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sieurs auteurs aient placé, ainsi que lui, cet Oiseau dans le genre Coucou, rien n’est moins certain, nonseulement que ce soit sa véritable place , mais encore que l'auteur n'ait pas décrit une espèce idéale. Quoi qu'il en soit, ou le représente ayant la tête rouge, surmontée d'une huppe d'un rouge plus vif et variée de noir; le bec rougeâtre, ainsi que le dessous du corps; le dessus d'un rouge brillant , avec les rémiges et les reclrices jaunes, nuancées de noirâtre. Sa taille serait de dix pouces.
COOROUMOU. ois. Syn. ancien de Catharle Aura.
COUROUPITE. Couroupita. bot. Aublet a décrit et figuré sous le nom de Couroupita Cuianensis, p. 708, t. £83, un arbre très-singulier, qui croit dans les forêts de la Guiane. Son tronc s’élève à une hauteur de trente à cinquante pieds , et se divise en branches et en rameaux plus ou moins étalés, recouverts d'une écorce ' grisâtre, qui sc sépare facilement en longues lanières avec lesquelles on peut fabriquer diverses sortes de cordages; les feuilles sont alternes, très -rapprochées les unes des autres à la partie supérieure des jeunes rameaux ; l’arbre s'en dépouille deux fois dans l'année. Elles sont obovales, allongées, entières, acu minées au sommet, glabres, finissant insensiblement à leur base en un pétiole catialiculé, de buitù douze lignes de longueur; les fleurs Sont extrêmement grandes, ayant de trois à quatre pouces de diamètre, et d'une belle couleur pourpre; elles forment des épis de plus d'uu pied de longueur, qui naissent en général sur les grosses branches, mais quelquefois cependant sur les rameaux; chaque fleur est pédonculée, articulée avec la partie supérieure du pédoucule qui est accompagné à sa base d'une bractée étroite; ces fleurs sont très-caduques, mais les pédoncules persistent pendant un temps plus ou moins long; le calice est turbiné à sa base qui est adhérente avec l'ovaire, ouvert et à six divisions épaisses et obtuses dans sa moitié supérieure; il est persistant; la corolle est formée de six pétales un peu inégaux, coucaves, très-obtus, réunis à leur base par l'intermédiaire des étamines, et simulant ainsi une corolle monopélale rotacée; elle tombe en effet d’une seule pièce, comme cela a lieu dans un grand nombre de Malvacées, emportant avec elle les étamines; celles-ci sont excessivement nombreuses, roonadelphes et réunies toutes ensemble par leurs filets, de manière à former un andropbore urcéolé, concave, très-peu saillant d'un côté, déjelé du côté opposé, et formaul une sorte de languette très large, très-creuse, laciniée à son sommet qui est tronqué et recouvert, dans toute sa paroi interne, d'une multitude innombrable d'étamines; les filets de ces étamines, qui sont libres dans une certaine étendue, sont renflés dans leur partie supérieure qui se termine par une anthère cord i forme. biloculaire,écbancrée à ses deux extrémités. L’ovaire est à demi infère; la partie saillante au-dessus du tube ralicioal est déprimée, et vers son centre elle se termine par un petit mamelon conique, tenant lieu de style, et offrant six petits r lobes dressés, glanduleux sur leur face interne, et qui sont autapt de stigmates ou les divisions d'uu stigmate unique; coupé transversalement, l'ovaire présente six loges; de l’angle interne de chacune d'elles on voit
saillir un trophosperme longitudinal sur lequel sont attachés un très-grand nombre d'ovules. De toutes les fleurs qui composent chaque épi, une seule en général est fertile; toutes les autres sont caduques et infécondes. Le fruit parvenu à sa maturité est sphérique, de la grosseur de la tète d’un enfant, très -pesant lorsqu'il est frais, offrant vers la réunion de son tiers supérieur avec ses deux tiers inférieurs, une sorte d'anneau légèrement saillant, présentant les six lolvesdu limbe calicinal, qui ont éprouvé peu d'accroissement; la surface externe du péricarpe est d'une couleur brune et ferrugineuse, rude et inégale; elle ressemble beaucoup à un objet en fer un peu rouillé, ce qui, joint à la forme du fruit, lui a fait donner le nom vulgaire de Boulet de canon; le péricarpe est épais de cinq à six lignes; sa part ie externe est dure et presque osseuse, assez mince; la partie interne est pulpeuse, charuue , et renferme une énorme noix de la même forme que le péricarpe lui-même dont elle est la paroi interne. Assez souvent la partie charnue intermédiaire entre la noix et l'épicarpe se dessèche, et la noix est vacillante dans l’intérieur du fruit. Celte noix est elle-même pulpeuse à son intérieur qui est partagé par six cloisons membraneuses. Les graines sont éparses au milieu de la pulpe, â laquelle elles adhèrent fortement par toute leur surface externe. Ce fruit reste constamment indéhiscent. Chaque graine se compose d’un double tégument : l’externe, plus épais cl recouvert de fibrilles à sa face intérieure, l'interne mince et comme pellunde, renfermant immédiatement Tcmbryon. Celui-ci offre une radicule trèslongue, cylindrique, roulée en cercle et contenant au centre de Panneau qu’elle forme, les deux cotylédons qui sont minces et chiffonnés sur eux mêmes.
Ce genre siuguliera les plus grands rapports avec le Lecythis, et AVilldetiow l’y avait réuiii sous le nom de Lecythis bracteato . Néanmoins il s'en distingue par la forme de sou stigmate et par son fruit qui reste constamment indéhiscent. Il appartient à la Monadrlphie Polyandrie; Jussieu l'avait placé à la fin de la famille des Myrtées, dont il se distingue par plusieurs caractères importants; Richard l'a placé dans sa nouvelle famille des Lécylhidécs,qui se compose des genres Bcrthçlelia, Gttslucia, Lecythis, Couroupita et Courararf. Celle petite famille parait tenir le milieu entre celle des Myrtées et celle des .Malvacées dont elle se rapproche peut-être davantage. y. L(;cythiuêes. Cet arbre, dont le fruit porte le nom vulgaire de Boutet de canon, est désigné sous le6 noms de Calebasse - Bois, Calebasse à Colin.
COIRPATA. pois. Syn. vulgaire de Télragonure de Cuvier.
COURPATAS. ois. Synonyme vulgaire de Corbeau.
COUR PENDU. ois. Syn. vulgaire de Loriot d’Europe.
COURREGEOLO. bot. Même chose que Courcjholo. y. ce mol.
COÜRRETTE. ieft. Espèce du genre Couleuvre.
COURRIER, ois. Synonyme vulgaire de Chevalier aux pieds rouges, Tringa gambettu, Gmel. fr. Chevalier.
COI RIU GIANO. rois. Syn. vulg. d’üphidie barbue.
C0URSET1E. Coursetia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décamlrie, dédié par De Cnil-
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«Jolie à la mémoire de l'auteur du Botaniste cultivateur. Caractères : calice à cinq divisions presque égales, les deux qui forment la lèvre supérieure sont un peu plus courtes cl plus rapprochées que les autres; l'étendard de la corolle est presque cordé, et la carène obtuse, plus courte que les ailes; style recourbé, glabre, épais à sa base, filiforme et velu à l'extrémité; stigmate en tête et glabre; légume comprimé, atténué à l'extrémité que le style a rendu mucronée, renfermant de cinq à huit graines. Les trois espèces décrites par De Candolle sont des arbrisseaux tomonleux, à feuilles pinnées cl fleurs jaunes. Elles sont du Pérou.
COl’RSON. Resex. bot. Nom que l'on donne à la nouvelle pousse produite par le tronc ou la lige.
COI UTE-ÉPINE. rois. Syn. vulg.de Diotlon Atlinya .
COl'RTEROLLE. lis. Même chose que Courlerole.
COURT! LIÈKK. GryUo-Talpa. ns. Genre d’Orlboptères, famille des Sauteurs, établi par Latreille, aux dépens des Grillons de Fabricius. Caractères : pieds postérieurs propres pour le saut; tarses à trois articles; ceux des pattes moyennes et postérieures terminés par deux crochets; antennes composées d'un grand nombre d’articles; jambes et tarses des deux pieds antérieurs, larges. aplatis, dentés, en forme de maius et propres à fouir la terre. Ces Insectes ont beaucoup de rapports avec les genres Tridaclyle et Grillon proprement dit; ils se distinguent du premier par les tarses des deux paires de pattes postérieures, ainsi que par les antennes; ils diffèrent du second par la présence de pieds servant à fouir la terre, et par l'absence d'une tarière saillante à l’extrémité postérieure de l'abdomen. Les Court ibères ont une forme très-singulière; leur corps est allongé; leurs yeux sont petits, ovales, de couleur brune; 'les yeux lisses sont assez apparents; leur tête est ovale, avancée, non verticale, mais penchée et profondément enfoncée dans le prothorax. Celui-ci, beaucoup plus long d’avant en arrière, que transversalement, est remarquable par le développement du lergum ou de la pièce supérieure; en effet elle ressemble à la carapace d’un Crustacé, en ce sens qu'elle se prolonge sur les côtés, et que, au lieu de s'aboucher avec les flancs, elle les recouvre et semble les protéger. Si on enlève cette pièce supérieure, on voit au-dessous d'elle le sternum à peine visible h l’extérieur, et les flancs composés de répislernum et de l'épinière qui, se rapprochant insensiblement l'un de l'autre, finissent par sc souder vers leur sommet, et constituent une sorte d’anneau corné, tout à fait indépendant du lerguin ou de la pièce supérieure. Les élylressont courtes chez le nulle, beaucoup plus encore dans la femelle, où elles recouvrent des ailes plus longues «pie l'abdomen, et terminées en lanières plus ou moins recourbées et enroulées sur elles-mêmes; les deux pattes antérieures sont remarquables par leur volume et leur forme. L'abdomen est allongé, très-mou, terminé postérieurement dans chaque sexe, par deux appendices sétacés et articulés. Selon Marcel de Serres, le tube intestinal est très-allongé; il se compose d'un œsophage étroit, cylindrique, fort long, s'étendant jusque dans l'abdomen. L'estomac, dont la forme approche de celle d’une cornemuse, est situé sur le côté et forme un angle obtus avec l’œsophage. Quant aux
ouvertures cardiaque et pvlorique, elles sont situées â côté l’une de l'autre et presque comm entes, tandis que le ventricule présente à son autre extrémité un cul-desac très-ampli*. De l'ouverture pylorique, part un canal étroit de même nature que l'œsophage, qui en parait une continuation et qui fait communiquer le ventricule avec le gésier. Celui-ci, situé en arrière de l'estomac, est charnu et fort épais; sa forme approche assez d'une sphère allongée; si on l’examine à l'intérieur, ou y voit six rangées doubles «l'écailles saillantes, dentées, et d'une nature cornée, analogue à «-elles dont sont composées les dents des mâchoires des Insectes. La disposition de ces rangées est telle, que toutes sont parallèles, et vont se terminer avant l'extrémité supérieure et inférieure du gésier, par des écailles moins fortes cl moins cornées. Il en résulte que le gésier peut, dans ses contractions, acquérir un très-petit diamètre à scs deux extrémités. Le gésier se trouve comme enveloppé par deux poches biliaires, qui s'insèrent vers sou extrémité, ayant cependant leurs ouvertures dans le duodénum. Ces poches, très- larges et très-dévcloppées, sont arrondies et garnies à leur sommet, qui est comprimé, d’une houppe de petits vaisseaux.capillaires. dont la longueur est peu considérable. Ces vaisseaux *«»nt s«'-créleurs. En fendant ces poches, «pie Marcel de Serres nomme biliaires, ou observe qu'elles sont plissées longitudinalement ; leurs plisstires. très-amples, sont au nombre de six ou huit. Quant à leurs membranes, la seule muqueuse est très-développée; enfin, l'ouverture de ces vaisseaux hépatiques supérieurs est telle, qu’elle correspond à la partie inférieure du gésier, au lieu précis où commence le premier intestin et un peu au-dessus du point où se terminent les écailles dont le gésier est revêtu, suivent les intestins qu’on peut distinguer en plusieurs portions; la première est cylindrique et assez étroite; elle parait moins remplir les usages de duodénum que la seconde. Celle-ci, ou le duodénum proprement dit, est la plus longue et la plus grosse des trois (mi-lions. Vers son milieu sont placés les vaisseaux hépatiques qui y sont fixés par un seul canal déférent, dans le«|uel tous les autres viennent s’ouvrir. Ces vaisseaux très -longs, fort déliés et fort nombreux, flottent librement dans l'intérieur du corps où ils ne sont retenus que par le seul canal déférent : Cuvier les compare ù une queue de cheval eu miniature. La membrane muqueuse du duodénum est très-prononcée et garnie d'une infinité de lacunes ou «le cryptes dis|»osés, chez quelques individus, avec une certaine régularité et comme sur quatre lignes parallèles; la valvule qui ferme le duo<léiiuin, résulte de l'étranglement des membranes de cet intestin, dont les plis se rapprochent toujours de plus en plus. Le rectum ou la troisième portion de l'intestin est la plus grosse et la plus extensible. On remarque encore des cryptes glanduleux dans les membranes; un sphincter assez distinct termine le tube intestinal. On trouve la représentation du canal intestinal dans un Mémoire de Cuvier sur la nutrition dans les Insectes (Mém. de l'ancienne Société d'Iiisl. nal. de Paris, an vu). Les Court ilières, dont le nom parait évidemment dériver du vieux mot français Courtil/e, qui signifiait un grand jardin entouré de murailles, sont des Inccctcs très-nuisibles &
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l'horticulture, cl malheureusement trop communs dans toute l'Europe; ils creusent dans l'intérieur de la terre de nombreuses galeries, et font périr les végétaux en coupant leurs racines. Oii les désigne vulgairement sous les noms de Jardinière et de Taupe-Grillon, à cause de la ressemblance qu'ils présentent pour la forme avec les Grillons, et pour les mœurs avec les Taupes.
La CoiRTiLitiE couxrxE, Gryllo-Taipa vulgaris , Latr.. ou le Gryllus Gryllo-Taipa de Linné, est figurée et décrite par Koesel (lus. loin, il, t. 14, 15), et représentée par Panzcr (Faun. 1ns. Germ. fasc. 88, fig. 5). Féburicr, membre de la société d'agriculture de Versailles, a donné (Nouv. Cours d'Agricullure, deux, édit., t. v, p. 1G5) des détails fort curieux sur cette espèce, et que nous allons extraire. La Courtilièrc commune pratique de préférence ses galeries dans les jardins légumiers, dans les pépinières, et souvent même dans les prairies et les terres ù blé. Après avoir passé l'hiver dans un trou plus ou moins profond, suivant la qualité de la terre et l’intensité du froid, sans avoir fait de provisions, comme quelques auteurs le supposent, mais dans un étal d'engourdissement, elle remonte au retour de la belle saison , en prolongeant son trou par une ligne verticale jusqu'à la surface de la terre, à moins que quelques obstacles ne la forcent à l'incliner; rendue à la surface, elle travaille à former une infinité de galeries à un demi-pouce, un pouce et quelquefois deux pouces de la surface, suivant la saison. Elle les prolonge plus ou moins, en raison de l'abondance de la nourriture, et elle a l'attention de faire plusieurs galeries en |Hmle, et qui viennent aboutir au trou vertical, à quatre ou six pouces, et jusqu'à un pied de profondeur pour parvenir ù sa retraite et s'échapper quand elle est poursuivie. Cet Insecte travaille fort vite et ruine en peu de temps les espérances du jardinier, si des mesures ne sont promptement prises pour sa destruction, non parce qu'il mange les racines des plantes, comme on l'a prétendu, mais parce qu'il les coupe quand elles se trouvent sur sou passage; en effet les Courlilières, suivant l'observation de Féburier, sont carnivores; il le prouve à l'aide de plusieurs faits. On remarque d'abord que leurs galeries sont d’autant plus multipliées que la terre contient moins d’insectes; on voit ensuite que, dans les jardins où les végétaux sont plantés avec ordre, et où on a l’attention de détruire les mauvaises herbes, les galeries ne vont pas d'une plante à une autre en ligne directe, qu'elles passent même fréquemment à un quart de pouce des racines sans y loucher, et qu'elles ne les détruisent que lorsqu'elles sont tendres et offrent moins de résistance que la terre qui les environne; si celle-ci est humide, elles préfèrent allonger leur route pour la creuser. Enfin, si on place auprès d'un terrain où il y a des Courlilières un las de fumier, et principalement de celui de Vache, elles s'y rendront quand il n’y aurait pas un brin d'herbe sur ce fumier, et ce n'est pas pour y pondre, comme on l'a cru, afin que la chaleur fasse éclore plus facilement leurs œufs, puisqu’elles choisissent toujours un terrain dur pour y faire leurs nids, et que lorsque la terre des planches n'a point de consistance, elles préfèrent les sentiers pour y pondre; elles ne sont donc attirées vers les fumiers que par la certi-
tude qu'elles ont d’y rencontrer un plus grand nombre d’insectes. Féburier a d'ailleurs acquis positivement la preuve qu'elles sont carnivores : il en a placé plusieurs dans un pot de terre, et il a trouvé l'une d'elles dévorée par ses compagnes.
Lorsque la température devient plus élevée, les inàles Viennent à l’entrée de leurs galeries, et se font entendre des femelles par un petit bruissement assez analogue à celui du Grillon, mais beaucoup plus faible; il parait résulter du frottement de quelques parties extérieures, peut-être du corselet sur les autres pièces du thorax , ou des pattes contre les ailes, ou de celles-ci entre elles. L'accouplement ayant eu lieu, la femelle s’occupe de la construction du nid. Après avoir choisi une terre ferme pour que les pluies ne la fassent pas ébouler, elle trace une galerie circulaire , et se creuse une nouvelle retraite à quelques pouces de là, si la sienne esl Irop éloignée. Ensuite elle fait son nid au centre de cette galerie, à un, deux, trois pouces cl plus de profondeur, suivant la chaleur, c'est-à-dire qu'elle le creuse plus profondément à mesure que la chaleur augmente. Il en est de même des galeries. Ce nid consiste en un trou dont les parois sont lisses et consistantes : il adhère fortement aux terres environnantes, et il est impossible à la Courtilière de le remuer, ainsi qu’on l’a prétendu, pour élever ou enfoncer ses œufs suivant le changement de temps et de température. La ponte a lieu dans le printemps , à des époques variées suivant le retard ou l'avancement de la chaleur; elle est très-considérable ; ou compte depuis cent quatre-vingts jusqu’à deux cent vingt œufs. Les petits écloseul après un mois ; ces petits en sortant de l'œuf, sont blancs; ils ne diffèrent de leur mère que par la couleur et par l'absence des ailes qui ne leur poussent qu'au retour du printemps et après la quatrième ou la cinquième mue. Féburier pense qu'ils lie sont susceptibles de se reproduire que la troisième année. Suivant quelques auteurs les petits se disperseraient après le premier changement de peau; ce qui esl certain, c’est que jusqu'au moment de leur émigration la mère en prend le plus grand soin, cl ne les quille que pour aller chercher des provisions.
Les agriculteurs ont dù s’occuper sérieusement des moyens de détruire ces insectes nuisibles, ou du moins d’en arrêter le plus possible les ravages. Les procédés mis en usage se réduisent aux suivants : le premier point était de savoir distinguer les lieux habités parles Courlilières. On les reconnaît à plusieurs signes; on voit souvent dans les prés, les champs et les potagers, de grandes places jaunes dont la végétation esl éteinte : elle» sont leur ouvrage. On renia rqueaussi des élévations qui représentent en petit, celles des Taupes, et qui correspondent aux galeries supérieures que l'Insecte s’est creusées; elles aboutissent au carrefour de leur habitation ou à ce trou vertical, qui s’enfonce en terre. On aperçoit encore, surtout au commencement de l'été, des ouvertures nombreuses, pratiquées à la surface de la terre; chacune d’elles aboutit à un nid. La présence du nid se manifeste encore dans les champs ou sur le gazon, par de petits espaces presque circulaires, où la végétation est languissante. C'est principalement dans ces divers endroits que l'agriculteur doit tenter un moyen
de destruction fort simple, mais qui n’est guère exécutable à cause du temps qu’il exige ; c’est de faire la chasse aux nids et aux insectes comme on la fait individuellement aux Taupes. Comme les Court «libres aiment beaucoup le fumier, on a proposé d'en établir des petits tas de distance en distance; elles s’y réfugient, et on peut ensuite les atteindre et les faire périr plus facilement. On emploie aussi l’huile en arrosement; mais ce procédé.qui fait périr l’Insecte en bouchant les trachées, ne produit l'effet désirable que dans les couches. On se sert encore de pots remplis aux deux tiers d'eau ; on les enfonce en terre au niveau ou même un peu au-dessous de sa surface, et les Court ibères tombent souvent dedans. Ces divers moyens cl plusieurs autres sont consignés en détail dans l’ouvrage de Féburicr.
La Cocrtilièbe diwactyle, Gryllo-7'alpa dfilaclj la, originaire de Cayenne et de Surinam, elle avait été regardée par Olivier comme une variété de la Courtillère commune; l.atreillu en fait une espèce distincte; elle est de moitié plus petite que la nôtre.
COURTINE. bot. Svn. vulg. de Plantago Lagopus.
CO CRT- PENDU, bot. Nom d’une variété de Pomme.
COURTRUUX. ois. Synon. vulgaire d'Aloueltc Luîu. «f COURTRIOLX. ois. Syn. vulgaire de Bruant Proyer.
COU R Y. ou». Synonyme vulgaire de Gros-Bec tacheté.
COUS, rotsf Espèce du genre Piinélode.
COUS A MB), bot. On présume que la matière grasse et végétale connue à Timor sous ce nom; et dont on fait des chandelles dans cette île , provient du Crolon Bcbifcrum. (
COUSCOUS, i vx. V. Phalangkr.
COUSCUILLE. bot. Syn. de Ligualicutn peloponense.
COUSl-COUSI. «Â*. Synonyme vulgaire de Sapajou.
COUSIN. Cuits, ns. Genre de Diptères, famille des Némocères, établi par Linné. Caractères : antennes filiformes, de quatorze articles, plumeuses dans les mâles, simplement poilues dans les femelles ; trompe longue renfermant un suçoir de cinq pièces; ailes couchées horizontalement sur le corps, avec des écailles sur les nervures. Corps fort allongé, grêle, cylindrique et monté sur des pattes très-longues et très-minces. Tète petite, arrondie, beaucoup plus basse que le thorax; point d’yeux lisses ; de grands yeux à réseau, verdâtres, et à reflets rouges dans quelques -espèces; antennes poilues qui, dans les miles, sont très-longues, verticillées, cl représentent des panaches; trompe composée de deux parties assez distinctes : 1° le fourreau ou l’étui, feudu supérieurement dans presque toute M longueur, formé de deux portions égales soudées sur la ligne moyenne, et qui, terminées en bouton, représentent la lèvre inférieure des Mouches; l'aiguillon, c’est-à-dire les autres pièces de la bouche; au nombre de quatre, selon lléaiimiir. et de cinq suivant Swammerdaih, sont réunies, mais non soudées entre elles, et contenues dans le fourreau., Deux de ces pièces paraissenU ordinairement dentées; dlet, pénètrent toutes ensemble dans les corpt que le Cousin pique; ces corps sont la chair de l’homme et des animaux, et quelquefois aussi les végétaux. Réaumur (T. iv, p. 583) est le premier observateur qui ait examiné avec soin ce curieux mécanisme. Il le décrit de la manière suivante :