DAM
mier n'a point cri ongle oblique et tranchant du pied de derrière qui caractérise l’autre; mais la figure même de Bruce qui, dans ses Informations, avait suggéré celte différence à Buffon. montre cet ongledans l'Ashkokoo. Ginelin croyait que les autres doigts de derrière n'ont pas d'ongles du tout dans le Daman du Cap ; mais ces doigts sont aussi bien pourvus de sabots que les autres. D’ailleurs l'ongle crochu et tranchant du doigt interne est loin d’avoir la saillie et la longueur représentée dans beaucoup de figures. La différence, fondée sur un poil plus long et plus fourni dans le Daman du Cap. nVsl pas plus exacte : la seule différence réelle c'est que la tête du Daman de Syrie est un peu plus longue qu’une tête un peu plus âgée cl qu'une tète un peu plus jeune du Daman du Cap, sans être sensiblement plus large. Il n’y a donc pas de raison d'admettre plus d’une espèce dans ce genre, et comme il est bien certain que le Daman de Syrie et d'Arabie est identique à celui de l'Abyssinie ; comme l'intervalle de l'Abyssinie au Cap n'est pas encore connu, il est probable qu'on trouvera cette espèce échelonnée depuis le Liban jusqu’aux montagnes de l'Afrique australe. Le genre liyrax était composé de trois espèces dans Herman, Ginelin et Schreber, savoir : 1° le Daman du Cap, 2° celui de Syrie et d’Abyssinie, et 5° l 'Hyrax Hudsoniu s, pl. 21M), Tait - Less Marmot de Pennant, qui a quatre doigts également ongulés à tous les pieds, et dont Cuvier révoque en doute l'authenticité.
Le Daman, Hyrax Capensis , Buff. , Supplém. 1. 0, pl. 43; Encycl., pl. 04, figure moins mauvaise que celle de la pl. GG, f. 3; Saphan des Hébreux, Ashkokoo et (iihe des Abyssins, Klip-Dass des Hollandais, Xabr des Arabes, Daman des Syriens. son squelette, Cuv. Oss. foss. T. u, p. 144. Grand comme un fort Lièvre, lourd de formes, allongé et bas sur pattes; cou court; tête épaisse terminée par un museau très obtus; pelage gris-brun; les poils soyeux sont doux, longs, assez fournis, et quelques-uns par-ci par-là dépassent tout le pelage de quelques lignes; les poils laineux sont trèsfins et peu fournis; de longues soies noires et roides à la lèvre supérieure, sous les sourcils et sous la gorge, où elles sont très -grandes et au nombre de douze ou treize. Les testicules ne saillent pas sous le ventre; il y a trois mamelles de chaque cùté; l’antérieure axillaire, les deux autres inguinales. Tous les pieds ont la plante nue et revêtue d’une peau douce; ceux de devant ont jusqu’au bout des doigts une sorte de semelle; les doigts des pieds de derrière sont libres; il n’y a pas de queue apparente, quoiqu'il y ait cinq vertèbres coccigiennes. Le Daman habile les fentes des rochers, où il est la pâture des animaux de proie. Il s'apprivoise, est susceptible d’altacbeineul; il a beaucoup de propreté et d'agilité.
DAMANTILOPE. »a*. Syn. d'Antilope Nangucr,
DAMAS, bot. Nom d’une variété de Prune, très-eslimée.
DAMASONE, DAMASONIEou DAMASONIER. Damasonium. bot. Jussieu, dans son Généra Plantarum , avait établi , à l'exemple de Daléchamp et de Tourneforl, un genre particulier, sous le noin de Damasonium pour VA Usina Damasonium de Linné. Schreber,
n'ayant pas adopté le genre de Jussieu, qu’il réunissait à V 4 Usina, a créé un autre genre Damasonium pour le Stratiotes Alismoidcs. Son exemple a été suivi par Willdenow et Brown; celui-ci a adopté le genre de Jussieu , mais a changé son nom pour celui d'Aclinocarpus. Le nom de Damasonium ne doit-il pas être conservé au genre qui le premier l’a porté? Dans ce cas on devrait substituer au Damasonium de Schreber le noin d 'Ottclia qui a été adopté par Richard dans son Mémoire sur la famille des Hydrocliaridées, à laquelle appartient le Stratiotes Alismoidcs. A^.Ottélie.
l e genre Damasonium, de Jussieu, se compose de deux espèces : l’une qui croit assez communément en France dans les lieux inondés ( Damasonium steltatum, Juss.), l’autre originaire de la Nouvelle-Hollande où elle a été observée par Brown. Ce sont des plantes herbacées, annuelles, dont les tiges sont simples, nues, les fleurs disposées en scrtules au sommet de la lige. Leur calice est à six divisions, (rois intérieures minces, colorées et pélaloïdes, trois externes vertes et calicinales. Les étamines sont au nombre de six : on compte de six à huit pistils au fond de la fleur; ils sont étoilés, soudés ensemble par leur base; chacun d’eux contient deux ovules pédicellés, l’un dressé et parlant du fond de la loge, l'autre placé horizontalement au dessus. Ces pistils deviennent autant de capsules étoilées, contenant deux graines. Ce genre, qui fait partie de la famille des Amsxac&es de Richard, est suffisamment distinct de Y Alisma par scs capsules étoilées, dont le nombre n’excède pas six ou huit, renfermant chacune deux graines.
Le Daxasoxier étoilé, Damasonium stcllatum, Juss.; Alisma Damasonium f L., a les tiges nues, hautes de six à huit pouces; ses feuilles sont radicales, pétiolées, engainantes à leur base, ovales, oblongues, un peu obtuses, échancrées en cœur à leur partie inférieure. Les fleurs forment une petite ombelle simple ou scrlule au sommet de la lige. Elles sont pédicellées. Leurs capsules sont au nombre de six. Le Damasonium lirownii , R., Actinocarpus ininor, Brown ( Prod. 1, p. 343), est plus petit que le précédent, et s’en distingue surtout par ses capsules au nombre de huit, ailées à leur base et s’ouvrant transversalement. U croit aux environs de Port-Jackson où il a été trouvé par Brown.
DAMASTRE. /)<jma*/er. ns. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carahiques, institué par Kollar qui lui assigne pour caractères : palpes maxillaires allongées, avec le dernier article infundibulaire ; labre quadrangulaire, avec le bord antérieur sinué; mandibules exserles, assez allongées. fortes, arquées, armées d’une grande denlbiacuminée à sa base; menton quadrangulaire, avec son bord antérieur profondément sinué; antennes filiformes, composées de onze articles dont le premier un peu plus épais, les trois suivants presque égaux, ol>coniqties cl nus. les autres cylindriques et poilus; tête un peu plus étroite que le corselet qui en est séparé par lin cou fort allongé; yeux assez proéminents et ronds; corselet oblong, subquadrangulaire, rétréci antérieurement, un peu dilaté dans sa partie postérieure, avec
les bords latéraux flexueux; écusson petit et trigone; ély 1res soudées, allongées, presque ovales, convexes et acuminées à l’extrémité, carénées vers le bord externe; pieds longs et grêles; articles des tarses presque égaux, le premier et le dernier un peu plus longs. On ne connaît de ce genre qu'une seule espèce, Damusler blaptonies ; elle e6t d’un violet noirâtre, avec les élylres finement pointillées, striées et granulées. Sa taille est de vingt-deux lignes. Il a été découvert au Japon.
DAMATRIDE. Datnalris. bot. Genre de la famille des Synanthérées , Syngénésie nécessaire, établi par Cassini. Caractères : calalhide radiée, à Mourons nombreux, réguliers et mâles, et à demi fleurons en languettes disposées en une série simple; involucre hémisphérique, formé d'écailles imbriquées, coriaces et ovales, dont les extérieures sont surmontées d'un long appendice suhulé, et les intérieures membraneuses sur leurs bords, terminées aussi par un appendice d'une autre forme, puisqu'il est large et orbiculalre; réceptacle convexe, garni de paléoles larges, trilobées au sommet et scarieuses; ovaires des fleurs de la circonférence hérissés de poils roux, surmontés d'aigrettes plus longues qu’eux, et composés de petites écailles pa- Iciformes et larges. Une seule espèce constitue ce genre, c’est le Damalrin pudica, Cass., plante annuelle, indigène du Cap, à feuilles alternes, semi-amplexicaules, sinuées et loueuleuscs , à fleurs jaunes , solitaires et terminales.
DAME. ois. On donne vulgairement ce nom à plusieurs Oiseaux de genres très-différents; nous citerons, par exemple, la Mésange â longue queue, le Grèbe huppé, les Chouettes Etfraie et Hulotte, etc. On nomme Daxe anglaise, à Saint-Domingue, le Couroucou de cette De.
DAME. pois. Synonyme vulgaire de Sciène Ombre.
DAME (belle), ixs. Nom vulgaire du Papilio Car duif L., espèce du genre Nymphale. K. ce mot.
DAME D’ONZE HEURES, bot. Syn. vulgaire d’Ornithogale ombelle.
DAME DES SERPENTS, rept. Synonyme vulgaire de Crotale Boiquira.
DAMERETTE. ms. Espèce du genre Phalène.
DA METTE, ois. S. vulg. de Bergeronnette à collier.
DAM1COKNE. Damœcornis. iool. C’est-à-dire qui a de la ressemblance avec la corne du Daim.
DAMIER, ois. Synonyme vulgaire de Pétrel tacheté.
DAMIER, moll. Espèce du genre Cône.
DAMIER, ms. Dénomination que Geoffroy appliquait à plusieurs espèces de Papillons de jour, qui appartiennent au genre Argynne.
DAMIROME. Damironfa. bot. Ce genre, créé par II. Cassinidans la famille des Synanthérées, tribu des Scnéc ion ides, a été reconnu ne pas différer du genre Jrgjrrocome de Schrank, que De Caudolte a réuni â son genre livliptcrum.
DAMMAR et DAMMARA. Dammara. bot. Rumph a décrit, sous le nom de Dammara, deux arbres essentiellement différents, qui appartiennent à deux genres et même à deux familles fort distinctes : l'un que Giertoer figure sous le nom de Paunnara grareolens (2, p. 100, tab. 103, fig. 1), parait être un arbre de la
famille des Térébinthacées, voisin du genre Marignia de Cominerson , et que , plus lard , Lamarck a décrit sous le nom de Bursera obtusi folia. L'autre, Domina ra alba, Rumph ( loc . c/l., 2, p. 174, t. 57), est un arbre fort élevé, résineux, couronné à son sommet d'une cime chargée de feuilles; celles-ci sont simples, très -entières, alternes ou opposées. Ses fleurs, dit Rumph, ne sont pas connues; mais ses fruits ressemblent à des cônes de Pins. C’est de celle dernière espèce qu'il sera parlé dans cet article. Elle forme un genre particulier dans la famille des Conifères, genre auquel Richard conserve le nom de Dammara dans son travail sur les Conifères. Lambert a décrit et figuré cet arbre sous le nom de Pinus Dammara. Plus tard, Salishury lui a donné le nom d 'Jgathii loranihi folia. Le Daminara alba est un très-grand arbre résineux, au tronc droit et cylindrique, aux rameaux étalés. Ses feuilles sont alternes ou opposées, lancéolées, oblongues, trèsentières, glabres, d’une consistance coriace, d'un vert glauque, longues d’environ deux pouces et larges de moitié. Elles sont légèrement striées dans le sens de leur longueur. Les fleurs sont dioïques et en cônes ou en chatons; les chatons mâles sont ovoïdes, oblongs, de la grosseur d'un a*uf de Pigeon, portes sur un pédoncule court, épais et placé un peu au-dessus de l'aisselle des feuilles. Ils sont composés d'un très-grand nombre d'écailles obtuses, imbriquées. Chaque écaille est cunéiforme, brusquement courbée en dedans à son extrémité supérieure. Son extrémité inférieure est occupée par huit â quinze anthères disposées sur deux rangs. Elles sont linéaires, étroites et placées sur la face inférieure de l'écaille. Les fleurs femelles sont également disposées en chatons qui ont la même forme que les chatons mâles. Ils sont formés d'écailles obtuses, imbriquées, épaisses, coriaces. Chacune d'elles porte à sa base interne une seule fleur sans bractées. Cette Heur est attachée comme transversalement par son bord supérieur à la face de l’écaille. Elle est renversée, prolongée latéralement sur l'un de ses côtés seulement en une aile mince , membraneuse, qui excède la largeur de l'écaille. Le calice est percé à son sommet d'une petite ouverture. L’ovaire est tout à fait libre dans l’intérieur du calice, renversé comme la Heur, remplissant exactement la cavité du pérJanthc. La graine offre un endosperme charnu dans le centre duquel est un embryon renversé, ayant son corps cotylédonairc partagé en deux lobes peu profonds. Cet arbre croit dans l’Inde. Il sc distingue des genres Pin et Sapin pnr ses fleurs femelles solitaires et non géminées, par la forme et la structure de scs fleurs mâles. Il se rapproche beaucoup plflS du genre Araucaria, dont il diffère par la forme de ses écailles, par l'absence d’une bractée pour chaque fleur femelle, cl par son fruit ailé d'un côté.
DAMNACANTIIE. Damiutcanlhus. bot. Gærtnerfits décrit cl figure sous ce nom {Suppl. Carpol 18, tab. 182), un fruit originaire de l’Inde. C’est une baie pisiforme et rouge, faisant corps avec le calice dont les cinq dents la couronnent, et laissent voir intérieurement un petit anneau blanchâtre, résultant de la chute de la corolle; elle renferme deux loges, et au fond de