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reconnaissant la justesse des principes qui ont déterminé Willdenow et De Candolle à préférer le nom de Gcortjina à celui de Dahlia , ce dernier a prévalu et fut consacré parce qu’il était plus connu et généralement adopté par les jardiniers-fleuristes. Le Dahlia de Thunberg est devenu le genre Trivhoc/ailium de Persoon .
Les caractères généralement assignés au genre Dalilie sont les suivants : involucrc double; l'extérieur formé de cinq à huit folioles unisériées, égales, étalées ou réfléchies, et simulant des bractées; l'intérieur composé de huit folioles sur un seul rang, appliquées, ovalesoblongues, obtuses et un peu membraneuses; réceptacle plan, garni de paillettes égales aux fleurs, obtuses et membraneuses ; fleurons du disque tubuleux, nombreux et hermaphrodites; ceux delà circonférence Iigulés, très-grands, sur un seul rang et neutres; ceux que le professeur I>e Candolle a décrits comme femelles, sont îles neutres, mai» munis d'un ovaire ou d'un style rudimentaire; akènes munis d'un bourrelet à l'extrémité, mais dépourvus d'aigrettes. Cassini y a observé deux petits rudiments de agnainellules quelquefois assez développées. Cette deuxième circonstance, qui, de l'aveu de l'auteur, n'est pas constante, est un des motifs pour lesquels il a proposé de réunir le genre Dahlia ou Geor g iua aux Coreopsia. Mais quand on s'est montré aussi facile que ce savant, en fait de division des genres, pourquoi réunir ainsi des plantes qui, non-seulement, ne présentent pas un port semblable, mais encore qui diffèrent par quelques caractères? El d'abord, l’involucre est réellement différent dans les deux genres ; l’extérieur n’est pas étalé dans les Coreopais, comme il l'est dans le Dahlia. En second lieu, les fleurs de la circonférence de ce dernier genre, sont des femelles imparfaites et non entièrement neutres. Enfin le caractère des akènes inaigreltés ne sc trouve que dans des espèces qui ont été séparées des Coréopsidcs par quelques auteurs; tel est le Coreopais tinctoria de Plu llall, dont Tausch (Hort. Canal.) a fait le type du genre Diplosastera.
Dahlie cbaxgeaxte- Dahlia rariabilia , De Cand.; Georgina rariabilia, Kunlh, Willd. ; Georgina auperflua , De Cand., isi Ann. Mua. 15, p. 310. Ses tiges «ont cylindriques, glabres, souvent rougeâtres, hautes de cinq à six pieds ou même plus, rameuses, garnies de feuilles opposées, pétiolées, dentées en leurs bords, d'un vert foncé en dessus et à peu près glabres, plus pâles en dessous; les inférieures ailées; les moyennes seulement pinnatifides, ou à trois folioles; les supérieures entières. Les fleurs, disposées au sommet des tiges ou des rameaux, sur de longs pédoncules, sont radiées, larges de trois à quatre pouces, composées à la circonférence de huit à douze demi-fleurons femelles, dont la couleur varie, ainsi que nous l’avons déjà dit, et, dans le centre, d'un nombre plus considérable de fleurons hermaphrodites, jaunes dans les fleurs simples . mais colorés comme les demi-fleurons de la circonférence, dont ils prennent la forme dans les fleurs doubles. Les uns et les autres sont réunis sur un réceptacle commun, garni de paillettes, et environnés par un calice également commun, monopbvlle, presque mem-
3 DICT. DES SCI EXCES XAT.
braneux, découpé à son bord en huit divisions ovales, et muni à sa base d'un second calice composé de cinq à sept folioles ovales, réfléchies sur le pédoncule. Les graines qui succèdent à chaque fleurette, sont dépourvues d’aigrette. L’élégance de la fleur du Dahlia , la croissance rapide de sa fane touffue, ainsi que sa facile culture, ont fait de cette plante, presque au moment de son introduction, l'objet d'un engouement général. On la vit, enlevée brusquement par la pleine terre à la serre chaude, entourer et embellir l'humble chaumière, en même temps qu'elle se fit admirer dans le riche et somptueux parterre. On lui donne une terre douce, substantielle, profonde et sablonneuse; on lui choisit une exposition chaude; enfin on fait plus fréquemment succéder les arrosements lorsque la leni|>érature passe à la sécheresse. Pour la préserver du froid, pendant l'hiver, on retire ses racines de terre, pour les mettre à l’abri de la gelée, dans du sable bien sec. Ses graines ne mûrissent pas toujours bien; il faut que la chaleur sc soit prolongée assez avant dans l'automne, pour leur faire acquérir une parfaite maturité, ce qu'on obtient encore par tes plantes mises eu pots, et rentrées dans la serre tempérée; ces graines servent à propager 1j plante, et c'est par ce moyen qu'on a obtenu les belles et nombreuses variétés à fleurs simples, semi-doubles ou douilles que nous possédons maintenant, et qui nous offrent tant de couleurs et de nuances différentes dans le blanc, le jaune, l’orangé, le rose, le pourpre, et jusque dans le rouge et le violet les plus foncés. (M. Walhner, de Genève, savant aussi profond que modeste et botaniste zélé, s’occupe particulièrement de la culture des Dablies; il a publié en 1838 le catalogue de sa collection des variétés de cette plante où le nombre est porté à 466. Depuis lors ce nombre est plus que doublé.) En semant sur couche les Dablies à In fin d’avril, ou au commencement de mai, et en les replantant en pleine terre quand ils sont assez forts , on en obtient des fleurs à l'automne, ce qui permet de les cultiver seulement comme plantes annuelles. Lorsqu'on ne cherche point à obtenir des variétés nouvelles, et quand on veut se contenter d'une multiplication pure et simple, il est plus avantageux de l'opérer par l'éclat des racines qui sont composées d'un faisceau de gros tubercules ovales ou ohlongs. On sépare ces tubercules en avant soin de laisser à chacun d'eux lin talon ou morceau de la souche; sans cette attention, le tubercule, privé des boutons qui sont toujours sur la souche, périrait infailliblement : la plantation des tubercules se fait toujours au printemps, vers le mois de mai; on pourrait la retarder, mais ce ne serait pas sans préjudice pour la beauté des fleurs. Il est encore facile de propager les Dablies par le moyen des boutures. A cet effet, on détache les rameaux de cinq à six pouces de longueur, et on les étouffe sous verre, dans une terre extrêmement divisée que l'on emploie ordinairement pour des plantes plus délicates. Jugeant des racines du Dahlia sur la simple apparence, on était autorisé à penser que ses tubercules auraient pu, comme ceux du Solanum tube roaum, fournir à l’homme une nourriture saine et abondante ; c'eût été une acquisition d'autant plus précieuse que ccs plantes auraient orné nos champs de la
plus élégante parure; mais la nature n'a pas voulu pousser jusqu'à ce point la générosité : les tubercules de Dahlia, cultivés et pour ainsi dire torturés de taules les manières, ont toujours conservé une saveur résineuse, qui excite également la répugnance de presque tous les animaux.
Dablie de Cervaxtes. Dahlia Ccrtanlcsii , l.agasc. De Cand., Prodr. 5, 491; Dahlia aculiflora, Fl. Mexic. le. Celte espèce, intermédiaire de la précédente à la suivante, d’après ses caractères particuliers, ne s'élève pas à plus de quatre pieds; sa lige est ferme et ses feuilles peu profondément découpées ; les squammules de l'involucre extérieur sont ohlongnes, étroites et réfléchies, celles de l'intérieur sont à peu près semblables, mais plus rétrécies encore; les ligules ou fleurons sont véritablement neutres ou dépourvus de style, d'un pourpre tirant sur le violet ; l'akène est presque spalliulé.
Dablie poxce a l* . Du hlia cocci nea, Cavan. De Cand., Prodr. 5, 494; Gcorgina cocci nea , Willd.; Georgina frustranca, De Cand., Ann. Mus. 15, 310. Ses tiges sont grises , rameuses et couvertes d'une pubescence cendrée; scs feuilles sont composées de pinmiles dont les deux inférieures sont divisées en trois; elles sont d'un vert blanchâtre en dessous, et d'un vert luisant en dessus; les fleurs sont supportées par de longs pédoncules qui terminent les liges principales et quelques-uns des rameaux supérieurs. Plus petites que celles des deux autres espèces, elles sont d’un rouge orangé, composées de huit ou neuf demi-fleurons qui bordent la circonférence et se renversent en arrière ; le centre est occupé par les fleurons qui forment un bouton hémisphérique. Celle espèce est la plus grêle, la moins élevée et la plus délicate de toutes celles que l'on a cultivées jusqu'ici.
DAIILINE. bot. Nom donné à une matière particulière, qui existe dans les tubercules de Dablie, et que l'on obtient eu traitant ces tubercules par un procédé qui lient tout à la fois de l'action mécanique et de l'action chimique. La Dahline est d'un blanc éclatant, pulvérulente, peu soluble dans l’eau froide, très- soluble dans l'eau chaude et alors précipitable par l'alcool. La découverte en est due à Payen.
DAUOON. bot. Synonyme d'Jlex Cassine . y. Horx.
DAHt J ROM A. bot. Syn. de Moquilea Guianeusis , Aublet. F. Moqiilêe.
DAIL. müll - Synonyme vulgaire de Pholadc.
DAILOGNATHE. Dailognatha. ixs. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Tentyrides, établi par Steven qui lui donne pour caractères : antennes courtes et épaisses : dont le troisième article est le plus long; les six suivants obeoniques, presque égaux; le dixième un peu plus court et le dernier très-petit; palpes maxillaires épaisses: le premier article court et arqué, le deuxième allongé, conique, le dernier court, épais, subsécurifonnc ; labre petit, arrondi antérieurement; mandibules épaisses : terminées par deux dents aigues, et ayant en dessus une dent relevée, formée par le bord latéral; télé subtrilobée; yeux transverses, recouverts postérieurement par une saillie du bord latéral de la tête; prothorax subrectangulaire, un peu rétréci et tronqué carrément à sa base, s'appliquant exactement contre les élytres,
à peu près aussi large à la base que dans le milieu, et dont la carène se prolonge jusqu'à l'écusson qui n'est pas apparent ; corps légèrement déprimé en dessus, peu convexe ; jambes antérieures faiblement comprimées et triangulaires , avec les quatre premiers articles des tarses courts, le premier un peu plus long que chacun des trois suivants, sensiblement triangulaire; dernier épais, un peu plus long que les deux premiers réunis; les quatre autres tarses plus allongés; premier article des postérieurs plus long que le dernier. Sollier a décrit huit espèces de ce genre nouveau qui se rapproche beaucoup du genre Tentyrie ; elles appartiennent aux contrées orientales et méridionales de l'Europe, particulièrement à la Grèce.
DAIM et DAINE, ma*. Espèce, mâle et femelle, du genre Cerf.
DAINE, rois. Svnon. de Sciœna Cappa. y. SctfcRR.
DAIS. Dais. bot. Genre de la famille des Tliyinélées. Le calice présente un tube allongé et étroit , un limbe divisé en quatre ou cinq parties étalées; la gorge est dépourvue d'appendices, et un peu au -dessous d'elle s'insèrent, sur deux rangs circulaires, huit ou dix étamines dont les filets , libres à leur sommet dans un court espace, ne tardent pas à se souder entièrement avec le calice ; le style filiforme, qui égale la longueur du tube, et se termine par un stigmate globuleux, s’insère sur le côté du sommet de l’ovaire hérissé de poils assez nombreux; le fruit mûrit entouré par la partie inférieure du calice, dont la supérieure se détache; il contient, dans une enveloppe osseuse, un grain unique pourvu de périsperme; les feuilles sont opposées, et les fleurs réunies en têtes terminales, auxquelles quatre à cinq bractées disposées en cercle, forment une sorte d'involucre. Ce genre contient deux espèces : l’un Dais cotini folia, est un arbuste dti Cap, à dix étamines; l'autre, Dais oc tatulra, D., à huit étamines; il est originaire de l'Inde. Plusieurs autres espèces que Lamarck y avait réunies, en ont été écartées depuis, et avec raison parce que la gorge de leur calice est garnie de squamruutes. Quant au Dais disperma, arbrisseau de l'ile de Tongahatu, le caractère qu'indique son nom spécifique formerait une anomalie, non-seulement dans ce genre, mais dans la famille, y. Lamk., llluslr., tab.368, fig. I, et Gartner, tab. 39.
DAKINA. bot. y. Dacixa.
DAKY. moll. Nom vulgaire du Turbo africain, L.
DALAT. moll. Syn. de 7’ roc h us cagus. y. Sabot.
DALATIAS. pois. Kaffinesque a établi, sous ce nom, un genre de Chondroptérygiens à branchies fixes, pour deux espèces que l'on trouve dans les eaux de la Sicile, Dalatias sparophagus et Dalalias noctumus , que Cuvier réunit à son sous genre Leiclie, Scymnus , dans le groupe des Squales. ce mol.
DALBERGAR1E. bot. Dans sa Flore des Antilles, De Tussac (1, p. 141, t. 30) a décrit et figuré, sous le nom de Dalhergaria phccnicea, le Bes/cria sanguinea, de Persoon, espèce qui ne peut être séparée du genre Ueslerie. y. ce mot.
DALBERGIE. Dalbergia. sot. Genre de la famille des Légumineuses. Diadelphie Décandrie, établi par Linné fils, et ainsi caractérisé : calice campanule, à cinq dents
DAT
obtuses; 'corolle papilionacée ; étendard très-grand, cordiforme, à onglet linéaire ; ailes oblongues, dressées et obtuses; carène divisée à sa base en deux parties , ou plutôt dont les deux parties sont soudées au sommet, plus courtes que les ailes et obtuses; étamines en nombre variable (ce qui a fait placer le genre, tantôt dans la Diadelpliie Octandrie. tantôt dans la Diadelphie Décandrie), soudées en deux faisceaux qui chacun se terminent par cinq filets, dont quatre anlhérifères et un cinquième stérile, ou bien formant par leur réunion deux faisceaux terminés cbacqn par quatre anthères et une étamine fertile, séparée entièrement ; ovaire pédicellé, comprimé, ohlong, surmonté d'un style recourbé, caduc, et d’un stigmate capilé; légume pédicellé, membraneux ou cartilagineux, comprimé, très-mince, ohlong ou en forme de langue, indéhiscent, à une ou deux graines aplaties et éloignées l'une de l'autre. Les rapports intimes de ce genre avec celui des Ptérocarpes, le lient également avec d’autres genres voisins que quelques auteurs ont supprimés, et dont ils ont disséminé les espèces parmi celles de ces deux genres. Ainsi le Galedupa Indien, Lamk..ou Potigatnia glabra , Venlen., est devenu pour Willdenow le Dalbergia arborea ; de même aussi, le genre Amerimnon, de Brown et Jacquin, qui a beaucoup d'affinités avec le Dalbergia, a été fondu parmi les Ptérocarpes par Poiret. Il faut avouer qu'en examinant les caractères de ces genres, il est difficile de ne passe prononcer pour leur réunion; mais leur organisation est-elle parfaitement connue? Ne doit- on pas plutôt attendre qu'on sache tous les détails de leur structure avant de tes annuler entièrement? Loin de grouper ainsi plusieurs genres ensemble. Richard a distrait du Dalbergia une espèce remarquable, Dalbagia Monetaria, et l’a réunie au genre Eeastaphyllum. D'un autre côté, Persoon réunit le genre Diphaca de Loureiro avec celui dont il est question ; mais la singularité que l’on dit avoir observée dans sa fleur, mérite certainement qu'on le rétablisse. F. Dipiiaca.
Les Dall>ergies, au nombre de huit A neuf espèces, sont des arbres ou des arbrisseaux indigènes des climats chauds de l’Amérique et des Indes - Orientales ; leurs feuilles sont en général imparipinnées, et leurs fleurs axillaires, disposées en grappes ou en épis. Parmi les espèces les plus remarquables, sont les Dalbergia latifolia y paniculata et rubiginosa , décrites et figurées par Koxburgh (Fl. Coromandel, t. 113, 114 et 11?»); le Dalbergia Domingensis , grand et très-bel arbre découvert par Turpin.à Saint-Domingue; Sleudel, dans son IS'omenclator bolanicus, donne pour synonyme de celte plante le Robinia riolacea , L.; enfin le Dalbergia lanceolaria de Linné fils, arbre de Ceylan et du Malabar, à rameaux pendants, et dont les fruits sont membraneux et ont la forme d’une petite lance. Celte forme, à en juger par la figure qu’en donne Khéede, sous le nomdeNoel-Walli ( Horl . Malab. G, t. 22), n'a pourtant rien qui puisse particulariser la piaule en question ; c’est celle de la plupart des fruits de Légumineuses.
DALÉA. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie. Dans les premières éditions du
Généra Plantarum de I.inné et dans son Ilorlus Clifforlianus, ce genre a été très-bien distingué du Psoralea, auquel son propre auteur l'a néanmoins réuni par la suite. En 1780, A.-L. de Jussieu, attachant pour ce cas-ci plus d'importance que Linné lui -même au nombre des étamines, qui diffère dans ces deux genres, ainsi qu'à d’autres caractères tirés des organes de la végétation et de l’inflorescence, rétablit le Daléa, et indiqua, comme congénères de la plante de Linné, les autres espèces pinnalifoliées de Psoralea. Ce rétablissement fut ensuite admis par Ventcnat qui, dans le Journal d’Histoire naturelle, y ajouta des observations importantes, relatives à l’insertion des pétales. Richard père, ayant à décrire le Daim parmi les plantes que A. Michaux avait rapportées de l'Amérique boréale, en traça les caractères génériques de la manière suivante : calice glanduleux, à cinq lobes peu profonds, presque égaux et subulés; corolle dont la structure diffère de celle des autres Papilionacées; étendard plus long que le calice et appliqué, par son onglet, contre la paroi postérieure de celui-ci; quatre autres pétales à peu près égaux et semblables entre eux, à onglets courts et à limbe ohlong, appuyés sur les côtés des étamines, réunis par paires et représentant la carène et les ailes; étamines monadelphes (quoique le genre soit placé dans la Diadelphie), c’est-à-dire soudées, dans la plus grande partie de leur longueur, en une gaine fendue supérieurement; ovaire légèrement pédicellé, ovoïde, surmonté d’un style de la longueur des étamines et d’un stigmate oblique et glanduleux; légume recouvert par le calice ovoïde, membraneux, un peu comprimé, terminé par le style persistant, barbu supérieurement, et ne renfermant qu’une seule graine rénifurme. Le genre Daléa, ainsi caractérisé, présente plus de vingt espèces, la plupart indigènes du nord de l’Amérique et du Mexique. Pursh ( Flora Amer, septentr. ), qui a distingué les trois genres Psoralea , Dalea et Pclaloslcmum, en a décrit plusieurs espèces sur la légitimité de chacune desquelles il est permis d’avoir quelques doutes, quand on remarque si facilement le double emploi que fait cet auteur du Dalea ulopecuroides , Willd.; en effet, il a reproduit celte espèce sous le nom de Petalostcmum ulopecuroideum, tout en citant le synonyme. Jacquin, Cavanillcs et Orléga ont aussi décrit, sous le nom de Psoralea, plusieurs plantes du genre Daléa.
Daléa uk Lixxé, Dalea Linnœi, Rich.; Dalea Cliffortiana, Willd. Il s’élève à la hauteur de deux pieds; ses tiges herbacées, anguleuses, rameuses à leur sommet, sont garnies de feuilles ailées, composées de folioles nombreuses, petites, un peu lancéolées, obtuses ou légèrement écbancrées antérieurement, glabres et munies à la base des pétioles de stipules extrêmement petites. Les fleurs sont dis|M»sées eu épis cylindriques, velus, situés sur de longs |>édoncules à l'extrémité des rameaux. Cette plante croit sur les bords du Mississipi. Elle est très-bien figurée dans la Flore de Michaux, t. 38, et plus anciennement dans YHortus Cliffortianus , t. 22. Cependant Willdenow regarde comme espèce distincte, la piaule représentée dans celle dernière figure; et il nomme Dalea ulopecuroides, le Dalea Linnœi de Richard et Michaux.
Le nom de Daléa a été imposé à deux autres genres par R. Browne et G.rrlner. Le premier, dans son Histoire de la Jamaïque, nomme ainsi une espèce qui appartient au genre Ëupatoire. D’un autre côté, le genre Daléa de Garrtner, formé aux dépens des Lippia, doit être réuni aux Selago, d’après Alton et Willdenow.
DA 1. LC H. bot. C. Dautiin mentionne ce nom comme celui que donnent les Arabes à une variété à feuilles entières et non épineuses du Quercus Ilcx. Celle prétendue variété pourrait fort bien, du reste, former une espèce distincte.
DALKCHAMP1E. Dalechampia. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, consacré par Plumier à la mémoire de Jacques Daléchatnp, médecin et botaniste français, au seizième siècle, l'n involucrc composé de deux folioles dont chacune est accompagnée extérieurement à sa base de deux appendices, renferme des fleurs mâles et des fleurs femelles; les premières sont enveloppées par un second iuvolucre qui leur est propre, formé de deux à cinq folioles , et élevé sur un support assez court; ces fleurs mâles, qui ont chacune un calice à quatre ou cinq divisions profondes, et des étamines nombreuses, légèrement inonadelphes à leur base, sont portées elles mêmes sur un pédicelle assez long, et forment ainsi une sorte d'ombelle composée de dix fleurs en général ; quelques écailles sont entremêlées, et plus souvent on en trouve un paquet rejeté sur le côté de l'ombelle; ces écailles sont ordinairement divisées en lanières nombreuses, cl laissent suinter une matière résineuse. Quant aux fleurs femelles, elles sont au nombre de trois, renfermées dans un involucrc particulier de deux folioles, très- peu élevé et situé h la base du support des fleurs mâles; leur calice est partagé jusqu'à la base en cinq, six. dix ou douze divisions, dont le bord est entier, découpé plus ou moins profondément; le style, simple et allongé, se termine par un seul stigmate élargi en disque ou creusé en entonnoir; l'ovaire est à trois loges, dont chacune renferme un ovule unique; le fruit est une capsule à trois coques globuleuses, qu'entoure le calice persistant, et que porte le pédicelle allongé.
Les Dalécbampies sont des arbrisseaux à tige grimpante; leurs fleurs sont posées à l'extrémité de pédoncules axillaires, qu'accompagnent ordinairement deux bractées en forme de stipules; les feuilles sont alternes, soutenues par de longs pétioles munis à leur base d'une double stipule, tantôt entières, tantôt découpées en trois ou cinq lobes, tantôt enfin composées de trois ou cinq folioles. Dans tous les cas elles sont parcourues par trois ou cinq nervures dans le sens de leur longueur; on observe à leur base deux petits appendices; en les comparant aux folioles de l'involucrc, on retrouve dans celles-ci ces découpures, ces nervure, et ces appendices, et l'on peut se convaincre qu'elles ne sont que de véritables feuilles, un peu différentes de celles de la tige. Presque toute* les parties de ces plantes sont ordinairement hérissées de poils blanchâtres. Linné, d'après Plumier, en avait fait connaître une seule espèce. Les auteurs qui l'ont suivi, mais surtout Lamarck dans l'Encyclopédie, et Kunlh dans le Aora Généra, en ont porté le nombre à plus de vingt. Ces espèces sont origi-
naires de l’Amérique inlerlropicale, à deux exceptions près.
DALinARDK. Dalibarda. bot. Genre de la famille des Rosacées, caractérisé par un calice à peine tubuleux à sa base qui est concave, ayant son limbe à cinq divisions simples; les étamines sont nombreuses et caduques, insérées à la base des divisions calicinales; les pistils, au nombre de cinq à dix, sont immédiatement Axés au fond du calice, sans aucun réceptacle particulier; le style est presque terminal; l'ovule est suspendu; les fruits sont akènes, à peine charnus en dehors, sessiles au fond du calice qui les recouvre en totalité à la maturité. Linné avait d'abord établi ce genre, qu'il a ensuite réuni aux llubus, dont il diffère par scs fruits presque secs et non portés sur un gynophorc charnu. Il se compose de quatre à cinq espèces herbacées, ayant le port des Potenlilles. L'une, le Dalibarda l'ioloides, Michx., Fl. fJor . Am. 2. p. 250, t. 27, est le llubus Dalibarda , L. Elle croit au Canada; sa tige est rampaule, stolonifère, velue; ses feuilles sont simples et cordi formes; ses pédoncules uniflores. l'nc autre, également figurée par Michaux (/oc. cft t. 28), est le Dalibarda fragarioides. Elle croit aussi dans l’Amérique septentrionale, et diffère de la précédente par ses feuilles lernées, ses pédoncules muttiflorcs, et par quelques caractères assez importants dans sa fructification pour que Richard en en ait fait un genre distinct, sous le nom de Comaropsis.
DALIKON. bot. F. IHlckox.
DALOIDE. six. Variété de Houille, très-irrégulière dans sa structure et qui ressemble à du Charbon qui aurait déjà éprouvé un degré de combustion.
DALüPHIDE. Dalu/dtis. rots. Genre établi par Raffinesque, dans la famille des Ophiclhytes de Duméril, et dont les caractères consistent dans l’ouverture des branchies, située de chaque côté au bas du cou. sans opercules ni membranes; dans un corps allongé, cylindrique. alépidole; dans l'absence de dents et de pectorales ou de jugulaires, et dans la queue obtuse, dépourvue de nageoire. Les Dalophides ont une dorsale et une anale. Raffinesque en mentionne deux es|»èces : 1° Dalophis Scrpa, Serpent de mer, dont la couleur générale est le jaune parsemé de points noirs à peine visibles, et dont la taille est d'un pied à dix-huit pouces; 2° le Dalophide à deux taches, Dalophis bimaculata , un peu moins grand que le précédent, et qui a deux taches brunes de chaque côté du cou.
DALRYMPLÉE. Dalry'mplea. bot. Genre de la famille des Célastrinées, Penlandrie Monogynie, établi par Roxbourg. Caractères : fleurs polygames dioïques; calice persistant, profondément divisé en cinq lobes colorés sur leurs bords; corolle à pétales insérés sur le disque cl alternes a\cc les divisions du calice; disque à dix crénelures, sur lequel sont insérées cinq étamines alternes avec les pétales. Ovaire trigone, surmonté de trois styles soudés en un seul; baie trigone, triloculairc, à loges renferma ni deux à trois graines osseuses, tronquées du côté du bile; embryon plan, droit, situé dans un albumen charnu et muni de cotylédons épais. Deux espèces constituent ce genre, l’une native de Saint-Domingue, Daltymplea paniculala; l’autre de l'Inde,
Dalrymplea ponifera, Roxb. Corom. 3, t. 279. Ce «ont de petits arbre» à feuilles glabres, opposées, composées de folioles pétioléeâ, ovales, acuminées, dentées en scie, à fleurs blanches, paniculées.
DALTOME. Daltonia. bot. Genre de Mousses de la famille des Bryacées, institué par llookerqui lui assigne pour caractères : coiffe en forme de mitre, pointue, avec sa base ciliée ou frangée; sporange latéral subapopbysé; opercule à bec conique; péristome double : l’extérieur muni de seize dents assez larges et un peu courbées; un même nombre de cils très-flexibles et alternes avec les dents du péristome extérieur, garnissent l'intérieur. Les espèces de ce genre sont petites, rameuses, vivaces, à rameaux cylindriques, qui s'inclinent par la sécheresse. On les trouve principalement sur l’écorce des arbres, y. du reste NECkEMA.
DALl’C. BOT. y. MttlQCE.
DALl'K. bot. Plante de Ceylan qui, selon Hermann, est un Euphorbe, et, selon Linné, un Cierge ou Cactier.
DALL’KON. bot. Synonyme de Mélique.
DAMA. max. Pline (liv. vin et ix) donnait ce nom à un animal qu'il plaçait parmi les Chèvres, en le distinguant par des cornes recourbées en avant, comine celles des Chamois le sont en arrière. Or, les Chèvres, suivant toute apparence, comprenaient chez les anciens naturalistes, non-seulcincnt les animaux que nous désignons ainsi, mais encore une partie de ceux qui constituent le genre A ntilo|>e, et l’on ne connaît que le A tanguer et le Nagor dont les cornes présentent le caractère particulier de celles du Dama. C'est donc à l’une de ces deux espèces qu'il faut attribuer synonyiniqucment le Dama de Pline.
DAMALIDE. Dit mal is. irs. Genre de Diptères fondé par Fahricius et appartenant à la famille des Atliértcères. Ce genre diffère de celui des Conops par les antennes plus courtes que la tête, insérées sous les yeux, eL dont le troisième article ou le terminal est arrondi, avec une soie au bout; il s'en éloigne encore par la présence des yeux lisses et des palpes. Fahricius a décrit quatre espèces de Dainalides, originaires des Indes- Orientales ou de l'Amérique méridionale.
DAMAN. Hyrax. xax. Genre de Pachydermes intermédiaire aux Rhinocéros et aux Tapirs. « Il n’est point, dit Cuvier, de Quadrupède qui prouve mieux que le Daman la nécessité de l'anatomie pour déterminer les véritables rapports des animaux. •» — Les colons hollandais du Cap l’ont nommé Blaireau de rochers. Kolhe a préféré le nom de Marmotte, adopté depuis par Vosmaer et par Ruffon, qui consacra ensuite celui de Daman. Blumeuhacb l'a laissé parmi les Rongeurs, où l’avait mis Pal las, dans lt* genre Cavia, tout en observant qu’il en diffère par la structure intérieure. Enfin Hermann ( Tab. A/finit. Animal.) en fil le type du genre Hyrax. Cuvier (Leçons d'Anatom.comp. T. u, p. 60, et 2* tabl., art. 1") en fil le premier on vrai Pachyderme. L’erreur de Pallas vint de ce qu’il ne put examiner la tête et les pieds du Daman, parties les plus caractéristiques du squelette, et qui restèrent dans la peau empaillée. A la Vérité, celte tète était déjà décrite, tome 15 des Quadrupèdes de Buffon , mais comme celle d’un animal inconnu; cl l'on soupçonnait si peu que celte tète ap-
partlnt au Daman, qu'elle reparut gravée, tome 7 du Supplément, pl. 37, longtemps après les descriptions de l’animal entier, et qu'elle fut attribuée au Loris paresseux du Bengale, malgré la discordance de forme, de grandeur et de composition avec la tète de cet animal. Et comme à cette époque, le squelette du Rhinocéros était inconnu, la ressemblance du nombre des côtes entre lui et le Daman ne put mettre Pallas sur la voie du rapprochement zonlogique. Voici ce rapprochement : le Daman a vingt et une paires de côtes, un seul Quadrupède en a davantage : c'est l’I'nau, qui en a vingt-trois; ceux qui en ont le plus après, sont précisément des Pachydermes. L'Éléphant et le Tapir en ont chacun vingt, le Rhinocéros dix neuf, les Solipèdes dixhuit. La plupart des Rongeurs n'en ont que douze ou treize; le Castor seul, parmi eux, en a quinze. Les os de la cuisse offrent un commencement de troisième trochanter. Le nombre des doigts est de quatre devant et trois derrière, comme au Tapir. Le Cabiai, entre autres Rongeurs, a les pieds faits de même. Mais le Daman a les doigts réunis par la peau jusqu’à l'ongle , comme l’Éléphant et le Rhinocéros; scs ongles représentent très-bien ceux du Rhinocéros, quant à la figure et à l'insertion; le seul doigt interne des pieds de derrière est armé d'un ongle crochu et oblique; la phalange qui porte cet ongle est peut-être unique dans la classe des Quadrupèdes, car elle est fourchue, et scs deux pointes sont l'uoe au-dessus de l'autre; dans les Fourmiliers et les Pangolins, il y a aussi des phalanges fourchues, mais les pointes sont collatérales . et la phalange en représenterait deux soudées ensemble, si cette phalange à double pointe ne terminait des doigts bien isolés et simples. C’est surtout parla tête que le Daman se place parmi les Pachydermes et tout près des Rhinocéros. Ses os maxillaires ont peu d’étendue proportionnelle, et le trou sous-orbitaire est très-petit. Il y a deux incisives supérieures, comme dans les Rongeurs et les Rhinocéros unicornes; mais il y en a quatre inférieures, ce qui n’existe que dans lui et ces mêmes Rhinocéros. Les supérieures ne sont d'ailleurs pas faites comine celles des Rongeurs; elles sont triangulaires, terminées en pointe, et rappellent les canines de l'Hippopotame. Les incisives d’en bas sont couchées en avant, comme celles du Cochon, plates et dentelées dans la jeunesse; mais les dentelures s’usent avec l'âge. Les molaires ne diffèrent que par leur petitesse de celles des Rhinocéros ; leur nombre est pareil dans tous deux. Enfin lin caractère de grande valeur, c’est le condyle delà mâchoire, comprimé transversalement comme dans tous les Herbivores non Rongeurs, tandis que dans tous les Rongeurs, sans exception, il est comprimé longitudinalement et susceptible seulement de bascule et de glissement en arrière et en avant. Le nombre des dculs est de deux incisives en haut, quatre en bas et sept molaires partout. Il y a une barre entre les incisivesel la première molaire. Toutes les molaires se ressemblent, mais vont en augmentant de volume jusqu'à la pénultième. La dernière, comme dans le Rhinocéros, est plus étroite en arrière, et manque de dentelures à la colline postérieure.
Cuvier ne voit point de différence entre le Daman de Syrie et celui du Cap. Ruffon (Suppl. 7) dit que le pre-