‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 44 sur 116 · COU 1G · texte numérisé non relu

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» Après qu’un Cousin s’était venu poser sur la main que je lui avais offerte, je voyais qu'il faisait sortir du bout de sa trompe une pointe très-fine, qu'il tâtait avec le bout de celle pointe successivement quatre à cinq endroits de ma peau. Il sait choisir apparemment celui qui est le plus aisé à percer, et celui au-dessous duquel te trouve un vaisseau dans lequel le sang peut être puisé â souhait. Enfin il a bientôt fait son choix, et on sent qu’il l'a fait ; on en est averti par la petite douleur que la piqûre cause sur-le-champ. La pointe de l'aiguillon composé, car, pour nous exprimer plus brièvement, nous ne regarderons désormais que comme une seule pointe celle qui est formée de plusieurs pointes extrêmement fines, et que comme un seul aiguillon l’assemblage de plusieurs; la pointe, dis-je. de l'aiguillon s'introduit dans la peau; elle y pénètre, elle sort parle bout du bouton qui termine l’étui. A quoi sert donc la fente qui est presque tout du long de cet étui? C’est ce qui mérite le plus d’être expliqué, ou plutôt d’être vu ici ; c’est ce que la mécanique de la trompe des Cousins a de plus particulier. L'aiguillon doit pénétrer dans la chair, et la nature ne l’a pas fait capable d’être allongé, ou au moins d’être allongé d’autant qu’il doit y pénétrer. Cependant il ne saurait s'introduire dans la chair couvert de son étui ; car le diamètre de cet étui étant beaucoup plus grand que celui de l’aiguillon, l'ouverture capable de laisser passer l’étui serait beaucoup plus grande que celle que l’aiguillon peut foire ; le bout de l’étui reste donc nécessairement sur le bord de la plaie. Si cet étui n’était composé que d’une seule membrane très mince et très flexible, il pourrait se plisser pendant que l’aiguillon s'enfonce, et lorsque l’aiguillon serait sorti de la chair, le ressort de celle membrane lui ferait reprendre sa première forme. Mai* les pièces déliées, qui composent l'aiguillon, demandaient un fourreau plussolideque ne serait line membrane si mince, cl quelque mince qu’elle eût été, il eût été difficile qu’elle sc fût plissée assez, et qu’elle eût été réduite à assez peu de volume, car l'aiguillon doit pénétrer presque tout entier dans la chair; il s’y enfonce jusqu'auprès de son origine. La nature a donc eu besoin d’employer ici une toute autre mécanique pour que l’éun auquel de la solidité était nécessaire, pût être raccourci à mesure que la partie de l'aiguillon qui est hors de la plaie devient plus courte. Le moyen auquel elle a eu recours est simple; l'étui, quoique solide, a une sorte de flexibilité; il se courbe â mesure que l'aiguillon pénètre dans la chair ; il s’éloigne de l’aiguillon qui doit toujours rester tendu et droit ; l’étui qui s’ouvre peut se tirer en arriére, et s’y tirer sans y amener l’aiguillon. Mais celui-ci a besoin d’être soutenu immédiatement au-dessus du bord du trou. Aussi l’^lui ne fait-il, comme nous venons de le dire, que se courber. Il devient d'abord un afc dont l’aiguillon est la corde. Le boulon de l’étui doit toujours rester sur le bord du trou, pour aider à y maintenir et à empêcher de vaciller un instrument délicat et faible. C’est par un expédient semblable tjuc les ouvriers qui ont percé de très petits trous dans dès corps durs, savent maintenir la pointe déliée du foret. Enfin à mesure que l'aiguillon pénètre, l'étui se çourbe de plus en plus. Il s'y fait même quelque part un angle

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dont le sommet est variable ; au moins ne nous a-t-il pas toujours paru placé dans le méiue endroit. Cet angle d'abord obtus le devient de moins eu moins; il passe à être aigu, et l'est à un tel point, quand l'aiguillon a pénétré aussi avant qu'il lui est possible, c’est-à-dire quand la tête du Cousin est prèle à toucher la peau, qu'alors l’étui est plié en deux; sa moitié inferieure est appliquée contre sa moitié supérieure. •

La piqûre d'un seul Cousin n'est rien en elle-même; il en résulte une tumeur plus ou moins rouge et cuisante, qui parait due à un liquide irritant que l'Insecte dé|K>se dans la plaie; mais lorsque ces Insecte* sont trèsnombreux, ils incommodent singulièrement. L’homme s'en garantit aisément, mais il est difficile d'en préserver les animaux. La multiplicité des blessures les affaiblit et les tourmente quelquefois au poinL de les faire périr. On observe principalement ces fâcheux résultats dans les endroits marécageux des parlieschaudcs de l'Amérique, où ils portent le noin de Marimjouint. Ils sont aussi très-communs en Laponie, et les habitants de ces tristes contrées ne s’en garantissent qu’en «'enduisant le corps de matière grasse et eu allumant de» feux autour de leurs cahutes. Dans les contrées méridionales de la France, on s'en préserve pendant la nuit au moyeu de gaze dont on entoure les lits, et qu'on nomme Cousinières. Lorsqu'on a été piqué, le remède le plus simule est de comprimer ou de sucer la petite plaie afin crcn faire sortir un peu de sang qui dégorge les vaisseaux capillaires, et entraîne eu tout ou eu partie le liquide vénéneux qui y a été introduit. Si l'irritation était trop considérable, on devrait appliquer sur la partie enflammée des cataplasmes de plantes émollientes, ou un peu d’ammoniaque liquide. -

Les autres parties qu'on observe extérieurement dans le Cousin sont le thorax et l'abdomen. Le thorax est fort élevé, il supporte des pâlies très grêles, munies à leur extrémité d'une petite pelote et de deux crochets; j supérieurement il donne insertion aux ailes, qui sont membraneuses et garnies seulement dans l’étendue des nervures, de petites écailles péliotées. Il n’existe pas de cuillcron; mais les balanciers sont (fès-distiiicis; l'abdomen est long, cylindroïde et recouvert principalement sur le» côtés de poils et d'écailles; il sc termine dans la femelle par deux petits appendices en pelote'; le mâle est pourvu de deux ou quatre crochets qui lui servent à saisir la femelle cl à s'accoupler.

L'accouplement parait avoir lieu le soir et dans les airs; il dure fort peu de temps, cl les entomologistes observateurs ont rarement eu occasion d'en être témoins; quelques uns, Duméril entre autres, ont même pensé qu'il n'y avait pas de joncliou des sexes, et que la fécondation des œufs avait lieu après la ponte ; l'existence d'appareils copulateurs très -développé» chez le mâle, ne parait pas venir à l’appui de cette opinion.

Outre que les femelles sont très-fécondes, elqucchacune d’elles donne naissance à deux ou trois cents œuf», il y n de cinq à six générations par année. Les œufs sont allongés, ohlongs, pointus et rétrécis brusquement à l'extréiuité opposée en un petit col doul l’ouverture circulaire parait bouchée par une membrane. Tous ces œufs sont réunis en un tas qui s'enfonce un peu dans

l'eau, et qui vogue à sa surface à la manière d'un radeau qui aurait le dessous formé par l'assemblage des petits goulots dont nous avons parlé, et la face supérieure hérissée par b* boni pointu de chaque œuf.

Il était curieux d’observer la femelle au moment de ta ponte, et de voir comment elle s’y prenait pour opérer cet bedreux arrangement. La difficulté était de saisir l'beure à laquelle tout cela se faisait. ftéaurour ayant découvert que c'était vers les six heures du malin, en a été témoin à plusieurs reprises, cl il eu a donné une description fort exacte. La femelle pour commencer la ponte se fixe, à l'aide des deux paires de pattes antérieures. sur une feuille ou quelque corps plus léger que l'eau. Les pattes postérieures sont croisées en V et des deux angles qui en résultent, l'intérieur, c'est ù- 4 dire celui compris entre le point de contact des branches et l’anus, est destiné à soutenir les premiers œufs qui sont pondus; le pénultième anneau de l'abdomen de la femelle touche Tenu, et le dernier au contraire se redresse au-dessus de la surface du liquide; c’est alors qu’on voit sortir un œuf qui est, poussé daus une direction verticale, et est placé Immédiatement dans l'angle 1 formé par l'entrc-croisement des pattes. De pondre un œuf, dit Réuumur, et de le mettre en jdaçe, est pour le cousin l’affaire d’un instant; et dès qu'il en a fait sortir un, il qn expulse un autre de son corps, et peut ainsi en pondre plus de trente eu moins de deux mi-J nules. Ils ne tardent donc pas & s'accumuler pétant collé» les uns aux autres, et toujours soutenus par les patte» à la surface de l'eau ou au dessus; unis à mesure que la petite masse s’allonge, l’endroit où les jambes se croisent devient plus éloigné du derrière, et enfin ces deux jambes finissent par se poser parallèlement, soutenant toujours le petit bateau que -l'insecte n’abandonne que lorsque, tamoule étant terminée, il se trouve en état de flotter «ans danger.

Au bout de deux ou trois jours, des larves sortent par le col de ces œufs. On se rappelle que cë col plonge dans l'eau, et que les larves, qui sont aquatiques, se trouvent à leur sortie dans un milieu indispensable à leur existence. Ces larves sont apodes; leur corps es! allongé et formé par dix anneaux; la tète, qui constitue le premier anneau, est grosse, déprimée, arrondie ù son contour, et présente une bouche autour de laquelle on voit plusieurs houppes ou haibillons que le Cousin fait mouvoir avec, beaucoup de vitesse, ce qui parait délrr miner des petits courants de liquides qui se dirigent vers elle; on remarque aussi des sortes d’antennes ou de palpes velues. Le second anneau, qui correspond au thorax de l’Insecte parfait, est garni de trois faisceaux de poils; chacun des autres segments n’en porte plus qu’un seul ; le dernier anneau du corps est très-rcmarquahle -. il est comme fourchu cl se termine par deux tuyaux allongés, donne premier, assez court, contient le rectum; et est lermiué par quatre lames minces, transparentes, posées par paires; 1$ fécond tuyau est un organe destiné à venir resplrcçrair«à la surface du liquide. Ces larves changent trois ou quatre fois de peau en quinze jours ou trois semaine»' suivant la lem- 1 péralure. Lorsque le Cousin veut quitter une dépouille, il se met, dit Réaumur, à la surface de l’eau, dans une

position différente de celle où il avait coutume de s'y tenir . d'abord allongé et étendu, ayant le dos en dessus, il se recourbe ensuite un peu , enfonce sa (été et sa queue sous l'eau, à fleur de laquelle est l'anneau correspondant au tliora {.'Suivant Ihimérll, cet anneau se fend alors par un véritable dessèchement ; bientôt la fente se prolonge, et elle devient assez considérable pour laisser soriir le corselet de la larve et successivement les autres parties : à l'époque de la trausiorma- Uon en nymphe, le changement de peau a lieu de la meme mauièré^Celle nymphe a une apparence lenticulaire, la léle et le morax formant une seule masse qui s’augmeule par le repliement de l'abdomen autour de ces parties; mais celle forme change toutes les fois que l'animal déploie sa queue. Sous celle forme i munie sous celle de la larve, le Cousin est porté naturellement par sa légèreté, à la surface de l'eau; il est obligé de donner des coups de queue quand il veut descendre dans le liquide; et dès qu'il cesse de se mouvoir il est ramené à la surface. Dans son nouvel état il n'a plus besoin de prendre de nourriture, et n'a plu* d'organes propres à la recevoir; mais il a toujours besoin de respirer l'air. Ce que la métamorphose offre ici de plus singulier, c'est la différente position des organes , par lesquels il respire; en se défaisant de l’cuveloppe de larve, il a perdu ce long tuyau qu'il avait à la partie postérieure de l abdouien. et il a acquis deux sortes de cornets ou tuyaux respiratoires «pii prennent naissance sur le thorax. <

La nymphe se transforme après dix jours. I.'msccle qui est parvenu au moment où ses enveloppes' ne lui sont plus nécessaires, et qui veut s'en tirer, se fient, comme auparavant, en repos à la surface de l'eau ; mnis au lieu que dans les aulrcs temps où H ne changeait pas de place, la partie postérieure de son corps était contournée et comme roulée en dessous, il redresse . alors cette partie, et la lient étendue à la surface de l'eau, au-dessus de laquelle son corselet est élevé.

À peine a-t-il été un moment dans cette position, qu'en gonflant les parties intérieures et antérieures de sou corselet, il oblige la peau de se fendre assez près de ces deux stigmates, ou même entre les deux stigmates qui ont la figure d’oreilles ou de cornets; cette fente n'a pas plutôt paru, qu’on la voit s'allonger et s'élargir très-vite ; elle laisse à découvert une portion du corselet de l'insecte parfait. Dèsque la rente a été assez agrandie, et l'agrandir assez est l'affaire d'un instant, la partie antérieure du Codsin ne tarde pas à se montrer ; bientôt on voit paraître sa télé qui se lève au dessus des bords de l'ouverture. Mais ce moment et ceux qui suivront jusqu'ù ce que le Cousin soit entièrement hors de sa dépouille, sont des moments bien critiques pour lui, des moments où il court un terrible danger. *

Cet Insecte qui vivait dans l'can, qui aurait péri s'il en eût été tenu dehors pendant un temps assez court, a subitement passé ô un étal où il n'a rien autant à craindre qtie l'eau; s'il était renversé sur l'ean, si elle louchait son corselet ou son corps, c’en serait ffùt de lui. Voici comment il se conduit dans une situation si délicate. Dès qu'il a fait paraître sa tête et son corselet, il les élève autant qu'il peut au-dessus des bords de

l'ouverture qui leur a permis de paraître au jour. Le Cousin lire la partie postérieure de son corps vers la même ouverture, ou plutôt celle partie s'y pousse en &e contractant un peu et s'allongeant ensuite ; les rugosités de la dépouille dont elle s’efforce de sortir, lui donnent des appuis. Une plus longue portion du Cousin parait donc à découvert, et en même temps la tétes'esl plus avancée vers le bout antérieur de la dépouille; mais h mesure qu'elle s’avance vers ce côté, elle se redresse et s'élève de plus en plus. Ce bout antérieur du fourreau et son bout postérieur se trouvent donc vides. Le fourreau alors est devenu pour le Cousin un bateau dans lequel l’eau n’enlre point, et où il serait bien dangereux qu'elle entrât. Le Cousin est lui-méme le mât du petit bateau qui le porte. Les grands bateaux qui doivent passer sous les ponts ont des mâts qu'on peut coucher; dès que le bateau est hors du pont, on hisse son mât en le faisant passer successivement par différentes inclinaisons; on l’amène à être perpendiculaire au plan horizontal Le Cousin s'élcve ainsi successivement jusqu'à devenir lui-meinc le mât de sou |>elit bateau, et un mât posé verticalement. Toute la différence qu'il y a ici, c'est que le Cousin est un mât qui devient plus long à mesure qu'il s'élève davantage; à mesure qu'il s'élève, une nouvelle partie du corps sort du fourreau; quand il est parvenu à être presque dans un plan vertical, il ne reste plus dans le fourreau qu’une portion assez courte de son bout postérieur. Ou a peine à s’imaginer comment il a pu se mettre dans une position si singulière, qui lui est absolument nécessaire, et comment il peut s'y conserver. Ni les jambes ni les ailes n'ont pu l’aider en rien; celles-ci sont encore trop molfcs et comme empaquetées, et les autres sont étendues et couchées tout du long du ventre; ses anneaux seuls ont pu agir. Le devant du bateau est beaucoup plus chargé que le reste : aussi a-t-il beaucoup plus de volume.

L'observateur qui voit combien ce devant de bateau enfonce, combien ses bords sont près de l’eau, oublie dans l'instant que le Cousin est un Insecte auquel il donnera volontiers la mort dans un autre temps. Il de vient inquiet pour son sort, et il le devient bientôt davantage pour peu qu’il s’élève de vent, pour peu que ce vent agisse sur la surface de l’eau. On voit pourtant d'abord avec plaisir la petite agitation de l'air, qui suffit pour faire voguer le Cousin avec vitesse; Il est porté de différents côtés; il fait différents tours dans le baquet. (C'était dans un baquet, rempli à moitié d'eau ou aux trois quarts que Uéauinur faisait ses observations.) Quoiqu'il ne soit que comme un mât, parce que les ailes et les jambes sont appliquées contre le corps, il est peut-être, par rapport à son petit bateau, une voilure plus grande qu'aucune de celles qu'on ose donner à un vaisseau. On ne peut s’empêcher de craindre que le petit bateau né soit couché sur le côté, ce qui arrive quelquefois dans les temps ordinaires , et très souvent lorsque les Cousins se transforment dans des jours où le venta trop de prise sur la surface de l'eau. Dès que le bateau a été renversé; dès que le Cousin a été couché sur la surface de l'eau , il n'y a plus de ressource pour lui. Il est pourtant plus ordinaire que le Cousin

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parvienne à faire son opération heureusement; elle n'est pas de longue durée. Tout le danger peut être passé dans une minute. Le Cousin, après s'étre dressé perpendiculairement , lire les deux premières jambes du fourreau, et il les porte en avant; il tire ensuite les deux suivantes. Alors il ne cherche plus à conserver sa position gênante; il se penche vers l'eau; il s'en approche; il pose dessus les jambes; l'eau est pour elles un terrain assez ferme cl assez solide qui, sans céder trop, peut les soutenir, quoique chargées du corps de l’Insecte. Dès que le Cousin est ainsi sur l'eau, il est en sûreté; ses ailes achèvent de se déplier et de se sécher, ce qui est fait plus vile qu'on ne peut le dire. Enfin le Cousin est en état d'en faire usage, et bientôt on le voit s'euvoler, surtout si on lente de le prendre. Celte description intéressante faite par Réauinur et que, malgré son étendue, on n’aura sans doute pas eu de regret de trouver consignée ici, a eu pour sujet principal le Coraïs coaaçn, Culex pipions des auteurs. Il a été décrit cl représenté par Degécr ( Mém. sur les Insectes, T. vi, p. 137 et tab. 27) et par Geoffroy (llisl. des lus. T. it, p. 570, tab. 10, fîg. 4). Réauuiur {/oc. ait. tah. 45 et 41) figure tous les détails dont il vient d'étre question. Cet Insecte est très-abondant dans toute l'Europe. V ., pour les autres espèces, Meigen (Descripl. syslém. des Diptères d'Europe, T. i, p. I) qui en décrit quatorze espèces. y. aussi l’Encyclopédie méthodique.

COUSIN, bot. Nom vulgaire de quelques plantes dont les fruits, chargés d’aspérités, s'accrochent aux vêtements.

COUSINES or COUSINET. bot. Syn. vulg. d'Airelle Myrtille et d'Oxycoecus.

COUSINETTE oo COUSINOTTE. bot. Variété de Pomme.

COl’SINIE. Cousinia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Carlinécs, de H. Cassiui, établi par ce botaniste aux dépens du genre Cariluus de Linné, cl auquel il assigne pour caractères : calathide non couronnée, équalitlure, pluriflore, obringenliflore et androgyniflorc; péricline à peu près égal aux fleurs, ovolde-ohlong, formé de squames nombreuses, régulièrement imbriquées, presque uniformes : les intermédiaires appliquées, ohlongues lancéolées, coriaces, surmontées d’un ap|>endice inappliqué, long, étroit . suhulé, triangulaire, roule, terminé par une épine; clinanthe plan, garni de fimbrillcs nombreuses, absolument libres jusqu'à la base, très-longues, très-inégales et filiformes; fruits comprimés bilatéralement, anguleux, », irrégulièrement subpeulagoncs, ohovoldes, étrécis à la base, un peu ridés, glabres, noirâtres : les extérieurs ohcoinpriuiés ou irrégulièrement anguleux ; aréole ba-

silaire un peu oblique; bourrelet apicÿaire}à peine distinct extérieurement, mais saillant au-dessus de l'a-

réole apicilaire, épais, aminci au sommet qui est ondulé ou sinué; plateau nul ou non manifeste; péricarpe coriace, un peu dur, un peu épais; aigrette courte, trèscaduque, située en dedans du bourrelet apicilaire, composée de squamellules subunisériées, inégales, libres, filiformes en apparence, mais réellement laminées, membraneuses, blanchâtres, linéaires-subulées, h.irbcllulées sur les deux bord*4atéraux, un peu tor-

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dues en hélice; corolles glabres; limbe plus long que le tube, ob ri ngent, à base coriace; étamines à filets la minés el glabres; anthères très-longues; loges longues; appendices basilaires très-longs, barbus ou plumeux; styles à deux stigmalophores longs, libres, non divergents, point articulés sur le style, pubcscenls en dehors'4 comme la partie supérieure du style.

La seule esjièce connue jusqu’à ce jour. Cnssinia ^ cartluiformis , Cass.; Car (lu us orientait» , Marsch., est une planU^herbacée, dont la tige est peu élevée, dressée, un peu tortueuse et ramifiée supérieurement, cylindrique, striée , lomenteuW et blanche, garnie de feuilles peu distantes, al le rues. plus ou moins courlcmenl décurrentes, coriace^. roides, à face supérieure glabre, verte et luisante, à face inférieure tomenleuse et blanchâtre. Les feuilles inférieures sont plus grand étrécies vers la base, presque en forme de pétiole ublongucs-lanréolées, presque pinnatifides, à divisions lancéolées, séparées par de larges sinus, terminées $ar une longue épine, et accompagnées à la base de quelques grandes dents épineuses. Les calalbidcssonl hautes d'environ neuf lignes, irrégulièrement disposées, terminales, sessiles. plus ou moins rapprochées, souvent comme agglomérées, accompagnées de bractées ou petites feuilles inégales el dissemblables; péricline presque glabre, un peu scabre, faiblement glanduleux ; corolle d'un jaune assez pâle. Celte espèce se trouve

corolle d'un jaune assez pâle. Celte espèce se trouve au Caucase. . **

COÜSSA. bot. Synonyme vulgaire de Houx.

COUSSAtRE. bot. Synon. vulgaire à'Urena tabula.

COÜSSAPIER. Coussapoa. bot. Genre établi par Aublet ( Piaules de la Guiane, p. 955) et placé dans la famille des l'rlicées. La description incomplète de ce genre rend sa place fort douteuse, quoique Laoiarck dise (Encyclop. inéth.) qu'il a des rapports «avec les Artocarpus et les Milhrùtatca. Sa fleur est entièrement inconnue; on sait seulement que le fruit est un réceptacle sphérique, chargé de semences ou plutôt de capsules enveloppées dans une pulpe. Les deux espèces décrites par Aublet (tab. 502 et 5G3) sont appelées l'une el l'autre Coussapoui par les indigènes. Ce sont des arbres pleins d’un suc jaune, résineux, à feuilles alternes, dont les plus jeunes sont, comme dans le Figuier, accompagnées de stipules toutes caduques et laissant des vestiges. Les réceptacles soûl disposés eu grappes dans les aisselles des feuilles.

COUSSAPOA. bot. y. CorssAPiKH.

COUSSAPOUI. bot. y. Cotss vriEt.

COUSSAHËE. Coussarea. bot. Genre de la famille <les Rubiacées, Tétrandrie Monogynie, établi par Aublet, t. 38. Caractères: un calice à cinq dents; une corolle dont le tube est court, el le limbe à quatre divisions aigués; anthères ohlongues, presque sessiles, quoique saillantes hors de la corolle ; stigmate à quatre ou ciuq lobes; baie environnant une graine solitaire (par avortement?) envelôppéc d'un tégument coriace. Une seule espèce, Coussarea Guiancnsis, rom pose ce genre. C’est un arbrisseau de la Guiane. dont les fleurs, peu nombreuses, sont portées par un pédoncule commun . court et terminal. Jussicn donne comme synonyme de ce genre le Pecheya de Scopoli. Il doute que.

vit.

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