‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 18 sur 116 · DJCT . DES SCIENCES RAT · texte numérisé non relu

DJCT . DES SCIENCES RAT

grand nombre, au moyen d’une pulpe charnue, con- I tractile, entourant un axe central , calcaire ou corné, i plein ou articulé, formant un Polypier phytoïde, fixé aux corps sous marins par un empâtement de sa base. %

CORALLARIA. bot. Synonyme d’ Adenanlhcra.

CORALLE. Corail un. rept. Daudin a établi sous ce | nom , et aux dépens des boas, un genre auquel il a < assigné pour caractères : un corps cylindrique ; une queue courte; des écailles nombreuses sur la lètc, le j corps et la queue; des rangées de doubles plaques sous i le cou; des plaques entières sous le ventre et sous la queue. La seule espèce de Coralle, mentionnée par le fondateur du genre, est le lion Mçrrcmii de Schneider, qu’on suppose être uu Serpent américain, non venimeux.

CORALLIGÈNES-SCYTALES. polyp. Nom que l’on a donné aux Polypes des Coraux.

CORALL1NAIRES. polyp. blainville appelle ainsi la seconde division de la deuxième classe de son troisième sous-règne, appelé Uétéromorphcs ou Agaslrozoaires; il y place comme en dehors du règne animal les Corallines où il n'a pu découvrir d'hahitants, et que R. Brown réclame, scion lui, dans le domaine de la botanique.

CORALLINE. moll. Synonyme vulgaire de Pecten tanguineut.

COR ALLINE. Corail ina. polyp. Genre de Combinées, dans la division des Polypiers flexibles. Caractères : Polypier phytoïde, articulé, rameux, tricliolome; axe entièrement composé de fibres cornées ; écorce crétacée, cellulaire; cellules invisibles à l'œil nu. Les Polypiers auxquels nous conservons le nom générique de Corallines varient peu, et offrent toujours des tiges articulées, plus ou moins comprimées, plus ou moins rameuses et tricliolome*. Leurs couleurs, lorsqu'elles sont fraîches, sont en général rougeâtres ou purpurines. Exposées peu de temps â l'action de l'air, de la lumière et de l'humidité, elles présentent une grande quantité de nuances plus éclatantes les unes que les autres. Depuis le rose tendre et vif jusqu'au brun terne ou verdâtre, on observe des gradations infinies; toutes deviennent blanches assez promptement par l'action des fluides atmosphériques. Les Combines se trouvent à toutes les latitudes, à toutes les profondeurs, et sur les côtes des cinq parties du monde. On observe cependant que, dans les mers équatoriales, elles sont plus grandes, plus brillamment colorées, et d'une forme plus singulière ou plus élégante. Fixées ordinairement sur les rochers ou d'autres corps durs, presque immobiles, elles y bravent l’action des vagues, et sont bien rarement jetées sur les rivages. Deux ou trois espèces | seulement sont parasites sur les Thalassiopbyles, tandis que la presque totalité des Janies ne croissent ou ne se I développent que sur ces végétaux. La grandeur des 1 Corallines varie peu ; elle dépasse rarement un décl- > mètre; en général elle est plus petite. Les anciens faii saienl mi grand usage de la Combine officinale comme un puissant anthelmintiqiie et un absorbant. Au commencement du dix huitième siècle, l’usage de ce Polypier était presque tombé en désuétude; depuis il a été remis en vogue par la réputation que s'est acquise le

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Uigartina Hchnin tochorton ( Fucus Ilelmintochor • f ton auct.), vulgairement appelé Mousse de Corse, et dont les propriétés paraissent de même nature. La Coralline officinale est constamment mêlée avec une foule de productions marines, polypcuses ou végétales, qui n’altèrent en aucune manière son action tuf l'économie animale, et il en est de même de la Mousse de Corse, dans laquelle Lamx. a reconnu plus de cent cinquante espèces de productions marines de tout genre, îlouvier de Marseille a donné une très-bonne analyse de la Coralline officinale, telle qu’elle existe cher les pharmaciens et dans les collections. Il l’a trouvée com- ! posée, sur mille parties, de : Sel marin, 10; Gélatine, 00; | Albumine. 04; Sulfate de Chaux, 19; Silice, 7 ; Fer, 2; j Phosphate de Chaux, 3; Magnésie, 23; Chaux, 41 8; Acide carbonique combiné avec la Chaux. 196; idem ; avec la Magnésie, 51 ; feau 141. Total, 1.000. (Annal, de Chimie, T. vm, p. 308 à 317.) Cette analyse ne diffère pas essentiellement de celle de la Mousse de Corse, publiée par te même auteur; cependant on ne doit rien en conclure, parce qu’elles ont été faites sur des Polypiers dont l'espèce n'est pas bien certaine, et qui étaient dépouillés par la dessiccation, le froissement , l’exposition ù l’air, à la lumière, à l’humidité, et peut-être encore par les lavages de beaucoup de substances animales. dissolubles ou friables. Il est probable qu’une analyse faite sur le Polypier en bon état, au sortir de la mer, et dont les Polypes seraient encore vivants, différerait beaucoup de celle de Bouvier qui n'a opéré que sur un squelette dépouillé de toutes les parties animales.

CoRAïuxeoFricix Kxx.Corallina officinalisy L.,Gm., Syst. A’aLxiit, f. 1. p. 3838, n° 2; Lamx. Hist. Polyp., p. 283, ii° 414. Aucune Coralline ne varie autant que l'officinale; elle est. dans ce genre, ce que sont le Fucus vésiculeuxct leChondrus polymorphe, parmi les Hydropbytes. Il est impossible de décrire ces nombreuses variétés ù cause des nuances insensibles qui les lient entre elles. Néanmoins il serait possible de distinguer quelques espèces confondues avec l'officinale, si l'on trouvait des mots pour exprimer de légères différences dans les caractères, mais constantes et indépendantes de l'influence des positions, etc.

Cor a ll ixe de Ci' vi ER. Corallina Cutieri, Lamx. Genr. Polyp., p. 24. t. 59, fig. 13-14. Elle est trèsrameuse, à rameaux hipinnés, avec des divisions planes, parlant de chaque article, et comme imbriquées entr’elles. Les articulations sont presque globuleuses dans les liges, comprimées dans les rameaux et les divisions, cylindriques dans les pinnnles. Des ovaires ovoïdes ou globuleux terminent quelquefois ces dernières. Celte belle espèce habite les côtes de l’Australasie.

Corallixe grêle. Corallina gracilis , Lamx., Hist. Polyp., p. 288, n« 423, pl. 10, f. 1, a, b. Elle est re- [ marquable par sa tige élancée, se courbant avec grâce, ainsi que par ses rameaux nombreux et allongés, composés d’articulations rapprochées, cylindriques dans la partie inférieure du Polypier, et comprimées dans les supérieures. Des mers australes.

Corallixe de Turxer. Corallina Turneri, Lamx., Ilist. Polyp., p. 288. n® 420, pl. 10, fig. 2, a, b. Celte

Coralline, une des pim élégantes qm existe, offre des articulations cunéiformes, comprimées sur les côté* dans les tiges et les principaux rameaux, et cylindriques dans leurs divisions. Des mers australes.

Cor au. IXE dc Calvados. Corallina Calradosii , Lamx., genre Polvp.. p. 25, 1.23, fig. 14, 15. Solander regarde celte espèce comme une variété de la Coralline officinale. Elle se rapproche davantage de la Coralline palmée, originaire d'Amérique. Elle diffère de l’une et de l’autre par ses articulations irrégulièrement comprimées. quelquefois ronéos et polymorphes. Trouvée sur les rochers du Calvados.

A ces espèces l’on doit ajouter les Coralline cuirassée, Sol. et Ellis. Méditerranée. —Coralline nodulaire, Pallas. Méditerranée. — Coralline allongée. Sol. et Ellis. Mers d’Europe.— Coralline polycholome, Lamx. Malle. Gibraltar, etc. — Coralline lobée, Lamx. Canaries. — Coralline Cyprès, Esper. Ténériffe, Calvados. — Cornlline écailleuse, Sol. et Ellis. Océan européen. — Coralline granifère. Sol. et Ellis. Méditerranée, etc. — Coralline siibuléc. Sol. et Ellis. Antilles. — Coralline sagittée. Spec. nor. , rapportée de llle-de France par Quoy et Gaymard, ainsique la CoraHiue à petites panicules. Ile-de-France. — Coralline frisée, Lamx. Australasie. — Coralline pilifère. Lamx. Australasie. — Coralline simple. Lamx. Amérique. — Coralline palmée. Sol. et F.llis. Mers d’Amérique. — Coralline prolifère , Lamx. Indes-Orientales. —Coralline pinnée. Sol. et Ellis. Habitation inconnue. Il existe dans les collection* encore un grand nombre d’espèces nouvelles de ce genre déjà si considérable : nous avons cru inutile de les mentionner.

Fortis, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire naturelle de l'Italie, T. 1 , p. 45, dit avoir trouvé des rameaux de Cornllines fossiles, dans les montagnes de Brendola en Italie. Ce fait est très-possible, puisque l’on découvre chaque jour des Fluslres. des Alcyonées et d'autres Polypiers mous ou cornés parmi les débris dc l'ancien monde.

CORALLINE DE PAQl’ES. bot. Synonyme vulgaire de Stereocaulon pascale.

CORALLINÉES. Corail incœ. Ordre de la division des Polypiers Hexiblcs, dans la section des Calcifères. Caractères : Polypiers phyloïdes, formés de deux substances : l’une, intérieure ou axe, membraneuse ou fibreuse, fisluleuse ou pleine; l’autre, extérieure ou écorce, plus ou moins épaisse, calcaire et parsemée de cellules polypifères, très-rarement visibles à l'œil nu dans l’étal de vie, encore moins dans l’état de dessication. Les auteurs anciens avaient réuni, sous le nom de Corallines, tous les Polypiers flexibles, tels que les Serlulariées. les Tiibulariées.etc. Les modernes ont conservé celle dénomination à un groti|>cd'élrc«quc Lamouroux a divisé en plusieurs genres, à cause des nombreux caractères que l’on y observe; en effet, ces Polypiers diffèrent par le faciès, la forme, la division des rameaux et par l'organisation, caractères essentiels, qui ne permettent pas de douter que les constructeurs de ces élégants édifices, quoique présentant entre eux des rapports généraux, 11’offrenl des différences suffisantes pour constituer des genres; il n’est pas possible qu’un

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naturaliste puisse attribuer à des animaux de même . forme le* Corallincœ Peniculus, Tu un , flabe/lata , [ ofjlcinalis et rubenty L. Tous les Polypiers de ce groupe ont été regardés par Linné comine des productions animales. à omise de 1» matière calcaire qui entre dan* leur composition; le naturaliste suédois avait fondé son opinion sur ce principe, que tout être organisé dans lequel la Chaux entre comme principe constituant, ne peut être qu'un animal. Spallanzani, considérant celte matière calcaire comme un dépôt des eaux de la mer, place les Corallines parmi les végétaux, et prétend avoirdécouverlleurs graines. Les auteurs qui regardent. d'après Pallas et Spallanzani , les Corallines comme des végétaux, disent que la Chaux est une terre primitive, et qu’elle n'est pas due uniquement aux animaux; que tous les efforts que l’on a faits jusqu'à présent pour découvrir les Polypes des Corallines ont été vains, et que s’ils existaieul, ils ii’auraienL point échappé aux Ellis, aux Donati et à tant d'autres zoologistes célèbres : mais si l’on considère les détails anatomiques de i'ilalimède Raquette , tigurés par Ellis, et principalement ceux de la Coralline Rosaire, figurés dans Solandcr et Ellis, il sera facile de se convaincre * de l’existence des Polypes, par celle des cellules qui leur servent de demeure. Les Corallines d'Europe ont leurs cellules polypeuses, d’une telle petitesse, et si sujettes à s'oblitérer, qu'il n'est pas extraordinaire qu'on n'ait pu les découvrir; dans celles des mers équatoriales, les cellules sont beaucoup plus grandes, visibles souvent à l'oeil nu , et il ne faut qu'une circonstance favorable pour faire découvrir les animaux inconnus qui les habitent, et mettre à même d'étudier les divers phénomènes de leur nutrition, du leur croissance et de leur reproduction.

Pallas regarde les Corallines comme des plantes, et les place cependant parmi les Zoophytes douteux; il y aajouté le Dictyota paronia (Fucus pavonius aucl), d’après sa ressemblance avec l'bdotée Habelliforine, et l'Acélabulaire de la Méditerranée, à cause de sa substance, quoiqu'il reconnaisse, dans ces êtres, des différences de croissance et d'organisation. 11 a également observé la composition des Corallines tubuleuses, dont Lamouroux a formé son genre Galaxaura ; n’en ayant décrit qu'une seule espèce, il n'y a pas trouvé des caractères assez tranchés pour en faire un genre particulier. Aucun zoologiste n'a encore fait connaître les Corallines des mers des Indes; on doutait même qu'il y en existât. Bosc , dirigé jiar ce génie particulier qui distingue le philosophe naturaliste, a avancé qu'il devait s'v en trouver, et peut-être en plus grande quantité que dans les autres parties du monde. En effet, Péron, Lesueur, Quoy, Gaymard , Leschcnaull ont rapporté de leurs voyages plusieurs Corallines plus élégantes et plus singulières, dans leurs formes, qu’aucune de celles connues.

On observe quelquefois dans les Cnrallinées des genres Corallina et Jania , de petits globules plus ou moins volumineux et variant dans leur substance; les tubercules que l’on trouve sur les Amphiroês, les Halimèdes, 1rs Ldolées et les Mélobésies. nous semblent analogues. Ellis pensait que les vésicules des premières étaient

uniquement destinées à les soutenir douantes dans l’eau ; mais ces vésicules sont rarement vides; elles sont ou solides ou remplies de petits grains dont la nature est inconnue. Ne seraicut-cc pas des ovaires renfermant des germes de nouveaux Polypiers ? Celte opinion est fondée sur l’analogie qui lie entre eux tous les Polypiers flexibles, se multipliant par des ovaires. Les Corallinées varient prodigieusement dans leurs formes, et l'on trouve tous les intermédiaires entre les Janies capillaires et filiformes, et les Ldolées flaliellées qui offrent une expansion plane, en forme d'éventail. La couleur des Corallinées varie peu; elle dépasse quelquefois un décimètre; en général elle est plus petite. La couleur des Corallinées varie beaucoup dans l'état de dessiccation et de mort, par l'action que les fluides atmosphériques ont exercée sur ces élégants Polypiers. Les collections en présentent de toutes les nuances, depuis le blanc de neige jusqu'aux nuances les plus sombres et les plus foncées; en général, elles sont parées de teintes jaunes, rouges, purpurines, vertes et bleues, isolées ou fondues les unes dans les autres, en nombre plus considérable. Ces variations de couleur, très-soment dans les mêmes espèces, rapprochent, sous ce rapport, les Corallinées des Floridées, dont le tissu est presque aussi délicat que celui des corolles des piaules; et cependant quelle énorme différence entre ce tissu que l'on ne peut loucher sans l'altérer, et celte écorce pierreuse presque solide qui recouvre les Corallinées! Il faut donc eu faire une nouvelle classe d'Hydropbyles. Dans l’état de vie, les Corallinées sont en général rosâtres ou d'un vert d’herbe clair et brillant, avec des nuances intermédiaires entre ces deux couleurs. Elles habitent toutes les latitudes, se trouvent à toutes les profondeurs et sur toutes les côtes. On trouve sur les côtes de la Manche une Corallinée très-grande, qui parait être une variété de la Coralline officinale, mais qui est couverte de filaments simples, diaphanes, ayant un mouvement particulier, et disparaissant pour peu que l'eau soit agitée; il serait bien intéressant d'étudier ces filaments, et de s'assurer si ce sont véritablement des Polypiers ; car rien ne s'oppose à ce que l'on pense qu'ils puissent être tout aussi bien des llydrophyies et appartenir ainsi aux végétaux.

Les Corallinées se divisent en trois sous- ordres : le premier se compose du genre Galaxaura à tige et rameaux tubuleux ; le second comprend les genres Nésée, Jatiie, Coralline, Cymopolie, Amphiroe et Halimèdc à rameaux articulés; le troisième n'est composé que des Ldolées sans aucune sorte d'articulations.

CORALLINITES. Nom vulgaire des Polypiers fossiles à petits rameaux. On appelle Corallilcs ceux dont les rameaux sont plus gros.

CORALL1NOIDES. bot. Hoffman avait désigné sous | ce nom quelques Lichens appartenant aux gcnres.V/7/jav rophoron, Stereocaulon et Corniculariu .

CORALLIOLE. polyp. Syn. de Millepora truncata.

CORALLIOPUAGE. moi i.. Hldinville a séparé, sous ce nom générique, des Mylilacés, les Acéphales dont la coquille est mince et la lame latérale très- effacée, ce qui pourrait les faire rapprocher des Vénus. L'espèce principale, Coralliophagc carditolide, Cardita dac -

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tylus, Brug., perce les masses de coraux pour s'y loger. •

COBALLIS. six. Nom d'uu Jaspe ronge de Syèue.

CORALL1TES. polyf. ross. f'. Coialusitis.

CORALLODENDRON. pûlyp. Séba a figuré et décrit, sous le nom de Corallodendron pertenue, l 'Eschara crustuleniu de l'allas, et le Melilea ochracca sous le nom de Corallodendron culgare rubrum.

CORALLODERDRUM. dot. C’est à dire Arbre de Corail. Espèces du genre Erylhrina et du genre Sophora. Ce nom désignait une Rudolphic, dans Plumier.

CORALLO-FUN'GUS. bot. Vaillant a donné ce nom à quelques espèces de Clavaires rameuses, de la section des Humaria de Persoon, dont la forme rappelle celle des Polypiers ou du Corail. Il a aussi désigné sous le nom de Corallo-Fungus argenteas, le Uyssus parielina de Linné, ou Hypha argenteu de Persoon, et sous celui de Corallo Fatigua niger compressas, le RMzotnorpha subcorticatis.

COHALLOIDE. bot. Syn. de Dentaire cnnéaphylte.

COUALLOIDES. poi.yp. ross. Nom donné, pour leur ressemblance grossière avec des rameaux de Corail, à plusieurs Fossiles difficiles à caractériser.

COKALLOlDES. dot. On a appelé ainsi plusieurs espèces de Clavaires rameuses et analogues, par leur forme, à certains Polypiers. Quelques Lichens des genres Sphœropbore et Cénouiycc ont également été désignées sous ce nom.

CORALLOPÈTRES. poltp. S. vulg.de Polypier fossile.

CORALLOPIIVLLE. Corallophyllum. bot. Ce genre, de roclandrie Monogynie de Linné, doit sa naissance kunlh qui l’institua dans le Noo . tien . de llumholdt (7. t. GGO), pour une plante nouvelle du Mexique. Il a pour caractères : calice à cinq divisions et coloré; corolle moins grande que le calice, tubuleuse, avec son limbe partagé en huit dents; huit étamines insérées à la corolle, portant des anthères biloculaires; ovaire supère, à plusieurs loges monospernes; stigmate capité. Le Corallophyllum cœruleutn est une plante en gazon, à liges épaisses, à feuilles charnues, laciniécs, à Heurs sessiles et bleues.

CORALLOPS1DK. Corallopsis . bot. Nom que donne Grcvilte à un genre de productions marines, Thalassiophytes, de la famille des Floridées, et qui consiste en des frondes cartilagineuses, d'un rose pâle, composées d'articles concaves, prolifères à leur centre; sporidies elliptiques, disposées en chapelet entre les apothécies qui sont disséminées, et nichées même dans le tissu de la fronde.

COKALLORHIZE. Corallorhisa. bot. Haller a proposé ce nom générique, pour une petite plante de la famille des Orchidées, remarquable par sa racine formée de ramifications irrégulières et rougeâtres , qui offrent quelque ressemblance avec les branches du Corail. Linné en fit une espèce de son genre Ophrys; plus lard, Svvarlz la transporta dans le genre Cytn bidium ; enfin Brown et Richard en ont fait un genre i distinct, sous le nom de Corallorhisa. Caractères : | ovaire légèrement pédicellé, un peu tordu, à sa base I surtout. Les cinq divisions du calice tin peu inégales, étalées ou rapprochées en casque. Labelle ovale-oblong, j légèrement canaliculé. A la base des divisions externes ,

du calice et du labelle est une petite bourse ou pértile peu profonde, adhérente par son côté interne. Le gynoslème est long, dressé, un peu canaliculé antérieurement. Le stigmate est concave, glanduleux, surmonté d’un petit appendice en forme de bec. L’anthère est terminale, et s’ouvre d'avant en arrière, par le moyen d’une sorte d’opercule. Elle offre deux loges principales, subdivisées chacune en deux autres cavités qui. chacune, contiennent une masse globuleuse de pollen solide.

Deux espèces composent ce genre. L’une est la Coraltorhiza // allerii , Rich., ou Ophrys Corallorhisa, L. Elle croit dans les Alpes; des tubercules allongés et irrégulièrement mamelonnés, formant sa racine, s*élève une tige simple, haute de six à dix pouces, dépourvue de feuilles qui sont remplacées par quelques écailles engainantes, et terminée par une dizaine de fleurs blanchâtres, peu apparentes, réunies en épi terminal. Son labelle est légèrement trilobé. La seconde espèce, appelée par Willd. Cymbidium Odontorhison , est la Corallorhisa Odontorhiza de Nutlal. Elle est abondante dans la Pensylvante , et ne diffère de la précédente que par sa racine plus rameuse, son labelle entier et marqué de pourpre. .

CORALRAG. mx. Synonyme de Calcaire zoophilique.

COR A PIC A. ois. Synonyme de Kitta. F. Piroi.le.

CORASS1R. pois. Espèce du genre Cyprin.

CORAX. ois. Synonyme de Corbeau noir et de Grand

Cormoran.

CORAX. pois. Synonyme deTrigle Hirondelle.

CORAYA. ois. Espèce du genre Ratara.

CORAZON. non. Synonyme espagnol de Rucarde.

COUR. pois. Espèce du genre Sciène, dont Cuvier a fait le type d’un sous-genre.

CORDAT, ois. Synon. vulgaire de Grand Cormoran.

CORBEAU. Corpus, ois. Genre de l’ordre des Omnivores. Caractères : bec droit, gros, comprimé sur les côtés, tranchant sur les bords et courbé vers la (Kiiutc; narines placées à la base du hcc, ovalaires, ouvertes, cachées par des poils dirigés en avant, qui entourent la base du bec; quatre doigts : trois en avant presque entièrement divisés, l'intermédiaire plus court que le tarse, un derrière; ailes longues, pointues; les deuxième et troisième rémiges plus courtes que la quatrième; rectrices ordinairement égales, quelquefois arrondissant la queue.

Il n’est pas de genre dont les principales espèces . confondues vulgairement sous la seule dénomination de Corbeau, se retrouvent plus fréquemment et plus universellement; de même il est peu d'Oiseaux qui, sur toute l’étendue du globe, aient plus diversement fixé l'attention des hommes. Considérés dans certains cantons comme des bienfaiteurs sans cesse occupés à purger la terre de Vers cl d’insectes, ou comme des envoyés du destin pour présider au sort des malades , on leur accorde toutes protections ; dans d'autres pays, au contraire, en butte aux poursuites dirigées contre des bandes affamantes, leur tête, mise il prix, est l’objet d’un salaire public. Du reste, les persécutions que l'on exerce envers eux n’en diminuent pas sensiblement le nombre; leurs troupes n'en couvrent pas moins, pendant la saison morte surtout, nos roules et nos cam-

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pagnes ensemencées , où leur présence parait ne pas occasionner île dommages considérables. Ils s'y promènent d'un pas grave et tranquille, et ne s'effrayent point de l'approche de l'homme, à moins que celui-ci ne soit armé d’un fusil, ce qu’ils savent distinguer d'assez loin pour se tenir hors de sa portée. Ils sont d’un caractère turbulent, bavard, querelleur, défiant, cl, soit prévoyance ou manie, ce qui est plus probable, puisqu'ils ne paraissent pas conserver le souvenir de leurs actions, ils cachent tout ce qu'ils accumulent, siudnut en fait de provisions superflues, lis se font assez faolement à la domesticité, retiennent les mois qu’on leur a répétés souvent dans leur jeunesse , et finissent par les rendre avec beaucoup de pureté dans la modulation. L'analogie de mœurs s'étend ù tout le genre; il est cependant quelques nuances particulières ù différentes espèces; les unes, par exemple, aiment les longs voyages, cherchent les frimais, donnent une préférence exclusive à la vie sociale; d'autres sont sédentaires, ne se montrent que par couples et dans toutes les saisons. En général les Corbeaux sont monogames, et dès qu'ils ont contracté une union, elle parait n'avoir de terme qu'à la mort de l'un des sexes. Il est peu d’Oisenux dont l'instinct ou les facultés intellectuelles soient plus perfectionnées ; s'il faut en croire Dupont de Nemours, qui dit avoir passé deux hivers dans la société des Corbeaux, occupé à les observer dans l'état de liberté, ils auraient un langage communicatif, qu'il ne serait pas impossible à l'homme de comprendre. Cet observateur a même publié un fragment de son Dictionnaire d'un langage jusqu’ici non interprété, au moyen duquel il a traduit plusieurs de leurs mots.

Corbeau austral. Corrus australis, Gmel. Entièrement d'un noir brunâtre, avec les plumes de la gorge lâches, peu serrées; bec épais à sa base et très-coinprimé sur les côtés. Taille, huit pouces. Ile des Amis.

Corbeau a bec allonge. Corrus coronoitles , Less. Plumage d'un noir bronzé; reclriccs médiocres; bec mince, pointu; tarses assez longs. Taille, seize pouces. Nouvelle-Hollande.

Corbeau a bec EleyE. Corrus culminatus , Sykes. Parties supérieures d'un noir splendidement irisé , les inférieures d'un noir mat; carène du bec fort élevée. Taille, vingt et un pouces, dont sept pour la queue. De rüymalaya.

Corbeau a bec (pais. Corrus crassirostris, Ruppell. Faun. Abyssin, p. 10, pl. 8. Tout le plumage noir, avec des reflets pourprés sur le cou cl la poitrine, bleuâtres sur les rémiges ; tectrices nuancées de brun ; nuque blanche; queue arrondie; bec grand, comprimé, arqué, avec l'exlréinilé blanche et obtuse; sillons des narines très-profonds; pieds noirs. Taille, vingt-deux pouces. Celte grande espèce habite les montagnesdu Simon.

Corbeau bedeaud. y. Corbeau mantelé.

Corbrau blanc. Variété accidentelle du Corbeau noir.

Corbeau blanc de FEroE. Corbeau LelcopuEe.

Corbeau du Cap. Corrus Lecaillantii , Corrus Corotir, var.Lev.Ois.d’Af. 52. Plumage d’un noir bronzé; bec déprimé à la base et sur les côtés. Taille, seize pouces. Bengale. Cette espèce, que l’on avait prise d’abord pour une variété de la Corbine, en diffère suffisamment.

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| comme l’a prouvé récemment encore le naluralistc-voyai gcur Buppoll. qnl a observé cet Oiseau en Abyssinie; la conformation du bec, comparée à celle du même organe dans la Corbine, est tout à fait différente.

Cordeau cendre, y. Corbeau mantelE.

Corbeau chauve. V. Corbeau Freux.

Corbeau Cholc. Corrus sperlomogus, Frisch, Buff., pi. enl. 522. y. Corbeau Choucas.

Corbeau Choucas. Corrus Monedula , L., Buff., pl. enl. 523. Parties supérieures noires, irisées en violet, ainsi que le sommet de la tête; occiput et dessus du cou cendrés; parties inférieures noires; bec et pieds noirs; iris blanc. Taille, treize pouces. La femelle est d’un noir moins brillant ; elle est même grisâtre aux parties inférieures. On rencontre accidentellement des individus mélangés de blanc et même entièrement blancs. Habitants des tours, des clochers et des vieux châteaux, les Choucas y demeurent toute l’année; chez eux la saison des amours s'annonce par une recherche bruyante; les couples se réunissent ou se forment , se répandent dans les jardins où ils hriseut les jeunes liges d'arbres ou d'arbustes qui doivent servir à la construction ou à la réparation dos nids qui sont toujours rassemblés dans le même édifice ou sur le même arbre, et souvent accolés les uns contre les autres. La ponte est de cinq ou six œufs verdâtres parsemés de quelques taches brunes. Les familles restent unies longtemps encore après que les jeunes sont eu état de pourvoir à leurs besoins ; et c'est même alors que les parents leur témoignent plus de tendresse , tant ils semblent redouter le moment de la séparation.

Corbeau Choucas gris du Bengale. Corrus splendens, Vieil!. Variété du Corbeau Choucas.

Corbeau Choucas moustache. Corrus Ilottcntotus, Lath., Buff., pl. enl. 22G. Noir; plumes du dessus du cou longues et flexibles, formant une crinière; bec entouré de soies longues et étagées; queue longue. Taille, quatorze pouces. Cap de Bonne-Kspérance.

Corbeau a collier. Corrus torqualus. y. Corbeau- Geai TORQUÊOI.E.

Corbeau colombien. Corrus columbiana, Wils.,Ornit. amér., pl. 20, f. 2. Plumage d’une teinte isabelle plus foncée aux parties inférieures ; rémige* bordées de noir bronzé; un trait blanc sur l’aile, formé par la bordure de quelques rémiges; reclrices blanches, les deux latérales noires; bec cendré; pieds noirs. Taille, treize pouces. Amérique septentrionale.

Corbeau Corbine. Corrus (’orone , I... Buff., pl. enl. 483. Plumage d’un noir lustré, irisé en violet; plumes de la poitrine larges et arrondies à l’extrémité; queue faiblement arrondie; bec et pieds noirs; iris brun. Taille, dix-huit pouces. Varie accidentellement en gris roussâlre. Europe. Les Corbines paraissent être également communes sur les deux continents, du moins dans leurs régions septentrionales; on les voit pendant l'iii- | ver se réunir aux Frayonncs et aux Corneilles maulelées, et chercher en bonne intelligence la nourriture qui leur convieut. Les troupes ne se séparent pas même au déclin du jour, tous les individus qui les composent prennent simultanément leur essor, et d’un vol rapide gagnent, en faisant retentir les airs d’un croassement

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