DICT. DES SCJENC.ES NAT
troupes nombreuses, le lac Lochlomoud, dans les montagnes de l'Écosse occidentale, et se pèche surtout â Iuchtonachon, une des lies de ce lac. Ses œufs sont d’un rouge orangé; sa chair est blanche, feuilletée et très-délicate. On le prend au filet, en été et en automne, dans les endroits où il y a le moins d'eau. C'est Noél, de Rouen, qui a eu occasion de l’observer, et qui en a communiqué la description â Lacépède.
COKELLIANA. bot. Variété de Châtaigne.
CORÉMIE. Coremia. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, établi par Serville qui le caractérise de la manière suivante : les quatre palpes courtes et égales , avec le dernier article plus large que le précédent et comprimé ; antennes glabres, mutiques. grossissant un peu vers l'extrémité, de la longueur du corps, et composées de onze articles; tète un peu prolongée en avant; corselet cylindrique, faiblement hituhcrculé, plus long que la (été, plus étroit que les élytres, allant un peu en se rétrécissant du milieu à sa partie antérieure; élytres linéaires, mutiques à leur extrémité; écusson petit, triangulaire; pattes inégales: les postérieures beaucoup plus longues; cuisses brusquement en massue; jambes cylindriques; tarses postérieurs d’une grandeur remarquable, moitié plus longs que la jambe; leur premier article plus grand que les trois autres réunis. La Saperde hirtipède d’Olivier, Ent. t. 4, n° 13, pl. 1, fig. 8, forme le type du genre nouveau; elle est de l’Amérique méridionale, de même que ses autres congénères.
COR É. MI ER. Corcmium. bot. Ce genre, établi par Link ( Berl . Mag. 1809, p. 19) dans la famille des Mucédinées, est voisin des genres Penicilium, Aspergillus, etc. Il est ainsi caractérisé : filaments fertiles, cloisonnés, entre-croisés en forme de capitule stipité ; capitule et stipe couverts de filaments en pinceau qui portent des sporidies simples, éparses. Ce genre a l'aspect des Stilbum et des Isa n'a , mais il est évidemment formé par des filaments simplement entre-croisés et non réunis en une seule masse. Link n’en décrit qu'une seule espèce, sous le nom de Coremium glaucum ; elle croit sur les fruits confits, qui se sont gâtés. Le Monilia Penicillus de Persoon appartient probablement à ce genre; il y en a ajouté deux autres : Coremium leucopus, et Corcinium citrinum; enfin un quatrième, Coremium candidium, est dû à Nées.
CORÈOCORE. Coreocoris. ins. Hémiptères; genre de la famille des Coréens, établi par D. Hahn, qui lui donne pour caractères : dernier article des antennes en fuseau et aussi mince que le précédent dont il a la longueur; abdomen ovale, élargi , dépassant les élytres sur les côtés. Ce genre, dans lequel paraissent avoir été reléguées un grand nombre d’espèces encore peu connues, représente conséquemment presque tous les points du globe.
CORËOPE. bot. y. CoRÉorsiDR.
CORÉOPSIDE. Coreopsis. bot. Genre de la famille des Synantliérées , ou Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie frustrante. Linné relira des genres Bidens et Coivna solis de Tournefort, quelques espèces dont il fit un nouveau genre qu’il nomma Coreopsis . Les auteurs ont ensuite ajouté à celui ci un grand nombre
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«le plantes dont quelques-unes doivent en être séparées. Ces additions étrangères ont fait varier les caractères génériques que Ton a pourtant Axés de la manière suivante : calathidc radiée; fleurons du disque tubuleux, nombreux et hermaphrodites ; ceux de la circonférence sur un seul rang, en languettes et neutres; involucre formé de plusieurs folioles disposées sur deux rangs : les extérieures foliacées et étalées , les intérieures appliquées et presque membraneuses; réceptacle plan et paléacé ; akènes comprimés, terminés par deux barbes persistantes, non crochues et nues selon Kunth, se confondant avec des rudiments de squattiellules barbcllulées d’après Cassini. Ce genre est composé de plantes herbacées ou quelquefois, mais rarement, frutescentes, à branches et à feuilles opposées, le plus souvent partagées en un grand nombre de segments filiformes , à fleurs terminales et ordinairement jaunes.
Quarante espèces, à peu près, ont été décrites soit sous le nom de Coreopsi s, soit sous d’autres noms génériques. Ainsi les Coreopsi s amplexicaulis , Coreopsis fœtida et Coreopsi s heterophylla de Cavanilles, ont été réunis par Persoon qui en a fait le genre Sitnsia. Le noinaété rejeté parce qu'il existe un autre genre Simsia fondé par R. Brown, et placé dans la famille des Pro- . téacées. Le Coreopsi s aiata , Pursh, et le Coreopsis procera, Ait., forment le genre Jctinomeris de Nultal. J Mœncb a voulu aussi séparer le Coreopsi s lanceolula , L. , sous le nom de Coreopsoides. La plupart des Coréopsides habitent les contrées boréales de l’Amérique; leur culture est assez facile en Europe, dans les jardins d'agrément , qu'elles conlinueut d'embellir quand le règne des autres fleurs a cessé. C’est eu effet au commcncement de l’automne que ces plantes fleurissent chez nous ; à cette époque, plusieurs espèces, et entre autres les Coreopsi s ferulœfolia, Jacq., Coreopsis tripteris, L., Coreopsis vcrticillata , L., et le Coreopsis tinctoria y récemment introduit, ont des corymhes élégants de fleurs dont les rayons, d’un jaune intense, contrastent élégamment avec le brun obscur de leur disque. Nous donnerons ici la description de quelques espèces choisies parmi les plus nouvelles.
Coréopside a couroxxe. Coreopsis coronata. Botan. magaz., t.3400. Celle espèce a été découverte en 1834, dans la province mexicaine du Texas, par le botaniste Drummond, qui en a fait parvenir des graines en Angleterre. C’est une jolie plante annuelle, destinée à soutenir l’éelat de nos parterres; ses tiges sont droites, cylindriques, flexibles, hautes de deux à (rois pieds, et médiocrement rameuses. Les feuilles inférieures sont deux ou trois fois ailées, pétiolées, à folioles oblongues, lancéolées. Les Calalhides sont radiées ; l'involucre intérieur est velu; les demi-fleurons, placés à la circonférence, sont étalés, profondément échancrés ou divisés en quatre lobes irréguliers, d’un beau jaune doré avec une bande fort irrégulière et pourprée un peu audessus de l'onglet , qui dessine une sorte de couronne au milieu de la calalhide, quand elle est bien ouverte ; les fleurons du disque sont plus nombreux, forts, petits, d’un jaune orangé avec le sommet pourpré, fertiles, renfermant dans la partie inférieure les organes de ta reproduction. Les étamines sont au nombre de cinq ,
réunies par leurs anthères. L’ovaire est surmonté d’un style cylindrique, qui sc divise au sommet en deux stigmates foliacés. L’akène est ohlong, ovale, comprimé, terminé par deux barbes persistantes.
CORÉOPSIDE A PECILI.ES TRÈS-REVUES. Coreopsis fiii -
folia, Botan. magaz., 3505. C’est encore à Drummond que l’on est redevable de cette Coréopside qu’il a observée dans les mêmes parages et à la même époque que la précédente. Elle est également annuelle, scs tiges sont droites, rameuses, striées et glabres ; les feuilles sont opposées, ailées ou doublement ailées à folioles linéari-filiformes, épaisses, canelées en dessus, longues de dix-huit à vingt lignes et d'un vert très-pâle. Les calalhides terminales sont portées sur un pédoncule cylindrique, grêle; le diamètre du capitule est d'un pouce et demi. L'involucre est presque globuleux , composé de six ou huit écailles imbriquées, avec un pareil nombre de segments linéaires-subulés et étalés. Les fleurons de la circonférence sont allongés, au nombre de huit ou neuf, ovales , irrégulièrement partagés en trois ou cinq lobes et d'un jaune doré vif. Les fleurons du disque sont petits, d'un rouge pourpré, glabres, tubuleux, avec des anthères saillantes et noirâtres.
Coréopside a six folioles. Coreopsis seni folia, Mich. Am. 2, 138. Celle Coréopside, originaire de la Caroline et de la Géorgie, où elle a été observée par Michaux, est une plante vivace ; ses liges sont hautes de trois pieds et même plus, cylindriques, striées, vertes, faiblemeut pubescentes , garnies de feuilles opposées, divisées en trois folioles chacune: ces folioles sont égales, entières, glabres ou très-légèrement pubescentes, longues de deux pouces, larges de trois lignes et d'un vert très-agréable. La calalhidecst radiée, avec les fleurons «lu disque tubuleux, verdâtres, nombreux et hermaphrodites; ceux de la circonférence, au nombre de huit, sont neutres, à languette large, ovale, Iridenlée au sommet, d'un jaune brillant, et disposés en un seul rang : l’involucre est formé de plusieurs folioles en double rangée : les extérieures foliacées, étalées et vertes, les intérieures dressées, appliquées, presque membraneuses et jaunâtres.
Coréopside a peuili.es variées. Coreopsis diversifolia, Bol. mag. , 3474. C’est Elliott qui a découvert cette Coréopside , dans le nord de l’Amérique ; mais , soit qu'il n’ait point porté dans son examen toute l'attention que demandait la plante , soit qu'il ail eu la ferme croyance qu'elle n'était qu'une variété de la Coréopxideauriculée, toujours est-il vrai qu'il ne l’a point produite aux yeux des botanistes, comme espèce distincte. Il était réservé à Drummond de nous en tracer les véritables carach’ires. La plante est annuelle; sa lige a un pied et demi environ de hauteur, et se divise en plusieurs branches dont le sommet porte une fleur ou plutôt une calalhide. Les feuilles sont pétiolées et très-sujettes à varier dans leurs formes; elles sont ou ternées ou ailées, et même quelquefois doublement ailées ; en général les folioles qui les composent, sont ovales, sessiles ou spathulées, avec l'intermédiaire constamment plus grande; leur couleur est le vert tirant sur le glauque , beaucoup plus intense à la face supérieure. Les calalhides sont portées chacune sur un pédoncule terminal ou axillaire, ordinairement glabre, mais «fuel-
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quefois pubérulent. L’involucre est assez petit, composé d'une double rangée de segments linéaires et faiblement acuminés. Les fleurons du disque sont tubuleux, courts, nombreux, hermaphrodites et d'un brun pourpré; ceux du rayon ou de la circonférence, au nombre de huit, sont disposés sur un seul rang, présentant chacun une languette, longue et large, découpée au sommet en quatre dents irrégulières, les deux intermédiaires étant plus rapprochées entre elles; ces languettes sont d’un beau jaune tirant sur l'orangé, avec une tache sanguine à la hase.
CORÉOPSIDÉF.S. Coreopsideœ. bot. Section formée par H. Cassini dans la tribu des Hélianthées, famille des Synanlhérées. Elle est caractérisée par un ovaire tétragone, comprimé antérieurement et postérieurement, de sorte que son plus grand diamètre est de droite à gauche. Cette section compreud les genres Bidens, Hcterospermuin , Glossocurdia, Cassini ; Coreopsis, Cosmos, Dahlia ou Georgina, Sylphium et Parthenium. Les yerbesina et les Spilauthus , que l'on regardait comme voisins des Bidens , tellement que Lamarck avait fondu en un seul ces deux derniers genres ( Bidens et Spilanthus), se trouvent maintenant distribués dans deux sections différentes, vu l'importance attachée, par Cassini, à la diversité de l’organisation de leurs fruits.
CORÉOPSOIDES. bot. Genre proposé par Mœnch pour le Coreopsis lanceolala , L., dont les akènes sont muriqués et un peu différents, quant à la forme, de ceux des autres Coreopsis. Sa dénomination est trop vicieuse pour qu’on ne lui en substituât pas une autre, si on se déterminait à adopter le genre; mais ce cas n’csl pas probable, attendu le peu de gravité des caractères.
CORÉOSME. Coreosma. bot. Genre de la famille des Grassulariées, établi aux dépens du genre Bibes, par Spacli qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites; tube du calice campanulé, renflé; le limbe plus court, divisé en cinq segments roulés, et imbriqués sur leurs bords, avant la floraison parfaite ; nectaire petit, adné au calice; pétales dressés ou réfléchis, spatulés, insérés à l’orifice du tube calicinal, un peu plus longsque lesélamines; celles-ci insérées sur la gorge du tube; anthères elliptiques, obtuses au sommet, échangées à la base; ovaire adné, quelquefois libre vers le sommet; style simple, quelquefois bi ou quadrifide; stigmates obtus; semences anguleuses. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses, et l'on peut en regarder comme type, le Bibes floridum de L’Héritier. Bibes recurvatum, Mich. Ce sont en général des arbrisseaux inermes, à feuilles rudes , parsemées, sur leurs deux faces, de glandules résineuses ou pubérules; les rameaux sont pendants, chargés d'une multitude de fleurs qu'accompagnent des bractées membraneuses; ces fleurs sont ordinairement blanchâtres, quelquefois jaunes.
CORÈTE ou CORETTE. Corchorus. bot. Genre de la famille des Tiliacées, Polyandrie Monogynie, fondé par Tournefort. Caractères : calice à cinq divisions profondes et caduques; cinq pétales; étamines en nombre indéfini, à anthères arrondies; un à trois stigmates portés par un style court, qui, quelquefois, n'existe pas; capsule allongée en forme de silique, h deux ou cinq loges poly spermes. Les Corètcs sont des plantes herba-
I cées ou rarement des arbrisseaux, qui habitent les climats chauds de l'Amérique et des Indes. Elles ont des feuilles simples, quelquefois munies, â la partie inférieure du limbe, de dents qui se prolongent en une barbe sétacée; les fleurs sont petites, jaunes et axillaires. Le nombre des espèces décrites n’est pas très-considérable; il ne s'élève qu'à une quinzaine. La Corètf. potagère, Corchorus olitorius, L. , pousse des tiges herbacées, peu rameuses, hautes de six à huit décimètres; ses feuilles sont glabres, alternes, pétiolées et lancéolées, à dentelures aigues; les inférieures prolongées en filets sétacés ; ses capsules sont un peu ventrues et fusiformes. Cette plante, qui habite les deux continents et particulièrement l'Amérique, est cultivée dans l'Inde et en Égypte comme plante alimentaire. Selon Olivier, les Égyptiens mangent ses feuilles avec plaisir, soit crues, soit bouillies, et assaisonnées avec de l'huile d’olive ; mais cet aliment est plus agréable que sain et nourrissant. Le Corchorus Japonicus de Thunberg, que l'on cultive assez communément en Europe dans les jardins d'agrément, n'est autre chose que le Bubus Japonicus, L-, suivant De Candolle quia vu cette plante dans l'herbier de Linné. Cet auteur en a constitué un nouveau genre sous le nom de Kerria.
CORÈTIIRE. Corel lira. ixs. Genre de Diptères, établi par Meigen, et rangé par LaUeille dans la famille des Némocères. Caractères : antennes filiformes, plumeuses et verlicillées dans les mâles, poilues dans les femelles, de quatorze articles pour la plupart ovoïdes : les deux derniers plus longs et plus grêles; palpes de quatre articles dont le premier très-court; ailes couchées horizontalement sur le corps; pattes antérieures longues, avancées et rapprochées de la (été. Les larves des Corèlhres sont aquatiques et très-abondantes dans les étangs.
Corètbre a axtenxes plumeuses. Corethra plumicornis, Meig. Desc. 1, f.22. Chironomus plumicornis , Fab. ; Corethra lateratis, Lat.; Tipula cristallina, Degéer, Réaumur ( Mém. sur les Ins. T. v, p. 40, l. g, fig. 4-15). Sa larve vit dans l'eau; elle est parfaitement transparente, droite, rouie, immobile par intervalles, et donnant des coups de queue lorsqu’elle veut changer de place. Du dessous de la tête part un grand crochet qui se porte en avant et se contourne en bas et en arrière. Ce crochet, qui parait simple, est composé de deux parties semblables, exactement appliquées l'une contre l'autre, mais qui peuvent s’écarter à la volonté de l'animal. C'est vers l'origine de ces deux crochets que la bouche est placée; à chaque côté de celle-ci est une mâchoire un peu aplatie et bordée d'épines. Auprès des crochets on voit, â droite et à gauche, une tache brune ; à quelque distance de la tête, on remarque en dessus, mais dans l'intérieur du corps, deux parties brunes, qui ont chacune la forme d’un rein; deux corps de même figure, plus petits et moins bruns, sc voient aussi dans l'intérieur, à peu de distance de l’extrémité postérieure. Celle-ci se termine par deux appendices droits et charnus. Au-dessous d'eux, et vers leur origine, est une nageoire verticale, placée dans le sens de la longueur du corps, d'une grande transparence et de forme ovale; du point où elle s'attache partent des lignes qui, comme
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des rnvons. se dirigent vers différent* endroits du contour de l'ovale. Vers le mois de juillet ou d'août, cette larve se transforme en nymphe. Celle-ci ressemble pour l'arrangement et la disposition des jambes à celles de plusieurs autres Tipules; mais elle a deux appendices qui s'élèvent au-dessus de la tôle. Grêles et aplaties à leur origine, ces sortes de cornes s'élargissent et se rétrécissent de nouveau pour finir en pointe assez aigue. La nymphe lient ordinairement leur extrémité au-dessus de la surface de l'eau, et on ne peut guère douter qu'elles ne soient des organes respiratoires. Kéamnur croit que ces parties, dont la surface examinée au microscope parait chagrinée, sont formées par les deux corps antérieurs en forme de rein qu'on aperçoit dans la larve. Quoi qu'il en soit, l'extrémité |K)sléricure des corps présente deux nageoires égales et semblables, foliacées, transparentes et parcourues par des rameaux trachéens. L'état de nymphe dure peu de temps, et on voit éclore l'insecte parfait au bout de dix ou douze jours.
CoRKTiiRECCLir.ipnnMR. Corethra culiciformi », Meig. Tipula cuticiformix, Drgéer ( Mém. Ins. T. vi, p. 572, t. 23, fig. 3-12). La larve ressemble assez à celle de la Coréthre à antennes plumeuses; elle a toujours une position horizontale, ce qui la distingue de celle des Cousins. Sa tète, grosse, arrondie, distincte du corps, n'otfre pas de crochets, mais simplement des barbillons. La nageoire caudale est remplacée par un assemblage de poils placés en rayons, et qui sert évidemment à la natation. Les organes qui ressemblaient à des reins se retrouvent également, mais iU affectent aux deux extrémités du corps une toute autre forme. Ils sont oblongs et paraissent être des réservoirs d’airs. La nymphe présente aussi deux corucs qu'elle fait sortir de l'eau afin de respirer.
Latreille pense qu’on doit rapporter au genre Corètlirc la Tipule crucifiée , Tipula crurifixa , représentée par Slabber dan* ses Observations microscopiques. Elle est, dit-il, très-voisine de ta Coréthre culici forme.
CORÉTUROGYNE. Corethrotjyne. bot. Le professeur De Candollc a établi ce genre dans la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdes, pour une plante qui a été rapportée de la Californie par Douglas, et qui lui a offert pour caractères génériques : capitules miilliflorcs à fleurs du rayon lignlécs, neutres et disposées sur un seul rang; celles du disque ont leur tube très-court, la gorge cylindrique, avec l’orifice découpé en cinq petites dent*: écaille* de l'involucre lancéolées-linéaires. presque égales et disposées sur deux ou trois rangs; réceptacle plan, chargé de paillettes linéaires, placées entre les fleurons; styles raineux. cxserles, linéaires à la base, glanduleux sur les bords, portant au sommet des soies roides, ou pénicilliformes; akène turbiné, couvert d’uu duvet serré; aigrette garnie de plusieurs rangées de soies rudes. Le CoretUrogync Californien est une plante herbacée, à tiges couvertes d’un duvet blanchâtre et mou, à feuilles alternes, aigues : les inférieures oblongucs- lancéolées, alternes à la base, dentées au sommet; les supérieures très-entières et linéaires; les capitules sont solitaires au sommet des rameaux ; les
fleurs du disque sont jaunes et celles du rayon purpurines.
CORKTT. pois. Synonyme de Scombre Albicor.
CORETTE. bot. T. Corête.
f.OREX. ois. Synonyme de Gros-Bec Serin.
COBF. ois. Synonyme vulgaire de Corbine.
CORF et CORFO. pois- Synon. de Sciœna timbra. F. SciExe.
CORGNO. bot. Nom vulg. des fruits du Cornouiller.
CORGOLOIN. itÊOL. On appelle ainsi vulgairement lin Marbre de Bourgogne; c’est un Calcaire oolithique, compacte, homogène, dur et susceptible de poli.
CORGDE. bot. r. COICNR.
CORIACE. Coriaceus. bot. Dur et tenace comme du cuir, comme un cartilage: on emploie celte épithète, principalement dans la qualification des feuilles.
CORIACES. Coriacea. ms. Famille de Diptères, établie par Latreille, et embrassant le grand genre Hippobosque de Linné, avec ses subdivisions.
CORUIRE. Coriaria. bot. Quoique la structure de ce genre soit parfaitement connue, on n’a pu néanmoins jusqu'à présent, le rapporter, avec certitude, à aucun des ordres naturels établis. Il se compose de quatre à cinq espèces : trois sont originaire* du Pérou, une de la Nouvelle-Zélande et une des contrées méridionales de l'Europe. Les fleurs sont généralement polygames, tantôt monoïques, tantôt dioïi{ties; leur calice est persistant, à cinq divisions égales et dressées; les étamines, au nombre de dix, saillantes et deux fois plus longues que le calice; leurs filets sont grêles et distincts; leurs anthères ovoïdes, allongées, introrses et à deux loges qui s'ouvrent par un sillon longitudinal; en face cl en dehors de chacune des étamines qui alternent avec les lobes du calice, on trouve une écaille dressée, épaisse, convexe en. dehors, recourbée sur les pistils, et à peu près de la même longueur que le calice, lesquelles ont été considérées par Linné et un grand nombre d'auteurs. comme une corolle formée de cinq pétales; les pistils sont ail nombre de cinq, réunis sur un réceptacle charnu, peu développé, et adhérents latéralement entre eux; ils sont attachés au réceptacle par leur moitié supérieure seulement, l’inférieure restant libre; chaque pistil se compose d'un ovaire ovoïde, allongé, terminé en pointe à la partie supérieure, à une seule loge qui renferme un ovule renversé, et remplissant exactement la cavité delà loge; de la partie supérieure cl un peu latérale de l'ovaire, naît lin long stigmate filiforme, suhulé et glanduleux, trois ou quatre fois plus long que le calice, un peu recourbé en dehors dans sa partie supérieure. Le fruit offre la structure suivante : le calice persiste, et ses lobes s'épaississent un peu; ils sont d’abord étalés, puis se renversent. Le* cinq écailles prennent un très-grand accroissement ; elles *’allongent. deviennent charnues, épaisses, et forment cinq cornes saillantes au-dessus des fruits. Ceuxci sont au nombre de cinq, disposés, sous forme d'étoile, en dedans des cinq appendices charnus. Chacun d’eux est ovoïde, terminé en pointe à son sommet, strié et légèrement charnu extérieurement. Il reste indéhiscent, et contient une graine renversée, composée de son tégument propre, cl d'un gros embryon ayant la même
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direction, et dont les cotylédons sont épais et charnus.
Les espèces qui Tonnent ce genre, sont des arbustes ou des arbrisseaux dont les rameaux sont souvent anguleux et garnis de feuilles opposées, simples, sessiles et dépourvues de stipules ; les Heurs sont solitaires ou en épis; l’espèce que l’on voit assez fréquemment dans les jardins, est la Coriaire à feuilles de Myrte, Coriaria tnyrli folia, L. C'est un arbuste ruineux, haut de cinq à six pieds, et qui croit naturellement dans le midi de la France, en Espagne et en Barbarie, aux lieux secs et pierreux des coteaux bien exposés. Ses feuilles sont ovales, allongées, aigues, légèrement pétiulées. marquées de trois nervures. Ses fleurs sont d'une teinte pourpre , obscure.
CORIANDRE. Coriandrnm. bot. Genre de la famille des Ombelliféres, l’entandrie Digynie, fondé par Tournefort, et ainsi caractérisé : involucre nul ou composé d'une seule foliole linéaire; involucelles de plusieurs folioles; calice à cinq dents; pétales infléchis et cordiformes : les extérieurs plus grauds; akènes sphériques ou didvmcs.
Cobiasdre cultivée , Coriatulrum salie uni , Linné, plante originaire d'Italie, mais que sa culture extrêmement facile a presque naturalisée en France; elle porte des fleurs blanches, rosées, plus grandes à la circonférence de l'ombelle. L'involucre général manque, mais chaque omhellule est munie à sa base d'un involucelle de quatre à huit folioles linéaires. Le fruit est un diakène globuleux, couronné par les dents du calice eL les styles, et séparable en deux portions hémisphériques; la racine est annuelle, fusiforme, surmontée d'une tige un peu rameuse, couverte de feuilles à segments très étroits : les inférieures bipinnalifldes , celles du collet de la racine presque entières ou incisées-cuuéiforines. Toute la plante, lorsqu’elle est fraîche, exhale une odeur de Punaise, d'où elle a tiré son nom ; mais les fruits acquièrent par la dessiccation une odeur et une saveur si agréables que les confiseurs et les liquoristes en font une grande consommation. En médecine ils passent pour stomachiques et caruiina tifs.
Coriandre TESTici l£e, Coriandrum testiculatum, L., Bifora tcsliculala , Iloffm. Elle est remarquable par son involucre monophylle foliacé, ses fleurs égales et ses fruits didymes bosselés, ayant deux pores au sommet du raphé. Elle habile les contrées méridionales de l'Europe. Divers auteurs ont à tort fait entrer dans le genre Coriandre des plantes qui appartiennent certainement à d'autres genres ; ainsi on a nommé Coriandrum Cicula , le Cicula turu.su ç Coriatulrum tnaculalurn, la grande Ligué; Coriandrnm Cynupium ,
Y Æthusa ou la petite Ligué; et Coriatulrum la h folium, le Sium ou la Berle à larges feuilles.
CORIARIA. bot. y. Coriaire.
CORICARPE. Coricarpus. bot. Genre de la famille des Malvacées, et de la Mouadelphie Polyandrie, établi par Auguste S'-Ililaire, dans son premier Mémoire sur le Gynobase (Mém. Mus. 10, p. ICO), et qui se compose de deux espèces, recueillies par ce botaniste dans le Brésil. Les caractères principaux de ce genre consistent dans son double calice à cinq divisions, dans sa corolle ; formée de cinq pétales entiers. Son androphore est i
cylindrique, chargé d’étamines dans toute sa longueur. L’ovaire est à cinq loges parfaitement distinctes, insérées obliquement par leur base, sur un réceptacle court et conique. Le style est simple et s’insère, non sur les lobes de l’ovaire, mais sur le réceptacle qui est un vérij table gynobase. Les stigmates sont au nombre de dix. Dans chaque loge on trouve un seul ovule dressé et très rapproché de la paroi voisine du style.
CORILUS. rois. y. Si: blet et Labre.
CORIDE. Coris. bot. One petite plante, qui croit en abondance dans les lieux découverts et pierreux des provinces méridionales de la France, constitue ce genre de la famille des Primulacées, et de la Penlandrie Monogynic, L. Le Coris Monspeliensis offre ù peu près le port d'une Bruyère. Sa tige est sous frutescente à sa hase, étalée, très-rameuse, cylindrique, piibescente, longue de huit à dix pouces. Les feuilles sont éparses, très-nombre -uses, sessiles, étroites, linéaires, planes, glabres, légèrement sinueuses. Les fleurs sont roses et forment un épi terminal à la partie supérieure des ramifications de la tige. Chacune d'elles est sessile et offre un calice vésiculeux cylindrique, à dix stries qui se terminent chacune par une dentaigué. L’entrée du calice est garnie de cinq lames triangulaires conniventes, et qui la bouchent exactement lorsqu’elles se rapprochent. Chacune de ces lames offre, vers son milieu, une grosse glande saillante. La corolle est monopétalr, irrégulière, longuement tubulée à sa hase , évasée dans sa partie supérieure qui présente cinq lobes écartés, inégaux , obtus, bifides, dont trois supérieurs sont plus longs. Les cinq étamines sont insérées vers le milieu du tube de. la corolle; elles sont opposées aux divisions de son limbe, caractère qui s'observe dans presque tous les autres genres de la famille des Primulacécs. Les filets sont subulés; les anthères, d'abord ellipsoïdes, obtuses à leurs deux extrémités, deviennent planes et lenticulaires lorsque le pollen s’en est échappé. L'ovaire est globuleux, entouré à sa base, d'un disque annulaire qui en est à peine distinct. Le style est long, grêle et terminé par un stigmate simple, orbiculaire et comme pelté. Let ovaire offre une seule loge presque totalement remplie par un gros tropbosperme qui en occupe les deux tiers inférieurs, qui est porté à sa base par un pédicule central, et adhère par son sommet, à la hase du style au moyen d'un prolongement manifeste. La face supérieure du tropbospcnne offre cinq petites fosselles superficielles, contenant chacune un ovule attaché par sa face inférieure. Le fruit est renfermé dans l’intérieur du calice qui est persistant. L'est une capsule globuleuse, déprimée, offrant cinq sutures qui ne sont marquées que dans la moitié supérieure, et par lesquelles elle s'ouvre en cinq valves. Le trophosperme remplit encore presqu'à lui seul l’intérieur de la capsule. Letle structure du tropbosperme est extrêmement remari quable et n'existe pas dans les autres genres de la même famille.
LORIDON. ms. Syn. vulgaire de Papilio Janira.
LORIM. six. Synonyme de Quartz. •
LOR1MBE. bot. y. Loryibe.
CORINDE. bot. Espèce du genre Lardiosperme. i CORINDON. hin. On doit réunirsous ce nom, et rap-
COR
COR
porter à une même espèce, plusieurs minéraux connus depuis longtemps, et regardés comme très différents les uns des autres. Ils ont d'atmrd été désignés sous les noms de Gemmes orientales, de Saphir , à' Astérie, de Spath adamantin et d 'Jimerit. Ils ont été ensuite réunis par lîauy en trois groupes, dont deux considérés comme espèce propre, sous les noms de Corindon et de Télésie, et le troisième, l'Éinéril, placé comme appendice à la suite des minerais de fer.
Enfin, les travaux minéralogiques de Bournon, et les analyses chimiques de Chenevix, Tennant, etc., ont amené la réunion de toutes ces pierres en une seule espèce sous le nom de Corindon. Mous reviendrons sur l'histoire de cette réunion , à la fin de l’article.
Les caractères communs aux variétés nombreuses et si disparates qui sont renfermées dans cette espèce, ne peuvent être pris que de la densité , de la pesanteur et de la composition.
Les Corindons sont les plus durs de tous les minéraux, après le diamant; ils les rayent tous, et ne sont rayés par aucun. Leur pesanteur spécifique est un peu audessus de 4. Enfin ils sont essentiellement composés d’alumine, dans la proportion de 90 à 98 pourcent. Mais, lorsque ces minéraux sont cristallisés, ou lorsqu'ils ont une structure assez lamelleuse pour qu'on puisse déterminer la direction et l’incidence des joints, circonstances assez communes, on arrive à leur forme primitive , caractère qui complète la détermination rigoureuse de l’espèce.
La forme primitive ou fondamentale des Corindons est un rhomboïde aigu, dans lequel l’incidence de deux faces adjacentes est de 86*1 20’. et de 93d 34’ , suivant Haily ; mais, suivant Philips, cl à l’aide du goniomètre à réflexion de Wollaston , ces incidences sont de 86*1 4’ et 93** 56’, différences bien faibles.
Les joints parallèles aux faces d’un rhomboïde sont très-sensibles dans les cristaux opaques; ils le sont beaucoup moins dans les cristaux transparents qui constituaient autrefois l'espèce de la Télésie. Mais on remarque dans ceux-ci d'autres joints qui sont perpendiculaires à l’axe du rhomboïde. Ces seconds joints, qu'on voit aussi quelquefois dans les cristaux opaques, divisent le rhomboïde primitif parallèlement à sa diagonale horizontale, et peuvent le résoudre en deux tétraèdres et un octaèdre.
Les Corindons sont tous infusibles au chalumeau ordinaire; ils jouissent de la double réfraction, mais à un faible degré.
Les variétés de formes qu'ils présentent, peuvent sc rapporter à trois types principaux :
Le rhomboïde, le prisme hexaèdre, et les dodécaèdres bipyramidaux.
Les formes qu'on peut rapporter au rhomboïde, sont rares et en petit nombre. Mous citerons :
Le Corindon primitif. C’est une variété très-rare.
Le Corindon basé. Le rhomboïde primitif dont les angles solides sont remplacés par une facette triangulaire, perpendiculaire à l'axe. De Geliivara, en Laponie.
Le Corindon annulaire. C’est le rhomboïde primitif, dont toutes les arêtes latérales sont remplacées par des
facettes linéaires obliques, qui dépendent des pans d’un prisme hexaèdre.
Cette forme mène au second type, ou prisme hexaèdre, qui renferme, entre autres variétés :
Le Corindon prismatique. C’est le prisme hexaèdre régulier.
Le Corindon bisalterne. Le prisme hexaèdre, dont les angles solides des bases sont alternativement remplacés par des facettes triangulaires, parallèles aux faces du rhomboïde primitif. Du Pégu et de Ceylan.
Le Corindon additif. La variété précédente , avec des facettes linéaires sur les arêtes des bases des prismes, qui, si elles étaient prolongées au point de se réunir de toutes parts, donneraient un dodécaèdre bipyramidal , troisième type, ou forme générale, qui est due à des facettes qui naissent avec plus ou moins d'inclinaison sur les angles solides latéraux E et e du rhomboïde. On a deux de ces dodécaèdres.
Le Corindon ternaire, dans lequel l'incidence d'une face de la pyramide sur celles de la pyramide opposée est de 122d £.
Le Corindon assorti , dans lequel la même incidence est d'environ I40d, ce qui donne des pyramides beaucoup plus aiguës.
Le Corindon octoduodêcitnal , la variété assortie, dont le sommet est remplacé par une facette perpendiculaire A l'axe, et dont trois des six angles solides, résultant de celte espèce de troncature de la pyramide, présentent une facette triangulaire, parallèle aux faces du rhomboïde primitif.
Presque toutes les autres formes ne sont que des combinaisons des trois types ou sous-types précédents, et peuvent être rattachées à l’un d'eux, suivant la prédominance des formes.
Les cristaux de Corindon, malgré la dureté dont ils jouissent, se présentent très-fréquemment avec lesarêles et les angles tellement émoussés, qu'on a de la peine à y reconnaître des polyèdres réguliers. Quelquefois aussi, et cela se remarque surtout dans les bipyramidaux, les faces des pyramides sont chargées de stries, sillons ou ressauts transversaux, qui les courbent ou les allongent tellement que ces cristaux ressemblent plutôt à des fuseaux qu'à des polyèdres bipyramidaux. On les désigne sous les noms de cylindroules cl de fusiformes.
Les Corindons, considérés dans l’ensemble de leurs propriétés ou de leurs modifications, peuvent se séparer en trois variétés principales , auxquelles nous conserverons les noms qui leur avaient été donnés quand on les considérait comme des espèces distinctes, ces noms étant univoques et généralement admis.
!«• variété. Corixdox Télésie. Corindon hyalin, II. C’est le minéral qui, n'ayant point de nom commun ou général, avait été nommé par lin 0 y Télésie : ce sont le Sapbir, le Rubis, l'Émeraude, la Topaze, etc., orientaux.
II est transparent, ou au moins très-translucide; sa structure est peu lamelleuse : cependant il fait voir, soit par la fracture, soit par les reflets qui font naître une lumière vive; des joints perpendiculaires à l'axe de ses cristaux, et quelquefois, comme l’ont observé
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Bournon sur différentes Télésies , et Hatîy sur celles de Ceylan , mais plus rarement et plus difficilement, d’autres joints obliques à l’axe et parallèles aux faces du rhomboïde primitif, ou au moins des stries très-distinctes, qui indiquent par leur direction comme les bords des lames composant le rhomboïde primitif.
La Télésie parait contenir en général plus d’alumine que la variété suivante. Le maximum de celle terre, trouvé dans la variété bleue par Klaproth, est deü8.5, et le minimum , d'après Cbenevix , de 00. La pesanteur spécifique la plus ordinaire est de 4 au moins, et quelquefois de 4,3.
Les formes secondaires que cette variété affecte plus particulièrement, sont la prismatique, l'addilive et celles qui appartiennent aux dodécaèdres bipyramidaux. Ses cristaux sont généralement petits.
Scs variétés de couleurs sont nombreuses, remarquables et connues depuis longtemps sous des noms différents.
Corindon 7'élèsie limpide (Saphir blanc , et même Rubis blanc de Romé-de-LisIe). Cette variété est sans couleur, ou avec une légère nuance bleuâtre.
Corindon Télé aie Saphir (Saphir proprement dit). Sa couleur varie entre le bleu pâle, le bleu d'azur, le bleu barbeau et le bleu d’indigo. Ces dernières sont les plus estimées. Leur poids dépasse rarement trois grammes.
Corindon Télésie Amèlhyate (Améthyste orientale). Ses couleurs sont le rouge violet et le rouge-giroflée. Cette dernière est la plus estimée.
Ces trois variétés conservent pendant plusieurs heures l’électricité acquise par le frottement (Haüy).
Corindon Télésie Rubis ( Escarbouclc et Rubis orientaux, Manca ou 7 ’okes des Indiens), présentant les nuances du rose, du rose foncé, du cramoisi et du rouge écarlate, avec un éclat très-vif et quelques reflets laiteux. Ils sont généralement petits, leur poids ne s'élevant pas au-dessus de 1sr 5J. Ce sont les pierres gemmes les plus recherchées, et par conséquent du prix le plus élevé. Leur valeur, à qualité et volume égaux, passe celle du diamant.
Corindon 7'élèsie vermeille (vermeille* orientale, Rubis calcédonieux, Hyacinthe orientale). Elle est d'un rouge aurore, avec des reflets blanchâtres ou jaunâtres.
Corindon Télésie Topaze (Topaze orientale). Le jaune de ces Corindons offre les nuances de jaune pâle, de jaune foncé souci et de jaune doré, avec un éclat très-vif. Celle de la dernière couleur est la plus recherchée , et sa valeur égale presque celle de la Télésie Rubis.
Corindon Télésie Émeraudine ( Émeraude orientale ). Elle est d’un vert foncé, offrant quelquefois des reflets chatoyants.
Corindon 7'élèsie berillin (Aigue-marine orientale). Elle est d’un bleu verdâtre, et jouit d’un éclat assez vif.
Corindon Télésie Pèridot (Péridot oriental), d'un vert tirant sur le jaune.
Plusieurs de ces couleurs sont quelquefois réunies cl diversement disposées dans le même échantillon. On en connaît de bleu et de blanc, par taches nuancées
de bleu et rouge; ils sont bleus, lorsqu’on les voit par réflexion, et paraissent rouges, lorsqu'on les place entre la lumière et l’œil : de jaune et bleu, ou jaune et rouge, nommés Nilacandi par les Indiens.
On distingue encore les Corindons Télésies suivant ! les jeux de lumière qu’ils présentent.
Corindon Télésie girasol. Le fond de sa couleur est un blanc laiteux et comme savonneux, avec des reflets . jaunâtres ou bleuâtres flottants.
Corindon Télésie chatoyant. Il fait voir, dans sa coupe perpendiculaire au rhomboïde, des lignes chatoyantes et des reflets satinés, formant des hexagones ou parties d'hexagone.
Corindon Télésie Astérie. On nomme ainsi les Télé- | aies, quelle que soit leur couleur, qui, taillées en cabo- ! ebons, présentent à une vive lumière, une étoile lumineuse à six ou même douze rayons linéaires, et qui change de place suivant les inclinaisons qu'on donne à la pierre. Celte propriété, assez remarquable dans les Corindons Télésies, n’est pas particulière à celle pierre. Elle parait propre aux minéraux transparents qui ont un rhomboïde pour noyau, et due à la réunion de certaines circonstances de taille et de structure.
Les Télésies dont les couleurs sont vives ou remarquables, et qui jouissent en outre d'une limpidité parfaite, sont fort recherchées comme pierres d’ornement, et ont quelquefois, comme on vient de le dire, une trèshaute valeur. On en fait dans l’Orient, et surtout dans l'Inde, un usage beaucoup plus fréquent qu'en Europe.
La pierre nommée Saphir par Théophraste et Pline n’est pas notre Corindon Télésie, mais parait devoir être rapportée au Lazulithe. Il ne parait pas que les anciens aient gravé, soit en creux, soit en relief, sur les Télésies. On assure que toutes les pierres de celle espèce, qui sont gravées, sont modernes. Une des plus célèbres représente un portrait en relief de Henri IV, gravé par Coldoré.
On a d’abord cru que les Corindons Télésies venaient exclusivement de l’Inde et de Ceylan, et il parait certain que toutes celles de ces pierres qui, en raison de leurs qualités, sont mises dans le commerce de la joaillerie, viennent de ces lieux; mais l'espèce minéralogique, offrant même des variétés assez remarquables par leur couleur, est connue maintenant dans un trèsgrand nombre de lieux, dont nous allons citer les principaux.
Les Corindons Télésies se trouvent dans deux sortes de gisements et de terrains différents.
1° En grains et en cristaux plus ou moins nets, mais très-fréquemment à arêtes et angles émoussés, dans des terrains meubles , formés d'un sable grossier, renfermant une grande variété de minéraux particuliers, et notamment du Fer titane , des Zircons tant hyacinthe que jargon, des Spinelles, du Quartz, des Topazes. C’est le cas le plus ordinaire, et celui qui fournit les plus belles pierres. C’est ainsi qu’on les trouve dans les sables de plusieurs rivières de l'Inde, au pied du mont Capelan dans le Pégu, dans le royaume d’Ava, et surtout dans l'ile de Ceylan; en Sibérie; en Europe, prède Bilin et de Meronitz en Bohème; dans les sables des ruisseaux d'Expailly près du Puy en Velay. Enfin Cor-
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dier le» a rencontrés dans un sable du rivage de la mer, prés de Piriac, sur les côtes de Bretagne. Ce sable, qui renferme une grande quantité d'étain, contient aussi de petits cristaux de Corindon Télésic, de Topaze, de Spiuelle,de Zircon, de Fer litané,elc. On remarque que, dans tous les lieux précédents, à l'exception du dernier, le fond du sol, ou au moins une partie des montagnes voisines, est principalement composé de Basalte et d'autres roches de la formation qu'on nomme Trappéenne.
2° En cristaux disséminés dans des roches qui appartiennent aux terrains primordiaux, eL qui n'ont aucun rapport immédiat avec les terrains basaltiques ou trappéens. La roche micacée, qui donne 1 Émeril de Naxos, est remplie, suivant Bournon, d'une multitude de petits cristaux de Corindons Télésics. L’ne roche de Calcaire- Dolomie du S'-Gotliard présente disséminés , ou peutêtre même implantés, des cristaux assez nets de Télésies-Ruhis d’un assez beau rouge.
11° variété. Corixdox kHKX\xux. Spath J damant in; Corindon harmopbanc, U.
Ce Corindon est généralement opaque, ou tout au plus translucide. Il a une structure três-scusihlemcnt lamelleu8c et un clivage facile, au moyen duquel on peut souvent extraire de scs masses un noyau rhomboïdal, fort net. Les joints perpendiculaires à Taxe sont ici très-peu sensibles. Sa pesanteur spécifique est un peu plus de 5,9. H renferme moins d'alumine que le Corindon Télésic. Le maximum de celle terre parait y être de 91 pour cent.
Il se présente tantôt en masses amorphes, tantôt en cristaux qui appartiennent aux variétés prismatique, subalterne, additive et fusiforme. On doit remarquer que la variété de forme, nommée additive, est commune aux deux variétés principales de Corindons. Les cristaux du Corindon Adamantin acquièrent un très-gros volume, en comparaison des précédents ; mais leurs faces sont généralement raboteuses et altérées par des sillons transversaux.
Son éclat est souvent chatoyant, mais jamais vitreux comme dans la Télésie. Ses couleurs sont aussi moins prononcées et beaucoup moins variées. Sous ce point de vue, on peut en distinguer trois variétés principales :
Corindon adamantin grisâtre. Le fond grisâtre de ces Corindons est accompagné de nuances, soit jaunâtres, soit verdâtres, soit même roussâlres : ils sont translucides.
Ils viennent principalement du Carnate, dans le Bcngalc.
Corindon Adamantin rougeâtre. La couleur fondamentale de ceux ci est le rouge qui varie du rouge foncé incarnat au rouge sombre et même brunâtre. Les premiers, eu gros cristaux prismatiques, viennent probablement aussi du Bengale ; les seconds, en cristaux fusiformes opaques, viennent du Malabar; les troisièmes, eu gros cristaux opaques, se trouvent dans le Tbibel.
Corindon Adamantin noirâtre. Ces Corindons sont tantôt en cristaux assez nets, d'une la texture trèssensibleinenl lamellaire ; ils font voir des rcBeU cha-
toyants et comme métalliques; ils sont du Malabar et de la Chine : tantôt leur teinte noire lire sur le gris bleuâtre, et leur texture est presque compacte; ceux-ci sont en cristaux pyramidaux, peu nets, et se trouvent en Piémont.
Les Corindons Adamantins sont rarement assez remarquables par leur couleur. leur éclat et leur homogénéité, pour être employés comme pierres d'ornement. Cependant il parait qu'on les a quelquefois appliqués à cet usage dans l'Inde; mais celui auquel ils ont plus particulièrement servi dans ce pays, c'est à user et polir les autres pierres gemmes. Un gros morceau de Corindon, qu'on voyait dans la collection de Grevîlle à Londres, montrait, dans son milieu, une cavité pro- I duile par le frottement des pierres dures qu'on y avait { usées.
Les Corindons Adamantins se trouvent en cristaux | disséminés dans les granités, ou dans les roches grani- | toutes, qui font partie des terrains primordiaux. C’est ainsi qu’on les trouve dans toute l’Asie. Celui de la | presqu’île de l'Inde est dans une roche saccaroïde, renfermant un peu de Calcaire; il y est accompagné d’ Amphibole, d'Êpidote, de Quartz, de Mica, de Chlonle, de Zircon jargon, de Fer oxiduté, et de quelques minéraux particuliers que Bournou a nommés Fibkolitk et IxnuniTE. y. ces mots. Celui de la’ Chine et du Thibet est dans un granité à Feldspath rougeâtre et à Mica argentin ; il est aussi accompagné de Fer oxidulé. Celui du Thibet, qui est rougeâtre, est recouvert de Stéatite verte.
Le Corindon noirâtre du Piémont vient de la commune d’Elenengo, près Mozzo. arrondissement de Biella; il est renfermé dans une roche à base de FelspaUi, qui fait partie d'un terrain de Diabase porphyrilique, compacte , stratifiée. Cette roche se désagrège, et il en résulte une terre rougeâtre, dans laquelle se trouvent dea blocs composés de Feldspath, de Mica et de Corindon (Muthuon et Lelièvre ). Brochi a trouvé aussi , dans la vallée de Camomca , un Corindon rougeâtre translucide, disséminé dans un Micaschiste.
Le minerai massif, mais granuleux, de Fer oxidulé de GeUivara, en Laponie, renferme de petits cristaux basés de Corindon jaunâtre. (Swedenslierna.)
IIIe* variété. Coeixdox Émeril. Corindon granulaire, Hatiy.
Ce Corindon se présente sous l'apparence d’une roche à texture grenue, d'une couleur noirâtre, comme certains minerais de Fer; mélée tantôt d’une nuance bleuâtre, tantôt d’une nuance rougeâtre. Sa pesanteur spécifique, qui est au moins de 4, sa densité supérieure à celle de tous les minéraux, excepté le Diamant, et sa grande ténacité, le font aisément distinguer.
L'Émeril considéré minéralogiquement, c'est-à-dire, le Corindon massif, offre quelquefois, dans son premier degré de pureté, la couleur rouge violâtre qui appartient à la plupart des variétés de Corindons; tel est celui qui fait partie des collections du Muséum britannique cl de celle de M. de Drée, et qui vient de Madras.
Mais l'Emeril proprement dit est rarement une roche homogène : le Fer oxidulé y est en quantité considérable et en grains distincts ; il est aussi souvent mêlé de
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Mica et de lamelles de Talc : dans quelques cas. le Corindon s’y montre en petits grains ou mémo en petits cristaux. C’est Tennant qui a fait remarquer le premier que la pierre dure, nommée Émeril, et considérée jusqu'à lui comme un minerai de Fer très-siliceux, appartenait à 1 espèce du Corindon; il a trouvé dans l'Émeril employé à Londres, et venant de l'ile de | Naxos 80 pour cent d’Alumiiie, et Yauquelin a reconnu dans celui dont se sert la manufacture des glaces de S'-Gobin 60 pour cent de celte terre, et 24 de Fer.
Tout ce qu’on peut présumer sur le gisement de l’Émeri I, d'après le peu d’observations directes qu’on possède, et ce que nous apprennent les morceaux d’Émeril du commerce, c’est que tantôt, comine dans l’Inde, il se trouve dans les mêmes roches granitiques que celles qui renferment les Corindons Adamantins, et tantôt dans des roches à hase de Talc ou de Serpentine.
Les lieux où l’on connaît l’Èmeril sont :
Les Indes orientales ; il y est très compacte, et ne présente pas de Talc lamclieux.
L'ile de Naxos, d'où vient l’Émeril connu dans le commerce sous le nom d’Émeril du Levant ou de Smyrne, ainsi que sous ceux d'Émeril d’Angleterre et d'Emeril de Jersey, car .Mac- -Culloch a constaté que cette dernière île n’en fournit pas. Ccl Éineril renferme beaucoup de paillettes de Mica, du Fer oxidulé octaèdre et des pyrites; on le trouve dans l’ile de Naxos, en fragments roulés au milieu des terres labourées. Tourneforl dit que les montagnes de lile sont primitives. Bournon a vu. sur des morceaux d’Émeril venant de celle Ile, de petits cristaux prismatiques de Corindon Télésie d’un beau bleu, disséminés dans de l’Amphibole grain mante.
A Ocbsenkopf. près de Schwarzenberg en Saxe, le gisement de cet Ëincril est bien connu. 11 se présente en nodules d’un gris foncé, un peu bleuâtre, dans une Opliiolite verdâtre, qui est en lit subordonné dans le Micaschiste de ces contrées.
On cite aussi de rÉineril dans les monts Altaï, près la ville de Charlowa ; eu Italie , dans le duché de Parme; en Espagne dans le royaume de Grenade, près de Honda; au Pérou et au Nexique. Mais il n’est pas sûr que ces miuéraux, peu connus, appartiennent réellement au Corindon Émeril.
Usages. L'Emeril est très- précieux dans les arts, en raison de sa dureté qui le rend propre à polir les métaux et les pierres; mais, pour s'en servir, il faut le réduire en poudre de diverses grosseurs. On emploie, pour obtenir ces poudres, la méthode suivante :
On broie cette pierre à l’aide de moulins d’acier; ensuite, pour en séparer des poudres de différents degrés de finesse, on délaye dans de l’eau, la masse broyée; on laisse celte eau reposer une demi -heure, et on la jette, parce qu’elle ne contient qu’une poussière trop tendre : on délaye de nouveau le dépôt ; on laisse reposer l’eau une demi-heure, et on la décante encore trouble; la poudre qu’elle dé|K>se est de l'Émeril de la plus grande finesse. On délaye ainsi le premier dépôt jusqu'à ce qu'au bout d’une demi-heure, l'eau ne laisse plus rien précipiter. Alors on ne laisse plus reposer les eaux, dans lesquelles on agile toujours ce premier dépôt, que
quinze minutes, ensuite que huit minutes, quatre minutes, deux minutes, une minute, et enlin trente secondes ; et on a par ce procédé des Étnerils de diverses grosseurs.
L'Émeril est employé avec de l’eau pour le travail des pierres, et avec de l’huile pour celui des métaux.
liumé-de-Liste fit remarquer (Journ. de Pbys., tome 30. mai 1787, pag. 308) que le prétendu Spath Adamantin, d’après sa forme , sa pesanteur et sa dureté, paraissait être du même genre que la pierre dite orientale. Bournon. ayant rassemblé beaucoup d’observations en faveur de ce rapprochement, effectua la réunion en une seule espèce de la Télésie et du Corindon, comme nous l'apprend llaUy lui -même, dans son Traité de Minéralogie, publié en 1801 ; mais, à cette époque, les motifs allégués pour cette réunion ne lui parurent pas encore suffisants : ce n'est qu'en 1804 , deux ans après la publication du Mémoire de Bournon, inséré dans les Transactions philosophiques de la Société royale de Londres pour 1802, que Ilatly se décida à regarder définitivement la Télésie et le Corindon Adamantin comme deux variétés principales d'une même espèce.
Celte réunion est admise par tous les minéralogistes qui n’appliquent pas le nom d'espèces arbitrairement, mais qui suivent dans cette application des principes fixes et fondés sur des différences dont la valeur a été déterminée avec précision.
COR1NDUM. bot. Espèce du genre Cardiosperme, que Tournefort avait érigée en genre distinct; Mœucli et Adanson ont tenté de rétablir ce genre.
COUINE oi COuLN.NL. mam. Espèce du genre Antilope.
CORINE. polyp. y. Coryxe.
COR1NGIA. bot. Ce nom, que Persoon a adopté pour un petit groupe de Crucifères du genre Ürassica de Linné, est employé dans le S ystema Uegctabilium unicersale de De Candolle, pour désigner une section du genre Erysitnum. Elle est caractérisée par un style court, des pétales dressés et des glandules situées entre le pistil et les étamines. Ce sont des plantes en général très-glabres, à feuilles amplexicaules, et à fleurs blanches ou jaune pâle. Elle ne renferme que trois espèces dont deux étaient les Ürassica àlpina et Brassica oncntalis de Linné. Adanson et Ueister ont employé le mol de t.ouringia, pour exprimer le même genre que celui de Persoon.
CORINNE, mam. Espèce du genre Antilope.
COKINOCAKPE. bot. V. Coryaocarpe.
COR1NT1IEN. bot. Ce nom qui, chez les Allemands , désigne le Raisin de Corinthe, a été étendu au Grosciller rouge.
C0R10CELLE. Coriocella. mole. Genre de la famille des Gastéropodes , institué par Blainville, et dont les espèces, principalement la Coriuceu.e koire.. Blainv. Mulac. XLH, f. I, ne diffèrent- des Sigarels que parce que leur coquille est presque membraneuse comme celle des Aplysies.
CORION. bot. Synonyme vulgaire de Coriandre et de Sainfoin commun.
CORIOPE. bot. V. CorLopside.
C0R10PH0KE. Coriophora. bot. Espèce du genre
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Orchide, qu’on a aussi nommée Coriosmites. V. Orchidr.
CORIOTRAGEMATODENDROS. bot. Nom donné par Plukenet à deux espèces de Myrica.
CORIPHËE. ois. Espèce du genre Sylvie.
CORIS. pois. Genre institué par Lacépède, qui n’a pas été adopté et qui rentre parmi les Labres.
CORIS. «oll. Synonyme vulg. de Çyprœa Moneta.
CORIS. bot. y. Coride.
CORISANTHÉRIE. Corisantheria. bot. Jussieu appelle ainsi la onzième classe de sa méthode, qui renferme les végétaux dicotylédons, à corolle monopétale épigyne , dont les anthères sont distinctes et non soudées. Telles sont les Dipsacées, les Valérianées, les Rubiacées, les Capri foliacées et les Loranthées.
CORISE. Corixa. irs. Genre d'Uémiplères héléroplères. établi par Geoffroy et rangé par Lalreille dans la famille des Hydrocorises, avec ces caractères: antennes insérées et cachées sous les yeux, très -courtes, en forme de cône allongé, de quatre articles dont le dernier plus grêle et pointu ; bec fort court et triangulaire , strié transversalement , percé d’un trou à son extrémité; pieds antérieurs beaucoup plus courts que les autres, courbes, terminés par un tarse d'un seul article, comprimé, cilié et sans crochets; les autres pattes allongées, avec les tarses de deux articles; deux longs crochets à l'extrémité des tarses de la seconde paire; point d'écusson ; élylres couchées horizontalement. Si on ajoute à ces caractères que les Corises ont une forme allongée, le corps aplati, avec la tête large cl verticale, les yeux triangulaires , le prolhorax plus développé transversalement que d'avant en arrière, et prolongé en une pointe dans ce dernier sens, on pourra distinguer facilement ce genre de celui des Naucores, et principalement de celui des Notonectes, qui l'avoisine davantage. Elles sont aquatiques, nagent avec facilité à l’aide de leurs tarses postérieurs qui sont élargis, allongés et munis de poils roides. Jamais elles ne se tiennent sur le dos, mais constamment sur le ventre. Cette partie de leur corps présente inférieurement les deux rangs de stigmates , et les Corises viennent souvent à la surface de l'eau pour mettre ces ouvertures en contact avec l’air. Elles sont carnassières , se nourrissent d'insectes aquatiques qu'elles sucent à l’aide de leur bec. Ce bec est très-aigu , et lorsqu’on les saisit, elles cherchent à l’insinuer dans la peau ; la douleur qui suit celte piqûre est très sensible, et il en résulte quelquefois un gonflement assez considérable. Ce genre est peu nombreux. La Cobise striée, Corixa striata, Fabricius, peut être considérée comme type du genre. Geoffroy n’en connaissait pas d'autre; il l'a décrite avec soin et en a donné une figure assez médiocre ( pi. 9, fig. 7). On la trouve abondamment, en Europe, dans les étangs et les mares.
CORISIES. Corisiœ. ms. Famille d’Hémiptères hétéroptères, établie par Latreille qui lui assigne pour caractères : gaine du suçoir formée de quatre articles distincts cl découverts ; labre très-prolongé au delà de la tète, en forme d’alène et strié en dessus; tarses ayant toujours trois articles distincts, dont le premier presque égal au second ou plus long que lui.
GOR1SPERNE. Corispertnum. bot. Genre de la fa-
mille des Chénopodées, établi par Linné, et ainsi caractérisé : périgone divisé en deux parties, supportant une, deux, trois, quatre ou cinq étamines; deux styles; cariopse ovale, comprimée, plane d’un côté, bossue de l’autre, entourée d'ufl rebord membraneux, et non recouverte par le périgone. Quoiqu’on place communé- r ment ce genre dans la Nonandrie Digynie , peut-être serait-il plus convenable de le reporter dans la Pentandrie, comme Kitaibct l’a proposé. Il ne serait pas alors éloigné des Sa Isola et des Salicornia, avec lesquelles il a beaucoup d’affinités de port et de structure.
Les Corispermes sont des plantes herbacées, à tiges effilées et garnies de feuilles ordinairement étroites, à fleurs axillaires, solitaires et sessiles. On en connaît une douzaine d'espèces qui croissent dans les endroits sablonneux de l’ancien continent, et principalement vers le littoral des mers Méditerranée, Caspienne, et du lac Raïkal en Sibérie.
CORITHAIX. ois. V. Toübaco.
CO RI U DO. rept. Fleming donne ce nom aux Chélonéesdont le test n’a point d’écaiiles ; il n’est revêtu que d'une sorte de cuir.
COR1CM. bot. Nom donné par Wibel, aux Bolets du sous-genre que Persoon a nommé Poria. Ces espèces ont quelquefois l'aspect du cuir, et sont étendues sur les morceaux de bois, presque sans chapeau distinct; elles font partie du genre Polypore, de Fries.
CORIVE. bot. Variété de Châtaignier dont le fruit est fort petit.
CORIXA. iîis. y. Cor i se.
CORIZÊMF.. bot. V. Chorizêie.
CORIZIOLA. bot. Synonyme de Scammonée.
CORKBOON. bot. Synonyme de Liège.
CORKIR. bot. y. Korxir.
CORLI, CORLIS, COR LL, COLRLEU ET COLRLUI. ois.
Noms vulgaires du grand Courlis , Scolopax arcuata,