II* ORDRE. — CCPRBSSIK&EB
Dans cet ordre les fleurs femelles sont dressées, réuuies plusieurs ensemble à l'aisselle d'écailles peu nombreuses, qui forment un fruit plus ou moins arrondi , quelquefois charnu. On compte dans cet ordre les genres : Juniperus, L.; Thuya, L.; CaUitris, Desfont. ; Cupressus, L.; Taxodium , Rich.
III* ORDRE. — ABIETIXEES.
Il se compose des genres qui ont pour fruit un cône formé d'écailles imbriquées, ù l'aisselle de chacune desquelles on trouve deux fleurs femelles renversées : Pinus, L.; Larix, Rich.; Ccdrus, Rich,; Abies, Rich.; Cunninghatnia , Rich.; Agaihis, Rich.; Araucaria, Juss.
Jacques, directeur du domaine royal de Neuilly, vient de publier (Paris, 1837, chez Rousselon) une Mo- I nographie de la famille des Conifères, dans laquelle il | introduit le nouveau genre Schubert ia de lUirbel; ce J
genre est le même que le Taxodium de Richard; mais au lieu de le laisser dans l'ordre des Cuprcssinées, Jacques le place à la fin de celui des Taxinèes . Le genre Altingia , dans l’ordre des Abiétinées, est également nouveau. Il se compose des Araucaria excclsa, Nor.; Araucaria excclsa , Larab.; et Araucaria Cunninghami, G. Don et Desf.
Le même auteur relègue dans un quatrième ordre, comme ayant les plus grands rapports avec les Conifères, le genre Casuarina de Willdenow, Pcrsoon, Desfontaines, etc.
La famille des Conifères n’est pas moins intéressante par ses usages dans l'économie domestique, les arts et la thérapeutique, que par les particularités de son organisation. La tige des Pins et des Sapins, qui souvent . s'élève à une hauteur de quatre-vingt-dix à cent pieds, est employée avec avantage, comme bois de mâture dans les constructions navales, et quoique le grain de ce bois soit un peu lâche, cependant on en fait un usage très-fréquent dans les ouvrages de menuiserie et de charpente. Les Conifères sont également fort remari quablcs par la grande quantité de substances balsamiques et résineuses qu'elles produisent, i CONIFFEL. *a*. Synonyme ancien de Lapin.
COMLA. oor. Synonyme ancien d'Origan.
j COMURE. Conitira. ciust. Genre d'isopodes, établi par Leach , dans la famille des Cymolboadées. Ca- | ractères : deuxième , troisième et quatrième paires j d'ongles très courbés ; les autres peu arqués ; les huit | dernières pattes de derrière épineuses, au moins à l’exj I rémité de leur article; télé non saillante en avant; i yeux granulés, petits, écartés, nullement proéminents;
antennes supérieures : premier et deuxième articles | presque cylindriques ; côtés des articles de l'abdomen 1 presque droits, involulcs. Leacb nt cite qu'une espèce leConiLiRE de Moxtagc, Conilira Montugui. Son corps est lisse, non ponctué; le dernier article de l'abdomen est plus long que large; les côtés sont arqués vers leur milieu; l’extrémité est arrondie. On le trouve en Europe. CON1LITE. Conilites. holl. foss. Sous ce nom géné- 1 rique, Lamarck a séparé des Bélcmniles et des llippurilcs, des Coquilles multiloculaires, pétrifiées, qui paraissent se distinguer parfaitement de ces deux genres. Il paraîtrait que les Coquilles qui doivent y rentrer sont rares, ou sont restées confondues avec les genres voisins. Aussi Lamarck n'a proposé ce genre que pour signaler ces corps et en donner un bon exemple. Voici les caractères par lesquels il les sépare : coquille conique, droite, légèrement inclinée, ayant un fourreau mince, distinct du noyau qu'il contient; noyau subséparable, multiloculaire, cloisonné transversalement. Ce qui distingue principalement ce genre, c’est le peu d'épaisseur du fourreau ; il sépare effectivement ce genre des llélcmnites qui sont toujours très-épaisses, et qui ne revêtent un cône cloisonné que paç une faible portion de leur étendue. Une seule espèce a été signalée : c’est la Coximte pyraiidale, Conilites pyramidata, longue de deux pouces, qui a été trouvée 5 l’étal pyrileux aux Vaches-Noires, sur les côtes de Bretagne. CONINE. bot. Synonyme de cicutine.
CONIOCARPE. Coniocarpon. bot. Genre de la famille
<ies Lichens, établi par De Candollc, pour y placer quelques espèces qui croissent sur les écorces des arbres et y forment des taches plus ou moins grandes. Ces espèces offrent une croûte extrêmement mince, à peine visible, qui pourrait être prise pour une décoloration de l'épiderme, blanche ou grisâtre et comme lépreuse. De nombreux conceplacles s'élèvent au-dessus de cette croûte; ils sont fort petits, difformes, sans bords, et composés d'un amas de poussière colorée, qu'on dit être une réunion de graines. Acharius nomme ce genre Spiloma et y ramène seize espèces, toutes d'Europe ; telles sont : Comoc.arpe rolge, Coniocarpon cinnabarinum, DC., Spiloma tumidulu m, var. Ach., sur le Chêne, le Peuplier; Coniucarpe olivâtre, sur le Saule ; Coiiiocarpe noir, Coniocarpon nigrum, DC., Spiloma melaleucum, var. Ach.; Comocarpe tacheté, Coniocarpon citiligo, l)C.. sur le Sapin, etc., etc. A ces seize Coniocarpes. Fée, dans son Essai sur les Cryptogames des écorces officinales, en a ajouté trois : Coniocarpon caribœumj ntyriadeum et cascarillœ, qui vraisemblablement seront suivis d’un plus grand nombre que I on pourra découvrir par la suite.
CONIOCYBE. bot. Acharius a séparé du genre Caly- : cium cinq espèces, pour en former le genre dont il est ici question ; ce sont du reste des Cryptogames aussi difficiles à bien définir qu'à analyser. On les trouve sur les surfaces humides, le bois pourri, etc.
CONIOCYSTES. Coniocystcs. bot. Nom sous lequel Agardh désigne les tubercules des corps reproducteurs des Fougères.
CONIOGETON. Coniogeton. bot. Genre de la famille des Térébinlhacées, établi par le Dr Blume. dans son essai d'une Flore javanaise, pour un arbre des forêts montagneuses de l’immense possession hollandaise, dont il a fait, avec beaucoup de bonheur, la topographie botanique. Caractères : calice infère, divisé en cinq segments; à cinq pétales; dix étamines à filaments égaux; quatre ou cinq ovaires monoslyles, à un seul ovule, entourés d'un urcéote denticulé; stigmates obtus; drupes solitaires, en forme de baie, à noyau lenticulaire, monosperme. Le Coniogeton arborescent a les feuilles alternes, simples . oblorigues, en coin, obtuses, trèsentières, coriaces et glabres. Les fleurs sont rassemblées en panicule terminale.
CONIQLOMA. rot. Floerke a séparé, sous ce nom, un genre qui comprend quelques espères de Spiloma d'Acharius; il est ainsi caractérisé : fronde crustacée, adhérente; apothécies oblorigues, irrégulières, déprimées, ensuite convexes et bordées; disque à surface inégale, portant de petites vésicules; bord pulvérulent ou floconneux, semblable à la croûte. Les espèces qui appartiennent à ce genre sont : 1 . Conioloma coccineum,¥loerVe,Spiloma tumidulurn, var. B. rubrum, Ach. — 2. Spiloma ritiligo , Ach. — 3. Spiloma auratum, Engl. Bot. 2078. — 4. Spiloma tuberculosum, Engl. Bot. 2550. Toutes ces espèces croissent sur les écorces des arbres.
CON'IOMYCES. Coniomyci , Conimycetes . bot. Nées réunit sous ce nom un grand nombre de petits Champignons caractérisés par l'absence de péridium, de membrane séminifère et de filaments réguliers; ils
sont formés soit uniquement de petites capsules réunies en groupes sous l’épiderme des plantes comme dans les CIrédos, Puccinies, etc., soit d’une base cbarnue ou filamenteuse, sur laquelle ces capsules sont éparses. F. Ire no.
CONJON. bot. Ce nom grec, sous lequel Dioscoride désignait la Ciguë, a été repris par Linné pour désigner la même plante, quoique tous les auteurs intermédiaires, et même les traducteurs de Dioscoride, Paient toujours produite sous le nom de ('icuta , qui lui est donné dans la plupart des ouvrages de pharmacie. C’est ce motif qui, dans les publications du Généra planla rut?), disposé en familles, a fait rétablir le nom de Cicutaf pour la Cigud employée en médecine.
CONIOPHORE. Coniophora. bot. Ce genre, fondé par De Candolle, est voisin des Théléphores dont il diffère par ses sporules réunies en amas nombreux et pulvérulents , qui forment des zones concentriques sur la surface fructifère. Ces Champignons sont membraneux et charnus; ils adhèrent par toute leur surface stérile aux corps sur lesquels ils croissent. De Candolle n'en a décrit qu'une espèce, le Coniophore membraneux, Coniophora membranacea , figuré par Sowerhy sous le nom d'Juricularia pulrerutcnla , Fung. t. 214. Il croit sur les poutres, dans les serres chaudes. Sa surface adhérente est noirâtre, l'autre est rousse. Persoon, dans sa Mycotogia Europcea, y a ajouté trois autres espèces, sous les noms de Coniophora feetida ( Thelephora fwtida, Ebrenb.); Coniophora cuticularis , Coniophora cercbella ( Thctcphora cervbella , Pers., Synops. p. 580). Il pense que les l'hele phora oliracca, niarginata, puleana et lactea, doivent peut-être se rapporter à ce genre.
CONIOPHORUS. bot. Reauvois donnait ce nom à un genre séparé du Itematium de Persoon, et qui faisait partie du genre Byssus de Linné. Il y rapportait le Dematium Petrœum, Pers. (Ityssus aurcus, L.), et quelques autres espèces inédites. F. Dematilm.
CONIOSELINE. Conioselinum. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par Fischer, sur les caractères suivants : calice faiblement écbancré sur ses bords; pétales cordiformes ou ovalaires, avec une petite découpure inclinée; styles divergents et recourbés; fruit comprimé, relevé de cinq côtes saillantes, membraneux sur les bords. La seule espèce connue, Conioselinum Fischeri , est une plante bisannuelle que l’on trouve dans les vallons de la Sibérie.
CONIOSPORIF.R. Coniosporium. bot. Ce genre de plantes Cryptogames, de la famille des Gastéromycètes ou Urédlnées, a été établi par Link qui l'a ainsi caractérisé : capsules (sporidies) oblongues, non cloisonnées, couvertes extérieurement d'une poussière (inc. grumeleuse. Link pense que cette poussière est formée par les sporules. La seule espèce connue de ce genre, le Conisporium oliraceum , n’a encore été trouvée qu'en Portugal, sur les Pins maritimes. Elle y forme des groupes arrondis et irréguliers, verdâtres, d’une demi-ligne environ , composés de capsules agglomérées. Ce genre ne diffère des Stilbospora que par la poussière qui recouvre ses capsules.
COMOTHALAMES. Coniothalami . bot. Famille de
plantes Cryptogames, instituée par Fries, dans la classe des Lichens. Elle fait partie de la méthode que son auteur n publiée, en 1811, dans les actes de l'académie de Stockholm. Elle est partagée en deux tribus : les Lepraires, comprenant les genres Lepraria , Pulteraria , Pityria, et Isidium ; les Yariolaires, où sont les genres Variolaria, Spiloma , Conioluma et ('oniangium.
COMOTHÈLE. Coniothele. bot. Genre delà famille des Syna ni hél ées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur De Candolle, pour une plante nouvelle, rapportée par Douglas, de la Californie. Caractères : capitule multiflore, monoïque; languettes de la circonférence au nombre de sept à dix et femelles; fleurons du centre plus nombreux, mâles, tubuleux, renflés vers la gorge, avec l’extrémité découpée en cinq dents; involucre presque campanulé, consistant en huit ou dix écailles oblongues, disposées sur un seul rang; réceptacle convexe , dépourvu de paillettes; akènes cylindriques, chauves, couverts d'une multitude de petites papilles serrées, qui les font paraître comme veloutés: ceux du disque sont nuis. Le Coniothele Californien est une plante herbacée, annuelle, très-glabre, droite, à feuilles alternes, pinnatipartiles, bi ou trijugés, avec les lobes linéaires; les capitules sont terminaux, pédicellés et solitaires, garnis de fleurs d'un jaune pâle.
COMOTUÈQl’E. Coniotheca. bot. Nom que donne à la loge de l’anthère, le professeur Purkinje, dans ses recherches microscopiques sur le pollen.
CONIPIIYLIS. bot. Nom proposé par Du Petit- Thouars (Hist. des Orchidées des îles australes d'Afrique) pour le Bulbophyllum conicum, qui appartient à la section des Phillorchis . y. ce mot. Cette piaule est figurée, dans cet ouvrage. I. 99.
COMROSTRES. ois. Qualification donnée par quelques ornithologistes, à une famille d'Oiseaux dont le bec offre l'aspect d'un cône; tel est par exemple celui du Corbeau.
CONISE. bot. y. Conyse.
CONISPORIER. Conisporium. bot. y. Conio9POBIEr.
COMTE, min. Nom donné par Schumacher, d'après Retzius, h un Minéral d’un blanc grisâtre, qui se trouve en morceaux roulés, plus ou moins gros. Il a une cassure compacte, un peu écailleuse, quelquefois conchoïde. Sa dureté est assez considérable pour faire feu sous le choc du briquet, mais point assez pour résister à l'acier qui raye facilement celle pierre. Elle fait effervescence avec l'Acide nitrique. Elle vient d’Islande. On avait regardé ce Minéral comme un mélange naturel de Chaux carbonatée et de Silice, et on l'avait rapporté à la substance pierreuse décrite par Saussure sous le nom de Silicicalce. On a aussi rapporté au Conile différentes variétés de Chaux carbonatée, et un Calcaire jaunâtre, dur, presque translucide sur les bords, qui se trouve aux environs de Meissncr, cl dans lequel Slromeyer a reconnu de la Silice. On a encore donné le nom de Conite spathique au Tafelspalh.
CONIÜM. bot. y . Cigüi.
CON1YALYE. moll. y. Calyptr aciev
CONJLGACÉES. C’oryM/jacecp.BOT.Dumorlicraformé celle famille de plantes Ilydrophy tes, pour y comprendre l'ancien genre Conjugata, de Vauchcr, que l'on a par-
2 DICT. lit» SCIENCES NAT.
tagé en plusieurs genres bien distincts. Celte famille remarquable est caractérisée par ses frondes filamenteuses et libres, â filaments simples, articulés, se réunissant par copulation, pour donner naissance à des graines. Elle se compose des genres Zyyncma, Spirogera et Globulina de Link.
CONJUGUÉES. Conjugatœ. bot. On appelle ainsi les feuilles pennées, dont les folioles sont attachées par paires, c'est-à-dire opposées deux à deux. Lesépissont Conjugués quand ils sont également attachés deux à deux; i! en est ainsi des autres organes.
CONJlîGULA. bot. Synonyme de Myrte.
CONNARACÉES. Connaraccœ. bot. Famille proposée par Brown, pour trois genres placés dans les Térébinlhacées de Jussieu. Dans ces genres, qui sont les Connarus, Linné; Cnestis , Jussieu; Pourea, Aubl., l’insertion, quoique ambiguë, est néanmoins plutôt hypogyne que périgyne ; mais ce qui les caractérise plus particulièrement , c’est la position de deux ovules collatéraux à la base de chacun des pistils, et la situation de la radicule de l'embryon à la partie supérieure ou à l'extrémité opposée de la graine. Les Connaracées se lient aux Légumineuses par le genre Connarus, qui se distingue de celles-ci seulement par la situation des parties de l’embryon, relativement ù l'ombilic de la graine. D’un autre côté, l’affinité du genre Cnestis avec YAcerrhoa , et de celui-ci avec l'Oxalis, établit un passage entre la nouvelle famille et celle des Oxa- 1 idées.
CONNARE. Connarus. bot. Genre de la Monadelphie Décandrie, fondé par Linné et placé par Jussieu, dans la famille des Térébinlhacées. Caractères : calice à cinq divisions profondes; corolle à cinq pétales plus longs que le calice; dix étamines dont les filets sont soudés par la base ; cinq d’entre eux alternes, de la moitié plus courts; un seul ovaire supportant un seul style et un seul stigmate. Le fruit est une capsule léguminiforine, un peu resserrée vers son milieu, à deux valves et monosperme, que Gærlner a figurée sous le nom d’Owphalobium. La graine présente à sa base un arille trèsremarquable, et n’a point d'albumen. Les Connares sont des arbres ou arbrisseaux indigènes de l’Afrique et de l’Inde. Les feuilles sont composées, le plus souvent ternées ou imparipennées, ovales ou pointues, marquées à la partie inférieure de veines saillantes. Ils ont des fleurs nombreuses, petites, et disposées ordinairement en panicules. Lainarck a joint aux Connarus le Ilhus Zeylanicus trifoliatus , figuré dans Burmann ( Zeylan., t. 89), et lui a donné le nom de Connarus pentagynus, rapprochement douteux selon Jussieu, à moins qu'ou ne considère le fruit des Connares comme le seul survivant de cinq carpelles dont l’ovaire est originairement composé. Une autre espèce dece genre, décrite par Lamarck,esl le Connarus A fri- (anus ou YOmphalobium indicum de Gærlner. Jussieu observe que la graine de celte plante germe dans la capsule, et que sa radicule se répand latéralement comme un appendice cirrhiforme; mais cette prétendue radicule ne parait être que l'aiillc. Les autres espèces sont peu connues. Thunberg a réuni à ce genre, sous le nom de Connarus decumbens , Y Hermannia tri-
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phylla de Linné; mais le port de celte plante, très différent de celui des autres Connaru$f indique que ce n’est pas encore là sa véritable place.
CONNATISQUAME. C’est-à-dire à squames connécs. Quelques botanistes emploient cette épithète dans la conformation du clinanllie des Synanlliérées, pour indiquer que les écailles dont se compose l'involucre, sont soudées entre elles par leur base.
CONNÉ. Connalus . C’est-à-dire uni, conjoint.
CONNECTICULE. Conneciiculus. bot. Nom que l’on donne à l’anneau élastique des Fougères.
CONNECTIF. Connccticum. bot. Les deux loges qui forment l'anthère, dans le plus grand nombre des plantes Phanérogames, peuvent être réunies l’une à l’autre de trois manières principales : 1° tantôt elles sont accolées par leur côté interne, et soudées sans le secours d'aucun autre corps intermédiaire; 2° tantôt la partie supérieure du filet est placée entre elles et leur sert de moyen d'union ; 3° quelquefois enfin elles sont soudées par l’intermède d’un corps particulier, tout à fait distinct du filet, et qu’on nomme Connectif. Le Connectif est donc un corps très-variable dans sa forme, distinct du filet staminal, et servant à unir les deux loges de l’anthère, qu’il écarte plus ou moins l'une de l’autre. L’Éphémère de Virginie et surtout les diverse# espèces du genre Sauge, en offrent des exemples extrêmement marqués. Dan# toutes les Sauges, le Connectif est sous la forme d'un filet plus ou moins recourbé et allongé, placé transversalement sur le sommet du filament comme les deux branches d’un T, et portant les deux loges de l’anthère à chacune de ses extrémités. Quelquefois l’une des deux loges avorte, comme par exemple dans la Sauge des prés. A'. Étaxixe.
GOKN 1 L , CON N I N . * a * . Synonymes anciens de Lapin .
CONN1LUS. ois. L’un des synon. d’Engoulevenl.
C0NN1NA. bot. Syn. de Chetiopodiuin Vutraria.
CONNIVENT. Connirens. bot. Se dit des organes lorsqu’ils se rapprochent par leur sommet : telles sont les feuilles quand elles ont une disposition opposée, qu’elles se redressent et s’appliquent contre la lige. On observe souvent celle Couuiveuce temporaire, daus le sommeil des plantes.
CONNORO. ois. Synonyme d’Ara rouge.
CONOBÊF,. Conobca. bot. Aublet (Pl.dc la Guiane, t. 258) a établi, sous ce nom, un genre de la Didynamie Angiosperinie, que Jussieu a placé à la suite des Lysimachiées ou Primulacées. Caractères . calice tubuleux, à cinq dents, muni à sa base de deux petites bractées; corolle tubuleuse, divisée en deux lèvres : la supérieure relevée et échancrée, l’inférieure à trois lobes inégaux; quatreétamincsdidynamcs,àanllièressagillées; un style et un stigmate bilobé. Le fruit est une capsule pisiforme, entourée parle calice, uniloculaire, marquée de quatre sillons qui la divisent en quatre valves, polyspenne. C’est à tort qu’Aublet lui donne un placenta central, s’élevant du tond de la capsule. Sainl-liilaire a fait voir que la capsule du Conobca est réellement à deux loges séparées par une cloison dont le milieu porte, dans chaque loge, un placenta volumineux. Ce caractère est décisif, et fait placer le Conobca parmi les Scrophularinées de Brown, ce que confirincul d’ailleurs scs éta-
mines didynames. sa corolle irrégulière, le mode de déhiscence de sa capsule et la ressemblance de son j port avec le Tossia , quoique, d’un autre côté, il ail aussi des rapports de physionomie avec Y Anagatlis. La forme de l’embryon, observée par Saint-Hilaire, est i aussi celle des Scropliularinées ; car il est droit, à radicule tournée vers l’ombilic, occupant l'axe d'un périsperme charnu. Le Conobca repensa t une petite plante herbacée, à tige perfoliée et traçante, à feuilles opposées et réniformes, à fleurs solitaires au sommet d'un long pédoncule axillaire. Elle croit à Cayenne, le long des ruisseaux. Sprengel en a décrit deux nouvelles espèces sous les noms de Conobea vcrlici/laris et Coït obea viscosa,
CONOCARPE. Conocarpus. bot. Genre de la famille des Combrétacées de Brown et de la Penlandrie Monogynie, que l’on reconnaît facilement à ses fleurs très-serrées les unes contre les autres, et formant des capitules globuleux ou ovoïdes. Chaque fleur est accompagnée d’une écaille persistante, et offre un calice adhérent avec l’ovaire infère, ayant son limbe oblique, renflé, caduc, à cinq divisions régulières. Il n’existe pas de corolle. Les étamines, dont le nombre varie de cinq à dix, sont saillantes au-dessus du calice, à la face interne duquel elles sont insérées. Leurs anthères sont corditormcs, à deux loges, s’ouvrant par un sillon longitudinal. L’ovaire est comprimé, à une seule loge, du sommet de laquelle pendent deux ovules attachés à deux podospermes filiformes. Le style se termine par un petit stigmate simple. Le fruit est agrégé et présente l’apparence d’un petit cône, c'est-à-dire qu'il se compose d’éeailles imbriquées, à l'aisselle desquelles sont de véritables akènes imbriqués, renversés, convexes extérieurement, concaves du côté interne. Ils sont monospermes, et restent indéhiscents. La graine qu’ils renferment est ohlongue, terminée en pointe à sa partie supérieure. Son tégument propre est mince et membraneux. L’embryon en est immédiatement recouvert; ses deux cotylédons sont foliacés et roulés sur euxmêmes longitudinalement.
Ce genre ne se compose que de deux espèces qui sont de grands arbrisseaux croissant sur les plages maritimes de l’Amérique et de l'Afrique. Leurs feuilles sont alternes, assez épaisses, coriaces, entières, dépourvues de stipules. Leurs fleurs, qui sont fort petites et hermaphrodites, forment des capitules plus ou moins nombreux. Le Coxocarpe dressé , Conocarpus crccta, L., Jacq., Am. t. 52, f. 1, a pour variétés le Conocarpus procumbcns , Jacq., et le Conocarpus acutifolius , Willil. ; il croit sur les bords de la mer, dans presque tout le continent américain et les Antilles. C'est un arbre de trente à quarante pieds d'élévation, ou simplement un arbuste étalé, suivant les localités dans lesquelles il sc trouve. Les jeunes rameaux sont anguleux, ornés de feuilles alternes, obovales, allongées, tantôt aigues, tantôt obtuses et simplement acuminées, entières, glabres et un peu coriaces. Leur pétiole, qui est très-court, est glanduleux latéralement. Les fleurs sont petites, formant des capitules nombreux disposés eu une sorte de panicule.
La seconde espèce est nouvelle ; Richard lui donne
le nom de Coxocarpp. a gros fruits, Conocarpus macrocarpos ; elle diffère de la précédente par ses feuilles plus Grandes, plus épaisses, légèrement glauques, et par scs cônes deux fois plus gros. Elle croit sur les rivages sablonneux de l'Afrique. Quant au Conocarpus racemosa, L., il forme le genre Sphœnocarpuê de Richard, ou Loguncularia deGœrtner fils.
CONOCARPODENDRON. bot. Sous ce nom, Boerrhaave (Index Planta ru ni IJorti Lugduno Balari) a désigné un groupe de Protéacées que R. Brown a nommé Lcicadenoroti. E. ce mol.
CONOCÉPHALE. Conocephalus. bot. Genre de la Cryptogamie, institué parmi les Hépatiques, dans la famille des Marchanliacécs, par Uill., Syst. 119. Caractères : fleurs môles disciforines, sessilcs, suhmnrginales; fleurs femelles en capitule, groupées sur un axe central peu épais, formant une sorte de mamelon dont toutes les fleurs seraient disposées inférieurement; point d'involucre; iuvolucclles tubuleux, avec des Assures obliques au sommet, soudés entre eux et à l’axe avec lequel ils se confondent; coiffe persistante, hi quiuqticlobée au sommet ; sporangion s’ouvrant par cinq à neuf dents placées en spirale, décidu, porté sur un court dédicelle. LesConocéphales se trouvent eu Europe.
CONOCËPHALE. Conocephalus. bot. Nom donné par Blume à un genre de la famille des Urücées, qui lui a présenté pour caractères : fleurs dioïques, en épi, avec le calice quadrifide; fleurs môles; quatre étamines ô filaments charnus, ô peine visibles. Fleurs femelles : un ovaire oblong, cylindracé, monospore; style long, entier; akène presque en baie, recouvert par les excroissances calicinalcs; embryon exalbumineux, inverse; cotylédons foliacés, un peu convexes. Ce genre a quelques rapports avec le Gynocéphale, et la seule espèce qu’il renferme a la tige ligneuse, grimpante, garnie de feuilles alternes, elliptiques, oblongucs, avec des capitules en corymbesaxillaires. C'est le Conocephalus suaceolcns, originaire de Java , où il fleurit pendant toute i'aunée. Le mot Conocéphale ayant déjô été employé comme dénomination d’un genre de la botanique cryplogaraique , celle du docteur Blume devra nécessairement être changée.
CONOCÉPHALE. Conoccphalus. ms. Thunbcrg a distingué, sous ce nom générique, les Sauterelles dont le front est élevé en manière de cône ou de pyramide. E. Sauterelle.
CONOCH1A ou CONOCH1E. bot. Syn. vulg. d \1garicus proccrus.
CONOCL1N1ER. Conoclinium. bot. Le professeur De Candolle a distrait du genre Eupatorium , famille des Synanlhérées, une espèce qui lui offrait une anomalie constante de caractères avec ses congénères, et il en a formé le type d’uq genre nouveau, dans lequel il a placé plusieurs autres plantes récemment observées ou introduites dans les collections. Les caractères assignés au genre Conoclinium sont : capitule multiflore; involucrc campanulé, consistant en deux ou trois rangs d'écailles linéaires, aiguës, presque égales ; réceptacle nu et conique; akène anguleux ; aigrette formée d'un rang de poils scabreux. LcsConoclinicrs sont des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux à tiges arrondies et
striées, à feuilles opposées, péliolées et dentées; tes capitules sont réunis en corymbe serré au sommet des tiges, et garnis de fleurs bleues ou purpurines. Toutes les espèces connues sont américaines comme le Conoclinium cœlestinum, Eupatorium cœlestinum, L.,qui est le type du genre.
CONOCRAMBEol CYNOCRAMBE.Bot. V. Tueligoxe. CONODÈRE. Conoderus. ns. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Scrricornes, insliluté par Eschscholtz, pour quelques Insectes nouveaux de l’Amérique, qu’il a caractérisés ainsi : antennes longues, grêles, simples ou légèrement en scie; front terminé antérieurement par un chaperon arrondi, plus élevé que le labre; corselet long, peu dilaté latéralement; élylrcs linéaires, épineuses ô l’extrémité; tarses allongés; pénultième article muni en dessous, d'une palette membraneuse, allongée et arrondie au bout, le suivant découvert; crochet simple.
CONGELICE. Conœlix. *oll. Ce genre, proposé par Swainson, dans scs Illustrations de zoologie, a pour caractères : un test turbiné; une spire très-courte ; la bouche extérieure simple; la coluinellc plissée; l’ouverture linéaire, étroite, plus longue que la spire. Swainson en figure trois espèces : les Cotnvlix marmoratus, U malus et punclatus. Lesson, dans la zoologie de la , Coquille, y a ajouté le Conœlix Swainsonii (pi. xi, f. 5), qu'il a observé sur les bancs de coraux de l'ilc . d’Oualan, dans l’archipel des Caroiines. j CONOGNATHE. Conognatha. iss. Genre de Coléop- I tères pentamères, établi par Eschscholtz, dans la fa- ; mille des Sternoxes. Caractères : antennes de onze articles : le premier allongé, le second le plus court, les suivants plus longs, mais diminuant insensiblement jusqu’à l’extrémité; palpes maxillaires de trois articles : le deuxième très-court; menton grand, nullement transversal, corné à sa base, membraneux et tronqué antérieurement; inôchoircs longues, dépassant l’extrémité des mandibules; labre avancé, bifide ô son extrémité; yeux grands, ovales; corselet trilobé, court, transversal, aussi large à sa base que les élytres; écusson grand; corps étroit; élytres subparallèles, arrondies et dentées en scie ô leur extrémité; tarses grêles, avec le dernier arliclelong et étroit. Le Buprcstis atnœna de Kirby est le type de ce genre; il est du Brésil.
CONOHRIA et CONONOU. bot. V. Coxobi.
CONOMORPUE. Conomorpha. bot. Genre de la famille des Myrsinées, créé par Alphonse De Candolle, dans sa monographie de cette famille. Il a pour type une plante brésilienne dont Pohl avait fait un genre, sous | le nom de Conoslylus ; mais comme il existait déjô un j genre Conostylis dans la famille des II.Tmodoracées, il j est devenu presque indispensable de rejeter le nom de j Pohl. Les caractères principaux des Conomorphcs sont : calice et corolle quadrifides, infundibulaires; quatre élaini nés d u double plus courtes que la corolle, avec leurs filaments très-courts, libres et insérés à la partie supérieure de celle corolle; anthères dressées, ovoïdeo triangulaires, incluses, attachées par la base, et dont les loges s’ouvrent longitudinalement ; ovaire conique dans les fleurs susceptibles d'avortement, et globuleux dans les fleurs fertiles; style court; stigmate simple; drupe mo-
COM
nospcrme. Deux espaces sont connues : l'une a «Hé nom- i mée Conoatylus obloiuji fol i us par Poli!, et l’autre// a/- [ lenia laxiflora, par Martius.
CONOOR. ois. y . Covdor.
CONOPALPE. Conopaipua. us. Genre de Coléoptères héléromères. famille des Sténélylres, établi par Gyllen- I hal qui lui donne pour caractères principaux : un corps | mou, des palpes maxillaires peu dentées en scie; un corselet transversal; des tarses médiocrement allongés avec le pénultième article bilobé. Trois espèces figurent dans ce genre: la première a été appelée F/or/co///* par Gy II., elle est de Suède; les deux autres, découvertes par Dcjean, en Dalinalie, ont reçu les noms de Thoracicus et de Col /aria.
CONOPE. Conopua. bot. Se dit de certains Agarics qui ont le pied ou le stipe conique.
CONOPIIORE. ms. y. Ploas.
CONOPIIOROS. bot. Syn. de Prolea rnsacea, L.
CONOPIE. Conopia. us. Genre de l'ordre des Lépidoptères, voisin du genre Ægérie. et même formé en partie à ses dépens, par Huhner qui le caractérise ainsi : palpes allongées ; antennes ciliées dans le mâle, et plus longues que le corselet; abdomen comprimé vers le milieu, dans le même sexe, très-grêle dans la femelle, et chez tous, garnis de poils très longs, disposés en trois faisceaux ou lobes. Ilubner admet dans ce genre les trois espèces suivantes, qu'il nomme Conopia myo pwformis , formicœformi* et Euliciformiay toutes d'Europe.
CON’OPLÊE. Conàplea. bot. Ce genre, créé par Persoon, est caractérisé par un tubercule globuleux ou déprimé , solide et recouvert de sporidies ou capsules allongées, souvent cloisonnées; on connaît sept à huit espèces de ce genre; elles croissent sur les feuilles ou les rameaux des plantes mortes ; leur couleur est brune ou noire; elles diffèrent par la forme de leurs capsules et par celle de la base ou du tubercule sur lequel ces capsules sont portées.
CONOPOD1ER. Conopodium. bot. Ce genre, que Koch avait établi dans la famille des Ombellifères, n'a point été adopté par les botanistes, et les espèces qui le corn- 1 posaient font actuellement partie des genres Crypto- ! tœnia et fiunium de De Candolle; le nom Conopodium ; est même devenu celui d’une section dans le dernier ! de ces genres.
CONOPOPUAGE. ois. Genre établi par Vieillot , et dans lequel il place deux espèces du genre Fourmilier : Turdua auritus, L., et Pipra nœcia , L. Lesson en a fait une sous-division de son genre Moucherolle.
CONOPS. Conopa. us. Genre de Diptères, famille des Alhéricères, tribu des Conopsaires de Latreille, établi par Linné, et ayant pour caractères : antennes beaucoup plus longues «pie la télé, droites, en massue ou presque en massue, de trois articles; le second fort long, cylindrique; le dernier court, conique, terminé par une petite pointe ; trompe coudée à sa base, de trois articles, avancée, renfermant deux soies qui forment le suçoir ; soie inférieure beaucoup plus longue que la supérieure ; point de palpes ni de petits yeux lisses. Les Conops sont remarquables par une tête grosse, plus large que le lliofax , présentant à sa partie inférieure
un sillon pour recevoir la trompe ; celle-ci, coudée seulement à sa base, se porte ensuite en avant et ne change plus tle direct ion. Le thorax est court et cubique; il supporte des ailes étroites, écartées, atteignant l'extrémité de l'abdomen, et des balanciers allongés; les pattes sont minces et longues, munies de tarses â deux pelotes au bout et à crochets ; l'abdomen est comme |>éti<dé ; son extrémité libre se termine par une sorte de renflement ou de massue. Ces Insectes diffèrent des Myopes et des Bucentes par la direction de leur trompe; ils ressemblent, sous ce rapport, aux Zodions et auxStomoxes; mais ils s'éloignent principalement de ces deux genres par le seul caractère tiré de la longueur des antennes. Les Conops, auxquels Latreille ( /oc. cil.) associe le genre Toxopbore de Meigen , ont été confondus avec les Asiles et avec les Myopes par Geoffroy ; on les trouve assez souvent sur les fleurs dont ils sucent le suc mielleux; il parait que les femelli's déposent leurs œufs dans les larves des Bourdons ou dans le corps de ces insectes h l’étal parfait. On peut considérer. comme type du genre, le Coxops a pikos pacves, Conops rufipea, Fab. On le rencontre vers le milieu de l'été sur le# fleurs d«*s prairies. Latreille dit avoir observé plusieurs fois cet Insecte parfait sortir de l'abdomen des Bourdons. Au douin trouva , au mois de juillet, dans le corps d'un Bourdon (Ifombus lapidarius de Fabricius), une larve Apode qu’il supposa appartenir au C«>nops à pieds fauves. Cette larve blanchâtre (Mém. de la Soc. d’Ifist. naltir. T. i, page 330, pl. 22), très-molle et sans pieds, était situiH* entre les ovaires, au-dessus de l'estomac, entre celui-ci et l'aiguillon, et sous le vaisseau dorsal d'un Bourdon dépourvu de graisse; elle avait onze anneaux, un long cou. une bouche, deux lèvres, deux crochets et des mamelons dépendants de la peau ; le reste de son corps était renflé, un peu sillonné en dessus et en dessous, par une série longitudinale de points groupés ordinairement trois par trois, sur lescôtés de chaque anneau qui lui-même paraissait légèrement étranglé. L’extrémité opposée à la bouche correspondante au rectum du Bourdon, avait un anus fendu verticalement, et deux plaques latérales plus élevées, voisines l'une de l’autre, et très-curieuses par leur organisation et leur importance. Il a décrit avec assez de soin les différentes parties de cette larve curieuse; il a remarqué d’a- | bord deux membranes qui recouvrent tout le corps ; l'une externe et l'autre interne ; elles forment les deux mamelons saillants au-dessus de la bouche, parallèles entre eux et à la longueur du corps. Les organes de la digestion consistent en une bouche munie de deux crorhets; les premiers sont latéraux, d'un brun jaunâtre, comprimés, plus larges à leur moitié postérieure qu'en avant, où ils sont lermitu's par une pointe doucement infléchie en dehors, arrivant petit à petit, depuis une brusque éehancrurc du bord extérieur. L’extrémité postérieure est étroitement unie aux téguments et au tulie digestif. Non loin de cette base, ils ont entre eux une sorte de pivot très-grêle, transversal, concave en avant , dur et corné comme eux. qui les tient éloignés, et devient le centre de leurs mouvements, dont les uns ont lieu de haut en bas et les autres latéralement; ceux-ci, plus étendus, ne permettent cependant
point aux bouts des crochets de se mettre en contact dans leur plus grand rapprochement. I.es lèvres, placées horizontalement entre les crochets et moins avancées «preux, sont molles à leur hase, et bordées d'une ligue qui parait être cornée; la supérieure est arrondie, et l'intérieure, moins large, est un triangle inéquilatéral. Pendant l'action des crochets, elles s’éloignent ou sc rapprochent, et jouent lentement de bas en haut cl de haut en bas. L’œsophage naît à leur hase; il est assez étendu et d’une égale largeur dans toute sa longueur; l’estomac est très-spacieux, il est muni de deux vaisseaux opposés qui se divisent presque aussitôt en deux branches, lesquelles sont remplies de grains miliaires jaunâtres, d’une finesse extrême. Les deux troncs de ces vaisseaux marquent le terme de l’estomac et l’origine du colon. En examinant un autre appareil situé sous le précédent, on est embarrassé pour en déterminer exactement la naissance. Il mesure la moitié antérieure de l'œsophage, se dilate et se divise en deux branches plus grosses, moins transparentes que leurs troncs, et qui s’engagent entre l'estomac et les vaisseaux aveugles. Au soleil, dans l'eau et au foyer d'une lampe, elles paraissent garnies en dedans de plaques hexagonales, presquecontinuesentre elles, obliquement alignées cinq par cinq, blanchâtres sur leur bord, diaphanes au centre. Elles ressemblent beaucoup aux plaques que Lyonnet a légèrement exprimées sur les vaisseaux soyeux de la Chenille, auxquels on peut les comparer directement.
On voit à la partie postérieure et supérieure du corps de la larve deux éminences en forme de reins, dont le côté interne est concave, le gros bout en bas, la face postérieure d'un marron clair, bordée d'une teinte noirâtre, très-légère, avec un point rond, blanc, transparent, central et un peu en dedans. Ces éminences sout parsemées d'un grand nombre de points de même couleur, disposés irrégulièrement deux par deux, trois par (rois, quatre par quatre, rapprochés ou confondus par leurs côtés voisins. Chacun d'eux est composé d'autres points infiniment plus petits, saillants, dont la plupart sont Circulairemeut arrangés dans leur étroite enceinte. Us brillent comme des pierreries agréables. Les trachées reçoivent l'air par ces petits points; elles sont doubles surtes côtés du corps, où elles s'étendent comme deux arbres taillés en quenouille, dont les racines seraient fixées à ces éminences, et le sommet se terminerait vers la bouche, dont les rameaux iraient se diviser sur l’enveloppe générale extérieure, et qui, par d'innombrables ramifications, la plupart â peine perceptibles à la loupe, rameraient sur tous les (issus et lieraient tous les organes. En rassemblant tous ces faits, on trouve que la larve dont il est question, est composée d’une double enveloppe, d'un double organe pour la respiration, d'une sorte de tissu graisseux abondant, d’une bouche où sont deux crochets très -mobiles et deux lèvres, d’un anus situé au bout d'uu canal intestinal très-étendu. On voit enfin qu'elle a un canal analogue aux vaisseaux soyeux des chenilles.
Fabricius a décrit une douzaine de Conops, mais ce nombre a été augmenté depuis. L’un des plus remarquables est le Conops à grosse tête, Conops macrocephala t L. Il ressemble beaucoup à une Guêpe.
CONOPSA1RES. Cvnopsaria. ms. Famille de l'ordre des Diptères, établie par La treille, et convertie depuis en une section de la famille des Alhéricères.
CONORAMPIIES. Conorampht. ois. Duméril, puis Ranzani.onl désigné, sous ce nom, line famille de l'ordre des Passereaux, qui correspond à celle des Conirostres. v
CONORHIN. Conorhinus. ixs. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rbynchopliores , institué par Schoonherr, pour un insecte découvert dans la Cafreric par Ecklon et Zeyher qui l’en ont rapporté. Caractères : antennes médiocres, minces et coudées, composées de douze articles dont les deux premiers, un peu plus longs que les autres, sont subtur -binés ; les cinq suivants sont petits, lenticulaires et tronqués antérieurement, les autres forment la massue «pii est ovale; trompe assez longue, forte, conique et courbée, un peu plus élevée que les yeux; ceux-ci sont latéraux, subovales et un peu convexes; corselet bisinué à sa base, se relevant un peu vers les côtés, et se rétrécissant brusquement en arrière : les angles sont arrondis, et l’on distingue parfaitement une échancrure vers le milieu de l'extrémité; le dessus est légèrement convexe; corps ohlong, presque ovale, médiocrement arrondi, garni d'ailes que recouvent des élytres oblongues-ovales. Insinuées à leur base, et sensiblement atténuées vers l'extrémité ; pieds de médiocre longueur, presque égaux, robustes : les antérieurs rapprochés à leur base; cuisses un peu renflées au milieu et mutiqties; jambes cylindriques et droites. Le Conorhinus restitua est noir, couvert d'écailles piliforme», blanchâtres; il a les élytres striées et ponctuées, les antennes et les jambes leslacées.
COIfORBIIIE. Conorhina. ms. Hémiptères. Genre de la famille des Rédu viens, institué par Laporte aux dépens du genre Beducius de Fab. Caractères : antennes terminées par deux articles plus minces que les précédents; pattes courtes; corps large et aplati; tête longue et étroite, avec le premier article des antennes long au plus comme la moitié de la télé. Le Beducius Gigas, Fab., est le type du genre nouveau.
CONORI. Conoria ou Conohoria. bot. Genre de la famille des Violariées, établi par Aublet, mais dont on a singulièrement modifié les caractères, puisqu'on y a réuni les genres Passuraf Bianaf B i noria et Piparea d'Aublet, Alsodeia de Du Pclit-Thouars et Ceranthera de Beauvois. Voici comment on peut caractériser ce genre : son calice est persistant, à cinq divisions profondes et égales : sa corolle est régulière , formée de cinq pétales hypogynes, ainsi que les cinq étamines qui altcruent avec eux. Leurs filets sont courts, libres ou réunis en une sorte d'urcéole. Les anthères sont à deux loges et surmontées d'un appendice membraneux. Il n’existc point de disque ni d'appendice en forme de corne, caractère qui parait tenir à la régularité de la corolle. L'ovaire est sessile et comme triangulaire, surmonté d’un style simple. Le fruit est une capsule coriace à parois épaisses, à une seule loge, s'ouvrant en trois valves qui portent les graines sur le milieu de leur face interne. L’embryon, qui a ses cotylédons plans et sa radicule tournée vers le hile, est renfermé dans
eus
l'intérieur d'un endosperme cliarnu. Le genre Conoria j forme avec le Sauvagcsia une petite section distincte dans la famille des Violariées. La régularité de la corolle est en effet un caractère remarquable dans une famille où tous les autres genres ont leurs fleurs plus j ou moins irrégulières. C'est à ce groupe que Brown j avait donné le nom d'.UsoDixÉEs, et l'on pourrait l'appeler Sac vagési£es, si, comme le veut Kuntb, et comme l'observation semble le confirmer, le genre Alsodcia de Du Petil-Thouars doit rentrer dans le genre Conoria.
Aublet {Guian. 1, p. 23D, t. 05) a décrit et figuré une seule espèce de Conoria, qu'il nomme Conoria flarcscvns. Il n'a vu et décrit cette plante qu'en fleur. Mais son rassura Guianensis , t. 580, n'est rien autre chose que le Conoria /larcscens en fruits, ainsi que Richard s’en est assuré en les recueillant sur un même individu. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses. Elles se composent des espèces antérieurement rapportées aux genres Riana, Rinoria , Pi par eu, Alsotleia et Ceranihera , et en outre d’une belle espèce très-voisine du Conoria flarescens d'Aublel, que Kunlh décrit et figure (in J/umboldt No v. Gen. 5, p. 387, t. 01) sous le nom de Conoria ulmi folia. Ce sont des arbres ou des arbr isseaux à feuilles alternes ou plus rarement opposées, entières ou plus ou moins dentées, munies de stipules. Leurs fleurs sont axillaires et terminales, disposés en grappes ou en panicules.
CONOSPERME. Conospermum. dot. Genre de la famille des Frotéacées, institué par Smith qui lui assigne pour caractères : calice ou périgonc tubuleux, irrégulier, slaminifère; la division supérieure concave; trois anthères incluses, les deux latérales de la moitié plus petites que la supérieure qui est bilobée; ces anthères sont d'abord réunies et constituent une loge par la connexion des lobes voisins; stigmate libre. Le fruit est une sorte de noix obeonique, surmontée d’une aigrette. Indépendamment de ces caractères, le Conosperme a un embryon droit, un style terminal, et l’estivation de son calice est valvaire, ce qui le fait placer très-convenablement dans les Frotéacées, rapprochement fortifié par ses aftiuilés avec le Simsia, genre de celle dernière famille. Tous les Conospermes ont pour patrie la IV'otivelic-Hotlandc. Ce sont des arbrisseaux, dont le port est celui des Frôlées, ont les feuilles éparses, très-entières, des épis axillaires ou terminaux, quelquefois des coryinbcs. Les (leurs sont solitaires et sessiles au sommet des pédicellcs, blanches ou bleuâtres, et munies d’une bractée persistante. Smith en a figuré une jolie espèce sous le nom de Conospermum lonyifolium ( Exot . Rot., t. 82). Elle est cultivée dans les jardins. Les espèces décrites par Brown sont au nombre de neuf, distribuées en trois tribus. 11 les a recueillies près du port Jackson.
CONOSTEGIE. Conoslcgia. bot. Genre établi aux dépens de celui des Mclasloma , par David Don. Caractères : calice à limbe indivis, conique, formant une I coiffe qui se sépare horizontalement du tube, {tendant i l’estivation; cinq à six pétales; anthères munies de deux oreillettes à la base; haie capsulaire, à huit loges. I La forme particulière du calice distingue suffisamment ce genre de ses voisins. Il est composé d’arbres ou d’ar- ’
hrisseaux Indigènes de l'Amérique équinoxiale et des Iles de la Société. Son auteur y rapporte les Mêlastoma glabra, Forst. ; Melasloma procera, Swartz et Bonpl. ; Melasloma montana, Sw. ; Melasloma superba, Bonpl. inéd. ; Melasloma exlincloria, Bonpl.; Melasloma Xalapensis, Bonpl. ; Melasloma calyptrata, Lamk. ; enfin, les Melasloma cucullata et holoscricea . Pavon, Mss.
CONOSTOME. Conoslotnum. bot. Ce genre, établi par Swartz, est l’un des plus disliucU de la famille des Mousses; ses caractères le rapprochent des fPeissia; son port a beaucoup d'analogie avec celui des Barthramia parmi lesquels même Bridel a placé le Conostomum australe; il est ainsi caractérisé : capsule terminale; péristome simple à seize dents également espacées, réunies au sommet; coiffe fendue latéralement. On ne connaît que deux espèces : le Conostom um boréale habile les montagnes des pays voisins du pôle arctique, et les hautes Alpes de la Suisse, audessus de douze cents toises. Le Conoslotnum australe est propre aux régions voisines du pôle austral; il n’a été trouvé qu’auprès du détroit de Nagcllan, par Coinmerson, et à la Terrc-des-Êtals, par Menzies. La première espèce a tout à fait l'aspect du Barthramia fontana , mais elle est beaucoup moins grande. C’est une des Mousses les plus rares d'Europe.
CONOSTYLE. Conostylis. bot. Genre de l'Hcxandric Monogvnie, fondé par Brown ( Prodrom p. 300) pour plusieurs plantes de l'Auslrasie, qu’il place dans sa nouvelle famille des llæmodoracées. Il l'a ainsi caractérisé : périantlie supère, persistant, coloré, campanule, à six divisions profondes, régulières, couvertes de poils laineux et raineux; six étamines à a ut b ères dressées; ovaire à trois loges polyspermcs, surmonté d’un style conique dilaté et creux, et d'un court stigmate. La capsule, déhiscente par son sommet où l'on voit les débris du style divisé en trois, renferme un placenta central triquèlre, auquel sont attachées des semences nombreuses. Ce genre est extrêmement voisin de VAnigosanthos de Labillardièrc, dont il ne se distingue que par une légère différence dans la forme et la nature du périanlbe, ainsi que par la persistance du style. Robert Brown le fait différer encore du Lanoria d'Alton , ou Argolasia de Jussieu, par la structure de l’ovaire et du fruit. Ainsi que V A nigosanthos , il s’éloigne des autres genres de la famille par le nombre indéfini de ses graines; mais ce caractère n’est pas d'uue telle valeur, qu'on doive pour cela les en distraire. Les quatre espèces décrites par Brown, et qu’il a nommées Conostylisaculeala , Conostylis serrulata, Conostylis seligéra et Conostylis brcriscapa , habitent la cOte méridionale de la Nouvelle-Hollande.
Fursh ( Flor . Am. sept.) a rapporté à ce genre une belle espèce de la Caroline, qu'il avait d’abord nommée Argolasia aurea. La figure qu’il en donne n'étant malheureusement pas accompagnée de détails, on est obligé de s’en rapporter à la description dans laquelle l’ovaire est donné comme supérieur. Ce caractère seulement devrait suffire pour admettre sa distinction d’avec le Conostylis. Nutlal observe judicieusement que le Conostylis Americana, de Fursh, n’est probablement pas
congénère des espèces de la Nouvelle- Hollande. Peutêtre devra-t-on rétablir en sa faveur le nom de Lophiola aurca, proposé dans le Botanical Magazine.
CONOTROCH1TES. moll. ross. C’est le nom sous lequel les anciens désignaient les espères fossilesdu genre Volute; mais il est à remarquer que ce genre renfermait les Cènes dans la plupart des auteurs qui ont précédé Linné, et il ne serait pas étonnant que ce fût plutôt aux Cônes qu'à nos véritables Volutes qu’on ait appliqué ce nom.
CONOTZQU1. ois. Espèce du genre Faucon.
CONO VU LE (et non CONOVALVE.) Conocula. moll. Ce genre fait partie des Auriculcs. f'. ce mot.
CONQUE, moll. Nom anciennement employé par Aristote, pour désigner, en général, toutes les Coquilles bivalves; il a été adopté par Langius. dans sa Méthode, pour exprimer les mêmes objets; mais depuis il a été appliqué particulièrement à des Coquilles de différents genres, et il est devenu familier aux marchands qui, sous cette dénomination, ont l'habitude de désigner des Coquilles qui, pour la plupart, n’ont aucune ressemblance entre elles. C’est principalement parmi IcsConchifères que l’on trouve cette application vulgaire, et surtout dans le genre Vénus, de Linné. C’est ainsi qu’on nomma Conque de Vénus maléficiée, la yenus verrucosa, L. ; Conque de Vénus orientale, la f'enusdyscra; Conque de Vénus épineuse, la renia Dione. On donna également le nom de Conques à des Coquilles du genre Cardium; le Cardium pectinatum , L., reçut celui de Conque de Vénus sans pointes ; le (Jardium Isocardia, celui de Conque luilée, et le Cardium costatum, celui de Conque exotique. V Hippopus maculai us, Lamk., fut nommé Conque onglée, et on alla même jusqu’à appliquer le mot Conque à des Coquilles univalves telles que le Murex Trilonis, Linné, et la Purpura dersica, Lamk. Le premier nommé Conque de Triton, et le second Conque persique. Les anciens conchyliologues donnaient le nom de Conque de Vénus à toutes les Coquilles du genre Porcelaine, et Kumph l'appliqua aux Trigonies fossiles. La Conque anatifère n'est autre chose que l’Anatife.
CONQUES-OREILLES, bot. Paulct a donné ce nom à un groupe de Champignons, formé d’espèces incohérentes et qui renferme des Auriculaires, des Tremelles, des Collèmes et des Pezizes.
CONRINGIK. Conringia. bot. Link a formé, dans la famille des Crucifères, et aux dépens du genre Brassica de Linné, ce genre qui n'est adopté que par un très-petit nombre de botanistes. Les Brassica oricntalis et alpr’na, sont les espèces constitutives du genre secondaire.
CONSANA. bot. Synonyme de Subularia aquatica.
CONSEILLER, ois. Syn. vulg. de Sylvie Rouge Gorge.
CONS1LIGO. bot. Synonyme ancien d'Hclleborus ciridis, et d 'Adonis vernalis.
CONS1RE. bot. Synonyme ancien de Consoude.
CONSOLIDA, bot. Synonyme de Consoude.
CONSOUDE. Symphytum. bot. Genre de la famille des Borraginées, Pentandrie Monogynie, établi par Tournefort, et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes; corolle campanulée, tubuleuse, dont le limbe, resserré à sa base, est à cinq loties courts, droits et pres-
que fermés; entrée du tube munie d’écailles oblongues, acuminées et rapprochées en cône; stigmate simple. Les fleurs des Consoudes sont terminales et axillaires, disposées en panicules corymbiformes ; leurs feuilles caulinaires sont décurrcnles, hérissées de |>oils roides et épais, comme dans la plupart des Borraginées; certaines espèces ont leurs feuilles florales géminées. Le nombre des plantes de ce genre n'est pas fort considérable ; il ne s’élève qu’à sept ou huit, mais leur disposition à variera pu le faire augmenter inutilement. On cultive seulement dans les jardins de botanique le Symphytum orientale , L., et le Symphytum lauricum , Willd. Leurs fleurs, d’un aspect agréable, diversement colorées de bleu et de rouge, de violet et de blanc, ont encore l’avantage de durer pendant une bonne partie de l’été. Le Symphytum officinale croit naturellement en France; c'est une plante herbacée, dont la tige, haute de cinq à six décimètres, est très-branchuc, velue et succulente ; elle porte des feuilles ovales, lancéolées, rudes au toucher, et des fleurs pédonculées au sommet de la lige, disposées sur une sorte de panicule dont te haut est courbé en crosse avant le développement . La couleur des fleurs varie du rouge purpurin au blanc sale. Sa racine fusiforme, charnue et noirâtre extérieurement; ses propriétés astringentes sont tempérées par le mucilage abondant qu'elle renferme; oii la prescrit dans la dyssenterie, l'hémoptysie, ta leucorrhée, etc. On nomme vulgairement Consoude des plantes toutes différentes de celle-ci ; la Petite Cossouoe est une Bugle; la Cossocd* royale est le Pied-d’Alouette des jardins, etc.
CONSTRICTEUR, bept. Espèce du genre Boa.
CONSUL, mam. Synonyme ancien de Renard.
CONSUL, ois. Synonyme vulgaire de Pétrel blanc.
CONSYRE. bot. r. Coxsire.
CONTARENA. bot. F. Cobymdiole.
CONTARÉNIE. Contarenia. bot. Une plante du Brésil que l'on ne saurait positivement rapporter â sa famille naturelle, vu le défaut de renseignements sur la structure de son bruit, a été décrite sous ce nom par Vandelli. Elle a un calice tuhulé, à deux divisions; une corolle monopélale, divisée supérieurement en trois lobes; quatre étamines courtes; un style grêle, persistante! une capsule â deux loges remplies de graines. Les fleurs sont petites cl disposées en épis colorés, el les feuilles marquées de trois nervures. D'après ces caractères incomplets, on peut tout au plus assigner à ce genre une place près des Acanthacées ou des Scropbuiarinées.
CONTIA. bot. Variété d’Olive.
CONTOUR, ois. Synonyme de Condor.
CONTRA, ois. Espèce du genre Étourneau.
CONTRA, bot. Espèce du genre Armoise.
CONTRA-CAPETAN. bot. Synonyme vulgaire Aristolochia anguicida.
CONTRA-COULEVRA. bot. Sur les rives de l’Orénoquc. on trouve une piaule qui exhale une odeur nauséeuse, dont les habitants vantent la décoction de la racine, contre la morsure des Serpents, et qu'ils nomment pour cette raison Contra- Coulée ra. Cette plante est YÆlgiphila saluions , Kunlh.
CONTRACTILITÉ, iool. Irritabilité, selon Glisson el
uigiti2
CON
Haller; Contractilité animale et organique sensible de Bichat; Myotilitè de Chaussier, etc. Propriété qu'ont les muscles de se raccourcir avec effort, quand un corps étranger les touche, ou que la volonté le leur commande par l'intermédiaire des nerfe.
La Contractilité ou irritabilité musculaire, ressort général des mouvements du corps, doit être étudiée dans ses phénomènes, dans ses conditions , dans ses causes. L'étal du muscle contracté; la forme que prennent ses fibres quand il se contracte; la coopération du fluide sanguin dans la contraction; le rôle surtout que joue le nerf dans ce phénomène, sont autant de questions qui, comme chacun sait, ont successivement occupé presque tout ce qu'il y a eu d' habiles physiologistes depuis Ualler. Nous renvoyons au mot Irritabilité le développement de ces questions importantes.
CONTRA YERVA. bot. Espèce des genres Dorstenia et M illera.
CONTREFAISANT, ois. Synonyme vulgaire de Sylvie des Roseaux.
CONTRE-UNIQUE, moll. On a généralement donné ce nom à toutes les Coquilles dont la spire, au lieu de tourner à droite, tourne à gauche, et il s'applique plus particulièrement à celles dans lesquelles celte disposition n'est qu'accidentelle , où , conséquemment , on a la même Coquille à droite et à gauche.
CONTIUOUX. ois. Syn. vulgaire d'Alouelle Cujelier.
CONTliRNIX. bot. Synonyme de Plantain.
CONULE. Conulus. échi.v Nom donné par Klein, à un genre d'Oursins, réuni par Lainarck au genre Galérile. F. ce mot.
CONULE. bot. Synonyme de Conoslome.
CONL’LÉ. Conulcum. bot. Richard a proposé ce genre dans la famille des Éléagnées, pour un arbuste des forêts de la Guiane. dont les fleurs mâles ne sont pas encore connues; les fleurs femelles, qui naissent dans les aisselles des feuilles, ont le limbe du calice conique, entier, perforé à l'extrémité; le disque conique, perforé au sommet.
CONURUS. ois. Nom latin d'une division du genre Perroquet.
CONUS. Mon.. Synonyme de Cône.
CON V ALLAI RK. Concallaria. bot. Dans ce genre, qui fait partie de la famille des Asparaginées et de l’IIexandrie Mouogynie, Linné et Jussieu ont réuni les genres Polygonatum, Lilium Convallium el S mila x de Tourne fori. Mais les auteurs modernes, et particulièrement I Mœnch et Desfonlaines, ont de nouveau divisé le genre Convallaria. Ainsi ils nomment Polygonatum les espèces dont le calice est allongé et plus ou moins cylin- j drique, comme par exemple les Concallaria Polygo - i natum , Concallaria mvlti/lora , etc. Desfonlaines I appelle Smilacina , Mœnch cl Roth Maianthemum , | les espèces dont le calice est plan, rolacé, à quatre lobes et à quatre étamines; telles sont les Concallaria bifolia, trifolia , racemosa, stcllata, etc. Enfin legenre j Concallaria proprement dit ne renferme que les espèces dont le calice est en forme de cloche ou de grelot. Le Conrallaria maialis est le type de ce genre qui correspond au Lilium Conrallium de Tournefort. V. Maiamtiieviib , Polycom at cm . Siilacima-
Le genre Conrallaria, que l’on appelle vulgairement en français Muguet , offre les caractères suivants : son calice est campanulé ou en forme de grelot, à six divisions égales et peu profondes; ses étamines sont incluses et au nombre de six ; leurs anthères sont cordiformes, lancéolées; leur ovaire est libre, à trois loges contenant chacune trois ou quatre ovules attachés à l'angle interne; le style est épais, triangulaire, terminé par un stigmate à trois angles. Le fruit est une baie globuleuse, ordinairement à trois loges monospermes par suite de l'avortement d’un grand nombre des ovules.
Ce genre ne se compose guère que d’une seule espèce qui croit en Europe : c’est le Mua et de bai, Conrallaria maialis, qui, au printemps, embaume les bois de son odeur suave, et les pare de sa fleur d'un blanc d’ivoire. Sa racine, qui est vivace, pousse une lige haute de six à huit pouces, grêle, nue, embrassée à sa base par trois ou quatre feuilles radicales, dressées, elliptiques, lancéolées, aiguës, très-entières, d'un vert clair, et glabres. Ses fleurs sont quelquefois lavées de rouge, pédicellées et renversées, et forment un épi unilatéral et recourbé. Cette plante est extrêmement commune dans nos bois. On la recherche pour en faire des bouquets. Le Conrallaria Japonica , que l'on avait placé dans ce genre, forme le genre Fluggea de Richard.
CONVALLARINE. Concaltarina. imf. Genre microscopique, proposé par Bory, dans sa famille des Vorticellaires. Caractères : un corps sphérique, ovoïde dans l’état de contraction, devenant plus ou moins campanulé par le développement que peut lui donner l'animal; muni d'un pédoncule plus ou moins contractile, l'orifice est dépourvu de tout organe ciliaire, ou du moins on n'a pu encore les y découvrir. Les Convallarines habitent les eaux sans exception, soit douces, soit marines, soit pures, soit putrides.
CONVALLARITF.S. fl. foss. Ad. Brongniard, dans son Histoire des végétaux Fossiles, a donné ce nom à des tiges et feuilles de deux espèces du Grès bigarré, ayant de l’analogie avec les Convallaria polygonatum et c erticillatum.
CONVERS. fois. Nom vulgaire de l’Alose. F. CLrPE.
CONVOLI’TË. Concolutus. bot. C’est-à-dire roulé en cornet spiral sur lui-méme, dans un organe quelconque, et le plus ordinairement dans les cotylédons, les feuilles. les vrilles, etc.
CONVOLUTIF. Conrolutivus. bot. C’est ainsi que l'on désigne les feuilles roulées en cornet, de maoière que l'un des bords sert d’axe autour duquel se roule le reste de la feuille, comme dans les Balisiers, etc.
CONVOLVULACF.ES. Concolrulaceæ. bot. Legenre Conrolrulus a donné son nom scientifique à cette famille qui fait partie des plantes dicotylédones, monopétales, bypocorollées , c’est-à-dire ayant la corolle attachée sous l'ovaire. Les Convolvulacées sont des plantes herbacées ou frutescentes, souvent volubiles, c'est-à-dire dont la tige s'enlace autour des corps environnants, quelquefois lactescentes; leurs feuilles sont alternes, dépouillées de stipules, simples, lobées ou profondément pinnatifides. Les fleurs sont quelquefois très-grandes, diversement groupées, tantôt axillaires, tantôt terminales. Leur calice est monosépale, persis-
tant, à cinq divisions plus ou moins profondes. La corolle est monopétale, régulière, caduque, à cinq lobes égaux, qui sont ordinairement plus ou moins rabattus. Les cinq étamines sont attachées à la partie inférieure de la corolle ou vers la base de ses divisions. Leurs filets sont distincts; leurs anthères à deux loges. L’ovaire est simple et libre, à deux ou quatre loges, coutenant un très-petit nombre d’ovules. Un disque glanduleux environne l'ovaire à sa base; dans la Cuscute, ce disque hypogyne manque-, il est remplacé par cinq appendices frangés, recouvrant l’ovaire, et naissant de la partie inférieure de la corolle. Dans un certain nombre de genres, on ne trouve qu'un style surmonté d’un, de deux ou de trois stigmates; dans quelques autres ou observe deux styles distincts. Le fruit est toujours une capsule qui présente d'une à quatre loges, contenant ordinairement une ou deux graines attachées à la base des cloisons. En général cette capsule s'ouvre en deux ou en quatre valves, dont les bords sont appliqués sur les cloisons qui restent en place ; quelquefois cette capsule s'ouvre par une scissure transversale, ou enfin reste close. Les graines sont en général dures et comme osseuses, à surface chagrinée ou hérissée de poils; elles renferment un embryon roulé sur lui-méme et dont les deux cotylédons qui sont plans, sout repliés plusieurs fois sur eux-mémes. Cet embryon est placé au centre d'unendosperme peu épais, mou et commemucilagiueux.
Le genre Cuscute, qui fait évidemment partie de cette famille, s'en éloigne par quelques particularités dans la structure de son embryon; celui-ci est cylindrique, roulé en hélice et parfaitement indivis à ses deux extrémités. Au lieu de dire, comme tous les auteurs, qu’il est dépourvu de cotylédons, n'est- il pas plus rationnel de penser que ses deux cotylédons sont soudés, ainsi qu'on l'observe fréquemment dans plusieurs autres embryons, tels que ceux du Marronnier d’Inde, du Châtaignier, etc. ? L’un des caractères les plus tranchés de la famille des Convolvulacées consiste dans sa capsule dont les sutures correspondent aux cloisons , et dans leur embryon roulé sur lui-méme au centre d’un endosperme mucilagineux. Ce dernier caractère a même paru assez important à Brown pour séparer des Convolvulacées les genres Hydrolea , Na ma, Sagonea et Diapmsia, qui ne le présentent point, et pour en former un ordre distinct qu’il nomme Uydroléées. Les Convolvulacées ont plusieurs points de ressemblance avec les Borraginées et les Polémoniacées; mais elles se distinguent des premières par leur capsule à deux ou quatre loges déhiscentes, et des secondes par la position respective des valves et des cloisons de cette même capsule.
On peut grouper les genres qui composent cette famille en deux sections, suivant qu’ils offrent un seul ou deux styles.
•J* Un seul style.
Argyreia, Lour. ; Maripa, Aublet; Murucoa, Aublct; Endrachium, Juss. ; Ipomca , L.; Convolculu» , L.; Polymeria, Brown ; Catyslegia, Brown; Calboa, Cavanilfes; fEilsonia, Brown.
+t Deux styles.
Etolvulus, L.; Uadoêlyles, liumh. (4 Bon pl . ;
Eryube, Roxburgb; Porana, Aublet; Cressa, L.; Breweria, Brown; Dufourea, Kuulb ; Dichondra, Forster; Cuscuta, L., Juss.
GON VOLVO LOIDES. bot. (Mœnch.) Ce genre, formé aux dépens des Liserons cl des Ipomées, dont les étamines sont velues à la base et le style muni d'un stigmate, n’a pas été adopté. E. Liseroji et IruxÉz.
CONVOLVULUS. bot. E. Liserox.
CONYZE. Conyza. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie superflue, établi par Tourneforl. Linné l’a ensuite adopté, sauf le retranchement des espèces avec lesquelles il a formé le genre Bocchuris. Caractères ; involucre composé de plusieurs folioles imbriquées, linéaires et nullement scarieuses; réceptacle nu ; fleurons nombreux, tubuleux et réguliers; ceux du centre sont hermaphrodites, ou rarement mâles par avortement, et ceux de la circonférence femelles; aigrette poilue. Les Conyzessontdesarhres, des arbrisseaux ou des herbes à feuilles alternes, décun entes dans quelques espèces, à fleurs terminales, en corymbes ou eu panicules, rarement solitaires. Le nombre de leurs espèces est très-considérable; il s’élève aujourd'hui à plus de cent vingt, déduction faite de tous les Gnaphatium, Baccharis et autres Synanlhérées qu’on y avait associées mal à propos; elles sont pour la plupart indigènes des contrées chaudes tant de l’ancien que du nouveau continent. La Coryze rude, Conyza syuarrosa, L., est très-commune en France; elle croit dans les terrains secs, les vignes et sur le bord des bois. Sa tige, haute de deux â trois pieds, est droite, velue et rameuse; elle porte des feuilles sessiles, ovales, lancéolées, et des fleurs jaunâtres, disposées en corymbe terminal. Son odeur pénétrante et désagréable fait périr les Insectes, ce qui lui a valu le nom vulg. d'Hutce aux Moi ches. Les autres espèces européennes, au nombre de quatre, sont de petites plantes sous-frutescentes, à fleurs jaunes et à feuilles étroites et blanches, qui leur donnent un air si particulier qu’on les reconnaît facilement au premier coup d'œil. Dans le grand nombre des Conyzes exotiques on remarque comme modèle d’élégance et de beauté le Conyza candiditsima, L., dont la lige, les involucres et le feuillage sont couverts d’uu colon fin, serréel de la plus éclatante blancheur. Elle est abondante sur les rochers de Samos.
COMZI.S AFFINIS. bot. Nom donné par Gaspard Baubin, à V tanta britannica.
CONYZOIDES. bot. Synonyme de Carpe sium.
CONZaMBOE. bot. Syn. de Pancratium maritimuni, L.
COOKIE. Cookia. bot. L’arbre que les Chinois nomment Eampi a été dédié au célèbre navigateur Cook par Sonnerai. Ce genre, de la Décandrie Monogyuic, et que Jussieu a placé dans la famille des Uespéridées, entre le A fur raya et le Citrus , offre les caractères suivants : calice très-petit, à cinq divisions; cinq pétales ouverts ; dix étamines distinctes, courtes, à anthères presque arrondies; ovaire pédicellé, hérissé, ovale et pentagone; un style court, terminé par un stigmate capilé. Le fruit est une petite baie ponctuée, multiloculaire, ne renfermant qu'une seule graine dans
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chaque loge. Selon Rclz, la baie du Cook i a contient cinq capsules à semences solitaires et ohlongucs. Ce genre que Corréa de Serra ( Ann. du Mus. T. vi, p. 584) a voulu éloigner des Hespé ridées ou Aurantiacécs, parce qu'il n’en connaissait le fruit que d’après des documents inexacts, parait à Mirhel (Dull. Philom. 1815, n° 75) et à Jussieu { Mém. du Mus. T. il, p. 457) devoir y rester. Corréa ajoute que son organisation le rapproche du Quinaria Lansium de Loureiro ou iMiisium sylvestre de Rumph, et doit former avec lui une nouvelle famille qui se placera naturellement entre les Orangers et les Gutlifères; mais il n'assure pas que la plante de Loureiro soit bien le Cookia punctata de Sonnerai. Plusieurs auteurs néanmoins n’hésitent pas à donner ces plantes comme synonymes.
La CookiE roJcroÉE, Cookia punctata , est un arbre à feuilles pinnées, dont les folioles sont lancéolées, entières, l’impaire plus grande. Son écorce est verruqueuse et scs péliolules hispides. Les fleurs sont disposées en panicules, et leurs pédoncules sont Irès-ramiHés.
Kl le croit naturellement dans la Chine méridionale. Diurne en a découvert deux autres espèces au mont Salak à Java, et il les a décrites sous le nom de Cookia chlorosperma et cyanocarpa.
COOPERIE. Cooperia. bot. Genre de la famille des Amaryllidées , Hcxandric Nonogynie, Lin., voisin du genre Zephyranthe avec lequel même il pourrait être confondu, sans la difformité de son pollen. W. Herbert l*a caractérisé ainsi qu'il suit : tube du périanthe cylindrique, dressé; limbe régulier et ouvert; filaments staminaux unis au tube; anthères droites, sessiles sur l'orifice du tube; semences planes, membraneuses, superposées et recouvertes d’un tégument noirâtre.
Couper ie de Dbeixoxd. Cooperia Drumttiondii , Dolau. regist., t. 1855. Son bulbe est de la grosseur d’une forte noisette, ovale, revêtu d'une tunique brune, avec quelques écailles de même nature, qui entourent l'origine des feuilles ; celles-ci sont grêles, canaliculées, tortillées ou ondulées, peu consistantes, presque aiguës, glabres, d’un vert agréable, longues de douze à treize pouces et larges d'une ligne ; leur base est d'un rose pourpré. La hampe n'a que quatre pouces cl demi de hauteur, elle est verte, cylindrique, creuse, enveloppée d'une spalhe engainante , univalvc , membraneuse , striée et d'un blanc jaunâtre; elle est terminée par une seule fleur dont le tube, d'un rouge pourpré, est grêle et strié ; le limbe est divisé très-profondément en six lobes ovales, étalés et blancs, dont trois intérieurs ou sépales uu peu plus étroits, presque obtus, et trois extérieurs ou pétales presque ovales, terminés vers la pointe par un petit corps calleux ; ces lobes sont striés et marqués d'une bande intermédiaire et longitudinale, rose sur leur face postérieure. Les anthères, longues de ; trois lignes, sont portées sur des filaments un peu plus courts; elles sont garnies de pollen jaune à grains arrondis et irréguliers. Le style est un peu plus court que les étamines, couronné par un stigmate obtus, â trois lobes ; l'ovaire est dressé. La capsule est allongée.
Cooperie a ti re vert. Cooperia chlorose n , Bolanical mag., 3485. Cette seconde espèce n'est pas moins remarquable que la précédente; cl, comme elle, nous la
devons au botaniste voyageur Druminond qui l'a également trouvée dans la province mexicaine du Texas. Son bulbe est oblong, presque sphérique, gros comme une noix et recouvert de tuniques brunâtres; il donne naissance à trois ou quatre feuilles linéaires, planes, flexueuses, canaliculées, longues d’un pied et demi, larges au plus de deux lignes et d’un vert glauque. La hampe qui s'élève de la base latérale du bulbe, est tubuleuse, haute de dix huit à vingt pouces, épaisse de deux lignes, d’un blanc rougeâtre â sa base, verte dans le reste de son étendue. La fleur, qui précède une spalhe tubuleuse, est blanchâtre et longue d'un pouce cl demi; elle a son périanthe composé de six folioles dont trois extérieures ovales, lancéolées d’un blanc verdâtre, onguiculé et vert au sommet ; les trois segments intérieurs sont d'un blanc plus pur et uniforme; le tube est long de quatre pouces et renferme l'ovaire qui est dressé.
COOT. ois. Nom vulgaire des Foulques et des Gallinules.
COP. ois. Synonyme vulgaire de Chouette petit Duc.
COPAHU. bot. Substance balsamique, d’une consistance sinipeusc, transparente, d'un blanc jaunâtre, d’une odeur très-pénétrante, qui découle par incision de l’écorce du Copaifcra officinal is, arbre originaire du Brésil. On appelle Corsai; à Saint-Domingue le Croton origa nifoli u m .
COPAlA. bot. Nom vulgaire d’une Bignoniacée, Jacarantla proccra, Willd.
COPAIBA. bot. V, Cofaibr.
COPA1ER. Copaifera. bot. Jacquin, auteur de ce genre qu’il nomme Copaica, pense qu’il est le même que le Copaiba de Marcgraaff et Pison. si incomplètement décrite! figuré par ces auteurs, dans leur Histoire naturelle du Brésil. Cette opinion a été partagée par Linné et Jussieu qui ont changé le nom de Copaira en celui de Copaifera . Mais, ainsi que l'observe Desfontaines, dans les observations qu'il a publiées sur le genre Copaifera (Mém. du Mus. 7, p. 373), le Copaiva de Jacquin diffère sous plus d’un rapport du Copaiba de Marcgraaff : son calice n’a que quatre divisions. Le genre de Marcgraaff a une fleur à cinq folioles. Plusieurs autres différences se font également remarquer entre ces deux genres. Ce point a donc encore besoin d'être éclairci de nouveau.
Le genre Copaifera , qui fait partie de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, offre les caractères suivants : fleurs hermaphrodites, en général petites, sessiles et groupées en une sorte de grappe à l'aisselle des feuilles; chacune d'elles en particulier est accompagnée d’une petite bractée; leur calice est monosépale, à quatre divisions profondes, elliptiques, dont deux sont plus extérieures. Il n'existe pas de corolle. Les dix étamine» sont tout à fait libres, égales entre elles cl distinctes les unes des autres; leurs filaments sont grêles et leurs anthères oblongues, â deux loges s’ouvrant par un sillon longitudinal ; l'ovaire, légèrement pédicellé, est globuleux, comprimé, renfermant deux ovules attachés à l'une des sutures; le style qui nail du sommet de l’ovaire, est filiforme et se termine par un 4>ginate glanduleux et simple. Le fruit est une gousse arrondie, â deux valves, contenant une
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seule graine enveloppée dans une substance pulpeuse, j
On n'a longtemps connu qu'une seule espèce de Co- 1 paîer, désignée par Linné sous le nom de Copaifera ! ofjicinalis, et qui est celle dont on relire en Amérique la Térébenthine vulgairement nommée Baume de Copahu. Racusch en a fait connaître une seconde espèce qu’il appelle Copaifera disjterma , parce que les deux ovules sont fécondés, cl que la gousse conlient deux graines. Enfin, très -récemment, le professeur Desfontaines a donné la description et la figure de deux espèces nouvelles, qu'il uomme Copaifera Guia~ nensis et Copaifera Langsdorffti. Ces quatre espèces sont toutes des arbres élevés, croissant dans l'Amérique méridionale, cl dont les feuilles, alternes, sont pinnées sans impaire.
Le Copaier ornr.iNAL,é7opai/erao/71c/»io/js,L.,Jacq. {Juter. 133, t. 80), est un grand et bel arbre touffu, d’une forme élégante, orné de feuilles alternes, composées de cinq à huit folioles ovales, acuminées, entières, très-glabres, un peu luisantes, ponctuées et presque scssiles. Les fleurs sont petites , blanchâtres, formant des grappes rameuses, placées à l'aisselle des feuilles. Leur calice est à quatre lobes un peu inégaux, étalés, décrits par Jacquin et Linné comme une corolle de quatre pétales, tandis que cet organe manque réellement. Les dix étamines sont libres, égales et étalées. Le fruit, que l’on n’a pas encore observé à son état parfait de maturité, est orbiculaire, comprimé, bivalve, contenant une ou deux graines. C'est des incisions que l'on pratique à son écorce, que découle la substance résineuse, connue vulgairement sous le nom de Copahu ou Baume de Copahu. Elle est extrêmement fluide, incolore lorsqu'elle est récente, devenant un peu cilrine en vieillissant. Elle contient à peu près le tiers de son poids d'huile volatile. Son odeur esf forte et pénétrante, sa saveur âcre, chaude et térébinthacée. Dans ces derniers temps, les médecins en ont fait un fréquent usage dans les maladies des voies urinaires, et surtout à forte dose, dans tes blennorrhagies rebelles.
Le Copaier de Laxcsdobpp, Copaifera Langsdorffti , Desfont. (Métn. du Mus. 7), a été observé par Langsdorffau Brésil. Sa lige est ligneuse; ses feuilles paripennées, à folioles elliptiques, obtuses, au nombre de dix; scs fleurs sont en panicule et ses pétioles pubes- ! cents.
Le Copaier de la Gliare, Copaifera Guianensis, Desfont., est indigène des forêts de la Guiane, et croit ' dans le voisinage du Rio Ncgro. Il se distingue par ses . folioles opposées, au nombre de six à huit, glabres, très-entières, elliptiques, mucronéeset ponctuées.
COPAIFERA. bot. y. Copaier.
COPA1YA. bot. y. Copaier.
COPAL, COPALE oc COPALLE. bot. Matière résineuse improprement appelée Gomme, qui découle du Hhus copallinum , arbre de l’Amérique, et qui , en se : desséchant, devient fragile, cassante, transparente, , d'un blanc jaunâtre, plus ou moins foncé. Elle est insoluble dans Peau, et ne se dissout que très-difficilement dans l’élber, l'alcool et les huiles essentielles. Celte résine forme la base des vernis les plus solides.
COPALCH1. bot. Nom d’une écorce que l’on emploie
fréquemment au Mexique comme fébrifuge, et que l’on présume être celle du Croton suberosunt. L’analyse chimique de celle écorce a été faite par Macardieu. et insérée dans le journal de Chimie médicale, du mois de juin 1820.
COPALL1NE oc COPALME, bot. Noms d'une matière résineuse, qui découle du Liquidambar styraciflua .
COPALON. bot. Synonyme vulgaire d'Agaric élevé.
COPAYER. bot. y. Copaier.
COPELATE. Copelalua. ms. Genre de Coléoptères pentamères, proposé dans la famille des llydrocantliares, aux dépens du genre Dytiscus, par Erichson qui luidonue pour caractères distinctifs : écusson visible; pieds postérieurs ciliés des deux côtés, dans l'un et l'autre sexe : ongles mobiles et égaux. Le Dytiscus posticutus de Fabricius serait le type du genre nouveau, auquel l'auteur ajoute deux autres espèces encore non décrites, et ainsi que la précédente, originaires de l’Amérique méridiouale.
COPERTOIVOLE. bot. Syn. vulgaire de Cotylédon umbilicuSj L.
COPEV1. bot. y. Copaiba.
COPIIER. bot. Syn. ancien de Lawson fa incrmis.
COPHIAS. rept. Filzinger a formé, sous ce nom, un genre dont les caractères se confondent avec ceux des Chalcides de Lacépède cl Daudin. y. Craspédocé-