‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 47 sur 116 · Yeux échancrés. Genre : Trypoxylox · texte numérisé non relu

Yeux échancrés. Genre : Trypoxylox

ir. Yeux entiers.

a. Mandibules très -étoiles et seulement dentées au bout. Genres : Goryte, Charroi*, Stighe.

g. Mandibules fortes, dentées au côté interne. Genres : l’EMNiiiEnov, Mellixe. Alysox.

■j*7 Antennes insérées au milieu de la face de la télé (toujours plus grosses vers le bout). Genres : Psex, CERCERI8, PniLAXTDE.

CltACCA. bot. Espèce du genre Yesee. F, ce mot.

CRACELOT. îxs. Synonyme de Blatte Kakerlac.

CRACHAT DE LUISE, bot. Syn. vulgaire de Nostoc.

CRAC1DÈS. Craciili. ots. Vi go rsa établi, sous ce nom, une famille dans l'ordre des Gallinacés , dont le genre llocco est le type.

CRA-CRA. ois. I/un des noms vulgaires de la Rousserole, Syltia Tu ni o ides , L.

CRA-CRA. bot. C’est ainsi qu’on appelle vulgairement le fruit de YArbutus lira Ursi. T. Arbousier.

CRACT1CUS. ois. T. Cassicax.

CRADF.AU. pois. Synonyme vulgaire de Sardine.

CRADOS. pois. Syn. vulgaire de Cyprin bréiue. jeune.

CRÆPULA. bot. L’un des synonymes d'Acanlhe.

CRÆSUS. Crœsus. ixs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Téréhrans, famille des Tenlhrédincs, établi par Leach aux dépens du genre Ncmatc de Jurine, et qui a pour type son Acmalus septentrional is.

CRAFOUDIE. Crafordia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadclphie Décandrie. institué par Rafflnesque, pour une plante qu’il a découverte en Pensylvanic. Caractères: calice campanule, quinquéfidc; étendard de la corolle grand cl réfléchi; les ailes auriculées ; la carène obtuse et plus longue que les ailes; ovaire linéaire; style filiforme; stigmate punctifère et glabre; légume linéaire, ordinairement disperme, tonlieux, strié; semences ohlougues . réniforines. La Crafordik bractée, Crafordia bractea/a, est une plante grimpante, à feuilles imparipinnées, à folioles sessiles, ohlougues et mucronées, à Heurs blanches, portées par des pédoncules aussi longs que les feuilles cl garnis de bractées persistantes , rudes, subulées et ciliées.

CRAHATE. pois. F.spèce du genre Labre.

CRAIE. Creta. géoi.. Substance regardée comme une variété de Chaux carhunalée, dont elle est en effet presque entièrement composée. La Craie est d'autant plus blanche qu'elle est moins pénétrée de corps étrangers, qui lui donnent ordinairement line couleur jaunâtre, grisâtre ou tirant sur le vert; sa texture est lâche, sou aspect mat, sans la moindre trace cristalline; son grain fin, peu cohérent, presque impalpable; sa cassure un peu conchoïde. Sa pesanteur spécifique varie entre 2,31 et 2,05. La Craie, toujours opaque, est friable dans son état de sécheresse, et happe à la langue; elle est très-employée dans les arts; on en forme des crayons blancs grossiers ; elle sert pour nettoyer les Métaux et le Verre; préparée par pains, après que 3 DBTT. I)KS 8CIEXCES xat.

; par des lavages, on l'a dégagée de toutes parties hétérogènes, clic donne ce que l'on appelle vulgairement ! le Diane d'Espagne, qui fait la base de toute peinture en

• détrempe.

On confond souvent la Craie avec des substances fort différentes, et l'on en étend généralement le nom à beaucoup de Calcaires différents. Il est probable que le Creta des anciens, qu'on a regardé comme identique, n’était qu'une Argile propre ù faire de la poterie; ils distinguaient le Fullonia employé pour le dégraissage des draps et Y Anjentariu avec laquelle on marquait en blanc. II est ail reste facile de ne pas reconnaître la Craie quand on n'en étudie que des échantillons isolés; mais si on l'examine répandue en grandes masses dans

* la nature, toute incertitude disparaît, et ses caractères géologiques ne permettent plus de la méconnaître : elle avait été, jusqu'à ces derniers temps, considérée comine une roche de formation récente, peu distincte, cl ne jouant, dans la structure du globe, qu’un rôle secondaire. 11 résulte de cette fausse opinion qu’on lui a donné des caractères incertains, tant minéralogiques que géognosliques, et qu'on applique souvent son uoin à des Marnes calcaires, blanches et tendres, qui ne sont de la Craie ni minéralogiquement, ni géognostiquement.

La Craie se présente en immenses dépôts, formant le sol de provinces entières. Ces dépôts ne présentent aucune assise continue ou régulière, appartenant à la masse même , c’csl-à-dirc qu'on ne voit aucune couche nettement séparée dans leur substance, et qui indique i la moindre stratification. Partout ces masses paraissent être le résultat d'un immense délayemcnl ; et quand des couches siliceuses s'y sont présentées, on explique la formation de celles-ci par un mécanisme particulier, dont l'effet est extrêmement moderne comparativement à la formation de la Craie.

Une grande partie de la Relgique et du nord de la France est de formation crayeuse. Dans le bassin de Paris, fond d'un golfe immense, cette Craie forme des collines entières et des monticules qui durent être des Iles ou des écueils, dont les côtes antiques étaient hérissées. Les plaines arides de la Champagne Pouilleuse en sont formées; les côtes du Nord et celles de l'Angleterre, qui leur correspondent, en empruntent cette éblouissante blancheur qui leur valut le nom d'Albion. La Gallicie, partie autrichienne de la Pologne, d'autres vastes pays de l’Europe, des caulons de l’Afrique, et probablement beaucoup d'autres régions du globe, sont de formation crayeuse. Dans tous ces gisements, la Craie paraît reposer sur des couches d’Argilc; elle est d’autant moins pure, que ses bancs sont plus profonds, et les Fossiles qu’on y rencontre sont de nature fort ! différente de celle des Fossiles qui abondent dans les couches supérieures; le Silex s’y dépose par bancs ou ! assises plus régulièrement qu’ailleurs où on n’en trouve que par rognons ; enfin on n’a jamais reconnu au-dessous la moindre trace de terrains d’eau douce.

CRAIE DE BRIANÇON, six. F. Talc.

CRAIN. six. Nom donné parles mineurs, aux fissures qui séparent les couches de minerais lorsqu’elles sont très-fortement inclinées et même perpendiculaires aux couches de stratificatiou. F. Filoxs et Failles.

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CRAITOMTB on CR1GHTONITE. un. Fer oxidulé lilané, Ilauy. Espèce établie par de Hnurnon , cl ainsi dénommée en l'honneur de son ami le docteur Crich- (on. Sa forme primitive est un rhomboïde très aigu, dont Fannie plan au sommet est de dix-huit degrés, et qui se divise dans le sens perpendiculaire à son axe. La couleur de ses cristaux est le noir de Fer, joint à un éclat très-vif; celle de la poussière est le noir foncé. Elle raye la Chaux fluatée et non le Verre; sa cassure est conctioïde et éclatante; elle est sans action sur l’aiguille aimantée ; au chalumeau clic est infusihlc et inaltérable, lorsqu'elle est seule, elle se comporte avec les flux comme l'Oxidule de Fer pur. Les formes sous lesquelles la Craitonite se présente le plus ordinairement sont des rhomboïdes aigus ou obtus, dont les sommets sont remplacés très-profondément par deux faces perpendiculaires à l’axe; on en connaît aussi une variété lamelliforme. Ce Minéral se trouve dans le département de l'Isère, sur le même Feldspath qui sert de gangue aux Cristaux d’Anatase.

CRAM. dot. Même chose que Cran.

CRAMBE. Cratnbus. ixs. Genre de Lépidoptères, famille des Nocturnes, établi par Fabricius. Caractères : quatre palpes; les antérieures plus courtes, |>lus épaisses à leur extrémité et tronquées obliquement; les postérieures avancées, comprimées, connivetites; antennes sétacées. La treille, prenant en considération le port des ailes qui, tantôt forment mi triangle aplati et allongé, et tantôt sont roulées autour du corps â la manière de plusieurs teignes, a dispersé les espèces qui offrent le premier de ces deux arrangements, dans les genres Aglosse, Bolis, Hcrininie, et il a restreint le genre Cratnbus, de Fabricius, à celles qui présentent pour caractères : palpes inférieures grandes, avancées ; ailes roulées autour du corps, et lui donnant une forme presque cylindrique. Ainsi restreint, ce genre comprend plusieurs espèces européennes, figurées par lltlhncr, et dont les plus remarquables sont le Craxue of.s près, Cratnbus j> rate nsi s ; le Craxre mus pus, Cratnbus Pineti ; le Crampe argentr, Cratnbus argentcus. On trouve ces Lépidoptères dans les pâturages secs, sur les plantes. Le Cr xxbe ucahxat, Cratnbus car tiens , et quelques autres espèces, pourraient, suivant Latreiite, former un sous-genre propre.

CRAMBE. Cratnbc. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Télradynainie siliculeusc. L., établi par Tournefort qui l'a ainsi caractérisé : calice étalé, égal h sa base; pétales égaux et entiers ; filets des étamines très-longs, munis d’une dent située près de leur sommet et latéralement ; ovaire ovoïde ; style nul ou très-court ; stigmate capilé ; silicule coriace, à deux articulations; chafflie article indéhiscent et uniloculaire; l’inférieur stérile et faisant fonction de pcdicelte, le supérieur monospertnc et globuleux. Le cordon ombilical s’élève ' de la base de la loge, sc recourbe vers son sommet, et suspend une semence sphérique, dont les cotylédons sont épais , presque foliacés, profondément émarginés et condupliqués, c’est-à-dire pliés longitudinalement de manière à cacher la radicule dans leur plicature. Celte disposition des cotylédons, jointe à la structure du fruit, a fait placer les Crambes, par De Candolle, dans

sa seizième tribu qu’il nomme Kaphaiées ou Orlhoplocées I, ornent accès.

Ce genre, un des plus naturels entre les Crucifères, et des plus faciles à distinguer, se compose de plantca herbacées ou sous-frutescentes. Elles ont des feuilles caulinaires , alternes, péliolées, dentées ou incisées, pinnalifidcs ou lyrées. Leurs fleurs sont blanches, portées sur des pédicellcs droits, filiformes et sans bractées ; elles sont très -nombreuses, et forment des grappes allongées disposées en panicules très-lâches.

Treize espèces sont maintenant décrites par De Candolle ( loc . vit.)] il les a distribuées en trois sections auxquelles il a donné les noms de Sarcocrambe , Lcptocrambe et Dent! roc ra tube. La première de ces sections contient à elle seule les deux tiers des espèces; elle renferme le Cratnbe tua ri lima , L. , dont nous allons donner une description succincte; en général, les plantes de ce genre habitent la région méditerranéenne, depuis les îles Canaries jusqu'en Orientât principalement en Perse. Le Cratnbe maritima fait seul exception à cette spécialité de distribution géographique. On le trouve aussi sur les côtes des mers de l’Europe boréale. Il a une racine épaisse dont le collet porte plusieurs tiges hautes de près d’un mètre, trèsmneuscs, lisses, glauques et charnues. Ses feuilles inférieures sont péliolées, ohlongues ou presque arrondies, ondulées, sinuées et dentées; les supérieures sont presque linéaires, aigues et entières. Cette plante, connue vulgairement sous le nom de Chou de Mer , est maintenant cultivée dans les jardins potagers. Goodenough a donné un procédé pour rendre plus tendres et plus agréables ses lurions ou premières tiges naissant du collet de la racine. Il consiste ô les faire étioler, en les abritant de la lumière solaire au moyen de vases cylindriques percés au sommet. Ils devic-unent alors - tendres et charnus; on les fait cuire â la manière des Asperges, et leur saveur est à peu près celle des Choux- Fleurs.

CRAMBION. bot. y. Eipuorbe.

CRAMB1TES. Crainbites. us. Famille de l’ordre de* Lépidoptères, établie par Lalreille avec ce caractère : quatre palpes apparentes. Celte famille, qui comprenait les genres Botys, Aglosse. Gallerie. Cramhe et Alucile, a été réunie (Kègn. Aniin. de Cuv.) à celle des Nocturnes, et fait partie de la quatrième et de la septième tribu.

CRAMBUS. ns. C. Crambb.

CKAMEKIA. bot. /’. Kraxerie.

CRAMPE, rois. Synonyme vulgaire de Torpille.

CRAMPIRE et CROMPIRE. bot. Noms vulg. de la Pomme de terre, Solanutn tuberosum, L. y. Morelle.

CRAMPONS, l'ulcra . bot. On appelle ainsi des organes particuliers, qui servent à fixer certains végétaux, comme les Fucus sur les rochers, le Lierre sur les arbres. mais qui n’y puisent jamais de nourriture comme les racines, et qui ne sont jamais roulés en spirale comme les vrilles.

CRAN DE BRETAGNE, bot. On l’écrit aussi Cram. Noms vulgaires du Cocldearia Artnoracia, Linné, Armoracia rustica, Baurng. y. Armoracia et Co-

CHLEA1IA.

CRA

CRAN et CRON. in. Syn. de Craie et de Falbun.

CRANBERRY. uot. Nom vulgaire des fruits du Myrtille des Alpes, l'actinium myrliUus.

CRANCH1E. Cranchia. moi.l. Leach a divisé les Céphalopodes Décapodes en deux familles, les Sépiolidées et les Sépiacés; dans les Sépiolidées if propose deux nouveaux genres : Sépiolc et Cranchie. Ce dernier, qu'il dédie à Cranch, voyageur naturaliste anglais, est caractérisé de la manière suivante : nageoires terminales, rapprochées et libres à leur sommet; les pieds ordinaires inégaux; la paire supérieure très-courte; la deuxième et la troisième graduellement plus longues; le cou réuni au sac postérieurement et de chaque côté, par des brides épaisses. On en connait deux espèces; elles viennent des mers de l'Afrique occidentale; ce sont : 1° Ciaxcme rude, Cranchia scabrn , Leach. Journ. de Phys., mai 1818, p. 595, et juin 1818, fig. 0. Le sac est couvert de petits tubercules. 9° Cratciiie tauietE, Cranchia maculata , Leach. loc. cil., fig. 5. Celle-ci ale sac lisse, maculé de taches ovales ou rondes.

CRANDANG. bot. Synonyme de Limon ù Java.

CRANE, zool. Ce mol, dans son acception la plus restreinte, signifie seulement la boîte osseuse de l'encéphale ; mais comme la face est immédiatement continue au Crâne, comme tous les os antérieurs du Crâne font partie de la face, et comme tous les os de la face, sans exception, s'articulent avec ceux du Crâne, même dans plusieurs genres de Mammifères, par exemple, les intermaxillaires dans l’Aie-Aie. les Cachalots; comme enfin le mol Crâne en zoologie s'entend de la totalité de la charpente osseuse de la tète, c'est dans toute l'extension de ce dernier sens qu'il en sera traité ici.

Le Crâne proprement dit, renferme les organes encéphaliques ou cérébraux et l’organe de l'ouîe; la face est le siège des organes de la vue, de l'odorat et du goût, et dans tous les animaux pourvus de muHe, de l'organe spécial du loucher. Plus les organes des sens sont développés, plus la proportion de la face au Crâne grandit; et plus les organes cérébraux se développent, plus la proportion du Crâne à la face augmente. Comme le volume des organes cérébraux avait été pris pour mesure de l'intelligence, attendu qu'eu général, dans les Mammifères et les Oiseaux, l'amplitude de la capacité du Crâne représente le volume de l’encéphale, on avait pris le rapport que l’aire de la capacité du Crâne offre avec l'aire de la face, pour mesure proportionnelle de l’intelligence des animaux. C’est Cuvier qui avait proposé celte dernière mesure. Eu général, le Crâne et la face se balancent ainsi par la réciprocité de leurs développements; mais ce n’est pas une règle absolue. Ainsi chez plusieurs Phoques et Dauphins, le Crâne et le cerveau. proportions gardées, sont presque aussi développés que chez l’homme . et cependant la face n'y en a pas moins elle-même un très-grand excès de développement.

Camper observant que. dans r homme, le degré de proéminence du front coïncide assez ordinairement avec le degré des facultés intellectuelles, et que dans les diverses espèces d'hommes, celle proéminence du front diminue avec l’ensemble de leurs facultés, exprima la quantité de celte proéminence par l’angle que

la ligne tangente au point le plus saillant du front et aux incisives supérieures, fait avec une autre ligne qui partage eu deux le plan passant par les trous auditifs extérieurs et le bord inférieur de l’ouverture antérieure des narines. Cette mesure ne peut qu'exprimer à peu près, dans l’homme même, la proportion du volume du cerveau; car elle suppose les contours extérieurs du Crâne parallèles à ses contours intérieurs. Or, dans l’homme, il arrive chez certains individus que ce parallélisme est loin d'exister. Les sinus frontaux creusés dans l’épaisseur du coronal, en se propageant quelquefois outre mesure, causent une saillie des contours extérieurs, derrière laquelle le cerveau se trouve fort reculé. Dans les animaux, l'angle facial devient bien plus infidèle. Par exemple, dans l'Éléphant, chez les Mammifères, et chez les Oiseaux, dans la Chouette et le Hibou, à qui le volume de leur Crâne et la proéminence de leur front faisaient attribuer une certaine supériorité d'intelligence, la table intérieure du Crâne est écartée de l'externe d’une quantité qui équivaut au quart, ou même sur le front, à la moitié du diamètre total du Crâne. Or, on voit que pour que la ligne faciale représentât le volume du cerveau, il faudrait la conduire du bord de l'intermaxillaire à travers la face, de manière â ce qu’elle fût tangente au point le plus saillant, en avant du contour intérieur du Crâne. Mais dans ce trajet une grande partie de la face se trouverait éliminée, et l’on ne pourrait rien conclure du résultat, puisqu'une partie de l'un des termes du rapport serait ainsi retranchée. L'angle facial doit donc être exclu comme mesure proportionnelle de l'intelligence des animaux. Il ne doit plus servir qu'aux artistes pour mesurer, d’après nos idées sur le beau, le degré de majesté de la figure humaine, et la mettre en proportion avec la supériorité de nature ou de génie attribuée aux hommes et aux divinités que la politique et la religion exposent aux adorations et aux respects du peuple.

Si le volume de l'encéphale, ou, ce qui est la même chose, des organes cérébraux, donnait une mesure proportionnelle de l'intelligence, le rapport qu'a proposé Cuvier entre l'aire du Crâne, dans ses contours intérieurs, et l'aire delà face, ne serait pas encore une expression constante de celte mesure. Desmoulins a fait voir (Rech. anal, et phys. sur le syst. nerveux) que ce n’est pas le volume hydrostatique de l'encéphale, mais l’étendue des surfaces que développe ce volume qui est la mesure la plus approximative des facultés intellectuelles dans tous les animaux. Or, comme le nombre et la profondeur des sillons et des replis dont se creuse le cerveau, sont tout â fait indépendants de l'amplitude du Crâne; et, comme un cerveau plus petit, mais plissé, peut, selon le nombre et la profondeur de ses plis, offrir quatre, huit ou dix fois plus de surfaces qu'un cerveau double, mais dont les contours forment des courbes régulières, on voit que l’aire du Crâne ne peut point ofFrir de données pour le calcul qu’on se propose. En outre, dans les Poissons comme dans les Reptiles, jamais l'encéphale ne remplit le Crâne; il n’en occupe pas ordinairement plus de la moitié ou au plus les trois quarts. Dans la Tortue européenne, par exemple, l’aire de la coupe ventrale de l’encéphale est près-

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qu'un tiers plus petite que Paire de la cavité cérébrale, et dans les Poissons, soit osseux, soit cartilagineux, la disproportion est constamment plus grande encore. L'aire du Crâne ne peut donc ici servir de mesure au cerveau, ni conséquemment aux facultés intellectuelles. Le rapport de Paire du Crâne à Paire de la face ne pourrait donc être appliqué qu’à des animaux où les contours de Pencéphalc ont de» courbes régulières, c'est-àdire où Pencépbatc n'a point d'anfractuosités et où la périphérie de la cavité cérébrale représente justement le volume de l'encéphale ; Ici est le cas de la plupart des Rongeurs, des Édentés, etc., chez les Mammifères, et de tous les Oiseaux.

Ce qui constitue l'individualité ou la nature particulière de chaque animal , c'est le nombre des facultés qu'il possède, le degré de perfection de chacune d'elles, et leur combinaison harmonique sous le rapport du nombre et de la perfection. Chacune de ces données et l'ensemble qui en résulte, varient à l'infini, comme on sait , d'une espèce ü l'autre. I)e là cette diversité de structure et de proportion» réciproques dans les organes des sens cl du cerveau, organes dont l'activité en exercice constitue ces facultés, fcl comme le développement de ces organes prodoit nécessairement le degré d'amplitude de la cavité osseuse qui les contient, on voit d'abord quelle doit être la diversité des Crânes parmi les animaux vertébrés. Or, nonobstant cette diversité dans la configuration des têtes osseuses, et dans la proportion de leurs parties, il est â peu près démontré aujourd'hui que le nombre de leurs éléments ou pièces osseuses primitives est uniforme, et qu’à travers la diversité de formes cl de fonctions qui, d'une classe à l'autre, déguise ces éléments osseux, cl même les transporte d'un organe à un autre, chacun de ces éléments conserve invariablement avec les autres les mêmes rapports de situation ; cl qu'il s'anéantit plutôt que de perdre son rang dans le système, pour enjamber en avant ou en arrière, à droite ou à gauche de sa position ordinale. C’est surtout Geoffroy Saint Hilaire (Ann. et Mém. du Muséum et Philos, anal. T. t et n ) qui a analysé la multitude de toutes ces combinaisons de formes et de nombres auxquelles sont assujettis les os de la tète des ^ erlébrés dans leur état adulte. Il reconnut qu'en remontant pour tous les animaux vertébrés le plus près possible de la formation de l'être, quel que soit le nombre d'os définitifs dont se compose le Crâne de l’adulte, ce nombre est identique pour tous dans les premiers temps de la vie; que la diinimition ultérieure du nombre des os dans les Mammifères et surtout dans les Oiseaux, n'est qu'apparente, et dépend de la réunion deux à deux, trois à trois ou même davantage, de pièces voisines; que, par l'effet de ces réunions, des os pairs deviennent des os symétriques : tel est, par exemple, le frontal de l'homme adulte comparé aux frontaux de l'enfant ou bien aux frontaux de la plupart des Mammifères; que ces réunions ne confondent pas seulement des os situés sur la ligne médiane, comme les frontaux que nous venons de citer, mais confondent aussi des os collatéraux à droite ou à gauche de cette ligne : tel est, par exemple, le temporal de l'homme où ■ se trouvent soudés le lyinpanal, le rocher, la caisse, le !

mastoïdien, le slylolde, etc. Il en conclut donc que les variations dans le nombre des os définitifs du Crâne chez les différents Vertébrés adultes dépendent du degré d'ossification propre à chacun d'eux, et que, selon l’extension de ce degré, un plus grand nombre de pièces sc réunissent ; et qu'ainsi un plus petit nombre eu reste définitivement isolé.

Voici, d'après les principes précédents, la composition du Crâne dans tous les animaux Vertébrés en procédant d'avant en arrière : 1° le premier sphénoïde formant la partie antérieure du sphénoïde humain résulte de deux paires de pièces latérales : l'une supérieure, savoir les Ingrassiaux ou ailes d'ingrassias ; l'autre inférieure, les Ucrlinaux ou cornets sphénoïdaux de Berlin. Ces deux paires de pièces latérales flanquent à droite et à gauche une pièce médiane dileenlosphénnl ; les deux frontaux forment l'arc supérieur de la cavité médullaire de celte sorte de vertèbre ; 2° le second sphénoïde a pour base l’hyposphénal flanqué également de deux paires de pièces latérales : l'une en liant, l’autre en bas. La paire supérieure résulte des pléréaux ou grandes ailes du sphénoïde; la paire inférieure des ptérigoïdaux ou apophyses ptérigoïdes externes. Les deux pariétaux forment l'arc supérieur de la cavité médullaire de cette autre vertèbre. La cavité du système sanguin de ces deux vertèbres est fermée inférieurement par les deux palatins pour la première, et par les bérisseaux ou apophyses ptérigoïdes internes pour la seconde. L'on voit, d'après l’ordre de connexion dcces parties osseuses, rattachées ainsi à deux systèmes de pièces similaires ou de vertèbres , que l'élude de la face est inséparable de celle du Crâne, puisque plusieurs os de ia face sont des dépendances de l'une ou de l'autre de ces deux premières vertèbres crâniennes; 5° l’occipital humain résulte de (rois paires de pièces osseuses, étagées l'une sur l’autre, et dont l'inférieure repose sur une pièce unique et médiane, dite basilaire ou sous-occipitale. Cette pièce impaire répond à l’enlosphénal de la première vertèbre crânienne, à l’hypospbénal de la seconde. C'est donc l'analogue du corps d’une vertèbre. Les deux pièces de la paire inférieure restent écartées l'une de l'autre, vers la ligne médiane où leurs bords internes plus ou moins écliancrés circonscrivent la moelle allongée, cl forment la plus grande partie du trou occipital ; ce sont les occipitaux latéraux ou ex-occipitaux. Les pièces de la paire intermédiaire sont au contraire juxtaposées sur la ligne médiane, et complètent supérieurement le trou occipital. Ce sont les occipitaux supérieurs ou sur-occipitaux; enfin les pièces de la paire supérieure ou troisième paire, soudées aussi par leurs bords intentes, ont reçu le nom d'inlerpariélal parce qu'elles sc trouvent plus ou moins engagées entre les pariétaux. Or, il y a un rapport constant entre l’étendue en surface de ces os. et le développement de parties encéphaliques déterminées. Ainsi, par exemple. les occipitaux latéraux et les occipitaux supérieurs delà troisième vertèbre grandissent les premiers comme les lobes latéraux; les seconds comme le lobe médian du- cervelet. Les interpariétaux ou troisième paire d'occipitaux grandissent comme les lobes optiques ou tubercules quadriju-

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meaux ; les pariétaux représentent le développement des deux lobes postérieurs de chaque hémisphère cérébral ; voilà pourquoi ils sont plus grands dans l’homme que dans tout le reste des Vertébrés. Les frontaux paraissent en rapport avec le lobe antérieur des hémisphères cérébraux. Ils le sont aussi avec les lobes olfactifs et les narines. Voilà pourquoi ils sont quelquefois plus développés ailleurs que dans l'homme, quoique le cerveau soit, alors seulement, plus petit. Mais à mesure que chaque appareil encéphalique diminue, cl surtout que l'ensemble de l’encéphale ne se compose plus que des lobes correspondants aux nerfs des sens, des os qui faisaient partie du Crâne dans les Mammifères, par exemple, et dont la face interne était coutigué à une partie encéphalique, cessent aussi à mesure de faire partie de la boite cérébrale, et deviennent tout à fait libres en dehors pour servir à d'autres usages. Tels sont, par exemple, dans les Poissons eL les Reptiles, le temporal, le mastoïdien, la caisse, le rocher, etc. Alors ces os non-seulement ne s'élargissent plus en une même et commune surface, comme dans l'homme et les Mammifères voisins, mais jouent librement les uns sur les autres par des articulations plus ou moins mobiles : de là deux ou trois bras de levier ajoutés à la mâchoire Inférieure dans les Ophidiens; à celle mâchoire et à l'opercule dans les Poissons. Pour en revenir à la mesure des facultés intellectuelles par une proportion anatomique prise sur les parois du Crâne, plus il y a d'os employés à former ces parois, et plus larges sont les surfaces pour lesquelles chacun de ces os intervient, plus grand paraît être le développement de la masse encéphalique, et surtout l'organe cérébral contigu à chacune de ces surfaces, ou, ce qui revint au même, la faculté ou le talent dont cet organe est le siège.

Ou a vu que les os intercalaires de la deuxième et de la troisième vertèbre céphalique avaient, par rapport au cerveau, des rapports de voisinage variables. Mais malgré ces variations, ils restent constamment dans les mêmes connexions ordinales; voici cet ordre : le mastoïdien s'interpose entre l'occipital latéral en arrière, le tcmporalel la caisse en avant ; en dedans de la caisse est le rocher; en dehors, le tympanal ou cadre du tympan ; en avant la portion écailleuse du temporal s'unit au pariétal en haut, et au sphénoïde en bas.

Dans les Reptiles et les Poissons, le temporal et le mastoïdien ne faisant plus partie des parois de la cavité cérébrale, les deux vertèbres encéphaliques postérieures se louchent sur tous les points de leur contour, excepté à l'endroit de l'intercalation du rocher. Le repoussement de cet os en dehors du Crâne, disperse sur le côté de la tête, dans les deux dernières classes, toutes les pièces osseuses qui, dans les deux autres, étaient accumulées autour ou dans l’intérieur de l'organe de l’ouïe.

Les os de l'organe de l'ouïe qui , dans l'homme et la plupait des Mammifères, sont le plus profondément situés en apparence et le moins susceptibles de dislocation, sont donc, comme ou va voir, précisément ceux qui en subissent le plus.

Les appendices inférieurs de la première vertèbre encéphalique sont les palatins. Les appendices inférieurs de la seconde, sont les apophyses ptérygoïdes internes.

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dans les Mammifères, les seuls palatins ne sont pas continus avec la hase de la première vertèbre ou le premier sphénoïde; toutes les autres dépendances de celte première vertèbre et de la seconde leur snnt soudées. Tout cela forme chez eux , soit le sphénoïde unique, soit les deux sphénoïdes ; et ces dépendances ont alors des dimensions d'autant plus courtes que la face est plus petite, par rapport au Crâne. C’est sur ces appendices inférieurs, sav oir les palatins et les apophyses ptérygoïdes internes et externes, que la face appuie en bas; en haut, elle- repose sur les frontaux, et entre deux, sur rcnlosphénal ou le corps même du premier sphénoïde.

La face sc divise en autant de régions osseuses qu'elle contient d’organes de sens : 1° sur la ligne médiane, la région nasale; 2° en bas, la palatine; 3® latéralement , l’oculaire.

Comme tous les animaux Vertébrés diffèrent moins entre eux par le nombre ou le développement proportionnel de leurs sens que par le nombre et le développement de leurs organes intellectuels ou cérébraux, tl comme chaque organe, soit sensitif, soit intellectuel ou cérébral , est en rapport avec un certain nombre de pièces osseuses qui en dépendent, on ne trouvera pas dans la combinaison des os de la face, les mêmes différences de nombre apparent, que Ton a vues au Crâne.

1° La cavité osseuse de l'odorant se compose en haut de l'etbmolde, dont la pièce la plus constante est la lame verticale, de la partie du frontal où s'articulent les os propres du ne/, de ces mêmes os; en dehors, des maxillaires et de leurs cornets, et quelquefois de l'inter maxillaire; en bas, de l'intermaxillaire, du maxillaire et du palatin antérieur. L'etbmolde et ses cornets, et les parties des autres os voisins qui interviennent dans la cavité osseuse de l'odorat, croissent en raison de la prédominance de ce sens; mais c'est surtout suivant l'axe longitudinal de la télé que sc fait cet accroissement; de là la longueur de la face dans les Chiens, les Cochons, lès Ruminants, etc.

2° La cavité palatine ou du goût, formée en haut , par les palatins en arrière, les maxillaires au milieu, et les intermaxillaires en avant, est limitée en bas par les branches de la mâchoire en avant et eu dehors, en arrière par l'hyoïde qui lui-tnéme est réellement une dépendance du Crâne auquel, même dans l’homme quelquefois, il est articulé par une chaîne de trois osselets dont l'apophyse styloïde, articulée ou soudée au rocher, est le supérieur. Selon que cet organe est plus dominant, la partie inférieure de la face, savoir les maxillaires inférieurs et supérieurs , s’allonge davantage ainsi que les intermaxillaires; lu région nasale peut être alors presque avortée. C’est ce qui s'observe pour la partie supérieure de celle région chez les Orangs, les Macaques et les Cynocéphales, parmi les Quadrumanes; les Gallinacées, chez les Oiseaux, etc.

3° La cavité oculaire varie dans les Mammifères plus que dans les trois autres classes. Tantôt elle est fermée de toutes parts excepté en avant, c'est le cas de l'homnio et des Quadrumanes ; tantôt elle n’a de parois qu'en dedans, c'est le cas du plus grand nombre des Mammifères. Mais ici, à la différence des autres sens, la p<*r-

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feclion de l'organe ne répond pas au nombre d'os qui sont en rapport avec lui par leurs surfaces. Tout le monde connaît la construction de l'orbite de l'homme, ouvert en avant, de manière que les bords de cette ouverturesont à peu près dans le même plan, et que les plans des deux orbites ne sont inclinés l’un sur l'autre que de quatre ou cinq degrés : trois os contribuent à scs bords : le frontal, le maxillaire et le jugal. Sept os forment scs parois : le frontal, l'clhmoïde, le lacrymal, le palatin, le maxillaire, le jugal et le sphénoïde; les axes des deux orbites forment un angle d’environ quarante-cinq degrés. Dans les Singes, les orbites, composées et dirigées comme dans l'homme, ont même l’angle de leurs axes encore plus petit. Mais à partir des Chauves-Souris, en allant parles Carnassiers aux Rongeurs, aux Pachydermes, jusqu’aux Cétacés chez les Mammifères; chez tous les Oiseaux, les Reptiles et les Poissons, l'angle que forment les axes des orbites va toujours en s'agrandissant, de sorte que, même chez beaucoup de Reptiles et de Poissons, ces deux axes se trouvent sur le prolongement d’une même ligne transversale. Tels sont entre autres les Caméléons qui peuvent, ainsi que la plupart des Cétacés, voir à la fois deux points opposés de l’espace. Dans la plupart des .Mammifères, l’orbite n’est formée que par le frontal, le maxillaire et le jugal; la projection des organes de l’odorat et du goût, en avant des orbites, a entraîné dans ce sens relhmotde,le palatin, la partie dentaire et caverneuse du maxillaire, et le lacrymal, en même temps que, par la diminution des parties encéphaliques correspondantes, le sphénoïde s’est trouvé rentré et reculé. Les seuls os qui alors appartiennent à l’oeil, sont donc les trois qui forment les bords de l’orbite dans l'homme; et même dans les Oiseaux, beaucoup de Reptiles et de Poissons, le maxillaire n’entre plus dans l'orbite par aucune de ses faces ni même de ses bords. Mais alors le lacrymal intervient ordinairement, de sorte que trois os continuent d'encadrer le globe de l’œil.

Mais si, dans les Reptiles et les Poissons, les os dont nous venons de parler s’écartent l’un de l’autre sur la plus grande étendue de leurs bords, pour former des fentes, des trous, des cavités nouvelles, ou bien agrandir d'autres cavités que celles de l'œil, les os annexés invariablement à cet organe reçoivent des développements proportionnés au volume et à l’énergie d’action de cet organe, chez la plupart des animaux de ces deux classes. Déjà, dans les Oiseaux de haut vol surtout, il se développe, sur l’arcade orbitaire du frontal, un os aplati, très-saillant dans les Falco , et que l’on a nommé, à cause de sa position, os palpébral ou susorbilaire.

Dans la plupart des Reptiles et des Poissons osseux, chaque frontal est divisé en trois parties toujours distinctes, nommées antérieure, intermédiaire et postérieure d’après leur ordre de position d’avant en arrière. Sur le frontal intermédiaire des Reptiles, se développe, en formant un ressaut, l’os susorbilaire ou palpébral, déjà cité dans les Oiseaux. Cet os manque aux Poissons, mais chez la plupart des Osseux, depuis l’os nasal et le cornet inférieur, jusqu’au frontal postérieur, s’étend au dessous de l’œil un arc de pièces osseuses dont le nombre est de six dans la Morue (F. Cuvier, Règn.

Anim., T. iv, pl. 8, fig. 3). Ces os surnuméraires dans le Crâne , et plusieurs autres dont il sera question ailleurs, et qui existent, soit isolés, soit en différents points du squelette, n’ont évidemment pas d’analogues, et dérogent, il faut le dire, à la loi de l’unité de composition du système osseux.

4® La cavité auditive éprouve encore plus de variations que celle de l'œil, au point qu’elle Huit par s’effacer tout à fait, et que scs os se projettent dans un même plan, tout en conservant leurs rapports ordinaires. Celte cavité se prolonge de dehors en dedans au travers du cadre du tympan ou tympanal , et de la caisse où se trouvent articulés l’un sur l’autre, dans l’ordre suivant, le marteau, l’enclume, le lenticulaire et l'étrier. Le marteau s’articule sur le tympanal par l'intermédiaire de la membrane du tympan , et l’étrier sur le rocher par l'intermédiaire de la membrane de la fenêtre ovale. La cavité de ce sens se termine dans le rocher qui en est la partie nécessaire et fondamentale. C’est à quoi se réduit la cavité auditive dans la plupart des Reptiles, en y comprenant toutefois un ou deux des osselets de l’ouïe dans quelques Reptiles, les Ilatraciens par exemple. Tous ces osselets subsistent néanmoins à leur place dans les Sauriens et les Oiseaux (Pbil. Anal., pl. 1, fig. 7, 10 et 11). Dans beaucoup de Mammifères,, je mastoïdien agrandit encore lu cavité auditive par la communication de la caisse avec les cellules dont H est creusé; et dans les Oiseaux de proie nocturnes, tout le pourtour du Crâne est véritablemerft un immense développement des cavités auditives par la communication avec le rocher des cellules qui, tout autour du Crâne, écartent les deux tables de ses os. Dans ces mêmes reptiles.. le mastoïdien, le temporal et la caisse n'apparliennenl pas plus à la cavité de l’ouïe qu'à celle du cerveau. Projetés en arcades sur les côtés du Crâne eti arrière des orbites, ils interceptent des voûtel, des cavités plus ou moins profondes, qui servent soit de points fixes aux muscles moteurs de la mâchoire inférieure sur la télé , soit de points mobiles aux muscles qui meuvent la tête sur le cou. Ce dernier cas a lieu chez les Crocodiles ; l’autre a lieu chez les Ophidiens ordinaires. Mais chez ceux à mâchoires dilatables, les Pythons, les Boas et les Vipères, le mastoïdien et la caisse deviennent eux-mêmes des bras de levier angulaires, congénères du maxillaire inférieur dans scs mouvements. (F. y pour les Sauriens , Gcoff. St.-Hil., Ann. du Mus., t. 10, pl. 4; la télé du Crocodile, Cuv. Règn. Anim., I. 4, pl. 0, f. 7, 8 cl 9 ; la tête de l'Ophisaure, et pl. 7, fig. 1, 2, 3, 4, 5 et G; télé du Python et du Serpent à sonnette.)

Dans les Poissons, le rocher lui-même n’est plus employé dans l’organe de l’ouïe. Celui-ci est tout entier contenu dans la cavité même du Crâne , ainsi que les appareils membraneux qui, dans les trois autres classes, occupaient les conduits et les cavités du rocher. Tous ces os creux chez les Mammifères et les osselets même qui étaient contenus dans leur cavité, sont produits au dehors pour servir à de nouvelles fonctions relatives à un autre milieu d’existence. Tous sont mobiles l'un sur l’autre, excepté le rocher. La caisse, centre de mouve- I ment des pièces de l’opercule et des deux mâchoires

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(Gcoff., Pliil. Anal., pl. i, fig. 8), arcboute en arrière l'étrier, en dehors le lympanal, en avant le temporal el le slylhyal (apophyse slylolde). L’étrier, l'enclume, le lenticulaire el le marteau, sous forme écailleuse, constituent le plan mobile, connu sous le nom d’opercule. Le tvmpanal, par sou extrémité inferieure, sert à l’articulation de la partie articulaire du maxillaire inférieur, et le slylhyal en dedans rattache au Crâne l'hyoldc, par l'intermédiaire de deux branches osseuses dont il sera parlé au mol Opercule.

CRANE DE MER. PoLYP.Syn. vulgaire d' Alcyonium Cranium.

CRANGON. Crangon. carsT. Genre établi pai*Fabricius,et placé parLatrcillcdansla famille des Macroures. Caractères : antennes latérales situées au-dessous des : mitoyennes. et recouvertes à leur base, par une grande ] écaille annexée à leur pédoncule ; antennes mitoyennes j ou supérieures à deux filets; les doux pieds antérieurs terminés par une main renfiée, à un seul doigt; l’intérieur ou celui qui est immobile, simplement avancé en manière de dent; la seconde paire de pieds filiforme, coudée et repliée sur elle- mémo dans le repos, terminée par un article bifide, mais A divisions peu distinctes; prolongement antérieur du test, ou le bec, très court. Les Crangons ressemblent aux Alpliées par le nombre et la correspondance des pieds en pince, mais ils en diffèrent essentiellement par le doigt inférieur ou immobile des deux premiers pieds et par ceux de la seconde paire qui sont coudés et filiformes. Ce genre, qu'on pourrait confondre au premier abord avec celui des Paléinons, s'en éloigne par les deux filet» des antennes mitoyennes, par la petitesse du prolongement antérieur de leur carapace et par la manière dont se terminent les deux premières paires de pattes. Ces Crustacés ont un test incolore ou tirant un peu sur le vert, marqué souvent d'une infinité de points ou de ligues noires. Ces couleurs changent singulièrement lorsqu'on les cuit ou quand on les plonge dans l’esprit de vin. Alors ils se colorent en rouge. On les trouve communément sur nos côtes dans les endroits sablonneux. Ils ont des mouvements très-brusques, nagent ordinairement sur le dos, cl frappent souvent l'eau avec leur abdomen qu’ils replient contre le thorax , el qu’ils distendent ensuite avec force. Les pécheurs en prennent en grande quantité dans leurs filets, et s’en servent quelquefois comme d'amorce pour attirer plusieurs Poissons riverains, qui s'en nourrissent. On les sert aussi sur nos tables, mais leur chair n'est pas ù beaucoup près aussi délicate que celle des Chevrettes. On les confond cependant quelquefois avec celles-ci, el on les nomme indistinctement Crevette *le mer. Chevrette, Cardon; mais les Chevrettes proprement dites appartiennent au genre Palémon.

Les espèces les plus connues sont : le Craxgor bohèal, Crangon boreasy décrit et représenté par Philippt (Voy. au Nord, pl. 11, fig. 1 ). Il est le plus grand de ceux que l'on connaisse; Herbst (Cane. lab. ôtt, fig. 2) a copié celle figure. Le Cbaxuo!' vulgaire, Crangon rulgaris, Fab., vulgairement le Cardon, représenté par Roésel (T. m, lab. 63, fig. 1,2). Il est très-commun sur les côtes de l'Océan. Le Craxgox trixEcx, Crangon

tpinosus, Leach, sur les côtes méridionales de l'Angleterre.

Risso ( Ilist. des Crust. de Nice, p. 81 ) décrit deux espèces nouvelles de Crangons : la première, qu’il nomme Crangon fascié, Crangon fasciatus, el qu’il représente lab. 3, fig. 3, semble appartenir, suivant Latreille, à un autre genre; la seconde, qu'il ne figure pas, porte le nom de Crangon ponctué de rouge, Crangon rubro-punctatun . L'une et l’autre ont été trouvées dans la merde Nice, sur les bas-fonds sablonneux.

CRAMA, bot. Synonyme de Cornouiller mâle.

CRANIACÉS. Cranfacei. «ou.. Nom donné par Mon Le ù une famille de la classe des Rrachiopodcs, qui a pour type le genre Crante.

GARNI CUIS. Cranichis . bot. Famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie. Swarlz, qui a établi ce genre dans sa Flore des Indes-Occidentales, lui a donné pour caractères : un calice déjelé latéralement ; les trois divisions externes et les deux divisions internes à peu près égales entre elles, rapprochées dans leurs parties inférieure el moyenne, un peu écartées supérieurement, quelquefois tout ù fait écartées; le labelle est supérieur, placé entre les deux folioles internes; il est concave et recouvre les organes sexuels; le gynoslème est dressé, un peu dilaté dans sa partie supérieure qui porte en avant une anthère à deux loges, terminée en pointe à sa partie supérieure. Chaque loge renferme une masse de pollen pulvérulent. Le stigmate est placé audessous de l’anthère , à la face antérieure du gynostèine; l'ovaire est à peine tordu. Le fruit est uue capsule trigone, s'ouvrant en trois valves. Ce genre ne se compose que d’espèces américaines, la plupart originaires de la Jamaïque. Ce sont en général de petites plantes à racines fasciculées, à lige simple, quelquefois dépourvue de feuilles, portant des (leurs assez petites, disposées en épi.

CRAME. Cranfa. moli.. Le genre Cranie, institué par Bruguière, avait été confondu par Linné parmi les Anomies. On ne conuaissait alors qu'une seule espèce qui pût se rapporter au genre de Bruguière, c’est VAuo • m ta Craniolaris qui est encore, A ce qu’il parait, la seule espèce vivante connue. Depuis Bruguière, presque tous les conchyliologucs ont admis ce genre; LainnrcL, Negerle, Oclcen, Férussac, Dcfrance, Blainville, sont de ce nombre; Cuvier n’eu fait pas mention, il ne le cite même pas parmi les Anomies. Quoi qu’il en soit, ce genre ne doit plus être placé parmi les Mullivalves comme le pensait Bruguière, car il n'a, avec eux, aucun rapport de forme et de structure, et ces trous dont la valve inférieure paraissait percée pour l’insertion des muscles, sur des osselets analogues à ceux des Anomies, sont un fait que l’observation a détruit. Les Cranies n’oul aucune charnière ; dépourvues de ligaments et de dents propres à retenir les deux valves, il est fort rare de les trouver ensemble dans les espèees fossiles surtout; il n'y en a que quelques-unes qui soient connues parfaites; la valve inférieure seule des autres, fixée aux différents corps sous- marins, se retrouve plus facilement. Le nombre des espèces connues n’est pas encore considérable; c’est Défi ance qui en a fait con-

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naître le plus dans le Dictionnaire des Sciences naturelles. C’est d’après lui et d'après ce que Deshaies possède dans sa collection, que ce savant a tracé les caractères génériques suivants ; coquille inéquivalve, suborbiculaire; valve inférieure presque plane, percée du côté interne de trois trous inégaux et obliques; valve supérieure convexe ou conique, semblable à une petite patelle, munie intérieurement de deux callosités saillantes; point de dents ni de ligament cardinal; animal inconnu. — On sera toujours embarrassé de placer convenablement les Cranies dans l’ordre des rapports, avant de connaître l'animal qui habite cette singulière Coquille. Les Uipponiccs de Defrance, également placés sur une base adhérente tantôt par une grande surface, tantôt par un point seulement de leur face inférieure, | sembleraient indiquer des rapports entre des genres , que l’on a éloignés dans des classes différentes. Pourquoi, avant de connaître les animaux des uns et des autres, a-t-on placé les uns parmi les l'nivalvcs dans le genre Cabochon, tandis que les autres sont rangés parmi les Bivalves dan» cette famille des Rudistes de Lamarck, qui semble être un réceptacle où l'on a jeté des genres dont les caractères sont peu connus? On ne pourra répondre à cette question que lorsque l'on aura quelques connaissances positives des animaux, les caractères tirés des coquilles étant insuffisants.

Crame en masque. Crania personutu , Latnk. (Anim. sans vert. T. vi, 1r# part., p. 238); {Rainville (Diclionn. des Sc. Nat.); A nom ta Craniolaris t L. (p. 3340), figurée dans l'Encyclopédie (pl. 171, fig. 1 et 2) et dans Chemnilz (T. vin, t. 70, fig. 087). C’est une Coquille orbiculaire, que l'on trouve non-seulement dans lainer des Indes, mais aussi dans la Méditerranée, sur les Polypiers; sa valve inférieure est plane, adhérente, présentant trois impressions dont la position en forme de triangle, cl la forme de celle du milieu , lui donnent assez l'apparence d’un masque de tète de mort ; la valve supérieure esL convexe, conique, blanchâtre, munie à l’intérieur, de deux callosités qui semblent avoir servi à l'insertion des muscles.

Crame épaisse. Crania Parisirtisis , Lamk. {/oc. vit.)\ Defrance (Dict. des Sc. nal.). Elle est très-bien figurée dans les Vélins du Mus. d’Ilist. naturelle (nn 47, fig. 7 bis), d'après un bel individu de la collection de Defrance. On la trouve assez fréquemment à Meudon et dans les autres lieux des environs de Paris, où l’on exploite de la Craie. On ne connaît que la valve inférieure qui soit fixée, soit aux Oursins, soit à des fragments de Catillus. Celle valve est épaisse, plane, ovale, arrondie, adhérente par sa face inférieure; elle présente en dedans des stries rayonnantes et trois impressions profondes; le bord est élevé, lisse, fort épais.

Craxie Moaxaie. Crania Kutnmulus , Lamk. (/oc*. cil. n® 2). Cette espèce fossile avait été prise par Linné, mais à tort, pour l’analogue de VAnomia Craniolaris. Celte Coquille, que l'on nomme vulgairement Monnaie de Dratienbourg, est une espèce distincte, dont on ne connaît également qu'une vah*e qui est probablement l’inférieure , quoiqu’ou n’y remarque pas de traces évidentes d'adhérence; elle est suborbiculaire, présentant des stries rayounanles à l'intérieur, ainsi que trois fos-

settes obliques; quelques stries concentriques se remarquent vers le bord qui lui-mème est lisse ; elle est fossile. De Suède. Pour la Crame axtiqie, Crania antiqua , et la Crame striée, Crania striata, P . Lamk., Anim. sans vert. T. vi, part.

CRAMOIDES. Bertrand Scheuzer a donné ce nom ù un Polypier fossile du genre Méandrine, ou bien à la portion supérieure de quelque grand Ëchinile.

CRAMOLAIKE. Cranioluria. rot. Ce genre, établi par Linné, et placé dans sa Didynamie AngiospermiC, appartient à la famille desBignoniacées.Lamarckaréiiüi aux Martynia le Cranioluria anima , L., en lui donnant le nom de M. spathacea ; d’un autre côté, le Craniolaria fruticosa, L., ayant été reconnu par Jussieu. comme appartenant aux Gesnrria, la plupart des auteurs, et entre autres Svarti, Willdenow et Peisoon, ont cessé de compter le Craniolaria au nombre des genres, et ses deux espèces ont été fondues dans les deux genres précités , avec le nom spécifique de Croniolaria. Cependant, ce genre avait été bien distingué par Jussieu, et dans ces derniers temps, Kiuitb (xVora Généra et Spec. Plant, .l'.quin. vol. m, p. 133) l’a caractérisé de la manière simantc : calice campanule, sjint Informe, à cinq dents et fendu latéralement; corolle ù tube très long, à gorge campanulée, à limbe bilabié; la lèvre supérieure bifide, l’inférieure trifide ; le lobe du milieu plus large ; quatre étamines didynames, avec une cinquième rudimentaire; stigmate bilarocllé; drupe ovoïde, pointu, renfermant une noix ligneuse , dont le sommet a deux petites cornes et qui est quadriloculaire; quatre graines, souvent réduites à une seule dans chaque loge, ovées, uu peu comprimées et non ailées. La Cramulaire akm'ells, Craniolaria annua, L., unique espèce du genre, est une plante herbacée, très- velue et visqueuse , à feuilles opposées, quiiiquélubèes, à Heurs blanches, panachées vers l'entrée de la corolle cl dis|>osécs en grappes. Elle croit en Amérique, principalement parmi les touffes de Graminées, dans la république de Colombie, qù, scion llumboldl et Bonpland, les habitants, qui donnent à sa racine le nom de Srorsoncra , en préparent une boisson amère, rafraîchissante.

CRANIOLARIS. moi.l. P. Crame.

CRANION. bot. Ce nom, chez les anciens, désignait plus particulièrement la Truffe ou de fort gros Lycoperdous qui devenaient semblables au crâne des enfants.

CRAMOSPERME. Craniospermum. bot. Genre de la famille des Boraginées, PentandrieMonogynie, établi par Lehman. Caractères : calice à cinq divisions; corolle monopétale, cylindrique; filets des étamines dé- ’ passant de beaucoup la corolle; anthères oblougucs;

I quatre semences distinctes, hémisphériques, perforées â leur base. Le Craniospermum subvillosum est une plante de la Sibérie , â feuilles velues cl spalulées , à fleurs capilulées, d’un rouge de rose.

CRANIOTOME. Craniotome. bot. Reichenbach a institué, sous ce uom, dans la famille des Labiées, Didynamie Gynosperinie, un genre avec une plante du Népaul qui fut successivement promenée dans quatre genres différents ; Plectranthus furcatus, Wallich;

Ajwjo furcatu, Link; Xcpeta tersicolor, Treviramis; f Anisomeles A 'epalensis, Spreng. Celle plante, déjà an- i ciennement connue, mais figurée pour la première fois dans l'Iconographie cxot. de Reichcmbacli, pi. 54, sous le nom de Craniotonie reraicolor , est enfin devenue le type d’un genre auquel on donne pour principaux caractères lin calice oviforme à cinq dents égales et conniventos; le casque de la corolle tronqué.

CRAN1QLE. BOT. F. CRA.MCHIS.

CRAMUM. moi l. Synonyme de Crania. V. Craxie.

CRANQULL1ER. bot. L’un des noms vulgaires du I.oniccra Peryclimenvm. F. Chèvrefeuille.

CRANSON. bot. y. Cocdlèaria.

CRAISTZIE. Crantzia. bot. Plusieurs genres ont successivement été établis sous ce nom qui rappelle celui du botaniste Cranlz connu par plusieurs travaux importants. Mais aucun de ces genres n’a été adopté par les botanistes actuels, en sorte qu’aujourd’hui il n’existe réellement pas un genre qui porte ce nom. Ainsi le Crantzia acuteata de Sclircber est le Toddalia acit tenta de Lamarck- Le Crantzia de Sropoli est le Uesleria cristata de Linné. Le goure Crantzia , proposé i par Swartz, est le même que le genre Puchysandra, établi par le professeur Richard dans la Flore de l’Amérique septentrionale de Michaux. Nullal, dans ses genres de l'Amérique septentrionale, a proposé un genre Crantzia pour VUydrocoty iclineala de Michaux. Mais Richard, qui a vu et examiné plus d'espèces d’Hydrocolyles qu’aucun autre botaniste, assure que ce genre ne peut être admis, et que si l’on voulait séparer les espèces nombreuses de ce genre d'après les différences qu’elles offrent, il faudrait établir au moins six ou sept genres. Le Crantzia de Valil et de Swartz ( Prodrotn .) est le Privera Uvrigala du même auteur (Flor. Ind. -Occident.). Enfin, dans le second volume de son Syst. Mat., De Candolle cite un genre Crantzia de Lagasca (Flor. Hispan. ined.), qui se compose de deux espèces : l’une, Crantzia ocluoleuca , Lag., est le Urassica austriaca de Jacquiu et VErysinium uustriaciiM de De Candolle; l'autre, Crantzia frutcacensy Lagasc., est le Urassica arcensis de Linné ou Moricandia arrensis de De Candolle.

CRAOL'ILLE ou CKAOLILLÈRE. ois. Svn. vulgaire de Pie-Grièche grise.

CRAPA. pois. Espèce du genre Serran.

CRAPAUD. Bufo. rept. Genre de la famille des Anoures, de l'ordre des Batraciens, longtemps confondu avec les Grenouilles, parles naturalistes qui avaient adopté sans exception la classification de Linné, et que Cuvier n’a conservé que comme sous-genre dans son Histoire du Règne animal. Laurenli avait indiqué la séparation des Crapauds d'avec les Grenouilles, d'après Bradley , mais les caractères sur lesquels il établissait cette division étaient la plupart faux. Ceux qu'on doit adopter consistent : dans la dimension des pattes de derrière qui n’excèdent jamais la longueur du corps; dans la disposition des doigts antérieurs qui sont unis, courts, plats et inégaux ; langue molle, fixée aux bords de la mâchoire inférieure; corps ventru; peau rude, couverte de verrues ou papilles d'où suinlc une humeur fétide : deux de ces verrues beaucoup plus grosses.

appelées parotides, sont situées sur le cou. Les Crapauds ont un aspect hideux avec des couleurs tristes et mal assorties; leur allure est ignoble, leurs mœurs sauvages et abjectes. On les regarde généralement comme venimeux, et l’on raconte dans les campagnes, une foule de fables sur la propriété qu’ils ont de charmer les hommes et les animaux par l'effet de leurs regards et de leur souille. Ils sc nourrissent de Vers, de Chenilles, de petits Insectes. d’Abeilles mortes, rejetées des ruches, de Fraises, etc. Ils sont eu général nocturnes; ils recherchent les endroits frais et obscurs, les trous des vieux murs, les crevasses sous les pierres et dans la terre ; n'en sortent que lorsque des pluies abondantes viennent, en été. pénétrer le sol, et paraissent souvent, dans ce cas, en très-grande quantité. Ils habitent beaucoup moins les eaux que ne le font les Grenouilles; ils ne semblent même s’en rapprocher que pour y venir déposer leurs œufs. Ils y deviennent souvent la proie des Brochets et même des Anguilles; à terre, ce sont les Serpents, les Hérons, les Cigognes et les Buses, qui leur font une guerre cruelle. Bory assure en avoir trouvé dans des Couleuvres, qui, ayant été avalés tout vifs, n’étaient pas encore morts après être demeurés quelques jours dans l'estomac de leur vorace ennemi.

L’auatomie de ces animaux . grâce aux recherches de Roéscl et de Klœtzke , est assez bien connue. Les os de la région supérieure de leur tétc sont rugueux ù leur superficie; à l’exception de la symphise du menton et des intermaxillaires, ceux du crâne et de la face sont totalement soudés chez les adultes. Les osselets de l’ouïe, au nombre de deux, savoir : le marteau et l’étrier, sont proportionnellement fort grands et cartilagineux; un ou deux Crapauds seulement ont -des dents; leur morsure n’est pas venimeuse. Le nombre des vertèbres est, selon les espèces, de sept à huit; leurs apophyses sont fortes et longues, et les transverses fort larges. Le sacrum est robuste, comprimé, terminé par une longue pointe, mais sans coccyx. Il n’y a aucune apparence de eûtes; le sternum est large , uni en devant avecles os de la fourchette et les clavicules; il varie de forme dans quelques espèces; l’omoplate est brisée et composée de deux pièces articulées, dont la supérieure sc rapporte vers l'épine. Les os de l'avant bras sont soudés entre eux de manière à n’en former qu’un seul qui est cependant creusé inférieurement par un sillon peu prononcé. Le nombre des os du carpe est ordinairement de huit sur trois rangs , d'autres fois de six sur deux rangs; ceux du métacarpe sont au nombre de quatre, avec quatre doigts et un pouce rudimentaire; le fémur est dépourv u de trochanter, l'n os particulier aux Batraciens, considéré à tort par quelques naturalistes comme l’analogue des os de la jambe, vient ensuite. La rotule, qui a la forme de celle de l'homme, est placée dans l’épaisseur des tendons. Le tibia et le péroné demeurent séparés dans toute leur longueur. Le tarse se compose de quatre os dont le dernier est fortement crochu, cl le métatarse de cinq. — L’appareil musculaire est peu compliqué, mais la fibre qui le compose est très-forte, très-irritable et très-sensible à l’action galvanique. — Quoique les nerfs soient très-distincts et très-gros chez les Crapauds, la cavité du crâne qui

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en est le point de départ, est Irès-rcsscrréc. et le cerveau y occupe un fort petit espace; ses hémisphère! sont lisses, sans convolutions, allongés et étroits; les couches optiques, placées en arrière, sont grandes avec un ventricule qui communique au ventricule moyen; le cervelet est aplati, triangulaire, appliqué en arrière sur la moelle allongée ; il n’existc ni tubercules quadrijumeaux , ni pont de Varole. Le sens de l'odorat ne doit pas être très-développé; celui de la vue Test beaucoup davantage; trois paupières garantissent l'œil qu'humecte un liquide analogue aux larmes. La membrane du tympan est à fleur de télé en arrière et audessous de l'œil, sans qu'H y ait ni conque ni pavillon, en un mot, d'oreille externe; l’appareil de l'ouïe offre du reste plus d’un rapport avec celui des Poissons cartilagineux. Les doigts, dépourvus d'ongles, sont revêtus d’une peau très-fine qui peut faire supposer que le tact y est très-développé. La langue est entièrement charnue, atlachée au bord de la mâchoire inférieure, cl repliée dans la houche dont elle peut sortir pour y rentrer à volonté; elle doit être sensible au goût si l'on en juge par la couche glanduleuse qui la revêt. — L’estomac , qui est assez dilaté, se rétrécit graduellement, puis, se recourbant en un petit tuyau étroit dont les parois sont épaisses, aboutit au pylore; la longueur des intestins équivaut à peu près au double de celle du corps; le rectum est cylindrique, et Panas garni d’un sphincter; cet anus correspond à un cloaque cl sert conséquemment au passage du résultat des organes de la digestion et de la génération. Le cœur, fort simple, n'a qu'une seule oreillette plus large que sa base, et affermie par des colonnes charnues; il renferme un seul ventricule conique, dont la cavité s'ouvre dans le tronc commun des artères, par un orifice unique audessous de l’ouverture auriculo-venlriculaire. Par la répartition des artères qui y aboutissent, une partie du sang seulement passe par les poumons ; ceux-ci forment deux sacs dont les parois intérieures sont divisées par des feuillets membraneux, en cellules polygonales, nombreuses, où la respiration s'opère suivant un mode particulier. puisqu'il n'y a ni cotes ni diaphragme. L'air y est introduit parla déglutition; la bouche se ferme, la gorge se dilate, il s’y produit un vide, et Pair extérieur se précipite par les narines; alors le pharynx se ferme cl Pair ne trouve d'autre issue que la glotte. L’expiration a lieu par la contraction des muscles du bas-ventre, de sorte que si l’on ouvre le ventre à un Crapaud, l'action de ses muscles venant à cesser, les poumons se dilatent sans pouvoir plus s’affaisser, et si Pon contraint Pauitnal à tenir la bouche ouverte, ne pouvant plus renouveler Pair de ses poumons, il meurt asphyxié. Roesel a figuré (///«/. A at. ftanar. nost., pi. 19, 21, 23 et 24) Panatomic de quelques Crapauds d’Europe.

Les Crapauds mâles ont, durant le temps des amours, les pouces des mains armés de pelotes composées de papilles dures, qui s'étendent jusque sur la paume; c’est au moyen de cos pelotes qu’ils se cramponnent sur le dos des femelles pendant la ponte. Celte opération a lieu au premier printemps, et elle varie selon les espèces. Les Crapauds passent pour jouir d’une grande longévité; on en cite un qui, s'étant familiarisé avec

les habitants d'une maison sous l'escalier de laquelle il se tenait, mourut au bout de (rente ans par un accident, et qui, parvenu à une taille monstrueuse, semblait devoir vivre encore fort longtemps. Ils peuvent aussi vivre presque privés d’air et sans manger. On connaît les expériences à l'aide desquelles on a prouvé la certitude de ce fait étrange. Des Crapauds ayant été enveloppés dans des boules de plâtre, et blottis dans le centre, n’v étaient pas morts au bout de dix-huit mois de solitude . d'obscurité et de privations. On eut tort cependant d’en conclure que l’air n’était pas nécessaire à ces animaux pour exister. Edwards a prouvé qu’un peu d’air parvenait au Crapaud à travers les pores du plâtre, et que ces Reptiles y mouraient assez promptement si le plâtre demeurait plongé dans l’eau.

On a souvent parlé de pluies de Crapauds; le docteur Pontus, professeur â Cahors. raconte sur ce phénomène. et dans une lettre adressée à l’Académie des Sciences, en juillet 1830, que se trouvant au mois d'août 1804 dans la diligence d’AIbi à Toulouse, vint ù crever un nuage orageux, qui joncha la route et les champs voisins, dans un espace de plus d'un quart de lieue, d’une quantité de Crapauds, tellement nombreuse qu'il n’était plus permis de distinguer le sol; il y en avait jusqu'à trois ou quatre couches superposées, et les individus avaient depuis un pouce jusqu'à près de deux en tous sens, ce qui prouvait que ces Crapauds avaient dépassé l’âge d’un à deux mois. Les pieds des chevaux et les roues de la voilure en écrasèrent par milliers. >ous ne connaissons point l'opinion qu'ont émise les académiciens de Paris sur ce phénomène aussi rare que difficile à expliquer.

On connaît aujourd'hui au moins une trentaine d'espèces de Crapauds que l’on répartit en trois sections r

-j- Les doigts des pattes postérieures totalement libres comme ceux des pattes antérieures, ou à peine semipalmés.

Crapaud Calamité ou Crapaud des Joncs. Dufo Calarnita , Laur., Ampli. n° 9; Enc. Rept., p. 18, pl. 4, f. 0 (copiée de Roéscl); Paudin, pl. 28; Dufo ferres tris fœtiüus , Roés., pl. 24; Dana Dufo , fi, L.; G me!., Syst. Xat. xiii, 1, p. 1047. Si la vivacité ou l’élégance des couleurs pouvait déguiser la laideur ou l’abjection des formes, l'on pourrait dire du Calamite qu’il est le plus beau des Crapauds. L’iris brillant de son œil est du plus beau vert tendre, mélangé de filets noirs; son dos présente la teinte verdoyante du feuillage, et de nombreuses taches vertes se voient encore sur ses lianes, sur ses cuisses et sur scs bras. On dirait des perles d'émail sur un fond de perles blanches; une raie jaune règne lout le long du dos, depuis l'extrémité de la tête jusqu'à l’anus ; une large broderie de la même couleur règne également sur les flancs; ces teintes sont relevées de points écarlates, et cette dernière nuance forme une tache en manière de sourcil rouge, au-dessus de l'œil, ainsi que d'autres taches à l’extrémité de tous les doigts; mais une telle parure couvre un corps raccourci, grossièrement arrondi, que traînent avec peine sur la terre quatre membres épais et grossiers. L'animal n’a guère que deux pouces de longueur. 11 est assez commun dans les parties tempérées de l'Europe , et il

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s'introduit jusque dans les maisons. U habile en général les lieux secs, parmi les Graminées, et se réunit, en petites sociétés, pour passer l'hiver, engourdi parmi les rochers et entre les fentes des vieux murs. Il ne s'approche des eaux qu'au temps de la ponte qui a lieu vers le mois de juin.

Crapaud IIayox vert. Bufo rariabilis , Encycl. pl.C, f. 2; Bufo Schrebe rianus , Laur., Amph ., n° 7. Celte espèce, plus svelte que la précédente, et dont la forme approche un peu de celle de la Grenouille, se trouve surtout en Allemagne où on la mange. Elle se tient dans les lieux sombres, et la propriété qu’elle a de changer de couleur la rend fort remarquable; selon qu’elle dort ou qu’elle veille, et qu'elle se lient au soleil ou dans l’obscurité, elle est blanchâtre ou brune, et tachetée de jaune ou de vert.

Crapaud Accoucheur. Bufo obtetricans, Laurenli, Amph. y n° 12; Daudin, pl. 22, fig. 1. Cette petite espèce n'est pas rare en Europe; cependant ses mœurs singulières n'ont été observées que fort tard, et c’est à Drongniart que l'on en doit la connaissance. Sa couleur est grisâtre; il est ponctué de noir sur le dos, eide blanc sur les côtés; l’iris de l'œil est doré; les parotides sont peu saillantes. L'Aceouehcur vil à terre et loin des eaux que la femelle ne fréquente pas même au temps de la ponte. A celte époque, le mAle débarrasse sa compagne de ses œufs qui sont assez gros et au nombre de soixante environ. Après celle opération, il se les attache sur le dos au moyen de filets de matière glutineuse dont ils sont accompagnés, et chargé de ce précieux fardeau il le porte partout avec lui, prenant les plus grandes précautions pour qu'il n'arrive aucun accident à une progéniture dont, contre l'ordre habituel de la nature, la mère ne s’occupe plus, laissant au père tous les soins de la famille. Lorsque les yeux des Têtards que renferment ces œufs, commencent à devenir apparents dans leur transparence, ce qui a lieu après quelques jours , et qui indique que les petits ne tarderont pas à éclore, le Crapaud Accoucheur recherche une eau stagnante pour les y abandonner; ici finit son ministère; les Têtards ne lardent pas à éclore et nagent aussitôt, destinés par le mécanisme de leur organisation à reproduire la merveille de leur accouchement sans en avoir reçu de leçons que par le développement d'un instinct irrésistible.

Crapaud épi jeux. Bufo spinosus. Dose a le premier mentionné cette espèce ; elle se trouve assez communément dans la France tempérée où elle acquiert la ptus grande taille parmi les Crapauds. Son diamètre n’a pas moins que trois à cinq pouces; sa couleur est brune, et les tubercules de sa peau rugueuse sont terminés sur les flancs par des pointes hérissées. L'Épineux habite dans la terre, et fuit soigneusement la lumière du jour.- Les laboureurs le trouvent assez fréquemment dans le sol d’où la charrue le déloge . et prétendent qu’il n’en sortirait jamais s'il n’y était ainsi forcé. On ne le voit nulle part dans le voisinage des eaux, ce qui fait supposer qu'il dépose ses œufs dans les sources souterraines ou du moins dans les infiltrations qui pénètrent le sol. Ces œufs n'ont jamais été observés , lion plus que les Têtards qui en résultent.

Les Bufo Suriname nsis, Daud., pl. 53, f. 2 ; — Bengalensis, Daud., pl. 23, fig. 1; — horridus , Daud., pl. 3G; — gutturosus , Daud., pl. 30, f. 2; — Iweis, Daud., pl. 30, fig. 1; — Bufo pustuiosus , Laurent!, Amph., n° 4; Encycl. Rept., p. 13, pl. 7, f. 1 ; Bana r entricosa, fi, Cnel., 3/if. Nat., xm, 1, p. 1049; — Bufo Agua, Daud. ; Bufo Brasiliensis, Laur., Amph., n°3, espèce presque gigantesque, de sept à huit pouces de long; Bufo tiridis, Laur., Amph., n°8; le Vert, Lac., Quadr. Ov., p. 587; Bana Silibunda , Pall.. Gmel. ,Syst. Nat., xm, 1, p. 1030; Bufo gibbmus, Laurent!, Amph., n° 0, Lac.. Quadr. Ov., pl. xt, reproduite dans F Encycl., pl. G, f. 7 ; Gmel., Sj’st. Nat., xm, 1, p. 1047; Bufo eenlricosus, Laur., Amph., n°5; les Bana fuse a , oralis et tineata ; enfin le Coureur, Bufo cursor de Lépéchin, sont, avec quel ques autres espèces plus ou moins connues, celles qui complètent celte première division.

îï Les doigts des pieds postérieurs palmés ; ceux des mains toujours libres.

Crapaud coaiica. Bufo rulgaris , Eue. Rept.. p. 10, pl. G, fig. 1 (mauvaise, ne représentant que (rois doigts non palmés aux pieds de derrière); Daud., 24; Bana Bufo , L., Gmel., Sfst. Nat., xm, 1, p. 1047, Bufo terrestris , dorso tuberculis exaspéra ta , ocutis rubris, Roesel, Ban. nost., pl. 20. Ce Crapaud, le type du genre, le plus abject de tous, celui qui se présente le plus souvent sous les pas de l'homme, n’a pas besoin d’étre décrit. On sait que sa taille s'étend de deux à cinq pouces. La manière dont il se gonfle quand on le tourmeute vient de ce que sa peau n'est point attachée à son corps ; elle n’y est fixée que par le bord des mâchoires, les articulations et la ligne dorsale ; l'animal y est comme dans un sac, et lorsqu'il se sent surpris, loin de chercher son salut dans une fuite que sa lourdeur rendrait inutile, il ne semble l’attendre que du mépris qu'il inspire; il s'arrête aussitôt, se boursoufle, et se forme, de l’air dont il sait s'environner, comme un matelas sur lequel les coups qu'on lui porte viennent s’amortir. Fort commun dans les jardins, il y fait la chasse aux Cloportes, aux jeunes Limaces, aux Cousins et aux Mouches. Il fait souvent entendre un bruit qui ressemble à la voix de l'homme irrité ou à l'aboiement du Chien. La durée de sa vie est ordinairement de quinze ans; il ne produit qu'à quatre. L'époque de scs amours a lieu vers le mois d'avril. L'accouplement sefait ordinairement dans l’eau ; il a cependant quelquefois lieu sur terre ; dans ce cas, la femelle, après l’acte, se rend dans quelque marais en y portant le inàlc sur son dos. Là , celui-ci relire avec scs pieds de derrière des œufs qu'il féconde encore à mesure qu’ils sortent en longs cordons glaireux où ils sont disposés alternativement par paires. Ces cordons ont quelquefois jusqu'à quarante pieds d'étendue. De ces œufs sortent de trèspetits Têtards tout noirs qui, d’abord, sc fixent par leur bouche contre les plantes aquatiques, et bientôt , munis de branchies externes, comme des Poissons, se HtellenLà nager daus les eaux. Leur ventre est souvent doré. On en trouve d'innombrables quantités dans les marcs, et même dans les ornières où, jusqu'aux Hirondelles , des milliers d'ennemis les vienneul attaquer.

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Le* dessèchements en font périr un fort grand nombre.

Crapaud CESDlft. Bufo cinereus, Daud., pl. 25, i. Ce Crapaud est encore européen. On le confond généralement avec le précèdent; mai* ses yeux, d'un jaune doré, sont plu* petits; sa tète arrondie est moins large; sa teinte est cendrée, uniforme, sa taille de deux pouces tout au plus. Il vit par troupes, dans les parties sèches et sablonneuses des pays de montagne. Scs verrues présentent quelquefois des teintes cuivreuses; il pénètre jusque dans les maisons.

Crapaud bru*. Bufo fuscus, Laurenli, Ampli. n° 10; Encycl. Rept., p. 15, pl. 0, f. 3; Daud., pl.2G, f. 1-2-3; Bana bombinn , y, Gmel. ( Syst. Au/., xill,l, p. 1048); Bufo aijuaticm alliuoi rtdolens, maculis fuscis, Kotiscl, fia n. noêtr.j pl. 00, pl. 17-19. Cette espèce, plus leste que les autres, et qui saule à peu près comme les Grenouilles, habile aussi le voisinage des eaux dans lesquelles on la trouve assez souvent; elle est variée de brun eL de blanchâtre; on dirait de l'écaille; ses yeux brillants présentent cette particularité que la pupille y est verticale, au lieu d'ètre horizontale comme dans les autres espèces; les doigts de derrière sont longs et entièrement palmés, ce qui facilite beaucoup la natation. Quand on tourmente cet animal, il répand une forte odeur d’ail. Ses œufs sortent en un seul cordon moins long, mais plus épais «pie dans le Crapand commun, et disposés presque confusément sur plusieurs rangs. Le Têtard qui en naît, n'a qu’une ouverture branchiale du côté gauche; il est le plus gros de ceux d’Europe. Ce Crapaud coasse peu près comme la Grenouille.

Crapaud Soüxast ou Pluvial. Bufo Bombinus, Daud., pl. 2G, fig. 1-3; Crapaud à ventre jaune, Cuv.; Bufo igneus , Laur., n° 13; Crapaud couleur de feu, Encycl. pl. G, flg. 5-6; RoCs., pl. 22-23; vulg. Crapaud d’eau. Cette petite espèce, qui n’a guère plus de deux pouces de long, n’a presque rien de la laideur des autres; et si ce n’était les pustules verruqueuscs de son dos et la teinte noire et terreuse de ses parties supérieures, on dirai?, à la longueur de ses pattes postérieures, une Grenouille. La partie inférieure de la tête, le ventre et le dessous des cuisses et des bras, avec la paume de la main et la plante des pieds, sont d’une teinte jaune brillante, avec des reflets d’un roux vif, marbrés de taches d’un bleu souvent assez agréable h l’œil. Ce Crapaud se lient presque toujours dans l'eau; il ne fuit pas la lumière comme les autres espèces, et semble au contraire se complaire à la clarté du soleil le plus ardent; alors, si l’on vient à le tourmenter, il répand une odeur d’ail tres-sensible. Son cri, assez triste, se compose d'un seul son qu'on a comparé assez mal ù propos à celui d'une cloche; pendant les nuits d'été, il se mêle souvent à celui des Grenouilles dont il fait une sorte de basse. Le Crapaud sonnant pond des œufs un peu plus grt)s que ceux de scs congénères, disposés par paquets et non en cordons; il forme conséquemment le passage des Crapauds aux Grenouilles. Les Têtards qui en proviennent sont fauves, et de bonne heure présentent de petites taches bleues sous le ventre; leur queue est fort large dans le sens vertical, et d'abord munie de crêtes ou de quelques dentelures en forme de frange. Le Crapaud sonnant, lorsqu'on lesurprend hors de l’eau,

essaye d’abord de fuir en sautant ; s'il sent l’inutilité de ses efforts, il s’arrête et se recourbe le pfus qu'il peut, en rapprochant sa tête de sa partie postérieure , et en creusant son dos pour renfler l'abdomen.

Les Bufo Cliloragasfer , Daud., pl. 23, f. 2, de Java ; — salsus de Schranck, qui habite les eaux salées des réservoirs du pays de Sallzbourg et d’Autriche, espèce très-réelle, encore qu’on l’ait regardée comme une variété du Sonnant; — Ridibunda de Pallas, qu’il ne faut pas confondre avec le Bombinus ; — l'espertina, Pall., qui, de même que le précédent, se trouva en Sibérie et 1 dans le bassin de la Caspienne ; — Margaritifer , Daud., i pl. 33, f. 1; Bana Typhonias, Gmel., Syst. Nat., j xiii, 1, p. 1032. qui n’csl pas une Grenouille; Bufo ! nasutus de Schneider, qu'on appelle Aquaqua du Brésil ; — Musicns, Daud., pl. 33. f. 5; vulgairement le Criard à la Nouvelle- Angleterre; Bana musica , L., qui se trouve aussi à Surinam; — HumoraUs, Daud.; Bana marina, L. , vulgairement l'Épaule armée à Cayenne, où sa taille n'est pas moindre de huit à neuf pouces; — semi-lunatus, Schn., de Surinam; — Çya- «op/i/ycDs, Daud., des Indes-Orientales; — elcornuius, Daud., pl. 38, de Surinam, le Cornu, Encycl. Itept., p. 7, f. 3, sont à peu près les principales espèces qui complètent celte division. La dernière surtout est d’une figure monstrueuse; sa taille est assez grande; sa tête presqu’aussi grosse que son corps; sur les yeux s'élèvent comme deux cornes.

■fff Tous les doigts palmés ou semi-palmés, même ceux des mains.

Les Bufo Pana mentis, Daud. , — Arunco de Molina, qui se trouve au Chili, et — Spinipcs, Schn., rapporté de la Nouvelle-Hollande, forment cette section.

CRAPAUD, «ou. Denys Monlfort a formé avec une Coquille du genre Murex At Lamarck, Mutes ranella, un genre particulier dans la famille des Canalifères, qu’il caractérise ainsi : coquille libre, univatve, à spire élevée; cordons latéraux; bouche allongée, dentée, offrant une gouttière à la jointure supérieure des deux lèvres ;*base échancrée. Le Crapaud vkxtre df. biche, Bufo spadiceus, est la seule espèce comprise dans cc genre. Cette Coquille, qui a plus de deux pouces de hauteur, est turriculée, aplatie, chagrinée et de couleu.* jaunâtre; chaque tour de spire porte des tubercules encore plus élevés que les protubérances et les stries ; les cordons latéraux sont épais ; la Columellc est armée, plissée, ridée, blanche, etc.; elle présente un éanal profond et en partie recouvert antérieurement; la lèvre extérieure est dentée, formant, vers sa base, un canal court, d'accord avec la Columelle. On trouve abondamment cette Coquille dans les parages de Botany-Bay. Nous ignorons si les conchyliologucs ont adopté le uouveau genre de Montfort.

CRAPAUD AILÉ. moll. Nom vulgaire du Strombe très-large; Strombus latissimus , Gmel.

CRAPAUD DE LA NOUVELLE-HOLLANDE , CRAPAUD PALE. Syn. vulgaire du Mollusque dont Monlfort a fait son genre Crapaud.

CRAPAUD DE MER. voir. Syn. de Scorpcna horrida , L.; et de Lophius Histrio , L.

CRAPAUD ÉPINEUX, rept. Syn. d’Agame Tapaye.

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CRAPAUD VOLANT, ois. Syn. vulg. d’Engoulevent.

CRAPAÜDINE. pois. Synonyme vulgaire d’Anarrhique Loup.

CRAPAÜDINE. dot. Syn. vulgaire de Siderilis canariensis.

CRAPAÜDINE. iik. Nom donné par Galitzin au Minéral que Wilhering a trouvé composé de Silice, 03; Alumine, 14; Chaux, 7; Fer oxidé, 10. Ce Minéral parait être la hase de la Variolile.

CRAPAUDINES. pois. poss. V. Bu fo vîtes.

CRAPE. catst. F. Crabe.

CRAPECHEROT. ois. F. Craupecherot.

CRAQUELINS ou CRAQUELOT. crust. Nom vulg. que donnent les pêcheurs aux Crustacés qui, venant de changer de peau, sont encore mous; ils les emploient comme appât.

CRASPEDARIUM. moll. F. Verticei.le carrée.

CRASPÈDE. Craspedum. bot. Loureiro {FL Cochinch. 2, p. 441) avait institué ce genre pour une plante que Poiret (Encycl. Suppl. 2, p. 104) a réunie au genre Elœocarpus, et que De Caudolle {Prodrom. Sysl. Feg. 1, p. 520) rapporte au genre Dicera de Forsler, exprimant toutefois ses doutes sur la justesse de celte réunion. Le Craspedum tectorium , Lour., habite les forêts de la Cochinchine. Ses feuilles sont oblongucs, crénées et acuminées; ses fleurs monogynes, réunies en masse et formant une sorte d'épi terminal; sa haie est uniloculaire et polysperme.

CRASPED1K. Craspedia. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs et de la Syngénésie ségrégée. Forsler, dans son prodrome de la Flore des îles Australes, a établi les caractères du genre Craspedia , sans doute d'après quelques espèces que lui-même avait observées, mais dont il n’a pas donné la description ; ce qui a fait que Willdenow et Persoon n’ont pu que rapporter ces caractères génériques, purement et simplement, sans entrer dans la moindre critique. Labillardiêre est venu ensuite, dans la publication de son voyage à la recherche de Lapcyrouse, décrire la même plante qu'avait observée Forstcr, mais en lui donnant le nom de Jtichea glauca , faute de moyens de constater l’identité de cette plante avec le Crassijyedia uniflora de Forsler. Ce que n'a pu faire Labillardiêre devint chose facile pour Robert Brown qui, â l’aide de l'Herbier de Banks, fut non-seulement à même de sanctionner le genre de Forsler, mais d’en faire ressortir tous les caractères par une foule de remarques qui sont le cachet du profond savoir de 1’uhservateur anglais. Il était donc convenable de faire disparaître, quant à l'espèce de Labillardiêre, le nom de Hiehca et de lui préférer comme antérieur, celui de Craspedia, dérivé de xp«i-xi$ov, frange, à cause de l'apparence frangée qu'offre le fruit de ces végétaux, dans les dessins d'objets d'histoire naturelle rapportés du second voyage de Cook, et conservés dans la bibliothèque de sir Joseph Banks. Voici les caractères génériques (racés par Labillardiêre, et dont Brown {Observations on lhe Composites, p. 10C) a vérifié l'exactitude, en ajoutant quelques remarques que nous exposerons plus bas : involucre général composé de folioles nombreuses, égales et disposées sur un seul rang; capitules ou caliculcs nombreux, contenant cinq à six fleurs

hermaphrodites, à corolle infundihuliforme; réceptacle paléacé; akènes obovés. un peu velus et couronnés par une aigrette plumeuse. Brown observe que l'involucrc généra! est formé de bractées qui soustendent les capitules partiels et sont en même nombre qu'eux; les paillettes du réceptacle sont analogues â ces bractées. Il est essentiel de faire attention à cette structure qui devient surtout importante, si on veut établir une comparaison entre le Craspedia et deux autres genres voisins, nommés par l'auteur (Jalocephalus et Leucophyla. Indépendamment du Craspedia uniflora de Forsler, Brown dit en avoir encore observé une autre espèce qui pourrait bien être celle que \V. Hookcr a décrite dans le Bolan. Magaz. t. 3415, sous le nom de Cias/wdia macrocephala, Craspédie ù larges capitules. Sa racine est vivace; il s’en élève une tige simple, de sept à huit pouces, entourée à sa base de feuilles radicales, linéaires-lancéolées, spathulées, aiguës, entières. velues, longues de trois pouces environ, larges de six à sept lignes, d'un vert glauque, fort pâle en dessus, presque blanchâtres en dessous; les feuilles caulinaires sont beaucoup moins longues, surtout â mesure qu'elles s'éloignent de la base; elles sont alternes, sessiles et assez irrégulières. La tige est terminée par un large capitule, composé d'une multitude de fleurs, entourées à leur base d’un involucre général, composé de folioles nombreuses et disposées sur un seul rang. Les caliculcs ou capitules partiels contiennent cinq â six fleurs â corolles infiindibuliformes, hermaphrodites. Le réceptacle est paléacé; les akènes sont obovés, un peu velus et couronnés par une aigrette plumeuse. Cette espèce a été découverte par M. William Davidson, curateur du jardin botanique de liobarl-Town, â la terre de Diemen , et qui en a recueilli des graines sur le mont Wellington, à trois mille pieds au-dessus du niveau de la iner. D'autres graines apportées récemment par le docteur Wilson, ont mis les botanistes de l'Angleterre à même de cultiver cet intéressant végétal, qui doit bientôt se répandre dans nos serres tempérées et contribuer à leur ornement, par ses larges capitules qui paraissent au mois de juillet.

Craspédie a feuilles glauques, Craspedia glauca, Bot. regisl. 1008; Jtichea glauca, Lahill. Fl. Nov.- Hol. Plante herbacée, d’un vert glauque, garnie de poils épars, qui s'entrelacent quelquefois et prennent l’aspect d'une toile d'Araignée qui recouvrirait les parties de la plante. Les feuilles sont linéaires lancéolées, acuminées, un peu décurrentes; la lige est assez souvent pourvue de folioles semblables aux feuilles, mais d'un quart ou d'un sixième seulement de leur longueur qui est trois pouces, terminée par un capitule sphérique, involucré, composé d’une multitude innombrable de fleurs réunies de cinq à ueuf, dans un involucre partiel. que l'on peut en quelque sorte considérer comme une involucclle. Le réceptacle est planiuscule, garni d’écailles dentelées, membraneuses, plus courtes que les corolles; aigrette en forme d'anneau â sa base, composée de seize soies plumeuses de la longueur de la corolle; celle-ci en entonnoir, jaune, avec son tube allongé et son limbe partagé en six segments réfléchis; anthères prolongées en forme de queue sélacée; style

bulbeux à sa base, divisé en deux branches tronquées, canal iculécs, dilatées à l’extrémité.

CR ASPÉ ÜOCÉ PH ALE . Craspedocephalu s . rf.pt. Genre «le la famille des Ophidiens, institué par Filzinger qui 1 lui donue pour caractères : os maxillaires supérieurs petits et longuement pédicellés, avec un petit crochet aigu et percé d'un petit canal par où se sécrète la liqueur venimeuse; tète large, garnie ainsi que le dos d'écailles tout à fait semblables; des plaques transversales simples sous le corps et doubles sous la queue. On remarque comme type de ce genre le Craspédocéphale jaune, Trigonocéphale jaune, Opp.; Vipère fer de-lance, Lacép., Pipera lanccolata, Daud.; Pipera megœra , Scbneid. 11 a le museau épais, plat en dessus et sur les côtés, arrondi et comme tronqué à son extrémité; les yeux sont revêtus, chacun en dessus, d’une large plaque; les narines sont placées vers le bout du museau; entre chacune d’elles et l’œil , il y a une petite ouverture ohlongue, qui parait aboutir à l'organe de l’ouie; la langue est très-extensible, étroite, fourchue et susceptible de se retirer dans une gaine membraneuse placée à sa base, sur la partie inférieure de la bouche; le cou est étroit, aminci, couvert ainsi que le corps et la tête, d'écailles grandes, carénéestovales et comme tronquées ù leurs deux extrémités; leur direction est réticulée, de manière qu’elles forment des rangées transversales, obliques et croisées entre elles. On a compté deux cent vingt-huit plaques simples sous le ventre, et soixante et une plaques doubles sous la queue; sa couleur est généralement le jaune nuancé de taches plus ou moins étendues et brunâtres; sa longueur est de quatre à cinq pieds et même plus; il fait sa nourriture de Rats, d'Oiscaux. de Lézards, d'GEufs, d'Insccles. etc.

II est malheureusement très-commun dans les plantations de Canne â sucre, ù la Martinique où sa morsure cause journellement la mort à quelque nègre ainsi qu'à des voyageurs moins déliants encore. Il habile aussi au Brésil et probablement sur d'autres parties du continent américain.

On doit encore rapporter à ce genre le Trimérésure vert de Lacépède, Trimeresurus riridis. Ann. du Mus. vol. 4, pl. 50, tig. 2; il a cent soixante-cinq grandes plaques sous le corps; soixante-onze paires de petites plaques, trois grandes plaques et une paire de petites plaques sous la queue; le dessus de la tête couvert d’écailles semblables à celles du dos et du même vert. Ce Reptile parait avoir environ deux pieds de longueur; il appartient à la Nouvelle-Hollande.

Le genre Copbias, également de Fitzinger, ne présentant point de caractères assez distincts de celui dont nous traitons ici. Cuvier |»ensc qu’il doit lui être réuni ; conséquemment il faudrait regarder comme Craspédocéphates le* Cophia s bitineatus , Pr. Maxim, liv. 5; Cophias atrox; Cophias jacaraca, etc.

CRASPEDON. bot. Fée a proposé l'établissement de ce genre pour une plante Cryptogame, que Sprengel a décrite sous le nom de Stigmatidium concretum. Les caractères principaux sont : thalle irrégulier, parsemé d'impressions punctiformes, nombreuses; apotbécic* éparses, entières, non perforées, homogènes à l’intérieur.

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CRASPÉDOSO.MF.. Cranpedosoma. ixs. Genre de Myriapodc établi par Leach (Tratts. of the Linn. Soviet. T. xi) et rangé par Latreille. dans la famille des Chilognathes , à côté des Jules et dans le genre Polydème. Ils ressemblent à ces derniers par la forme linéaire de leur corps, par l'habitude de se rouler en spirale, et par les segments comprimés sur les côtés inférieurs, avec une saillie en forme de rebord ou d’aréte en dessus. Ils en diffèrent par leurs yeux distincts. P. PolyuLhe.

CRASSANG1S. bot. Du Pelit-Thouars, dans son Histoire des Orchidées des Iles australes d'Afrique, a ainsi nommé une plante du genre .1 ngrcrcutn , auquel il substitue le nouveau, nom d’ Angnrvhis; le mot de Crassangis est lui-même formé de la réunion des deux noms générique et spécifique , Angrcecutn crastum , delà nomenclature généralement adoptée. Celle plante (figurée loc. vit., t. 70 et 71) croit dans l’ile de Madagascar où elle fleurit au mois de juillet. Ses feuilles sont rubanées, terminées par deux lobes; ses fleurs grandes et blanchâtres, ayant un Inhelle concave, à bords entiers, capuchoriné et terminé par un éperon allongé, sont disposées le long d'un axe qui part latéralement de l'aisselle des feuilles. Sa hauteur est de quinze pouces.

CRASSATELLE. Cratsatella. holl. Ce genre, que Lamarck avait d'abord fait connaître sous le nom de Pafhie, Paphia, dans la première édition des Animaux sans vertèbres, reçut de lui le nom de Crassalelle, d'abord dans les Annales du Muséum, et ensuite dans la seconde édition des Animaux sans vertèbres; c’est cette seconde dénomination qui a été adoptée par les concbyltologues. Autant ce genre est peu nombreux en espèces vivantes, autant il se trouve abondamment, fossile; mais, comme le remarque DefrancefDict. des Sc. nat.), il ne se rencontre Jamais dans la Craie ou dans les terrains qui sont au dessous d’elle; on ne le voit que dans les terrains tertiaires et surtout dans ceux des environs de Paris, quoiqu'il y en ail aussi quelques espèces en Angleterre, dans l’Argile de Londres, qui remplace, par sa position géologique et la nature des Fossiles qu'elle renferme, les terrains parisiens. Quelques espèces avaient été connues de Cbemnitz, de Gmclin , de Bruguière; mais les deux premiers les avaient confondues parmi les Vénus, et le dernier parmi les Madrés, avec lesquelles elles ont effectivement bien des rapports; mais on n'avait aucune idée de ces belles Crassalelle* si rares et si précieuses qui furent rapportées, dans ces derniers temps, de la Nouvelle-Hollande, espèces d'autant plus intéressantes que l’une d'elles offre l'analogue d'une des plus communes Coquilles fossiles des environs de Paris. Ce fait ainsi que celui relatif au Cérilhe Géant, cl quelques autres semblables, font penser que ce pourrait bien être dans ces mers éloignées que l’on devra chercher, non pas tous les analogues de nos espèces fossiles en général, mais peut-être une quantité suffisante pour en tirer des conclusions satisfaisantes, qui tendraient à prouver un changement notable de température, quelle qu'ensoit la cause première. Voici les caractères qui dislinguentles Crassatellcs des genres voisin* : coquille inéquilatérale.

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siihorhiculairc ou transverse; valves non hAillantes; deux dents cardinales, subdivergentes. et une fossette à côté ; ligament intérieur inséré dans la fossette de chaque valve; dents latérales nulles. D’après ces caractères, les Crassaielles doivent se rapprocher beaucoup des Martres dont elles ont le ligament intérieur, cl des Érycines. avec lesquelles plusieurs conchyologues les ont confondues- Cuvier (Règn. Anim. T. n, p. 474) place les Crassatellcs à côté des Caidites et des Vénéricardes, quoique, dans ces derniers genres, la position du ligament et la disposition de la charnière soient bien différentes. Il dit : • Je ne doute guère que ce ne soit encore la place des Crassaielles que l’on a rapprochées tantôt des Mactres, tantôt des Vénus; » et plus bas: «Leurs valves deviennent très-épaisses avec l’Age, et l’empreinte des bords du manteau donne à croire que, comme les précédentes (les Cardites et les Vénéricardes), elles n’ont pas de tubes extensibles. « Cette manière d’énoncer avec doute et avec une grande réserve, les caractères qui pourraient le mieux servir à pincer convenablement ce genre, fait penser que Cuvier avait lui-même peu de données, et que ce n’est que par une analogie éloignée qu’il l’a provisoirement placé comme cinquième genre des Mytilacés. Fértissac établit une famille pour les Crassaielles. en y joignant le genre Crassine. Ces deux genres, s’ils ont entre eux certains rapports, manquent de ceux relatifs à la charnière et à la position du ligament. Voici les Crassaielles qui paraissent mériter le plus de fixer l'attention :

Crassateli e pf. K ixo. L'ras&atella Kingicola , Lamk., Animaux sans vert. T. v, p. 481, n° I. Espèce rare et précieuse , revêtue d’un épiderme brun, qui disparail vers les crochets; elle est ovale , orbiculaire, épaisse, enflée, d’un blanc jaunâtre, obscurément rayonnée et ornée à sa surface de stries très-fines et très-serrées , quelquefois irrégulières, présentant plutôt des traces d’accroissement; les crochets sont plissés, peu proéminents. Cette Coquille, large de deux pouces neuf lignes, se trouve dans les mers de la Nouvelle-Hollande, à l'île de King.

Crass\telle su.LoxxtE. C rassoie lia sulcala , Lamk., Ann. du Mus., p. 408 et 400, n° 2; pour la fossile, Anim. sans vert., loc. cit ., n° 5. Celle-ci est une des espèces les plus intéressantes, puisqu’elle offre l’analogue d'une des espèces fossiles que l’on trouve abondamment aux environs de Beauvais, à Dracheux et à Ahhecourl. C’est une Coquille ovale, trigone, très-inéquilatérale, un peif enflée, élégamment sillonnée transversalement; le côté antérieur est anguleux, proéminent; les sillons diminuent de grosseur vers les crochets, deviennent des stries très-fines, qui finissent par disparailre ntl sommet; la lunule et le corselet sont bien marqués et enfoncés. Cette espèce, qui vient de la baie des Chiens-Marins, présente trois variétés -, la première ne diffère que par le volume, c’est le Fossile de Bracheux; la seconde est moins arrondie, bien plus transverse, mais plus épaisse et plus globuleuse, presque bossue, également fossile de Bracheux et d’Abbccourl; la troisième enfin est plus déprimée et présente des sillons ou des plis plus réguliers, ce qui rend la Coquille plus élégante.

Aux espèces fossiles, figurées par Sowerby dans le Minerai Conihologjr, et à celles décrites par Lamnrck dans les Annales du Muséum , on pourrait en ajouter lin assez grand nombre, trouvées par Deshaics dans les environs de Paris; nous nous bornerons à décrire la suivante :

C n a SS at KL le scutellaire. ( rassatclla scute/laria, Desbaies. Celle grande Coquille ovale, trigone. aplatie, dont le lest est très-épais, a le bord antérieur anguleux, subroslré. Delà lunule et du bord postérieur partent des sillons qui s’aplatissent sur la surface de la Coquille, et qui y disparaissent vers le milieu ; la lunule est très-enfoncée; le corselet l’est aussi, et il est circonscrit par une côte saillante; les crochets sont peu proéminents; la laine cardinale est large; l’impression du ligament est grande, irrégulièrement triangulaire; le bord inférieur des valves est crénelé; elle est longue de deux pouces trois lignes et large de deux pouces neuf lignes. Deshaies l’a découverte A Abhecourt, A deux lieues de Beauvais, dans une localité semblable A celle de Bracheux, mais plus importante; car elle pourra servir à décider l’Age et la vraie position géologique des Fossiles de cette dernière localité.

CRASSICAUDE. Crassicaudus. zool. C’est-à-dire queue épaisse ou touffue.

CRASS1CAULE. Crassicaulis. bot. Mante dont la lige est épaisse et charnue.

CRASS1CEPS. zooi.. A tête fort épaisse.

CRAS8ICORNE. ixsect. Dont les antennes sont fort épaisses.

CRASS1F0L1É. Crassifolius. but. Plante dont les feuilles sont épaisses ou succulentes.

CRASS1NA. bot. Ce genre de Scopoli, répond au genre Zinnia.

CRASSINE. Crassina. xoll. Genre établi par Lamarck dans sa famille des Nymphacées , de l’ordre des Mollusques Concliifères, avec les caractères suivants : coquille suborbiculée, transverse, équivalve, close ; charnière ayant deux dents fortes, divergentes, sur la valve droite, et deux dents très-inégales sur l’autre valve; dents latérales nulles; ligament externe sur le côté le plus long. Ce genre avait été indiqué par Sowerby, dans le Minerai Conchology, sous le nom d 'Àstartc, avant que Lamarck ne lui donnAt celui de Crassine, dans son Histoire des Animaux sans vertèbres; il serait donc convenable de le rétablir sous son premier et véritable nom, et Lamarck lui-même se serait empressé de le faire s’il en eut eu connaissance, mais l'ouvrage de ce savant est tellement répandu que le droit de priorité devient un sujet de confusion. Avant la formation de ce genre, les Coquilles qui le composent faisaient partie des Vénus; si l’on étudie ces dernières, on voit, à mesure que les espèces deviennent plus épaisses et plus aplaties, que la charnière se modifie : l’une des trois dents cardinales diminue, finit par disparaître, et celle disparition est complète dans la kenus Brongnarle (Payr.) par exemple. Une différence principale reste toujours entre ces Coquilles; elle se montre dans l’impression palléale, simple dans les Crassines. sinueuse postérieurement dans les Vénus; il existe donc dans la forme des Coquilles et les caractères de la char-

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nière de grand» rapports entre les deux genres qui viennent d'être mentionnés. L'animal des Crassines n'est point encore connu; il en existe cependant plu- j sieurs espèces très-abondantes dans les mers du Nord, et quelques autres dans les mers tempérées; on n’en connaît pas jusqu'ici dans les mers tropicales. Le nombre des espèces vivantes est restreint 5 cinq ou six; celui des fossiles est beaucoup plus considérable : on en trouve dans presque tous les terrains, depuis le Lias jusqu'aux tertiaires les plus récents.

CRASSINERVË. Crassinerrius. bot. Sc dit de feuilles dont les nervures sont épaisses et fort saillantes.

CRASS1PÈDE. Crassipes. ixs. Dont les cuisses et les jambes sont fort épaisses.

Le nom de Crassipèdes a été donné par Lamarck, à une section de l’ordre des Conchyfères Dimyinires, comprenant ceux de ces animaux qui ont le pied épais.

CRASSIKOSTRE. Crassirostri s. ois. C’est-à-dire qui a le bec épais et fort. Cette épithète a servi à Goldfuss pour désigner une famille d’Oiscaux grimpeurs, qui sc caractérise par un bec épais.

CRASSOCÉPHALE. Crassoccphalum ou Cremoccphalnm. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides , proposé par Mœnch, adopté par 11. Cassini qui l'a caractérisé de la manière suivante : calatbide cylindrique, incouronnée, équaliflore, nuilliilorc , régulariflore , androgynillore ; péricline cylindrique, égal aux fleurs, formé de squames unisériées , contiguës , parfaitement libres , non entregreffées, appliquées, égales, étroites, linéaires, canaliculées, sphacélées au sommet; la base du péricline entourée de plusieurs squamules surnuméraires, irrégulièrement disposées, inégales, courtes, linéaires-subulécs, ciliées; clinanlhc plan ou concave, alvéolé, à eloisous basses, charnues, irrégulièrement denliculées; ovaires pédicellulés, cylindriques, glabriuscules ou papilles, munis de dix côtes cylindriques et d’un bourrelet apieilaire; aigrette longue, blanche, caduque, composée de squamellules nombreuses, très-inégales, droites, filiformes, très-grèies, munies de harbellulcs irrégulièrement disposées, très-distancées, très-courtes, à peine saillantes, obtuses; corolles (purpurines) toutes uniformes, très-longues, très-grêles, presque filiformes, à limbe beaucoup plus court que le tube, et muni de nervures surnuméraires ; étamines paraissant souvent imparfaites, surtout dans les fleurs extérieures; filet inséré vers le milieu de la hauteur du tube; article anlhérifère excessivement long ; anthère extrêmement grêle; appcudice apieilaire long, subulé ; styles à deux sligmalophores, surmontés chacun d'un appendice colleclifèrc, en forme de languette siibuléc. longue comme la moitié des vrais sligmalophores, qui portent aussi des collecteurs épars sur leur face extérieure convexe, principalement sur les bords.

En lisant cette description, on reconnaît : 1» que le genre Crassoccphalum a la plus intime affinité avec le genre Seoccis, quoiqu'il s’en distingue nettement par sa calatbide ineouronnée; 2® qu’il semble se confondre, parses caractères techniques les plus apparents, avec le vrai genre Senecio (Senecio rulgaris , Lin.), quoiqu'il s’en éloigne certainement par d'autres carac-

tères moins manifestes, mais dignes d'ètre considérés I par les botanistes exacts; ô° que ses vrais caractères distinctifs, à l’égard du genre Senecio , résident dans la structure de la corolle, des étamines, du style ; 4° que le caractère unique sur lequel Mœncli a fondé ce genre, est absolument faux; ce faux caractère parait cependant avoir déterminé ce botaniste à rapprocher le Cra»soccphalum du Tarchonanlhus et du Tagclcs; mais on ne devine pas pourquoi il a placé ces trois genres dans une division éloignée de celle où il admet les ani très Synanlhérées. Ce seul exemple peut suffire pour faire juger la méthode générale de Mœnch, qui est peut-être la plus bizarre, la plus inextricable, la plus mauvaise à tous égards, qui ail jamais été imaginée. Ajoutons qu’en général ses descriptions génériques, fondées sur des observations assez subtiles, mais trèsi souvent inexactes, ne valent guère mieux que sa clas- | sification. Si le genre Crassoccphalum doit être maintenu, il faut non-seulement lui assigner d'autres carac- I tères que ceux de Mœnch, mais peut-être aussi changer 1 sou nom , comme étant hybride ou composé d’un mol latin et d'un mot grec. Nous proposons celui de Cremoccphulum , exprimant que les calathides, penchées ! ou pendantes, sont comme suspendues au sommet de leurs pédoncules.

Le genre Crémocépbale ne présente encore qn'une seule espèce : Cretnocephalum ccrnuum , qui parait assez abondant aux Indes-Orientales et dans les Iles des mers Australes.

CRASSOPETAI.ON. bot. y. Crossopetalox.

CRASSOUVIE. Crassouria. rot. Commcrson avait | donné ce nom à un genre de la famille des Crassulacées, et qui a été reconnu comme identique avec le genre Bryophylle de Salisbury.

CRASSILA. bot. y. Crassble.

CRASSULACÉES. Crassulaceœ. bot. Famille des Dicotylédones à étamines |>érigynes; elle se compose de I plantes généralement herbacées ou plus rarement frutescentes, et sou nom rappelle une des particularités les plus remarquables de leur organisation, qui consiste à avoir des feuilles épaisses et charnues, tantôt alternes, tantôt opposées. Les fleurs, qui présentent quelquefois un éclat très-vif , offrent différents modes d'inflorescence. Leur calice est profondément divisé; la corolle est composée d’un nombre plus ou moins considérable de pétales, égal à celui des divisions du calice, avec lesquelles ils alternent ; quelquefois la corolle est complètement inouopétale. Le nombre des étamines est le même ou plus rarement double de celui des pétales ou des lobes de la corolle monopétale; quand elles sont en nombre double, il arrive quelquefois que la rangée j intérieure avorte ou sc compose de corpuscules on appendices de forme variée. Les étamines soûl insérées à la basu ou à l’onglet de chaque pétale, et l’insertion est toujours périgynique. Ail fond de la fleur, on trouve constamment plusieurs pistils distincts et supérieurs, quelquefois légèrement soudés entre eux par leur base. Leur nombre varie de trois à douze et même au delà. Chacun d’eux sc compose d'un ovaire plus ou moins allongé, à une seule loge, qui contient plusieurs ovules attachés à un trophospei me suturai et placé du côté

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interne. Le style est un peu oblique et se termine par un stigmate simple et petit; en sorte que chaque pistil ressemble beaucoup à celui des Renonculacées polyspermes. Le fruit se compose d'autant de capsules uniloculaires et polyspermes qu'il y avait de pistils dans chaque fleur. Ces capsules s'ouvrent par la suture longitudinale qui règne sur leur côté interne; les graines sont attachées aux deux bords rentrants de la suture. Elles se composenld'un embryon pi us ou moi ns recourbé, enveloppant en quelque sorte un eudosperme farineux. Cette famille se rapproche des Caryopbyllées, dont elle diffère par son insertion périgynique. Elle a aussi de grands rapports avec les Saxifragées, les Nopalées, les Portulacées et les Ficoïdes, qui sont également pourvues d'un endosperme farineux; mais elle s'en distingue surtout par la pluralité de ses pistils.

Les genres de cette famille sont peu nombreux. Les principaux sont : Tillœa , L.; Bulliarila , ÜC.; Crassula, L., auquel il faut réunir les genres Ilochea, Globulœa , 1)C.; Grammanthcs , DC.; Çurtogyne , llaw.; Dasystemon, DC.; Cotylédon , DC .\Kalanchoe, Adant.; Bryophyllum , Lamie.; Sedum, L.; Sempervitum, L.; .S 'épias, L.; Echeceria, DC.; UmbUicns , DC.; Pistorinia, DC. Jussieu rapproche également de cette famille les genres Psnlhorum de Gronovius et Otphalotus de Labillardière et de R. Brown.

CRASSCLE. Crassula. bot. L’uu des genres les plus considérables de la famille des Crassulacécs , qui en a tiré son nom, et qui lui-même emprunte le sien du latin crassus, épais. II fait partie de la Penlandrie Pentagynie, L. , il se compose de prés d’une centaine d’espèces, qui croissent pour la plupart dans les contrées chaudes du globe, particulièrement au cap de Bonne Espérance. Les auteurs modernes, et spécialement De Candolle (Plantes grasses) et Haworlh (Pluntœ succuleniœ ), ont modifié les caractères du genre Crassula de Linné cl de Jussieu. Ainsi le premier en a retiré, pour en former un genre nouveau, sous le nom de Rochea, les espèces peu nombreuses qui ont la corolle monopétale, ne laissant parmi les véritables Crassules que celles dont la corolle est formée de cinq pétales. Haworlh a beaucoup multiplié le nombre des divisions génériques, et a formé sept genres avec les espèces décrites par le* différents auteurs, sous le nom de Crassula. De ces genres trois contiennent les espèces à corolle monopétale : ce sont Larochea ou Ilochea, Kalosanthes et f'auanthcs ou Grammanthes; quatre, celles dont la corolle est pentapétale : ils portent les noms de Crassula, Çurtogyne , Turgosea et Globulœa. Peut-être, dans un groupe aussi naturel, ces coupes ne doivent-elles être considérées que comme de simples sections, et non comme des genres réellement distincts; quoi qu'il en soit, on peut distinguer les Crassules aux caractères suivants : leur calice est à cinq divisions trèsprofondes; la corolle est formée de cinq pétales, quelquefois légèrement soudés entre eux à leur base ; les étamines, au nombre de cinq, sont insérées sous les ovaires ou à la base de la corolle monopétale. On trouve généralement à la base des ovaires cinq écailles glanduleuses, qui ne sont probablement que des étamines difformes et stériles. Les pistils sont au nombre de cinq;

5 DICT. Il»:* «CIE5CF.S RAT.

chacun d’eux sc compose d’un ovaire uniloculaire, po- Ivsperme, et d'un style plus ou moins allongé ; le fruit est formé de cinq capsules uniloculaires et polyspermes.

Les Crassules, ainsi que l'indique leur nom, sont toutesdes plantes succulentes; leurs liges et leurs feuilles sont épaisses et charnues; leurs fleurs, qui offrent une inflorescence très-variée, sont quelquefois peintes des couleurs les plus vives : aussi en cultive-t-on un grand nombre dans les serres des amateurs. Voici quelquesunes des espèces tes plus remarquables, de celles qui sont restées dans le véritable genre Crassula, tel que l'a modifié le professeur De Candolle.

Crasscle tEtbagoxe. Crassula telragona , DC., PI. gr., t. 19. Arbuste de trois pieds, ù tige lisse, droite et roussàtre, portant des feuilles à quatre angles obtus, arquées en dessus, très-rapprocliées et disposées sur quatre rangs; ses fleurs, blanches classez petites, forment des cimes rameuses et terminales. Elle vient du Cap.

Crasscle a flei imblaxcii es. Crassula taefea, Willd., Sp., DC. Cette espèce est assez petite; ses tiges sont ordinairement étalées , épaisses et roides ; ses feuilles sont rapprochées, opposées cl presque counées à leur base qui est rétrécie; les fleurs sont assez grandes, d'un blanc pur, et disposées en citnes paniculées. Elle croit au cap de Bonne-Espérance.

Crasscle argertee. Crassula argenlea. L. Suppl. Elles a ses feuilles soudées, entières, ovales, charnues, glabres, argentées; les fleurs sont blanches, en coryinbe. Du Cap.

Crassile rocgeatre. Crassula rubens, L., DC., t. 53. Petite plante annuelle, très-coinmuue en France dans les vignes et au pied des baies; scs tiges sont hautes de trois à quatre pouces, un peu velues, rougeâtres; ses feuilles sont alternes, charnues et presque cylindriques ; ses fleurs sont rosâtres et sessilcs.

Crasscle d'Asgeis. Crassula Andegarensis , DC., Fl. fr., Suppl., p. 522. Cette petite espèce ressemble beaucoup, par son port, au Sedum alratum dont elle diffère par ses caractères. Elle est entièrement glabre; sa tige est grêle, simple à sa base, divisée en trois rameaux dressés ; ses feuilles sont opposées dans le bas . alternes dans le haut, ovoïdes, allongées et dressées; ses fleurs, très-petites et d'un blanc rougeâtre, naissent sur les ramifications de la lige. Elle croit en Aujou et dans d’autres parties de la France.

Crasscle or ii ici i. \ m e. Cru s s u la orbicularis , L. Feuilles radicales, imbriquées, ovalea-ohlongues , disposées en rosette, ciliées; hampes droites, nues, chargées de petits bouquets de fleurs glomérulées, presque en épi, d’un blanc rougeâtre et lrès*-odorantes.

Crasscle ciliée. Crassula cilîata , L. Tiges courtes, jetant des rameaux élancés en longs jets faibles, cylindriques, chargés de feuilles planes, opposées, vertes, ovales, obtuses, à bords frangés et ciliés ; fleurs terminales, réunies en corymbe, petites et jaunes.

Crassi le ride. Crassula scabra, L. Tiges et feuilles hérissées d'aspérités ou de poils cartilagineux, réfléchis; feuilles très -ouvertes, commentes à leur base, oblongues et aiguës; fleurs jaunâtres, disposées en cime omhelliforme.

Crassile luisarte. Crassula lucida , Lam.; Cras-

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su la spalhulata , DC. Feuilles opposées, pétiolécs, arrondies, presque cordées, charnues, finement crénelées etd’un beau vert luisant en dessus; fleurs petites, stelli- | formes, blanches à l’intérieur, purpurines extérieurement, disposées en corymbe lâche ou en panicule; elles , ont leurs pétales fort étroits et plus longs que le calice.

Crasscle perces. Crassula per fox sa, Lara. Cette singulière espèce est remarquable par la manière dont les feuilles, réunies à leur base, sont traversées par la lige ; elles sont épaisses, de couleur glauque, et purpurines en leurs bords; les tiges sont simples, terminées par une panicule de fleurs nombreuses.

Toutes ces Crassules, à l'exception du petit nombre de celles qui sont indigènes de l’Europe, viennent du Cap ; elles demandent la serre chaude. Elles doivent être plantées dans une lionne terre franche, mélangée d’un peu de sable, mais sans addition d'aucun engrais.

Il ne faut les arroser que très-rarement. La serre dans i laquelle on les place, doit être bien aérée et non humide. | Rien n'est plus facile que la multiplication des plantes grasses en général , et particulièrement des Crassules, par le moyen des boutures ; il suffit d’en séparer une feuille ou un jeune rameau vers le mois de juin, de laisser la plaie se bien sécher pendant une huitaine de jours avant de l'enterrer, et de placer la bouture dans une couche où la chaleur soit modérée. Elle ne tarde pas à pousser de nouvelles racines, cl à former un nouveau sujet. On peut encore les multiplier par le moyen des graines.

CRASSl'LËES. dot. Même chose que Crassutacées.

CRASSUVIA. bot. Commersou avait donné le nom de Cmssucia floripendula à une Crassulacée de l’Ile-de- France, que l’on a reconnue depuis être la même plante que le Kalanchoe pinnata , Lamarck. V . Kalaxchoe.

CRAT. fois. Synonyme d’Esturgeon.

CRATACANT11E. Crataconthus. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Harpaliens, institué par Dejean sur un Carabique de la Pensylvanie , qu’il avait primitivement confondu dans son genre Pangus. Caractères : dernier article des palpes très -légèrement ovalaire et tronqué à l’extrémité; antennes courtes et filiformes; lèvre supérieure eu carré moins long que large, légèrement échancrée antérieurement ; mandibules fortes, peu avancées, assez arquées et aiguës; une forte dent épineuse au milieu de l’échancrure du menton; tète assez grosse, presque carrée et point rétrécie postérieurement; corselet presque carré ; élytres courtes ; presque parallèles , arrondies en arrière ; corps court et épais; les quatre premiers articles îles quatre tarses antérieurs, trèslégèrement dilatés dans les mâles, assez courts et triangulaires ou cordiformes.

CRATÆA. bot. P. PhilovEdiox.

CRAT/F.GONUM. bot. Synonyme de Mélampyre.

CRATÆGUS. bot. P. Au si ta.

CRATÆVA. bot. Synonyme de Cralévier.

CRATElA. bot. P. Crat.xa.

CRATEOGONON. bot. P. Cratægonin.

CRATÈRE. cfcoL. P. Volcan.

CRATEKEI.LA. bot. (Champignons.) Pcrsoon avait d'ahord séparé, sous ce nom, les espèces de Tbélé-

phores à chapeau contourné en forme d’entonnoir. Telles 5ont celles qui croissent sur la terre, le Thelephora caryophyllea et le Thelephora terrestris. Il en a depuis formé une section parmi les Théléphores, sous le nom de Phylacleria, P. ce mot et Théléfhore.

CRATERELLE. Cralerella. bot. Pcrsoon a proposé la formation de ce genre, pour une Cryptogame qui a été placée dans le genre Théléphore, sous le nom de Thelephora pallida.

CR ATERICARPE. Craie ricarpium. bot. Genre de la famille des Onagraires, Oclandrie Monogynie, Linné, institué par E. Spnch dans la Monographie qu'il a publiée de cette famille, pour une plante du Pérou, placée par Ruiz et Pavon dans le genre OEnothera. Le genre nouveau est caractérisé ainsi qu'il suit : calice infundibulaire; pétales bilobés; étamines plus longues que les pétales, insérées â leur base, et alternativement placées sur deux rangs; loges de l'ovaire renfermant chacune six ovules ascendants et disposés sur une seule rangée; stigmate à quatre dents. Le fruit consiste en une capsule slipitée, cylindrique, çn massue, lélragone. lélraptèrc au sommet; à une loge s'ouvrant antérieurement en quatre valves; placenta rétréci, tétragone. Le Craléricarpe argyrophylle , OEnolhera subutata , Ruiz et Pavon, a ses tiges su (frutescentes , velues, scs feuilles subulées, ses fleurs sessiles, à pétales bifides ; sa capsule est formée en massue à huit angles ailés.

CRATÉRIE. Craleria. bot. Ce genre a été réuni au genre Caséarie. P. ce mot.

CRATËRIER. Cratcrium. bot. Ce genre a été établi par Trentepohl dans les Calalecta de Roth , fasc. 1 , p. 224 ; il est un des mieux caractérisés de ce groupe de Lycoperdacées. Son péridiura est pédicellé, membraneux, et en forme de coupe ou de godet; il est tronqué au sommet, et fermé par un opercule plat; lessporules sont entremêlées de filaments. La forme de ce péridium et de son opercule rappelle celle des capsules de certaines Mousses, telles que les Gyranostomcs. Deux espèces extrêmement petites appartiennent à ce genre; elles croissent sur les bois morts et sur les feuilles pourries; leur couleur est le brun marron; l’opercule est blanc ; une troisième espèce ne sc range qu'avec doute dans ce genre, c’est l’ Jrcyria leucocephula de Pcrsoon; son opercule, au lieu desc détacher complètement du péridium, se détruit irrégulièrement.

CRATÊRINE. Dans son Essai d'une classification des animaux microscopiques, Bory de St.-Vincenl donne ce nom comme générique, à un groupe qui serait coinposéde véritables Lrcéolaires, si leur orifice était cirrlieux. Les entérines, parmi lesquels Bory place plusieurs Vorticclles de Muller, ont le corps membraneux, cylindracé. complètement urcéolé.

CRATËROIDÉES. Craie roidei v. but. Reichcubach a nommé ainsi une famille de Lichens, qui comprend ceux qui portent des réceptacles de corps reproducteurs en forme de coupe.

CRATEROMYCE. Craie romy ces. bot. Corda a établi ce genre de plantes Cryptogames, dans la famille des Hyphoinycètesou Lycoperdacées, aux dépens des Mu cor de Michel. Il lui donne pour caractères : péridioles ovales.

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byalins, Formant une ouverture orblculaire. entourée d’un tissu floconneux; sporidiessuhglobuleuscselen petit nombre; flocons très simples, attachés aux cloisons.

CRATÈVE. Cratœca. botax. Vulgairement Tapier. Genre de la famille des Capparidées, et placé par Linné, qui Ta étahli, dans la Dodécandrie Monogynie. Caractères : calice à quatre sépales; quatre pétales plus grands que le calice: étamines en nombre qui varie de huit à vingt -huit; torus allongé ou hémisphérique; baie stipitée, ovée, globuleuse, pulpeuse intérieurement, munie d'une écorce mince. Ce genre est composé maintenant de douze espèces dont la plupart étaient des Câpriers, dans différents auteurs. Ainsi les Capparis magna et falcata de Loureiro, le Capparis radiatiflora de la Flore du Pérou, étc., sont à présent rapportés au genre Cratœra. Le genre Othry's de Du Pelit-Tbouars ( Gener . N or. Madag., n° 44) est composé uniquement du Cratœca obocuta , Vahl, espèce conservée par De Candolle. En général les plantes de ce genre sont des arbrisseaux inermes , à Feuilles composées de trois Folioles.

Cratêvk Tapier. Cratœca Tapia, L. Arbre élevé de quarante pieds cl plus, dont la cime, étalée et fort touffue, est formée de rameaux nombreux, garnis de feuilles ternées et pétiolées, dont les fleurs sont terminales, portées sur de longs pédoncules, et disposées en une panicule lâche et étalée. Cet arbre croit dans le Brésil et à la Jamaïque. Plumier en a donné une figure sous le nom de Tapia arborca triphylla (Gener. Amer. I. 21 ); mais c'est à tort qu'on lui a ajouté comme synonymes le Cratœca tnermis de la Flora Zeylonica, ainsi que le Kiircalo de Rhéedc, qui se rapportent à l’espèce suivante.

Cratêvk religieux. Cratœra religiosa. Il croit dans les Indes-Orientales et dans les iles de la Société. C'est aussi un arbre assez élevé, qui a Tes plus grands rapports avec le précédent, mais que son bois plus dur, ses rameaux plus nombreux, ses feuilles lancéolées, elliptiques, amincies aux deux extrémités, distinguent suffisamment. On en trouve une très -belle figure dans Kliéede ( Hort . Malab. 3, t. 42) qui lui a conservé le notn malabare de Kiirvala. Il est aussi nommé dans le pays Ranabelou et Pretonou par les Brames , et Pee do morto par les Portugais. Les Indous emploient ses diverses parties, son écorce, ses feuilles, et surtout son fruit, en cataplasmes pour résoudre les tumeurs lymphatiques et pour provoquer les urines.

CRATOCÈRE. Cratocerus. ixs. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Carnassiers, tribu des Harpaliens, fondé par le général Dejean sur un Carabique récemment apporté du Brésil. Caractères : dernier article des palpes maxillaires allongé et presque terminé en pointe; celui des labiales plus court et ovalaire; antennes courtes, fortes et mnnoliformes ; lèvre supérieure presque carrée; mandibules faiblement arquées, assez fortes et assez aigues; une dent simple au milieu de l’échancrure du menton; corps assez court et assez épais; tète presque triangulaire; yeux saillants; corselet presque carré, arrondi sur les côtés; élylres ovales, assez convexes; les quatre premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires légèrement dilatés.

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courts, serrés, un peu triangulaires ou cordiformes. Le Cratocêre hoxomcorxe est encore l’uuique espèce du genre.

CRATOCHWILIA. bot. Synonyme de Cluylia.

CRATOGNATHE. Cratognathu». ixs. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Carnassiers, tribu des Harpaliens, institué par Dejean qui lui assigne pour caractères : dernier article des palpes assez allongé, très-légèrement ovalaire, presque cylindrique et tronqué à l’extrémité; antennes filiformes et assez courtes; lèvre supérieure presque carrée, échancrée antérieurement ; mandibules fortes, avancées, arquées et aiguës; point de dent au milieu de l'échancrure du menton; tète grosse, presque carrée et point rétrécie postérieurement; corselet cordiforrac; élylres peu allongées, presque parallèles; les quatre premiers articles des quatre tarses antérieurs très-légèrement dilatés, assez courts, triangulaires ou cordiformes. On voit par l’exposition de ces caractères que ce genre diffère peu du précédent; la seule espèce que Dejean y place lui a été envoyée par Schuppel ; on l’a trouvée à Buenos-Ayres; elle est d’un noir de poix, avec les pieds et les antennes ferrugineux; ses élytres sont striées et offrent un point enfoncé.

CRATOMÈRF.. Cratomerus. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Stcrnoxes, institué par Solier qui le caractérise ainsi : antennes de onze articles : le premier oblong, en massue; le deuxième trèscourt, orbiculaire; les suivants transversaux, comprimés, le dernier plus carré et plus grand que le dixième ; palpes maxillaires de trois articles, le deuxième trèscourt; palpes labiales de deux articles assez petits; menton grand, peu transversal, plus large près de la base qu’à la partie antérieure , qui est tronquée et membraneuse; labre petit, un peu épais et comme divisé en deux lobes; épislome échancré en un sinus anguleux; mandibules courtes, épaisses, à dent terminale assez aiguë, yeux très-grands, ovales, un peu rapprochés à la partie supérieure; corselet déprimé, suhrectangiilaire, acuminé postérieurement; corps déprimé en dessus; cuisses renflées, ciliées, droites et dentées en dedans, arquées en dehors; jambes antérieures courbées en dehors, les intermédiaires droites et les postérieures courbées en dedans. Le Dupresti s cyanicornis de Fab. est le type de ce genre ; on le trouve en Autriche.

CRATOPE. Cralopus. ixs. Coléoptères lélramères; geure de la famille des Rhynchophores, institué par Schoonherr qui lui donne pour caractères : museautrompe allongé, un peu aplati; sillon dans lequel sont logées les antennes, courbe; celles-ci de onze articles dont les trois derniers forment une massue; corselet transversal ; élylres recouvrant des ailes; corps oblong; cuisses postérieures renflées; pieds antérieurs plus grands que les intermédiaires; tarses dilatés et ciliés. Ce genre, peu nombreux, a été fourni par le Brésil; on y trouve les Curculio striga et roralis de Fab.

CRATOSO&E. Cratoaomus. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Rhynchophores, étahli par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : bec courbé en dessous et reçu dans un canal sous-pectoral ; yeux bien séparés en dessous; antennes composées de

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douze articles, dont le premier plus long et reçu dans un sinus latéral, les quatre derniers en massue; corselet transversal, presque isométrique; un écusson distinct ; corps ovoïdo-oblong. convexe en dessus; élytres recouvrant des ailes et s'étendant au delà de l'abdomen dont elles enveloppent l’extrémité; jambes antérieures armées d’un crochet à leur extrémité interne. Ce genre se compose de plusieurs Cryptorhynchus de Germar, des Hhynchœnus tau rus, raginalis, scaber, etc., de Fah., ainsi que du Lixus dubius de ce dernier auteur.

CHATOXYLE. Cratoxylum. bot. Le docteur Blume a formé, sous ce nom, un genre de la Polyadelphie, auquel il assigne les caractères suivants : calice à cinq divisions; cinq pétales; blets des étamines réunis en trois faisceaux ; capsule triloculaire, à trois valves renfermant plusieurs semences obliquement ailées au sommet. Le Cratoxylum hornschuchii est un arbre élevé, à feuilles opposées, oblongues, lancéolées, pointues, entières, glabres; les fleurs sont réunies en panicule d’un beau rouge ponceau. On le trouve à Java.

CRAUPECHEROT. ois. Syn. vulgaire de Ralbusard.

CRAUROPHYLLON. bot. Syn. de Cucubalus Otites.

CRAVAN. MOLL. F. AüATIFE.

CRAVANT. ois. F.spèce du genre Canard.*

CRAVATE, ois. Sous ce nom, avec quelque épithète, on a désigné vulgairement les espèces suivantes d’Oiseaux :

Cravatbblaxche. Lanius albicollis, Levail!., Ois. d'Afr., pl. 115, dont Vieillot a fait, ainsi que de plusieurs autres espèces, son genre Gonolek. F. Pie- Griècbe.

Cravate * dorée , l'Oiseau - Mouche Rubis -Topaze, jeune âge. F. Colibri.

Cravate-frisée (Levaillant), lePhilédon Kogo, Me rops Cincinnatus, Lath. F. Philébox.

Cravate-jalxe , YAlauda Capensis, L., Buff., pl. enl. 504, f. 2. F. Alouette.

Cravate-xoire. le Trochilus nigricollis, Vieill. De l’Amérique méridionale. F. Colibri.

Cravate- verte, le Trochilus gularist Lath., qui est le Hausse-Col vert dans son premier plumage. F. Colibri.

CRAVE. ois. F. Pyrrhocorax.

CRAVICHON. bot. L’un des noms vulg. du Prunellier.

CRAX. ois. F. Iiocco.

CRAYE. mi.v F . Craie.

CR K \C. pois. Synonyme vulgaire d'Esturgeou.

CRÉA DION. ois. Vieillot a établi, sous ce nom, un genre qu’il a formé aux dépens de quatre espèces de Philédons, des méthodes de Cuvier et de Teinminck. L’étymologie grecque de ce nom générique exprime un caractère essentiel, celui des caroncules qui garnissent diverses parties de la tète de ces Oiseaux. F. Puilédoy.

CRÉAI., pois. F. Cré vc.

CRÉAM. bot. Même chose que Codlings. F. ce mol.

CRECER. ois. Synonyme vulgaire de Merle Draine.

CRÉCERELLE, ois. Espèce du genre Faucon.

CRÉCHET. ois. Syn. vulgaire de Traquet Molteux.

GREIDION. bot. Syn. ancien d’Æthuse cl de CiguC.

CRE1N. bot. Synonyme vulgaire de Pin Pumilio.

CRÉMAILLÈRE, bot. Synon. vulgaire de Cuscute.

CRÉMAMER. Cremanium. bot. Ce genre de la famille des Mélastomacécs, a été constitué par David Don, aux dépens du genre Melastoma, et a été ainsi caractérisé . calice campanulé, dont le limbe urcéolé, à quatre ou plus rarement à cinq dents, est persistant ; quatre ou cinq pétales; anthères courtes, cunéiformes, s’ouvrant au sommet par deux trous ; stigmate orbiculé et pelté ; baie capsulaire, à quatcc ou cinq loges. Ce genre a le port du blakea, et il concorde avec lui par la déhiscence de ses anthères ; mais son inflorescence et les formes de son calice ainsi que de son stigmate l’en éloignent beaucoup. U se commise d’arbrisseaux du Pérou, rameux, étalés, grimpants ou dressés. Les feuilles sont j»«-t idées, coriaces, dAlées en scie ou rarement entières; assez souvent à trois ou cinq nervures. Onze espèces composent ce genre et ont été partagées en deux sections, selon que les fleurs sont octandrcs ou décandres. Presque toutes sont nouvelles ou inédites dans les herbiers. Le Melastoma caccinioides (Bonpl. Monogr. p. 15, t. 18) appartient à ce genre.

CREMASTOCIIEILE. Cremastocheilus. iris. Genre de Coléoptères pentamères, établi par Wilhcm Knoch {Aeue lieylrage sur Inscctenkutule , p. 115), et adopté par Latrçillc qui le classe ( Kègn. Anim. de Cuv.) dans la famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéïdcs. Caractères : antennes composées do dix articles dont le premier triangulaire, très-grand, recouvre le second, cl dont les (rois derniers sont réunis en une massue courte ellamcllée; chaperon transversal, à bord antérieur relevé el arqué; mandibules cornées, membraneuses à leur partie moyenne; mâchoires cornées, sc terminant par une dent aigue en forme de faux, el garnies à leur côté interne de soies roides; palpes maxillaires filiformes^ de quatre articles : le premier très-court el le dernier cylindrique, plus long que tous les autres; menton ayant la forme d’un bassin ovale et transversal et recouvrant presque tout le dessous de la tête; corselet en carré plus large que long, écbancré aux angles qui se dilatent et finissent en manière de tubercule; pieds courts, avec les crochets des tarses petits. Knoch donne le développement détaillé de tous ces caractères et les représente avec soin (pl. 5, fig. 2-12. el pl. 9. fig. 9); Latrcille s'accorde avec lui sur tous les points, à l'exception d’un seul. Il considère comme le menton celte pièce remarquable et caractéristique que Knoch nomme la lèvre inférieure. Sous beaucoup d'autres rapports, les Cremastochciles ressemblent aux Tricbies.

Cremastocqeile dc Ciiataigxier. Cremastocheilus Castaneœ, K. Noir, luisant, velu, avec des empreintes distinctes; corselet garni d’une touffe de poils jaunâtres, près de chacun de ses angles postérieurs; la base des tubercules antérieurs se continue sur le disque sous forme d'une ligne saillante, sligmoïdale. Dans cette espèce comme dans les suivantes, le mâle diffère dc la femelle en ce qu’il est plus petit, el qu’il a l’extrémité anale plus arrondie que cette dernière.

Cresastocüeile de Hexte. Cretnastocheilus fient siï, Harris. Noir, opaque; élytres rugueuses , avec des empreintes confluentes; derrière le milieu de chaque

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