II. OscitLATORiEES. üscillatorieœ . Filaments mu
queux, mais susceptibles de durcir; la matière gélatineuse est tapissée d’une multitude de grains arrangés par bandes circulaires. Il y a douze genres dans celle série.
III. Batrachosperbées. Batrachospermeœ. Filaments muqueux, avec des ramifications transversales. Quatre genres.
IV. Coxpervéks. Conferceœ. Filaments roides, ordinairement verdâtres, libres ou réticulés, tapissés de sporidions. Trois genres.
V. Cêraiicées. Ceramiceœ. Filaments rigides, diversement colorés, avec l’extrémité des ramifications garnie de conceptacles ou de tubercules. Dix-sept genres.
CONPERVE. Conferva. bot. Genre de plantes Cryptogames aquatiques, de la famille A laquelle il a donné son nom, et dont il est le type. Caractères : des filaments rylindriques, renfermant une matière colorante qui parait contenue dans un tube interne, tube qui n’alteinl pas toujours au tube externe, et qu'interceptent des articulations paraissant formées par sections transverses, à l’aide de valvules, ou indiquées par l’espace transparent, qui sépare le tube interne rempli de. matière colorante. Les Conferves ont leurs filaments simples, très-flexibles, généralement verts; elles adhèrent un peu moins au papier que la plupart des Chaodinées cl des Cératniaires, se trouvent dans les eaux douces aussi bien que dans la mer, et y sont fort nombreuses.
Le genre Conferve se divise en trois sous-genres qui, lorsqu'on aura acquis sur l’hydrophytologie des connaissances plus approfondies, pourront être totalement séparés.
CoxrtRVEsraopREBRXT dites, où l'articulation, évidemment formée au moyeu de valvules fort distinctes, et qui se détachent en un Irait vif et comme une section sur la transparence du tube, contient une matière colorante disposée en fascie transverse et généralement plus étroite dans le sens de la longueur de l’article. Les Conferva compacta, sonata, fugacissima, dissilietis, viennent se ranger dans ce sousgenre qui pourrait bien rentrer un jour parmi les Zoo carpées dont elles ont parfaitement l’aspect, avant l'époque où ces dernières préparent intérieurement et émettent leurs getùmes vivantes.
-[*j* Ch amravmes , où l'articulation est absolument conformée comme dans les Conferves proprement dites ; la matière colorante s’y agglomère en taches fort différentes des fascies, plus ou moins approchant de la forme carrée, et s'allongeant dans le sens de la longueur de l’article. Les espèces de ce sous-genre deviennent surtout percussaircs en se desséchant, et leurs articles paraissent alors alternativement ovoïdes et comprimés en fil, ce qui leur donne plus communément qu'aux autres Conferves, une figure qu'on ne peut guère comparer qu'à un chapelet à grains ovalaires, allongés. Le Conferva Ericetorum, s’il n'est un Leda, les ton-' ferta atpina, quiulratiguia , capitlaris et fncicoia, sont les espèces les plus communes de ce sous-genre ; la dernière abonde sur les Fucus, et les recouvre d'un duvet brunâtre; l'avant-dernière se rencontre dans les eaux douces où on la confond souvent avec le Rivu-
con
taris qui parait appartenir aux Zoocarpées, ou peutêtre aux Vauchéries.
L.oioiroixei les. où l'article n’est indiqué par aucune valvule ou par aucun trait vif, remarquable sur le tube extérieur, mais où la matière colorante affecte dans l'intérieur, la forme d’une série de carrés. Les C'onferta flacca, itnplexa, tortuosa et linum, donnent d’excellents exemples de ce sous-genre où se range le Confcrva antennina .
CONFERVITES. Confervites. n. ross. Nom donné par Ad. Bronguiard à une famille de plantes reconnues par lui , dans les fossiles des terrains crayeux ; elles font partie de la classe des Agames.
CONFLUENT. Confluais, bot. On emploie celte épithète pour exprimer que deux organes se confondent en totalité, ou par quelqu'une de leurs parties, ou que plusieurs parties d'un même organe, qui doivent être naturellement séparées, se réunissent, se soudent ou se confondent.
CONGÉE. Congea. bot. Genre de la famille des Vcrbenacées, Dydinamie Angyospermie, établi par Roxburg qui lui assigne pour caractères : invotucre triphylle; calice tubuleux, à cinq divisions; corolle hilahiée : la lèvre supérieure allongée, bifide; filets des étamines allongés et minces ; drupe en baie monosperme. La Congée tomenteuse est un arbrisseau de l'Inde, à feuilles ovalaires-cordiformes un peu velues; les fleurs sont disposées en panicules axillaires.
CONGÉLATION. Terme qui exprime le passage d’un liquide à l’état solide par soustraction de chaleur. Ce phénomène se fait observer naturellement et fréquemment, pendant l'hiver, sur l’eau météorique comine sur celle des fleuves et des rivières sur celle interposée entre les molécules des corps, etc.
CONGÉNÈRE. Appartenant au même genre qu'une autre espèce.
CONGÉR1E. Congeria. *oll. foss. Genre institué par Parlsch qui ne l’a encore observé qu'à l'état fossile, et qui, conséquemment, lui assigne sa place à la suite des Cardites de Bruguière et des Isocardites de Lamarck, dans la famille des Cardiacés, de l'ordre des Acéphalés testacés. Caractères : lest à valves égales, plus ou moins bâillantes sur les côtés, et postérieurement, convexes, obliques, carénées, spalulées, triangulaires ou subsemiglobuleuses, à crochets divergents et roulés en spirale; dents cardinales au nombre de deux dont l'une plus grande, sublatérale, placée à la partie supérieure et la plus large des valves; l'autre petite, s'avançant vers la fossette du ligament. L'auteur décrit quatre espèces : Congeria subylobosa, triangularis , balatonica et spathulatat dont les figures remplissent les planches XI et XII des Annalen des wiencr muséums der Nalurgeschichte. etc., an 1855.
CONGESTIF, bot. La préfoüation est Congestive quand les disques des feuilles sont reployés irrégulièrement les uns contre les autres.
CONGLOBË. Conglobatus. bot. C’est-à-dire ramassé en boule.
CONGLOMÉRÉ. Conglomérat us. Se dit d'un assemblage d'organes, sans qu'il doive en résulter une masse déterminée.
CONGONA, CONGONITA. bot. Syn. de Pépéromio.
CONGRE, fois. Espèce du genre Murène , qui est le type d’un sous-genre auquel celte espèce a donné son nom. r. Mmfcxr.
CONGRE SF.RPET. pois. Syn. de Murena myslax.
CONGYLES. bot. Synonyme de Rave.
CONIA. bot. Ventenat avait proposé de donner ce nom aux Byssus pulvérulents de Linné, qui forment actuellement le genre Lepra ou Lcpraiia. V. Le-
PRARIA.
COMANGIUM. bot. Ce genre, fondé par Fries, présente beaucoup d'analogie avec le genre Conioloina de Floerke; sa fronde est crustacée, très-mince, adhérente; les apolhécies sont scssiles, arrondies ou elliptiques, sans bord distinct; leur surface est formée par une membrane solide, rude, qui ne se détruit jamais, et qui recouvre des sporules pulvérulentes, colorées, très-abondantes. Fries cite comme type de ce genre, sous le nom de Coniangium rulrjate, le Spiloma paradoxum , Ach.. dont le Lecidea dryina n’est suivant lui qu'un état imparfait. Cette espèce est commune sur les écorces des Chênes, des Sapins, des Rouleaux.
CONIANTHOS. bot. Beauvois désignait, sous ce nom, un genre séparé des Jiingermannes de Linné, et qui correspondait exactement aux Jungennannia de Micheli. Il était caractérisé par ses semences (fleurs mâles d’Ifedwig) rassemblées en boules nues au sommet des rameaux ou des feuilles. V . JrncERV&nnu.
CONl AT. Coniatus. iss. Coléoptères télramères ; genre formé par Schoonherr, dans la famille des Rhynchophoros ou Curculionides . pour quelques Insectes encore rares dans les collections. Ce genre offre pour principaux caractères antennes médiocres, coudées, composées de douze articles, dont les deux premiers les plus longs, les autres courts, tronqués au som met; la massue allongée, ovale, étroite; trompe plus longue de moitié que la tète . presque cylindrique et droite; yeux arrondis et médiocrement proéminents; corselet légèrement bisiuué à sa base . élargi sur les côtés, tronqué au bout et convexe en dessus; élylres ovales, plus larges que le corselet à sa base, avec les épaules oblusémenl anguleuses. Le type de ce genre est le Curcuiio tamarisci de Fab., que l’on trouve dans le midi de l'Europe.
CON1CHR1TE. xix. Substance nouvellement envoyée de l'ile d'Elbe, où on la trouve accompagnée d'une autre substance qui parait également nouvelle, mais que l'on n'a point encore analysée, et de pyroschlérile. Elle est compacte, à cassure inégale, imparfaitement concholde, d’un blanc sablé de jaune et de gris , male et translucide seulement sur les bords; elle raye le sel gemme; elle est rayée par la chaux carhonatée ; sa pesanteur spécifique est de 2.95. Composition : silice 50.5; protoxide de manganèse 25; alumine 17; chaux 15; proloxide de fer 1,5 ; eau 9.
CONICHYODONTES. pois. foss. Syn. de Glossopèlres. Gesner appelait Cosic-Térètes, les dents de Poissons fossiles.
CONIC1NE. bot. Synonyme de Cicutine.
COMDIE. Conidium. bot. Se dit des Corpuscules arrondis, que l’on rencontre sur différents Lichens,
CON
tantôt solitaires, mais le plus souvent agrégés, et dans ce dernier cas, Acharius donne à l'agrégation le nom de Sorédie ( Soredium ). Leurs fonctions sont peu connues.
CONIE. Conia. moll. Ce genre a été institué parLeach pour le Lepas porosa de Linné, et une nouvelle espèce encore très -rare. Caractères : test divisé en quatre parties bien distinctes; opercule formé de deux parties seulement.
La Covie poreise, Conia porosa, est rare aussi; elle vient des mers de l'Inde; récente, elle est verte à l’extérieur, noire en dessus et blanche en dessous.
CORIE. BOT. V. Coma.
CONIELLE, bot. Syn. italien de Conysc squammeuse.
COMER. *oll. y. Cône.
CONIFÈRES. Canifcreœ. bot. Groupe de végétaux placé par Jussieu dans sa classe des Diclines, mais qui doit être rangé parmi les familles Dicotylédones à pétales super-ovariées. Les Conifères s'éloignent de toutes les autres familles de plantes Phanérogames par plusieurs caractères de la plus haute importance les fleurs sont constamment unisexuées, ordinairement mouotques, plus rarement portées sur deux individus distincts. Les Heurs mâles se composent essentiellement d'une seule étamine, en sorte que l'on doit compter autant de Heurt qu’il existe d’étamines. Tantôt ces étamines ou Heurs mâles sont isolées les unes des autres et entièrement nues, c’est-à-dire sans aucune écaille; tantôt elles sont réunies et diversement groiqiées, soit à l’aisselle, soit à la face inférieure d'écailles dont l’ensemble constitue généralement une sorte de cône. Dans ce dernier cas, ces étamines s'entre-greffenl souvent entre elles par le moyen de leurs filets, et sontmonadelphes. Les anthères sont membraneuses, â une ou à deux loges généralement écartées l'une de l’autre, et s’ouvrant soit par une fente longitudinale, soit par un trou qui se pratique à leur partie supérieure. La disposition générale des Heurs mâles offre aussi beaucoup de variations dans les différents genres; ainsi elles forment quelquefois des épis plus ou moins longs, dépourvus d'écailles ( Podocarpus, Phyllocladus, Salisbun'a , etc.). D'autres fois elles sont placées à la face inférieure ou à l’aisselle d'écailles minces, qui forment des cônes, des épis simples ou rameux. L'inflorescence des fleurs femelles n'est pas moins variable. Ainsi elles sont solitaires et axillaires dans le Podocarpus, le Taxas; solitaires et terminales dans le Dacrydium ; réunies au nombre de trois à cinq au milieu d'un involucre formé d'écailles dans le Genévrier. VEphedra, le Callitris ; enfin placées à l'aisselle d'écailles disposées en cônes dans une foule d'autres genres, tels que les Pins, les Sapins, les Cèdres, etc. Chacune des fleurs, considérée en particulier, offre une organisation qui a une analogie extrêmement frappante dans les différents genres ; un calice inouosépale, quelquefois renflé à sa partit* inférieure, quelquefois très-comprimé, et formant latéralement une expansion membraneuse, plus ou moins étendue, enveloppe un pistil libre ou semi adhérent. Le calice se prolonge supérieurement en un tube plus ou moins étroit, dont le bord, quelquefois évasé, est entier ou bifide, et assez souvent épaissi par une substance glanduleuse. 11 est extrêmement difficile de distinguer avec
précision la véritable structure du pistil renfermé dans l'intérieur de ce calice. Il parait être â une seule loge, et contenir un seul ovule. Le style et le stigmate sont simples et fort peu distincts des autres parties du pistil. La position des fleurs Femelles n'est pas la même dans tous les genres; en effet, elles sont dressées dans un certain nombre, tandis qu'elles sont renversées dans d'autres; ainsi elles sont dressées dans les genres Taxus , Phyllocladus, Salisbun'a , Ephcdra , J uni per us , Thuya, Callitris , Cu pressas, Taxodium ; elles sont au contraire renversées dans les genres Podocarpus, Pinus , Abies, Cedrus , Larix, Agathis , Araucaria.
Le fruit offre, dans son aspect et sa consistance, des différences fort notables. En parlant de l'inflorescence, nous avons déjà fait remarquer que les fleurs femelles étaient parfois solitaires, parfois réunies, et diversement groupées. Ce caractère entraîne une différence très-marquée dans le fruit considéré d’une manière générale. On trouve dans la famille des Conifères des fruits simples, c'est-à-dire provenant d'une seule fleur : tels sont ceux du Taxus, du Podocarpus ; et des fruits agrégés ou composés, c’est-à-dire résultant d'un nombre plus ou moins considérable de fleurs : tels sont les fruits du Sapin, du Genévrier, du Cèdre, etc. Dans tous ces fruits le calice est persistant, cl prend un accroissement plus ou moins considérable; ainsi, dans les genres qui ont les fleurs renversées, le calice se dilate sur ses parties latérales, et donne naissance à des expansions membraneuses en forme d’ailes (Pin, Sapin, Cèdre, Agathis, etc.); d'autres fois ce calice s'épaissit, devient plus ou moins charnu, et forme autour du véritable fruit une sorte de péricarpe accessoire ( Taxus , Dacrydium, Podocarpus, Gincko, etc.). Dans les genres dont les fleur» femelles sont uiuniesd'écailles, celles-ci persistent constamment, et prennent dans le fruit un accroissement très considérable. Dans le genre Genévrier, ces écailles, d'abord distinctes quand on les examine dans la fleur, finissent par se souder entre elles, s'épaissir, devenir charnues, recouvrir les véritables fruits, et leur former un péricarpe accessoire. Ainsi la partie charnue, dans le Genévrier, n'est pas du tout la même que celle de l'If. Dans le premier de ces genres, elle est formée par les écailles de l'involucre, tandis que c'est le calice qui la constitue dans le second cas. En examinant la structure du fruit proprement dit, et dépouillé du calice qui l’enveloppe constamment, on remarque d'abord que, dans certains genres et en particulier dans ceux qui ont les fleurs renversées, le calice est iutimement soudé avec la paroi externe du péricarpe dans les trois quarts au moins de son étendue, en sorte qu'ils ne peuvent être isolés l’un de l'autre. Quoi qu'il en soit, le péricarpe est toujours assez mince, crustacé ou simplement membraneux, toujours indéhiscent, à une seule loge qui renferme une seule graine. Le tégument propre de la graine est peu disliucl de la paroi interne du péricarpe, avec laquelle il contracte une adhérence plus ou moins intime. L'intérieur de la graine est rempli par un endosperme charnu contenant un embryon axillaire plus ou moins cylindrique, et dont la structure s'éloigne beaucoup de celle des autres plantes Phanérogames. U est constamment renversé, c’est-à dire que
sa radicule est opposée au point d'attache de la graine. Cette extrémité radiculaire de l'embryon n’est pas libre, ainsi qu’on l'observe pour tous les autres végétaux; elle est intimement soudée et confondue avec l’endosperme dont on ne peut la séparer sans déchirement. C'est cette considération qui avait engagé Richard à former avec les Conifères et des Cvcadées, dans lesquelles celle particularité s’observe également , une classe à part, dans le règne végétal, sous le nom de»ty*norhizes , c’est-à-dire Végétaux dont la radicule est soudée.
Le corps ou extrémité cotylédonaire de l'embryon n’est pas moins remarquable. Quelquefois il n'offre que deux cotylédons, mais dans un grand nombre d’espèces on trouve de trois à douze cotylédons. Quelques auteurs, pour ramener celte anomalie à la loi générale de l'embryon dicotylédon , ont dit que, dans les Conifères, il n'existait réellement que deux cotylédons, mais que souvent ces deux corps étaient divisés plus ou moins profondément en un certain nombre de segments. Cette assertion n’est pas confirmée par l'observation; en effet, dans le Pin-Pignon, par exemple, dont l'embryon offre de dix à douze cotylédons , chacune des incisions qui les séparent a la même profondeur, et, par conséquent, chacun d’eux doit être considéré comme distinct.
Les genres qui composent la famille des Conifères ne sont pas très-nombreux, et leurs caractères distinctifs sont quelquefois fondés sur des différences assez difficiles à apprécier, tant est grande l'analogie qui existe entre eux. Cependant ces genres peuvent être facilement divisés en trois ordres distincts dont nous allons exposer brièvement les caractères, et indiquer les genres qui entrent dans chacun d'eux.
1" ORDRE. — TAXIRtES.
Ce premier ordre renferme les genres ayant les fleurs femelles distinctes les unes des autres, attachées à l’aisselle d'une écaille , ou au fond d'une sorte de cupule. Les fruits sont simples. Les genres qui entrent dans cet ordre sont les suivants : Podocarpus . Labillardière; Dacrydiutn, Richard; Taxus , Linné; Salis- ’ burin, Richard; Phyllocladus , Richard; Ephedra, Linné.