‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 27 sur 116 · II. riiorante patéacé · texte numérisé non relu

II. riiorante patéacé

f Aigrette poilue.

Filagûf L.; Micropus , L.; Balbisia , Wiltd.; Androviachia, Bonpl.; Ilhanterium, Desf.; Athanasia, L.; Dumerilia. DC.; Aeurolœna, Browne; Coursa, L. •j-f Aigrette formée de paillettes ou d'arêtes .

«. Aigrette arisléc. Melananthcra , Bich. ; Spilanthus. L.; Salmia ; lii tiens, L.; Syned relia , Gærtn.; Cerbesina , L.; Coreopsis, L.; (Cosmos, Cavan.; Zinnia, L.; Didelta, L'Uérit.; Sancitalia, Cavau.; Amellus , L

fi. Aigrette paléacée. Eclypta , L.; Galinsoga , Cav.; SytphiUMf L. ; iielianthus , Juss.; lielenium , L.; Galardia, Juss.; Tithonia, Desf.; Persoonia, Hieli. fft Aigrette marginale ou nulle.

a. Aigrette marginale. Rudbcckia,L.', Dahlia, I)e#f ; tCedelia , Jacq.; Chtysvgonum, L. ; Mdompodium, L.; Buphthahnum, L.; Pascalia , Orléga ; Anthémis , L.; Anacyclus, L.; Pyrethmm, Gærtner.

fi. Aigrette nulle. Santolina, L.; Milleria , L.; liai timora, L.; Dy sodium , Per#oon; A Ici nu, Cavan.; Acmella, Rich.; Sclerocarpus, Jacq.; Sigetbeckia, L.; linxia , L.; Polymnia, L.; Tetragonotheca, L.; /Tncelia, Adans.; Ximenesia, Cavan.; Eriocephalus , L.; Achitta’a, L.; Meriphium, L.; Parthenium, L.

CORYMBIOLE. Corymbiutn. bot. Même chose que Corymbier.

CORY.MB1TE. Corymbites. ins. Coléoptères pculamères; genre de la famille de# Serrirornes, établi par Lalreille, aux dépens du grand genre Hâter de Linné et de Fab. Caractères : antennes semi-peclinées ; tète penchée; front plan; bord postérieur du corselet sans appendices particuliers près de scs angles latéraux; corps étroit et allongé; pénultième article des tarses de la largeur des précédents. Ce genre se compose des Elater pectinicornis t cupreus, hemutodes et castaneus de Fab.

CORYMBITES. bot. Syn. d'Euphorbia Characiat, L. F. Ki pfiorbe.

CORYMBIl M. bot. E. Corymbier.

CORYNANDRE. Corynandra. bot. Genre de la famille des Capparidées , Polyandrie Polygynie, institué par Schrader qui lui assigne pour caractères : calice formé de quatre sépales; quatre pétales; Blets des étaminés colorés et terminés en massue; anthères courbées; silique sessile , à deux valves polyspermes. L’au-

teur de ce genre en décrit une espèce qu'il a nommée Corynandra pulchella.

CORYlVE. Coryna. polyp. Genre de Polypes nus, établi par Bruguière; nommé Capsulaire par Ocken, ('.lava par Ginelin, et confondu avec les Hydres par Muller. Caractères : corps renflé en massue ou oviforme. charnu, à bouche terminale, supporté par un pédicule [dus ou moins long et charnu, simple ou rameux; alors le Polype est composé de plusieurs individus ; ce corps est couvert d'appendices épars et mobiles. Ce genre, disent Bruguière. Bosc et Lamarck, est très-voisin des Hydres par ses rapports naturels. Il existe cependant une trèsgrande différence entre les animaux de ces deux groupes : dans le premier, des tentacules environnent la bouche; dans le second, ces tentacules n’existent point, ou bien , n'étant plus situés autour de la bouche ou des parties qui en dépendent . on ne peut les regarder comme tels, quoique Gærtner dise expressément que ces appendices servent à saisir la proie et à l'approcher de la bouche; il faut, dans ce cas, que ces tentacules soient susceptibles de beailcoup do mouvements, ou que le corps soit éminemment contractile. Bosc, au contraire. pense que ces prétendus tentacules ne sont que la base des bourgeons qui doivent par la suite donner naissance à de nouveaux individus. Cette dernière hypothèse semble préférable, ne serait-ce que par les rapports de forme qui existent entre ces appendices et le Polype parfait.

Les Corynes sont des animaux presque microscopiques, portés sur un pédicule long et très-souple qui leur permet toute sorte de mouvements; leur bouche, trèsapparente, est située au sommet du. corps; l'un et l’autre se contractent, se dilatent cl s'allongent d’une manière remarquable; les unes sont portées sur un pédicule simple, les autres forment un petit arbuscule par leur réunion. Ce pédicule est uni. contourné ou annelé; à la base du corps et des appendices se voient souvent • des bourgeons graniformes, qui se détachent à des époques inconnues, pour produire d'autres animaux. Les Corynes paraissent vivre dans la mer Atlantique, depuis l'équateur jusque dans la mer du Word. On ne connaît pas celles des autres parties de l'Océan, qui ne doivent pas en être dépourvues, d'après la dissémination des espèces décrites par les auteurs.

Coryne hclticorxe. Coryna multieornis , Lamk., Anim., il, p. 02, n°3; Encycl. Méth., pl. 00. fig. !2, 13.

Elle est très-petite, à pédicule court et simple, un peu en massue, terminé par un corps oblong, couvert de nombreux appendices sélacés; elle a été trouvée sur des Uydrophylcs de la mer Rouge.

Coryne Ecailletse. Coryna squammata , Bosc, n, p. 230; Eucycl. Méth., pi. CO, fig. 10, II. Elle habile la mer du Nord, et présente un pédicelle simple, cylindrique, portant un corps ovale, terminé en pointe ou tronqué, suivant la forme que l'animal donne à sa hou che. Des bourgeons graniformes ou écailleux sont placés au bas du corps.

Coryne glandcleise. Coryna glandutosa, Lamk.. il, p. 02, n°2; Encycl. Méth., pl. 09, fig. 15, 16. Cette espèce a été décrite par Gærtner auquel on doit la formation du genre Coryne. Elle n'est pas rare sur les

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Uydrophytes cl les Sertulaires du nord de la France, de l'Angleterre et de la Belgique.

11 faut ajouler à ces espèces la Coryne sétifère de l'Atlantique, Bosc, il, tab. 22, fig. 7. — Coryne amphore. Dose, pl. 22, fig. 6. Sur le Fucus natans comme la précédente.— Coryne prolifique, Bosc, pl. 22. fig. 8. Sur le même Fucus. — La fig. 11, pl. 69 de l'Encycl. Méth., représente une Coryne que Lamarck n'a pas décrite. On pourrait la nommer Coryna pistillaris. Le Clara parasitica de Gmelin est regardé par Bosc comme une Coryne. Le Conferra sti pilota de Y Engl. Botan. se rapproche de ce genre.

CORYNÉ. Coryneum. bot. Genre fondé par Nées, dans sa famille desTuberculariacées(Urédinées), et caractérisé de la manière suivante : sporidies fusiformes, opaques, annelées, insérées par un pédicelle plus mince et renflé inférieurement sur une base granuleuse. Les productions de ce genre croissent sur les rameaux morts de divers arbres; elles sortent de dessous l'écorce qu'elles rompent, et sur laquelle se forment de petites taches noires. Oh n’en connaît qu'une espèce figurée par Nées(. Syst. lier Sclucam, tab. 11, fig. 31). Ce professeur avait encore proposé, sous celte même dénomination , un sous-genre de la famille des Tremellacées, dont l'admission est impossible, du moins sous le nom de Coryneum.

CORYNEL1E. Corynelia. bot. Genre de la Cryptogamie, famille des Pyrenomycèles, institué par Achar. Il a pour caractères : périlhécion arrondi, presque globuleux, porté sur un stype creux, allant en s'évasant de la base au sommet; le périlhécion est inégalement ouvert par un pore au sommet, renfermant des sporidies rassemblées en massesquiproduisentbeaucoupdc poussière. On trouve cette plante en abondance sur la plupart des Iridées qui croissent au cap de Bonne-Espérance.

CORYNELLE. Corynelia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie, institué par De Candolle qui lui assigne les caractères suivants : calice à cinq dents dont deux à la lèvre supérieure; corolle papilionacée , à pétales très -courts, onguiculés; carène obtuse; étamines à filets presque égaux; style glabre; légume lancéolé, comprimé. Les deux espèces connues, Corynelia polyanlha et pauci folia, sont originaires du Mexique et des Antilles; ce sont de grands arbrisseaux à feuilles pinnées, à fleurs purpurines.

CORYNÉPHORE. Corynephorus. bot. Genre de la famille des Graminées, Triandrie Digynie, L., établi par Paiisot de Beau vois aux dépens du genre A ira de Linné. Ce genre, adoptégénéralement, a pourcaractères essentiels : paléolc extérieure entière; arête basilaire, tortillée à sa base, articulée dans le milieu et en massue au sommet. Le type de ce genre est le Corynephorus canescens, Aira cancscens , L.; fFeingaertneria, Bernh; Arma , Wel. Cette plante a les chaumes nombreux, droits, glabres, d’un pied environ de hauteur; elle a beaucoup de feuilles sébicécs, glabres, un peu dures, d'un vert blanchâtre, ramassées en gazon; la supérieure est munie d’une longue gaine rougeâtre, en forme de spathe, entourant la panicule avant la floraison; les fleurs sont paniculées en forme d’épi; elles ont l’arête plus courte quelaglume. Cette espèce, qui produit plu-

j. sieurs variétés, esL assez commune dans les terres saj blonneuses de l'Europe tempérée. Elle est annuelle. J — Le professeur Agard avait établi aussi un genre ; Corynéphore, mais dans la famille des Champignons, tribu des Tremellinées; la seule espèce de ce genre, Corynephora marina, a été réunieau genre Chœlophora.

CORYNESPHÈRE. Coryncsphœru. bot. Genre de plantes Cryptogames, institué par Dumortier, dans sa famille des Spliériacées ; il offre pour caractères : des sphéries déhiscentes par un trou, et situées sur un réceptacle claviforine, allongé et dont la substance est charnue. Les principales espèces du genre nouveau sont : Corynesphœra alutacea, milita ris. larvicola, entotnorrhisa, ophioglossoiden, etc., qui. toutes, sont des Sphæria selon Persoon, Ebrhard , Dickson et autres cryplogatnisles.

CORYINÈTE. Corynctes. ns. V. Nécrobie.

CORYNITIS. bot. Spreng. Même chose que Corynella , De Cand.

CORYNOCARPE. Corynocarpus. bot. Genre de la Penlandrie Monogynie, établi par Forster, et ainsi caractérisé : calice à cinq sépales; corolle de cinq pétales; cinq petites écailles alternes avec les pétales, les plus petites pélaliformes, munies de glandes intérieurement et à la base; cinq étamines sur les onglets des pétales, à anthères ohlongues; un seul style et un seul stigmate. Le fruit est une sorte de noix conolde et monosperine. A.-L. Jussieu a placé ce genre à la fin des Berbéridées, mais De Candolle, dans sa Monographie de cette famille {Sysl. Veget. nat. T. n, p. 3), pense qu’il doit en être éloigné â cause de l'insertion, et reporté dans la sousclasse qu’il a proposée sous le nom de Calyci flores. Une seule espèce le constitue, c'est le Corynocarpus lœtigala, Forst. et L., Pl. Suppl., arbrisseau de la Nouvelle- Zélande, à feuilles alternes, entières et obovées, et à fleurs terminales et disposées en panicules.

CORYNOCÈRE. Corynocerus. ms. Genre d’Hyménoptères, institué par Nées d'Esembeck dans la famille des Perpivorcs, tribu des Chalcidiles. Caractères : antennes de dix articles , en massue ; tête concave à son point d'insertion au corselet; mandibules lisses au côté interne; écusson assez grand; abdomen sessile, déprimé; tarrière exserle; prothorax court, un peu prominulc antérieurement. Ce genre se compose de deux espèces assez récemment découvertes en Allemagne.

CORYNOPE. Corynopus. ms. Hyménoptères. Genre de la famille des Fouisseurs, institué par Brullé qui lui donne pour caractères : antennes presque filiformes, de douze articles apparents, le quatrième fortement écbancré en dessous, tous allant en grossissant un peu I vers l’extrémité; ocelles disposés en triangle équilatéral; i prothorax muliqiic; abdomen plus long que le corselet : son premier segment pynforme, aminci en pédicule à sa base et fortement rétréci à son extrémité; anus un peu creusé en gouttière en dessus; presque acuminé. muni de poils roides sur les côtés; hanches des pattes posté' rieures plus longues que les cuisses; ces dernières et leurs jambes courtes, fort grosses; les jambes garnies d'épines; appendice de la cellule radiale des ailes supérieures à peine tracé, mais paraissant droit cl ne se recourbant pas à son extrémité. L'espèce qui constitue ce

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Genre se trouve en Europe et aux environs de Paris; c'est le Pemphredon tibialis de Fab. et de Panzer.

CORYNUSTYLIDE. Corynostylis. bot. Martius, dans ses Aora Spec. et Gen.Pl. Bras., a établi sous ce nom, un Genre dans lequel il place le Fiola hylmnthus d’Aublet, qui est devenu successivement un Jonùiium pour Roem. et Schult., et un Calvptrion (C. aubletii) pour Ging. et De Cand.

CORYT1IE. Corypha . bot. Genre de la famille des Palmiers, Hexandiie MonoGynie, établi par Linné et adopté par Gartner, R. Brown et Kunlh qui l'ont ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites; périanthe double, l'un et l’autre à trois divisions profondes; six étamines dont les Blets sont distincts et dilatés à la base; trois ovaires adhérents par leur face intérieure; styles soudés, surmontés d'un stomate indivis; fruit bacciforine, réduit à un seul carpelle à la maturité, sphérique et monosperme; albumen creux; embryon basilaire. Ce Genre, dont C. Kunlh a fait le type de la première section des Palmiers, se compose d'environ quinze espèces : sont des arbres de diverses Grandeurs, ayant leur cime Garnie de frondes éléGainmenl palmées, cl leurs régimes rameux, enveloppés dans une spathe polyphylle. Ils ne croissent que dans les climats équatoriaux, mais on en rencontre également dans l'ancien comme dans le nouveau monde.

Corypiie Parasol. Corypha umbraculifera , L. Il peut être considéré comme le type du Genre. Cet arbre est d'ailleurs la première espèce décrite et la plus intéressante à connaître, par sa beauté et ses usages. Au sommet d'une colonne droite, parfaitement cylindrique et élevée de soixante à quatre-vingts pieds, sort un faisceau de huit à dix feuilles disposées en parasol, et si grandes qu'elles occupent un espace de plus de cent pieds de circonférence. Ces feuilles sont composées de folioles plissées et jointes par leur partie inférieure, de manière à ce qu'elles paraissent palmées quoique en réalité elles soient pinnées le long du prolongement du pétiole qui est bordé de petites dents épineuses. Vers les deux tiers de leur longueur, ces folioles se séparent et laissent h découvert un petit filet par lequel elles étaient réunies. Au centre des feuilles qui couronnent la lige, s'élève un spadice conique, allongé, couvert d'écailles imbriquées, et produisant latéralement des rameaux i simples, alternes et couverts également d'écailles. L’aspect de ce pédoncule général ainsi ramifié, et d’une j hauteur qui atteint jusqu'à trente pieds, est celui d'un | immense candélabre. Les fleurs sont disposées en pani- ; cilles nombreuses, qui sortent des écailles du spadice, ! et qui sont formées d'épis cylindriques et pendants. 11 leur succède des baies sphériques, grosses comme des Pommes de Reinette, lisses, vertes et succulentes, contenant un noyau dont l’amande a une chair ferme.

Ce luxe de floraison que la nature déploie dans un , arbre remarquable par sa lieauté, entre les Palmiers j même, semble être une compensation de la stérilité | dont elle l’a frappé pendant de longues années. Jusqu'à ! trente-cinq ans, le Coryphc Parasol ne fait que s’ac- 1 croître en hauteur, et produire des couronnes de feuilles, I qui font un effet magnifique, car leur grandeur est telle, ^ qu'une seule d'entre elles peut couvrir et protéger

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