DICT. DES SCIENCES 5 AT
quinze ou vingt personnes contre les injures du temps. Riais tout à coup l'exerllon des fleurs se manifeste, et l'arbre est orné de superbes spadices florifères, auxquels succèdent des fruits dont le nombre est quelquefois si prodigieux, qu'un seul Palmier en produit, diton, jusqu'à vingt mille; ces fruits continuent de mûrir durant quatorze mois. Ce phénomène ne se représente plus, l'arbre reste épuisé par un tel excès générateur, et sa vie demeure languissante, jusqu’à ce quYiifin la mort succède à cet excès de fécondité.
Le Coryphe ombraculifère croit dans les endroits montueux des Indes, a la côte du Malabar et à Ceylou. Rai l'a mentionné dans son Histoire de* Plantes, nn 13G7; Rhéede ( Hort . Malab. ni, pl. 1,1, là 12) l’a décrit et figuré sous le nom de Cothlapanna , et on lui a donné aussi le nom vulgaire de Talipot de Ceylan. Les Indiens fout avec ses feuilles des tentes et des parapluies; Us s’en servent aussi pour couvrir leurs habitations. Les livres des Malais en sont composés : leur épiderme supérieur, pénétré par la pointe d’un stylet de fer, avec lequel ces peuples tracent leurs caractères , couserve des empreintes ineffaçables. On fait avec les noyaux de ces fruits, tournés, polis et peints en rouge, des colliers qui imitent le Corail. Enfin, il suinte des spalhes, lorsqu’on les coupe, un suc qui, desséché au soleil, devient un vomitif très-violent.
Les autres espèces de Corypha présentent en général des arbres très -remarquables. Le Corypha tninor, Jacq., forme le genre Sa bal d'Adanson ; on trouve dans le bel ouvrage sur les plantes équinoxiales de Hum* boldt et Bonpland, publié par C. Kunlh, la description de plusieurs espèces de Coryphcs, dont quelques-unes offrent des particularités assez piquantes.
CORYPHÉE, ois. Espèce du genre Sylvie.
CORYPHÈNE. pois. F, CORTPHOBXE.
CORYPHÉNOJDE. pois. F. CorypuoejoVde.
CORYPH1ISÉES. Coryphinœ . bot. Nom de la première section des Palmiers, établie par C. Kunlh (in J/umb. et Bonpl. Aora Généra et Spec. Plant, coquin. T. 1, p. 23‘J) et caractérisée par trois ovaires monospermes, dont deux avortent le plus souvent. Elle comprend les genres Corypha , Phœnix, Moreniu, Li Visio nia, Chamœrops, etc.
CORYPHGENE. Coriphœna. pois. Genre de l’ordre des Thoraciques de Linné, placé par Cuvier, dans celui des Acanliioptérygiens, famille des Scombéroïdes , et par Dutnéril parmi les Lophindonlcs. Caractères : dorsale naissant sur la tète qui est carénée et comme tranchante en dessus; opercules lisses; pas de carène à la queue; corps ovale, allongé, comprimé et revêtu de fort petites écailles. Les Coryphœnes peuvent être inis au rang des plus brillants bûtes des mers. Presque tous habitent les hauts parages, et l'un d'eux la Méditerranée. « Il faut, dit Rose, avoir vu ces Poissons suivre les vaisseaux en troupes plus ou moins nombreuses, pour se former une idée de leur beauté. En effet, lorsqu'ils nagent à la surface de la mer. et surtout lorsque le soleil luit, leur corps brille de l’éclat de For uni à celuides saphirs, des émeraudes ou des topazes, et frappe les yeux de mille nuances plus resplendissantes les unes que les autres, selon l'aspect sous lequel ces Poissons
cou
se présentent. La vivacité. la variété et la grâce do lotira mouvements ajoutent encore au magnifique assortiment de couleurs dont ils sont parcs. C'est un spectacle qu'on ne peut se lasser d'adinircr, lorsque, isolé au milieu des mers, le voyageur rencontre pour la première Fois ces Poissons. *
Les Coryphœnes sont extrêmement voraces, hardis et agites ; ils paraissent à peine sc mouvoir dans les flots qu'ils sillonnent, et l’on pourrait les y croire poussés par une force de projrclion des plus irrésistibles, si l'on ne découvrait, dans la vélocité de leur marche, un mouvement d'ondulation continuel sur la longue dorsale dont ils sont ornés; mouvement qui contribue à multiplier les reflets qui jaillissent de leur surface. Il» poursuivent avec acharnement les Poissons volants, et voyagent par bandes, à la suite des troupes que forment ces petits animaux, se renvoyant pour ainsi dire ceux-ci, comme les chasseurs lancent le gibier qu'ils poursuivent avec leurs meules. L'Exocet qui u'est pas dévoré par le Coryphome dont la poursuite le détermina à s'élancer de l'Océan, l’est par celui près duquel il retombe, lorsque l'oiseau vorace ne se saisit pas de lui à son passage dans les airs. Les Coryphœnes ne mâchent pas, ils avalent; et l'on a trouvé tout entiers, dans leur estomac, des Poissons volants de six à huit pouces. Telle est la voracité des Coryphœnes. qu'engloutissant tous les objets qui tombent des navires et qui peuvent être admis par leur bouche, on en a vu avaler jusqu'à de grands clous. On les prend fort aisément à la seine, et lorsqu'ils se rapprochent des eûtes pour jeter leur frai, la ligne est encore une excellente manière de s'en procurer. Il suffit de disposer un bouchon auquel on fixe deux petites plumes avec du fil, pour imiter tant bien que mal les ailes d'un Exocet, d’y laisser pendre l'hameçon en guise de queue, et de faire filer ce grossier appât à l'arrière du bâtiment, pourvoir, dès que le mouvement du langage fait que le bouchon s'élance hors de l’eau, les Coryphœnes se disputer à qui doit mourir. Cette pèche est fort utile à bord où, lorsque depuis longtemps on ne vit que de viande salée, d'adobages, de légumes vermoulus, ou de Poulets malades, la chair fraîche et savoureuse d'un Poisson bon à manger, vient faire diversion à la monotonie de la mauvaise chère. On accommode les Coryphœnes de diverses manières; maison s'en dégoûte bientôt, peut-être, comme l'observe fort judicieusement Dose, parce que l'on en prend trop, quand on commence à les pêcher, après avoir fait une longue abstinence ou beaucoup de tristes repas.
Le genre Cnryphœne, tel que Linné Pavait établi, a été divisé en plusieurs genres dont le principal, auquel on a conservé l’ancien nom tiré du grec, se subdivise de la manière suivante , et renferme une quinzaine d'espèces.
t Cextrolophes. ils ont en avant de la dorsale des proéminences épineuses, mais tellement courtes qu’elles se sentent à peine quand on presse la peau avec le doigt; on n’y voit d'ailleurs ni carène à la queue, ni épines libres devant l'anale, ni fausses nageoires; leur corps est comprimé, leurs écailles menues ; leur tète oblongtie et obtuse, et lesdenlsfines surune seule rangée.
j Corypiiof.xe Pompii.e, Lac. ; Coryphœna Pampttu », L.. Lac.; le Liimpuge, Encycl. Pois., p. GO, pl. 34, fig. 150. Celle espèce a plus de douze pouces de longueur. Sa forme est postérieurement un peu acuminée; la surface de son corps est grasse et onctueuse au tou- ] cher; son dos est marqué de bandes jaunâtres, une raie dorée, en forme de sourcils, surmonte ses veux ; la mâchoire inférieure est plus longue que la supérieure, o. 8/5 3. r. 14, v. 0, a. 2/24, c. 16. Océan, Méditerranée.
•j-f Leptopoues; Oligopodcs. Risso. Ils ont, comme les i Cenlrolopbes, des proéminences dorsales sensibles seulement au doigt; mais leur dorsale et leur anale s'unissent à la caudale qui finit en pointe . et il n’y a qu'un rayon aux ventrales. On n’en connaît qu'une espèce.
Coryphoexe hoir. Coryphœna ater ; üligopodu* ater , Risso. pl. 11. fig. 41. Ce petit Poisson, découvert dans la iner de Nice, faible et timide, se tient toute l’année dans les plus grandes profondeurs des eaux, et n’approche du rivage que vers le mois d'août, pour y déposer des œufs d’un bleu foncé. liés par un réseau blanc; sa chair est molle et d’une saveur fade; soi» museau est arrondi; ses yeux petits, noirâtres, avec l’iris doré; sa taille est de six pouces, et sa teinte générale d'un noir d'ébène, avec de beaux reflets d'un rouge violet.
-ff-f- CoRYPOOBXts proprement dits. Ils ont leur dorsale étendue depuis la nuque jusqu'au voisinage de la caudale, dont elle est cependant toujours distincte. Celle caudale est fourchue, rectiligne, arrondie ou lancéolée.
oc. Caudale fourchue.
Corypüoexe Hippdre. Coryphœna flippa rus , h. , t, mol . ; Rloch, pl. 174; le Dauphin, Encycl. Pois., p. 59, pl. 53, f. 125. Cette belle espèce est la plus grande de toutes; elle atteint jusqu'à cinq pieds de long; elle se trouve dans l'Océan et dans la Méditerranée. Sa longue dorsale est à peu près parallèle au corps, et l'angle que forme la fourche de sa queue est très-aigu. Son dot est d'un vert de mer, parsemé de lâches orangées; le ventre est argenté; la ligne latérale jaune; la dorsale, qui est d'un bleu céleste, a ses rayons couleur d’or; la caudale est environnée d’une teinte verte; les autres nageoires sont jaunes, b. 7-10. d. 00, p. 10-21, v. G, a. 20-27, c. 18-20.
Coryniofne Doradox. Coryphœna œquffelis , L. . G (Del.; Syst. Nat. xm, t. I, p. 1 190; Enc. Pois., p. 50; Coryphœna aurala , Lac.. Pois, m, p. 185, pl. 10, fig. 2. Cette espèce diffère de la précédente par sa dorsale plus courte, quoique toujours parallèle au corps. Cette nageoire n’a d'ailleurs pas ses rayons jaunes, mais bleus comme la membrane. La queue, très-profondément anguleuse et bifide, a, dans toute sa surface, l’éclat et la couleur de l’or poli. Le reste de ce Poisson est varié des plus riches couleurs, disposées avec harmonie. Sa taille est moins grande que celle de l’Uippure. c. 0, d. 55, p. 10, v. 6, a. 23, c. 20. Des mers de l’Inde.
CorypboexedeBort. Coryphœna Boryi, Drap.,Borv, Voyag. aux quatre îles d'Afrique, T. i, p. 1 10. pl. 10. f. 5, sous le nom d'Hippurc. Cette espèce tient le milieu entre le Doradotiel leChrystire. Comme chez ce dernier.
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sa dorsale commence bien plus en avant, et loin d’être , parallèle an corps, c'est-à-dire pas plus large en avant qu’en arrière, elle est très-liante sur le verte* , disposée en crête, et va toujours en diminuant vers la queue. Elle est du plu* beau bleu de lapis, variée de lignes ; obliques, irrégulièrement parallèles, d’un bleu d’iudigo ! beaucoup plus foncé. Le dessus de la tête est d'un brun qui va se fondant et se mariant avec des teintes d'éine- I raude sur le dos; les flancs sont, ainsi que la queue, ! couleur d’or, avec des teintes grisâtres et le ventre argenté; le reste des nageoires est jaune. La caudale est profondément bifide; l’anale est parallèle au corps, et ne présente pas antérieurement des rayons plus longs, comme dans le Doradnn ou dans le Chrysure. Cette es- I pècc n’atteint guère plus de deux pieds de long. o. 0, d. 57. 04. v. 0, p. 20, a. 25, 20. Océan atlantique.
CoRYPnoEXECiiRYsiRE. Corypha ma Chtysurus, Lac., Pois. T. lit. p. 18G, et lab. 2, pl. 18, fig. 2. Celle espèce a le corps très-allongé et non ovoïde, comme dans la précédente; l'anale présente en avant quelques rayons plus longs que les postérieurs, et la queue fourchue n'est pas disposée en large croissant. Ses belles teintes sont rehaussées par des taches bleues, leuliculaires, disposées au hasard et assez nombreuses; sa queue brille de l’éclat de l’or ; la gorge et la poitrine ont la couleur de l'argent; le dos d'un bleu céleste; la dorsale tachetée de jaune, et les pectorales ont la teinte de l'azur. b. 0, d. 58, p. 20, v. 5, a. 28, c. 5. Mer du Sud.
(i. Caudale rectiligne.
Coryphoexe IlEciiiGXÉ- Encyc. Pois., p. G1 ; le Camus, Lacép., Pois. T. m, p. 207; Coryphœna Si ma, Gmel. d. 52, p. 16, v. G, a. 9-10, c. IG. Mers d'Asie.
y- Caudale arrondie.
Coryphoexe Ch mois. Coryphœna Chine nsi s, Lac., 1 Pois. T. m, p. 200. Cette espèce a élé décrite d’après une peinture chinoise, de sorte qu’on ne connaît ni les habitudes ni le nombre des rayons des nageoires de ce Poisson dont l’existence n'csl pas même suffisamment garantie.
<?. Caudale lancéolée.
Coryphœna acuta, L., Gmel., Sy$t. Nat. xm, t. i, p. 1104. Espèce peu connue, des mers d’Asie, et la seule ! dont se compose jusqu’ici cette section, d. 45, p. IG, v. G, a. 0, c. 6.
Les Coryphœna Nocacula, pentadactyla , cœrulea, Psittacus et lineata de Linné, ont élé détachés de ce genre pour former celui auquel Cuvier a donné le nom de Rason.
Le Coryphœna Plumerii de Bloch n’est qu’un Labre, et le C. rupestris un Macroure.
Il parait que les Coryphœnes se rencontrent à l’état fossile; du moins Faujas Saint-Fond (Ann. Mus. T. i, pl. 24) a fait graver l’empreinte d’un Poisson trouvé dans le calcaire de Nanterre près Paris* qui parait avoir dû être fort voisin du Chrysure.
CoryproexoIoes. Ils diffèrent des Coryphœnes proprement dits, parleur tète encore plus comprimée et tranchante, assez loin de laquelle commence la dorsale beaucoup moins longue que dans les espèces précédentes. L’ouverture des branchies est peu distincte.
Coryfboexk IIoutti YxiEx. Lacép., Pois, m, p. 220;
Coryphœna flranchiostcgo, L., Gmel., Syst. Nat. xn, t. i, p. 1194. Espèce peu connue, d’après ce qu’en dit IlouUuyn qui seul l’a mentionnée, et qui la rroit des mers du Japon. Ce Poisson n’a guère plus de six pouces de longueur; sa couleur (ire sur le jaune, d. 24, p. 14, v. G, a. 10, c. IG. Cuvier semble regarder cette espèce comme douteuse.
Oucopodes. Ils ont une énorme dorsale et une anale non moins étendue. Cette seconde est si longue qu’elle égale presque la première en grandeur, et détermine l’ouverture de l’anus presque sous la gorge. Le* ventrales sont extrêmement petites, formées d’un seul rayon, placée* cii avant des peelorates. Le corps est fort comprimé; les dents disposées sur un seul rang en haut, et sur deux en bas. Leurs écailles sont plus grandes que celles des autres Coryphœnes. et légèrement épineuses. On n’en connaît qu’une espèce.
Corypiîoexe ÉVBXTA1L. Kncycl. Poiss., p. GO, pl. 54, fig. 128 ; Coryphœna rclifera , Gmel., Syst. Nat., 1. 1, p. 1 193. Ce beau et singulier Poisson, des mers de l’Inde, a son corps fort comprimé et ohlong, d’une teinte brune, couvert de points blancs, ainsi que les nageoires qui sont prodigieusement grandes, tachetées, et donnent au Poisson la forme générale d’un losange, dont les angles seraient arrondis, b. 7, d. 55, p. 14, v. 1, a- 51, c. 22.
CORYPHGENOIDES. MIS. C. Corypiîoexe.
CORYPIIOPHYTES. Coryphophytœ. bot. Sont ainsi appelées par N'ccker, les piailles qui ont leurs étamines peu nombreuses et insérées au sommet du calice.
CORYSANTHES. Cotyzanlhes. bot. R. Brown, dans son Prodrome de la Flore de la Nouvelle-lJollande, a formé ce nouveau genre, dans la famille des Orchidées, pour trois petites plantes qu’il avait recueillies sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. Voici les caractères qu’il lui assigne : son calice est inégal et comme à deux lèvres ; le casque est grand et concave ; le lahelle est trèsgrand, également concave, cl cache la lèvre inférieure qui est fort petite et à quatre divisions; l'anthère est placée au sommet du gynoslème ; elle est persistante, et s’ouvre en deux valves incomplètes; elle renferme, dans sa loge qui est simple, quatre masses de pollen pulvérulentes. Les plantes dont ce genre se compose sont petites, herbacées, et croissent dans les lieux ombragés;
| leur racine est munie d’un petit tubercule arrondi ; leur tige est simple, grêle et parfaitement glabre; elle porte une seule feuille, et se termine par une fleur unique, tantôt droite, tantôt penchée, ayant assez de ressemblance extérieure avec les fleurs du genre Cypridium.
Brown en a figuré et décrit une espèce ( Cener . Remarcks, p. 78, t. 10) avec le soin et l’exactitude qui distinguent cet habile observateur : c’est le Coryzanthes fimbriala, déjà mentionné par lui dans son Prodrome, p. 528. Celte petite plante, remarquable par son lahelle cilié sur son bord, est assez commune aux environs de la ville de Sydney, dans la colonie de Port-Jackson.
Le genre Corybas de Salisbury ( Paradis , t. 85) parait devoir être réuni au genre Coryzanlhcs de Brown.
CORYSSOMÈRE. Corytsomerus. ixs. Coléoptères télramères; genre institué dans la famille des Rbyn-
COR
eliophorcs,pnrSchoonhcrr ; caractères : museau-trompe plus court que le corps; antennes composées de douze articles dont le premier fort allongé et les quatre derniers insensiblement plus gros, formant une massue ovale; corselet plus large que long; écusson visible; ailes recouvertes par des élytres; pieds antérieurs différant peu des suivants, assez robustes, avec les jambes dilatées et anguleuses vers le milieu du côté interne. Ce genre a pour type le flhyncluvnus va pu ci nus de Bcck.
CORYSTE. Corystes. crcst. Genre de Décapodes, famille des Brachyures, établi par Latrcille. Caractères : test ovale; antennes extérieures longues, avancées, ciliées : second article des pieds-mâchoires extérieurs allongé, rétréci en pointe obtuse à son sommet, avec une échancrure au-dessous; yeux écartés, situés à l’extrémité d’un pédicule de longueur moyenne, presque cylindrique, un peu courbe; longueur des trois premières paires de pieds diminuant progressivement; les deux antérieurs beaucoup plus longs dans les mâles que dans les femelles. Les Corystes ont de grands rapports avec les Leucosies et les Thies; ils s’éloignent des premiers par la longueur de leurs antennes, rallongement du pédoncule des yeux, la forme du second article des pieds-mâchoires, la cavité ovale qui est carrée, et par leur test qui est moins bombé. Cette partie du corps est ohlongue, ovale, tronquée postérieurement. Les régions indiquées par Desinaresl y sont légèrement marquées, et représentent, dans certains individus, une sorte de ligure humaine griinacée; les branchiales ou latérales sont très-allongées; la cordiale manque. Les Corvsles diffèrent des Tliies par des caractères analogues, à l’exception que leur carapace est plus ohlongue; l'abdomen, nommé improprement queue, est composé de sept anneaux dans les femelles, et seulement de cinq dans les mâles; mais ce petit nombre est évidemment dû à la soudure de deux d'entre eux; quoi qu'il en soit, les deux premiers segments sont plus larges que les suivants. L'abdomen des femelles est presque ovale; celui des mâles a la forme d’un triangle allongé. On ne connaît encore qu'une espèce propre à ce genre, le Coryste dexté, Corystes dentata de Latreille, ou YAtbunca dentata de Fabricius (Suppl., p. 3î)8), qui est le même que le Corystes cassicelaunus de Leach ( Malacost. Prit., fasc. G, la b. i). Il a été figuré par Penuant ( Prit . Zoo!., t. iv, lab. 7), ainsi que par llerbst qui l’a nommé Cancer personatns. On le rencontre sur les côtes d’Angleterre; d'Orbigny l’a souvent péché dans le golfe de Gascogne, sur une assez grande étendue en mer. Il n’est pas certain que ce genre se trouve â l'étal fossile; cependant Desmarest (Hisl. des Crust. foss. , p. 125) pense qu’on pourrait y rapporter une carapace ellipsoïde, dentelée sur ses bords latéraux antérieurs, découverte dans la craie d’Angleterre, par Manlell.
CORYSTION. mis. Genre de Klein, dont les espèces ont été réparties parmi les Callyonimes, les lîranoscopcs, les Trachines, les Cottes, les Trigles. etc.
CORYTHA1X. ois. Synonyme de Touraco. C. ce mol.
CORYTHrs.ois.Syn.de Dur-Bec. F. Gros-Bec.
CORYTOPHANE. Corytophanus. rf.pt. Boyé, dans
un ouvrage sur les Reptiles de Java, que la mort de l’auteur a laissé jusqu’ici inédit, mais que les soins de l’amitié se disposent 5 mettre au jour, a érigé, sous ce nom, en genre nouveau, YAgama cristata de Merrhem.
CORYTOPIIYTES. Corytophytrv. bot. Ncclcer emploie cette épithète pour désigner les plantes dont la partie supérieure de la corolle a la forme d’un casque.
CORYZA, bot. Synonyme de Stælre A [ricana, L.
COS. mit. F. Ps.\**ite.
COS A-COS AU ACHO . bot. Syn. vulgaire de Patonia spin /fera.
COSaIRE. Cosaria. bot. Mémo chose que Kosaria. F. Dorstêxie.
COSCIME. Coscinfa. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famiHe des Carnassiers, tribu des Ca rabiques, établi par Dejean qui lui assigne pour caractères principaux : antennes longues, avec le premier article court et gros; dernier article des palpes ovalaire; menton d’une seule pièce, avec une échancrure profonde ; lèvre supérieure plus large que longue, arrondie sur les côlés, échancrée en avant ; corps plat ; corselet en cœur, plus long que large; élytres pou allongées. La Coscinia Schuppelii , qui forme le type de ce genre, a été trouvée en Égypte; elle est d'un brun noirâtre, avec la première moitié des élytres rousse, ainsi que les pattes; ses antennes sont brunes, avec le premier article roux; la lèvre supérieure, les palpes cl le dessous du corps sont aussi de celle couleur.
COSCIMUM. bot. Colcbrooke a fait, sous ce nom, un genre nouveau du Menispermum [encslratum de Grerlner (de Fruct t. i, p. 210, t. f. 5). Le caractère distinctif de ce genre consiste surtout dans ses étamines au nombre de six seulement et monadelphes. Cette plante est sarmenteuse, grimpante et originaire deCeylan. F. MCxisperme.
COSCINODON. bot. Ce genre, séparé des /Feissia par Sprengel et par Bride), en diffère par un caractère trop léger et trop peu constant pour qu’on puisse l’admet Ire; la seule différence consiste dans les dents de péristome. qui présentent, dans les espèces que Bridel range dans son genre Concinodon , une série de petits trou»; du reste lu structure de la capsule et la forme de la coiffe sont les mêmes que celles des vrais /Feissia. Le port des espèces est aussi le même ; ainsi le Coscinodon nudum a trop d’analogie avec le / Feissia nigrita , et le Coscinodon laticeola/utn avec les /Feissia Starkeana et affïnis, pour qu'on puisse les placer dans des genres différents. Bridel lui-même avait regardé longtemps celle dernière espèce comme une simple variété du /Feissia lanccola/a ou Coscinodon lanceolatum.
COSCOROBA. ois. Espèce du genre Canard, division des Oies, A nas Coscorobu.
C0SCD1. *\*. Synonyme de Cochon Pécari.
COSLORDILOS. rept. Synonyme de Slellion.
COS.MÉE. Cosmea. bot. F. Cos «os.
C0SMÉL1E. Cosmelia. bot. Genre établi par Brown pour une plante de la famille des Épacridécs, qu’il a observée sur les rivages bas et marécageux de la partie méridionale de la Nouvelle-Hollande, pendant son séjour sur cette terre si vaste, si peu connue encore, mais
qui laisse présager d'immense* trésor* pour l'étude de la botanique, l e savant auteur du Prodrome des plantes de l'Australasie a choisi pour le genre nouveau un nom évidemment dérivé de VLoipiv, qui signifie ornement, faisant allusion à la beauté des fleurs de la seule espèce que renferme encore ce genre. Le genre Cosmelia est ainsi caractérisé : calice imbriqué; corolle tubuleuse, portant et renfermant les étamines dont les anthères sont ndnécs aux sommets ciliés des filaments; cinq petites écailles hypogynes; fruit capsulaire; placentas adnés à une colonne centrale, et libres à chaque extrémité.
La Coshèlie Roi ok. Cosmelia rubra , a été introduite en Knrope en 183(1; c'est un bel arbrisseau à rameaux droits, un peu diffus, dont les liges, d’une belle couleur purpuri ne, sont cylindriques, lisses, sans aucune trace de cicatrices, munies de feuilles demi -embrassa nies, courtes, épaisses, roules, lancéolées, pointues, cuciilliformes à leur base et d'un vert agréable. Les fleurs, d'un rouge de carmin très-vif, sont solitaires au sommet des branches latérales, lequel est ordinairement penché ou incliné. Le calice est foliacé; la corolle est fortement renflée, divisée aù sommet, qui est rétréci, cil cinq dents courtes et presque obtuses. Les cinq étamines ont leurs anthères biloculaires, allongées, portées sur des filaments ciliés au sommet; on remarque, en outre, cinq petites écailles hypogynes. Le fruit consiste en une capsule polysperme; les graines sont petites, arrondies, attachées au placenta par un court pédicelle.
COSN1Æ. bot. Dombey avait établi ce genre pour une plante qu'il avait observée au Mexique, et qu'il avait nommée Cosmia caulcscens. Depuis cette plante a été réunie au genre Talinutn en conservant son nom spécifique.
COSMIBL'ENA. bot. Deux genres ont été successivement formés, sous ce nom, par Ruiz et Pavon; le premier a été bientôt reconnu pour être le même que HirteUa . précédemment adopté dans la famille des Cbrysobalanées, et l'autre est très-voisin du Cinchona, dans la famille des Rubiacées; mais il en diffère parce que le calice tombe après la floraison; que le tube de la corolle est large, souvent un peu courbé; que la capsule s’ouvre de haut en bas; enfin qu'à la maturité, le tube du calice se sépare du fruit auquel il était adhérent; tels sont les caractères différentiels qui distinguent principalement le genre Cotmibuena, queDeCandolle ( Prod.j vol. 4, p. 3;»C), d'après Polil, nomme simplement liucna. y. ce mol.
COSM1K. Cosmius. iss. Duméril, dans sa Zoologie analytique, a désigné, sous ce nom. un genre de Diptères à bouche en trompe charnue et rétractile; à antennes garnies «l’un poil isolé, latéral et simple; à ailes variées de taches colorées et de bandes sinueuses, etc. Ce genre n'a point été adopté par les entomologistes qui se sont particulièrement occupés de l’ordre des Diptères, et les espèces qui le composaient ont été réparties entre les genres Tépbrites et Chétocères.
COSM1SOME. Cosmisoma. ixs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Lougicornes, institué par Serville qui lui donne pour caractères : les quatre palpes d'égale longueur, avec le dernier article presque cylindrique et tronqué à l'extrémité; antennes velues.
composées de onze articles allongés, cylindriques, un peu plus longues que le corps dans les mâles, avec le sixième article garni de poils dans les deux sexes; tète un peu allongée en avant; corselet cylindrique, inutique latéralement, plus étroit que les élytres, plus long* que la tête, avec deux sillons transversaux aux deux extrémités; élytres presque linéaires, un peu déprimées en dessus, arrondies à leur extrémité; écusson petit, triangulaire; pattes velues; cuisses longues, subitement en forme de massue; jambes un peu arquées. Les Insectes de ce genre ont tous le Brésil pour patrie; ils se tiennent sur les feuilles et les troncs d'arbres contre lesquels ils grimpent avec facilité; ils volent pendant le jour, dans les bois, et produisent un son aigu, par un certain flottement des pièces du corselet.
COSMORH1N- Coitnorhinu ». ixs. Coléoptères lélramères; genre de la famille de Rhynchophores, tribu desCurculionides. institué parle Dr Sehoonberr qui lui a reconnu pour principaux caractères : museau-trompe court, épais, de même grosseur partout; premier article des antennes brusquement dilaté ; massue composée des quatre derniers articles; corps aptère; élytres un peu rugueuses ; jambes assez fortes. Un n’en connaît encore qu'une seule espèce que l'on a observée aux environs du cap de Bonne Espérance.
COSMOS, bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifèrcs de Jussieu, section des Ilélianthécs de Kunth et des Coréopsidées de Cassini, Syngénésie frustrante, L. Fondé par Cavanilles ( Icônes , 1, p. 10), il fut adopté par Willdcnow et Persoon qui, lui ajoutant quelques espèces, ont changé sans nécessité son nom en ceux de Cosmea et de Cosinus. Rétablissant dans sa pureté le nom donné par son auteur, C. Kunth (Nova Généra et Sjiec. Plantar. œquinocl. 4, p. 27ü) exprime ainsi les caractères de ce genre : involucrc double, l'un et l'autre à huit divisions profondes; réceptacle plan, paléacé; fleurons du disque tubuleux et hermaphrodites, ceux de la circonférence, au nombre de huit environ, ligules et stériles; akènes télragones, amincis au sommet, et surmontés de deux ou quatre barbes persistantes et couvertes de poils dirigés en arrière. De grands rapports de structure unissent le Cosmos au Coréopsis, cl cependant ce sont deux genres bien distincts. Le Cosmos bipinnutus , espèce qui a servi de type au genre, et que l'on cultive au Jardin du roi à Paris, a un faciès très-différent des Coreopsis de son voisinage. Peut-être que les espèces ajoutées par Willdcnow, telles que les Cosmos sulphureus et Cosmos parciflorus, qui étaient des Coréopsis de Jacquin, se distinguent aussi, de ce dernier genre, par le port. Nous avons sous les yeux la figure du Cosmos chrysanlhcmifolius de Kunth, dont l'aspect rappelle un peu celui du Cosmos bipinnutus, quoique la planlo soit naine en comparaison de cette dernière. Les caractères assignés par les auteurs à ces deux genres, ne sont pourtant pas tranchés, car Willdenow et Persoon, tout en avertissant que la seule différence consiste dans la structure de l'involvure, n'expriment cette différence que par la distinction des folioles de celui-ci dans le | Coréopsis, ou , en d’autres termes , que par son invo- | lucre absolument polyphylle. Kunth ne s’est pas con-
tenli1 de ce caractère unique et si léger, II y a ajouté , pour le Cosmos , celui des barbes ou aigrettes à poils rebroussés. Il a donné des descriptions extrêmement soignées de- huit espèces, parmi lesquelles sc trouvent deux de celles anciennement connues, savoir: le Cosmos bipinnatus et le Cosmos parti (lorut. Ce sont des plantes herbacées, à branches et à feuilles opposées, très incisées et décomposées. Les fleurs sont terminales ou pédonculées , elles ont des rayons le plus souvent de couleur rose ou pourprée, ce en quoi les Cosmos diffèrent encore des Coreopsis où les rayons sont presque toujours jaunes. Elles sont exclusivement indigènes du Mexique et des vastes contrées du nord de l'Amérique méridionale. En parlant du Cosmos bipinnatus, Kunth assure que sa piaule est bien identique avec celle cultivée, sous ce nom, au Jardin des plantes à Paris, et il observe qu'elle ne diffère du Cosmos bipinnatus de Cavanilles, que par ses akènes chauves. D'après cela, il serait tenté de réunir celte plante au Gcorgina ou Dahlia. La réalité de ce rapprochement semble en effet justifiée et par le port et par les caractères. F. Geqrgixe.
COSMUS. bot. y. Cosxos.
COSSAC. ma*, y. Cors ,\c.
COSSAHD et COSSARDK.ois. Syn. vulg.de Buse commune, Falco buteo, L. V. Faccoji.
COSSE, bot. Synonyme vulgaire de Légume.
COSS1GNIE. Cossignia ou Cossinia. bot. Genre de la famille des Sapindacées, et de l’Hexandrie Monogynie, L., établi par Commerson en l'honneur de Cossigny, auteur d'un Traité sur l'Indigoterie, et l'un des cultivateurs les plus zélés de l’Ile-de-France. Jussieu (G 'encra Plantarum , p. 218) et Lamarck (Encycl. met h.) l'ont caractérisé de la manière suivante : calice persistant, divisé profondément en cinq parties ovales, concaves cl cotonneuses en dehors; quatre pétales, rarement cinq, onguiculés à la base; six étamines ; ovaire supérieur, oblusénieut trigone, surmonté d'un style court et d'un stigmate entier; capsule ovée, cotonneuse, trigone, s'ouvrant parle sommet en trois loges à deux ou trois graines globuleuses et fixées à un réceptacle central. Les Cossignies sont des arbrisseaux à feuilles Cernées ou puînées, composées de cinq folioles. Leurs fleurs sont axillaires, terminales et disposées en particules. On ne connaît encore que les deux espèces primitivement rapportées par Commerson : l’une, Cossignia triphylia, Lamarck, qui se trouve au mont du Rempart de l’ilc Mascareigne; et l'autre, Cossignia pinnata, Lamk., que l'on rencontre à l*llc-de-Franre. Celte dernière a été figurée par Lamk. (lllust., t. 250).
COSSON. Cossonus. ixs. Genre de Coléoptères tétramères, établi par Clairville dans la famille des Rhinchophores, et caractérisé ainsi qu'il suit : antennes insérées sur un avancement antérieur de la tête, en forme de trompe, coudées, n'ayant que neuf articles distincts, dont le dernier en massue ovoïde ou conique; corps étroit, allongé cl presque cylindrique; jambes terminées par un fort onglet; tarses filiformes. Les Cossous, confondus d'abord avec les Cbaransons, sont très-voisinsdcsCalandrc8,eLse rapprochent encore davantage du genre Üulbifer qui a été créé à leurs dépens
par Mcgerle. Ce sont des Insectes petits, vivant sous les écorces des arbres, et dont les espèces sont encore peu nombreuses et très-peu connues.
Le Cossov linéaire, Cossonus linearis , Clairv. (Enlom. helv. , t. r, p. 00. tab. i, flg. 12), figuré par Olivier (Enlom. , n° 85, pl. 55, fig. 534, a. b. c), peut être regardé comme le type du genre. On le trouve dans toute l’Europe. Le Cossois Lymexylox, Cossonus Lymexylon, figuré par Olivier (Ent., n° 83, pl. 55. f. 538), a été considéré par Megerle comme type de son genre Bulbifer.
COSSONIDES. Cossonùles. ixs. Nom donné par Schoonberr à un groupe de Curculionides Gonalocères raécorby nques, dont le genre Cosson est le type.
COSSU, ois. Espèce du genre Soul'-Manga, Certhia pulchella , Lalh., Levai!!., Ois. d'Afrique, pl. 293. y. Socï-Marga.
COSSUS, mai. Nom d'une race indienne de Chèvre.
COSSUS. Cossus, 1*9. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Boinbycites , fondé par Fabricius. Caractères : palpes extérieures cylindriques, assez épaisses, couvertes d'écailles; antennes sétacées, de la longueur de la tête et du tronc, avec une série de dents courtes, transverses et obtuses, le long de leur côté intérieur; ailes en toit. Les Cossus ont quelques rapports avec les Bomhyccs dont la larve est très -différente, mais qui ne s'en distinguent guère à l’étal parfait que par les antennes; ils ressemblent beaucoup aux Hépiales qui s'en éloignent aussi par les antennes. Enfin, ils ont les plus grands rapports avec le genre Zeuzère qui a été créé à leurs dépens, et c'est encore dans les antennes que se trouvent les caractères distinctifs. Les Cossus volent la nuit, et vivent très-peu de temps à l'état de Papillons, lis déposent leurs œufs aux pieds de plusieurs espèces d'arbres. Leurs chenilles sont nues ou presque rases, lisses et peu variées en couleurs. Elles ont seize pattes. On les trouve dans le tronc des arbres qu'elles rongent profondément, à la manière des larves des Capricornes, et auxquels elles font le plus grand tort; elles filent une sorte de roque qu'elles composent avec des débris de bois, inèlés de terre, et elles subissent, dans sou intérieur, leur métamorphose en nymphe. Celle-ci présente, au pourtour de chaque anneau, des petites dents ou épines qui leur servent, dit-on. Acheminer dans l'intérieur des galeries, et à se rapprocher de l'écorce de l'arbre afin d’en sortir facilement ù l'époque de la dernière transformation. Celte observation ne pourrait s'accorder avec l’existence d’une coque qu’en supposant qu’elle n’est pour la nymphe qu’une demeure provisoire, et que celle-ci s’en échappe avant l'étal parfait.
Le Cosses Gâte Bois, Cossus Lignipcrda de Fab., peut être considéré comme le type du genre; il a été figuré sous le nom de Cossus, par Engramelle (Papill. d’Eur. pl. 18'J et 100). 11 est commun dans toute l'Europe. Sa chenille est très- nuisible à l'agriculture; elle détroit un nombre prodigieux d’Ormes, et est tellement commune aux environs des villes, qu'il n’est guère d'arbres de cette espèce, âgé de plus de quinze ans, qui n'en soit attaqué, et que les plus vieux meurent ordinairement par suite de ses ravages. Ce mal est d'au-
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tant plus redoutable qu'on ue connaît aucun moyen efficace de préservation. On ne peut jusqu'à présent arrêter rétendue des désastres, qu'en diminuant le nombre des Cossus au moyen des chasses faites au moment où ils viennent d'éclore et avant qu'ils aient eu le temps de s'accoupler ou de pondre. Cette chenille, si remarquable par ses dégâts, a fourni à Lyonncl le sujet d'un travail non moins admirable par son exécution que par la patience qu'il a exigée de la part de l’observateur. Elle a une odeur extrêmement désagréable, qui parait être due au liquide huileux, qui suinte de toutes les parties de son corps, et principalement de sa bouche. Celle particularité ne permet pas de supposer, avec Linné, que ce soit cette même larve dont parle Pline sous le nom de Cossu», et qui était pour les Romains un mets délicieux. Il parait très probable que le Cossus des anciens appartenait au genre Lucane ou Capricorne.
On peut rapporter eucore au genre dont il est question, et tel qu’il a été circonscrit par Lalreille, les Cossus terebra de Fabricius, lituratus et nebulosus de Douavan,et le Phalœna strix de Linné; ces trois dernières espèces sont fort grandes et exotiques.
COSSYPHE. Cossyphus. ns. Genre de Coléoptères héléromères, famille des Taxicornes, établi par Olivier avec ces caractères : antennes terminées en une massue perfoliée; le dernier article des palpes maxillaires plus grand que les précédents, en forme de hache; corps ovale, très-plat, en forme de bouclier, débordé tout autour par le corselet cl les élytres; prothorax presque en demi -cercle, cachant la tète. Les Cossyplics, dont le caractère essentiel est d’avoir la tète entièrement recouverte par le corselet, présentent des antennes plus courtes que le prothorax, composées de onze articles dont les quatre derniers seulement sont eu massue; une lèvre supérieure cornée, arrondie, ciliée; des mandihules cornées , arquées, bifides; des mâchoires également bifides, avec la division interne, courte, presque cylindrique, et la division externe plus grande, renHée, terminée en pointe; enfin une lèvre inférieure cornée, légèrement échancrée, munie de palpes Inarticulées : lepremier article plus petit, les deux autres presque égaux. Olivier ne représente et ne décrit qu'une espèce, le Cosrypue déprimé, Cossyphus dep tes s us, Lampyri» de pressa, Fabr. Cet Insecte se trouve dans les Indes -Orientales, en Barbarie et en
Un a décrit, sous le nom de Cossyphe d'Iloffuiansegg, une seconde espèce, qui avait été regardée comme une variété de la précédente. On la trouve eu Barbarie, dans l'ile de Corse, en Espagne. Enfin on en connaît une troisième recueillie en Égypte par Sa vigny.
COSSYPI1ECRS. Cossyphures. ms. Famille de Coléoptères héléromères, fondée par Lalreille. V. Taxicouu.
COSSYPHORES. ms. F. Cossypheirs.
COSTA, bot. Synonyme d’Opopanax. F. Payais.
COSTE. Coslus. bot. Genre de la famille des Balisiers de Jussieu ou Scitaminéea de Brown, Monandrie Mouogynie; caractères : anthère double; filament placé en dehors de l'anthère, allongé, plan, ovale, lancéolé à son sommet; capsule (riloculaire, s'ouvrant en dehors.
contenant un grand nombre de graines. A ces caractères essentiels nous ajouterons, pour faire mieux connaître le genre Cos/us, ceux qu’il partage plus ou moins avec les autres genres de la famille : le périanlhe extérieur est trifide, bossu, l'intérieur tripétaloïde; nectaire auquel est adné le filament lancéolé; style filiforme; stigmate hilohé. Selon RoscoC (/oc. ci/.), les plantes de ce genre se distinguent des autres Scitauiij nées par leurs tiges inclinées ou spirales, fréquemment hérissées et quelquefois frutescentes. R. Brown ( Prodr . Florœ-i\ocœ Ilvllandiœ , p. 308) ajoute eucore un caractère qui fait distinguer, dit-il, les Coslus même sans fructification; c'est la structure particulière de la gaine qui, au dessus de l'insertion de la feuille, forme une sorte de réservoir (Ocrcn).
On a décrit une quinzaine d'espèces de ce genre, parmi lesquelles figuraient autrefois plusieurs Alpinia de Jacquin. A l'exception du Coslus spcciosus, Smith, espèce fondamentale du genre et dont nous allons donner une description très-succincte, elles sont toutes indigènes des Antilles, de la Guiane, du Pérou et des autres contrées chaudes d'Amérique.
Coste Ei.tr. ayt. Coslus spcciosus, Stu. et Rose. Il pousse des tiges feuillécs, simples et hautes d'environ un mètre. Ses feuilles sont alternes, acuminées, trèsgrandes, vertes supérieurement, et couvertes de poils soyeux en dessous; l'épi est terminal, court, sessile, oonolde et imbriqué d'écailles ovales et terminées eu pointe. Les fleurs ne s'épanouissent que successivement ; leur périanthe soyeux , extérieurement blanc ou jaunâtre, est composé de trois pièces dont une fort grande et repliée en dehors. La racine de cette plante est blanche, rampante, noueuse, tendre cl très fibreuse, t'est d’elle que Commelin et Linné ont cru que provenait le Coste arabique, si vanté autrefois dans les préparations monstrueuses de la pharmacie. Mais est-il probable qu'une racine aussi peu odorante et aussi aqueuse que celle de cette plante, fût, même dans sa patrie, celle qu'on décrit comme d’un goût âcre, amer et trèsaromatique; et, selon Lamarck, le Coslus Arabicas des anciens ne serait • il pas plutôt le Gingembre même? Le Coslus spcciosus croit à Java, Sumatra et dans les autres Iles de la Sonde. Cette piaule a été trèsbien figurée par Rliéede {/fort, fllalab. vol. xi, t. 8) sous le nom de Tsajana Kua. Lamarck l’a reproduite, avec quelques modifications dans ses divers organes, sous celui d'Amomum hirsutum (lllust. lab. 3), et lui a donné pour synonyme le Coslus Arabicus de Linné. Mais tout porte à croire que celui-ci avait en vue une toute autre plante, et, selon Rœmer et Schultes, ce serait une plante des Antilles, pour laquelle, d’après Willdenow, Roscoe, etc., ils réservent le nom de Costus A rabicus; dénomination vicieuse, puisqu’elle induit en erreur sur la patrie de l'espèce, et qui ne convient pas même à la plante figurée par Rhéede, qui est exclusive à l'archipel Indien.
Coste peut. Coslus pictus, Botanical regist. 1. 1593. Cette espèce nouvelle a été découverte au Mexique, par Deppe, savant naturaliste de Berlin, qui en a adressé des graines aux horticulteurs de Londres, en 1833. Le Coste peint a la lige simple, dressée, haute d’un pied cl
demi, et de la grosseur du doigt; tes feuilles, portées sur un court pétiole, sont lancéolées, acuminées, poilues en dessus, glabres en dessous ; elles embrassent la lige par une gaine très-courte, membraneuse, légèrement ciliée, d'un gris roussàtre à sou orifice ; les ficurs sont terminales cl réunies eu petit nombre, formant un épi ; les bractées sont ovalaires, mucronées, coriaces, imbriquées et vertes; les trois folioles extérieures du périanllic sont lancéolées, presque égales et jaunes ; le labelle est uhlong, contourné, dilaté au sommet, trilobé, varié de jaune doré et de pourpre : les divisions extérieures sont arrondies, très-entières, l’intermédiaire est dentée, roulée et très-courte, le filament est ligulé, pétalolde; les loges de l'anthère sonloblongues, parallèles, adnées au milieu du filament; le style est grêle, comprimé, atténué inférieurement et caché entre les loges de l'anthère; le stigmate a la forme de deux lèvres plissées. bilobées, frangées, avec un appendice également bilobé à sa base. La capsule est à trois loges remplies de semences arillées.
COSTOTOL. ois. Espèce du genre Troupiale.
COSTUS. bot. y. Coste.
COTA. BOT. y. CoTILE.
COTAS ou COTAU. moll. Syn. de Retins exoleta, Lin. V. LttiikrEe.
COTE. zool. V . Squelette.
COTE. géol. y. Montagne.
COTÉE, ois. Syn. ancien de Canard Morillon, et de Gallinule Poule d'eau.
COTELET. bot. Syn. vulgaire de Cilharexylon.
COTES. otOL. y. Mer.
COTETTE. bot. Synonyme vulgaire de Cynosure.
COTEVET. ois. Nom vulgaire de la Corbine, Corvus Corone , L. y. Corbeau.
COTHURNIE. Cothurnia. infus. Ehrenberg, dans sa nouvelle méthode de classer les Infusoires, a adopté ce genre qu'il place dans sa famille des Opbrydines, en lui assignant pour caractères : corps pédicellé, renfermé dans une gaine membraneuse, également pédicellée.
COT1A. RAM. Synonyme vulgaire d’Agouti.
COTINGA. Ampelis. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec médiocre, un peu déprimé, plus haut que large , trigone à sa base, comprimé à l’extrémité, assez dur ; mandibule supérieure convexe, carénée, éc h ancrée vers la pointe qui est courbée; l'inférieure un peu aplatie en dessous; narines placées à la base et sur les côtés du bec, arrondies, à demi fermées par une membrane et couvertes par quelques soies; pieds médiocres; quatre doigts, trois devant, dont les deux extérieurs réunis jusqu'à la deuxième articulation, un derrière, aussi long que l'extérieur; ailes assez courtes; la première rémige moins longue que la deuxième qui surpasse toutes les autres. Ces Oiseaux dont le caractère sauvage, défiant et taciturne, ne répond ni au luxe ni à l'éclat de leur robe, n’ont encore été trouvés que dans les régions méridionales de l'Amérique ; ils y vivent solitaires et se tiennent de préférence dans les lieux humides et ombragés; les fruits savoureux et sucrés, quelques insectes forment leur nourriture. Leurs voyages courts et momentanés ne paraissent être déterminés que par le caprice et la gourmandise,
car leurs migrations ne se font point à des époques fixes, ainsi qu'on le voit chez presque tous les Oiseaux voyageurs. Les précautions que prennent les Cotingas pour mettre leurs couvées hors de la portée de quelques Quadrupèdes grimpeurs, qui en sont très-friands, ont jusqu'ici dérobé aux regards de l'homme le berceau qui renferme la famille naissante de la plupart des espèces qui constituent ce genre ; l’on ne saurait établir des généralilés sur ce point, d'après quelques nids trouvés au hasard sur les arbres les plus élevés, et qui même ne sont que soupçonnés être ceux d'une espèce de ce genre : il vaut mieux attendre que l'observation et le temps viennent confirmer des faits qui ne sont encore que des conjectures.
Le genre Cotinga, tel qu'il a été établi par Linné, et quoique peu nombreux, a fourni des types à plusieurs divisions génériques; Vieillot, à qui on n'adressera pas le reproche de n'avoir point assez multiplié les genres, a néanmoins laissé parmi ses Cotingas des espèces dont Temminck n’a pu s'empêcher de former un genre nouveau, qui avait aussi été indiqué par Desinarest. y. Avérano.
COTINGA BLANC. y. AVÉRANO CARONCULE.
Cotinga bleu. Ampelis Cotinga , Lath. , Buff., pl. enl. 18G. Ampelis cœrulca , Vieill. Le plumage est d'un bleu azuré éclatant, à l'exception de la gorge, du cou et de la poitrine qui sont d’une belle couleur de pourpre, des rémiges et des rectrices qui sont noires, ainsi que le bec %t les pieds. Taille, huit pouces six lignes. La femelle est d'un brun noirâtre, avec des reflets verdâtres aux parties inférieures; chaque plume est légèrement bordée de blanc ; elle a la gorge et les lectrices caudales inférieures rousses. Les jeunes ressemblent aux femelles; cependant leurs teintes sont plus sombres, et le liséré des plumes est roussàtre. Guiane.
Cotinga dc Brésil. DufF., pl. enl. 188. Parties supérieures d’un bleu d’azur très-vif, les inférieures d’un violet pourpré, avec une bande bleue qui traverse la poitrine. C'est une variété du Cotinga bleu.
Cotinga caroncule. y. àvèrano caroncule.
Cotinga oe Cayenne, y . Cotinga Queireva.
Cotinga cendre. Coracine cexdrek.
Cotinga a coquelucoox. Ampelis cucullata, Temm. Ois. color. pl. 503. P toc nias rnelanocepiiala, Swains. Plumage jaune; tôle el cou noirs; une large bande dorsale brunâtre; rémiges et rectrices vertes; tectrices alaires d’un vert foncé, bordées de jaune; bec ardoisé; pieds bruns. Taille, huit pouces. Brésil.
Cotinga Cordon-Bleu. Cotinga du Brésil.
Cotinga cuivré. Ampelis cuprea, Mcrrem, Icon. Av. pl. 3. Parties supérieures d’un olivâtre cuivreux; sommet de la tète rouge ; joues orangées ; plumes de la poitrine cl du ventre d’un rouge sanguin, bordées de vert; bec jaune; pieds bruns. Taille, sept pouces. Dc Surinam. C’est probablement une variété du Cotinga Ouelte.
Cotinga doré. Ampelis aurata, Vieill. Parties supérieures pourprées; sommet de la tête, petites lectrices alaires, poitrine el flancs d’un jaune brillant; rectrices blanches. Pérou.
I Cotinga a flancs roux. Ampelis Hypopyrra , Vieill.
Parties supérieures d’un gris foncé; dos verdâtre ainsi que le bord extérieur des rectrices; les inférieures cendrées; flancs, poignets, extrémité des petites tectrices alaires et des rectrices d'un roux orangé; bcc et pieds noirs. Taille, sept pouces. Guiane.
CüTIXGA A GORGE ME. P. AvtRlNO A GORfE ME.
GBAXO CoTIRGA. P. CORACIXE P0RCEA1).
Cotixga unis. Ampelis cinerea. C’est le Colinga Pacapac jeune.
Cotise a gris -pourpre. C’est le Colinga Pacapac prenant la livrée adulte.
COTIRGA GlIERElVA. P. COTIXGA QVEIREVA.
Coti.tga Giira Paxga. P. Avérami caroncule.
Cotixga des Maïxas. Ampelis May natta y Lalh., Lev., Buff., pl. cul. 229. Parties supérieures, poitrine et ventre couverts de plumes d'un violet pourpré, blanches ù leur base, bleues à leur extrémité; les plumes de la télé et du cou longues, étroites, brunes à leur base, puis d'un bleu éclatant; rémiges et rectrices brunes, bordées de bleu; gorge violette; bec brun; pieds noirs. Taille, sept pouces.
Cotixga Oiette. Ampelis Carnifex , L. Ampelis coccinea, Edw. Buff. , pl. cnlurn. 378. Parties supérieures d'un rouge obscur, qui s'éclaircit vers le croupion et la queue; une sorte de huppe d'un rouge vif, composée de plumes étroites et roides; extrémité des rectrices d'un rouge brun ; lectrices alaires d'un brun roux, bordées de rouge; rémiges d'un brun rougeâtre; parties inférieures rouges, nuancées de brun ; bec rougeâtre; pieds jaunâtres, garnis postérieurement d'un léger duvet. Taille, sept pouces. La femelle est privée de huppe, son plumage lire davantage sur le brun. Amérique méridionale.
Cotirga Pacapac. Ampelis Pompadora, L. , Buff., pl. cul. 279; Ampelis Porphyrio, Mus. de Paris; Ampelis Purpurea, Licht. Parties supérieures d’un rouge pourpré foncé, avec la base des plumes blanche; rémiges et lectrices alaires inférieures blanches; grandes tectrices longues, étroites, roides, pointues, formatiL la gouttière, ayant leurs barbes désunies; parties inférieures d'un pourpre plus clair, de même que la queue; bec d’un brun rougeâtre; pieds noirâtres. Taille, sept pouces six lignes. Les jeunes sont d'un gris cendré, plus clair sur les parties inférieures, les rémiges et les rectrices. On assure que les femelles ont un plumage mixte entre celui des jeunes et celui de l’adulte. De la Guiane.
COTIXGA A PLUMES SOTEUBES. P. COTIHQA UES MaYXAS.
COTIRGA POEPADOCR, et COTIXGA POURPRE. P. CoTIXGA
Pacapac.
Cutixga Oüeireva. Ampelis Cayuna, Lath., Buff., pl. enl. 024 ; Levaill., Ois. rares, pl. 27 , 28, 29 et 30. Parties supérieures d'un bleu changeant en vert, paraissant tachetées de noir par la couleur de la base des plumes, qui perce çà et là; tectrices alaires , rémiges et rectrices noires, frangées de bleu verdâtre ; un plastron violet pourpré sur la gorge et le haut de la poitrine; parties inférieures un peu plus pâle3 que les supérieures; bec et pieds noirs. Taille, huit pouces. La femelle est un peu plus petite; en outre, elle a les parties supérieures d’un brun nuancé de vert, les tectrices alaires roussàlres, frangées de vert ainsi que les ré-
mlges et les rectrices qui sont noires; les parties Inférieures d’un brun cendré, nuancé de vert. Les jeunes ont les parties supérieures d'un brun plus ou moins foncé, avec chaque plume frangée de roux; les parties inférieures nuancées de roussàtre, dans un Age plus avancé. Ils ressemblent davantage à la femelle; ils ne prennent leur beau plumage de noces qu’à l’Age de dix-huil mois. De l’Amérique méridionale.
COTIXGA ROLGE UE CAYENNE. P. CoTIfiGA OlETTE.
Cotirga tachete. P. Avéraro carorcglê, jeune.
COT1NOS. bot. Synonyme d’Olivier sauvage.
COT1XUS. rot. Nom latin d’un Sumac.
COT1QUE BLANC, moll. Syn. vulgaire de Çypræa Annulas.
COTOGXA et COTOGXO. bot. Syn. vulgaires de Coing et de Coignassier.
COTON. Gossypium. bot. P. Cotonnier.
COTONAlUA. bot. Syn. d'Athanasia marilima , L., Diotis, Desfontaines. P. ce mot.
COTON EA. bot. Synonyme vulgaire de Coing.
COTON E ASTER. Cotoneasler. bot. Medicus a établi, aux dépens du genre Mespilus, celui Cotoneasler, dont il a fait dériver le nom de Xpcuvtov, Coing. Ce genre u'ayant point été adopté par la majorité des botanistes, est demeuré daus l'oubli jusqu'à ce qu'il eut été reproduit par le professeur Lindley, dans son excellente Monographie de la famille des l'omacécs. Le genre Cotoneasler, tel qu’il a été réformé, présente pour caractères : des fleurs polygames, a\ant le calice turbiné, à cinq dents obtuses; la corolle formée de cinq pétales courts et dressés; les étamines incluses, plus longues que les trois styles qui sont glabres; le fruit consiste en trois akènes osseux, attachés aux parois du calice qui les recouvre. Ce genre se compose de cinq espèces qui sont des arbustes à feuilles simples, entières, lanugineuses à leur face inférieure, portant des fleurs axillaires ou eu corymbos latéraux. Ces espèces sont : 1° le Cotoneas- 1er vulgaris, ou Mespilus Cotoncastcr , Willd., qui croit dans les Alpes de l’Europe et de la Sibérie; 2“ le Cotoncastcr tome nt osa, Lindley, ou Mespilus tomen tosuy Willd., qui habite les Alpes du Tyrol ; 3° le Cotoneasler afjlnis, Lindley, voisin du précédent, mais distinct par ses feuilles atténuées en pointe à leurs deux extrémités; 4° le Cotoneaster acuminala , Lindley ( Trans. Lin. Soc. xm, t. 9, p. 101 ), qui a été découvert dans le Népaul par Wallicli; 5U le Culoncaslcr taxi folia, qui a été découvert assez récemment dans les montagnes du Népaul par le docteur Lcdebourg, qui en a envoyé des graines au professeur Jacquin à Vienne. C’est un bel arbuste, qui, chaque aunée, vers le mois de mai, se couvre d'une multitude de fleurs. Il s'élève | à la hauteur de cinq ou six pieds; ses liges, ainsi que | leurs rameaux, sont recouverts d une écorce brunâtre, lisse et luisante. Les feuilles sont ovales ou elliptiques, et le plus souvent oblongues, entières, pétiolées, ncrvurées, d'un vert luisant assez intense, tirant uu peu sur le glauque, surtout à la face inférieure, qui est d'un vert blanchâtre et duveteuse , longues de deux pouces et larges de dix lignes; le pétiole est court, presque demi-cylindrique. Les fleurs sont réunies en panicuies latérales et pendantes au sommet de petits rameaux ;