‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 17 sur 116 · JO · texte numérisé non relu

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dentée ou grimaçante, lorsqu'elle est dentée sur tout son pourtour, comme celle de PAnostome, de quelques Auricules, des Clausilies; renversée, quand.au lieu de se trouver dans le sens des autres tours, elle se dirige vers le sommet de la spire, comme l'Anostome eu offre le seul exemple ; évasée, toutes les fois qu'elle est très* ample, comme celle des Macrostomes, Sigarets, Ualiothides. Stomate, Stomatelle; linéaire , lorsqu'elle est plusieurs fois plus longue que large . comme dans les Cônes, les Olives, les Porcelaines; étroite se dit dans les mêmes circonstances; sinueuse, lorsqu'elle présente plusieurs échancrures peu profondes et larges, comme dans la Struthiolaire. Elle est oblique lorsque les bords sont coupés obliquement au plan de l'axe. L’ouverture est close ou fermée lorsqu'une cloison est placée sur les bords ou se fait apercevoir dans le fond. Celte cloison est le plus souvent lisse et concave : quelquefois elle est convexe, et d’autres fois elle est sinueuse, enfoncée vers les bords, comme dans les Ammonites, etc. Elle présente en outre différents accidents : elle est fendue, comme dans les Spbinctérules de Montfort; percée , quand un ou plusieurs trous s'y remarquent. Lorsque ces trous aboutissent à un canal cylindrique, qui traverse toutes les cloisons , on dit que la Coquille est siphonculèe. Le siphon peut être unique ou double; on n’en a jamais observé un plus grand nombre. 11 varie dans sa position; c’est ainsi qu'il est dorsal lorsqu’il est placé le long du dos de la Coquille , comme dans les Ammonites; il est marginal lorsqu'il se trouve près d’un bord ; il est central lorsqu'il occupe à peu près le centre des cloisons; il est en entonnoir lorsqu'il s'évase en entrant dans chaque cloison ; enfin il est articulé quand chaque cloison présente une partie du siphon qui vient à la rencontre de son voisin, pour s'unir avec lui.

L'ouverture, considérée dans ses parties prises séparément , est composée de bords ou de lèvres que Draparuaud a nommés péristome. Ils se distinguent en droit et gauche ou columellaire ; dans la position que nous avons assignée à la Coquille, le bord droit est à la droite de l'observateur, le bord gauche à sa gauche. Vus dans leur ensemble, les bords sont bitnarginès ou formés de deux bords réunis; continus, lorsqu'ils n'offrent aucune interruption dans leur contour, comme ceux des Cycloslomcs; désunis, lorsqu'ils sont séparés dans uuc portion de leur étendue, comme dans les llélices; tranchants, lorsqu'ils s'amincissent, comme ceux des Ombrelles; simples, lorsqu'ils n'olfrenl aucun accident particulier, comme dans les Planorbes, les Turbos, etc ; èchancrès, quand, dans lin point quelconque de leur circonférence , ils ont une ou plusieurs échancrures : les Plcurolumes; réfléchis, lorsqu'ils se renversent au dehors en forme d'entonnoir, pour s'appliquer sur un bourrelet ou sur la columellc; striés , crénelés, dentés, à gouttière , lorsqu'ils présentent des stries ou des crénelures, ou des dents, ou des gouttières. Enfin ils sont sinués ou sinueux, quand on remarque dans leur contour des échancrures arrondies, peu profondes cl larges; à bourrelet, lorsqu’un bourrelet plus ou moins prononcé les termine, comme dans quelques Cyclostomcs; et renflés, toutes les fois que leur épaissis-

sèment diminue l’ouverture, comme cela a lieu dans les Colombelles.

Tout ce que nous venons de dire sur les bords pris dans leur ensemble peut s'appli quer particulièrement au bord droit de l’ouverture à l’exception de ceci : bords désunis, bords continus, qui ne peuvent s'entendre que pour les bords pris en même temps. Nous n'avons rien à ajouter qui concerne particulièrement ce bord. Nous examinerons sur-le-champ ce qui a rapport au bord columellaire ou gauche, et à la columelle elle-même.

Le bord gauche ou columellaire n’existe pas toujours; les Volutes, par exemple, en sont dépourvues. Le plus souvent il est renversé et appliqué sur la région columellaire qu'il revêt dans sa longueur. Présentant celle disposition dans le plus grand nombre des cas, ce bord est mince et laisse quelquefois apercevoir les couleurs de la Coquille, comme celui du Casque pavé. Il est épais, comme dans quelques Nasses; répa tulu, lorsqu'il s'étend derrière la columellc, ou qu'il couvre la face inférieure de la Coquille, comme dans la Struthiolaire, la Nasse Casquillon. la plupart des Casques. Il estcalleux lorsqu'il se termine irrégulièrement par des éminences arrondies, comme dans les Natices. Il est granuleux lorsqu'il est parsemé de grains élevés, comme dans le ('.asqne granuleux; il est tuberculeux lorsque ces grains sont plus gros et plus irréguliers. Le bord gauche est libre ou relevé, lorsqu'il borde la Coquille du côté de la columelle, de manière à se mettre à la même bailleur que le bord droit, comme il arrive dans quelques Fuseaux et dans presque tous les Rochers, et en général dans toutes les Coquilles dont les bords août continus.

La columellc est cette partie du côté gauche, qui se voit dans l'intérieur et qui fait partie, ou mieux qui s'applique sur l'axe de la Coquille. Elle présente un grand nombre de modifications qui, généralement, présentent de bons caractères, soit pour former des genres, soit pour distinguer des espèces. Ces modifications sont les suivantes : lisse, lorsqu’elle ne présente d'aspérités d'aucun genre, comme dans les Fuseaux, les Pyrules, les Cônes; plissèe, lorsqu'elle offre un ou plusieurs plis; ces plis sont distingués en obliques et en transversaux; dentée, quand les plis sont remplacés par des dents sur une columelle ordinairement tranchante, comme dans les Nériles; calleuse, lorsqu'elle sc termine par un bourrelet arrondi, souvent strié , comme dans les Ancillaires, les Olives; ridée, tonies les fois qu'elle présente des stries ou des sillons irréguliers et ployés sur eux -mêmes, comme dans plusieurs Casques; striée , lorsqu'elle offre une série de stries transversales et obliques, comme dans les Olives. La columelle est aplatie , lorsqu'elle parait avoir été comprimée dans toute sa longueur, comme celle des Plannxes. Elle est tranchante quand son bord libre s'amincit beaucoup dans toute sa longueur, comme celle desNérites et des Néri- Ünes, surtout celte que l'on trouve dans la Seine; septiforme , lorsqu'elle semble faire par sa saillie une cloison ou un diaphragme, comme dans les Navicelles. Elle est droite lorsqu'elle suit la direction de l'axe de la Coquille, comme dans les Cônes; clic est arquée, quand elle esl courbée en arc de cercle, comme dans le plus

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grand nombre des Pourpres et des buccins; forte , toutes ; les fois qu'elle parait comme tordue sur elle-même, j comme celle du Cêrile Télescope; oblique , lorsqu'elle ! prend une direction oblique à l'axe de la Coquille; elle ; est /ronÿwée quand elle se termine brusquement, qu'elle j est comme coupée transversalement avant d’avoir ! atteint la hauteur des bords, et ne se continue ni en j échancrure, ni en canal, comme dans les Agalbines; elle est atténuée ou pointue lorsque, d'abord élargie, elle se termine par une pointe plus ou moins aiguë; comme dans la Pyrule Figue et la plupart des Buccins; elle est taillante quand elle dépasse les bords de la Coquille antérieurement, comme celle des Pyrainidelles.

Il arrive quelquefois, mais cela est assez rare, que l'ombilic, au lieu d'élre placé derrière la eoluinclle, se trouve percé dans son intérieur; alors la columelle est porforèc si l'ombilic est petit, comme dans les Pyramidelles, et ombiliquée lorsque l'ombilic est largement ouvert, comme dans les Lburnes.

2* L 'échancrure est cette sinuosité plus ou moins profonde, plus ou moins oblique, qui se voit à la base des Coquilles dites écbancrées. Celte partie varie peu quant à la forme; mais il faut la distinguer du canal, i ce qui n'esl pas toujours facile lorsque le canal est trèscourt : aussi il arrive quelquefois que l'on serait porté à confondre des Coquilles canaliculées avec celles qui j ne soûl qu'échancrées. Pour ne point commettre d'erreur h cet égard, il suffit de se souvenir que le canal n'est presque jamais échancré. Noua observons des échancrures profondes , comine celle de la plupart des Volutes; nous en voyous de superficielles , comme celle des Pourpres, des Mélauopsides; nous en trouvons quelquefois qui sont bordées , comme celles de la Nasse casquillon, des Harpes, c'est-à-dire que leur contour est exactement suivi par un bourrelet.

3° Le canal est ce prolongement convexe en dessus, concave en dessous, qui se remarque à la base des Coquilles, nommées à cause de cela Canaliculées, et qui forme pour ainsi dire un appendice à l'axe de la Coquille; le canal offre quelques modifications qu’il est nécessaire de comprendre : il peut être très-court ou très-long , et présenter ensuite tous les intermédiaires;

Il est tronqué lorsqu'il se termine comme s'il avait été coupé transversalement; il est droit lorsque sa direction est parallèle à celle de l'axe; il est courbé quand il forme un ou plusieurs arcs de cercle; il est re/eréou ascendant lorsqu'il se courbe subitemeut vers le dos de la Coquille, comme daus les Cassidaires et les Casques; il est ouvert lorsque, dans toute sa longueur, on aperçoit sa concavité découverte ; il est couvert lorsqu'une lame cache sa concavité sans la fermer tout à j fait, comme dans la plupart des Rochers; enfin il est fermé lorsqu'il présente la forme d'un véritable tuyau, J la lame qui couvre sa concavité se réunissant aux deux ! bords, comme dans le Rocher tubifère et dans les Coquilles de notre genre Trifore.

4° L'ombilic est cette cavité que l'on remarque au centre de la base de quelques Coquilles, et qui représente. comme le dit Bruguière, l'axe vide, autour duquel la spire tourne dans ses accroissements. Cet ombilic j est simple , s'il ne présente ni dentelures, ni stries, ni •

sillons, etc. Il esl fendu lorsque la lèvre gauche ne l’a pas fermé entièrement , et qu’on n'aperçoit plus à ta place qu'une petite fente, comme dans quelques Hélices, et notamment dans l’Hélice Vignerone; il est canaliculè lorsqu’il a dans son intérieur une gouttière spirale, comme dans les Cadrans; il est crénelé lorsqu'il est entouré de granulations ou de crénelures serrées; il est denté quand il présente près de son ouverture une ou plusieurs excroissances obtuses, ou que sa cavité est remplie de petites saillies denliformes.

Tous les tours de spirale qui com|>osent la Coquille, pris dans leur ensemble, se nomment spire. La spire présente trois choses : les tours de spire, le sommet et les sutures. Avant d'en parler, il est bon de considérer la spire dans son ensemble; et depuis l'aplatissement le plus complet, qui fait qu'une Coquille est discoïde, jusqu'au moment où tous les tours sont placés pour ainsi dire les uns au-dessus des autres, ce qui fait une Coquille turriculée. on trouve une suite d'intermédiaires qui font passer insensiblement d'une modification à sa voisine, pour lier les deux extrêmes ; dans ce cas la spire ne varie que du plus au moins : aussi les mots qui expriment ces simples changements n'ont pas besoin de définitions. Nous passerons donc de suite aux autres modifications qu'elle présente. La spire est aiguë lorsque l'ensemble de ses tours présente la forme d'un angle très-aigu, comme en général toutes les Coquilles turrieulées; elle est couronnée quand tous les tours sont surmontés par un rang de tubercules plus ou moins saillants, comme dans le Cône Damier; en forme de tète j lorsque tous les tours réunis offrent un renflement remarquable, comme dans le Rocher Scorpion. Presque tout ce que nous avons dit sur la Coquille considérée d’une manière générale, et sur tout ce qui a rapport aux accidents extérieurs, peut s'appliquer à la spire prise aussi en général; nous ne répéterons pas ici des définitions de mots qui ont la même signification , et qu'il est si facile, d'ailleurs, d’appliquer parfaitement à l'objet qui nous occupe; il nous suffira de les indiquer. Ainsi, la spire, commela Coquille, peut être orale, oblongue , discoïde, conique, pyramidale, aplatie, cylindracèe, turriculée , turbinée, enroulée , bombée, bossue, tubuleuse , anguleuse , carénée, droite, noueuse. On entend par tour de spire une des circonvolutions de la Coquille autour de la columelle ou de l'axe. On les compte en suivant la direction de l'axe, et en prenant pour un celui où est l’ouverture. Ici peuvent s'appliquer la plupart des expressions que nous avons indiquées, pour désigner en général les modifications extérieures; nous nous contenterons de les rappeler. Les tours de spire peuvent être lisses, noduleux, à côtes, cerclés, tubulifères , tuberculeux , épineux , écailleux, luilès, variqueux, lamellcux , sillonnés, striés, rayonnés. Nous ajouterons que les tours de spire sont bifides quand ils sont séparés en deux parties à peu près égales par un sillon transversal et spiral comme la Coquille elle- même : telle est la Vis crénelée; ils sont canaliculcs lorsque leur bord supérieur est creusé par une gouttière qui se prolonge jusqu’au sommet , comme dans le Cône Damier; ils sont à rampe lorsque leur bord supérieur, au lieu d'élre creusé par une

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gouttière. est plat, et ressemble à une rampe pratiquée autour d’un tour, pour atteindre son sommet, comme i dans le Fuseau en escalier; cordonné », lorsqu'ils sont bordés par une côte saillante, comme dans la Cérite cordonnée. Les tours tournent à droite ou sont dextres, lorsque, comme cela arrive dans le plus grand nombre des cas, la Coquille présente la disposition de parties que nous avons indiquées plus haut ; les tours tournent à gauche ou sont gauches, lorsque le bord droit se place à la gauche de l’observateur, et que la columelle qui est à gauche se place à droite, bans ce cas il y a une inversion totale dans la position des parties; mais comme ce n'est qu'une anomalie assez rare, on n’a pas établi de dénomination nouvelle pour l'exprimer. Il y a des Coquilles qui, naturellement, tournent à gauche, et cela est constant dans une même espèce ; il y en a d’autres où ce n'est qu'accidentel : aussi il est peu de genres où l'on ait eu quelquefois à remarquer cette anomalie. Trois seulement, d’après Bruguière, sembleraient n'en avoir point encore fourni d’exemple, et ce sont, parmi les Coquilles enroulées, les Cônes, les Porcelaines et les Bulles.

Linné a nommé sutures les points de contact des tours de spire ou la ligne spirale, qui marque la limite d’un tour à son voisin, et l’endroit où ces tours sont liés entre eux. Les sutures sont canaliculêes lorsqu’elles sont placées au fond d'un petit canal qui les suit, comme dans les Olives; elles sont saillantes lorsqu'elles sont marquées par un bourrelet, une côte ou une carène. Elles sont effacées lorsque l'union d’un tour à son voisin est si intime qu'on a peine à l'apercevoir, comme dans les Ancillaires ; elles sont doubles lorsqu'un sillon qui leur ressemble est placé au-dessus d’elles, et les suit le long de la spire. Il est d’autres particularités qu'elles présentent, mais qu'il suffit d'indiquer : il y en a de crénelées, d'obtuses, d'onduleuses, d'enfoncées.

Il est facile de comprendre que le sommet est la partie supérieure la plus saillante de la spire et la plus opposée à la base. Le sommet , qui dans le plus grand nombre des Coquilles n'est qu’un point, ne présente qu'un petit nombre de modifications qui lui soient particulières. On en remarque pourtant qui sont pointus ou acuminès, et c'est pour la plupart des Coquilles; d’autres sont tronqués ou décollés, lorsque cette partie de spire, abandonnée par l’animal, est cassée, soit par lui-mème ou par accident, et qu'il répare la cassure en la fermant complètement, comme dans le Bulime décollé et d'autres; quelquefois il est mamelonné, c'est-à-dire qu'il est obtus et demi-sphérique, comme dans la Volute Couronne d’Éthiopie et d'autres du même genre; carié, quand la pointe est dépouillée de son épiderme, et que le lest lui-mème est rongé d’une manière analogue aux crochets des bivalves d’eau douce. Celte particularité ne se remarque que dans les Coquilles Huvialiles. Le sommet ne peut être enveloppé , enfoncé ou ombiliqué que lorsque la Coquille, étant euroulée, porte la spire très-près des bords, et peut être couverte ou enveloppée par la matière calcaire que l’animal dépose au dehors, comme dans la plupart des Porcelaines; il est entouré lorsque, dans le même cas, il offre une dépression sans être caché tout à fait; enfin <

, il est ombiliqué, ou plutôt il n’existe pas, lorsqu’il est i remplacé par un enfoncement semblable à celui de l'ombilic, comme on le remarque dans quelques Bulles, et notamment dans la Bulle Ampoule et la Bulle cylindrique.

Le mot Coquille, que Deshayes vient de traiter dans ses généralités, est quelquefois devenu spécifique quand il est accompagné de quelque épithète; par exemple :

Coquille des peintres. Ce nom vulgaire s'applique ordinairement à VUnio pictorum qui se trouve abondamment dans nos rivières, et quelquefois à de véritables Moules marines, dont les Coquilles servent aussi à recueillir des couleurs préparées pour la peinture.

Coquille de Phabaoi. C'est encore un nom appliqué à une Coquille qui en a déjà reçu plusieurs, et qui n'est autre que le Monodonte vulgairement nommé Boulon de Camisole. F. ce mot.

Coquille de Samt-Jacques. On donne vulgairement ce nom à toutes les Coquilles du genre Peigne , qui . comme on le sait, étaient portées autrefois en colliers par les pèlerins ; mais les marchands appliquent plus particulièrement ce nom au Pccten jacobœus.

COQUILLE. bot. Synonyme vulgaire de Valériane! le.

COQUILLE D’OR. ms. F. Adèle.

COQU1LLÈRE et COQl'ILLERS. bot. Noms donnés par Paulet à des familles de Champignons.

COQUIN KO. bot. Synonyme de Coco des Maldives.

COQUIOULE. bot. Syn. vulgaire d'dvena fatua et de Festuca ocina.

CORACA. rois. Syn. vulgaire de Sciœna Umbra.

CORACAS. ois. L’un des synonymes vulgaires de Corbeau mantelé.

CORACES, ois. Famille de la méthode de Vieillot, qui renferme les genres Corbeau, Cassican, Casse-Noix, Rollicrs, etc.

CORACIAS. ois. Nom scientifique, imposé par Linné au genre qui comprend les Rolliers. F. ce mot. Vieillot, d'après Brisson, a francisé ce nom et l’a appliqué à un genre qui n'est encore composé que de trois ou quatre espèces, dont la principale forme le type de notre genre Pyrrhocorax.

CORACINE. Coracina. ois. Genre de l’ordre des Insectivores. Caractères : bec gros, robuste, dur, anguleux, convexe en dessus, voûté, fléchi vers la pointe qui est comprimée et ordinairement échancrée, un peu déprimé à la base qui est garnie de poils roideset courts; mandibule inférieure droite, aplatie en dessous; narines placées à la base du bec, arrondies, ouvertes en devant, fermées en arrière par une membrane quelquefois emplumée ; pieds forts et même robustes; quatre doigts : trois antérieurs, presque égaux et plus long* que le tarse, l’externe uni à l'intermédiaire jusqu'à la première articulation, l’interne soudé à la base; ailes assez longues ; les deux premières rémiges plus courtes que les troisième, quatrième et cinquième. Vieillot, créateur de ce genre, l’a composé de neuf ou dix espèces , dont la plupart avaient précédemment été confondues parmi les Corbeaux. Temminck , en retravaillant ce genre, en a séparé diverses espèces qu'il a réunies aux Échenilleurs de Cuvier; en revanche, il y I en a ajouté d'autres que Vieillot avait laissées dans ses

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Colingas. ainsi que celle dont il a formé son genre Piauhau. Celle nouvelle composition, qui nous a paru plus naturelle, est celle que nous donnons ici. Les mœurs de ces Oiseaux , que l’on assure être farouches , sont encore peu connues. Le Brésil, dont presque toutes les Coracines sont originaires, étant en ce moment exploré par des naturalistes très-versés dans les différentes parties des sciences naturelles, il est à espérer que bientôt leurs recherches nous expliqueront plusieurs points encore trop obscurs de l’histoire de ces Oiseaux.

Coracixe ayante. A mpelis cinerca, Vieill-, Levaill., Ois. rares, pl. 44. Parties supérieures d'un gris cendré; les inférieures d'une teinte plus claire; rémiges et rec* trices brunâtres; bec et pieds noirâtres. Taille, neuf pouces environ. Amérique méridionale.

Coracixe CEpbaloftEre. Coracina Cephaloptera , Vieill.; Cephalopterus ornatus , Geoffroy, Annal, du Mus.,v. pl. 15. Tout le plumage d'un noir luisant, irisé; tête garnie d'un bouquet de plumes flottantes et en partie décomposées , noires et blanches, qui retombent en panache sur le bec et l'occiput ; un appendice membraneux sous la gorge, garni de plumes allongées qui, se réunissant en faisceaux, laissent à découvert une partie de la peau du cou dont la couleur est bleue. Taille, treize pouces. Brésil.

Cobacixb chauve. Coracina gymnocephala , Vieill.; Corvus intrus, Lalh., Levaill., Oiseaux rares et nouveaux. pl. 40. Parties supérieures d'un roux brunâtre; les inférieures un peu plus pâles; sommet de la tête dégarni de plumes; petites tectrices alaires rousses; les moyennes blanches, les grandes noirâtres; rémiges noires, bordées de gris; rectrices noires, ainsi que le bec et les pieds ; les jeunes ont la tête emplumée, grise, poinlillée de blanchâtre. Taille, treize pouces. Guiane.

Coracixe Choccari. Coracina Papuensis, Vieill.

F. ÉCBEXILLEUR CüOtCARI.

Cor sci xe cou-nc. Coracina gymnodera , Vieill.; Gracula fœtida, Gmel.; Corvus nudus, Lath., Levaill., Oiseaux rares et nouveaux, pl. 45. Plumage noir, avec des reflets bleuâtres sur la queue et les lectrices alaires. qui sont ainsi que le bord extérieur des rémiges d'un gris bleuâtre; une grande partie du cou dénuée de plumes; un espace nu, jaunâtre au-dessous de l’œil; bec blanchâtre, noir à l'extrémité ; iris rougeâtre ; pieds noirs. Taille, seize pouces. Guiane.

Coracixe a froxt blaxc. Coracina albifrons, Vieill.; Corvus pacificus, Lath. Parties supérieures d'un gris cendré; les inférieures d’un gris rougeâtre; front blanc; sommet de la tête noir, ainsi que les rémiges et les rectrices qui, en outre, sont terminées de blanchâtre; gorge blanche; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces, lies de la mer du Sud.

Coracixe Icniit. Coracina scutota, Tem. pl. col. 40; Coracina rubricolli s, Vieill.; Coracias scuta ta, Lath. Tout le plumage noir, à l’exception d'un plastron rouge vif, qui s'étend depuis le haut de la gorge jusque bien avant sur la poitrine; bec jaunâtre; iris et pieds d'un gris bleuâtre. Taille, quinze pouces. La femelle a les couleurs rouges plus ternes et moins tranchées sur le fond noir. Elle a le bec brun. Brésil.

CORACIXE GYXXOCErHALE. V. CORACIXE CHAl'VE.

COEACIXE GYXXODÊRE. F. CORACIXE COC-XU.

Coracixe Kailora. Coracina melanopt , Vieill.; Corvus melanops , Lalh. F. Ëcuex illeur Kailora.

CORACIXE ORXEE. F. CORACIXE CEPBALOPTERE.

Cor ac ixe Piauhau. Querula rubricollis , Vieill.; Muscicapa rubricollis, Lath., Buff., pl. enl. 381. Tout le plumage noir, à l'exception d'un large hausse-col pourpre, qui couvre presque toute la gorge; bec et pieds noirs ; iris brun. Taille, onze pouces. La femelle est entièrement noire. Guiane.

Coracixe poxceai:. Ampclis tnilitaris, Vieill. ; Coracias militaris, Lalh., Levaill. Parties supérieures d'un beau rouge, un peu plus pâle sur les parties inférieures ; tête et partie du cou ornées de plumes longues et effilées; bec cramoisi, entouré à sa base de soies roides et de petites plumes qui cachent les narines; pieds gris. Taille, quinze pouces- La femelle est un peu pins petite; elle a les parties supérieures d'un cendré brunâtre, les rémiges brunes, les parties inférieures blanchâtres et la huppe plus courte. Guiane.

Coracixe a yextre rate. Coracina fasciala, Vieill.; Corvus Aovœ-Guineœ, Lalh. F. Écbexilleur a yextre rayé.

CORACINO. pois. Même chose que Corassin.

CORACITES. moll. fors. Mol que l’on employait autrefois pour désigner les Bélemnites qui. par leur séjour dans un calcaire noir, avaient acquis celte couleur.

CORAIL. Corallium. polyp. Genre qui termine l'ordre des Gorgontées, dans la section des Polypiers corticifères, la dernière des flexibles ou non entièrement pierreux. Caractères : Polypier dcndrofdc, inarticulé, ayant l’axe pierreux, plein, solide, strié à sa surface, et susceptible de prendre un beau poli, recouvert par une écorce charnue, adhérente â l'axe au moyen d'une membrane intermédiaire très-mince, invisible dans l'état sec; cette écorce devient crétacée et friable par la dessiccation. Le genre Corail diffère des autres Gorgoniées par la substance de l'axe, d'une nature tellement particulière que les auteurs ont classé ce genre, tantôt parmi les Madrépores, tantôt parmi leslsis, quelquefois parmi les Gorgones.

Le Corail rouge, C’ora/fium rubrum, Lamk.;Lamx., Genr. Polyp., p. 57, t. 13, f. 3, 14. Cette seule espèce du genre Corallium était connue dès la plus haute antiquité, et les Grecs, en la nommant Korallion, nom composé de deux mots qui signifient/orne la mer, ne l'avaient appelée ainsi que parce qu'elle était pour eux la plus élégante production de l'empire de Neptune. Malgré cette antiquité, les nombreux auteurs qui ont écrit sur le Corail , ont ignoré longtemps la véritable nature de celle belle substance. Théophraste en fait mention comme d’une Pierre précieuse. Pline en parle dans son llisloire naturelle, et désigne les lieux d'où le retiraient les pécheurs; il fait connaître les propriétés médicinales qu'on lui attribuait, ainsi que l'usage qu'on en faisait comme objet de luxe. De son temps, les Indiens avaient, pour les grains de Corail, la même passion que les Européens ont eue depuis pour les Perles. Les aruspices et les devins considéraient ces grains comme des amulettes, et les portaient comme un objet d'ornement agréable aux dieux; les Gaulois ornaient les

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boucliers, les glaives et les casques de celte production brillante ; les Romains en plaçaient sur le berceau des nouveau-nés pour les préserver des maladies si dangereuses de l'enfance, cl les médecins prescrivaient diverses préparations de Corail aux malades attaqués de fièvres, d'insomnies, de crachement de sang, d'ophthalmies, d'ulcères, etc. Enfin Orphée, dans ses chants, a vanté le Corail, et Ovide, dans ses Métamorphoses, compare à ce Polypier les corps qui durcissent avec le temps ou par le contact de l'air. Tournefbrt, le père de la botanique française, à qui son enthousiasme pour les plantes faisait regarder presque toute la nature comme appartenant au règne végétal, et aux yeux duquel le* Pierres même végétaient, Tournefort figura le Corail dans ses Institutions comme une plante de la mer. Marsigli, imbu des principes du botaniste français, découvrant les Polypes du Corail, les décrivit comme des fleurs dont la corolle, composée de huit pétales ciliés, s'épanouissait sur des branches dépourvues de feuilles, et dont la couleur blanche était relevée par le rouge éclatant du rameau sur lequel celle fleur singulière se trouvait fixée. Enfin les travaux de Pcyssonncl, Réaumur, Bernard de Jussieu, Donati, Ellis, en éclairant cette partie de la science, fixèrent définitivement la nature du Corail, et sa place parmi les Polypiers; ils le firent considérer comme un des premiers échelons de l'organisation animale. Linné classa le Corail dans les Madrépores, sous le nom de Mmlrcpora rubra. Pallas confondit le Corail avec les lsis, et l'appela lsis nobilis. Solander et Ginelin, ne reconnaissant pas, dans ce Polypier, les caractères qui distinguent les lsis, crurent y trouver ceux des Gorgones, et le placèrent dans ce genre : le premier sous le nom de Gorgonia prctiosaf et le second sous relui de Gorgonia nobilis. Enfin, Lamarck a fait du Corail un genre particulier sous le nom de Corallium. Le Corail est un Polypier qui ressemble parfaitement, mais en petit, à un arbre dépourvu de feuilles et de rameaux, n'ayant que le tronc et les branches. Il est fixé aux rochers par un large empalement, et s'élève tout au plus à trois décimètres (environ un pied). Il est composé d'un axe calcaire cl d'une écorce gélalino-crélacée. L'axe égale le Marbre en dureté, même au fond de la mer; et c’est par un préjugé fondé sur l'ignorance que l'on a cru longtemps, et que le vulgaire croit encore qu'il durcissait à l'air. Cet axe est formé de couches concentriques, faciles à apercevoir par la calcination ; sa surface est plus ou moins striée; les stries sont parallèles et inégales en profondeur. Un corps réticulaire, formé de peliles mcmhranes.de nombreux vaisseaux et de glandes remplies d'un suc laiteux, semble lier l'écorce à l’axe; ce corps réticulaire se trouve dans tous les Polypiers corticifères ; l'écorce, d’une couleur moins foncée, d’une substance molle, est formée de |>eliles membranes et de petits filaments très-déliés; elle est traversée par des tubes ou des vaisseaux, et couverte de tubercules épars, clairsemés, à large base, dont le sommet est terminé par une ouverture divisée en huit parties. Dans l’intérieur existe une cavité dans laquelle se retire un Polypier blanc, presque diaphane et mou ; elle renferme les organes destinés aux fonctions vitales de l'animal.

fia bouche est entourée de huit tentacules coniques, légèrement comprimés et ciliés sur leurs bords. Cette courte description est extraite de celle que Donati a donnée dans ses ouvrages; elle ne laisse rien à désirer sous le rapport de l'exactitude, et prouve que le Polype du Corail possède une organisation analogue à celle de l'Alcyon lobé; organisation qui doit exister plus ou moins développée dans tous les Polypiers corticifères. Le précieux Polypier qui fait le sujet de cet article, croit dans différentes parties de la Méditerranée et dans la mer Rouge. Quelques auteurs ont cru qu’il ne s'attachait jamais qu'aux voûtes des grottes sous marines, et que ses extrémités étaient toujours tournées vers le centre du globe. C'est une erreur qui a été reconnue ; l’on s'est assuré que le Corail se dirigeait dans tous 1rs sens, et que chaque tronc était perpendiculaire au plan sur lequel il avait pris naissance. H se trouve à différentes profondeurs dans le sein des eaux , et malgré la densité du milieu dans lequel il existe, toutes les expositions ne lui conviennent pas. Sur les côtes de France il couvre les roches exposées au midi; il est rare sur celles du levant ou de l’ouest; celles qui sont inclinées vers le nord en sont toujours dépourvues. On ne le voit jamais au-dessus de trois mètres de profondeur, ni au-dessous de trois cents. Dans le détroit de Messine, c’est du côté de i'orient que se plail le Corail; le midi en présente peu; les roches du nord et de l’ouest sont privée* de ce beau Polypier. On le pèche à une profondeur qui varie de cent à deux cent* mètres. Dans ce détroit, que les chants d'Homère et de Virgile ont immortalisé, les eaux, étant frappées par des rayons solaires plus perpendiculaires que sur les côtes de France, sont pénétrées par la chaleur à une plus grande distance, et le Corail se trouve encore à plus de trois cents mètres; mais alors sa qualité ne compense pas la peine, les risques et les nombreuses difficultés que présente cette pèche. Sur les côtes de l'Afrique septentrionale, les corailleurs ne commencent à le chercher qu’à trente ou quarante mètres de profondeur, et à une distance de trois à quatre lieues de la terre; ils l’abandonnent lorsqu'ils arrivent à deux cent cinquante ou trois cents mètres. L’influence de la lumière paraît agir d'une manière très-énergique sur la croissance du Corail. Un pied de celte production animale, pour acquérir une grandeur déterminée, a besoin de huit an* dans une eau profoude de trois à dix brasses, de dix ans si Peau a de dix à quinic brasses de profondeur, de vingt-cinq à trente ans à une distance de cent brasses de la surface, et de quarante ans au moins à celle de cent cinquante.

Le Corail des côtes de France, micnx choisi peut-être que celui des autres pays, passe pour avoir la couleur la plus vive et la plus éclatante; celui d'Italie rivalise de beauté avec ce dernier; sur les côtes de Barbarie, le Corail a plus de grosseur; mais la nuance dont il est coloré est moins vive et moins brillante. On distingue dans le commerce jusqu'à quinze variétés de Corail, qui, à raison de la beauté de leurs couleurs, portent le* noms de Çprail écume de sang. Corail fleur de sang. Corail premier, second, troisième sang, etc. Aucun n’est plus en usage en médecine, si ce n'est comme

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absorbant : on s’en sort comme dentifrice, après lui avoir fait subir diverses préparations, qui diffèrent trèspeu les unes des autres; elles consistent presque toutes à le réduire en poudre impalpable et 5 le confectionner en opiat. Si les médecins ont lianni le Corail de leurs ordonnances, la mode capricieuse s'en est emparée de nouveau, et semble, depuis plusieurs années, s’étre fixée pour employer cette brillante matière à une foule d'objets qui en ont considérablement augmenté le prix. Les diadèmes, les peignes qui ornent, relèvent ou retiennent d’une manière si élégante les cheveux des jeunes personnes, sont garnis de grains de Corail, unis ou taillés h facettes. Les colliers et les bracelets en sont quelquefois entièrement composés. L'Asie et l'Afrique recherchent toujours celte substance avec la même passion que du temps de Pline, et l'emploient aux mêmes usages. Maintenant encore le bramine et le faquir indiens s*en servent pour compter leurs prières. L'infatigable bédouin, le dévol Musulman, le corsaire d’Alger, croiraient livrer nu mauvais génie le corps de l'étre chéri qu’on dépose dans la tombe, s’il n'était accompagné d’un chapelet de grains de Corail. Cette riche production orne toujours le poignard de l'Asiatique efféminé, fait ressortir la blancheur de l’esclave de Circassie ou l’ébène de la noire Africaine; elle embellit la souple bayndère. et donne de l'éclat ù la couleur olivâtre de son teint.

Le Corail pâlit; il devient quelquefois blanc et poreux, lorsqu'il est porté sur la peau dans un lieu très-chaud. Quelle que soit sa densité. quelque belle, quelque foncée que soit sa couleur, elle se détruit par la transpiration de certaines personnes.

C'est par erreur que l'on indique le Corail dans les différentes mers des pays chauds ; le commerce le transporte dans tous tes climats, chez tous les peuples; mais c’est dans la Méditerranée seulement que croit et se développe le plus précieux de tous les Polypiers.

L'on appelait anciennement Corail blanc, dans les pharmacies, des rameaux d'Oculincs ou de Caryophyllics, et Corail noir, les Anlipalhes.

CORAIL, bot. On a étendu ce nom à plusieurs plantes dont la couleur de certaines parties, ou dont la forme rappelait le Corail rouge; ainsi l’on a appelé:

Corail des jardins, YErythrina CorallodenJron et le Capsicum annuum.

Petit Corail, le buisson ardent, Mcspilus Pyracantha, L.

Corail terrestre, la plupart des Cénomyces, cl particulièrement le Lichen rattgiferinus, L.

CORAIL FOSSILE, polyp. Les oryclographes donnent souvent ce nom aux Polypiers fossiles rameux. Le véritable Corail n’a pas encore été trouvé fossile dans la nature.

CORALLACIJATES. mi n. Agalhcs couleur de Corail, ou parsemées de points et de taches qui ont l'apparence de l’or.

CORALLAlRES. polyp. blainville a donné ce nom à un ordre de Polypiers, dans lequel il réunit les genres Corail. Isis et Gorgone. 11 lui donne pour caractères d'avoir des Polypes à huit tentacules penniformes ù la bouche, communiquant entre eux en plus ou moins

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