‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 95 sur 116 · DICT. DES SCI EXCES RAT · texte numérisé non relu

DICT. DES SCI EXCES RAT

en a décrit trois, Willdenow vingt et un. Dans le premier volume de son Systema, De Candolle en mentionne quatre-vingt seize, dont cinquante cl une croissent dans l'archipel Austral, vingt et une dans l'Inde et les contrées voisines, trois dans le midi de l'Afrique; vingtetunedans l'Amérique méridionale. Aucune Dilléniacée n'a été observée dans l'hémisphère boréal; car, ainsi que l’a reconnu De Candolle, la plante décrite par Pursli sous le nom de Tigarea tridcnlata , et qui est originaire de l'Amérique septentrionale, n'appartient pas à celle famille. Elle forme un genre nouveau ( Purshia , DC.) dans la famille des Rosacées.

La plupart des genres qui constituent aujourd'hui la nouvelle famille des Dilléniacées étaient autrefois placés en partie dans les Magnoliacées et en partie dans les Rosacées. Celte famille a beaucoup de rapports avec les Renonculacées, les Magnoliacées, les Anouacées, les Cistes et même les Rosacées : 1° elle se distingue des Renonculacées par son port qui est fort différent, par son calice persistant et par ses anthères introrses; 2° dans les Magnoliacées et les Anonacées le nombre des parties de la fructification est ternaire, tandis qu'il est quinaire dans la famille des Dilléniacées; 3° dans les Cistes l'ovaire est constamment simple et unique, et les graines sont attachées aux bords rentrants des valves; 4° enfin l’insertion est bypogynique dans les Dilléniacées et périgvniqtie dans les Rosacées. Cette famille lient donc le milieu entre les Renonculacées et les Magnoliacées.

De Candolle divise les Dilléniacées en deux tribus.

1" tlibll : DEl.IMAC.tE8.

Filaments des étamines manifestement dilatés à leur sommet et portant sur leurs parties latérales les deux loges de l'anthère écartées l’une de l'autre. — A celle première tribu appartiennent les genres suivants :

'J'etracen i, L., DC.; Davilla, Vandelli, DC.; Doliocar/nts, Roland, DC.; Delitna , Juss., DC.; Curatelle , L., DC.; Trachytella, DC.; Hccchia} DC.

Il* tribu : Dillexées.

Filaments des étamines non dilatés à leur sommet ; loges de l’anthère très-allongées. Celle tribu comprend les genres : Pachynema , Brown, DC.; Hemistemma, Juss.. DC.; Pleuratulra, Labill., DC.; Camlollea, Labill., DC.; AUrastœa , DC.; Hibbertia , Andrews, DC.; Jfi'ormia, Rollb., DC.; Colberlia, Salisb., DC.; DiUe nia , L., DC.

DILLÉN1E. Dillenia. bot. Genre de la famille des Dilléniacées. Caractères : calice à cinq divisions trèsprofondes. qui persistent et s'accroissent après la floraison. Pétales au nombre de cinq, persistant également; étamines fort nombreuses, disposées sur plusieurs rangées, libres et égales entre elles; ovaires au nombre de dix à vingt, soudés, et formant un péricarpe multiloculaire, à loges polyspermes, couronné par les styles et les stigmates qui sont persistants et rayonnés. Les espèces connues sont des arbres à feuilles pétiolées, ovales ou allongées, dépourvues de stipules; les fleurs, jaunes ou blanches et quelquefois extrêmement grandes, sont portées sur des pédoncules solitaires, uni ou multiflores. Les Dillénies sont toutes originaires de l'Inde; les deux suivantes sont surtout remarquables l-par la beauté de leurs fleurs.

Dillémb a gk odes FLEiR». Dillenin speciosa , Thunb., Smith, Exoi. Bol., t. 2, 5; DC.. Syst. 1, p. 4S0. Arbre très- élevé, croissant au Malabar, h Ceylan, Java, etc. Scs feuilles sont péliolées. coriaces, très-grandes, d’un vert foncé, ovales, aigués, dentées en scie, analogues à celles du Châtaignier, mais plus larges, marquées de nervures latérales. Les fleurs sont blanches, ayant environ cinq à six pouces de diamètre, portées sur des pédoncules solitaires, axillaires, d'un pouce de longueur. Le calice est à cinq divisions obtuses, concaves, devenant très-épaisses après la fécondation. Les pétales sont obovales, obtus, plans. Les étamines sont excessivement nombreuses , très-serrées, ayant les anthères jaunes. Les pistils, au nombre d'environ vingt, sont tous soudés, cl leurs stigmates sont étalés et rayonnants.

Dilléxie a fi. ei rs DORÉES. Dillenia aurca, Smith, Exot.Bot., t.92, 93, DC. (/oc. cit.) Les feuilles de cette belle espèce ressemblent aussi beaucoup à celles du Châtaignier, elles ne se développent qu'après la floraison. Les fleurs sont d'un jaune doré, portées sur des pédoncules dicholomes. Ces fleurs ont au moins trois pouces de diamètre. Les fruits se composent en général de douze pistils s-oudés. Ces deux espèces sont cultivées dans les serres où elles fleurissent quelquefois.

DILLWENU. bot. F. Rotbia.

DILLWINELLE. DiUwineUa. iool ? bot. cryft.? ( Arlhioiliècs .) Genre de la tribu des Oscillariées, qui jusqu'ici ne contient qu'une seule espèce, DiUwineUa serpentina, B.; Conferva mirabili*, ViWvt .V . Arthro-

DIÊES.

DILLWYNIE. Dillwynia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Décandrie Monogynic de Linné, établi par Smith qui le caractérise ainsi : calice simple, à deux lèvres et à cinq découpures; corolle papilionacée, dont l'étendard est très-élargi, obeordé. ou fortement échancré; carène formée de deux pétales soudés supérieurement et plus courts que les ailes; dix étamines libres, à anthères arrondies et didymes; ovaire ovale, portant un style recourbé supérieurement et surmonté d’un stigmate capité et puhescenl; légume ovale, ventru, légèrement pédicellé, surmonté d’un style persistant, uniloculaire, et renfermant deux graines réniformes, dont une avorte souvent. Ce genre, dédié à Dillwyn, auteur d’un ouvrage estimé sur les Hydrophytes, a de grands rapports avec les Gompholobium , Daciesia, et autres Légumineuses de la Nouvelle- Hollande. Smith ( loc . cit. et Exotic Botany , t. 25 et 20) en a décrit et figuré plusieurs espèces; et Labillardière (Nod.- Holland., vol. 1, p. 109, t. 139 et 140) en a fait connaître deux espèces; mais selon Brown, la seconde de ces espèces , ou le Dyllwynia obovata, doit en être séparée et constituer, avec le Dillwyii ia tnyrti/'oUa de Smith, le genre Eutaxia. F. ce mot.

Dillwy.uk lancéolée. Dillwynia lanccolata. Arbrisseau de quatre à cinq pieds de hauteur, dont la tige se divise en rameaux cylindriques, nombreux, trèsgrêles . glabres , garnis de feuilles alternes, lancéoléeslinéaires, aigues, à peine péliolées, rapprochées les unes des autres, glabres, un peu creusées en gouttière

à leur face supérieure, traversées en dessous par une cdte longitudinale assez marquée. Les fleurs sont d’un beau jaune mêlé de rouge dans le centre, inodores, assez petites, solitaires sur des pédoncules axillaires, beaucoup plus courts que les feuilles. Les Dillwynia crici folia, ou Pultenæa retorta , Vendl.; Dillwynia ftoribunda cl Dillwynia glaberrima de Smith , sont des arbrisseaux assez élégants, à tiges allongées, couvertes de feuilles simples, et portant des fleurs jaunes, terminales ou axillaires.

Sous le même nom de Dillwynia , un genre très-différent avait été constitué par Roth (Catalect. Bot. 3, p. 71), et d'abord adopté par l’ersoon; cependant celuici a rectifié celte inadvertance à la fin du 2° volume de son Euchiridium, en nommant Hothia le nouveau genre. F. Rotbik.

DILOBEIA. bot. Genre fondé par Du Petit- Thouars { .Xora Généra Madagascaricnsis , p. 7), appartenant à la Télrandric Monogynie, mais dont les caractères sont trop incomplets pour qu'on puisse fixer sa place dans les ordres naturels. Son auteur, néanmoins, le colloque à la suite des Dicotylédones apétales, et le décrit ainsi : calice à quatre folioles; corolle nulle; qnatre étamines; ovaire unique; fruit inconnu. L'espèce unique qui le constitue, à laquelle Rœmer et Schultes ont donné le nom de Dilobcia Thouarti, est un arbre indigène de Madagascar, très-élevé, à feuilles alternes, bilobées à leur sommet , anguleuses et portant uue petite glande sur leur nervure principale, à fleurs petites et paniculées.

DILOBITARSE. Dilobilarsu*. us. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Êlatérides, institué par Latreillequi lui a reconnu pour caractères : antennes en scie, se logeant dans des rainures présternales, avec le second article petit, le faux article ou le douzième très -court ou peu distinct; dessous du corselet n'offrant que deux fossettes transverses, plus ou moins ovales et plus ou moins profondes, situées, une de chaque côlé, près du bord postérieur; le dessus, beaucoup plus long que large et lisse; écusson élevé, arrondi; corps long et étroit, presque cylindrique; les deux hanches postérieures fortement dilatées et presque demi-circulaires, rétrécies seulement à leur extrémité interne; troisième et quatrième articles des tarses, terminés en dessous par un prolongement membraneux, demi - transparent; le premier aussi long que les trois suivants pris ensemble.

Diloritarse tubercclé. DUobilarsus tubcrculatu a, Lalr. Noir, très ponctué et parsemé de poils gris; chaperon pourvu de deux élévations; corselet fortement échancré et déprimé à son extrémité antérieure, portant au milieu du dos, derrière celte dépression arquée, deux tubercules rapprochés et poilus; élylres striées et ponctuées; pattes d'un brun foncé. Taille, six lignes. Du Brésil.

DILOCUIE. Dilochia. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi par Lindley qui lui assigne pour caractères : sépales ou folioles extérieures du périanlhe. libres : les intérieures ou sépales n’offrant que de légères différences; lubelle adhérent au gynoslèine par sa hase qui est

arrondie en fourreau, avec le limbe en capuchon , tri* lobé ou Irilamellé; gynoslôme en massue, ailé, en capuchon, dénié au sommet, surmontant l'ovaire dont il parait être une continuation; anthère ovale, crétéc, à quatre loges renfermant autant de masses polliniques. Lindley n’en décrit qu'une espèce, sous le numéro 38 de sa Monographie des Orchidées : c’est une plante herbacée, à lige entourée de feuilles coriaces, aigues, distiques et faiblement marquées de côtes élevées; elle est terminée par une grappe de très-belles fleurs qu'accompagnent des bractées coriaces, distantes, divariquées et persistantes.

UILOI’HE. ois. Nom donné par Vieillot à l'un de ses genres qui ne renferme qu'une seule espèce, le Mainate porte lambeaux , Gracula caruncutala , Gmel. 11 fait partie de notre genre Philédon. y. ce mot.

DILOPI1E. Dilophus. ns. Genre de Diptères, établi aux dépens des Bibions et réuni par Latrcille à ce dernier genre; il appartient par conséquent à la grande famille des Pîémocères. Caractères : de petites dents en forme d’épines au pourtour du segment <antérieur du tronc; des dents semblables au milieu du côté extérieur et à l'extrémité des deux premières jambes. Meigen (Dcscript. syst. des Dipl. d'Europe, T. i, p. 305) décrit cinq espèces, parmi lesquelles nous citerons * le Dilopue vulgaire, Dilophus culgaris , Meigen, ou la 77pula febrilis de Linné, cl Y H irlea febrilis de Fabricius, qui est le même, le Dilophus febrilis de Latreille.

DILUVION. g col. Traduction du mol Diluvium que les géologues anglais emploient avec avantage pour désigner les terrains de transport dont la formation , quoique plus récente que celle des couches stratifiées les plus nouvelles, ne peut cependant pas être attribuée aux causes qui ont produit ce que les mêmes savants appellent spécialement .Illuvium et que nous comprenons dans l’expression trop étendued’/f lluvion, ù'atlerrissement. Le Diluvion, composé des fragments et des débris plus ou moins volumineux et plus ou moins roulés, de toutes les espèces de roches des divers terrains, d’amas de sable, de gravier et de couches meubles de marne et d’argile terreuse, recouvre tous les strates dont se compose l'écorce terrestre, et il n'est recouvert accidentellement que par des produits volcaniques modernes. Tout porte à croire qu’il est le résultat de l’une des dernières grandes révolutions générales, qui ont submergé et bouleversé la surface du globe terrestre , et la présence des dépôts de cailloux roulés et de sable sur le sommet des collines que séparent de profondes vallées, indique que les dépôts diluviens appartiennent soit à une époque antérieure à la formation de ces mêmes vallées, soit plutôt à l’époque de leur creusement; on ne peut en tout cas comparer les dépôts diluviens aux amas de matériaux semblables par leur nature, qui se forment encore aujourd'hui à l’embouchure des fleuves cl sur leurs rives, par suite de l’accumulation des débris que leurs eaux charient sans cesse, ou qui se sont formés à une époque déjà éloignée, par l’effet d'une cause analogue, lorsque les mêmes fleuves étaient seulement plus considérables et que par conséquent leur lit avait plus d'étendue. Malgré les différences que nous venons d’indiquer entre ce que l’on peut entendre par Diluvion

et Alluvion, il n’est pas toujours facile de distinguer, l’un de l’autre, ces dépôts différents par fa cause qui les a produits, et même de ne pas les confondre avec Ie3 terrains meubles et de transport, qui appartiennent aux époques plus anciennes de la formation des divers conglomérats, Poudding et Nagelflue, lorsque ceux-ci ne sont pas recouverts.

Quoique le Diluvion paraisse appartenir à un phénomène général, quant à l'époque de son dépôt, on ne peut attribuer son transport dans les divers lieux où il se rencontre, à une force unique qui aurait agi dans une même direction pour toute la terre; car si par l’examen des matériaux doul il est diversement composé, suivant les localités, on se reporte aux roches ou couches en place qui ont fourni ces matériaux, on voit que les montagnes ou sommités dont les débris ont donné lieu au Diluvion sont situées soit au nord soit au midi, à l’ouest ou à l’est de ces dépôts ; il parait plus ordinaire de retrouver, dans chaqut grand bassin terrestre, un Diluvion formé aux dépens des sommités qui entourent ce bassin : c’est ainsi que les blocs énormes de roches anciennes, qui sont enfouis dans les plaines sablonneuses de l’Allemagne septentrionale et des côtes orientales de l’Angleterre, et dont on rapporte le déplacement aux temps des phéuomènes diluviens, paraissent provenir des montagnes de la Scandinavie, situées encore au nord cl au nord-est; que dans le grand bassin de la Tamise, le Diluvion semble provenir généralement du nord-ouest, tandis que dans le grand bassin de la Seine tout indique au contraire que les courants ont agi du sud -est au nord ouest. Les fragments de roches primitives observés par Saussure, sur le flanc de la chaîne du Jura, qui regarde les Alpes, ont été arrachés à ces hautes montagnes dont ils sont séparés aujourd'hui par l'immense vallée du Rhône.

C’est avec l'époque de la formation du Diluvion que beaucoup de géologues font coïncider l'anéantissement de plusieurs races de grands animaux dont les nombreux individus paraissent avoir alors habité presque tous les points du globe. Tels sont les Éléphants , les Mastodontes, les diverses espèces d'ilippopolames, de Rhinocéros, etc., dont on retrouve les ossements enfouis dans le gravier Diluvion de presque toutes les parties du monde ; il semblerait aussi, d'après les savantes observations du professeur Buckland, que les amas considérables d'ossements d'iiyèncs et de beaucoup d’autres espèces de Mammifères, trouvés dans les cavernes de Kirby et des environs de Plimoulb, ont été recouverts par les dépôts diluviens, y. G£ologik et Terrai*.

DIMA. Dima. iss. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatérides.

DIMACR1E. Dimacria. Genre de la famille des Géraniacées, formé par Lindley, aux dépens du genre Pélargonium. avec les caractères suivants: cinq pétales inégaux, dont les deux supérieurs connivcnts sont divariqués à leur sommet; cinq étamines fertiles, plus courtes que les sépales: les deux inférieures du double plus longues, la supérieure extrêmement petite; cinq étamines stériles, presque égales et lrè6-courtes. Celle tribu renferme huit es|»èces partagées en deux sous sections. Ce sont des plantes herbacées dont la racine est tube-

non

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