frédéric Cuvier qui le caractérise de la manière suivante : deux incisives à la mâchoire supérieure et quatre à l’inférieure ; deux étamines à chaque mâchoire; quatre molaires de chaque côté du maxillaire supérieur, c'est-à-dire deux fausses et deux normales; dix molaires au maxillaire inférieur , quatre fausses et six vraies.
Dtsofe de l'Ihde. Dysopes Moops. Pelage épais, d’uu brun foncé à l'origine des poils, et brunâtre à l’extrémité; membrane interfémorale faiblement réticulée; queue grêle. Taille, cinq pouces. Ou n'en connaît aucune autre espèce.
DYSOPHYLLE. Dysophylla. bot. Genre de la famille des Labiées, Didynamie Gymnospe rmie, fondé par Blume (Bydrag. Fl. Ind., 820) qui lui donne pour caractères : calice fructifère, clos, à cinq divisions égales et ciliées ; corolle tubuleuse, à quatre divisions égales, presque droites; quatre étamines déclines, velues à leur milieu; style de la même longueur qu'elles , terminé par un stigmate biflde; quatre akènes , attachés à un réceptacle charnu. La Dysophylle auriculaire est une plante herbacée, un peu sous-frutescente, velue; ses feuilles sont ovalcs-oblongues, dentelées et scssilcs ; les fleurs sont agglomérées en épis. Cette espèce unique est originaire de Java où ori la trouve sur le bord des rivières et des mares.
DYSOSMON. bot. Synonyme de Tcucrium Scorodonia, L. I' . Gerxardrée.
DYSOXYLON. Dysoxylum. bot. Genre de la famille des Méliacées, Octandric Monogyuie, institué par Blume (Bydrag. Flor. Ind., n® 4). Caractères : calice petit, à quatre ou cinq divisions; quatre ou cinq pétales ovalcs-oblongs; huit à dix anthères insérées sur l'exlrémité dentelée du tube; ovaire ceint d'un anneau fort court, à trois ou quatre loges renfermant chacune deux ovules; style filiforme, stigmate presque pelle; capsule coriace à trois ou quatre valves et autant de loges! Blume compose ce genre de huit espèces qu'il divise en deux sections; ce sont de grands arbres dont le bois et l'écorce exhalent fort souvent une odeur fétide; les feuilles sont brusquement pionées, à folioles
jogle
dît
obliques à leur baie; les pédoncules florifères sont axillaires, paniculés et solitaires.
DYSP11AN1E. Dysphania. bot. R. Brown, auteur de ce genre qu'il place à la suite de ses Cliénopodées, le caractérise ainsi : fleurs polygames, monoïques; calice à trois divisions profondes, colorées, en forme de cuiller. Dans les mâles, deux étamines distinctes, insérées au bas du calice : un style indivis; un stigmate simple. Dans les femelles, cariopse lurbinée épaissie par le calice qui prend de l'accroissement; graine pourvue d’un périsperme embrassé par l'embryon périphérique, dont la radicule est supérieure. Le Dysphania littoralis, espèce unique de ce genre, est une petite herbe de la Nouvelle-Hollande, couchée, glabre, à feuilles alternes dépourvues de stipules, très- entières; les fleurs d'une telle petitesse, que, groupées au nombre de vingt, elles égalent à peine la tète d'une épingle, sont de couleur blanche, sans bractées, très-courtement pédicellées; la supérieure hermaphrodite, les autres femelles.
DYSPORUS. ois. Synonyme de Fou.
DYSSODIA. bot. V. Boeder a.
DYTILE. Dytilus. ms. Coléoptères héléromères; genre de la famille des Sténélytres, tribu des OEdéracrites, établi par Fischer aux dépens des Necydales de Fabricius. Caractères : antennes filiformes, insérées audevant des yeux; corselet plus étroit que la base des élytres, et un peu rétréci en arrière; corps allongé, étroit, presque linéaire. Dytii.e simple , Dytilus simplex; Ædcmera simplex, Oliv.; A ecydalis, Fab. La tète est brune, bronzée; le corselet est fauve, cylindrique et raboteux; les élytres sont fauves, atténuées, finement ponctuées; la poitrine brune, bronzée; l'abdomen fauve, avec la partie inférieure des premiers anneaux noire; les pattes fauves; les tarses noirs. On la trouve en Europe. Plusieurs autres (Edémères à cuisses simples appartiennent encore à ce genre.
DYTILE. m ab. Syn. de Chameau à deux bosses.
DYTIQUE. Dytiscus. ms. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Hydrocanthares, établi par Linné, et dans lequel il comprenait presque toutes les espèces qui vivent dans l'eau, les partageant en deux sections : l'une formée des espèces à antennes en massue, comme les Uydrophiles, l'autre de celles à antennes en scie, qui comprenait les Dytiques proprement dits, les Colymbèlcs, les Ilygrobies, les llydropores , les Notires et les Haiiples. Les Dytiques proprement dits ont les palpes extérieures filiformes ou un peu plus grosses vers leur extrémité; le dernier article des labiales est simplement obtus à son extrémité et sans échancrure; les antennes sont filiformes, de la longueur au moins de la tète et du corselet, et diminuant graduellement d'épaisseur depuis leur origine jusqu'à leur extrémité; les articles de leurs tarses sont très distincts, et les deux antérieurs ont dans les mâles les trois premiers articles très-larges, formant ensemble une palette, soit ovale et lransverse, soit orbiculaire. Ces Insectes sont ovales, lisses cl comme huileux; aussi la plupart des femelles, dans les Dytiques, ont-elles les élytres sillonnées, afin que les mâles puissent s’accrocher sur elles dans l’acte de l'accouplement; c'est pour le même but qu'ils ont, dans les deux genres.
go;>
les tarses antérieurs dilatés et garnis en dessous de petits corps eu papilles et en forme de godets ou de suçoirs; leur bouche est armée de deux mandibules grosses, arquées, terminées par deux ou trois dents inégales et de deux mâchoires cornées, pointues, for1 rient ciliées; leur corselet est plus large que long, très-échancré antérieurement. Le sternum du mélalhorax est prolongé en pointe. Leurs pattes sont propres à la course et à la natation, et les quatre dernières sont comprimées en forme de lames ciliées. Us passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux douces et tranquilles des lacs, des marais, des fossés, etc. Ils nagent très-bien et se rendent de temps en temps à la surface de l'eau pour respirer. Ils y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter; leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur abdomen hors de l'eau et en inclinent un peu l’extrémité afin que l'air s'introduise dans les trachées en passant par les stigmates. Ils sont très -voraces et se nourrissent des petits animaux qui font leur séjour habituel dans l'eau. Ils ne s'en éloignent que la nuit ou à son approche, et la lumière les attire quelquefois dans les maisons. Us produisent en volant un bourdonnement semblable à celui des Scarabées et des Hannetons.
Ces Insectes ont des ennemis qui les incommodent beaucoup : ce sont des Arachnides très-petites qui s’attachent principalement aux articulations et aux parties les moins dures. On en a décrit deux espèces; la première était connue depuis longtemps, la seconde a été découverte en 18121 par Audduin qui l'a nommée Achlysie ( ce mot). H en a donné une fort bonne description dans les Mémoires de la Société d’Histoire naturelle de Paris, T. i, lr« partie, p. U8. Elle s'attache sur le dos de l'abdomen, sur les intervalles membraneux qui séparent les anneaux, et se trouve recouverte par les ailes et les élytres de l'Insecte. Les larves des Dytiques ont le corps composé de onze à douze anneaux recouverts d’une plaque écailleuse ; elles sont longues, ventrues, plus grêles aux deux extrémités, particulièrement en arrière , où les deux anneaux forment un cène allongé, garnis sur les côtés d'une frange de poils flottants, avec lesquels l’animal pousse l'eau et fait avaucer son corps, qui est terminé ordinairement par deux filets coniques, barbus et mobiles. Dans l'entre-deux sout deux petits corps cylindriques, percés d'un trou à leur extrémité, et qui sont des conduits aériens, auxquels aboutissent les deux trachées. On distingue cependant des stigmates sur les côtés de l'abdomen. La télé est grande, ovale, attachée au corselet par un cou; elle porte des mandibules très-arquées et sous l’extréinilé desquelles Degéer a aperçu une fente longitudinale, de sorte qu'à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de Fourmilions, et servent de suçoirs; la bouche offre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes ; les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pattes assez longues, dont la jambe et le tarse sont bordés de poils qui sont encore utiles à la natation. Le premier anneau est plus grand ou plus long,* et défendu en dessous aussi bien qu’en dessus, par une plaque écailleuse. Ces larves se suspendent â la surface de l’eau au moyen des deux
appendices latéraux du bout de leur queue, et qu'elles tiennent à sec. Lorsqu’elles veulent changer subitement de place, elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire, et battent l'eau avec leur queue, t p(es se nourrissent plus particulièrement des larves dé Libellules, de celles des Cousins, desjipules, des Adèlcs, etc. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l’eau, gagnent le rivage et s’enfoncent dans la terre; mais il faut qu’elle soit toujours mouillée ou très-humide : elles y pratiquent une cavité ovale et s’y renferment. Suivant Rœsel. les œufs du Dytique éclosent dix ou douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq jours, la larve a déjà près de cinq lignes de long, et elle se meut pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d'un intervalle de même durée, et l’animal est une fois plus grand. Quand elle a acquis tout son accroissement, sa longueur est d’à peu près deux pouces. En été, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours, et en Insecte parfait quinze jours après. Les Dytiques ont, outre le cloaque des Insectes de cette famille, un cæcum assez long qui s’aperçoit dès l'étal de larve.
Les principales espèces du genre Dytique proprement dit sont :
Dttiqi'E très large. Dyliscvs lalissiuius, Panz , Faun. Intect.Germ.fixxxvii I. Olivier en a donné une figure dans son Entomologie, sous le n° 40. pl. 3, fig .H,
DYTiQrsciRcoirLEXE. Dyliscu» circutnflexus , Fat»., flacoaculeltalus , Latr. C’est sur celle espèce qii’Aiidouin a trouvé son Achlytia Dytici. Le baron de Mannerbeim en a trouvé une autre espèce en Russie sur le Dyliscus Laponicusy Gyl.
Dytique marginal. Dyliscus tnargfnaliüyL., Panz., ibid., ni, figuré par Rœsel, dans son 3* vol., pl. !, fig. 9, 10 et 12. Esper en a conservé un pendant trois ans et demi dans un bocal de verre, il lui donnait chaque semaine un petit morceau de bœuf cru, gros comme une noisette; sur lequel cet Insecle se jetait avec avidité et dont il suçait tout le sang. Il peut Jeûner au moins quatre semaines. Il lue l’Uydrophile brun en le perçant entre la (été et le corselet, la seule partie du corps qui soit sans défense. Esper dit qu’il est sensible aux changements de l’atmosphère et qu'il les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal. Ces espèces existent en Europe, ainsi que la majeure partie de toutes celles du genre.
DZIGGETAI oc DZIGITAI mam. Synonyme de Clie- 1 val Czigithai.
MK DI' TROISIÈME VOI.I MK.