‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 48 sur 116 · CK É · texte numérisé non relu

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élytre, et près du bord externe, il y a une lâche transversale, couverte de poils. Taille du mâle six lignes, sur moitié de largeur.

Crexastociieile deSay. CremastocheilusSayi, Har. Noir, opaque, soyeux; menton légèrement échancré en dessous; corselet très-obtus, recourbé en dehors, de chaque côté de la base, et se terminant par un tubercule saillant et arrondi. Ces trois espèces, les seules bien connues jusqu’ici, appartiennent à l’Amérique septentrionale.

CREMASTRE. Cremastra. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindley qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgoneou sépales, presque égales aux intérieures ou pétales, toutes libres, soudées en tube à leur base, étalées à leur sommité; lahelle parallèle au gynoslème, longuement onguiculé, dilaté au sommet, trifide, avec un appendice charnu à la base du limbe; gynostèine allongé, libre, dressé et demi-cylindrique; quatre masses polliniques planes et ovales; glandule dilatée. La seule espèce connue de ce genre est le Crevtaslro appenüicutata ; Cymbidium appemlicuiatum , Don. C'est une plante herbacée, dont les pseudobulbes sont annelés et aggrégés, les feuilles membraneuses et presque plissées, la hampe en fourreau, les fleurs réunies en grappe et pendantes. Celte plante se trouve au Népaul.

CREMASTRE. ('remanier, ix». Kirby a donné ce nom aux crochets voisins de l’anus, au moyen desquels certaines Chrysalides s’attachent aux corps solides et s’y tiennent suspendues.

CRÈME, xool. Matière qui se sépare du lait, et surnage ce liquide animal, quand il a reposé sans altération, dans un lieu frais. La Crème, quoiqu’épaisse, est plus légère que le lait. Elle est d’un blanc jaunâtre, d’une odeur et d’un saveur douces et agréables. Elle parait composée de stéarine, d’élaïne, d’acide butirique et d’une matière colorante jaune, tenus en dissolution dans une eau chargée de caséum. L’analyse chimique en a fait obtenir, en outre des acides lactique, acétique et carbonique, du chlorure de potassium, du phosphate de chaux, etc.

CRÈME DE CHAUX, mix. On donne ce nom à la pellicule croûteuse, qui se forme au-dessus de la dissolution aqueuse de la Chaux. C’est un véritable carbonate de Chaux, produit aux dépens de l’acide carbonique, dont l'atmosphère est presque toujours chargée.

CRÈME DE TARTRE, bot. Surlartrale de potasse qui se rassemble en croûte cristalline au-dessus de la dissolution saturée de tartre brut. Ce sel est employé en médecine, comme purgatif doux et l'un des moins désagréables. On s’en sert quelquefois dans l'économie domestique, comme assaisonnement de certains mets.

CRK-M1S. rois. V. CiRoms.

CRËMOCARPE. Cremocarpium. bot. Le fruit des Ombellifères, qui se compose de deux akènes ou coques tnonosperines et indéhiscentes, réunies par le moyen d’une columelle centrale, offre l’exemple de l'espèce de fruit que Mirbel appelle Crémocarpe. C’est le Diakène de Richard.

CRÉMOCÉPHALE. Cremocephalum. bot. Ce genre

de Henri Cassiui, est le même que celui de Mœnch sous le nom de Crassocéphale. r. ce mot.

CRÉMOLOBE. Cremolobus. bot. Genre de la famille des Crucifères, Tétradynamie silictileuse, fondé par De Candolle aux dépens des Biscutelles , et caractérisé ainsi : sépales du calice égaux à leur hase; pétales entiers; étamines libres, sans appendices; silicule pédicellée, à deux écussons, supportant un style persistant, court, épais, à peu près pyramidal; sculelles très-comprimées, comme pendantes de la base du style, orbiculées, adnées par leur côté le plus étroit, entourées d’un rebord membraneux, ailé; semence comprimée, solitaire dans chaque loge; embryon dont la radicule est ascendante et les cotylédons accombants. Ce genre, qui présente beaucoup d’affinités avec les Discutellcs, s'en distingue par son style épais, pyramidal, sa silicule pédicellée, à loges pendantes et non adnées dans toute leur longueur, et par son embryon non renversé, c'est-à-dire que sa radicule est ascendante au lieu d’étre descendante, comme dans le genre Bisculelle. Trois espèces connues, Cremolobus Peruviana , suff'ruticosa et Chilensis, DG., An. du Mus. 18, pl. 4, 5 et G, habitent le Pérou et le Chili. Ce sont des plantes herbacées ou des sous arbrisseaux glabres, à liges cylindriques unies, à feuilles caulinaires, ovales ou oblongucs, dentées en scie ou entières, à fleurs jaunes, nombreuses, disposées en grappes allongées et portées sur des pédicelles filiformes et dépourvus de bractées. Les trois espèces dont ce genre se compose, ont été figurées sous les noms de liisculella Peruviana, Bisculella suffruticosa et Bisculella Chilensis , dans la Dissertation sur les Biscutelles par De Candolle (Ann. du Mus. !H, t. 4, 5ctû).

CREMONIUM. bot. Genre de Champignons Byssoïde* établi par Link. Ce sont des filaments rameux, réunis et enlacés de manière à représenter en quelque sorte une toile d'Araignée. Ils sont cloisonnés intérieurement, et portent, à la partie interne de leurs extrémités, de petits globules. Link en a décrit deux espèces qui vivent sur le tronc et les feuilles des arbres.

CRÉMONTIE. Cremontia. bot. V. Ketmie.

CRËMOSPERME. Cremosj>ermus. bot. Épithète qui désigne des graines attachées au placenta par le sommet ou par la partie moyenne.

CKENAMON. Crcnamum. bot. Genre créé par Adanson, mais qui n'a pas été admis. Ses espèces appartiennent aux genres Barkhausie, Crépide et Helmintie.

CRËNATULE. Crcnatula. mole. Les caractères distinctifs de ce genre, créé par Lamarck, sont faciles à : saisir : une coquille subéquivalve, aplatie, feuilletée, un peu irrégulière; aucune ouverture latérale pour le byssus; charnière latérale, linéaire, marginale, crénelée; crénelures sériales, calleuses, creusées en fos- 1 settes, et qui reçoivent le ligament. Tels sont ceux exprimés par Lamarck (Anim. sans vert. T. vi, part, f, p. ISO), et qui s'aperçoivent à la simple inspection des Coquilles. Bruguière avait connu une espèce de ce genre, mais il l'avait confondue avec les Moules, comme on le voit par la figure 2 de la 216* planche de l’Encycloj pédie. Cuvier (Règn. Anim. T. n, p. 406) l’a adoptée et l’a placée entre les Arrondes (Avicules, Brug.), les

Perncs et les Jambonneaux (Pinnes, Lamk.). — Férussac (Tableaux sysl. des Anitn. inoll.) place, dans sa famille des A vieillies, le genre Crénatule qui, comme Lamarck l’a dit le premier, sert de passade des Pernes cl des Inocérames de Sow. (Catillus , Brong.) aux Pinnes; enfin , il a été adopté par Schweiger, Orken, Blainville. etc. Les espèces du genre Crénatule sont rares et encore peu connues ; elles habitent les mers chaudes.

CrExatule ayicclaibe. Crenatula a rie u loris , Lamarck, Ann. du Mus. T. ni, t. 2, f. 12. Coquille rliomlioïdale, arrondie, comprimée, très -mince, presque membraneuse , rouge, avec des bandes rayonnantes , blanches sur la surface. Amérique méridionale.

CntXATiLEMYTitoïDB. Crenatula mytiloides , Lamk., Ann. du Mus. T. tu, pl. 2, fig. 5 et 4. Celle-ci est petite, violette, ovale, olriongtie, aigue vers les sommets, obscurément rayonnée; elle se reconnaît surtout par des lames voûtées, qui garnissent intérieurement les crochets. Mer Rouge.

CrExatgle verte. Crenatula tiridis , Lamk. Celte es|»èce singulière mérite d'étre citée d’abord comme la plus grande du genre; ensuite par ces appendices linguiformes, qui prolongent les crochets. C’est une Coquille peu régulière, ovale, oblongue, verdâtre et présentant des apjicndices terminaux, des crochets obliquement proéminents; elle est longue de six à sept pouces, en y comprenant l’appendice des crochets. Elle se trouve dans l’Asie australe.

CRÉNÉE. Crenœa . bot. Genre fondé par Aublet, et rapporté à la famille des Salicariées, Icosaudrie Polygynie. Caractères : calice urcéolé, à quatre divisions larges, aigues et égales entre elles ; quatre pétales blancs, arrondis, attachés entre les divisions du calice; quatorze étamines insérées sur la partie supérieure du calice, au-dessous des pétales.déjelées du même cûlé après l’épanouissement de la fleur; ovaire sphérique, surmonté d’un style courbé, et terminé par un stigmate oblong et rouge; capsule verte, petite, acuminée. enveloppe par le calice persistant, à cinq loges renfermant une multitude de graines très-petites.

Crénée maritime. Crenœa maritima, Aublet, Pl. de la Guiane, 20SF. Elle croit dans les eaux saumâtres; elle pousse plusieurs tiges hautes environ de trois pieds, quadrangulaires et garnies de feuilles opposées, listes, entières, ovales, obtuses et rétrécies près de leur base. Les fleurs sont portées sur des pédicelles supportés cux-mëtnes par des pédoncules axillaires, accompagnés de deux bractées squainmiformcs. Meyer ( Primitiœ Floue Esscquebvensis ) a fait connaître une seconde espèce, et lui a donné le nom de Crenœa repens.

CRÉNELÉ. Crenalus. bot. Celle épithète s’emploie pour les organes plans des végétaux, dont le bord offre des lobes très-courts, arrondis, séparés par des sinus aigus et peu profonds. Ainsi, les feuilles de la Béloine, du Tremble, de l’Hydrocotyle vulgaire, sont crénelées.

CRÉNELl RES. Crcnaturœ, bot. Petites divisions saillantes et arrondies, qui sont séparées par des angles rentrants, sur les bords ou à la surface d’un organe quelconque des végétaux, des insectes, des crustacés et des coquilles.

CRÉMADE. Crenias. bot. Sprengel a établi, sous ce nom. lin genre de la famille des Podoslémées, Motiadelpliie Diandrie. qui est tout à fait identique avec le genre Miriopsi ’t de Marlius.

CRENIDE. Creni». iss. Lépidoptères diurnes. Genre établi par Boisduval. dans la famille des Papilliouides. Caractères : tête petite; yeux saillants; palpes rapprochées. ascendantes, dépassant peu le chaperon ; antennes longues, grêles, renflées insensiblement en massue à leur extrémité ; corselet médiocre et de la largeur de la tête; ailes supérieures légèrement concaves sur leur bord extérieur, les inférieures arrondies, faiblement dentelées; les deux premières nervures des ailes supérieures dilatées â la hase. Ce genre ne compte encore qu’une seule espèce, Crenis Afadayascariensis. Le dessus des ailes est d'un jaune fauve, avec le sommet des supérieures largement noirâtre et marqué de deux ou trois petites taches fauves, peu prononcées; les inférieures ont, au delà du milieu, une rangée de quatre à cinq points noirâtres; le dessous de celles-ci est d’un gris cendré, teinté de violâtre, traversé par trois petites raies noirâtres, peu marquées, ondulées; entre les deux raies postérieures, on voit une rangée d’yeux très-peu caractérisés, à prunelle bleuâtre, correspondant aux points noirs du dessus. Taille, vingt lignes.

CRÉMLABRE. Crenilabrus. pois. f'. Labre.

CRÊ.NI ROSTRES. Dénomination particulière aux Oiseaux dont le bec a des échancrures sur les bords tranchants de ses mandibules.

CRÉODE. Creodus. bot. Synonyme de Cbloranlhe.

CRÉOLE, moll. Nom marchand de la Venus Dysera.

CRÉOPHAGES. Crcophagi . ns. Famille de Coléoptères, établie par Duméril et correspondant à celle désignée par Latreillc sous le nom de Carnassiers.

CRÉOSOTE, bot. Substance particulière, assez récemment observée, par Reiclienbach, comme l’un des produits de la distillation du bois ; elle est liquide, oléagineuse, un peu grasse au toucher, incolore dans son état de pureté, d'une saveur caustique et brûlante, à tel point qu’elle parvient à détruire l’épiderme en peu de temps, d’une odeur pénétrante et désagréable, qui rappelle celle du goudron. L’analyse de la Créosote, faite par Ettling. lui a donné carbone 70,2; hydrogène 7,8; oxigène 10. Entre autres propriétés toutes particulières de la Créosote, nous citerons celle de préserver la viande de la corruption; â cet effet, il ne s’agit que de la tremper, de même que le poisson, pendant un quart d’heure dans une dissolution aqueuse de Créosote et de l'exposer ensuite au soleil. On s’en sert avec succès comme odontalgique en en imbibant un tampon de colon, pour l’appliquer ensuite sur la dent; la douleur se calme presque sur-le-chainp.

CREPANELLA. bot. Synonyme de Dentelaire.

CREPELIA. bot. Synon. de Lolium temulenium. V. Ivraie.

CRÉPIDAIRE. Crcpidaria. bot. Haworth, dans son Synopsis des plantes grasses, sépare, sous ce nom, plusieurs espèces d’Euphorbes, dans lesquelles l’involucre rappelle par sa forme, celle d’un chausson. Ce genre est le même que le Pédilantbe. V. ce mot.

CRÉPI DE. Crépis, bot. Genre de la famille des Sy-

nanlhérces , Syngénésic égale. Tournefort et Vaillant confondaient ce genre avec celui des Épcrvières [Hieracium ); il en fut séparé par Linné qui, en le constituant, ne sut à son tour éviter la confusion de plusieurs genres dont la distinction a plus tard été généralement admise. Ce fut Mœnch qui. le premier, constitua un genre à part, sous le uom de Barckhausia, aux dépens de quelques Crépis de Liitné. Ce genre a été adopté par De Candolle, dans la seconde édition de la Flore française; mais plusieurs botanistes ont continué de le regarder comme identique avec le Crépide, malgré ses aigrettes stipilées. Ce caractère, joint à un ensemble de notes particulières, parait néanmoins assez bien le distinguer; et si un auteur aussi célèbre que Lamarck s'est abstenu d’en faire un genre particulier, il l’a du moins éloigné des Crépides, en le plaçant (moins heureusement peut-être) parmi les Picrides. Adanson, Gœrlner et Willdenow ont détaché des Crépides un genre que le premier avait nommé Tolpis. Jussieu ( Généra Piantarum , p. 1G9 ) lui donna des caractères précis ; et quoique la dénomination de Drepania qu'il proposa, fût postérieure à celle d’Adanson, elle n'en a pas moins été adoptée, contre l'usage*, par Desfonlaines, De Candolle et d'autres botanistes français. V. Drép a six. Toutes les espèces Linnéennes ne font pas partie du genre en question; ainsi le Crépis pulchra, L., appartient aux Prenanthes; le Crépis albida, de Yillars, est devenu un Picridium ; et le Crépis rhagadioloides doit être réuni au Zacintha, ou, d’après Mœnch, former un genre particulier. On peut se dispenser de parler ici des autres petits démembrements de ce genre, qui n'ont été admis que par ceux qui les ont proposés, tels que le ff^ibelia de la Flore de Wettéravie, le Berinia de Brignoli, les Medicnsia et H ostia de Mœnoh, etc. De même ce n’est pas le lieu de signaler les nombreuses transpositions des espèces de Crépis, parmi les genres Hieracium , Apargia, Andryala , Picris, Chondrilla, etc.; et réciproquement la réunion de quelques espèces de ces derniers genres avec celles des Crépides; mais il parait qu’eu admettant le retranchement du Barckhausia et du Tolpis ou Drepania, on peut assigner aux Crépides les caractères suivants : involucre sillonné, composé d'une série simple de folioles, ventru a sa base et ceint d'un calicule composé de folioles courtes et étalées; aigrette sessile, formée de poils simples.

Après avoir éliminé des Crépides les espèces qui composent les genres Barckhausie et Drépanic, le nombre de celles qui appartiennent légitimement au genre, se trouve encore assez considérable. Il s’élève à plus de soixante ; mais il faut convenir que ces espèces sont encore dans une déplorable confusion, et demandent l’examen d'un monograplie judicieux et riche en matériaux. Comme les Chicoracées forment une tribu trèsnaturelle, leurs genres et leurs espèces se nuancent de mauière à offrir de fréquentes ambiguités; et l’on serait tenté d'accuser uniquement la nature d'èlre la source de nos erreurs. Mais le défaut d'observation, et peut-être aussi un vain amour-propre, ont contribué puissamment à embrouiller ce genre. Sur de mauvaises descriptions, on a cru reconnaître telle espèce, et telle autre a été méconnue et considérée comme nouvelle.

parce qu’elle paraissait légèrement s’éloigner d’une autre précédemment décrite. Chacun peut pressentir les fâcheuses conséquences d'un tel procédé d'étude; nous n’insisterons donc pas sur ce sujet ; car pour nous borner à un petit nombre d'exemples, croira t -on qu'une seule espèce, le Crépis taurinensis, Willd., a reçu jusqu'à douze noms différents? Si l’on remarque ensuite que le Crépis rirens de Linné est une autre plante que le Crépis rirens de De Candolle ; qu'il y a aussi deux Crépis radicata, plusieurs Crépis teciorum décrits par différents auteurs, on aura quelque idée de l'embarras où est jeté celui qui veut connaître les Crépides, et ou partagera sans doute les doléances que l’intérêt de la science nous a inspirées.

Les cinq espèces décrites dans la Flore française, sont des plantes herbacées, qui se trouvent dans les prés, sur les bords des routes et des champs, et sur les toits de chaume, ainsi que sur les vieux murs. Elles ont un involucre pubesccnl; leurs fleurs, d'un beau jaune, disposées eu corymbes ou en panicules lâches, font un assez joli effet. Le Crépis teciorum est commun en certaines contrées de la France. Le Crépis rirens couvre, sur la fin de l’été, les endroits secs de toute l’Europe. Son extrême abondance l’y fait remarquer; car s’accommodant de toutes sortes de terrains, celle petite plante vient partout, mais elle préfère pour station le long des murs et des haies. Enfin elle pénètre jusque dans l'intérieur des villes, et figure au premier rang dans la Flore des places publiques de Paris.

Les Crépides, malgré le nombre considérable et l’élégance de leurs espèces, sont peu estimées comme plantes d'ornement. On n’en cultive que quatre ou cinq, dont deux, les Crépis rigens et filiformis, originaires des Açores et de Madère , exigent l’orangerie. La C&tpide rouge, Crépis rubra, L., est une jolie plante qui, par ses fleurs d'un beau rose foncé, a pour ainsi dire forcé les amateurs de la distinguer de ses congénères. Elle est originaire d’Italie , et se cultive avec la plus grande facilité dans nos jardins où on la multiplie trèsfacilement par ses graines. Celte plante a été rapportée au genre Barckhausia par quelques auteurs , et aux Picrides par Lamarck.

CRÉPIDION. Crcpidium. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandric, formé par Blumt (Bydrag. Fl. ind. 587). Caractères : cinq sépales réfléchis, à bords roulés; labelle concave à sa base, -uni inférieurement au gynoslème, avec le limbe ouvert en forme de demi-lune; anthère biloculaire, à deux masses polliniques, ovales, recourbées, pulpeuses, céréeuscs. appuyées contre les bords du stigmate. Les deux espèces de Crépidion, décrites par Blume, sont des plantes herbacées, à racines fibreuses; les feuilles sont membraneuses, nervurées, lancéolées, inégales; les fleurs, rassemblées en épis, sont portées sur de longs pédoncules.

CRÉPIDOPODES. Crepidopoda. bull. Goldfuss a ainsi appelé un ordre de la classe des Mollusques, qui comprend ceux dont la partie inférieure du corps consiste en un disque charnu, semblable à une semelle.

CREPIDOTUS. bot. Nom donné par Nées à une section des Agarics à pédicule excentrique, ou Pleuropus de Persoon , caractérisée par son pédicule tout à fait

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