‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 24 sur 116 · L. y. Courlis · texte numérisé non relu

L. y. Courlis

CORL1EU. ois. Espèce du genre Courlis, Scolopax Phaeopus, L., Buff., pi. enl. 84i. V. Courlis. Cuvier en a fait le type d'une sous-division de son genre Courlis.

On a encore appelé :

Corli eu blarc (Catesby ), l’Ibis blanc d'Amérique.

Corliec bru r, l’Ibis brun.

Corlieu rouge, l’Ibis rouge.

COR MAR A N ou COR MORIN, ois. Synonyme vulg. de grand Cormoran, Pclecanu» Carbo , L. V. Cormoran.

CORME, bot. Nom vulgaire du fruit du Sorbier.

CORMIER, bot. Synonyme vulgaire de Sorbier.

CORM1GONE. Cormigonus. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Raffinesque, Ann. gén. des sc. phys. G, p. 83, pour le Portlandia telrandra de Forslcr, n’a point été adopté, et cette espèce a été comprise dans le genre Bikkic, de Reinward, sous le nom de Dikkia australis.

CORMORAN. Carbo. ois. Hydrocorax, Vieill. Genre de l’ordre des Palmipèdes. Caractères : bec assez long, droit, comprimé, arrondi en dessus; mandibule supérieure sillonnée, très -courbée à la pointe; l'inférieure comprimée, plus courte, obtuse et peu courbée ; narines linéaires, placées à la base du bec, engagé dans une petite membrane qui s’étend sur la gorge, cette membrane est

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nue ainsi que la face; pieds courts, robustes, retirés dans l’abdomen ; quatre doigts réunis par une seule membrane, l’extérieur le plus long, celui de derrière s’articulant intérieurement; ongle du doigt intermédiaire dentelé en scie; ailes médiocres : la première rémige plus courte que la deuxième qui est la plus longue.

Les Cormorans appartiennent à celte petite division que Cuvier a qualifiée de Tolipatmes, et qui, peu nombreuse en espèces comme en genres, ne comprend que les Oiseaux dout la conformation du pied offre la plus grande ressemblance avec la rame antique. Grands consommateurs de Poissons, de ceux de rivière surtout, les Cormorans les poursuivent avec une rapidité extraordinaire. Dès que l’un d'eux a aperçu la proie qui nage paisiblement au sein du fleuve, en un clin d’ceil il plonge, saisit d'un de ses pieds la victime qui chercherait en vain à se dégager de la fatale membrane, et la ramène, en s’aidant de l'autre rame, à la surface de l’onde; là, par une manœuvre agile, le Poisson lancé en l’air, retombant immédiatement la télé la première, est reçu sans résistance de la part des nageoires dont les rayons sont alors naturellement couchés en arrière, dans le gosier très-dilatable de l'Oiseau. Si ce dernier manque d'adresse, ce qui arrive rarement, le Poisson n'a point pour cela échappé à la voracité de son terrible adversaire; il est de nouveau saisi et lancé jusqu’à ce que sa chute se soit faite d’une manière convenable. Dans plusieurs pays on a réussi à utiliser l'habileté des Cormorans à la pèche, et on les a amenés à rendre au pêcheur les mêmes services que le chasseur obtient du Faucon qu'il a dressé. Celle pêche, autrefois très-usitée en Angleterre, l’est encore, à ce que l'on assure, dans toute la partie orientale de l'Asie : le Cormoran domestique, portant au cou un anneau assez juste, debout sur l’extrémité de la nacelle que dirige son maître, plonge, s’élance surle Poisson qu’il a aperçu, et le rapporte à bord avec une fidélité dont sans doute le plus sûr garantes! l’anneau qui interdit l’entrée du Poisson dans l'estomac du Cormoran. La pluparlde ces Oiseaux, aussi bons voiliers que grands nageurs, recherchent la société de leurs congénères ; hors la saison des amours, pendant laquelle ils sont constamment appariés, on les voit presque toujours par petites troupes. Leur grande consommation de nourriture en fait le fléau des étangs, et les empêche de rester longtemps sédentaires dans le même canton. Le Poisson dont ils paraissent le plus friand est l'Anguille , du moins c'est celui que l'on a trouvé plus souvent dans l'estomac des Cormorans. Leur chair fétide et noire est un aliment qui répugne : aussi n’eu fait-on usage que par nécessité. Le Cormoran est du petit nombre des Palmipèdes doués de la faculté de percher, et c'est ainsi que, sur les plages désertes, ils se livrent au sommeil. C'esl aussi sur des arbres plus souvent que dans des anfractures de rochers, qu'ils établissent leurs nids composés d'herbes fines, placées au milieu d’un tissu grossier de joncs. La ponte ordinaire esL de trois ou quatre œufs parfaitement ovales.

Les Cormorans avaient été confondus par Linné avec les Fous, les Frégates et les Pélicans, sous cette dernière dénomination.

I Cormoran africain. Pelecanus africanus, Gmel., Lalh. Tout le plumage d’un noir profond. La femelle a I les plumes bordées de grisâtre et les parties inférieures blanchâtres. Bec blanc eu dessous. Taille, dix-huit pouces. Inde.

Cormoran CAROxcrUt. Pelecanus carunculatu* , Lalh. Parties supérieures noires , avec une bande blanche sur les lectrices alaires ; côtés de la télé nus, rouges et couverts de caroncules ; membrane aréolaire de l’œil, grise : l'orbite est bleue, avec une caroncule audessus; parties inférieures blanches; bec noirâtre; iris blanc; pieds rougeâtres. Taille, viugt-six pouces. Australasie.

Cormoran de la Chine. Pelecanus Sinensfs , Lalh. Parties supérieures d'un brun noirâtre; les inférieures blanchâtres, tachetées de brun, avec la gorge blanche; douze reclrices ; bec jaune ; iris bleu; pieds noirâtres. Celle espèce est celle que les Chinois dressent à la pèche.

Cormoran Desmarest. Carbo Desmareslii, Puyraud. C’esl le grand Cormoran dans son jeune âge.

Cormoran Dilophe, Vieill.; Pclecatius Nœtius, L. ; Pelecanus punctatus, Lalh.; Hydrocorax üilophus , Vieill.; Carbo auritus, Less. Parties supérieures noires; un bouquet de plumes noires sur la tête, et un autre plus effilé sur la nuque; une longue bande blanche de chaque côté du cou; membrane aréolaire de l'œil rouge; lectrices alaires brunes, avec une lâche noire à l’exlrémité de chacune d'elles; rémiges el reclrices noires; gorge et parties inférieures d’un noir irisé; bec rougeâtre; pieds jaunâtres. Les jeunes n’ont point de huppe; leur gorge est blanchâtre ; ils ont aussi des traits de celte couleur sur le venlre. Taille, vingt-quatre pouces. Australasie.

Cormoran de Gaymard. Carbo Gajrmardi ; Z ool. de la Coquille, pl. 48. Plumage brun; deux lâches blanches longitudinales sur les côtés du cou; bec jaune, avec la base rutilante; pieds rouges. Taille, vingtquatre pouces. Pérou.

I Grand Cormoran. Carbo Cormoranus , Pelecanus Carbo, L., Buff., pl. enl. 927. Parties supérieures d’un brun bronzé, avec le bord des plumes d‘un noir verdâtre irisé; quatorze reclrices noires ainsi que les rémiges ; parties inférieures d'un noir verdâtre ; un large collier blanchâtre sous la gorge; membrane aréolaire i de l’œil d'un jaune verdâtre, ainsi que la membrane ou 1 poche gutturale ; bec noirâtre; iris vert; pieds noirs. Taille, vingt-sept à vingt-neuf pouces. Plumage d’amour : une huppe de longues plumes irisées sur la nuque; des plumes effilées, blanchâtres, sur la tète , le ; cou et les cuisses; le collier parfailemcnl blanc. Les jeunes onl les plumes des parties supérieures cendrées, bordées de brun, les parties inférieures ceudrécs, variées de blanchâtre. La femelle diffère peu du mâle. Du Nord des deux continents.

Cormoran gros-bec. Carbo macrorhynchos , Lapyl. Plumage noir-bronzé; gorge blanche; bec fort épais. La femelle a les parties supérieures d’un gris roux el brun; les inférieures noires. Taille, vingt-six pouces. Terre-Neuve.

Cormoran Longip. Pelecanus crislalus, Lalh.;

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Carbo cristatu», Temm. Oiseaux col., pl. 533. Partie* supérieures bronzées, avec le bord de chaque plume noir; rémiges et rcctrices noires; le reste du plumage d’un vert foncé; douze rectrices courtes; bec effilé, brun, jaunâtre à sa hase; iris vert ; pieds noirs. Dans j la saison des amours, une touffe de plumes larges et i épanouie* couronne le sommet de la tète, indépendam- j inent de la huppe composée de plumes suhulées. qui j garnit l'occiput. Taille, vingt-six pouces. La femelle est grise. Nord de l’Europe.

Corxorax Leucotc. Carbo mytiacolis, Less. Entièrement d’un noir bronzé, avec chaque plume cerclée de brun; deux longues taches blanches sous les oreilles. Taille, vingt-huit pouces. Brésil.

CORXORAX LtU-TZÉ. y CORXORAX DE LA ClUXE.

Corxorax MAGELLAEiQUEtPe/eoaitut Magellanicus t Lalh. Parties supérieures noires, avec de» reflets ver- ; dit 1res sur la tète et le cou ; membranes des joues et de j la gorge rougeâtres; une tache blanche derrière l’œil ; parties inférieures blanches; bec noir; pieds bruns. Taille, vingt sept pouces. Terre-de-Feu.

Corxorax Nigaud. Pelecanus Gracuiut , Gmel. Plumage d'un noir verdâtre mal, avec les lectrices j alaires cendrées, bordées de noir; membranes aréola ire de l’œil et gutturale d’un jaune rougeâtre; douze rec- [ triccs très-longues, très-étagées ; bec noir en dessus, rougeâtre en dessous; iris brun; pieds noirs. Taille, vingt-quatre pouces. Plumage d'amour : une touffe de longues plumes vertes, irisées sur l’occiput; de petites plumes effilées, soyeuses, blanches sur la tête, le cou cl les cuisses; parties supérieures d’un noir verdâtre, bronzé , avec les plumes bordées de noir velouté. Les jeunes oui un peu de cendré sur la gorge; les parties supérieures sont cendrées , bordées de brun, les inférieures brunes, etc. C'est alorsle petit Fou Je Cayenne, Bu IV. , pl. enl. 074. Des deux continents.

Corxorax xoix. Hydrocoras niger, Vielll. Entièrement noir, avec le bec rougeâtre. Taille , dix-huit pouces. Indes.

Corxorax voir et blaxc. Hydrocorax tnelanoleucon, Vieill. Parties supérieures noires; sourcils, joues et parties inférieures d’uu blanc assez pur; bec et pieds noirâtres. Taille, vingt pouces. Australasie.

Corxorax Oreillard. Pelecanus leucotis, Cuvier. Parties supérieures d’un noir irisé; tête et cou d'un noir profond; oreilles blanches; parties inférieures blanchâtres. Taille, trente pouces. Malouines.

Corxorax Odril. Pelecanus Utile, Lalh. Parties supérieures d’un noir irisé; tète et cou d'un vert noi- 1 ràtre; quelques plumes blanches, éparses sur le cou; | parties inférieures noires; membrane aréolaire rouge; * bec d'un vert rougeâtre; pieds noirs. Taille, vingt- \ quatre pouces. Sibérie.

Petit Cor borax. F. Coreorax Nigaud.

Cor sur ax Pygxée. Pelecanus Pygmœus , Lalh. Parties supérieures cendrées, avec chaque plume bordée de noir brillant; téle, cou et parties inférieures d'un . noir verdâtre ; des petits points blancs au-dessus des : yeux; membranes aréolaire et gutturale noires; douze rémiges longues et très-étagées; bec et pieds cendrés. Taille , vingt et un pouces. Les jeunes ont la tête d’un !

■ brun noirâtre, la gorge blanche, les parties inférieures | d’un cendré blanchâtre, etc. Le plumage d'amour est plus brillant , les plumes du cou et des cuisses ont la I tige blanche. Nord de l’Europe.

COR WOR AX TACHETÉ. V. COBXORAX DlLOFHE.

Corxorax Tixgxik. V. Corxorax Larccp.

Coreorax Uxile. F. Corxorax Oc r île.

Corxorax varié. Pelecanus rarius, Lalh. Parties supérieures brunes; tectrices alaires bordées de blanc; rémiges et rectrices noires, ces dernières bordées de blanc; parties inférieures blanchâtres; dessus du bec noir, le dessous jaune, ainsi que la membrane aréolaire de l’œil ; pieds rougeâtres Les jeunes ont le plumage plus ou moins varié de blanchâtre. Taille, vingt-quatre pouces. Australasie.

Corxorax a vextrr blaxc. Carbo albirenter, Less. Parties supérieures brunes, irisées en violet; les inférieures d'un blanc satiné; bec et pieds Aoirâlres. Taille, vingt-quatre pouces. Malouines.

Corxorax a yextre xoir. Carbo tnelanogaster , Cuv. Noir, avec le sommet de la tète brun , le cou noir. Taille, trente pouces. Afrique.

Corxor ax Vieux. Hydrocorax Figua , Vieill. Parties supérieures noires, irisées; quelques plumes blanches de chaque cdté de la tête et sur le cou; parties inférieures noires; dessus du bec noir, le dessous jaune , la base entourée d’un trait blanc ; iris vert ; douze rectrices. Les jeunes n'ont point de plumes noires sur la tête et le cou . mais ils ont des veines blanches sur la gorge et les couleurs plus ternes. Amérique méridionale.

Corxorax violet. Pelecanus riolaceus , Lath. Entièrement noir, avec des reflets violets. KamUcliatka.

Corxorax Zarax auullax. C'est le Cormoran Vigua, jeune.

CORMORAN P1AILLEUR DES AMAZONES, ois. Syn. vulgaire des Catbartes Aura et Urubu.

CORMIJS. bot. Willdenow donne ce nom général â la partie des plantes Cryptogames, qui s’élève hors de terre ou des corps qui servent de supports à ces plantes, et qui soutient la fructification et les feuilles lorsqu'il en existe; celle partie a reçu, suivant les familles, les noms de Tige, de Slipe, de Fronde, de Thallus, de Filaments, etc. P'. CRvrTOGAXiï.

CORNACCIA. bot. Syn. vulgaire de Faleriana rubra, L. F. Ckxtrixtüe.

CORN AL. ors. Espèce du genre Pintade.

CORNALINE, xix. Variété de Quartz translucide, colorée en rouge, dont les nuances varient â l'infini. Celte pierre est fort en vogue dans la fabrication et le commerce des bijoux; on la trouve en abondance à Obcrstein, à Konigsbruck . à Tarnau, etc.

CORNARD, COKNARET. bot. F. MaITYNIE.

CORNÉ. Corneus. Qui a l’apparence et la consistance de la corne.

CORNE D'ABONDANCE, eoll. Nom vulgaire de l’Hultre plissée.

CORNE D’ABONDANCE, bot. Nom vulgaire du A/erwlius cornucopioidcs de Persoon. Paulet a donné ce mémo nom à une espèce d’Agaric qu'il a figurée tab. 38, fig. 1-3, de son Traité des Champignons.

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CORNF. D’A M MON nu DE BÉLIER, «ou. ros.l. V. A*-

■ OXITE

CORNE DE CERF. bot. Ce nom a été donné à diverse* plante* très-différentes, telles qu’au Plantago Corovopus , à une espèce de Sysimbre, à une Sauge, à un Hypoxj Ion , â quelques espèces d 'Hydnutn du sousgenre des Heririum , à quelques Clavaires, aux espèces de Spliæries A tiges rameuses, telles que le Sphœria Ilrpoxylon ( Clararia Nrpoxylon, L.) et le Sphœria digitata {Clavaria digitata % Dull. lab. WO), auxquelles on trouve quelque ressemblance avec les bois de Cerfs.

CORNE DE DAIM, polïp. Des Millepores grands et rameux portent ce nom dans quelques anciens ouvrages. On l'a appliqué, mais rarement, aux Madrépores de Linné.

CORNÉE, tool. Première membrane de l’œil.

CORNÉENNE. an. Ce nom a été donné par les auteurs, à des minéraux bien différents. Brongniart l'adopte pour désigner un minéral caractérisé par Dolomicu, et qui a pour type, la pâte brune, tirant sur le violet, des Variolites de Drac ( 1 fandefsttin). Les caractères qu'il lui assigne sont : d’èlre généralement compacte et solide, d’avoir la cassure raboteuse ou irrégulière, l'aspect terne, et de répandre par l'insufflation une odeur argileuse très-sensible. Ce minéral est difficile à casser, fait rebondir le marteau et offre une sorte de ténacité qui l’éloigne du Wake, en le rapprochant du Basalte : il a souvent assez de dureté pour ne point se laisser rayer par le Cuivre qui y imprime sa trace. Le Fer même a quelquefois de la peine à l'entamer.

La Cornéenne se présente rarement seule et en masse; elle est presque toujours la base de diverses roches mélangées. C’est une pâte qui les réunit, et dans laquelle on ne peut voir, à l'œil nu et même à l’aide de la loupe, aucune agrégation distincte de minéraux différents Brongniart ne doute cependant pas que la Cornéenne ne soit réellement le résultat de J'agrégation de plusieurs espèces minérales qui . réduites en particules d’une grande ténuité, échappent â nos sens le résultat de leur mélange est regardé par lui comme homogène. Cette homogénéité étant admise, on peut considérer cette pâle comme espèce réelle et rigoureuse; car elle ne peut être regardée, avec certitude, comme de l'Amphibole compacte et terreux, ni comine du Pyroxène : elle ne se rapporte à aucune des variétés du Quartz, qui portent le* noms de Silex corné et de Jaspe schisloïdc ( Kieteltchiefor ); ce n'est ni une Argile, ni un Basalte, ni un Schiste ou Wake : c’est donc une espèce bien distincte, quidoil être dénommée et caractérisée séparé- ‘ ment des roches mélangées dont elle fait la base.

Toutes les variétés de Cornéenne agissent presque toujours sur l’aiguille aimantée; elles se fondent assez facilement en un émail noir et brillant. Ce dernier ca- | ractère les distingue du Schiste, lorsqu'elles eu ont la ' texture, et du Jaspe schisteux, quand leur dureté les en , rapproche. On a analysé plusieurs variétés de Cornéen j nés, et l’on a vu, dans leurs principes constituants, une ' permanence et une constance do proportion fort remarquables. En prenant le terme moyen de toutes ces analyses, on voit qu'en général ce Minéral est composé d’environ r»0 parties de Silice, 15 d* Alumine, OdeChaux, I

1 de Magnésie, t8 de Fer, et 6 de Soude cl de Potasse.

Les Cornéenncs ont été regardées par beaucoup de minéralogistes, comme un mélange intime et invisible d'Amphihnle et d’Argile; mais aucune observation directe ne le prouve. Le nom de Cornéenne a été admis par presque tous les minéralogistes qui lui ont donné de* acceptions très-variées. Les Coméennes compactes et les Cornéenncs Trapp, de Brongniart, présentent entre elles si peu de différences, que ccs deux variétés ont été désignées indistinctement par le nom de Cornéenne ou celui de Trapp. Cronstedt et Wallerius ont employé ce dernier nom pour désigner des Roches de Norwège cl de Suède, qui appartiennent non-seulement aux Cornéenncs Trapp, mais à la pâte des Roches composées, que Brongniart nomme Variolites, et dont la Yariolite de Drac est le type. Faujas a employé le nom de Trapp dans ce sens, et, par conséquent, les Roches homogènes, qu’il nomme ainsi, appartiennent toutes à la vraie Cornéenne. Ce minéralogiste parait être le seul qui ait circonscrit l’espèce dans les mêmes limites que Brongniart, en lui appliquant le nom de Trapp. Daily a donné le nom de Roche Cornéenne à la Variotite de Drac , dont la pâte ou hase appartient â la vraie Cornéenne; mais il a réuni, sous ce nom, trois autres Roches dont la pâte parait différente : depuis, il a changé le nom de Cornéenne en celui d \4phanite. Le genre Cornent de Wallcrius, qu'il divise en Cornent Trapesius et Corneut fissilis , durior et inollior, est la deuxième et peut-être la troisième variété de Brongniart. Le* Pierres vulgairement nommées Pierre de Corne et Roche de Corne ou /lornatein des Allemands, sont, tantôt des Silex, tantôt des Pélrosilex : ce sont le plus souvent, selon De Saussure, des Diahales à petits grains, des Euriles schisloldes noirâtres, etc. l.amélhrie comprend sous le nom de Cornéenne une seule des variétés de la Cornéenne de Brongniart; enfin Cordier a appliqué ce nom à des Schistes argileux tendres, etc., cl a donné pour caractère à ce genre, de ne renfermer aucune concrétion en forme d'amande. Ce caractère, tout â fait opposé à celui de la Yariolite de Drac dont la pâte est le type du genre, fait croire qu’il a en vue des minéraux très-différents, brongniart a établi trois varityés de Cornéenne : CoftixftinxE compacte. Elle est solide, difficile à casser. Sa cassure est raboteuse, passant à la cassure conclioïde. Exemples : In pâte brune île la Yariolite de Drac, que Dolotnieu considère comme une Cornéenne bien caractérisée, la pâte noirâtre des Yariolitcsdd Derbyshirc, appelée 7'oadstone, etc.

Corxêexxe Tiupp. Elle est durCj use le Ver, mais n’est point scintillante; son grain est fin, serré, absolument mat , et surtout homogène au microsc ope. Le Trapp se distingue du Basalte, parce que ce dernier offre toujours, dans sa cassure, un grain un peu cristallin. et dans sa poussière des grain* de diverse nature. La couleur du Trapp est ordinairement noire; mais il y en a divrougeâtre, de bleuâtre et de vendâlre; il se brise en morceaux parallélipipédiques.ela quelquefois la cassure conclioïde. Le mol Trapp signifie escalier, et l’on donne ce nom à cette variété, parce que, en raison de sa cassure, les montagnes qui en sont composée*, pré-

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sentent, dans leurs pentes escarpées, l'apparence de gradins. Faujas fit ressortir des petits cristaux de Fclspalh, de Trapps dont la surface a été polie en les laissant séjourner pendant quelques jours dans de l’Acide sulfurique étendu d'eau. LeTrapp est très-commun dans diverses parties de la Suède; il est rare dans les autres parties de l'Europe. Le sommet de la colline nommée le Pelil-Donnon de Ninguette, près de Rolhau dans les Vosges, en est formé.

Cobxêexxe Lydiexye. Elle est noire, terne, compacte, plus tendre que le Trapp et n'a pas sa texture parallélipipédique. La Lydienne se laisse rayer par le Fer et par le Cuivre, lorsqu'on agit avec l'angle ou la pointe d'un morceau de ce dernier métal ; mais si c'est avec sa partie plane ou arrondie, elle en reçoit la trace. Celle propriété de recevoir la trace du Cuivre, distingue celle Cornéenne du Schiste, qui est toujours rayé par ce métal et n'en reçoit jamais la trace. C'est sur celte propriété qu'est fondé l'usage que l'on fait de celte pierre pour juger, par aperçu, du litre de l'Or; elle porte vulgairement le nom de Pierre de touche, l.es anciens la connaissaient sous celui de Lydienne; mais il n'en vient plus de la Lydie. Presque toutes celles dont on fait usage actuellement, viennent de Saxe, de Bohème et de Silésie. On ne peut cependant assurer que les Pierres de touche de ces pays, se rapportent toutes à la Cornéenne dont nous nous occupons ; il est même probable que plusieurs sont des Basaltes. Ludovici (Dict. du commerce, Leipsick, 1708) dit que les Pierres de touche se trouvent prés de Hidelsheim et de Goslar. Il parait qu'on se sert aussi pour le même usage du Basalte de Stoplen en Misnic. La Pierre de louche des orfèvres et essayeurs de Paris , est la vraie Cornéenne Lydienne; on dit qu'on en trouve dans le Rhône près de Lyon. Outre l'emploi qu'en font les orfèvres, on s’en sert pour polir le Stuc et le Calcaire marneux dur de Chàleau- Landon , qui est employé à la construction des grands monuments.

Les Cornéennes appartiennent aux terrains primordiaux , anciens ou transitifs. Elles se présentent tantôt en masses dans lesquelles la stratification n'est pas sensible, tantôt elles forment des couches épaisses.

CORNÉES. Corne(P. bot. Famille nouvellement établie par le professeur De Candolle, pour un groupe de plantes suffisamment distinctes des Hamamèlidèe» et des Caprifoliacèc» , par leur estivation valvaire, les étamines égales en nombre à celui des pétales, un seul style, le fruit drupacé, l'albumen charnu. Elle se distingue aussi des Satnbucées par la corolle polypétale, les parties florales toujours au nombre de quatre, etc.; des Loranthèes , par les étamines alternant avec les pétales, et non opposées à ceux-ci. Outre le genre Cornu» ;romila, Aublet; Maxlixia , Blume; Polyosma, Blume , cette famille comprend VAucuba de Tbunberg, rapporté aux Rhatnnécs par Jussieu et aux Loranthées par Richard. Son inflorescence parait devoir le faire admettre parmi les Cornées, jusqu'à ce que la connaissance de son fruit permette de lui assigner une place définitive.

CORNEILLAR,CORNEILLON. ois. Noms vulgaires des jeunes Corbeaux.

CORNEILLE, ois. V. CoBBesr.

CORNEILLE, bot. Synonyme vulgaire de Lysimache.

CORNEL1A. bot. (Ardhuin.)Ce genre de la famille des Lylhrariées, n'a pas été conservé; il fait partie du genre Atnmania, dans le Proilromu» de De Candolle.

CORNEROTTE. ois. S. vulg. de Chouette moyen Duc.

CORNES, zool. Faisceaux pleins ou tubuleux, formés d'une sorte particulière de fibres épidermiques, quant à la composition chimique, cl fort analogues aux poils. La meilleure manière de démontrer celle analogie, c'est de comparer la Corne du Rhinocéros ou même la base de celles des vieux Bœufs et surtout du Buffle du Cap, ou du Bœuf musqué, au poil de l'Uippopolame. En séparant des fibres de la Corne d'un Rhinocéros, on leur trouve une grande ressemblance avec le bouquet de filaments rugueux et grossiers, qui termine chaque poil de la moustache ou de la queue de l'Hippopotame. Le corps même de ce poil, au delà du bouquet, est absolument semblable à la corne des Bœufs ou des Moutons, à la dureté près. Mais la cohésion des fibres n'est guère inférieure à celle de la Corne des Rhinocéros. La structure pileuse des Cornes sera donc évidemment démontrée pour qui aura pu examiner les poils de l'Hippopotame.

Les Cornescreuses ont des chevilles osseuses, qui sont des prolongements de l’os frontal ; les faisceaux pleins ou Cornes solides, reposent par une base plane ou peu concave, sur les os dunex.par l'inlermédiaircdu derme qui, à cet endroit, prend plus de cohésion. Il est une troisième sorte de Cornes qui, sous le rapport anatomique et physiologique, lient le milieu entre les Cornes creuses et le bois des Cerfs. Ce sont les Cornes de la Girafe.

Voici, d’après Cuvier, le mécanisme de la formation des Cornes creuses qui sont un des caractères des genres Bœuf, Antilope, Chèvre et Mouton.

1° Au troisième mois de la conception, dans le genre Bœuf, l'os frontal du fœtus, encore cartilagineux, ne diffère en rien d'un frontal ordinaire. Mais au septième mois, en partie ossifié, chaque frontal développe un petit tubercule par le soulèvement de quelques laines osseuses. Bientôt ces tubercules proéminent et soulèvent la peau qui devient même calleuse en cet endroit : après la naissance , le prolongement osseux entraîne devant lui la callosité qui se durcit et devient Corne en s'allongeant. La gaine du prolongement osseux est donc, à l'origine, le derme même ; mais la texture du derme change par son adossement à l'os : c'est ainsi que la peau humaine devient cornée, par l'accumulation de la matière épidermique, là où s’exerce trop de frottement ou de compression. Mais il est douteux que la partie supérieure du fourreau de peau, entraîné par le prolongement osseux, continue de produire de la fibre cornée. L’allongement de la gaine se fait par la production continuelle des fibres de la base, immédiatement sessiles sur la peau qui, en cet endroit, offre une structure particulière.

3° Dans la Girafe, les chevilles osseuses sont cylindriques, ne prennent qu'un accroissement en hauteur et en diamètre, très-borné; elles se terminent par une face plane : le fourreau de peau, entraîné par la che-

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ville, ne change pas.de nature; il continue de produire i des poils semblables à ceux du reste du corps; seule- | mcnl la surface terminale est calleuse, et les poils y sont usés par les frottements que l'animal fait subir à celte partie : le quart inférieur de cette cheville osseuse est dilaté par d'énormes cellules continues à oelles du fron- 1 tal. Cette cheville n’est pas, comme dans les Cerfs, les Bœufs, les Antilopes, etc-, une continuation de l'os frontal. Sur la jeune Girafe rapportée par Delalande, la base de chaque Corne déjà longue d'environ trois pouces (la moitié de sa longueur finale), est séparée du j frontal et du pariétal par un espace membraneux; c’est comme un os vormien, dont les rayons osseux ne se sont pas encore rencontrés avec les bords dentelés des os voisins.

3° Les Cornes des Rhinocéros, simples ou doubles suivant les espèces, reposent par l'intermédiaire du derme sur les os du nez, soudés ensemble et fort épais. Quand on scie celte Corne en travers, dit Cuvier, on peut distinguer à la loupe une in6nilé de pores, indices des intervalles qui séparent les poils agglutinés : si la section est faite sur la longueur, des sillons nombreux, longitudinaux et parallèles , démontrent encore cette structure. On voit les mêmes dispositions à l'œil nu sur le corps du poil de l’Hippopotame, d'autant plus aisément que les fibres cornées sont agglutinées d’une manière moins serrée, et que, se séparant en bouquet dès le second quart de leur longueur, on peut suivre plus facilement leur continuité. L’on peut dire avec vérité que chaque poil de l'Hippopotame est une petite Corne. Dans le Rhinocéros unicorne, entre l'os et le derme sous la hase de la Corne, il y a une sorte de matière crétacée interposée, qui se solidifie après la mort par l'évaporation. Il en existe probablement une semblable dans les autres espèces.

Les organes les plus analogues aux Cornes dans les Mammifères, sont les ergots tubuleux des pieds de derrière, dans les mâles de l'Échidné et de l'Ornilhorinque : c’est une véritable Corne creuse, canaliculée sur son axe comme les crochets venimeux de la Vipère pour l’écoulement d’un liquide probablement vénéneux. Mais il n*y a aucune cheville osseuse. Chez les Oiseaux, les tarses des Gallinacées, ceux du Kamichi et autres Macrodactyles. les doigts de l'aile dans le même Kamichi et autres Échassiers, dans l’Oie de Gambie chez les Palmipèdes, et enfin dans les Casoars, sont aussi armés de productions très -analogues aux Cornes; néanmoins, leur cohésion les rend peut-être encore plus comparables aux ongles. Les protubérances osseuses de la tête, dans les Calaos, la Pintade, le Casoar, sont revêtues j d'une gaine ou calotte de matière réellement cornée, quoiqu'on n'y voie pas de disposition fibreuse. Ces protubérances osseuses sont creusées d'innombrables cellules dans le Casoar et les Calaos; mais dans le Crax Pauxi et dans une espèce dont on ne connaît que le crâne mutilé, et qui, sans doute, sera le type d'un genre nouveau, celte protubérance est d’une dureté pierreuse.

Il sera parlé, au mot Dent, de la Corne qui revêt les mâchoires des Oiseaux et de quelques Reptiles; et au mol Orgle, de la Corne des pied» des Ruminants et des Solipèdes.

CORNES D’AMMON. «ou. ross. y. Aiiorites.

CORNET etCORNETE. moll. Syn. vulg. des Coquilles du genre Cône et de quelques-unes du genre Olive. Le Cornet de Dargerville est le Conus geographicus, etc.

CORNET, bot. On appelle ainsi les appendices variés creux et évasés, que l'on observe dans certaines fleurs j irrégulières. Ainsi , dans la fleur des Asclépiades , on ! trouve cinq Cornets. Les pétales de l’Ancolie, des Hellébores. ont souvent été décrits sous le nom de Cornets.

CORNET A BOUQUIN, «oll. y. Argonaute.

CORNET DE POSTILLON, CORNET DE SAINT-HU- BERT et CORNET CHAMBRÉ, «ou. Syn. vulg. de la Spirule. V. ce mot.

CORNICHE, «oll. y . Calmar.

CORNICHON, bot. Variété du Concombre cultivé.

CORNICULAIRE. Cornicularia. bot. Ce genre de Lichens, établi par Hoffmann, est ainsi caractérisé : fronde cartilagineuse, solide ou celluleuse intérieurement, rameuse et en forme de buisson ; apolhécies terminales, orbiculaires, en forme de scutelles. entièrement formées d'une substance analogue à celle de la fronde, entourées d’un rebord peu saillant, quelquefois cilié. Les espèces sont peu nombreuses; la plupart croissent sur les collines sèches et dans les bruyères, et plusieurs sont particulières aux montagnes assez élevées; la plus commune est le Cornicularia aculeata, qui croit abondamment dans toutes les collines sablonneuses, et jusque sur le sable mobile des dunes de l'Océan. Sa tige est d'un brun marron, arrondie ou peu comprimée, plus ou moins rameuse, à rameaux roides et pointus. Uue autre espèce, le Corniculaire pubescenl, Cornicularia pubescetis t Acb., croit sur les rochers continuellement arrosés, et ses rameaux capillaires, filamenteux, l'ont fait regarder par quelques auteurs récents, tels que UiUwyn et Agardh, comme une Conferve : le premier l’a figurée sous le nom de Conforta atrorirens (Coaf. Bril., Iab.25); le second l’a rangée, sous le même nom spécifique, dans son genre Scytonema. Achard affirme, sur l'autorité de Schrader, que celle plante présente des apolhécies, ce qui l'a déterminé à la placer parmi les Lichens.

CORMCULES. ns. Nom donné assez vulgairement aux antennes des Insectes.

CORN I DENT. bot. Synonyme vulgaire de Cératodon.

CORMD1E. Comidia. bot. Ruiz et Pavon (Fl. Peruv. p. 91) ont donné génériquement ce nom à une plante qui appartient à l'Octandrie Tryginie, mais que le défaut de renseignements empêche de rapporter parfaitement à l'une des familles naturelles établies. Caractères : calice à trois angles peu prononcés, très-entier, à demi adhérent à l’ovaire ; corolle à quatre pétales ; styles divergents; capsule triloculaire à trois valves corniculées; semences nombreuses. Le Comidia umbellata est un arbre très-élevé, indigène des forêts du Pérou. Ce genre est dédié à Cornide, naturaliste espagnol fort habile, qui habitait la Corogne, et auquel on doit, entre autres bons ouvrages, un Traité à la manière linnéenne sur les Poissons des côtes de Galice.

CORNIER. BOT. y. CoRROULLIR.

CORNIFLB ou CORN1LLE. bot. Syn. de Cératophylle.

non

CORNILLET. bot. Carnillet et Cucub ale.

CORKILLON. bot. Syn. vulg. de Corbeau Choucas.

CORNIOLA. bot. Même chose que Corgne.

CORMOLE. bot. L'un des noms vulgaires de la Macre et de la Coronille.

COHNIOLLE. ois. Syn. vulg. de Courlis Corlieu, Scolopax Phœopus, L. P. Courus.

CORNIX. ois. Synonyme de Corbeau mantelé.

CORNOULI.E. bot. On appelle ainsi le fruit du Cornouiller. •

CORNOUILLER. Cornus. bot. Ce genre se compose d'une vingtaine d'espèces, dont les deux tiers, environ, sont originaires des diverses contrées de l'Amérique septentrionale. Ce sont toutes des arbrisseaux ou des arbustes portant des feuilles simples, opposées, rarement alternes, dépourvues de stipules, et dont les fleurs, généralement blanches, offrent divers modes d'inHorescence ; mais plus généralement elles sont disposées en cime, rarement en panicule. Quelquefois elles sont accompagnées d'un involucre formé de plusieurs folioles. Dans toutes, l'ovaire est globuleux, adhérent, couronné par le limbe du calice, qui offre quatre dents, quelquefois très-petites, et par un disque épigvne, concave à son centre pour l'insertion du style ; celui-ci est simple, et se termiuc par un stigmate glanduleux, également simple. La corolle est formée de quatre pétales étalés, ordinairement sessiles; les étamines, en même nombre que les pétales, alternent avec eux. Leurs anthères sont à deux loges, tournées vers le centre de la fleur. Ces étamines s'insèrent en dehors du bourrelet formé par le disque. Coupé en travers . l'ovaire présente deux loges, dans chacune desquelles existe un seul ovule attaché vers la partie supérieure. Le fruit est une drupe charnue, globuleuse, ombiliquée à son sommet, contenant un noyau osseux, à deux loges monospermes.

Ce genre a été placé dans la famille des Caprifoliacées de Jussieu. Mais sa corolle vraiment polypétale, ses étamines immédiatement épigyncs, forment des caractères assez saillants, pour que l’on doive considérer ce genre, ainsi que le Lierre qui offre les mêmes particularités. comme le type d'un nouvel ordre naturel, formant le passage entre les Caprifoliacées et les. Araliacéc*. c'est-à-dire entre les Monopétalcs et les Polypétales épigyncs, et auquel Richard a donné le nom d’Ilédéracées.

Cornouiller «ali. Cornus mascula, L. Arbre de moyenne grandeur qui abonde dans les bois. Son tronc est inégal, peu élevé, et «l'une très-grande dureté. Use divise en branches très nombreuses sur lesquelles s'épanouissent des petits bouquets de fleurs jaunes, qui se montrent avant le développement des feuilles; celles-ci sont opposées, ovales, aiguës, entières, légèrement pube&centes à leur face inférieure. Les nervures sont convergentes et parallèles. Les fleurs forment des petits sertules ou ombelles simples, composées de dix à quinze fleurs pédicellées, el environnées à leur base d'un involucre de quatre folioles régulières, égales entre elles et jaunâtres. A ces fleurs qui s'épanouissent dès le mois de février, succèdent des drupes ovoïdes, de la grosseur d’une Cerise, mais allongées, ordinairement rouges, quelquefois jaunes extérieurement. Elles ont une saveur

; acerbe, assez agréable. On les mange dans les campa l gnes sous les noms de Cormes ou Cor nouilles.

Cornouiller SAUGE IX. Cornus sanguinea, L. Arbrisseau d*un port élégant, qui figure agréablement dans les jardins cl les bosquets. Sa hauteur est d'une dizaine de pieds environ. Scs rameaux sont dressés, effilés, d’un rouge plus ou moins vif. surtout aux ap- , proches de l'hiver. Ils sont ornés de feuilles opposées, péliolées, ovales, aigues, entières, plus grandes que dans l'espèce précédente et également pubescentes à , leur face inférieure. Les fleurs sont blanches el forment I une cime étalée à la partie supérieure des ramifications j de la tige. Ces fleurs sont remplacées par de petites drupes globuleuses, pisiformes, ombiliquées, d'une couleur noirâtre à l’époque de leur parfaite maturité. Cet arbrisseau est indigène des forêts de l’Europe el de l'Amérique septentrionale.

Cornouiller blanc. Cornus alba, L. Pour le port, cette espèce ressemble beaucoup à celle qui précède. Comme elle, c’rsl un arbrisseau de huit à dix pieds d'élévation, ayant ses rameaux effilés, verdâtres el pari semés de tubercules. Ses feuilles sont péliolées, ovales, | aiguës, entières, encore plus grandes que dans le Cornouiller sanguin, glabres des deux côtés, glauques et blanchâtres à leur face inférieure. Les fleurs, qui sont | blanches, constituent une cimcombelliforme au sommet | des princi|>ales ramifications de la lige. Les fruits sont : pisiformes, d’une couleur blanche, laiteuse et comme ! transparente, lorsqu'ils sont mûrs. On cultive fréquetn- J ment cet arbrisseau dans nos jardins d’agrément. Ori- | ginaire de l'Amérique septentrionale, il passe très-bien I l’hiver en pleine terre sous le climat de Paris, de même que les espèces suivantes :

Cornouiller a fleurs. Cornus flo rida, L. Il se fait surtout remarquer par scs fleurs petites, jaunâtres, dis- ] posées en sertules environnés d'un involucre de quatre j grandes folioles blanches, irrégulièrement cordifonnes,

; en sorte qu'au premier abord, chaque scrtulc ressemble | à une grande fleur blanche. Hauteur, 25 à 30 pieds.

| Amérique septentrionale.

I Cornouiller de Canada. Cornus Canadensis, L., L'Héritier ( Cornus, T. i ). II offre le même mode d’inflorescence ; mais c'est un petit arbuste rampant, presque herbacé, dont les feuilles supérieures sont ver-» ’ ticillées.

Cornouiller a feuilles alternes. Cornus alternifolia, L'Hérit. (T. vi). 11 se distingue par ses feuilles alternes, ovales, aiguës, blanchâtres à leur face inférieure. Ses fleurs blanches forment des cimes déprimées.

Cornouiller soyeux. Cornus scricea , L’Hérit. (/oc. cil. T. h). Il a ses feuilles ovalrs, aiguës, pubescentes et comme ferrugineuses inférieurement. Ses fruits sont i d'une belle couleur bleue.

Les Cornouillers ne sont pas difficiles sur la nature du terrain, et leur culture n’exige presque aucun soin. Ils réussissent mieux à l’ombre que dans les lieux trop exposés au soleil. On les multiplie de graines, de marcottes, ou en greffant les espèces exotiques sur le Cornouiller mâle.

CORNSBRASH. géol. Les naturalistes anglais donnent ce nomâ une division du calcaire jurassique, qui forme

COR

COR

un petit système ordinairement schistoïde qui présente un aspect particulier, mais qui se rattache au calcaire à Gryphiles et aux marbres les plus abondants en Coquilles.

CORNUCOPIÆ. moll. foss. Espèce du genre Ilippurite.

CORNUCOPIÆ. hot. F. Coqielccbiole. •

CORNUE DIGITALE, moll. Syn. vulg. de Pterocera Lambis.

CORM ELLE. bot. Synonyme vulgaire de Macre.

CORN UET. bot. Syn. vulg. de Vident Iriparlita.

CORNTHAMMONIS. moll. Synonyme de Spirule.

CORNULACA. BOT. F. CORXLLAQIE.

CORNULAIRE. Cornularia. polyf. Genre de l’ordre des Tubulariées, dansln division des Polypiers flexibles, à cellules non irritables, ou cellulirères, établi par Lama rck. daus la section de ses Polypiers vaginifnrmcs. Caractères : Polypier corné, fixé par sa base, à tiges simples, en forme de long entonnoir, contenant chacune un Polype; Polypes solitaires, terminaux, abouche munie de huit tentacules pinnés, disposés sur un seul rang. Les Cornulaires, quoique placées parmi les Tubulariées, présentent une organisation plus compliquée que celle des animaux de cet ordre, et nous ne doutons point qu'on ne les place avec les Tubiporées, lorsque ces animaux seront mieux connus. D'après les figures que l'on en a données, pl. 473 de l'Encyclopédie méthodique, figures copiées dans Cavalini, les Polypes ont une bouche au centre d'un petit disque entouré de huit tentacules ciliés; sous le disque se voit un corps cylindrique, enfermé dans une large enveloppe, de la base de laquelle partent six à huit filaments qui se perdent dans l'intérieur du tube. Cette description ne diffère presque pas de celle que l’on doit faire du Polype des Lobulaires, de celui du Tuhipore musique. Ainsi l'on ne doit pas considérer comme exacte la classification des Cornulaires. Le Polypier présente une lige rampante, slolonifèrc, qui supporte des jets épars, en forme de cornet ou de long entonnoir ù surface ridée transversalement, de substance cornée et de couleur jaunâtre. Ces caractères éloignent les Cornulaires de tous les genres connus.

Ce genre n’est encore composé que d’une seule espèce, la Corxflaire ridée, Tubularia Cornucopiæ, Cavalini, Polyp. mar. , p. 250, tab. 0, fig. 11, 12. Elle se trouve dans la Méditerranée.

CORM'LAQUE. Cornulaca. bot. Delile, dans la Botanique du grand ouvrage d'Égypte, a décrit et figuré ( p. 62, t. 22), sous le nom de Cornulaca monacaniha, une plante voisine des Salsotq. Voici les caractères que cet auteur assigne à son nouveau genre : invulucre épais, formé de poils pressés autour du calice, entre trois bractées ; calice persistant, à cinq divisions dont une seule porte, sur le milieu de sa face dorsale, une épine dressée; les cinq étamines, qui sont hypogynes, ont leurs filets réunis à leur base en lin tube membraneux, terminé par cinq dents obtuses, alternes avec les filets anlhérifères ; la graine est déprimée ; l'embryon est roulé en spirale.

Ce genre, ainsi que l'indiquent les caractères énoncés ci-dessus, est très-voisin de la Soude, dont il diffère

I surtout par l'absence des cinq appendices membraneux j qui . dans le genre Salsola . bouchent l’ouverture du i calice, par ses filets monadelpbes et l'épine de son calice. Il se rapproche surtout du genre Kochia de Roth, dont il diffère par son embryon roulé en spirale.

CORNl'LUS. bot. Espèce du genre Cornouiller.

CORNUPÈDES. mam. Animaux qui ont les pieds munis de corne.

CORNUS, bot. F. Corxolmler.

CORNUTIE. Comutia. bot. Genre de la famille des Guttiliers ou Verbénacées de Jussieu; Didynamie Angiospermie, Lin. ( Pluin. Gen. 32, le. 106, f. 1 ). Caractères : calice monophyltc. court, à cinq dents; corolle monopétale. beaucoup plus longue, dont le limbe est à quatre divisions inégales; quatre étamines dont deux exertes; style très-long, terminé par un stigmate bifide; baie globuleuse, monosperme, entourée par le calice persistant. Jacques-Philippe Cornuti, qui pratiquait à Paris la médecine, vers le milieu du dix-septième siècle, a rendu de grands services aux sciences en général, et à la botanique en particulier, par la manière avec laquelle il provoquait le développement de leurs progrès. Son zèle était infatigable; c'est lui qui préserva de la ruine dont il était menacé, le premier jardin botanique de certaine importance, que l'on possédait alors à Paris, et qu'avait créé, à ses frais, Jeau Robin, nommé, en 1500, par Henri IV, son herboriste et garde du Jardin des Plantes, qu'il eut ordre de former aux Tuileries. Cornuti fit la description des végétaux remarquables que renfermait la collection de J. Robin, et il la publia, en 1601, ornée d'une soixantaine de planches gravées au simple Irait, mais avec la plus scrupuleuse exactitude. Plus tard , Cornuti fit parailre un second ouvrage intitulé : Enchiridium botanicum paritiente, continent indicem plantarum quœ in pagit , sylcitf profit et montosis circa parisiot locis nascuntur. C’est la première esquisse qui ait paru d'une Flore des environs de Paris ; quatrcccnt soixante-deux espèces Jacomposent. En 10Î3, Vespasien Robin, qui parcourait dignement la carrière que son père lui avait ouverte, et pour lequel Cornuti avait une estime toute particulière, ajouta, dans une seconde édition de l'ouvrage de son ami, un grand nombre d’autres plantes observées ou cultivées par lui. Cornuti est encore l'auteur du Canadcntium plantarum aliarumque nondùm edi t arum historia ; Paris, 1635.

C'est à la mémoire de cet homme d’un modeste et véritable mérite, que le père Plumier a dédié un genre qu’il a établi pour une plante d’un port très élégant ( Gen . 32, lcon. 106, fig. 1), observée par lui dans les Antilles, et retrouvée depuis au Mexique et dans d’autres parties de l’Amérique méridionale. Les Indiens ont soumis celte plante, qu’ils appellent vulgairement Bois de savane, à quelques applications industrielles : la décoction de ses parties ligneuses produit, par exemple, une belle teinture jaune, que nous emploierions vraisemblablement, si nous n’avions pas d’autres moyens de nous procurer la même teinture plus facilement et à meilleur compte. L’introduction dans nos serres, de la Cornutie pyramidale, date de 1733, elle est due au célèbre Dr Houstoun qui comprit cette plante dans les nombreux envois qu’il fit, des diverses parties des Indes

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