‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 22 sur 116 · SCAPULAIRE BLANC · texte numérisé non relu

SCAPULAIRE BLANC

Corbeau solitaire. F. Corbeau noir.

Corbeau des tkrres-australes. Corcus auslralis, Latli. Plumage noir, irisé, avec les rémiges et les rectrices d'un brun noirâtre; les plumes de la gorge molles et peu serrées; bec très-épais â sa base et fort comprimé sur les côtés, noir, ainsique les pieds. Taille, dix-huit pouces. Océanique.

Corbeau a tète noire. F. Corbeau a scapulaire blanc.

Corbeau a tête rousse. Corcus ruficollis, Les*. Plumage noir; tète et cou d’un brun roussâtre; bec robuste, élevé; rectrices longues; tarses allongés. Taille, seize pouces. Nouvelle-Hollande.

Corbeau tigré. F. Corbeau a scapulaire blanc.

Corbeat triste. Corcus trislis , Less., Zool. de la Coq. pl. 24. Plumage d'un roux blanchâtre, un peu plus foncé sur les ailes et la queue; bec blanc; joues et narines nues; rcctriccs étagées, longues; tarses médiocres; doigt intermédiaire très-long, muni d'un ongle très-renSé. Taille, douze pouces. Nouvelle -Guinée. Cette espèce est encore, pour Lcsson, le type d’un sousgenre particulier.

Corbeau Vautourin. F. Corbeau Corbiveac.

Corbeau vulgaire. F. Corbeau Corbine.

Un a étendu le nom de Corbeau à plusieurs Oiseaux de genres et d’ordres très-différents. Ainsi on a appelé :

Corbeau aquatique, Y Ibis .4calot.

Corbeau du Bengale, le brève Uracbyure.

Corbeau blanc, le Catbarte Papa.

Corbeau bleu, le Rollier vulgaire.

Corbeau chauve, le Pyrrbocorax et la Coracine.

Corbeau de Cornouailles, le Pyrrhocorax.

Corbeau cornu , le Calao de Malabar.

Corbeau du désert, le Pyrrbocorax.

Corbeau des Indes, le Calao des Moluques.

Corbeau a vasque noir, l’Ecbenilleur Kailora.

Corbeau de mer, le grand Cormoran.

Corbeau du Mexique, le Troupiale Yapou.

Corbeau de la Nouvelle-Guinée, l’Échenilleur à ventre rayé.

Corbeau nu, la Coraciue.

Corbeau de nuit, la Chouetle-Hulotle cl l'Engoulevent d’Europe.

Corbeau de Paradis, le Moiicherolle Tyran.

Corbeau Huinocêros, le Calao Rhinocéros.

CORBEAU DE MEIt. pois. L’un des synonymes vulgaires de Sciœna timbra , L. F. Sciéne.

CORBEAU DU NIL. pois. Même chose que Corbeau de mer.

CORBEÛWYN. bot. Syn. ancien de Bouleau nain.

CORBEGEAU, CORBIGEAU. ois. Synonyme vulgaire de Courlis d’Europe.

CORBEILLE. Corbis. moll. Ce genre, établi par Cuvier (Règn. Anim. T. il, p. 480), avec la Fenus fimbriata de Gmelin , a été adopté par presque tous les conchyliologues. En effet, il présente des caractères saillants, qui le font distinguer facilement. Megerle l’a proposé sous le nom de Fimbria ; Bruguière, dans les planches de l’Encyclopédie, l’avait placé parmi les Lucines, et Lamarck l’avait également admis ail nombre de celles-ci, lorsqu’il l’adopta dans son Histoire des Animaux sans vertèbres. (T. v, p. 556, 18 18). Il lui donne les caractères suivants : coquille transverse, équivalve, sans pli irrégulier au bord antérieur, ayant les crochets courbés en dedans et opposés; deux dents cardinales; deux dents latérales, dont une plus rapprochée de la charnière; impressions musculaires simples. Ce genre a évidemment des rapports avec les Tellincs par sa charnière; il n’en diffère que par le pli irrégulier, qu’elles ont toutes, et dont il est presque toujours dépourvu; il se rapproche également des Lucines par la charnière; mais il ne présente pas leur impression musculaire eu languelte. Il a d’autant plus de rapports avec les Tcllincs, que par une anomalie singulière on a observé un individu de la collection de feu Valenciennes, qui est actuellement dans la riche collection de Duclos, présentant un pli sinueux, semblable à celui des TeUiues. Ce genre est peu nombreux en espèces : une seule k l’étal frais ou vivant, et deux fossiles. Nous allons les faire connaître.

Corbeille revplêe. Corbis fimbriata , Cuv. (Règn. Anim. T. il, p. 480) et Lamk. (Anim. sans vert. T. v, p. 536). C’est la Fenus fimbriata de Linné, figurée dans l’Encyclopédie, pl. 280, fig. 3, a, b, c. Cette Coquille, qui vient de l’océan Indien, est ovale, transverse, gonflée, élégamment striée; les stries coupées perpendiculairement par des lames obtuses cl onduleuses, qui suivent la direction des bords ; ceux-ci sont obtus et crénelés. Elle est longue de deux pouces et large de deux et demi.

Corbeille Pétoncle. Corbis Pelunculus , Lamk. (Anim. sans vert. T. v, p. 537), Defrancc (Dict. des Sciences nal.). Celte belle et grande Coquille fossile, que l'on ne connaissait que des falaises de Valognes, a été également trouvée aux environs de Paris, à Parue et à Chaumont. Sa forme est presque orbiculaire, plus aplatie que l’espèce vivante, striée suivant la longueur, et lamelleuse suivant les bords. Les lames sont simples j dans toute leur longueur, excepté vers le bord anléj rieur de la Coquille, où elles sont crépues. Les bords ! sont crénelés et épais. Longueur, trois pouces trois lignes, sur trois pouces six lignes de large.

Corbeille lamelleuse. Corbis lamellosa, Lamk.; Lucina lamellosa (Ann. du Mus. T. xii, pl- 42, fig. 3, Encycl. pl. 286, fig. 2, a, b, c). Celle espèce, plus petite que les deux précédentes, présente également une forme elliptique. Elle est finement triée longitudinalement, et les tries sont coupées par des lames saillantes, quelque fois assez écartées entre elles, simples dans toute leur ; étendue, excepté vers le côté antérieur de la Coquille

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où elle» sont dentées. Cette espèce est généralement pins inéquilatérale que les deux précédentes, et ses bords crénelés sont moins épais. Aux environs de Paris. Longueur, deux pouces trois lignes de large et un pouce neuf lignes de long.

CORBEILLE. ns. Les entomologistes désignent, sous ce nom, la face externe de la jambe postérieure des abeilles ouvrières, qui est légèrement concave et bordée de longs poils , de manière à retenir la cire et le miel que ces Insectes vont butiner sur les fleurs, pour venir ensuite élaborer ces deux produits dans la ruche. V. Abeille.

CORBEILLE D*OR. bot. Synonyme vulgaire d 'Alyssum saxatile. y. Alysso*.

CORREL. ois. Synonyme ancien de Corbeau noir.

CORBI. rlpt. L'un des noms vulgaires du Crocodile du Nil.

CORB1CALAO. ois. Syn. de Philcdon cornu. Cette espèce forme le genre Tropidorynchus de Svvninson.

CORB1CHET. ois. Synonyme vulgaire de Courlis.

COKRICliOMA. bot. (Scopoli.) Synonyme d’Orygia. y. Talus.

CORBICRAYE. Corcorax. ois. Genre de l’ordre des Omnivores, auquel Lesson donne les caractères suivants : bec moyen, élevé, fort, fendu jusque sous les yeux ; comprimé sur les côtés ; mandibule supérieure voûtée, élevée; arrête arrondie; narines en partie cachées par les plumes avancées dfcfronl; branche de la mandibule inférieure écartée, distante; ailes allongées, pointues; queue longue , étagée , ample et arrondie; tarses longs, forts, largement scutellés; sculelles des doigts renflées. La seule espèce connue, le Corbicrave Australie*, Corcorax A unirait h ; Grave noir, Fregilus teucoptenis, Vig., est entièrement d'un noir profond. Il habite la Nouvelle-Hollande, et y vit très-retiré, dans les sombres forêts où abondent les plus grandes espèces d'Eucalyplus. dont le Corbicrave aime les jeunes bourgeons.

CORB1CULE. Corbicula. moll. Ce genre, proposé par Mcgerle, pour la Tèllina fluminalis de Gmelin, et d'autres espèces voisines, présente des caractères absolument semblables à ceux desCyrènes : effectivement, trois dents cardinales et deux dents latérales conviennent au genre de Megerle comme à celui de Lamarck. Le genre Cyrène étant plus généralement adopté, nous y renvoyons.

CORRIGEAI], ois. F. Corbegeat.

CORBILLARD, CORB1LLAT. ois. Noms vulgaires du jeune Corbeau.

CORRIN. ois. Synonyme ancien de Corbeau noir.

CORBINE. ois. Espèce du genre Corbeau.

CORRIS. ois. Synonyme vulgaire de la Corbine, Corvus corone, L. y. Corbeau.

CORBIS. moi.l. y. Corbeille.

• COR BIVEAU, ois. Espèce du genre Corbeau, Corpus albicollis , Lath., Levaill.. Oiseaux d’Afrique, pl. 50. y. Corbeau.

COROLLAIRE. Corbularia. bot. Genre établi par Salisbury dans l'Hexandrle Monogynie, famille des Amarv Ridées, aux dépens du genre Narcissus de Linné, dont il ne doit être considéré que comme une section.

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de même que les prétendus genres Ajax, Diomedcs, Queltia, Schizanthes , Ganymedes , Phylogyne et Ilermione. Les Corbulaires sont des Narcisses dont les étamines, ascendantes et courbées, ont leurs filets égaux et renfermés dans le périanthe; trois sont insérés sur le tube lui-même et trois à la base de ce tube; les segments du périanthe sont étroits, plus petits que la couronne qui est très-grande et lurbinée. On regarde cotniùc Corbulaires les A •arcissus tenuifolius , lobulotus , obesus, albicansel Bulbocodium. Ce sont des plantes indigènes des pays montueux de la péninsule espagnole, que l’on cultive dans les jardins, et qui sont remarquables par leurs feuilles filiformes et creusées en gouttières.

CORBl'LE. Corbula. moi l. Genre établi par Bruguière qui lui donne les caractères suivants : coquille régulière, inéqulvalve, inéquilatérale, point ou presque point bâillante. Une dent cardinale sur chaque valve, conique, courbée, ascendante, et à côté une fossette; point de dents latérales; ligament intérieur fixé dans les fossettes. Les Corbules sont généralement des Coquilles d’une taille fort médiocre : elles sont rares et recherchées à l'état vivant ; certaines espèces fourmillent, à l'état fossile, dans certaines localités du calcaire grossier désagrégé, des environs de Paris. Les espèces les plus remarquables sont :

Corbi lk Al str ale, Corbula Au stralis, Lamk. (An. sans vert. T. v, p. 495 , n® 1). Cette espèce, une des plus grandes du genre, est ovale, très-inéquilalérale , un peu bâillante latéralement; son bord antérieur est allongé, subrostré, anguleux; elle est blanchâtre; les crochets sont peu proéminents. Une de ses variétés est plus petite et plus comprimée antérieurement. Elle a un pouce quatre lignes de largeur, et se trouve notamment à la Nouvelle-Ilollande, au port du roi Georges.

Corbule sillonnée, Corbula sulcata , Laink. (Syst. des Anim. sans vert., p. 107, et llisl. des Anim. sans vert. T. v, p. 495, n° 2), figurée dans l'Encyclopédie, pl. 250, fig, 1 , a, b, c. Celle-ci présente de gros sillons à l'extérieur : elle est épaisse, bombée, ovalaire, subrayonnéc, subinéquilatérale; ses crochets sont proéminents, d’un rouge pourpré; le reste de la Coquille est brunâtre ou verdâtre. Elle n'a que neuf à dix lignes de largeur. C’est avec doute qu’on l’indique de l’océan Indien.

Parmi les espèces fossiles, on peut citer :

La Corbule gauloise, Corbula gallicat Lamk. (Ann. du Mus. T. vin, p. 4 GO), figurée dans les Vélins, n° 40, fig. 3 , et probablement que c’est elle que l’on a voulu représenter dans l’Encyclopédie, pl. 250, fig. 5, a. B, c. Cette espèce est sans contredit la plus grande du genre. 11 y a des individus qui ont jusqu'à un pouce neuf lignes de large. C’est à tort que Lamarck (Anim. sans vert. T. v, p. 497, n° 1 1 ) a établi l’espèce qu’il a nommée Corbule à petites côtes ; ce n’est réellement, comme il l’avait d’abord dit dans les Annales ( loc . c*ï.), que la petite valve de la Corbule gauloise. Comme il est rare de rencontrer encore réunies les valves d’un même individu de celle espèce, il n’est pas étonnant qu’on eu ail fait deux espèces; mais comme Desbaics a eu occasion , dans ses recherches aux environs de Paris , d’en

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recueillir huit ou dix Individus parfaits, il lui a été facile de rectifier cette erreur. Cette Coquille est ovale, transverse, ventrue; ses crochets sont très-proéminent*; la plus grande valve est lisse, tandis que l’autre présente ordinairement de petites côtes irrégulières, peu saillantes; elle est peu ou point bâillante; les dents cardinales sont remarquables par leur saillie. On trouve fréquemment celte Coquille ù Grignon, à Parne, à la Chapelle près Senlis, etc.

Corel le a gros si lloxs . Corbula exarata, Desh. Cette Corbule très-belle et très-rare, que Deshaies a trouvée à l’état fossile, à Saint-Félix près Beauvais, dans les calcaires grossiers, est remarquable par sa taille autant que par les gros sillons (ransverses, réguliers, qui se remarquent sur la valve inférieure , tandis que la supérieure est lisse, ovale, transverse, inéquilalérale; la valve inférieure est très-grande, bombée, à crochet très-saillant, très-inéquivalve; la valve supérieure subtriangulaire, lisse, ou présentant de petites côtes longitudinales, inégales, semblables à celles qui ont été indiquées sur In valve supérieure de Sa Corbule gauloise, à crochet peu saillant; elle est généralement très-aplalie, et Deshaies l'aurait regardée comme appartenant à une espèce distincte, s'il n'en avait trouvé lui-méine un individu complet, qui ne lui a plus laissé le moindre doute. La valve intérieure est longue d'un pouce trois lignes, large d’un pouce cl demi. La valve supérieure est longue seulement de onze lignes, et large d'un pouce deux lignes. ■

CORBILËES. moi.l. Lainarck, en établissant celte famille, a rempli une indication très-juste. Kn effet, les Corbulées ne peuvent se rapporter ù aucune famille déjà établie. Leur ligament intérieur les rapproche sans contredit des Mactracées, mais l'inégalité constante des valves les éloigne de tout ce qui les avoisine. La régularité de In Coquille les place d'ailleurs fort loin des Camacées , et plus loin encore des Ostracécs ou des Pectinidcs. Cette famille, qui n'a d'autres caractères généraux que la coquille inéquivalve, le ligament intérieur, fait partie des Conchifères téuuipèdes. Elle se compose seulement des genres Corbule et Pandore.

CORCAT. bot. Syn. ancien de Lichen tartarœus t L.

CORCELET. ixs. A'. Corselet.

CORCUORON, CORCHORUS. bot. F. CorAtr ou Curette.

CORCOITA. bot. Synonyme vulgaire de Courge.

CORCOLEN. bot. Synonyme vulgaire d’Azara.

CORCÜRAX. ois. Synonyme latin de Corbicrave.

CORCURUS, CORCORUS. bot. Synonyme de Corchorus. F. Cobète ou Curette.

CORCULK. Corculutn. bot. F. Exbrtot.

CORCURBORCUIS. bot. F. Corymborcbis.

CORDA, bot. F. Chorda.

CORDA ANGUINA, CORDA MARINA, fccin*. Noms que Pou donne quelquefois A des Oursins fossiles.

CORDE, rois. F. Lamproie.

COKDE A VIOLON, bot. F. Achtry.

COUDÉ. Cordât us. Oui a la forme d’un cœur tel qu’on le figure vulgairement sur les caries à jouer.

CORDE ou COKDIFORME. Cordât us. bot. C’est-à-dire ayant lu figure d'un cœur. Ccl adjectif s'emploie pour

désigner les corps plans, dont la figure approche plus ou moins de celle d'un cœur de carte à jouer. Kn général, la plupart des naturalistes confondent ensemble les expressions destinées à représenter la figure des corps et celles qui s’appliquent à leur forme. 11 y a cependant une très-grande différence entre elles. Les expressions figurnires ne peuvent s'employer que pour les corps plans; les expressions forma ires au contraire ne conviennent qu’aux corps munis des trois dimensions , la largeur, la longueur et l'épaisseur. Aiusi les mots Ovale, Cordé. Elliptique, etc., étant des expressions flguraires signifiant qui a la figure ovale, celle d'un cœur ou d'une ellipse, ne peuvent être employés que pour des corps plans, tels que les feuilles, les pétales, etc., tandis que les mots Ovoïde, Cordiforme, Ellipsoïde, étant des expressions formaires signifiant qui a la forme d'un œuf. d'un cœur ou d'une ellipse, ne peuvent s'appliquer qu'à des corps munis des trois dimensions. tels que des fruits, des bourgeons, des bulbes, des tubercules, etc. C’est donc à tort que l’on voit la plupart des naturalistes négliger ces différences et dire des feuilles oroides, des fruits orales. Nous croyons avoir suffisamment fait sentir l’impropriété de ces expressions.

CORDELIÈRE, noll. On a donné ce nom à des Coquilles qui sur un fond blanc présentent des séries de nœuds ou d'aspérités bleuâtres ou brunes, les comparant ainsi à la cÿdc qui servait à ceindre les Cordeliers.

CORDELIÈRES, bot. Nom vulgaire de diverses Ainaratilhes A longues panictiles, cultivées dans les jardins.

COR DE MER. MOLL. S. vulg. de Murex olearium , L.

CORDERA, bot. F. Kordera.

CORDIA. but. Synonyme de Séheslier. F . ce mot.

CORD1EKIK. Confiera, bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Richard, pour une plante observée à la Guiauc par le professeur Richard et qui fait partie de son herbier. Caractères : fleurs uniscptuelles sur des rameaux différents ; les mâles ont le calice cupuliforme, solide, avec le bord entier ; la corolle hypocralérimorphe, avec le tube long, sensiblement alterne vers le bout et un peu courbé, coriace, luisant, imitant la corne; le limbe est plan, étoilé, divisé en quatre ou cinq lobes ohlongs, aigus; l’orifice est nu et très-étroit; les étamines, au nombre de quatre ou cinq, sont incluses et insérées vers le milieu du lube, avec des anthères sessilcs et linéaires; on n’aperçoit qu'un vestige de style. Les Heurs femelles ont le calice presque globuleux , adné à l’ovaire, avec le bord entier; la corolle est dressée, moins atténuée mi sommet que celle des Heurs mâles, avec son limbe divisé en quatre ou cinq parties; les étamines sont petites et avortées ; le disque est déprimé au centre; il y a quatre ou cinq stigmates subulés ; le fruit consiste en une baie globuloso* déprimée, ombiliquée, charnue, à quatre ou huit loges monospermes; les graines sont noires et lisses, l'albumeJi charnu, avec le bile parallèle à l’embryon, la radicule arrondie, les cotylédons presque cordiformes, de la longueur de la radicule. La Corüierir a trois fleirs. Cor (livra trifiora, est un arbrisseau touffu, de quatre ou cinq pieds de haut, à feuilles opposées, elliptiques, a ruminées, glabres, â stipules très-aiguts, soudées entre

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elles par leur base. îi fleur* blanches et terminales : les male* disposées (roi* par trois, sessilcs, enveloppées de quatre bractées squaminiformes; les femelles solitaires, accompagnées de quatre bractées simples.

CORDIÉRITE. «lîf. F. DiciiroÏte.

CORDIFORME. Cordiftinnis. Même chose que Cordé.

CORDILIA. BOT. F. CORDYLIE.

CORD1NANE. Cortlimanwt. crcst. Qui a les serres ou mains en forme de cœur.

COR DISTE. Cordiales, ns. Genre de Coléoptères pentamères. de la famille des Carnassiers, tribu des Ca rabiques. établi par Latreille aux dépens des Odacanthes de Fah. On en connaît bien deux espèces désignées sous les noms de Cordiales maculatua et acuminatus; la première est nouvelle, et la seconde a élé décrite par Olivier. L’une et l’autre sont originaires de Cayenne. Ce genre se distingue de ions eeux de la même famille par la forme singulière des tarses, dont les trois premiers articles son! trè3 élargis et triangulaires; le quatrième est hilobé, garni en dessous de poils serrés; le premier article des antennes est long, droit et un peu en massue, le second fort court, tous les autres minces et très-longs; les palpes sont terminées par un article ovalaire et presque pointu.

CORDON BLEU. ois. Espèces des genres Cotinga et Gros-Bec.

CORDON BLEU. ROtL. Nom vulg. d’une Amputlaire.

CORDON BLEU. ns. Noin vulgaire de la Noctuelle du frêne, Aoclua fraxini , Lin.; Lichenée bleue, engrainelle.

CORDON DE CARDINAL, bot. Synonyme vulgaire de Polygonum orientale, L. C. Renouêk.

CORDONNIER, ois. Nom vulgaire du Goéland brun, Larus Calarrhactes , L. F. Mauve.

CORDON NOIR. ois. Espèce du genre Sylvie.

CORDON OMBILICAL, zool. et bot. F. Foetus, Fruit et Géxêratiox.

CORDONS PISTILLAIRES. Chordœ pistillares. bot. Outre les vaisseaux destinés à porter In nourriture aux jeunes ovules renfermés dans l’intérieur de l’ovaire, on en rencontre d’autres dans les parois de cet organe, auxquels parait être confié le soin de transmettre aux jeunes embryons l'action vitale , au moment où la fécondation s’opère. C’est à ces vaisseaux généralement disposés par faisceaux simples ou ramifiés, que l’on a donné le nom de Cordons pislillaires. En général, ils s'accolent avec les vaisseaux nourriciers du péricarpe et constituent les nervules, de Mirbel. Ils s’étendent depuis les ovules, auxquels ils parviennent en traversant le trophosporme, jusqu'au stigmate où ils se changent insensiblement en un tissu cellulaire plus ou moins fin et délicat. Leur nombre est en général rigoureusement déterminé, et correspond exactement ail nombre des trophospermes ou de leurs divisions, F. Pistil.

CORDUBA oü COR RU DA. bot. Synonyme vulgaire A* Asparagus aculifolius.

CORDYLA. bot. Blume a donné ce nom à un genre d’Orcbidées dont les deux espèces connues sont originaires de Java. Caractères : périanlhd composé de cinq sépales connivenls : les extérieurs carénés, les autres d'une moindre étendue; labelle sans éperon, dressé,

avec le limbe presque lobé; gynostèmo épais, profondément impressionné à l’extrémité où l'anthère est reçue dans une cavité; anthère charnue, biloculaire, attachée au gynostème par une dent dorsale ; deux masses pollinaires presque hilohées , granuleuses . supportées par les bonis des stigmates. Les Cordyla concolor et discolor sont des plantes terrestres , acaulcs, dont les feuilles sont pétiolées, cordées, nerveuses, les fleurs pédicellées, réunies en épi.

CORDYLE. Cordylus. rf.pt. Genre de la famille des Scinqucs, dont les caractères essentiels consistent dans un corps couvert d'écailles solides, osseuses, lisses, polymérées; une langue large, épaisse, papilleuse, plus ou moins écliancrée, non cxscrtile, ni pourvue de gaine à sa hase; un sillon latéral ; des écailles carénées, épineuses et verticillées sur le dos; quatre pieds. La tête est couverte de plaques cl présente un bouclier osseux, continu. Le cap de Bonne-Espérance produit plusieurs espèces de ce genre, qui ont été longtemps confondues sous le nom de Lacerta Cordylus, donné par Linné à l'une d'elles. Ce* Sauriens, si bien cuirassés, un peu plus grands que notre Lézard vert commun, se nourrissent d'insectes; on remarque surtout les Cordylus griseus, niger, dorsalis, microlepidotus , etc.

CORDYLE. Cordyla. ixs. Genre de Diptères, famille des Némocères, fondé par Neigea. Les antennes sont courtes, grosses, en forme de fuseau et per foliées comme dans les Bibions. Mais elles sont composées de douze articles, et la tête ne présente pas d’yeux lisses, ce qui est un caractère distinctif. La forme générale du corps et les pieds épineux rapprochent les Cordvles des My cétophiles. Meigen en décrit deux espèces : il désigne la première sous le nom de Cordyla fusca , et figure la tête et une des ailes; la seconde espèce porte le nom de Cordyla c rassi cor ni s ; elle est représentée en entier, tab. 10, fig. 1.

CORDYLIE. Cordylia. bot. Genre fondé par Loureiro (Fl. Cochin.) pour un arbre africain de la Monadclphie Polyandrie, L., mais qui n’a pas encore été rapporté à l’une des familles naturelles. Caractères : calice campanulé. à quatre découpures; corolle nulle; étamines nombreuses et inonadelphes; ovaire libre, surmonté d’un style; baie pédicellée, uniloculaire et polysperme. Le Cordylia A f ricana est élevé, avec les brandies Irèsétalécs, garnies de feuilles alternes et ailées, ù folioles glabres, petites et obeordées. Les fleurs nombreuses sont supportées par des pédoncules solitaires, latéraux et ordinairement axillaires.

CORDYL1NE. Cordyline. bot. Genre établi par Comraerson, faisant partie de la famille des Asparaginées et de l'Hexandric Monogvnie. Caractères : calice campanulé, caduc, à six divisions égales; les six étamines insérées à la base de ces divisions ont leurs filets subulés, glabres, non dilatés dans leur partie moyenne, comme sont les Dracœna, ni à leur partie , supérieure, comme sont les DianeUa. Les anthères j sont bifides à leur base ; l’ovaire est à trois loges poly- ! spermes, surmonté par un style que termine un stigmate trilobé. Le fruit est une baie globuleuse, généralement à trois loges contenant plusieurs graiues, très-rarement une seule par l’avorlement des autres. Ce genre ne se

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compose encore que de trois espèces qui ont quelque ressemblance avec certains Palmiers. Elles sont vivaces et sous-frutescentes; leurs feuilles sont très-allongées, entières, striées longitudinalement ; leurs fleurs constituent des panicules rameuses ; elles sont en général articulées avec le pédicelle qui les supporte. De ces trois espèces, l’une a été mentionnée par Gommerson sous le nom de Cordyline hemichrysa. Thunberg l’avait placée dans le genre Drocœna, et Lamarck parmi les Dianella. Elle croit au Cap et aux lies de France et de Bourbon. La seconde est le Cordyline cannœfolia de Brown, qui croit à la Nouvelle-Hollande; enfin la troisième a été décrite par Kunth sous le noin de Cordyline parriflora. Elle est originaire du Mexique.

CORDYLOCARPE. Cordylocarpuë. bot. Dcsfonlaines est railleur de ce genre «pii fait partie de la famille des Crucifères et de la Tétradynainie siliqueuse. Caractères : quatre sépales dressés et égaux; pétales onguiculés à leur base, avec leur limbe entier; filets des étamines dépourvus de dents; siliques cylindriques, un peu toruleuses , indéhiscentes , renflées dans leur partie supérieure enuu appendice globuleux, monosperme, hérissé de pointes, et surmonté par le style qui est persistant; gra ines au nombre de trois à quatre danschaquesilique, ellipsoïdes et comprimées. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, Cordylocarpuë muricatus . Desf., FI. AU. 2, p. 79, t. 152. C’est une plante annuelle, dont la tige est dressée, rameuse, glabre ou légèrement poilue, portant à sa base des feuilles lyrées, et dans sa partie supérieure des feuilles lancéolées; les Heurs sont jaunes, et forment des épis allongés. Desfontaincs a trouvé cette plante sur la lisière des champs, dans le royaume d’Alger. Ce genre, voisin de VErucariof s’en distingue surtout par la structure de la silique.

CORDYLOxMÈRE. Cordylonivra. 1RS. Coléoptères létra mères. Quelques insectes de la famille des Longicornes,dont un placé par Fabricius, dans son genre Cerambix, avaient toujours fait penser aux entomologistes qu'ils devaient être réunis sous un nom générique particulier; en effet la masse des caractères que nous allons rapporter, suffit parfaitement pour justifier la séparation : les quatre palpes égales, avec l’article terminal ovale-cylindrique; antennes de onze articles , dont le troisième et les quatre suivants munis d’une épine à leur extrémité extérieure; ceux de six à onze, dentés intérieurement, le terminal ayant une petite dent avant son extrémité; corselet cylindrique, inégal en dessus, ayant de chaque côté un tubercule mousse; élytres presque parallèles, terminées par une épine médiane, distincte; écusson triangulaire, un peu allongé et pointu postérieurement; corps glabre et lisse. Le Ceranibix spinicorni», Fab.,et I c Stenccorus nitidipennis , l)cj., sont les espèces connues de ce genre; elles appartiennent au Sénégal.

COKE. irs. y. Corée.

CORÉE. Coreus. iss. Genre d’Hémiptères hétéroptères, établi par Fabricius, aux dépens du grand genre Cimex de Linné. Caractères : antennes droites, toujours découvertes, de quatre articles, dont le dernier, plus cqprt que le précédent, est renflé ou en massue; elles sont insérées au bord supérieur du museau, au-dessus d’une

ligne idéale, tirée des yeux à l’origine du labre ; bec courbé, presque parallèle au corps, de quatre articles un peu différents en longueur; tarse à trois articles, dont le premier et le dernier longs. Ces Insectes ont en général la tête trigone, sans cou apparent, enfoncée dans le prothorax, supportant des yeux proéminents, mais petits. Le prothorax est étroit antérieurement et large à la partie postérieure. L'écusson est triangulaire et très-apparent. I.es élytres égalent l'abdomen en longueur; elles sont coriaces, avec l'extrémité membraneuse. Les pattes sont longues et grêles. L'abdomen est déprimé sur sa face inférieure et relevé sur les côtés. Les Corées ont de très-grands rapports avec les Alydes qu’on pourrait à la rigueur leur associer. En effet, ce dernier genre, fondé par Fabricius . n’en diffère guère que par la forme du dernier article des antennes , qui est allongé, presque cylindrique et de la longueur du précédent. Il partage ce caractère et ressemble d’ailleurs beaucoup aux l.ygées, et surtout aux Gerris qui sont des Alydes très-allongés. Les Corées se rencontrent, pendant l'été, sur plusieurs plantes, lis en pompent le suc au moyen de leur bec, cl se nourrissent aussi, dans leurs différents étals, de toutes sortes d’insectes. Les femelles pondent une grande quantité d’œufs qu'elles collent sur les feuilles, à côté les uns des autres. Ce genre est assez nombreux en espèces européennes.

Le Corée bordé, Coreus marginatus, ou le Cimex marginatus , L., décrit par Geoffroy sous le nom de Punaise à oreilles, peut être considéré comme le type du genre. Il a été figuré par Wolff. Icon. Cimic. fasc. i, p. 20, t. 5, fig. 20. Cette espèce répand une forte odeur de Pomme. On la trouve en Europe.

Le Corée Porc-Épic, CoreKs Uystrix, Lat. Cet Insecte, bizarre par sa forme, se trouve assez communément dans le midi delà France. Sparmann a recueilli ail Cap, une espèce voisine de celle-ci, cl qui est le Coreus paradoxus de Fabricius.

CORÉGONE. Coregonus. pois. Artedi, le premier, a donné ce nom à un genre de Poissons abdominaux, voisins des Saumons et des Truites, lesquels ont la pupille des yeux anguleuse, comme leur nom, tiré du grec, semble l’indiquer (xip j. pupilla, et y uvia, angulus). Le genre des Corégones appartient à la famille des Dcrmoptères. et présente les caractères suivants : bouche très-peu fendue, à l’extrémité du museau, et sans barbillons; dents à peine visibles, manquant même quelquefois au palais, à la langue et à la mâchoire inférieure; écailles grandes; ventre arrondi; membrane des branchies à sept ou huit rayons. L’estomac de ces Poissons est un sac très-épais, suivi de fort nombreux cæcums; leur vessie natatoire s’étend d’un bout de rabdoinen à l'autre, cl communique, dans le haut, avec l'œsophage; leur chair est en général extrêmement estimée. Us habitent les rivières et les lacs; on en trouve dans les ruisseaux les plus élevés des montagnes.

On distinguera facilement les Corégones des Osvères et des Saubors, parce que ceux-ci ont les dents longues cl fort apparentes; des Cbaracirs, Arostobes. Serrvsalies, etc., qtfi n'ont que quatre rayons aux branchies. On en connaît un assez grand nombre d’espèces; les plus remarquables sont:

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Cor£goxrOrdrk d'Auvergne. Coregon us thym a /lu s, Lacép.; Solnto thy malins, Linn.; 6v,«otA>o«, Ælian., lih. 14, c. 22. 851 ; Bloch, 24. Première nageoire

dorsale très-haute el très-longue ; nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure avancée; ligne latérale droite ; des points noirs sur la télé; corps brunâtre rayé en long de noirâtre ; dos d’un vert noirâtre ; ventre d’un gris blanc; quelques nageoires rougeâtres. Ce Poisson a une rangée de petites dents sur les deux mâchoires, et quelques-unes éparses sur le devant du palais et près de l’œsophage. La langue est unie; le corps allongé; le dos arrondi ; le ventre grossies écailles sont dures et épaisses; la membrane de la première nageoire dorsale est d'un beau violet, rayée et tachetée de brun ; ses rayons et sa base sont verdâtres. Les membranes de l'estomac sont presque cartilagineuses ; le foie est jaune et transparent.

L’Ombre. d'Auvergne croit fort vite; il parvient à la taille de dix-huit pouces, et pèse quelquefois plus de quatre livres. En automne, il descend ordinairement • dans les grands fleuves , et gagne la mer, d'où il remonte vers le milieu du printemps. C’est alors qu'on le pèche dans les ruisseaux el les petites rivières, dans lesquelles il cherche à venir frayer. Sa chair est blanche, ferme et d’une saveur fort agréable, spécialement dans les temps froids : en automne, elle est plu&gra.-'sc que dans toute autre saison. Ce Poisson n’est pas commun ; les Oiseaux de proie en détruisent beaucoup. 11 meurt presque aussitôt après qu’on l’a tiré de l'eau, et même lorsqu'il est dans une eau tranquille. Il habile plusieurs rivières d’Italie et de France. On le trouve dans celles qui descendent des Alpes, des Apennins, des montagnes de l’Auvergne, et dont les eaux sont pures et limpides. On en rencontre dans quelques lacs, et en particulier dans le Léman, vers les lieux où l’eau coule sur un fond de cailloux ou de sable. 11 est connu en Sibérie.

On pêche ce Poisson â la ligne avec des vers ou une mouche artificielle. Quelquefois même, au rapport de Cessner, il suffit d’armer l'hameçon avec des plumes d'Oiscau, el en particulier de Pintades. En Bavière, il est défendu par les lois de retenir les Thymalles qui ont moins de trois doigts de longueur.

On a cru pendant longtemps que la graisse recueillie dans les intestins du Thymalle avait des vertus médicinales prononcées. Elle a passé comme un remède contre les brûlures récentes cl contre les taches que laissent les pustules de la variole. Du temps de Gessner, les pécheurs du lac Léman regardaient son sang comme un médicament utile contre la surdité; el les pharmacienssuisses conservaient, dans leurs officines, sa graisse et quelques-uns de ses organes.

CorEgone Lavaret. Coregonus La rare! us, Lacép. ;

S 'al tno Lava retus, Linn. ; Bloch, 25. Nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure prolongée en forme de trompe; un appendice auprès de chaque catope; écailles échancrées; pas de dents aux mâchoires. La lèteest petite et demi-transparente jusqu'aux yeux; la mâchoire inférieure courte; la langue blanche, cartilagineuse, un peu rude; la ligne latérale presque droite el marquée de petits points bruns; la teinte gêné-

| raie bleuâtre ; le dos d’un bleu mêlé de gris; les oper- [ cules el les joues sont jaunâtres; le ventre est argentin, j avec des reflets jaunes.

On trouve le Lavaret, dont le nom parait dérivé de I l'extrême propreté de son corps, dans l'Océan atlantique : septentrional, dans la Baltique, dans le lac de Genève.

! où il porte le nom de Ferrât. 11 se tient souvent plongé j dans les endroits les plus profonds, el it abandonne la i haute mer, au moment où les Harengs commencent à j frayer, et cela pour manger leur frai. Lorsque lui-même doit frayer, il se rapproche des rivages, ce qui arrive ordinairement à la fin de l'été ou en automne; on lui I voit fréquenter alors les embouchures des fleuves dont | les eaux coulent avec le plus de rapidité. La femelle,

! suivie du mâle, frotte son ventre contre les cailloux, pour abandonner plus facilement ses œufs.

Quand les Poissons de celte espèce remontent les fleuves, ils t’avancent en troupe , sur deux rangs réunis â angle aigu, et précédés d’un individu plus fort ou plus hardi. Si les vents bouleversent la surface de l’eau, ils s’enfoncent et demeurent cachés jusqu'à la fin de la tempête : on prétend même qu’ils pressentent celle-ci longtemps avant qu’elle éclate. Après la ponte el la fécondation des œufs, ils retournent à la mer, accompagnés par les jeunes individus qui ont atteint la taille de trois à quatre pouces. Ils marchent alors sans ordre. On assure qu'ils pressent leur retour lorsque les grands froids doivent arriver de bonne heure, et qu’ils le diffèrent si l'hiver doit être retardé. Ils meurent presque aussitôt qu’on les a retirés de l’eau ; on peut cependant, avec des précautions, les transporter et les élever dans des étangs profonds, à fond de sable. C'est ce qui a lieu en Prusse, pays où ces Poissons sont fort abondants.

Les Lavarels se nourrissent d'insectes. Odier, médecin de Genève, a trouvé, dans le canal intestinal d'un individu qu'il a disséqué, un grand nombre de larves de Libellules, mêlées avec une substance grise. Us mu) liplient peu, parce que beaucoup de Poissons et euxmèmes dévorent leurs œufs. Les Squales leur font aussi une chasse très-active. On pêche les Lavarets avec de grands filets ou bien au harpon. Leur chair est blanche et d'une saveur fort agréable. Dans les lieux où la pêche en est abondante, on les fume et on les sale.

Us varient un peu suivant les lieux où on les observe. Dans le lac de Genève, entre Holle el Morgcs, on les nomme Gratans, Gracanclies ou Grarranc/ies . Là, ils ont le museau plus pointu, la chair moins délicate, et ordinairement les dimensions plus petites. Pendant onze mois de l'année, ils se tiennent constamment dans les fonds, c'est-à-dire, à la profondeur de cent cinquante à deux cents brasses ; el ce n’est que vers la fin de l’automne qu'on peut les prendre, à l’aide d'un filet et d’une lanterne pour la nuit. Dans le lac de Neufchàtel, il existe des Lavarels qu’on nomme Palèes et Bandelles. On en sale beaucoup, et on les envoie au loin comme les Sardines.

CoRfccoxE gras ue M ARÈNE. Coregonus Marœna , Lacép -\Sahno Marœna, Linn.; Bloch, 27. Nageoire caudale fourchue; point de dents; lèvre supérieure comme retroussée, à cause de deux tubercules des os maxillaires; mâchoire inférieure ovale, plus étroit? et

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plus courte que la supérieure; ligne latérale un pou courbée; yeux gros; écailles grandes, minces et brillantes ; point de taches, de bandes ni de raies; ne/, front et dos noirs ou bleuâtres; menton et ventre blancs; cotés argentins; nageoires bleues, bordées de noir, excepté l'adipeuse qui est noirâtre; des points blancs le long de la ligne latérale. Taille, d'un à trois pieds. Le canal intestinal est très-court, mais il y a près de cent cinquante appendices vers le pylore. Ce Poisson est celui que Rondelet et Delon onL désigné sous le nom de /.«r arett ce qui a pu amener de la confusion dans la Synonymie. On lc|»éclied<iiis les lacs du Bourget et d'Aigue- Delelle, en Savoie, et il ne se trouve point ailleurs, dit Rondelet (part. 11, p. 118, édit, franç.). Cependant il y en a dans le lac Maduit, et dans quelques autres lacs de la Poméranie ou de la Nouvelle-Marche de Brandebourg.

Les Marèncs recherchent les eaux profondes, dont le fond est de sable ou de glaise, hiles y vivent èn grandes troupes, et vienneul frayer, vers la fin de l'automne, dans les endroits herbeux et remplis de mousse. Elles ne commencent à se reproduire que vers l'âge de cinq ou six ans. Pendant l'hiver, on les pèche sous la glace avec des filets dont les mailles sont assez larges pour laisser échapper les iudividus trop petits. Elles meurent dès qu'elles sortent de l'eau. Néanmoins, au rapport de Bloch, M. de Marwitz de Zernickow est parvenu à en transporter de vivantes dans ses terres, â huit lieues du lac Maduit, et où elles se sont acclimatées. Leur chair est grasse, blanche, et d’une très-bonne saveur.

Co&loove M\kkm le. Coregonus Marœnula, Lacép.; Salmo Marœnula y L.; Cyprin us Marœnula , Wulff., Bloch, 28, 3. Point de dents; nageoire caudale fourchue; mâchoire inférieure recourbée, plus étroite et plus longue que la supérieure; ligne latérale droite; couleur générale argentée; dos bleuâtre; nageoire d’un gris blanc, ligne latérale à points noirs. Taille, un pied environ. Elle a les mêmes habitudes que la Marène. On la prend dans les lacs à fond de sable, du Dancinarck, de la Suède cl de l'Allemagne septentrionale. Dans certains lieux, on la fume après l'avoir arrosée de bière. Risso dit qu’on en pèche quelquefois à l'embouchure du Yar. Ses œufs sont plus petits que ceux de presque tous les autres Corégones. Ce poisson se nourrit de vers, d'insectes, et de petits mollusques, comme le précédent.

Coregoxe Ombre bleu ou BEsole. Coregonus U'arttnannit Lacép. ; Sulmo // artmanni, L. ; Bloch, 105. Nageoire caudale eu croissant; museau conique, tronqué; point de dents; mâchoires égales; ligue latérale droite; teinte générale bleue et sans taches; nageoires jaunes, bordées de bleu; une série de points noirs le i long de la ligne latérale; appendice assez long auprès ! de chaque catope. Taille, de dix-liuil pouces à deux pieds. Ce Poisson porte le nom d'un médecin de Sainl- Gall, qui Pa décrit avec beaucoup d'exactitude. On le trouve dans plusieurs lacs de la Suisse et surtout dans celui de Constance, où il est. pour les pécheurs du pays, j ce que les Harengs sont pour ceux du Nord. Pendant tout l'été, il part pour sa pèche de vingt à cinquante I bateaux , et on en prend , durant la saison , plusieurs I

raillions d'individus. On marine tous ceux qu'on ne mange pas frais, et on les envoie en France et en Allemagne.

Ce Poisson fraye vers le commencement de l’hiver; il se tient le plus souvent â une profondeur de cinquante brasses, et ne se rapproche de la surface, à vingt ou dix brasses, que lorsqu'il tombe une grande pluie, ou qu'il règne un orage. Quand le froid commence â se faire sentir, il se retire dans des profondeurs inaccessibles. Il se nourrit d'insectes, de vers, de débris de végétaux. Vers l'âge de trois ans, il a quelquefois une maladie qui lui donne une teinte rouge, ce qui empêche alors de le manger.

Cobegoxe üxymiixque. ÛMtÿONtM Oiyrhinchus , Lacép.; Salmo Oxyrhinchus, L. Point de dents; crâne transparent; mâchoire supérieure avancée, conique; écailles grandes; couleur généralement blanchâtre. De l'Océan atlantique septentrional. Cuvier pense que c’est la même espèce que le Corégonc Lacaret et le Houting des Hollandais et des Flamands.

CorEgoxe uiOI. Coregonus laïus , Lacép.; Salmo thymallus lut us, Linn. ; Bloch, 20. Nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure prolongée en forme de petite trompe; dos élevé, caréné en devant; ventre gros et arrondi ; nageoires courtes : la dorsale logée dans une concavité; écailles rondes: des raies longitudinales. Ce Poisson habite à peu près les mêmes lieux que le Lavarel. Il acquiert la pesanteur de six livres, ei quelquefois plus.

CoitcoxB PinscniAH. Coregonus Pidsrhian, Lacép.; Salmo Pidsrhian, Linn. Nageoire caudale fourchue; appendice triangulaire, aigu auprès des catopes, et plus long qu’eux; dos élevé cl arrondi en bosse; mâchoire supérieure avancée. Découvert par l'allas dans la iner du Nord, sur les côtes de Sibérie.

CoBtciOXE Scu OKI r . Coregonus Schokur, Lacép.; Salmo Schokur f Linn. Nageoire caudale fourchue; appendice court et obtus auprès de chaque catope; dos caréné en avant; deux tubercules sur le museau ; inâ-' rhoire supérieure avancée. De la Sibérie , où il a été découvert par l'allas. Pidschian et Schokur sont deux noms de pays.

CorEgoxi xez. Coregonus nasus , Lacép.; Salmo tiasus, L. ; Salmone chycalle, Bonnalerre. Nageoire caudale fourchue; télé grosse; mâchoire supérieure avancée, arrondie, convexe et bossue au-devant des yeux; appendices des catopes triangulaires et trèscourts; écailles grandes. De la Sibérie. Il atteint la taille de dix-huit pouces. Les Sainoièdes le nomment Chy colla, et les Russes. J'schar.

Lorégox e Yi MBA. Coregonus f'imba, Lacép.; Salmo Vitnba, L. Nageoire adipeuse un peu dentelée. Du lac de Wcner, en Suède, où on le nomme Ik'imba.

CorEgoxe Emigraxt. Coregonus migratorius , Lac.; Salmo migratorius , L. Mâchoires égales, sans dents ; museau un peu conique ; couleur générale argentée, sans taches ni raies; catopes et nageoire aualc d'un blanc rougeâtre. Ce Poisson habile le fameux lac Baï* kal, sur les frontières de la Chine et de la Sibérie. Il remonte dans les rivières qui s'y jettent, dans le temps du frai; il atteint la taille de dix-huit |>ouces; ses œufs

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sont jaune» et fort bons à manger; on en prépare du caviar, et on lire de l'huile de ses intestins.

Corégone Milles. Coregonus Mu Ile ri , Lacép. ; Salmo Mulleri, et Salmo Stroemii , Linn. Mâchoires sans dents : l'inférieure avancée ; nageoire caudale fourchue; ventre moucheté. On le trouve dans les mers du Nord, et dans les eaux du Danemarck.

Corégone automnal. Coregonus autumnalis, Lac.; Salmo autumnalis, Linn.; Salmone nesangchalle , Bonnat. ; Omal et Omul des Russes. Nageoire caudale fourchue; mâchoire inférieure avancée; pas de dents; couleur générale argentée. Taille, dix-huit pouces. Le Corégone automnal passe l'hiver dans l'Océan glacial arctique, d’où il remonte dans les fleuves après la fOnle des neiges. On en voit des individus dans le lac Balkal et dans d'autres lacs très-éloignés de la mer; mais ils les abandonnent en automne. Il perd trèspromptement la vie quand il est hors de l’eau ; sa chair est grasse.

Corégone Able. Coregonus Albula, Lacép.; Salmo Albula, L. Nageoire caudale fourchue; mâchoire sans dents: l'inférieure avancée; dos caréné en devant; écailles sans échancrures et poinlillées de brun ; dos d'un vert brunâtre; côtés argentins; des points noirâtres sur les nageoires. Taille, six â sept pouces. Ce Poisson abonde dans plusieurs lacs de la Suède. Il jette son frai au commencement de l’hiver. Le nom d 'Albula qu’il porte, a été souvent donné à d'autres Poissons des genres Saumon, Corégone et Cyprin. Voyez, à ce sujet, Cessner, de Aquatil. lit. A.

Corégone Peled. Coregonus Peled, Lepéchin, //., 3, p. 220, t. 12; Lacép.; Salmo Peled, L. Mâchoires sans dents : l’inférieure avancée; dos bleuâtre; tète parsemée de points bruns. Il atteint la taille de dix-buit pouces â deux pieds. Du nord de la Sibérie.

Corégone Leccichtbyde. Coregonus Leucichthys, Lac.; Salmo Leucichthys , Linné; Belaja tybysa des Russes. Nageoire caudale en croissant ; mâchoire supérieure très-large et plus courte que l’inférieure, qui est recourbée et tuberculeuse à son extrémité ; teinte générale argentée , avec des points noirs. Taille , trois à quatre pieds. De la mer Caspienne.

Corégone Oui re de rivière. Coregonus Umbra, Lacép. Nageoire caudale fourchue; tète petite; mâchoire supérieure avancée, et hérissée d'aspérités, ainsi que l’inférieure; corps et queue très-allongés et trèscomprimés; couleur générale dorée; dos d'un brun mêlé de vert; des raies longitudinales cl obscures de chaque côté; des raies dorées entre les catopes et les nageoires pectorales. Des rivières d’Allemagne et d'Angleterre.

Corégone rouge. Coregonus ruber, Lacép. Nageoire caudale fourchue; museau arrondi et aplati; mâchoire inférieure avancée; tout le corps d’un rouge vif, et fort allongé ; nageoire adipeuse recourbée en forme de massue. Des mers chaudes de l’Amérique, où il a été dessiné par Plumier.

Corégone ci i féoIde ou Hareng d'eau douce. Coregonus clupcoides, Lacép. Mâchoires égales, sans dents; deux orifices à chaque narine ; ligne latérale droite. Taille, de dix à quinze pouces. Ce Poisson parcourt, en

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