DICT. DES SCIENCES HAT
en le brûlant en vases clos, et recueillant le produit de la combustion , qu'il reconnut être de l'acidc carbonique. Après lui, d'autres chimistes, Smithson, Tennant, Guylon-Morveaii, Allen et Pepis, et dans ces derniers temps H. Davy, ont mis ce résultat hors de doute, et prouvé de pl us que le Diamant n'était que du Carbone pur.
Cet éclat si vif que l’on admire à la surface d'un Diamaul taillé, ccs feux étincelants, qui jaillissent de son intérieur, sont dus tout à la fois ù la grande réfraction dont il est doué, et à la dis|>ersion considérable qu'il fait éprouver aux rayons de lumière, qui le traversent dans tous les sens. Les facettes inclinées, que le lapidaire multiplie à dessein, et dispose de la manière la plus convenable, favorisent cette décomposition des rayons lumineux, en sorte que le Diamant est redevable de ses plus beaux effets à l'opération de la taille. Les anciens ne connaissaient point celte opération : ils n'employaient jamais que des Diamants bruts, dont la surface est toujours plus ou moins terne. Les plus recherchés alors étaieuL ceux qui présentaient en avant une pyramide à quatre faces; on leur donnait le nom de Pointes naïves. Ce ne fut qu'au quinzième siècle que l'on imagina d'employer à la taille du Diamant sa propre poussière, obtenue par le frottement mutuel de deux corps de cette espèce. Cette poudre est connue sous le nom d 'àgrisèe. Le premier Diamant taillé par ce moyen fut acheté par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui donna une récompense considérable à Louis de Derqucn, inventeur du procédé. Dans celle opération , le lapidaire profite souvent de la propriété qu'a la pierre de se laisser cliver. Il y a des Diamants qui sc refusent à un clivage continu, parce qu'ils sont de véritables Macles, formées de plusieurs Cristaux différents; ou leur a donné le nom de Diamants de nature. Parmi les différentes manières de tailler les Diamants, il en est deux principales que l'on appelle taille en brillant cl taille en rose. Dans la première, on fait naître d'un côté de la pierre une large face que l'on nomme la table, entourée de facettes très-obliques; cl du côté opposé, qui est la culasse, diverses facettes plus ou moins inclinées qui se réunissent en une arête commune, ou se terminent en un point commun. Dans la taille en rose, on remplace la table par une pyramide à plusieurs faces. — Les Diamants sont en général d'un petit volume. Leur valeur commerciale dépend à la fois de leur degré de perfection et de leur grosseur. Jeffryes, joaillier anglais, a donné une régie pour en former le tarif; elle consiste à multiplier le carré du poids de la pierre qu'on veut estimer, par le prix d'un carat de Diamant. Le carat vaut quatre grains. Le prix moyen des Diamants est fixé comme on le voit dans le tableau suivant :
Le Diamant dit recoupé, de quatre grains ou un
carat 200 à 280 fr.
de six grains 600
huit grains 1000
dix grains 1400
douze grains 1800
quinze grains 2400
dix-huit grains 3500
vingt -quatre grains 5000
Lorsque les Diamants sont d'une grosseur remarquable, leur prix augmente suivant une proportion beaucoup plus rapide. Parmi les Diamants les plus célèbres sous le rapport du volume, est celui du Grand- Mogol; au temps de Tnvernier, il pesait deux cent soixante-dix-neuf carats et U/10. 11 était d’une belle eau et taillé en rose. Son épaisseur était de treize lignes, et son diamètre de dix-huit. Tavernier le compare à un ceuf qui aurait été coupé par le milieu. II l'évalua h 11,700.000 fr. Avant la (aille, qui en avait beaucoup diminué le volume, il pesait à peu près le double de son poids actuel. — Le plus beau Diamant de l'empereur de Russie pèse cent quatre-vingt-quinze carats ou une once deux gros cinquante-deux grains. Il est de forme ovale aplatie, et de la grosseur d'un œuf de Pigeon. La personne qui l'a cédé à l'impératrice, en 1772, a reçu en échange 2.250,000 fr. comptant, 100,000 fr. de pension viagère, et un titre de noblesse. — Le régent, qui appartient à la couronne de France, pèse cent trentesix carats 5/4 ; il est taillé en brillant, et n’a aucun défaut; aussi passe l-il pour le plus beau Diamant que l’on connaisse. Il a coûté 2,250,000 fr. à la couronne, et vaut beaucoup plus. Sa longueur est de quatorze lignes, sa largeur de treize, et son épaisseur de neuf 1/3. Il vient des mines de Partéal, à quarante cinq lieues au sud de Golconde. 11 est aussi nommé le Pitt, du nom de celui auquel le Régent l'avait acheté.
On sait que les vitriers se servent des pointes naturelles de Diamant pour couper le verre. Wollaslon a fait une observation curieuse à ce sujet. Il a remarqué que les corps durs, taillés en un tranchant à faces planes rayaient, mais ne coupaient point le verre, et qu'ils acquièrent cette dernière propriété, lorsque, par la taille, on arrondit convenablement les faces du biseau; en sorte qu'il parait que le Diamant est redevable de la propriété de couper le verre à la courbure naturelle de sa forme extérieure.
Diamaxt d'Alençon, dc Canada. V. Qüaitz-Hyalin.
Diamant brut , ou Faix Diamant. Ce nom a été appliqué au Zircon limpide, non coloré.
Diamant bouge. Synonyme de Spinelle Rubis.
Diamant srATHiqiE. Syn.de Corindon Adamantin.
D1AMELA. rot. Syn. vulgaire de Jasmin Sambac.
DIAMMA. Diamma. iis. Genre dc l’ordre des Hyménoptères, famille des Uétérogynes, tribu des Mulillaires, établi par AVestvvood qui lui doune pour caractères : corps oblong, aptère et brillant; tète un peu horizontale, presque ronde; mandibules allongées, courbées, grêles , avec trois petites dents internes ; antennes courtes, contournées, plus grêles vers l’extrémité; corselet allongé, binoduleux; abdomen allongé, convexe, avec les segments de la base arqués; pieds assez courts, épineux. Le Diamma bicolore, Diamma bicolor, Weslw., est noir, à reflets bleus et pourprés; antennes, pieds et mandibules roux ; l’extrémité de celles-ci est noire. Taille, neuf à dix lignes. De la Nouvelle-Hollande.
D1AMORPIIE. Diamorpha. lot. Nullal , dans ses Genres de l'Amérique septentrionale, 1, p. 293, a formé sous ce nom un genre distinct pour le Scdutn pusdlum de Michaux. Il lui assigne les caractères sui-
vants : calice à quatre dents; corolle formée de quatre pétales; capsule s'ouvrant extérieurement, à quatre loges lermiuées en pointe et divergentes à leur sommet. Chaque loge renferme environ quatre graines. Cne seule espèce compose ce genre, c’est le Diamorpha pusilla , N'uttal {toc. cit .), ou Seduin pusillum, Midi.,
; petite plante grasse, bisannuelle, rameuse, ayant ses ramifications dressées et parlant toutes de la base delà tige; les feuilles sont alternes et presque cylindriques. Les fleurs sont très-petites, et forment une cyme terminale. Ce genre fait partie de la famille des Crassulacées et de l'Oclandrie Tétragvnie.
DI AMPHORE. Diamphora. bot. Ce nouveau genre, de la tribu des Mucores, a été découvert au Brésil par Marlius, sur les fruits pourris du Joncquetia. Il se rapproche du genre Didymoeralère, établi par le même auteur dans sa Flore cryptogamique d'Erlanguc ; mais il en diffère par ses deux péridiums operculés. Le genre Diaiupliore présente des filaments cloisonnés, droits, bifides au sommet, et soutenant deux vésicules operculées, cylindriques, renfermant des sporules globuleuses très -petites , entremêlées d’autres sporules elliptiques, cloisonnées. Dans la seule espèce connue, Diamphora bicolor, Mart., la vésicule est cylindrique et brune; l'opercule est conique et d'un gris jaunâtre.
DIANA, bot. Synonyme dc Dianelle.
DI ANCUORA. moll. ross. C’est à Soworby (Miner. Conchyl . T. i, p. 18-3, pl. 80, fig. 1-2) que l’on doit la connaissance de ce genre qui est fort singulier par ses caractères, et qui devra, si on le conserve, venir se ranger dans la famille des KudUles de Lainarck, non loin des Térébralulcs. Ce sont des Coquilles bivalves, inéquivalves, adhérentes, à charnière sans dents, ayaul la valve adhérente percée au sommet, et la valve libre auriculée. Deux espèces ont été trouvées en Angleterre : la première, le Dianchora striata, vient de Chute- Farine, près de Warminsler, dans le sable vert; la seconde, Dianchora lata, vient de Leuwes dans une couche de Craie.
DIANDKK. Diander. bot. Qui offre deux étamines. Ce mol s'emploie pour désigner une fleur ou une plante pourvue de deux étamines. Tels sont le Lilas, le Jasmin, les Véroniques, etc.
DIANDRIE. Diundria. bot. Seconde classe du Système sexuel de Linné . comprenant tous les végétaux dont les fleurs ont deux étamines. Cette classe est divisée en trois ordres, savoir: b* Diandrie Monogynie; 2° Diandrie Digynie; 3° Diandrie Trigynie.
DlANËE. Dianea. acal. Genre d'Acalèphes libres , établi par Lamarck, dans la section des Radiaires médusaires. Caractères : corps orbiculaire, transparent, pédoncule sous l'ombrelle, avec ou sans bras, ayant des tentacules au pourtour de l'ombrelle; une bouche unique, inférieure et centrale. Lamarck a composé ses Dianécs des genres Lymnorée, Géryonie, Océanie, Pélagie et Mélîcerte de Pérou. Cuvier considère les Péla- ! gies comme des Méduses , les Océanies comme des j Cyanécs, les Géryonies et les Lymnorées comme des < Rliizoslomes. Les Dianées semblent plus répandues dans j les régions tempérées de l’hémisphère boréal que dans • les autres parties du monde. La Méditerranée et les
eûtes de la Manche en nourrissent plusieurs espèces, et malgré le nombre de celles qui sont connues, la iner Atlantique et ses golfes doivent en renfermer encore beaucoup qui ont échappé aux recherches des naturalistes.
On trouve dans Lamarck la description de dix-huit espèces de Dianées, parmi lesquelles on remarque les suivantes :
Di axée proboscijialb. Dianœa proboscidalis, Lamk.
2, p. î>05, n° 3. — Encycl. Met h., pl. 93, f. !. — Gmel., p. 3158, n® 34. — A ombrelle hémisphérique avec six folioles lancéolées à son pourtour, avec le rebord garni de tentacules très-longs. Elle habite les côtes de Nice, i
Di axf.e Boxxet. Dianœa pileala, Lamk., 2, p. 506, j n° 8. — Encycl. Mélh., pl. 92. fig. 11. — Espèce décrite par Forskahl : à ombrelle semi-ovoïde, surmontée d*un gros tubercule obtus et mobile, avec quatre bandes longitudinales. dentelées sur leurs bords et des tentacules très-longs, très-nombreux et comme aplatis à leur base. Habite la Méditerranée.
Dr axée eusse e. Dianœa gibbosa, Lamk., 2, p. 507, n° 11. — Jolie Méduse à ombrelle sub-hémisphérique, déprimée légèrement à son centre, avec quatre bosselures autour; le rebord entier, garni de cent douze à cent vingt tentacules très-courts et très- tins. Habite les côtes de Nice. — Lamarck ne cite ni dans son genre Dianœa, ni ailleurs, VOceania cymballoidea des côtes de Nice; Oceania lelratiema et sanguinotenla du même pays; Oceania hetnisphœrica et Danica des mers du Nord , que Gmelin a réunies sous le nom de Médusa hemisphœrica , etc., etc.
DiaxEe dexticelée. Dianœa denliculata. Lamk., 2, p. 507, n° 15. — Médusa pclagica , Base., 2, p. 139, tab. 17, fig. 3. — Cette espèce, figurée et décrite par Dose, a été trouvée dans la haute mer, entre l'Europe et l'Amérique. Elle a une ombrelle hémisphérique, à trente-deux dentelures longues et larges autour du bord, et garnie intérieurement de huit tentacules assez longs.
Diaxée Clochette. Dianœa cymbalaroides, Lamk., 2, p. 508, n® 18. - Encyc. Méthod., pl.93, fig. 2,3, 4. — Péron et Lesueur ne parlent point de celte Méduse à ombrelle presque conique, garnie à son pourtour de seize tentacules filiformes, assez longs et bulbeux à leur base. Elle habile l'océan Boréal.
D1ANELLE. Dianella. dot. Genre de la famille des Asparaginées et de l'Hexandrie Monogynie, établi par Lamarck, avec les caractères suivants : calice coloré „ pélalolde, à six divisions très -profondes, caduques, égales entre elles et étalées. Les étamines, au nombre de six, sont dressées, et leurs filets courts, grêles inférieurement, subitement dilatés ù leur sommet qui se termine par une anthère linéaire, inlrorse, à deux loges, s'ouvrant seulement par la partie supérieure de leur sillon ; l'ovaire est globuleux , déprimé à son centre, d'où part un style simple, que termine un stigmate également simple; le fruit est une baie globuleuse, ù trois, loges polyspermes.
Lamarck, dans le Dictionnaire de botanique de l'Encyclopédie méthodique, a décrit deux espèces de ce genre : l’une Dianella nemorosa , l'autre Dianella hemichryta ; mais cette dernière appartient au genre
Cordylinc de Commerson. f'. Cordylixe. Dans son Prodrome, Brown en a fait connaître sept espèces dont six nouvelles et une, Dianella cœrulea , déjà décrite et figurée par Sims et par Redouté. Enfin Kuntli (tu Humb. Non. Gen. I, p. 270) en a décrit une neuvième espèce sous le nom de Dianella dubia. Toutes ces plantes sont vivaces ; leur racine est fibreuse; les feuilles étroites, allongées, demi embrassantes à leur base. Les fleurs sont élégantes, bleues, ordinairement renversées et disposées en panicule; les pédicellcs sont articulés vers le sommet, et accompagnés à leur base d’une petite bractée; les fruits sont bleuâtres cl les graines trèsluisantes. L'espèce que l'on voit le plus fréquemment dans les jardins est la Dianelle bleue, Dianella cœrulea, Sims, Rot. Magaz., tab. 505; Redouté, Liliac. , tab. 79. Elle vient de la Nouvelle-Hollande et des îles australes d'Afrique. Sa racine est fibreuse; ses feuilles catilinaircs allongées, très -nombreuses, ensiformes, larges d’un demi-pouce environ, longues d’un pied, carénées, rudes au toucher sur les bords et la carène ; les fleurs bleues et pédicellées forment une panicule lâche et tortueuse. Cette jolie espèce fleurit depuis le mois de mars jusqu’en juin. On la cultive en orangerie. Elle demande une terre légère mais substantielle; elle craint le grand soleil ; elle se multiplie de boutures ou parla séparation des racines après la floraison.
DIANÈME. pois. Espèce du genre Lonchiure.
DIANTUÉRE. Dianthera. bot. Linné et Jussieu ont retiré du genre Carinanline.yus//c/a, toutes les espèces dont chaque filet porte à son sommet deux anthères ou plutôt deux loges séparées, pour en former un genre particulier, sous le nom de Dianthère; mais cette différence suffît seulement pour établir une section dans le genre Juslicia.
D1ANTHÜS. bot. V. Œillet.
DI AON O F. Diuonous. ixs. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Brachélylres, tribu des Sléniens, établi par Stéphens, aux dépens des Stènes, dont les Diaonoés diffèrent par la forme de l'avant dernier article de leurs tarses ou au moins des deux antérieurs, et par la présence de deux filets au bout de l'abdomen. Ils ont en outre le corps plus large, plus court que les Stènes ; leurs yeux sont plus saillants et leur abdomen est plus court. Ce genre a pour type le Diaonous cœrulcscens; il est d'un noir bleuâtre, glabre et très-finement pointillé; les élylres sonL de la même couleur, avec un point fauve postérieurement; les antennes, fort longues cl poilues, ont leur sommet un peu en massue.
DIAPAS1S. bot. Même chose que Diaspasis. V. Dîaspaside.
DlAPEDIGM. bot. y. DicliptEre.
DIAPENSIE. Diapensia. bot. Genre de la famille des Éricinées, établi par Linné qui lui assigne pour caractères : un calice quinquéparti, persistant, muni à sa base d'une triple bractée ; une corolle liypocratériforme dont le limbe se partage en cinq lobes; cinq étamines alternant avec ces lobes, dont les filets élargis s'insèrent au tube de la corolle, et dont les anthères terminales ont leurs deux loges distinctes ; ovaire appuyé, par sa base dilatée, sur le fond du calice, et surmonté d’un style droit que termine un stigmate trilobé; cap-
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suie presque entièrement libre, de forme ovoïde, el partagée intérieurement en trois loges polyspermes; elle s'ouvre en trois valves, dont chacune porte à son milieu une cloison qui va d'une autre part s'appliquer contre un axe central, lequel fait dans l'intérieur des loges une triple saillie qui reçoit l'insertion des graines. Ce genre, auquel plusieurs auteurs ont réuni le Pyxidanthera, ne renferme plus, si on l'en distingue, qu'une petite plante décrite par Linné sous le nom de Di apexsie de Lafoxie, Diapensia Laponicn , figurée tab. 47 de la Flore danoise. C'est une habitante des montagnes, où elle tapisse de sa jolie verdure, les bouches caverneuses, dont elle peut tirer quelqu'humidité. Dans nos jardins elle forme un agréable gazon qui donne en abondance des fleurs tout au commencement du printemps. Ses racines, fibreuses et vivaces, produisent des tiges divisées presque dès leur base, en petits rameaux simples, couchés, longs d'un à deux pouces, et garnis de feuilles ohlongues ou linéaires, rapprochées les unes des autres et presque imbriquées. Les fleurs sont blanches et assez grandes, relativement au reste delà plante, solitaires au sommet de chaque rameau, et portées sur des pédoncules élevés de six à dix lignes. Il faut à cette plante, habituée aux sommités alpines, couvertes de neige pendant une grande partie de l'année, une exposition à demi ombragée, et plus au nord qu'au midi. Le sol le plus convenable est un compost de terre franche et de terreau de bruyère, dans les proportions d'une et de trois parties. 11 est bon de leur donner l’hiver un peu de litière qui puisse tenir lieu de la neige qui les abrite sur le rocher. On la propage par l'éclat des racines.
DIAPÉRALES. Diaperalœ. ixs. Famille de Coléoptères hétéromères, fondée par Latreillc (Nouveau Dict. d'Hist. nal., 1™ édit., t. 34, p. 152), et comprenant les genres Élédone, Diapère, Phalérie, llypophlée, Télratome, Cnodalon, Èpitrage.
DIAPÈRE. Diaperis. ixs. Genre de Coléoptères hétéromères, établi par Geoffroy (Uist. des Ins. T. i, p. 337) et que Latrcille place dans la famille des Taxicornes, avec ces caractères : tète saillante ou découverte, n’étant pas cachée sous le prothorax; antennes perfoliées dans toute leur longueur, grossissant insensiblement, plus longues que la tète, et insérées sur les bords latéraux de celle-ci; corps ordinairement ovale, convexe; élylrcs cornées. Les biapères. rangés par Linné avec les Chrysomèles, et par Degéer avec les Ténéhrions, vivent à l'état de larve et d’jnsecte parfait dans les Agarics et les Bolets; quelques mâles ont le dessus de la tète armé de deux émiuences en forme de cornes. Diapère du Bolet, Diaperis floleli, Oliv.(Hist. des Coléopl. T. m, n°55), ou le Diapère de Geoffroy {toc. cit., pl. 0, fig. 3). On trouve communément sa larve et l'insecte qui en résulte, dans les Bolets des environs de Paris. F., pour les autres espèces, Olivier, Fabricius et Latreillc.
DIAPHANE. C'est à dire transparent.
D1APHORE. Diaphorus. ixs. Genre de Diptères, faisant partie de la famille des Dolichopodes, que Mcigen, en l'instituant , a caractérisé ainsi qu'il suit : tète hémisphérique , déprimée, à bords latéraux et inférieurs ciliés; épistome assez large; front très-court, triangu-
laire dans les mâles; palpes fort petites et ciliées; antennes insérées au tiers de la hauteur de la télé, composées de trois articles velus, arrondis, dont le dernier, en forme de patelle, précède un style assez long, dorsal, arqué et pubesccnt; yeux contigus sur le front; thorax élevé, arrondi; poitrine saillante; écusson hémisphérique; abdomen cylindrico-conique, comprimé latéralement, pointu dans les femelles, terminé dans les mâles par un organe copulaleur peu saillant; appendices extérieurs filiformes, courts, velus; nervure interne de la première cellule postérieure des ailes nullement fléchie. Les Diaphurcs sont de petits Insectes dont les couleurs sont fort rembrunies, malgré quelques reflets métalliques; leurs yeux sont d'une belle nuance purpurine. On trouve en Europe, el très-rarement en Belgique, les deux espèces suivantes :
Diaphore a ceinture jaune. DiapUorus flarocinctus, Meig. Le mâle est noir, â reflets verdâtres, avec l’épistome à reflets blancs; antennes noires; deuxième segment de l'abdomen et quelquefois la hase du troisième, d'un jaune-rougeâtre transparent; pieds antérieurs fauves à l'extrémité en dessous; les intermédiaires fauves, à moitié antérieure des cuisses noire; les postérieurs noirs, à moitié antérieure des jambes fauve; pelotles des tarses antérieurs plus grandes que celles des postérieurs; balanciers blancs. Ailes d'un brun-rougeâtre pâle. Taille, une ligne el demie.
Diafbore a deux TACHES. Diaphorus bimaculatus , Macq. Le mâle n l'épistoine noir, à reflets blancs; thorax d’un vert métallique; abdomen noir, à reflets verts: une tache jaune de chaque côté du deuxième segment ; pieds fauves; hanches noires; cuisses antérieures noires, à moitié postérieure fauve en dessous; les postérieures noires avec les jambes fauves, terminées de noir; extrémité de» tarses antérieurs obscure, les postérieurs sont tout noirs. Il est un peu plus petit que le précédent.
Le nom de Diaphore a encore été donné par Dejean (Histoire naturelle des Insectes, vol. 1, p. 180) ù un sous-genre de Carnassiers Brachinides. Que l’on multiplie outre raison les coupes génériques, cela peut se concevoir; mais que l'ou emploie la même dénomination pour deux genres d'ordres différents, c’est montrer un peu trop de légèreté dans le travail.
DIAPHORÉE. Diaphorea. bot. Loureiro nomme ainsi une plante de la Cocbinchine, que son port el ses caractères rapprochent des Cypéracées. Son chaume trigone, (je deux pieds environ, est garni de feuilles subulées. Apres au loucher, poilues vers leur hase; de leur aisselle partent les pédoncules qui, ramifiés en panicules, portent à leur extrémité, des épillets androgyns, dans lesquels les fleurs femelles sont situées inférieurement, les mâles au-dessus ; les unes et les autres offrent une double enveloppe glumacée; l'extérieure composée de trois courtes valves dont l’une aristée; l'intérieure de deux valves beaucoup plus longues cl inuliques; les fleurs mâles offrent dix anthères presque sessiles, portées sur un réceptacle garni de nombreuses écailles paléacécs; les femelles ont un ovaire trigone, surmonté de trois stigmates presque sessiles, filiformes et allongés.
DIAPHRAGMATIQUE, bot. On donne celte épithète aux organes el particulièrement aux fruits, tels que la
gousse ou le légume, qui sont divisés en deux ou plusieurs loges monospermes, par des cloisons transversales.
DIAPHRAGME. Diaphragma. Cloison ou plan de séparation, qui partage en deux ou plusieurs cavités un organe quelconque; on observe des Diaphragmes dans la structure anatomique des animaux de toutes les classes ; il s'en présente plus souvent encore dans les diverses parties des végétaux et particuliérement dans le fruit. Enfin les minéraux offrent souvent, dans leurs cavités géodiques, des Diaphragmes cristallins, nés de la juxtaposition des molécules dans une direction continue.
DIAPHYLLE. Diaphyllum. bot. Genre établi par Hoffmann (Plant, umbellif. Généra, i, pag. 112) aux dépens du Buplevrum, et dont il fixe ainsi les caractères : les involucres, général et partiel, d'une à cinq folioles ovales, aiguës, persistantes ; pétales infléchis au sommet, insérés sous te stylopode; akènes oblongs ù cinq auglcs, marqués de fossettes (ra//cc«/ar), planiuscules ou légèrement creusés et striés. Les différences que ces caractères présentent avec ceux des Buplevrum sont si légères, qu'il n'est guère possible d'admettre le Diaphyllum d'Hoffmann autrement que comme une simple section du genre Duplèvre. Elle comprendrait les Buplevrum longifolium,L., Buplevrum aureum, Fischer ( llort . Gorcnki), et Buplevrum triradiatum, Adams.
D1APHYSISTÉES. Diaphysisteœ. bot. Gaillon donne cette qualification aux Hydrophytes filamenteuses, dont le tissu cellulaire ou le tégument, au lieu d'étre continu intérieurement, se trouve renforcé transversalement de distance en distance, par des cellules plus denses, ou par des sortes de cloisons, comme dans un grand nombre de plantes des genres Conferra et Ceramium de Roth. Les Thalassiopbytes et les Hydrophytes Diaphysistées sont celles que l'on appelle improprement articulées. Bonnemaison, dans son Mémoire sur ces végétaux, lésa nommées loculées. Cette dénomination ne donne pas une idée assez exacte de la physiologie de ces êtres, y. les mots Exdociiromes, Lxuopurauhes et Hydrophytes.
DIAPRÉE ou DIAPRIE. Diapria. »xs. Hyménoptères; genre fondé parLalreille dans la famille des Pupivores. Caractères : antennes insérées près du front, coudées, dp quatorze articles dans les mâles, et de douze dans les femelles; mandibules ayant trois ou quatre dentelures ; palpes maxillaires filiformes, longues, de cinq articles, trois aux labiales, dont le dernier plus gros; les quatre ailes sans nervures. Le genre Diaprie de Latreille parait correspondre à celui désigné par Jurine (Classification des Hyménoptères, p. 317 ) sous le nom de Psilc. Les Insectes qui le composent sont remarquables par des ailes grandes, n'offrant aucune nervure, et, par conséquent, point de cellules radiales ou cubitales; le corps est étroit; la tète, presque sphérique et verticale, supporte des antennes souvent de la longueur du corps, tantôt filiformes ou plus grosses à leur sommet, d’autres foi» grenues ou même garnies de poils verlicillés, composées de douze et de treize articles, dont le premier est long; les mandibules sont dentées et pointues;
le thorax, rétréci en devant, est lisse en dessus, et présente un écusson assez saillant ; il donne supérieurement attache aux ailes qui, transparentes et velues, n'ont aucune nervure, et dont le point à peine visible ne s'avance pas au delà du tiers de leur bord externe ou antérieur; les pattes sont géuéralemenl courtes, avec les cuisses grosses et en massue; l'abdomen, qui est pétiolé, a une forme plus ou moins conique; celui de la femelle renferme une tarière tubulaire, sortant par l'extrémité postérieure cl pointue du ventre. Les Diapries ont la démarche lente; on les trouve sur les plantes ou aux environs des habitations, sur les murs.
Diaprie rifipéue. Diapria rufipes , Lalr.; Chalcis conica, Fabr. Elle est noire, avec le premier segment du corselet duveteux. On la trouve communément en France.
Diaprie de Bosc. Diapria Botcii ; Psilus Boscii, Jur. Celle espèce nouvelle et remarquable, que Jurine a trouvée dans le mois de juin, sur les fleurs en ombelle, et qu'il a décrite avec soin, est petite, noire et lisse ; du premier anneau de son ventre, s'élève une corne solide, faite d’une seule pièce inarticulée et arrondie à son extrémité, qui se recourbe dès sa naissance, pour se porter en avant, en se prolongeant même au delà de la tête : cette corne ne touche pas le corps de l'Insecte; mais lorsqu’il relève son ventre, mouvement qu'il exécute très -souvent , comine si celte corne était pour lui une arme défensive ou offensive, elle se loge alors dans une demi-gouttière assez profonde, creusée sur la partie supérieure du corselet et de la tête, où elle s'adapte très- exactement. Jurine observe qu'il a examiné avec attention cet animal vivant, pour connaître les usages de celte corne, mais qu'il ne peut lui en assigucr aucun. Sa fixité au corps ne permet pas de la considérer comme remplissant des fonctions aualogues à celles de l'aiguillon.
Diaprie verticii.Ue. Diapria verticillata , Lalr. ; Psiluê élégant, Jurine, loc. cit., pl. 13. 11 est remarquable par ses antennes à articles en grains de chapelet, avec des bouquets de poils. Jurine dit avoir trouvé, dans plusieurs espèces de ce genre , des femelles aptères. On doit rapporter, suivant Latreille, au genre Diaprie, le Chrysis Hesperidum de Rossi, trouvé en France aux environs de Brives. Elle est noire, avec la tête couronnée de tubercules sur le verlex, prolongée inférieurement en une sorte de bec court.
DlAPREPE. Diaprepes. ms. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Rbynchophores, établi par Schoonberr qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues, coudées, composées de douze articles dont le second plus long du double que le premier, et les autres beaucoup plus courts, obeoniques; massue allongée, ovale; tète allongée en dessous des yeux, presque conique; trompe presque cylindrique, marquée en dessous de trois sillons; yeux arrondis, peu proéminents; corselet plus large que long postérieurement, un peu plus étroit antérieurement, avec les côtés arrondis; élytres ovalaires, beaucoup plus larges que le corselet; épaules élevées, oblusément anguleuses, rétrécies vers l’extrémité et convexes en dessus; pieds allongés; cuisses faiblement renflées; jambes arquées.
les Curculiu Iîuhrii , fealicus , marginatus , a } finis, de Fabricius, et sept ou huit autres nouveaux, tous de l'Amérique méridionale, sont les espèces connues de ce genre.
MARINE. Diarina. bot. Ce genre, créé par Raffinesque, est le même que Diarrhène. F. ce mot.
DIAR1UM. bot. y. Dialicx.
DIARRIIÈNE. Diarrhcna. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Diandric Digynie, établi par Palisol-de-Beauvois (Agros I., p. 142, pl. 2fi, fig. 2), et ainsi caractérisé : axe en panicule simple; lépicône et valve inférieure de la glumc carénées et roides ; valve inférieure de la lépicène plus courte que les fleurs; valve supérieure de la glume membraneuse, à bords larges, repliés en dedans et émarginés à la base; deux écailles ovales, entières et glabres; deux étamines; ovaire en forme de coiffe; stigmates aspergilliformes; caryopse oblongue, canaliculée, lisse au sommet, coriace, luisante et libre. Deauvois n'a indiqué qu'une seule espèce de Diarrhène^ le Diarrhena Americana ; Festuca diatulra , Micb. (Fl. Dorcal. Amer. 1, p. 07, tal». 10). Cette plante qui a le port de VUniola, dont les racines sont rampantes, et les fleurs au nombre de cinq à sept dans chaque épillcl, habile les forêts antiques du Kentucky et de Tennassée aux États-Unis d'Amérique. Rœmer et Schultes Feget. i,p. 280) ont ajouté à ce genre le Festvca sclacca de Poirel, d’après la simple indication de cet auteur qui pensait que cette plante pouvait être le type de la Festuca diatulra.
DIARRHEM'.M. bot. F. HlEROCBLOt*
D1ASCIE. Di a scia . bot. Genre de la famille des Scrophularinées, Didynainie Angiospermie, établi par Link, aux dépens des llémiinérides, et auquel il assigne pour caractères : un calice à cinq divisions; une corolle à cinq lobes concaves dans la partie inférieure, qui s'amincit insensiblement, et à deux lèvres renversées; quatre étamines didynaines dont les anthères ont leurs loges écartées; capsule biloculaire, à deux valves; stigmate obtus. Les quaire espèces connues sont originaires du Cap cl forment des arbustes de médiocre grandeur, dont les feuilles sont alternes ou opposées, péliolées, ovalaires ou lancéolées.
DIASIE. Diasia. bot. Le professeur De Candolle a établi ce genre dans la famille des Iridécs, ignorant sans doute qu’il existait déjà sous le nom de Mêlas phœrula. F. MelaspqEri lf..
DIASOME. Diasomus. iris. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Lucassides, établi par Dalman , aux dépens du genre Synodetulrum de Fabricius. Caractères : antennes coudées, avec la massue composée de trois feuillets ; labre exserte, élargi au sommet, à quatre dents; lèvre arrondie, entière, poilue à l’extrémité; mandibules courtes; corps allongé, cylindrique; corselet séparé des élytres par un fort étranglement; premiers segments de l'abdomen contractés, plus grands que les postérieurs; pieds trèscourts, comprimés; cuisses sublcnliculaires; jambes antérieures dilatées et dentées. Le type du genre nouveau est :
Diasoxe digitC. Diasomus digilatus. Daim.; çytiodendrum digitatum , Fabricius; Scariles cyli miri-
ons, id., Ent. Syst.; Passai us cylindricus, Illig. Il est en dessus d'un brun de poix et en dessous d'un roux testacé, avec les antennes et les pieds de celle dernière couleur; le corselet a des points épars. On le trouve dans l’Inde.
DIASPASIDE. Diaspasis. bot. Ce genre, établi par Brown, fait partie de sa famille des Goodénoviées ou Lobéliacées de Jussieu. Il est caractérisé par une corolle presque régulière, hypocratériforme, dont le tube se divise en cinq parties; des étamines cachées dans ce tube et à anthères libres; un ovaire uniloculaire, renfermant deux ovules; un stigmate entouré d'un godet dont le limbe est nu. Le fruit est une noix monosperme par avortement. L’espèce jusqu’ici unique de ce genre, le Diaspasis (ili folia , est une plante herbacée, de la Nouvelle-Hollande. Sa tige est dressée; ses feuilles sont alternes et légèrement cylindriques; ses pédoncules, axillaires et uniflores, portent une double foliole vers le sommet.
DIASPORE. mix. Alumine hydratée, Hatly. Ce Minéral, exposé à la flamme d'une bougie, décrépite avec violence, et se dissipe en une multitude de parcelles blanches et brillantes. C’est de celte propriété que son nom a été tiré. Si l’on fait l’expérience en chauffant fortement la matière dans un petit matras. on obtiendra une quantité d’eau considérable. Le Diaspore analysé parVauquelin,luiadonnésur 100 parties : Alumine, 80; Eau , 17, et Fer, 3. D'après celle analyse, ce serait un hydrate d’alumine; mais quelques essais chimiques ont fait présumer à Berzetius que ce Minéral contenait eu outre un élément alcalin. On a longtemps ignoré quel était son gisement dans la nature; ses caractères n’avaient pu être étudiés qu’imparfailcmcnl sur de petits morceaux provenaut d’un échantillon unique de cette substance, que Lelièvre avait rencontré chez un marchand de Minéraux. Mais Kammcrer, de l’étcrsbourg. ayant reçu un fragment de Diaspore, fut très surpris de son analogie avec un Minéral qu’il possédait assez abondamment dans sa collection et qui lui venait des Monls-Ourals, où il n’est point rare, et où on le connaît sous les noms de Cyanite et d'Anthophyllile ferrugineuse. D’après l’analyse faite par Hess du Diaspore de Sibérie, il est composé de 83, 5li d’Aluminc et 14,4 i d’Eau, ce qui se rapporte assez bien avec l’analyse de Vauquelin, moins le fer que Bcrzelius a démontré n’y être qu'à l’étal de mélange mécanique. Ordinairement le Diaspore est en petites masses composées de lames légèrement curvilignes, d’un gris tirant sur le verdâtre, et faciles à séparer les unes des autres. Sa gangue est une roche argilo- ferrugineuse. 11 se divise, suivant Uauy, parallèlement aux pans d’un prisme rhomboidal d’environ 130n cl 50°, lequel offre une sous -division dans le sens des petites diagonales de ses bases. Il raye la Chaux phosphatée, et pèse spécifiquement, 3,43.
DIASTASE. bot. Payen nomme ainsi, un corps blanc, opaque, soluble dans l’eau , qu’il considère comme le principe actif des graines céréales germées; c’est â-dire comme celui qui jouit de la propriété d’activer la séparation des grains de Fécule d’avec la matière gommeuse qui l’accompagne toujours dans les graines céréales.
DIASTELLE. Diastella. bot. Saiisbury a proposé.
•ont ce nom , 1'éreclion d'un genre pour une espèce de Leucosperme, Lcucospermus puber, qu'il appelle Diastella Bryiflora . F. Leicosperbe.
D1ASTOPORE. Diastopora. polyp. Genre de l'ordre des F.scharéesou Polypiers à réseau, établi par Lamouroux, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, â petites cellules non garnies de laines, et ayant pour caractères d'offrir un corps composé de lames planes et polymorphes, ou de rameaux fisliileux, couverts, sur une seule face, de cellules tubuleuses, isolées, distantes les unes des autres, et saillantes. Ce genre de Polypiers semble intermédiaire entre les Pliéruses, les Elzérines et lés Eschares. 11 ne renferme qu'une seule espèce : te Diastoporc foliacé, figuré et décrit dans la nouvelle édition d'Ellis et Solander, pag. 42, tab. 73, fig. I, 2, 3, 4. — II se trouve dans le terrain â Polypiers des environs de Caen.
DIASTROPllIDE. Diastropliis. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Fischer qui le caractérise de la manière suivante calice dressé, higihheuxà sa base; pétales égaux et entiers; glandules hypogyues et valvaires; quatre filaments libres, édentulés ; silicule scssile sur le torus, déhiscente, biloculaire, dispcrme, à valves bombées en nacelle, carénées et ailées; semences solitaires, pendantes, sans rebords cl lisses; cotylédons plans, indivis et couchés; radicule ascendante; cordons ombilicaux subtiles, attachés par leur hase à la cloison. Ainsi qu'on le voit, ce genre se distingue de tous ceux de la famille; parmi le petit nombre d'espèces qui jusqu’ici le composent, on remarque le Diastrophis cristata , petit arbuste des montagnes de l'Arménie; ses liges sont tortueuses; ses feuilles éparses, glauques, oblongues et petites; les fleurs sont disposées en grappes terminales, d'un rouge pèle, et de la grandeur de celles de YAtyssum maritimum.
DIATOMA. bot. L'arbre décrit sous ce nom, par Loureiro, dans sa Flore de la Cocbinchine, parait avoir les plus grands rapports avec le genre Alangium de la famille des Myrlacécs, et devra probablement lui être réuni quand on en connaîtra mieux l’organisation.
DIATOMACÉES. Diatomaceœ. bot. Famille instituée par Diimorlicr, dans son analyse des familles des plantes; il lui assigne pour caractères essentiels : pas de système ligneux; sporules revêtues d'une couche visqueuse au lieu de derme; thalle directement sporifère; frondes formées d'articles très-étroits et se divisant, è la maturité, en fractions séparées. Duinorlier a divisé cette'famille en deux tribus : les Diatomées et les Frustuliacées; il a placé dans la première les genres è frondes filamenteuses : Diatoma, Fragillaria , Desmidi um , Meïose ira, et Mycodcnna ; dans la seconde , les genres à frondes dilatées : Frustulia , Echinella.
DIATOME. Diatoma. bot. Genre de la tribu des Fra- ; gillaires , caractérisé par des segments ou lames for- j niant d'abord un petit filament essentiellement simple ! et très-comprimé; ces lames, venant è se disjoindre dans 1 leur longueur, et ne demeurant unies que par deux de leurs angles diagonalement opposés, présentent dans leur écartement la figure d’un zigzag. — Les Dialomes sont tous fort petits, ne se manifestant è l'œil nu que par le duvet roussèlre qu’ils forment sur les plantes aqua- I
tiques, soit des fontaines, soit de la mer. duvet qui . par la dessiccation, devient d’un verdâtre argentin, fragile et brillant comme celui que produisent les autres Fragillaires. Tous diffèrent des Nématoplales. en ce que celles-ci n’affeclent point, en se disjoignant, la disposition anguleuse, et des Achnantes qui ont la face antérieure de leur tranche convexe, tandis que la postérieure est concave.
Diatome vulgaire. Diatoma culgaris, Bory. Cette petite espèce a ses segments de forme quadrilatère, solitaires ou se tenant de deux à quatre ensemble après leur disjonction, brunâtres vers le centre oiJ plusieurs sont marqués de deux points ronds, parfaitement transparents. Ces filaments, quand ils sont disposés en zigzag, atteignent une ligne de longueur, mais l'œil désarmé n’y saurait distinguer aucune organisation. Ils recouvrent fréquemment l'extrémité des rameaux du Con ferra glomerata , L. , surtout aux endroits où le courant de l'eau est fort rapide, comme dans les écluses de moulins.
Diatome Daxois. Diatoma Danica, B.; Diatome à flocons. De Candolle, loc. cil., n** llfi; Diatoma floccosa, Flor. Dan., pl. 1487, f. 1. Lyngbyc et De Candolle rapportent comme synonyme de celle espèce, le Conferca f tocculosa de Roth (Cat. fasc. 1, p. 102, pl. 4, f. 4, et pl. 5, fig. 5). On le trouve en abondance sur les Fucus, les Cérainics et les Conferves de tout l'Océan.
DlATROPE. Diatropa. bot. Dumorlier a introduit ce genre nouveau dans la famille des Ombellifères, et l'a formé aux dépens du genre Buplèvrc dont il ne diffère que parce que les ombelles sont privées d’involucre. Dumortier ne signale qu'une seule espèce : le Diatroi'E perce FEin.LE, Diatropa rot u ml ifol ta , Dum. ; Buplccrum rotundifolium , L. C’est une plante annuelle, qui se fait remarquer par la manière dont ses tiges percent les feuilles supérieures; celles-ci sont ovales, arrondies, nervurées, glabres, avec une petite pointe è leur sommet; les fleurs sont réunies en une petite ombelle terminale, dont les collerettes partielles sont composées chacune de cinq folioles ovales, inégales, jaunâtres intérieurement et terminées par une petite pointe aiguG. Cette plante se trouve en Europe, dans les champs et les terrains secs.
DIAZECX1DE. Diazeuxis. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Mutisiacées, établi par Don qui lui assigne pour caractères : capitales dioïques, multiflores et homocarpcs; involucre sphéroldé, formé decailles coriaces, acuminées, imbriquées et serrées; réceptacle alvéolé, avec les bords des alvéoles frangés. Les fleurs mâles ont la corolle cyliudracée et quinquéfide : celles du rayon sont ligulées, avec la lèvre intérieure simple, les filaments glabres, les anthères longuement biaristées à leur base et le stigmate pentagone. La corolle des fleurs femelle est filiforme dans celles du centre, et difforme dans celles du rayon; le style est bulbeux à sa base, les stigmates exsertes et souvent contournés en spirale; les akènes sont comprimés, linéairesoblongs et glabres. L’aigrette n’a qu’une seule rangée de soies cendrées, aplaties, spinuloso-denlées dans les fleurs mâles; dans les fleurs femelles on compte trois rangées de soies très serrées. Le» Diazeuxidcs sont des
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arbrisseaux de l'Amérique du Sud, dont les feuilles sont alternes, très-entières, ou sul>den(iculées, avec une triple nervure, lisses en dessus, laineuses en dessous; les fleurs sont purpurines. Les trois espèces décrites par Don portent les noms de latifolia, intermedia et trine tria.
DIAZOME oü DIAZONE. Diazona. «oll. Genre de la classe des Acéphale! sans coquilles ( Règn. Anim. de Cuv.), établi par Savigny (Métn. sur les Anim. sans vert., 2* part., lrr fasc., 5* Mém., p. 174) qui le range parmi les Ascidies, dans la famille des Télhyes, et lui assigne pour caractères : corps commun, sessile, gélatineux, formé d'un système unique, orhiculaire; animaux très-proéminents, disposés sur plusieurs cercles concentriques; orifice branchial fendu en six rayons réguliers et égaux; l'anal de même; thorax ou cavité renfermant les branchies en cylindre ohlong ; sac branchial non plissé, surmonté de filets tentaculaires simples; mailles du tissu respiratoire pourvues de papilles; abdomen inférieur, longuement pédicule, plus petit que le thorax; foie peu distinct; point de cote s’étendant du pylore à l'anus; ovaire unique, sessile cl compris dans l’anse intestinale. Ce genre, que Cuvier réunit ù celui de Polyclinum, ne contient encore qu’une espèce.
Diazoxk violette. Diazona tio/acea, de Savigny ( loc . dt.f pl. 2, fig. 5, et pl. 12). Le corps commun qui contient ces animaux, ressemble beaucoup à un Polypier qui serait gélatineux. Ce corps est cyalhiforme, avec la base commune, cylindrique, blanche, tirant sur le bleu; il naît de toute sa circonférence des sommités épanouies, d'un beau violet, à l’extrémité de chacune desquelles on aperçoit deux orifices coniques, rapprochés, à rayons lancéolés et pourprés, dans lesquels sont contenus les animaux. La grandeur totale de ce corps marin est de quatre pouces; le diamètre en a six, et la longueur des animaux particuliers est deux pouces. Ceux-ci offrent une organisation fort curieuse et que Savigny a fait connaître en détail. Ce qu’il nomme l’enveloppe est pourvu à sa base d'une multitude de vaisseaux ramifiés, les derniers rameaux sont violets et renflés en fuseau par le bout. La tunique est cendrée, presque membraneuse dans sa partie abdominale, qui se prolonge en un appendice très court. Les filets tentaculaires sont grêles, sétacés, au nombre de quinze à seize. Le réseau branchial offre des mailles subdivisées chacune par trois ou quatre petits vaisseaux. La veine branchiale est bordée de filets. L'estomac est petit, strié à l’extérieur, garni au dedans de feuillets peu saillants, nombreux, ondulés; le pylore est étranglé et muni d'une valvule annulaire. L’intestin forme d'abord une cavité non glanduleuse; il est garni ensuite, dans la portion descendante de son anse, de glandules confuses dirigées en tout sens, et dans la partie ascendante de glandes plus distinctes, semblables à de petits tubes aveugles, simples ou divisés et pédiculés. L'anus est crépu, l’ovaire se trouve placé à gauche et à l'opposile du cœur. Les œufs sont entourés d'un bord transparent. Savigny accompagne celle description détaillée de dessins fort exacts. La Diazonc violette habite la Méditerranée.
DIBOLIE. Dibotia. lits. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Cycliques, tribu des Galérucites, institué par Latreille qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, à articles arrondis, insérées entre les yeux; palpes maxillaires, à article intermédiaire plus épais cl le dernier sécu ri forme et court ; tête en majeure partie retirée sous le corselet; corps ramassé, arrondi; jambes postérieures terminées par une épine fourchue, avec le premier article allongé, inséré au-dessus de l’extrémité inférieure de la jambe. Dibolie de la Vipf.Ri.XE, Dibolia echii , J! lien echii t Oltv. ; antennes noires, fauves à la base; tête, corselet et élytres d'un vert bronzé et pointillés ; dessous du corps d’un noir bronzé; pattes fauves, avec les cuisses postérieures bronzées. VAUica occultant de Gyllenhal appartient encore à ce genre; il est oblong-ovale, convexe, noir, irisé en bleu supérieurement; la télé est peu visible; les élytres très-finement striées et poinlillées. L’un et l’autre se trouvent en Europe.
DI BOT 11 KYOR11YN QUE .Diboth ryorhynch us. i xtest. Genre de la famille des Tenioïdes, formé par Blainville, aux dépens du genre Tœnia, pour les espèces qui ont au sommet de la tête, deux petites trompes ou tentacules hérissés de crochets, ce qui les distingue des Botryoréphales. Quant aux autres caractères, ils ne diffèrent pas sensiblement de ceux attribués au genre Tœnia . y. ce mot.
DICÆLE. Dicœlus. iss. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Bonelli ( Observ. Enlora., 2e partie ) qui lui assigne pour caractères : mandibules pointues et assez saillantes; quatrième article des palpes très- dilaté à l’extrémité et comme triangulaire; corselet inégal, plus large à la base, échancré antérieurement et postérieurement. Ce genre ne comprend que des espèces propres à l'Amérique septentrionale, et qui sont remarquables par leur forme assez large, pointue postérieurement h peu près comme dans les Carubus friyidus, Carubut Citleloidcs, etc., de Fabricius. Les élytres ne recouvrent point d'ailes et sont soudées entre elles. On voit à leur base une forte carène qui de l'angle extérieur s'étend obliquement jusque vers le milieu. Leur tète offre sur le devant deux enfoncements très-considérables et caractéristiques ; c'est de ces deux impressions que Bonelli a tiré le nom qu'il donne à ce nouveau genre. Les Dieælcs appartenaient (Règ. Anim. de Cuv.) à la cinquième division de la tribu des Carabiques; ils font partie maintenant (Uisl. nat. et Icon. des Cotéopt-, par Latreille et Dejean , 1” livr. , p. BC ) de la division des Thoraciques, y. Carabiqces. Ce genre a plusieurs points de ressemblance avec les Licines et les Badistcs. Celle analogie consiste dans un labre profondément échancré, dans le bord antérieur et supérieur de la tête concave, formant une sorte de centre, et dans l'absence des dentelures à l’échancrure supérieure du menton; les principales différences consistent dans la forme des mandibules qui sont tronquées et très-obtuses dans les Licines cl les Badisles.
DICÆOMA. bot. Nées a proposé pour un petit Champignon du genre Puccinia, et que Strauss regarde comme un Uredo, la formation du genre Dicœoma.
Ainsi le Puccinia Lychnidearum de Unie deviendrait le Dicœoma terrucosum , si ce dernier genre était adopté.
D1CALICE. Dicalix. bot. Loureiro a nommé ainsi un arbre de la Cochinchine , qu'il croit être le même que celui figuré par Rtimph (Mort. Amboiu., 3, la b. 104) sous le nom A'Arbor redirica. Il est grand, à feuilles alternes, glabres, lancéolées, légèrement dentées, à Heurs de couleur blanche, petites, disposée» eu grappes presque terminales, les unes hermaphrodites, les autres seulement femelles. Le calice court et quinquédenté est entouré, à sa base, par trois folioles qui simulent un autre calice extérieur, et ont fait donner à ce genre le nom qu'il porte. La corolle est profondément divisée en cinq parties plus longues que le calice. De nombreux filets capillaires, qui la dépassent, s'y insèrent et sont chargés d'anthères arrondies et biloculaires. L'ovaire, à peu près globuleux, est infère, ù trois loges renfermant plusieurs ovules; il est surmonté de deux styles épais, et d’un stigmate obtus, trigone. Il devient un petit drupe couronné à son sommet par les dents de ce calice, entouré à sa base par les trois folioles également persistantes, et contenant une graine unique (les autres avortant toujours ), dont la forme est celle d'une bouteille. Les Heurs femelles ne diffèrent des hermaphrodites que par l'absence des étamines. Ce genre présente quelques rapports avec le Strazadia, dont il se distingue principalement par !e nombre quinaire, et non quaternaire, de ses parties. Suivant le docteur Diurne qui en a observé dix espèces différentes, à Java, et qui les a décrites dans son Bydrageu, les Dicalyces doivent prendre place dans la famille des Rosacées, malgré les affinités apparentes de leur fruit avec ceux des Tern8lrœmiacées, des Oléacinéesoudes Sanlalinées. Ce sont, en général, des arbres élevés, qui couronnent les monts dont se composent les chaînes nombreuses de l'ile de Java.
DICARPELLE. Dicarpella. bot. Genre fonné pour de petites plantes marines, et confondu d'abord par les algologues dans leur genre Ceramium , avec une foule d'autres Uydrophytes disparates, et par Lyngbyc et Agardh, parmi leurs Ilulchinsia, dont les Dicarpelics ont à la vérité toute la contexture organique; mais elles diffèrent essentiellement de ces dernières, par la complication de leurs organes générateurs qui se présentent sous deux formes très-distinctes. Dans l'intérieur des rameaux, on découvredes corpuscules obronds, * opaques, comme environnés d’un anneau translucide, et bientôt l’on voit se développer en outre extérieurement de véritables capsules, en tout semblables à celles des Ilulchinsia. Il existe d'ailleurs une tache de matière colorante au centre de chaque article, de sorte qu’une Dicarpelle semble être un amalgamé de trois genres fort différents. — Les espèces bien constatées sont : Dicarpella fastigiata, B. ; Ilulchinsia (Lyngb., Tent., p. 108, pl. 33); et Dicarpella ziolacea, Hutchinsia , Lyngb., loc. cil., p. 112, t. 35; Ceramium fucoides, Cand., Flor. fr., 2, p. 44.
DICARPUIS. bot. Genre proposé par Raffinesque, pour un Champignon imparfaitement connu des Étalsl'nis, qui, intermédiaire entre les Téléphores et les
Hydnes, ressemblerait aux premiers par sa surface supérieure, cl aux seconds par l’inférieure.
DICARYER. Dicaryum. bot. Genre publié par Rœmer et Schultes (.sy«/. yeget., vol. 4, p. 802), d'après quelques notes manuscrites de Willdenow, et caractérisé ainsi : calice persistant A cinq dents; corolle monopétale à cinq dents, ayant l’entrée du tube velue; cinq étamiues; style épais subulé; stigmate obtus; drupe contenant un noyau biloctilaire et une graine dans chaque loge. Ce genre, que Kunlh n’a rapporté à aucune des plantes qu’il a décrites dans l’ouvrage de llumboldl et Uonpland , renferme deux espèces recueillies par ces illustres voyageurs. Le Dicaryum suhdeutalum ,* Willd., croit sur le Pichincba; l'autre espèce, Dicaryum serrulatum , W., habite la montagne de Quindiu, dans l'Amérique méridionale. Les renseignements laissés sur ce genre par Willdenow, sont trop incomplets pour donner une idée exacte des plantes qui le composent.
D1CÊE. ois. Dénomination d'un genre de la méthode de Cuvier, et dont les espèces sont confondues parmi les Philédons de Temininck. y. Philêdox.
D1CÈLE. pis. y. Du: uk.
DICÉPUALE. bot. Scmt d’un fruit qui a deux sommets, c'est-à-dire qui est terminé par deux pointes ou deux cornes, comme par exemple dans les Saxifragées.
D1CÊRATE. Diceras. ioll. Deluc découvrit le premier les singulières Coquilles qui ont servi à former ce genre. Ce fut dans les couches calcaires du mont Salève qu'il les trouva; et Saussure (Voyage dans les Alpes, T. i, pag. 190, pl. 2, fig. 1, 2, 3, 4), en faisant la description de celle montagne curieuse, rapporta les observations cl les figures qui lui furent communiquées par Deluc. Depuis, Gillel-Laumont eut occasion de retrouver des Coquilles analogues et dans des circonstances semblables à Saint-Mihiel eu Lorraine. En 1823, Deshayes, visitant celte localité intéressante, s’assura que les Coquilles de Deluc s’y retrouvaient avec les mêmes assemblages de corps marins pétrifiés , des Polypiers , des Pinnigèncs, des Térébratules , des F.ncritcs, etc., avec cette seule différence que la pâle calcaire qui les renferme, étant plus friable dans quelques-unes de ses parties, on en extrait plus facilement et plus nettement les corps pétrifiés; mais il n'a pu dire si la position géologique des couches qui renferment les Dicérates au mont Salève, est semblable à celle de Saint-Mihiel. Dans d'autres parties de la France, dans les départements de la Sarthfc, de l'Orne, et peut-être du Calvados, on observe une couche continue sur plus de vingt lieues d’étendue, où on trouve une Dicérate toujours plus petite, bicu probablement d’une autre espèce, et dont on n’a eu jusqu'à présent que le moule intérieur accompagné , si ce n’est des mêmes Fossiles qu'au Salève et à Saint-Mihiel, au moins de celui qui est le plus caractéristique, la Pinnigène. Ce qui est très-remarquable dans ce dernier gisement de Dicérates, c'est que la position géologique est la même que celle de Saint-Mihiel. Tels sont les trois endroits, les seuls connus, où l'on ait remarqué des Dicérates; cl ils n'appartiennent pas évidemment aux [dus anciennes couches du globe.
Depuis longtemps Favanne avait figuré (pl. 80. fig. 3)
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une Dicérate, à laquelle Chemnilz seul fit attention. Celui-ci la rapporta mal à propos au Chaîna bicornis de Linné , qui est une espèce vivante et certainement toute différente. Bruguière, ayant vu le type qui avait servi à la figure de Favanne, pensa que l’on pouvait en faire une nouvelle espèce dans le genre Came; ce fut sous le nom de Came bicorne, Chaîna bicornis , qu'il décrivit celle Coquille dans l’Encyclopédie, ne connaissant pas, sans doute, celle qu'avait décrite Dcluc, cl figurée par Saussure, trois années auparavant. Lamarck ne crut pas d’abord nécessaire de créer un genre particulier pour les Dicérates; aussi, il n'en est fait aucune * mention dans le Système des Anim. sans vert.; mais un peu plus tard, il le créa dans les Annales du Muséum (vol. C. pag. 300, pl. 55, fig. 2, a, b). Cuvier (Règne Animal) ne l’admit pas, pensant qu'il présentait trop peu de différence pour le séparer des Catnes; cependant Schweiger, Defrance, Férussac, le conservèrent. Voici les caractères de ce genre : coquille inéquivalvc , adhérente, à crochets coniques, très-grands, divergents, contournés en spirales irrégulières; lame cardinale trèslarge, fort épaisse, portant postérieurement sur la valve droite une forte dent conique cl devant une grande fossette profonde; sur la valve gauche, une fossette postérieure recevant la dent postérieure de l'autre valve, et devant elle, une grande dent épaisse, concave, subauriculaire, reçue dans la fossette de l'autre valve; des deux impressions musculaires, l'antérieure est le plus souvent subauriculiforme, et se continue en carène saillante jusqu'à l’extrémité des crochets. Les Dicérates, avec la forme générale des Isocardes, ont l'irrégularité des Cames, vivant, comme celles-ci, fixées aux corps sous-marins par un des crochets, le droit ordinairement qui est aussi le plus grand, le plus irrégulier, et sur lequel on aperçoit l'empreinte de l'adhérence qui fixait la Coquille.
Dicérate ariétixe. Diccrasarictina , Lamk., Anim. sans vert. T. vi, p. 01; Deluc. Saussure l'a comparée à une corne de Bélier, d'oit le nom d'Ariétine que Lamarck lui a donné. Favanne l'a figurée dans sa Conchyliologie (pl. 80, fig. 5). Cette Coquille, grande et épaisse, a ses crochets tournés en spirale, non carénés sur une de leurs faces; la Coquille de Saint -Mihiel parait être une variété de celle-ci; elle n'en diffère que par sa dent cardinale qui est moins grande, et par les crochets qui sont, dans un certain nombre d’individus, moins surbaissés que dans celle du mont Salève.
Dicérate gauche. Diceras sinisira, N. Elle est plus petite que la précédente ; les crochets ne sont jamais plus saillants que les bords; ses valves, et surtout la plus petite , sont séparées en deux parties inégales par une carène assez aigue ; elle est à l'inverse de la I)icérale ariéline; car si l'on met les grandes valves du même côté, les crochets de l'une vont de droite à gauche; ceux de l’autre vont de gauche à droite; c'est par le crochet de la grande valve qui, ici, est du côté gauche, que la Coquille est fixée. L'inverse a lieu dans la Dicérate ariéline, où la charnière de la valve gauche présente une grande dent, et à côté une fossette de peu de grandeur; dans la Dicérate gauche, la mémo valve présente deux dents cardinales, une très -grande, tronquée dans son
extrémité antérieure par une petite fossette, et qui suit la direction du corselet; l'autre est placée derrière elle, mais elle est bien plus petite; et derrière celle-ci une fossette conique profonde; la valve droite ofFre sous le corselet une grande fossette à l'extrémité de laquelle se trouve une dent isolée, arrondie en forme d’un petit mamelon; un peu postérieurement, se voit une petite fossette séparée de la première par une légère élévation; ces deux cavités sont destinées à recevoir les deux «lents cardinales de l’autre valve ; derrière elles, et sous la lunule, se trouve une grande dent pyramidale subtriangulaire, qui est reçue dans la fossette correspondante de la valve gauche.
DICERATELLE. Diccratclla. ixr. Genre do Microscopiques de la famille des Trichodiées, dont les caraclères consistent dans un corps simple, libre, muni de poils tout autour et même à sa surface, cl armé de deux tentacules en forme de petites cornes ou de crochets à l'une des extrémités du corps. Ce genre est formé aux dépens des Ccrcaires et des Leucophres de Millier. Il est peut-être un peu trop artificiel, et chacune des deux espèces pourra devenir le type d'un genre distinct.
Diceratelle triangulaire. Diccratclla triangularis, Rory; Lcucophra cornuta, MtflI., Inf., p. 157; Fncycl., Vers. III., pl. 11, fig. 36 30. Celte espèce, qui se trouve vers le commencement de l’hiver dans l'eau des marais ou de certains fossés, et dont les individus varient beaucoup pour la taille, pourrait au premier coup d'œil être confondue avec les Vorticelles polymorphes et vertes de Muller; comme celles-ci, on la voit changer de forme sous le microscope , mais les molécules qui la constituent ne sont point disposées en séries moniliformes. Sa forme est aplatie, et quand l'animal prend toute son extension, elle devient exactement triangulaire, armée de cornes aux deux extrémités du côté antérieur qui est le plus petit du triangle; sa partie postérieure, atténuée, est tantôt aigue, tantôt obtuse, cl même se divise eu deux ou trois loties; sa couleur est d'un vert foncé; on distingue dans son intérieur trois ou quatre globules qui sont peut être des propaguics. Quand elle se contracte, tous les cils sont cachés, et l'on dirait un gros Volvoce dont la molécule s’agite en dedans. D'autres fois, prenant la figure d'un triangle équilatéral, sans montrer ni cornes ni poils, on dirait une espèce nouvelle du genre Gone. Mais dans la natation ordinaire, les poils s'agitent tout autour; ceux du côté antérieur sont droits, ceux des deux autres sont légèrement inclinés vers la partie postérieure. Tout le corps de ce singulier Protéc se décompose en mourant, et les globules vasculaires dont il était un amas sc dispersent et ressemblent à des couches de la matière verte de Priesley.
Diceratelle ovoïde. Diccratclla ovata; B.; Cercaria orata, Muller, Inf., p. 128; Encycl., Vers. 111., pl. 0, f. 17-18. Celte espèce marine est fort rare, obronde, comme couverte de petits poils courts, qu'on serait tenté de croire disposés par bandes, et qui rayonnent tout autour. Sa couleur est brunâtre; elle est fort distincte j de la précédente, puisqu’elle change peu de forme, et j que ses cornes ou tentacules sont situés postérieurei ment. Elle a aussi une façon de nager toute particulière.
DICERAT1ER. Diceratium. bot. Lagasca, dans son Catalogue du jardin de Madrid, publié en 1815, établit, sous cette dénomination, un genre qui avait déjà été constitué par R. Brown (in Mort Kcw. , édit. 1813, vol. 4, p. 117), et en avait reçu le nom de Notoceras. Le professeur De CandoIIe (Protir. tiyst. regel., 1, p. 140) ayant encore ajouté au Notoceras une espèce dont les siliques étaient terminées par quatre cornes, a partagé ce genre eu deux sections dont il a nommé la première Diceratium , et qu'il a ainsi caractérisée : siliques déhiscentes, licornes; graines comprimées; cotylédons parallèles à la cloison; fleurs jaunes, très petites; feuilles entières; poils nombreux, appliqués. Celle section qe renferme que le Aioloccras Canarienne de Brown, et le Eotoceras Hispanicum , DC., ou Diceratium prostratum de Lagasca.
DIGÈRE. Dicera. bot. Forster a établi sous ce nom un genre très-voisin des Elœocarpus , auxquels il a été réuni par Yahl, mais que De CandoIIe a de nouveau rétabli dans son Prodr. Systcmutis, 1, p.520. Ce genre, encore fort obscur, fait partie de la nouvelle famille des Ëlæocarpées , et de la Polyandrie Monogynie. On lui doune pour caractères : un calice formé de quatre ou cinq sépales; une corolle d'un égal nombre de pétales; des étamines au nombre de douze à vingt, ayant les anthères linéaires, terminées par deux soies; le fruit est une capsule à deux loges polyspermes. Ce genre se compose de deux espèces originairesde la Nouvelle-Zélande, savoir : Dicera dentata , Forst., Gen., p. 80; Elœocarpus dentatus , Vabl , Symb. 3, p. 07; et Dicera serrata, Forst., loc. cit .; Elœocarpus Dicera, Vabl. De CandoIIe pense que celle dernière espèce doit constituer un genre nouveau, ou rentrer dans son genre Friesia. Gmelin, dans son Systema, a réuni au genre Dicera le genre Craspedum de Loureiro, dont Poiret a fait une espèce A' Elœocarpus.
DICÈRE. Diceras. ixtest. Nom que Rudolpbi, dans ses ouvrages sur les Enlozoaires ou Vers intestinaux, a donné à un genre que Zullzer avait appelé Dilrachyure.
DIGÈRES, moll. Synonyme de Nudibrancbes.
DICERME. Diccrma. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Décandric Diadclphic, institué par De CandoIIe aux dépens des Sainfoins. Caractères : calice hibracléolé, fnlahié; lèvre supérieure entière ou à peine bidenlée vers l'extrémité, l’inférieure trifldc, avec le lobe intermédiaire un peu plus grand; corolle papilionacée : étendard ovalaire; ailes de même longueur que la carène qui est obtuse ou obliquement tronquée; légume consistant, 2 ou 3-articulé, terminé par une soie; semences orbiculaires et aplaties. Les trois espèces décrites par De CandoIIe : Diccrma pulchetlum, elegans et biarticnlatum , sont des arbrisseaux à feuilles composées de trois folioles ; à fleurs jaunes portées chacune sur un pédicelle axillaire, garni de bractée. Ces espèces, de la Chine et de l'Inde, ont été divisées en deux sections.
D1CÉROBATE. pois. Sous-genre de Raies, établi par Blainville. V. Raie.
DICEROCARYER. Dicerocaryum. bot. Genre de la famille des Pédalinées, établi par le professeur Bojer, à Pile Maurice, pour une plagie qu’il y a observée et que l'on retrouve sur plusieurs points de la côte orien-
tale de l’Afrique. Caractères : calice divisé en cinq sépales un peu en faux; corolle campanulalo-ringenle, gibbeuse à sa base, avec son limbe large, partagé en cinq lobes dont l’inférieur ovale, très-long et marqué de sept stries; quatre étamines didynames; anthères oldongucs, incombantes; ovaire globuleux, à deux cornes et pubcscent; le style est surmonté d'un stigmate fourchu. Le fruit est une noix ovalo-rectangulée , à deux cornes, et quadripartite; les noyaux sont uniloculaires avec une ou deux semences; l'embryon est très-petit. Le Dicerocaryer sutcâ, Dicerocaryum sinualum , est une plante grêle, couchée; sa racine est diffuse, lignosocharnue; sa lige est cylindrique, colorée et puhescente; les feuilles sont opposées, étalées, ovales, sinuato-pinnalifidcs, à lobes ou tronqués ou aigus cl quelquefois spinescents; les pédoncules sont axillaires, solitaires, arqués, plus courts que les feuilles, cylindriques et glabres. Les fleurs sont grandes, d'un rose assez vif avec les bords plus foncés; la face extérieure des pétales est bispide.
DlCEROS. bot. Genre de la Didynamic Angiospermie, établi par Loureiro (Flor. Cochinchin., p. 463), et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions subulées, velues, droites et presque égales; corolle campanulée, dont le tube est velu intérieurement, et le limbe à quatre découpures obeordiformes, une beaucoup plus grande que les autres; quatre étamines didynames, ayant leurs anthères écartées et bicornes; capsule biloculaire, bivalve et polyspcrme. Wjlldenow, dans l'édition de Loureiro, a indiqué ce genre comme identique avec Y.lchimencs de Vabl, et Poiret l’a réuni au Columnea. Ainsi, le Diceros Cochinchinensis , Lour., est le Columnea Cochinchinensis de l'Encyclopédie. C'est une plante herbacée, velue, à feuilles étoilées, ternées, lancéolées, charnues et glabres; elle croît dans les lieux humides de la Cochinchine, où on la mange confite dans du vinaigre. En adoptant ce genre, Persoon y a réuni Y Achimenes sesumoides de Vabl, et l'a nommé Diceros longifolius ; mais celle piaule que Burmaun a décrite (Flor. Imlica, p. lôô) sous le nom de Sesamum Jar anicum, appartient au genre Chelone. Le docteur Bluine, dans son Bydragen toi Flora Java, a décrit quatre nouvelles espèces de Diceros : Diceros lalifolius ; Diceros montanus ; Diceros glanduliferns; et Diccros cœspitosus, qu'il a découvertes dans les montagnes de la partie occidentale de t'ile.
DICHÆNE. Dichœna. bot. Genre de Champignons, de la famille des Hyménoinycèlcs de Fries et établi par lui avec les caractères suivants : périlhécies globuleuses, agglutinées, avec une base granuleuse et s'échappant après 'la destruction du disque d'épiderme qui les recouvre. Tbèques presque droites et persistantes. Les Dichænes sont de petits Champignons qui s’élancent des parties dures des végétaux, passant à l'étal de pourriture. Chevalier a donné à ces Cryptogames le nom de lymorphum.
DICIIANTUIUM. bot. Syn. d' Andropogon annu laïus.
DICÜAPÉTALE. Dichapetalum. bot. Genre de la famille des Térébinthacécs et de la Peulandrie Monogynie. fondé par Du Petit -Thouars (Généra Nota
Madagnseariensis , p. 23), et ainsi caractérisé : calice i monophylle, campanule*, profondément quinquéfide; I cinq pétales linéaires à leur base, bifurqués au sommet, et alternes avec les découpures calicinales; cinq éta- i mines alternes avec les pétales, périgynes, dont les | filets sont oblongs, les anthères cordiformes; cinq pe- j lites écailles à la base de l'ovaire ; style simple, trifide j au sommet; fruit baoeiforme, ayant un tégument charnu et divisé primordialemenl en trois loges monospermes, mais dont deux s'oblitèrent le plus souvent; graine épaisse , sans péri sperme, à cotylédons épais, et à radicule petite et supérieure. Le Dicbapètalk de Du Petit-Tuoi ars, Dichapelalum Thouarsianum (fiœmer Collect. ), est un petit arbrisseau dont les rameaux sont* grimpants et presque aphylles; les feuilles sont alternes, entières, les fleurs petites et disposées en faisceaux axillaires. 11 croit à Madagascar.
D1CUËE. Dichœa. dot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandric de Linné, institué par Lindley qui lui reconnaît pour caractères : sépales et pétales égaux, lancéolés, aigus et libres; labellc deltoïde, dépourvu d'éperons, nu , onguiculé, articulé au gynostèinc qui est cylindrique et aptère; anthère à deux loges renfermant quatre masses polliniques géminées , collatérales, portées sur une caudicule en forme de coin, accompagnée d'une très-petite glandule. Les espèces de ce genre sont américaines et des tropiques; elles consistent en plantes herbacées, épiphytes, caulescenlcs, rampantes; les feuilles sont petites et distiques; les fleurs, solitaires, sont d'une extrême petitesse.
D1CHELACHNE. Dichelachne. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandric Monogynic de Linné, dont la formation est due à Endlichcr, qui l'a consigné dans le deuxième cahier de son Généra (79fi). Caractères : épillels à une seule fleur, munie d'un slipe court et barbu; deux glumes membraneuses, acuminées, aussi longues que les fleurs : l'inférieure est un |>eu plus courte que la supérieure ; deux paillettes : l'inférieure membraneuse, scabre, bifide â l’extrémité, avec une arête simple ou articulée, un peu tordue, courbée par le milieu et placée entre les deux segments ou lobes de la paillette; la supérieure est plus courte, moins roidc, linéaire, bidentée au sommet; les bords des dents sont très-finement découpés ; trois écailles un peu en faux; trois étamines avec les loges des anthères bien distinctes, imberbes et obtuses; ovaire sessile, surmonté de deux styles distincts, que couronnent deux stigmates plumeux, à poils simples; caryopse fusiforme, libre entre ses paillettes. Ce genre est établi d'après une espèce rapportée de l'ile de Norfolk; les feuilles sont coutournées et les panicules serrées.
DICHELESTE ou DICUÉLESTIER. Dichelestium.
crust. Genre de Brandi iopodes, famille des l’wcilopes ( Règn. Anim. de Cuv.), établi par llermann ( Méin. aplérologiquc, p. 13, 10, 125), qui le range dans la troisième famille des Aptères. Ses caractères distinctifs sont : tèt hexagone; antennes composées de sept articles; abdomen allongé, plus étroit que le tôt; la paire de pattes antérieures dirigée eu avant; leurs ongles recouibés et se rencontrant, avec une petite dent vers
l'extrémité de l'article qui précédera seconde paire allongée, mince, bifide à son extrémité ; le dernier article de la troisième paire très -épais, terminé par un ongle très fort; les quatrième et cinquième paires courtes et bifides; la sixième ressemblant à des tubercules allongés; le bec qui prend naissance derrière les pattes antérieures, a de chaque coté une touffe de filets. — Les Dicliéleslicrs sont de petits Crustacés parasites, vivant sur les branchies de l'Esturgeon dont ils sucent le sang. On n’en connaît encore qu'une espèce, le Dichéleslier de l'Esturgeon , Dichelestium ‘J'ursionis d'Hermann (Méin. ApL, pl. v, fig. 7, S) qui en a donné une description étendue et fort complète.
D1CHEROS. Die héros, ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Cétoniles, établi par Gory et Percheron qui lui assignent pour caractères : chaperon très-court, relevé latéralement en deux cornes droites, avancées, de même grosseur dans toute leur longueur; mâchoire plus longue que large, obtuse, avec le lobe terminal très-court, triangulaire, velu supérieurement; palpes courtes et grosses, dont le dernier article est plus long que les trois premiers réunis; lèvre en carré, échancrée antérieurement et latéralement; corselet demi circulaire, plus large que les élylres; celles-ci légèrement écbancrées; écusson triangulaire, arrondi â son extrémité; sternum avancé, recourbé à son extrémité, vers la poitrine; tarses au plus de la grandeur des tibias.
Dichero» plagiat us , Klug. ; Cetonia bicornuta , Lalr. 11 est long de dix lignes, entièrement d'un noir brillant , avec une grande tache rouge-brique, qui occupe tout le milieu de l’élytre. On le trouve â Timor. Une seconde espèce est de Java, Dichero» déco ru»; elle a huit lignes de longueur, la tête noire, le corselet rouge, les élylres fauves, avec la suture noirâtre, les pattes rougeâtres.
DICIl ILE. Dichilus. bot. Genre de la famille des Légumineuses , Décandric Monadelphie, établi par De Candollc qui lui assigne pour caractères : calice atténué â sa base, profondément bilabié; lèvre supérieure bidentée, l’inférieure ù trois dents toutes acuininées. Corolle papilionacée; étendard plus court que la carène qui est obtuse, et plus long que les ailes qui égaleul le calice en longueur; étamines monadelphes; la gaine fendue au sommet; style filiforme; ovaire linéaire droit, renfermant huit ovules. Le Dichile Lebeckoïde est un petit arbrisseau à rameaux cylindriques; à peine garni de quelques stipules; à feuilles composées de trois folioles courtement pétiolées, linéaires, aiguës. Les fleurs sont penchées, jaunâtres , portées sur des pédicelles uniflores, bihraclés. Il est originaire du Cap.
D1CHLOSTOME. Dichlostoma. acal. Genre voisiu de celui des Méduses, établi par Raffitiesque, pour un animal qui vil dans les mers de Sicile, et auquel il donne les caractères suivants : corps gélatineux, plat; bouche inférieure, située à une des extrémités, et accompagnée de deux appendices. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce qui doit être examinée de nouveau avant d’élrc réputée suffisamment connue : le Dichlosloinc elliptique.
DICHOBUNES. Dichobuni. ma m. Troisième division
formée par Cuvier (Oss. foss. T. m, p. 125) dans son ('cure Anoplothcrium , et composée de (rois espèces :
. Inoplotherium Leporinum, caractérisé par l'égalité, aux quatre pieds, du doigt accessoire avec les intermédiaires. Sa taille et son port le rapprochent du Lièvre. tnoplotherium Murinum, grand comme un Cochon j d'Inde, connu seulement par une mâchoire, tnoplotherium obliquant , de la mémo taille que le précédent, caractérisé par l'obliquité plus grande de la mâchoire. Ces trois animaux perdus sont du bassin de Paris.
DICHOGAMIE. Dichogatnia . bot. Ce nom dérivé des mots ir/a , séparément, et noce, a été donné
par Sprengel à la fécondation qui a lieu sur les végétaux unisexués, quand les fleurs mâles et les fleurs femelles ne se développent pas en même temps. Ce botaniste pense que les Insectes déterminent alors une fécondation en transportant le pollen. Il nomme Dichogamie androgync, la fécondation qui a lieu toujours par l'intermédiaire des Insectes, lorsque le mâle ou l’étamiue se développe le premier; et Dichotamie gynandre, celle qui a lieu lorsque la femelle ou le pistil se développe avant le mâle.
DICHOGLOTTIDE. Dichoglottis. bot. Genre de la famille des Caryopbyllées, établi par Fischer qui le caractérise ainsi : calice â cinq divisions; cinq pétales bifides au sommet ; de cinq â dix étamines; deux styles. Le fruit est une capsule à quatre valves et polysperme. Le Dichoglottide a feulles lix£aires, Dichoglottis lincarifolia , est une petite plante annuelle, couverte de poils articulés ; ses tiges sont dichotomo-rameuses, garnies de feuilles épaisses et linéaires; les pédoncules sont allongés, capillaires, terminés par une petite fleur blanche ou rougeâtre. On la trouve sur les bords de la mer Caspienne, non loin du lac salé d'Indersk.
DICHOLOPHUS. ois. F. Cariama.
DICHOM1MM. bot. F. Marchante.
D1CHO.MME. Dichomma. ixs. Coléoptères hétéromères ; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Tentvrides, établi par Solder avec les caractères suivants: antennes courtes, épaisses, subcyliudriques, à articles A peine coniques, aussi larges que longs, excepté le troisième qui est un peu moins court que les autres; le dernier petit, ovalaire, comme tronqué obliquement; palpes maxillaires courtes et épaisses, allant en grossissant insensiblement vers leur extrémité; dernier article court; subcylindrique, tronqué au bout; mandibules courtes, cachées presque en entier pendant l'inaction; leur dent supérieure peu sensible; labre court, arrondi à l'extrémité; menton milréforine, à angles latéraux recourbés en dedans, avec l’échancrure antérieure^anguleuse et une petite dent au milieu; tête suborbiculaire, à épislomc tronqué; yeux recouverts au milieu par le bord antérieur et postérieur de la tête, se réunissant au dessus d'eux, ce qui les fait paraître au premier coup d'œil comme longitudinaux et supérieurs; prothorax subreclangulaire, à quatre angles saillants et prolongés, surtout les antérieurs, avec la hase sinueuse, s'appliquant contre les élytres dont le rebord marginal sc termine brusquement aux angles huméraux, et ne borde pas la hase; écusson un peu saillant, oblong, arrondi postérieurement; jambes antérieures
grêles, épaissies à l’extrémité ; tarses minces, avec les quatre premiers articles courts. Deux espèces : Dichomma Maillei et Dichomma Duponti , constituent jusqu'à présent ce genre nouveau; toutes deux se trouvent en Orient.
DICUONDRACÉES. Dichondraceœ. bot. Famille établie par Dumortier, dans son Analyse des familles des plantes, avec les caractères suivants : système ligneux recouvert par le système cortical; enveloppe florale double : l’intérieure monophylle; corolle monopélale, insérée sur le lorus; fleurs symétriques; placentaires funiculaires, attachés â l'axe; fruits oligospermes, partibles; loges monospermes; valves â borbs rentrants; plusieurs styles. Les genres Dichondra et Falkia composent cette famille.
DICUON'DRE. Dichondra. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, établi par Forster, et qui depuis a reçu différents noms. Ainsi Gærtncr l’a décrit et figuré ( de Fruct.y lab. 04) sous le nom de Sleripha , qui lui avait été donné par Banks, et Walter en a fait son genre Demidofia. Le Dichondra se reconnaît â son calice ouvert, profondément quinquéfidc; â sa corolle monopétale régulière et rotacée, découpée en cinq lobes, et â peine plus longue que le calice. Les étamines, au nombre de cinq , sont attachées à l'intérieur de la corolle. Les filets sont subulés , les anthères cordiformes, obtuses, à deux loges. On compte deux pistils dans chaque fleur. Ces deux pistils sont quelquefois soudés intimement, de manière à n'en former qu'un seul plus ou moins bilobé; c’est ce que l'on observe, par exemple, dans le Dichondra Caroliniensis de Michaux. Chaque ovaire porte un style qui sc termine par un stigmate capitulé cl comme pcllé. Le fruit, renfermé dans l’intérieur du calice qui persiste, se compose de deux akènes quelquefois un peu soudés entre eux par leur base. Chacun d'eux contient une ou deux graines qui partent de sa base et qui sc composent d'un tégument épais, crustacé, et d’un embryon très-grand, relativement au volume de la graine, dressé, ayant ses cotylédons contournés et enveloppés dans un endosperme assez mince et charnu. Les Dichondra sont de petites plantes étalées, rampantes, ayant le port des Sibthorpia. Leurs liges sont rameuses, pubescenles; leurs feuilles entières, pétiolécs, cordiformes ou réniformes; leurs fleurs pédonculées et solitaires à l'aisselle des feuilles.
On a décrit sept espèces de ce genre ; mais ce nombre peut facilement être réduit. En effet, plusieurs espèces, telles que les Dichondra sericea de Swarlz, Dichondra Pcruriana de Persoon, sont à peine des variétés du Dichondra repens de Forster. qui doit être considéré comme le type du genre. Cette espèce, qui croit à la Nouvelle-Zélande, à la Nouvelle-Hollande, aux A titilles, sur le cônlincnt de l’Amérique, et à File de Bourbon, est une petite plante vivace, pubescenle : sa lige est étalée sur la terre, rameuse, portant de petites feuilles alternes, réniformes. émarginées ou rétuses à leur sommet; entières, pubescenles ù leur face inférieure. Ses fleurs sont petites, portées sur des pédoncules axillaires et solitaires. Cette plante a été décrite sous différents noms. Ainsi Linné fils la nommait Sibthorjn'a evolculacea et Gartner Sleripha reniformis. La Di -
ihottdra Caroliniemiê de Michaux est bien distincte, par ses deux ovaires soudés ensemble, de manière à sembler ne former qu’un seul pistil plus ou moins profondément lobé.
DICIION’ÉMIE. Dichonemfa. bot. Genre de la famille des Confervécs, établi par blume et Nées (Nov. Act. cur. 13, t. 2). d’après une de ces productions végétales observées par le premier dans nie de Java. Les caractères qu'offrent le genre sont : des membranes tomen- Icuses, diversement colorées, et recouvertes de flocons difformes, les uns très tendres, rainuleux, articulés et pellucides, les autres simples, plus consistants, entremêlés de masses grumeuses et granuleuses, sans présenter de vestiges de sporidies. Ce genre que les auteurs placent près du genre Leiostroma de Fries, paraît avoir beaucoup d'analogie avec celui que Mr,l« Libert a publié sous le nom d‘ hioconia ; il ne renferme encore qu’une seule espèce : Dicboxéxie vrigixeise, Du honemia œruginosa , Nées. Elle est entièrement velue, composée de membranes suborbiculaires, d’un bleu verdâtre, avec les bords frangés et plus pâles.
D1CHORISANDRE. Dichoriaandra. bot. Genre de la famille des Cominélinées, et de l'IJexandrie Monogynie, L.,qui a été institué par le professeur Mikan, de l'université de Drague, pour une plante d'un port très-élégant, trouvée dans les forêts vierges du Brésil, non loin de Rio-Janeiro. La disposition particulière des étamines a donné l’idée du nom générique, qui est composé des mots grecs Ai;, deux fois, xopiç , séparément, et avo(cd«, mari. Les Dichorisandres â fleurs en lliyrse, que nous admirons, pendant tout l'automne, dans nos serres, sont tous provenus de graines introduites en Europe dans le courant de 1820. Depuis lors, trois autres espèces sont venues enrichir ce beau genre, et nous sommes redevables de leur connaissance au botaniste-voyageur le docteur .Martius. Les caractères du genre, tels qu’ils ont été (racés par Mikan , sont : un calice composé de trois sépales; une corolle â trois pétales; six étamines dont les filaments sont très-courts, et les anthères longues, divergentes et à deux loges; une capsule triloculaire, polysperine, entourée par la corolle qui acquiert beaucoup d’épaisseur à sa base. Les espèces que renferme ce genre sont toutes originaires du Brésil. L’une d’elles, que l’on peut regarder comme le type, Dichorisandra thyrsi/lora , est remarquable par la beauté de 60ii thyrse composé de fleurs bleues -azurées, portées trois à cinq ensemble sur des iiédoncules assez courts; sa lige est noueuse, articulée, garnie de feuilles alternes, oblongues, lancéolées, très-glabres, luisantes, et engainantes â leur base. L'ovaire est «opère, turbiné, à trois angles arrondis, surmonté d'un style cylindrique, plus court que les étamines, terminé par un stigmate à trois lobes. Le fruit est une capsule presque globuleuse, un peu trigoue, à trois loges et à trois valves.
Les racines du Dichorisaxdrf. a fleirs ex thyrse, Dichorisundra thyraiflora , Mik., sont des tubercules charnus, munis de petites fibres menues; elles produisent une ou plusieurs liges cylindriques, noueuses, articulées, nues dans leur partie inférieure, divisées, dans la supérieure, eu quelques rameaux garnis de feuilles alternes, oblongues, lancéolées, très glabres, luisantes,
rétrécies et engainantes à leur base. Les fleurs sont d'une belle couleur bleue, portées, trois à cinq ensemble, sur des pédoncules assez courts, et disposées en une grappe terminale, longue d'environ trois pouces.
La culture des Dichorisandres ne présente aucune difficulté; dès les. premiers jours du printemps, on sème ses graines sur couche et sous châssis; et aussitôt que les jeunes plantes ont acquis assez de force pour être transplantées, on les enlève de la terrine et on les distribue dans des pois remplis de terreau de bruyère pur, que l'on enfonce dans la tannée; on les conduit, du reste, de la même manière que les plantes succulentes , modérant beaucoup les arrosements hors du temps de végétation.
DICHOSMA. bot. y. Diosxa.
D1C110SP0RIER. Dichoaporium. bot. Genre de la division des Champignons angiocarpcs de Persoon, établi par Nées, caractérisé par un péridium membraneux, hémisphérique, renfermant des sporules globuleuses, opaques et conglobées. Le Dichoaporium aggregatum a élé trouvé par Nées sur l’écorce des Chênes; c’est une fongosité membraneuse, brune, parsemée de grains blanchâtres et de sporules noires, lia beaucoup de ressemblance avec le Spumaria physaroides de Persoon.
DICHOSTYLIDE. Dichoalylis. bût. Brown a distingué du genre Scirpua les espèces dépourvues de soies hypogynes, et en a formé un genre nouveau, sous le noin d 'Isole pi a. Parmi ces espèces, les unes ont un style trifide, les autres un style bifide. C’est aux premières seulement que Beauvois conserve le nom générique de Brown, et il assigne aux secondes celui de Dichostytis qui indique le doublé style par lequel il les caractérise.
D1C110T0MAIRE. Dichotomaria. foltf. Genre établi par Lamarck, dans la troisième division de ses Polypiers vaginiforines; il se compose des deux genres Galaxaura elLiagora de Lainx.;le premier fait partie des Corallinées, le second des Tuhulariécs; l'un et l'autre offrent des différences tellement tranchées que l’on ne peut qu'être étonné de leur réunion.
DICHOTOMIE. Dichôiotnia. bot. Mode de division par bifurcation. Ainsi une tige est divisée par Dichotomie lorsqu'elle se partage en deux branches principales, qui se subdivisent chacune en deux autres branches et ainsi successivement. Les feuilles sont Dichotomes lorsqu'elles vont en se bifurquant sans cesse. Il en est de même des fleurs et de leurs bractées.
D1CH0T0PHYLLE. Dichotophyltum. bot. Ce genre, établi par Dillcn, dans la famille des Cératophyllées.nc diffère pas assez du genre qui a donné son nom à celte famille, pour en être distingué. Cêratophylie.
D1CI1R0A. bot. Genre établi par Loureiro, d’après un arbtisle qui habite la Chine et la Cochinchine. Ses feuilles sont opposées; ses fleurs disposées en corymbes terminaux. Elles présentent un calice globuleux, à quatre dents; cinq pétales plus longs que lui, épais, étalés; quinze étamines plus courtes, à filets ténus et inégaux entre eux, â anthères ovoïdes et dressées; un ovaire renfermé dans le calice, surmonté de quatre styles épais, que terminent des stigmates échancrés. Le fruit est une baie à quatre loges polyspcrmes. Ces caractères suffi-
îogle
sent-ils pour fixer la place de ce genre? A-t-il quelques rapports avec les Cercodiennes ou avec P i/jd rangea ? — Le nom de Dicliroa, qui, d'après son étymologie, signifie double couleur, est dû à celle des corolles, qui, blanches à l'extérieur, sont bleues au dedans, ainsi que les étamines. Lourciro a donné à son unique espèce le nom de febrifuga , b cause des propriétés de celle plante, dont les feuilles et la racine sont employées, dit-ll, avec succès, dans le traitement des fièvres inlermil lentes.
DICIIROCÉPHALE. Dichroccphala. bot. Genre de la famille des Synanlhérées , tribu des Astéroïdées, institué par De Candoile, avec les caractères suivants : capitule tïiultiflorc, hélérogamc, à fleurs tubuleuses, celles du rayon femelles, tri ou quadridentées, disposées sur plusieurs rangs; celles du centre hermaphrodites, quelques-unes miles par avortement et quadridentées; réceptacle nu, conique; involucre étendu, formé d'un seul rang d’écailles ovales presque égales. JLes fleurs femelles ont la corolle cylindrique, avec l'orifice en forme de cloche; le style est inclus; l'akène est comprimé, dépourvu de bec. Les sept espèces de ce genre, décrites jusqu’ici, appartiennent au cap de Bonne-Espérance, à Madagascar ou aux Indes. Ce sont des plantes herbacées, annuelles, glabres ou faiblement velues, rameuses, ascendantes, à feuilles alternes, dentées, cunéiformes ou péliolées; les capitules sont petits, globuleux, portés sur des péd icelles courts cl glabres.
D1CIIROCÈRE. AXRfcL. F. Dicrocère. •
DICUnOITE. mix. Iolilhf \\\; Cordiérile, HaUy. Substance qui ne s’est encore rencontrée qu’en cristaux réguliers, ou en masses vitreuses, à cassure inégale, • d'un bleu violâtre par réflection, et offrant une double couleur par transparence, savoir : celle de la surface, lorsqu'on dirige le rayon visuel parallèlement à l'axe des cristaux, et une couleur d'un jaune brunâtre, lorsque ce rayon est dirigé perpendiculairement à l’axe. C’est de là que vient le nom de Dichroïte donné à celle substance par Cordier, qui. le premier, en a fait une description exacte et complète. Elle a pour forme primitive un prisme hexaèdre régulier, divisible par des plans perpendiculaires â ses côtés, et dans lequel la hauteur est à l'aréte de la base â peu près dans le rapport de neuf â dix. Suivant l'analyse de BonsdorfF, elle résulte delà combinaison d'un atome de Bisilicale de Magnésie avec quatre atomes de Silicate d’Alumine, et cette dernière base est souvent remplacée par le Fer; en poids , elle contient : Silice, 50.G4; Magnésie, 7,88, et Alumine, 41,48. — La Dichroïte raye fortement le verre, et difficilement le Quartz. Elle pèse spécifiquement 2,10; elle est douée de la double réfraction. Un fragment de ce Minéral, exposé à l’action du chalumeau, sc fond en émail gris nuancé de verdâtre. Les formes régulières observées et décrites par llauy , présentent le prisme hexaèdre ou simple ou modifié sur les arêtes longitudinales et sur celles des bases. La Dichroïte appartient au sol primitif et aux terrains volcaniques anciens. Elle a été trouvée d’ahord en Espagne, aux environs du cap de Gales et à tiranatillo, près de Nijar, dans la baie de San- Pedro. Elle y a pour gangue un tuf formé d'une matière argileuse qui enveloppe des Grcnals trapézoïdaux et des
lames de Mica noir. Cette variété a été désignée quelquefois sous le nom de Spanisher Lazulith. On a trouvé aussi la Dichroïte près de Bodeumaiscn Bavière; elle a un aspect plus vitreux que celle d'Espagne; et sa gangue est composée d’Amphihole vert, de Chaux carhonatée lamellaire blanchâtre, de Fer oligiste et de Fer oxidé brun. Werner a fait de cette variété une espèce particulière à laquelle 11 a donné le nom de Peliom. La Dichroïte existe aussi nu Saint-Gothard , près de l’endroit nommé le Pout-du Diable; â Arendal, en Norwège, avec du Mica noir, et dans la mine de Cuivre d'Orijervi, près d'Abo en Finlande. La variété d'Orijervi, et celle de Sala en Suède, ont été décrites sous le nom de Slienheilite. Enfin on a trouvé la Dichroïte au Groenland dans un Granité, en Sibérie, au Brésil et â File de Ceylan. C'est de ce dernier endroit que provient principalement la variété que l'on débile dans le commerce, sous le nom de Saphir d'eau, et que l'on a mise au rang des pierres fines, susceptibles d'élre taillées comme objets d’ornement. Celte variété a passé pendant longtemps pour un Quartz bleuâtre; mais Cordier a prouvé son identité avec riolilhc de Werner, de manière â ne laisser aucun doute sur ce rapprochement.
D1C11ROME. Dichroma. bot. Syn. de Dichromènc et d’Ourisie.
DICHROMÈNE. Dichromena. bot. Genre delà famille des Cypéracécs, établi par Richard qui l'a composé d’espèces appartenant aux genres Schœnus et Scirpus , mais qui s'en distinguent surtout par un style simple â sa hase qui est coriace et tuberculeuse, et par son akène lenticulaire, comprimé, rugueux transversalement, couronné par la base du style qui est persistante. LesDichromènes sont des plantes â liges simples, sans nœuds et sans feuilles, ou plus rarement rameuses, couvertes de feuilles et noueuses. Ses fleurs forment en quelque sorte des capitules ou des corymbcs terminaux ou axillaires. Les épillels sont mulliflores, composés d’écailles imbriquées eu tout sens, dont les plus extérieures, qui sont vides, ont une couleur différente et forment une sorte d'involucrc. Il u'existe pas de soies hypogynes à la base de l'ovaire. Presque toutes les espèces qui appartiennent â ce genre, sont originaires de l'Amérique méridionale.
D1CÏ1ROMON. bot. Synonyme de Verveine.
D1CKIA. bot. Synon. de Moutabca. F. Vardellie.
DICKSON! A. bot. Ehrbait avait donné ce nom â un genre de Mousses, ignorant qu’il était déjà donné â un genre de Fougères; on lui a substitué celui de Schistostegd. F. ce mot.
D1CKSOME. Dt'cksonia. bot. Ce genre, établi par L’Héritier, dans son Sertum Anglicum, appartient à la tribu'des Polypodiacées ou Fougères à capsules entourées par un anneau élastique, complet; il se rapproche d’une part des Davallia, par son port et quelques-uns de scs caractères ; de l'autre, des Lindtea , par la slruc lure cl le mode de déhiscence de son tégument; c'est auprès de ces genres qu’on le place en général; cependant quelques-uus des caractères paraîtraient le rapprocher davantage des Cyathées auprès desquelles Brown l’a rangé; mais dans ce cas il faudrait regarder les deux valves du tégument qui entoure les capsules , comme
appartenant toutes deux à un vrai tégument, et ne pas établir que la valve marginale est l'extrémité recourbée des lobes de la fronde. En admettant cette structure, les Dicksonies ne différeraient des vrais Cyathées que par la position complètement marginale des groupes de capsules, et par la déhiscence régulière du tégument qui les enveloppe. A l'extrémité de chaque lobe des frondes, on trouve un groupe arrondi de capsules; ces capsules sont insérées comme dans les Cyathées, sur une courte columelle ou sur une sorte de tubercule saillant; elles sont entourées de toutes parts comme ces dernières, par un tégument sphéroïdal , qu’on a regardé, en général, comme formé d’un côté par l’extrémité des lobes de la fronde recourbée; et de l’autre, par un vrai tégument superficiel naissant de la partie inférieure de la fronde, et adhérent au pourtour du lobe recourbé de celte même fronde; la structure différente de l’extrémité de ces lobes, son analogie, au contraire, avec l'autre valve du tégument et leur union dans la jeunesse de la plante, paraissent cependant devoir faire regarder cette valve marginale, non comme l’extrémité de la fronde elle-même , mai» comme un vrai tégument qui naît de son extrémité. Il suffit pour cela d’examiner une véritable Dicksonie avant son développement parfait. On voit alors que le tégument qui enveloppe de toutes parts les capsules, ne diffère en rien à la partie inférieure et à la partie supérieure. Plu» tard , ces deux parties se séparent en deux valves; et alors, l’une d’elles, faisant suite ô la fronde, a été regardée comme une partie même de celte fronde, quoiqu’elle en diffère autant que le tégument des Adianthum diffère de celui des PteriSf qui naît également du bord de la fronde, et qu’elle ne ressemble pas pour la forme aux autres dentelures de la fronde. Il y a quelques espèces de Dicksonies, dans lesquelles, cependant, le tégument est formé par une véritable écaille ou membrane demi-circulaire, s'ouvrant en dehors, et s’appuyant sur un des lobes de la fronde, sans jamais y adhérer; ces espèces diffèrent beaucoup des vraies Dicksonies, et doivent en être séparées et former un genre distinct ; plusieurs espèces d’Amérique et une espèce nouvelle du Népaul offrent ce caractère.
Les véritables Dicksonies sont, en général , des plantes de l'hémisphère austral, de Mascarcigne, de Sainle-Ilélène, de la Nouvelle Hollande et des Iles de la mer du Sud. Plusieurs ont. comme les Cyathées. des tiges arborescentes; tels sont le Dicksonia antarctica, figuré par Labillardière; le Dicksonia squarrosa ou Trichotnancs squarrosum de Forster; le Dicksonia arboresccns de L'Héritier, etc. Les espèces d'Amérique sont, au contraire, plus délicates; et leur port se rapproche davantage de celui des Darallia; toutes ces plantes sont cependant très- remarquables par leur fronde très-profondément divisée, et par leurs pinnules à dents aiguës et obliques, caractères qui les font distinguer facilement des autres Fougères et surtout des Pavallies, dont elles ont un peu le port; mais dont la fronde est en général divisée en lobes obtus et tronqués.
DICLFSIH. bot. Ce nom, composé des molseit, deux fois, et je ferme, a été donné par Desvaux, aux
fruits pseudocarpiens, simples, composés de la graine
soudée avec la base de la corolle persistante et endurcie, comme ceux des Pelles-de Nuit. Ce sont les ScleranUies de Mœncli ; cette sorte de fruit peut être réunie avec Y Akène de Richard.
DICLIDANTHFRE. Diclidanthera. bot. Martius a établi dans ses ,Vor. Gen. et Sp. pl. Brasil., ce genre qui doit appartenir à la famille des Éhénacées de R. Brown, et à la Décatidric Monogvnie de Lin. ; il lui assigne pour caractères : un calice quinquépartite ; une corolle infundibuliforine, ù limite quinquéfide ; dix anthères ovales hiloculaires, sessiles, insérées sur la gorge du tube; un ovaire libre, globuleux, à cinq loges rnonospermes, un style filiforme; un stigmate simple, en tète; une baie globuleuse, à cinq semences qui sont quelquefois réduites à trois par avortement. Les Diclidantbères sont des arbustes ou des petits arbres à liges dures et roides, à rameaux allongés et souvent (tendants, à feuilles éparses, pétioiées, entières, un peu épaisses, A fleurs bractéolées, assez petites, blanchâtres, réunies en panicules terminales; ils ont été trouvés dans les parties boisées et tropicales du Brésil.
DICLINES. bot. On donne ce nom aux plantes Dicotylédones dont les fleurs sont unisexuées et portées sur des individus différents. Jussieu a réuni les végétaux qui offrent celte disposition des sexes, pour en former la quinzième ou dernière classe de sa Méthode. Il y a placé cinq familles, savoir : les Fuphorbiacées, les Cucurbitacées ; les Urticécs, les Amentacécs, et enfin les Conifères. Mais il est évident que, par suite des progrès de la science, cette classe doit être supprimée. En effet, les cinq familles qu’elle réunit ont fort peu d'analogie entre elles et doivent être réparties dans les autres classes de la méthode. Malgré la séparation des sexes, il est encore possible de déterminer l’insertion relative des étamines dans les (liantes diclincs (A'. Ivsertiot des étamines), et dès lors ces cinq familles qui, aujourd'hui, en forment un (dus grand nombre, par la division qu'on a fait subir à la famille des Amentacées, viennent se ranger dans les autres classes de la méthode. Ainsi les Euphorbiacées seront placées dans les Apétales hypogynes non loin des Alriplicées, ou selon quelques autres parmi les Polypélales à cause du petit nombre de leurs genres qui sont munis d'appendices pétaloldcs. Les Urlicées viennent aussi se ranger parmi les Apétales à étamines hypogynes. Quant aux Cucurbitacées, leur place n’est pas facile à déterminer. En effet elles ont des rapports avec les Monopétales à ovaire infère, telles que les Campanulacées, et d'une autre part elles se rapprochent des Polypélales, telles que les (irossulariées et les Combrétacées. Les Conifères et les familles formées aux dépens des Amentacées trouvent également leur place parmi les Dicolylédons apétales à étamines hypogynes et à étamines épigynes.
DICLIPTÉRE. Dicliptcra. bot. Genre de la famille des Acanthacées, établi par Jussieu (Ann. du Mus. T. ix, p. 351, pl. 31, fig. 3) aux dépens des nombreuses espèces de Justicia de Linné. Un y observe, comme dans ce dernier genre, un calice quinquéparli , une corolle irrégulière, hilabiée; deux étamines dont les anthères présentent deux lobes distincts ou soudés. Mais il se caractérise par la forme et la déhiscence de sa capsule ;
elle est en effet courte, comprimée, de la forme d’un cadre arrondi ou ovale dont le rebord est renflé et se partage en deux valves naviculaires, qui s'éloignent avec élasticité l’une de l'autre, et prennent une direction presque horizontale, par suite du redressement du rebord marginal, auparavant courbé en arc. Ce redressement ne peut avoir lieu sans que les côtés de la valve se détachent du rebord, depuis leur base jusqu'à leur sommet par lequel leur adhérence subsiste, de manière qu'aprês l’écartement ils ressemblent à deux ailes tenant à l'extrémité supérieure d'un pivot. De ce sommet, entre les deux ailes, s'échappe un appendice solide, élargi, comprimé, recourbé en crochet, terminé inférieurement par une ou plus souvent deux dents relevées, contre la base extérieure desquelles est attachée une graine orbiculaire, aplatie. Cet appendice est une sorte de demi -cloison qui sépare la capsule en deux loges incomplètes et dispermes. I.es espèces de ce genre sont des plantes herbacées ou plus rarement des sousarbrisseaux à feuilles opposées. Quant à l'inflorescence, elle varie et peut, suivant Jussieu, fournir un bon caractère d'après lequel plus de vingt espèces seraient distribuées en cinq sections. Les deux premières renfermeraient celles qui ont leurs fleurs disposées en verlicilles axillaires et accompagnées chacune de deux bractées, grandes dans la première section, étroites dans la seconde. Dans les deux suivantes les fleurs sont en épis, mais dans l'une ils sont bien fournis, et on observe une bractée unique, plus large que le calice; dans l'autre ils sont lâches, et l'on trouve deux bractées plus étroites que le calice; enfin dans une cinquième section on remarque plusieurs fleurs sur des pédoncules axillaires di ou trichotomes, munis de petites bractées à leurs points de division. Robert Brown pense que le genre Dicliptère ne doit pas renfermer toutes ces espèces, mais se borner à celles des première, deuxième et cinquième sections que Solander avait déjà, dans ses manuscrits, séparées sous le nom de Dianthera. Il remarque que les espèces de la quatrième section, qui est le Juslicia de Houston, se distinguent des autres par leur port et les lèvres indivises de leur corolle; et enfin que celles de la troisième paraissent devoir former un genre particulier à cause de leur corolle en masque, dont la lèvre inférieure est plus large et divisée, de leurs anthères dont les loges sont alternes, rapprochées, l'inférieure munie d'un petit appendice à sa base, mais surtout à cause de leur inflorescence. Outre la large bractée qui accompagne chaque fleur et renferme avec le calice deux bracléoles latérales, on observe d'autres bractées disposées sur un dopble rang, le long et sur le dos de l'épi, remarquables surtout dans une espèce à laquelle elles ont fait donner le nom de Pectinala.
DICLITËRA. bot. V. Dicliftère.
DICLYTRE. Dielylra . bot. Famille des Fumariacées; Diadelphie Hexandrie. Confondu autrefois avec les Fumaria de Linné, ce genre en a été d'abord sé- | paré par Boerrhaave ( Lugdun . Balac. Dort. t, p. SOI) sous le nom de Captiorchis. Plus lard Borckhausen {in fleemer Archiv. i, p. 4G), en outre de ce dernier . genre, créa le Dielylra qui fut négligé par la plupart i
3 DïCT. DES SCIEXC.ES HAT,
des botanistes; car Ventenat, Willdenow, Nullal, Persoon le laissèrent encore parmi les Corydalis, autre démembrement des Fumaria. Raffinesque, dans le Journal de Botanique de Desvaux, 1800, n,p. 150, rétablit ce genre sous le nom de Cucullaria qui ne put être admis, puisqu'il désignait déjà d'autres plantes. Enfin De Candolle ( Syst . Feget. n,p. 107), réunissant le Captiorchis de Boerrhaave au Dielylra de Borckhausen, a adopté ce dernier nom, et a fixé ainsi les caractères du genre : quatre pétales libres, caducs, disposés en croix, dont deux extérieurs égaux, bossus à leur base ou prolongés en éperons; six étamines, tantôt entièrement libres et simplement rapprochées en deux faisceaux opposés, tantôt soudées au sommet en deux masses, et libres à la base; siliques bivalves, déhiscentes, ovales, oblongues, comprimées et polyspermes. Les Diclylres habitent les contrées boréales de l'Amérique et de la Sibérie. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à racines tubéreuses ou fibreuses; elles ont ; des feuilles péliolées, multifides , le plus souvent insérées seulement près du collet de la racine. Leurs fleurs sont blanches ou purpurines, disposées en grappes, et plus grandes que celles des autres plantes de la même famille. Huit espèces de ce genre sont décrites dans le Prodromus, par De Candolle.
Diclytri a capuchons. Dielylra Cucullaria , DC.; Fumaria Cucullaria , L. Sa hampe est nue; ses fleurs forment une grappe simple, et les deux pétales extérieurs sont munis de deux éperons droits et aigus. Elle a pour patrie les collines ombragées de l'Amérique du nord, depuis le Canada jusqu’en Virginie, ainsi que les monts Alleghanys. Andrews {Bot. Rcposit ., t. 303) a figuré, sous le nom Dielylra formosa, uue espèce très-voisine de la précédente, mais qui en diffère, selon De Candolle ( loc . cil.), par ses feuilles, sa hampe rameuse au sommet, ses bractées plus longues, et ses bracléoles plus distantes de la fleur, par ses sépales plus longs, par ses fleurs plus touffues et d’un rouge clair, enfin par ses éperons plus courts, moins aigus et légèrement courbés à leur sommet. Elle est aussi de la Virginie.
Diclytrb a grosses flecrs. Dielylra spectabitis , DC.; Fumaria spectabilis , L., Amant ., vu, p. 357, lab. 7. Sa lige, cylindrique et dressée, porte des feuilles glabres, glauques, caulinaires, alternes, biternées, à segments cunéiformes, trifides ou incisés au sommet. Les fleurs, au nombre de sept ou huit, sont d'une belle couleur purpurine, disposées en grappe terminale, dépourvues de bractées, dans la plante que Linné a eue sous les yeux, mais munies de petites bractées subulées, dans les échantillons rapportés de la Chine par le père d'iucarville , et qui existent dans l'herbier de Jussieu.
Diclytrb a feuilles linéaires. Dielylra tenuifolia , DC. Cette espèce est remarquable par ses éperons très-obtus, sa hampe nue ne portant qu'uoe ou un petit nombre de fleurs; par ses pédicelles plus courts que le calice, ses feuilles multifides, à segments linéaires. Elle croit au Kamlschalka.
Diclytre a belles fleurs. Dielylra formosa, DC.; Fumaria formosa, Poir., Dict. encyc., Supp. 5, GB4; Corydalis formosa , Pursb. Fl. Am. 46Î. Le collet de
» racine est une touche écailleuse; couchée presque horizontalement sur la terre; de la partie supérieure naissent plusieurs feuilles trois fois ailées, portées sur de longs pétioles triangulaires, élargis à leur base; leurs folioles sont d’un vert clair, très-glabres, ainsi que toute la plante, cunéiformes, incisées ou dentées à leur sommet. Les fleurs sont roses, pendantes, disposées en une sorte de cyme ou de grappe sur des pédiccllcs particuliers, munis à leur base de bractées lancéolées-linéaires , et portées six à quinze ensemble sur de longs pédoncules qui naissent dans les aisselles des feuilles. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale.
DICNEMON. bot. Depuis la formation de son genre Leucodon, Schwagrichen en a séparé deux espèces de la Nouvelle-Hollande qu'il a érigées en genre particulier, sous le nom de Dicnemon. 11 lui assigne pour caractères : péristome à seize dents fendues en deux jusqu'à la base; coiffe campanulée. Les Dicnemon calycinum et rugosum sont des Mousses à rameaux cylindriques, à folioles engainantes, à capsules cylindriques et courbes.
DICŒLE. Dicœlus. us. Même chose que Dicœle.
DICGEOMA. bot. Nées ayant nommé Puccinia le genre Phragmidium de Link, c’est-à-dire les Puccinies à plus de deux loges, telles que les Puccinia ntucronala, Rubi , Putentillœ , etc., a donné aux vraies Puccinies à deux loges, le nom de Dicwoma , dont il ne fait qu'un sous-genre des Cœoma. La nomenclature de Link, étant plus ancienne, doit être conservée. V. Pdccikii.
D1COME. Dicoma. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie égale, établi par H. Cassini. Caractères : calathide sans rayons, composée d'un grand nombre de fleurs régulières et hermaphrodites; invo- Incre cylindracé, formé d'écailles imbriquées, appliquées, ovales , lancéolées, coriaces, membraneuses sur les bords, surmontées d'une arête épineuse; réceptacle plan et sans appendices; ovaire court, cylindracé et poilu; aigrette double, dont l'extérieure formée de petites écailles nombreuses, filiformes, et munie de petites barbes; l'intérieure a aussi des petites écailles lancéolées, membraneuses et en forme de paillettes; corolle dont le limbe est plus long que le tube, et divisé presque jusqu'à la base en cinq lanières longues , étroites et linéaires; étamines dont les filets sont glabres elles anthères munies de longs appendices tant au sommet qu’à la base. Une seule plante rapportée du Sénégal par Adanson et conservée dans l'Herbier de Jussieu, constitue ce genre. Celte espèce, à laquelle Cassini a donné le nom de Dicoma tomentosa (Bull. Phil., mars 1818), a une tige herbacée et cylindrique, les feuilles alternes, sessiles, spathulées et laineuses.
DICONANGIA. bot. Synonyme d’//eo tirginica.
DICOyiE. Dicoccum. bot. Genre de Champignons, institué par Corda dans la famille des Gyninocètes, de Fries; dans celle des Tuberculariées ou Irédinées de Nées. Les principaux caractères de ce genre consistent dans les sporidies qui sont ovales, agglomérées sur le disque, par un pédicelle presque nul. On trouve ces plantes sur les vieux troncs; on les reconnaît aux taches
noires qu'elles impriment sur l’écorce où elles sont implantées.
D1COQUE (frcit). Fructus Dicoccux. bot. Fruit formé de deux coques ou akènes accolés l'un à l'autre par leur côté interne. Ce fruit est le même que le Diakène de Richard.
DICORYPHE. Dicorypha. bot. Du Pelit-Thouars, dans son Histoire des Végétaux des Iles d’Afrique, a décrit sous le nom de Dicorypha Mwlagascariensis, (p. 15, tab. 7), un arbrisseau delà Télrandrie Digynie, qui croit à Madagascar où il s'élève à une hauteur de dix à douze pieds. Ses rameaux sont faibles et trèsallongés. ornés de feuilles alternes, courlcment péliolées, oblongues, aiguës, entières, coriaces. Les fleurs sont pédonculées et forment des faisceaux terminaux. Le calice est lubulé, à quatre lobes caducs; la corolle formée de quatre pétales plus longs que le calice, alternant avec ses lobes. Les étamines sont au nombre de huit, dont quatre seulement sont fertiles et anlhérifères, et quatre stériles; leurs filets sont connivenls à leur base; les ovaires, au nombre de deux, sont adhérents entre eux et font corps avec la base du calice; le style est simple ou profondément biparti; les anthères sont sagitlées, à deux loges, s'ouvrant par une sorte de valve ou de panneau. Le fruit est une capsule adhérente avec la base du calice qui persiste, se terminant supérieurement par deux mamelons, s'ouvrant par le sommet, et contenant, dans chacune des deux loges qui le forment, une graine d'un noir luisant, dont l’embryon est renversé. Ce genre parait avoir de grands rapports avec l'Hamainélide.
DICOTYLE. UKU. F. Cocuov.
DICOTYLËDON. bot. Embryon pourvu de deux cotylédons ou feuilles séminales; tel est celui du Haricot, du Chêne, etc. V . Ebbryox et Graine.
DICOTYLE DONS oo DICOTYLÉDONES, bot. L’embryon ayant été considéré comme l'organe le plus important en botanique pour la classification, c'est de sa structure qu'ont été tirés les caractères fondamentaux de la division des piaules en familles naturelles. Mais cet organe ne peut fournir de caractères que dans les plantes Phanérogames qui seules en sont pourvues. Or, dans ces végétaux, on a remarqué qu'il présente deux modifications essentielles. Tantôt son extrémité supérieure est parfaitement indivise, tantôt elle est plus ou moins profondément divisée en deux lobes qu’on nomme Cotylédons; dans le premier cas, les plantes Phanérogames ont reçu le nom de Monocolylédones, tandis qu'on les appelle Dicotylédones dans le second. Celte différence dans l'embryon est loin d'élre la seule qui existe entre les Monocolylédons et les Dicotylédoqs. Elle en entraîne d'autres dans le port et l'organisation intime de ces deux groupes. Il nous parait important de les signaler ici rapidement , en nous attachant plus spécialement aux caractères qui distinguent les Dicolylédons. En effet, lorsque l'on veut connaître un végétal, il n'est pas toujours possible d'en observer l'embryon qui fournil le véritable signe distinctif entre les Monocolylédons et les Dicotylédons; il est donc utile d'avoir quelques autres caractères qui puissent servir à distinguer auquel de ces deux groupes il appartient.
En général les végétaux Dicétylédonés sont plus rameux que les Monocolylédons. Que l'on observe ceux de ces derniers végétaux qui croissent dans nos climats ou que la culture y a naturalisés, et l’on verra que ce sont pour la plupart des plantes à liges simples, trèsrarement rameuses. Ainsi le Blé, l’Orge, l’Avoine et toutes les autres Graminées, les Laiches, les Scirpes, les Souchets et toutes les autres Cypéracées, toutes les plantes bulbeuses, qui appartiennent aux familles des Liliacées, des Amaryllidées, etc., qui toutes sont des Monocolylédons. présentent presque constamment une hampe ou lige simple. Il n’en est pas de même dans les Dicotylédons , et sous ce rapport, celte différence est surtout frappante entre les Monocotylédonés et les Dicotylédonés arborescents. Quel contraste entre ces Palmiers dont le slipe élancé et cylindrique s’élève quelquefois A une hauleurdcccnt pieds, sans donner aucune ramification, et qui se termine par un vaste faisceau de feuilles, et tous les arbres Dicotylédons, tels que les Chênes, les Charmes, les Teupliers, les Saules, etc., qui forment nos forêts européennes! Les feuilles ne sont pas moins différentes dans leur organisation, si on les observe dans chacun de ces deux groupes. Ainsi dans les Dicotylédons, les nervures ou faisceaux de vaisseaux qui se dessinent à leur face inférieure sous la forme de lignes plus ou moins proéminentes, sont irrégulièrement et en quelque sorte indéfiniment ramifiées et anostomosées entre elles. Observez au contraire celles des Monocotylédonés, et vous verrez que constamment les nervures et leurs ramifications sont toujours parallèles entre elles : tantôt elles y suivent la même direction que la côte ou nervure médiane , comme dans les Graminées, les Cypéracées, les Orchidées, Liliacées, etc.; tantôt elles sont perpendiculaires sur celle dernière, ainsi qu’on l’observe pour les Amoméeset les Musacées. Ce parallélisme et celle simplicité dans les nervures des feuilles, est un des caractères les plus faciles pour reconnaître une plante à un seul cotylédon. Ajoutez à ce caractère que presque constamment les feuilles sont engainantes, ce qui est assez rare dans les plantes Dicolylédonées. L'organisation de la fleur nous offrira encore quelques signes distinctifs qui ne sont pas à négliger. Ainsi, à l’exception d’un très-petit nombre de familles, les plantes à deux lobes séminaux sont pourvues d'un périanthe double, c'est-à-dire d'un calice et d’une corolle. Les Monocotylédons, au contraire, n’onl jamais qu’un périanthe simple, c'est-à-dire qu'un calice , qui, trèstréquemment, offre la délicatesse de tissu et les couleurs variées et brillantes qui font l’ornement de la corolle.
Si on coupe transversalement la tige d'une plante Dicotylédonée, annuelle ou vivace, on la voit composée de quatre parties emboîtées les unes dans les autres sous la forme de cercles concentriques. Le premier de ces anneaux, en procédant de la circonférence vers le centre, constitue l'écorce; le second forme la plus 1 grande partie de la masse de la tige; il se compose de fibres longitudinales, entremêlées de tissu cellulaire ; le \ troisième qui est milice, constitue autour de la moelle, occupant le centre et formant la quatrième partie, un I cercle composé de vaisseaux séveux, qui porte le nom 1
d’étui médullaire. Une tige de Monocotylédonée est plus simple dans sa composition, c’est en quelque sorte une masse de tissu cellulaire, dans laquelle sont éparses quelques fibres longitudinales. Mais ces différences sont encore plus grandes entre les végétaux ligneux de ces deux groupes. Le tronc du Chêne ou de tout autre Dicotylédon est formé d'une suite de cônes creux trèsallongés. eralioités les uns dans les autres, offrant au centre un canal longitudinal rempli par la moelle, et à l'extérieur une écorce bien distincte. Coupé en travers, ce tronc présente trois parties différentes : 1° la moelle renfermée dans le canal médullaire; 3° les couches ligneuses, qui se composent intérieurement du bois proprement dit, dont le grain est plus dense et plus coloré, et de l'aubier formé par les couches les plus externes, qui sont d'un tissu plus pâle et plus lâche ; 3° de l'écorce qui se compose extérieurement de l’épiderme eide l’enveloppe herbacée ou inédullc externe, des couches corticales et du liber. La inédulle externe est analogue par sa structure anatomique avec la moelle qui occupe le centre de la lige et remplit le canal médullaire. Elle communique avec elle par le moyen des prolongements médullaires, qui se dessinent sur la coupe d'un arbre Dicotylédon comme des lignes parlant en rayonnant du centre vers la circonférence. Tel n’est pas l'aspect du slipe d'un Palmier que l'on a coupé transversalement. Au lieu de présenter celte suite de cercles placés les uns dans les autres, un canal médullaire au centre et une écorce bien marquée à la circonférence , c'est une masse de tissu cellulaire, sans écorce distincte, sans canal médullaire, et dont les fibres ligneuses, au lieu d'être rapprochées et de former des couches ligneuses, sont éparses au milieu du tissu cellulaire.
Dans les Dicotylédons, le tronc présente deux surfaces d'accroissement , au moyen desquelles son diamètre augmente chaque année. Ces deux surfaces sont contiguës; l'une est placée à l’intérieur de l'écorce et l’autre à l’extérieur des couches ligneuses. Chaque année il se dépose entre ces deux surfaces un liquide épais et visqueux qui, par les progrès de la végétation, s'organise et forme une nouvelle couche de bois et une nouvelle couche d’écorce. Les Monocotylédonés, au con- Iraire , n’olfrent qu’une seule surface d’accroissement. Ce n'est jamais que par le centre même que le slipe des Palmiers augmente en diamètre.
L’auteur du Généra Plantarum a d’abord divisé les Dicotylédons en trois sections principales, savoir : 1° les Apétales qui sont tantôt entièrement dépourvues de vrai périanthe et dont les organes sexuels sont simplement enveloppés d’écailles , tantôt accompaguées seulement d'un calice; 3° les Monopétales qui ont un périanthe double, dont l’intérieur ou la corolle est monopétale; 3° les Poly pétales ou ceux qui offrent une corolle formée de plusieurs pièces ou pétales. Chacune de ces sections est ensuite partagée en trois classes d'après l’insertion des étamines, savoir : les Apétales épigynes, périgynes et hypogynes; les Monopétales hypogynes, périgynes et épigynes qui se subdivisent en deux, suivant que les anthères sont libres ou soudées entre elles; enfin les Poly pétales épigynes, périgynes et hypogynes; ce qui fait dix classes pour les Dicotylé-
dons, auxquelles il faut ajouter les Diclines qui comprennent tous les végétaux à deux cotylédons qui ont des sexes séparés, sur deux individus distincts. V. Méthode et Familles naturelles.
DICOTYLES ou DICOTYLIS. mai. V. Cochon taonicati.
D1CRÆIA. Dicmia. bot. Selon Jussieu, le genre décrit par Du Petit-Thouars , sous le nom de Dicræia, parait être le même que le Podostemum de Michaux. Néanmoins le premier de ces genres offre quelques caractères qu*on n'a pas signalés dans le second.
D1CRANE. Di cran um. bot. Ce genre a été subdivisé par quelques auteurs; une seule de ces subdivisions mérite peut être d'être admise, si elle est fondée sur des caractères bien exacts; c’est le genre Campylopus de Bridel. Le genre Dicrane parait devoir renfermer toutes les Mousses dont le péristome est simple, composé de seize dents larges, divisées en deux à peu près jusqu'à moitié, et dont la coiffe est fendue latéralement ; les espèces qui forment le genre Campylopus de Bridel ont été placées tantôt parmi les Dicranes, tantôt parmi les Grimmia. En effet, elles réunissent au port des Dicranum et à un péristome à peu près semblable, une coiffe campanulée, semblable à celle des Grimmia. Si les dents du péristome sont en effet bifides, ce genre mérite d'être conservé, sinon on doit le réunir aux Grimmia comme Uooker l'a fait.
Les Dicranes présentent deux sections bien tranchées; la première, ou les Fiasidens d'Hedwig, a les feuilles insérées sur deux rangs opposés, et placées verticalement; leur bord supérieur est divisé en deux lames qui embrassent la tige. Trois ou quatre espèces assez communes, et d’une forme très-élégante, appartiennent à cette section qui mériterait certainement de former un genre particulier, si on trouvait des caractères autres que ceux de la végétation pour les distinguer ; ces plantes sont les Dicranum bryoides, adianthoides , taxi folium, etc., de De Candolle. Les autres Dicranum qui ont assez d'analogie par leur port, ont les feuilles insérées tout autour de la tige, mais souvent déjetées d’un seul côté; leur lige est presque toujours rameuse, à rameaux dressés et serrés. Ces plantes viennent en général par touffes serrées, ou forment des tapis d'un vert gai dans les bois et sur les berges sableuses; une des plus remarquables est le Dicranum tcoparium, espèce très-commune, et l'une des plus grandes du genre ; sa tige est simple ou à peine rameuse, droite et couverte de feuilles longues , déjelées toutes d'un seul côté; les capsules qui naissent de l'extrémité de la tige sont ordinairement solitaires et portées sur un long péd icelle; elles sont arquées, et leur opercule est trèslong. Le Dicranum glaucum, que les explorateurs des contrées méridionales de l'Amérique du sud ont observé daut les forêts de la Guiane cl du Brésil, et dont ils ont rapporté des échantillons bien constatés, forme dans nos bois des touffes larges et très-serrées , d'un vert blanchâtre, composées de liges rameuses, très-rapprocliées et couvertes de feuilles presque blanches et obtuses. Cette espèce fructifie assez rarement; scs capsules, d'un brun foncé, sont petites et portées sur un pédicelle assez court et de même couleur. Les espèces de ce
genre et surtout de cette seconde section sont trèsnombreuses; plusieurs présentent à la base de la capsule une apophyse unilatérale ou stt-uma, qu'on a comparée à un goitre; tels sont les Dicranum strumiferum, tirent, fatcatum, Slarkii, etc.
DICRAME. Dicrania. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabérdes, établi par Lepellelier et Scrville, qui lui donnent pour caractères distinctifs : mandibules déprimées, comme divisées longitudinalement en deux parties : l'interne membraneuse, cl l'autre cornée; l'extrémité supérieure n'offrant point de dentelures sensibles ; labre caché, ou peu apparent; corps lisse, court, déprimé, large; écusson assez grand; élytres rétrécies postérieurement, au côté extérieur; deux crochets égaux et bifides à tous Ie6 tarses : les deux antérieurs ont leur premier article prolongé inférieurement en une dent crochue; deux fortes épines à l'extrémité des quatre jambes postérieures; le bout inférieur des deux dernières jambes dilaté. Ces Insectes, dont on connaît maintenant quatre espèces, appartiennent au Brésil. DiciAjnz veloutée , Dicrania relut ina; d’un brun châtain; corselet couvert de poils jaunes, très-serrés; d'autres, plus longs et redressés, forment sur le milieu deux lignes longitudinales et une petite touffe élevée de chaque côté; élytres avec quelques petites stries longitudinales, irrégulières, et parsemées de petites taches blanches; écusson, dessous du corps et pattes, couverts de poils jaunes; jambes antérieures bidenlées au côté externe. Les autres espèces ont été nommées Dicrania rubricotli» ou nigra, hirtipes et flaro-scutellata, par Scrville et Delaporte.
DICRANOPTÉRIDE. Dicranopteris. F. Mkrtxnsie.
D1CRANOURE. Dicranoura. ms. Lépidoptères; genre de la famille des Nocturnes, tribu des Noctuo-Bombiciles, institué par Godard qui lui assigne pour caractères : antennes pectiuées, terminées par un petit filet simple et courbe; langue roulée sur elle-même , plus longue que la tête; palpes inférieures cylindracées; corselet laineux, sans crête; alidomen ovalaire; ailes en toit : les supérieures formant un triangle dont la longueur n'excède pas plusieurs fois la largeur; les inférieures ayant la cellule discoldale fermée.
DICRÊP1DI. Dicrepidius. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes , tribu des Êlalérides , formé par Eschscholtz pour un insecte nouveau, originaire de Cayenne, et qui offre pour caractères : antennes simples, plus longues que la tête et le corselet , à articles allongés , le dernier presque linéaire, avec le faux article distinct; front terminé en devant par un chaperon beaucoup plus élevé que le labre, arrondi, à bords tranchants ; corselet s’élargissant de devant en arrière, sans rétrécissement marqué ; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures, dilatée vers l'extrémité interne et brusquement rétrécie en dehors; une patelle sous les second et troisième articles des tarses; le quatrième très-petit. L'espèce qui constitue ce genre a été nommée Dicntpidib HiTiPÉDE . Dicrepidius ruflpes; elle est entièrement brune, à l'exception des pattes, qui sont fauves.
DICKOBOTRYER. Dicrobotryum. bot. Une plante
des environs d'Angustura, dans P Amérique méridionale, rapportée par Uumboldl et Bonpland , reçut le nom de Dicrobotryum diraricatum, de Willdenow qui laissa dans son Ilerbier une note manuscrite sur ses caractères génériques. Ceux-ci ont été publiés dans le Systema / 'egelabiiium , T. ix, de Rwmer et Schultes, sans aucune recherche qui puisse éclaircir l'histoire de ce nouveau genre. Cependant Kunth, dans VIndex qui termine le troisième volume de ses Nova Généra, assigne pour synonyme du Dicrobolrier de Willdenow, son Guettarda xyliostoides , dont il a donné une belle figure ( loc . Cl/., p. 328, t.292).
D1CROCÈRE. Dicrocerus. anvêl. Genre établi , en : 1814, par Raffinesque-Schmallz (Précis des Découvertes sémiologiques, p. 31 ) qui le range parmi les Vers ( Helmintosia) et lui reconnaît pour caractères : corps filiforme ; deux yeux et deux anleuues sur la tête; flancs nautiques. Il renferme une seule espèce, Dicbocèbe bougeatbe , Dicrocerus rubescens. 11 a la tète obtuse et la queue aiguC; les anneaux sont plus larges que longs. On le trouve dans les mers de Sicile. Une description aussi abrégée et aussi incomplète ne peut guère servir à reconnaître un genre, et surtout à en caractériser un nouveau. Toutefois on croit voir qu'elle se rapporte à une Annélide voisine des Néréides.
D1CRURUS. ois. y. Dbo.igo.
DICRYPTE. Dicrypta. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi par l.indlcy qui lui assigne les caractères suivants : périgone composé de folioles dressées et libres : les extérieures ou sépales , assez semblables aux intérieures ou pétales, seulement un peu plus larges; lahelleoblong, trilobé, charnu , séparé par un disque calleux du gynoslème : ce disque forme en quelque sorte l'articulation; le gynostème est la continuation de l'ovaire; il est demi cylindrique, plus épais un peu avant le point de jonction avec le lahelle, et pourvu d'un clinandre convexe; l'anthère est incomplètement biloculaire; elle renferme quatre masses polliniques aplaties, couchées, dont la postérieure est plus petite; la caudicule est courte, linéaire, attachée à la glandule qui a la forme d’un croissant. On trouve les Dicryples entre les tropiques du nouveau continent; ce sont des plantes herbacées, épiphytes, à feuilles coriaces, ligulées, distiques; les pédoncules sont axillaires, solitaires, trèscourts , en fourreau à leur base et ne portant qu'une fleur.
DICTAME DE CRÈTE, bot. Espèce du genre Origan. On a donné improprement le nom de Dictame de Virginie au Pouliol, et de faux Dictame à un Marrube.
D1CTAMNE. Dictamnns. bot. Ce genre, que l’on connaît aussi sous le nom vulgaire de Fraxinelle, fait partie de la famille des Rutacées, de la Décandrie Monogynie, L. Un calice à cinq divisions profondes et caduques ; une corolle de cinq pétales irréguliers et inégaux; dix étamines libres, déclinées, dont les filets sont couverts de glandes tuberculeuses; un style également décliné, offrant cinq sillons longitudinaux, ce qui annonce qu'il est formé de la réunion de cinq styles intimement soudés; un stigmate simple, un fruit composé de cinq capsules uniloculaires, bispermes, soudées !
entre elles par leur côté interne, comprimées latéralement, s’ouvrant par leur partie supérieure : tels sont les caractères qui distinguent le genre Dictarane.t^iie seule espèce le compose, Dictaxxe blanc, Dictamnns albus, L., Laink., lllust., tab. 344, fig. 1 ; Diclamnus Fraxinella, Pers. C’est une plante vivace, à racine fibreuse, qui croit dans les lieux rocailleux des contrées méridionales de l'Europe, en Orient, etc. Sa lige est haute d'environ deux pieds, droite, cylindrique, rougeâtre dans la partie supérieure. Les feuilles sont alternes, iinparipinnées, ayaut beaucoup de ressemblance avec celles du Frêne; de là le nom de Fraxinelle donné à ce genre par Tourneforl et Gmrlner. Les folioles sont ovales, aigues, glabres, luisantes, dentées. Les fleurs sont blanches ou purpurines, pédicellées, obliques, et forment un long épi au sommet de la tige. Les pédoncules de ces fleurs, le calice et la partie supérieure de la tige sont chargés d'une multitude de petites glandes pédicellées, qui sécrètent une huile volatile, très-abondante et d’une odeur très -forte. Aussi cette plante donne-t-elle lieu à un phénomène très-remarquable, et qui a été observé pour la première fois par la fille de l'immortel Linné : à certaine époque de sécrétion, et ordinairement pendant les grandes chaleurs de l'été, chaleurs qui favorisent la plus forte production d'huile essentielle, il s'échappe des glandes ou des poils vésiculeux dont toutes les parties de la Fraxinelle sont couvertes, une grande quantité d'huile volatile, qui forme autour de cette plante une sorte d'atmosphère élhérée. Si vers le soir on y plonge la flamme d’une bougie, l'huile volatilisée s'enflamme, brûle rapidement et produit un de ces éclairs de théâtre. On cultive assez fréquemment le Dictamne blanc dans les jardins; il y forme un très-bel effet par ses longs épis, et présente deux variétés : dans l'une les fleurs sont tout à fait blanches, tandis qu'elles sont purpurines dans la seconde. La racine de cette plante qui est amère et aromatique, était jadis employée comme sudorifique et vermifuge; mais les praticiens en ont abandonné l'usage.
D1CTEMDIE. Dictenidia. ins. Diptères, genre de la famille des Tipulaires, établi par Brullé qui lui donne pour caractères : antennes du mâle pectinées, à deux peignes inégaux; celles de la femelle sont composées d’articles ovales presque globuleux. Quant aux autres caractères, ils sont absolument les mêmes que ceux du genre Etenophora. Brullé cite deux espèces qui font partie du genre Tipula de Fahricius; ce sont : Dictenidia bimaculata et Dictenidia patudosa. Toutes deux se trouvent en Europe.
DICT1LÈ.VIE. Dictilema. bot. Raffinesque a décrit sous ce nom, un genre de plantes marines, qu’il caractérise ainsi : filaments anastomosés, réticulés, inarticulés, offrant à leur surface ou à leur point de contact, des tubercules séminifères. Ce genre, qui ne peut être adopté sans un nouvel examen, paraîtrait voisin des Hydrodiclyons.
DICT VARIA. BOT. Bill désigne sous ce nom le genre Phallus. V. ce mot.
DICTYCIA. bot. Rafltnesque appelle ainsi un genre de Champignons très -voisin du Clathrus, et qui n'en diffère que par l'absence du volva. Une seule espèce
camp ose ce genre , c'est le Dicty cia clathroides qui croît dans l'Amérique septentrionale.
WCTYDIER. Dictydium. bot. Ce genre, fondé par Schrader, ne parait pas mériter d'être séparé du genre Cribraria du même auteur; Persoon les a réunis avec raison. En effet, le Dictydium ne diffère du Cribraria qu'en ce que tout son péridium se transforme, à l'époque de la dissémination des sporules. en un tissu réticulé, tandis que dans le Cribraria la moitié supérieure seule devient réticulée, et la moitié inférieure persiste sous forme de cupule. A ce genre appartiennent les Cribraria cernua, te no sa, splendens, etc., de Persoon ; la plupart ont été parfaitement figurés par Schrader. Ce sont de petits Champignons très-élégants par leur forme et leur couleur souvent d'un beau rouge. Ils croissent sur les bois pourris.
D1CT Y E. Dictya. ns. Genre de Diptères, établi par Latreillc aux dépens de la grande division des Mouches de Linné, et réuni eusuite aux genres Tétanocère et IMatystome.
D1CTYOLA. BOT. y. Zovaria.
D1CTYOLOME. Dictyoloma. bot. Genre delà famille des Itutacées, de la Pcntandrie Monogynie, établi par Adr. de Jussieu ( Mém. du Mus., 13, t. 24) qui lui assigne pour caractères : fleurs dioïques; calice court, à cinq divisions profondes; cinq pétales très-longs; les mâles ont cinq étamines longues, insérées autour de la base d'un gynophore globuleux , portant cinq ovaires grêles, plus courts que les étamines. Les fleurs femelles ont aussi cinq étamines, mais plus courtes que les autres et n'offrant que des rudiments d'anthères; les cinq ovaires sont disposés autour du gynophore, de manière à présenter l'apparence d'un seul , ils sont cotonneux et chargés chacun de quatre ovules; les cinq styles sont soudés et terminés par un stigmate à cinq lobes. Les cinq capsules sont distinctes , comprimées, à deux valves, renfermant trois ou quatre semences. La seule espèce connue, Dictyoloma yandeltianum, appartient au Brésil. C’est un arbuste à feuilles alternes, pinnées, à Grappes terminales; les fleurs sont blanchâtres et lomenteuses.
DICTYONÊME Diciyoncma. bot. Agardli a proposé d’établir sous ce nom un genre particulier, pour Yttydrodictyon excentricum , Roth , auquel il a reconnu des caractères parfaitement distinctifs.
DICTYONOTE. Dictyonota. ibs. Hémiptères; genre de la famille des Tingidites, institué par Curtis qui en a tracé les caractères ainsi qu'il suit : antennes courtes, cylindriques, à premier article arrondi, le second cordiforme et très-court, le troisième épais, très- long et cylindrique, le dernier court et ovale ; rostre reçu dans un sillon du corselet; gaine du suçoir n'offrant que deux ou trois articles distincts ; labre court, sans stries; corselet rebordé ; pas d’écusson ; hémélylres hétérogènes; corps entouré d'appendices membraneux et relevés; pattes assez fortes.
Dictyobote crassicobre. Dictyonota crassicornis. Tête presque carrée, noire; corselet brunâtre; corps d’un noir mât; antennes épaisses; pattes brunes. On le trouve en Suède.
DiCTYOPÜORE. Dictyophora. bot. Üesvaux appelle
ainsi un nouveau genre de Champignons, qu’il a formé pour le Phallus imlusiatus de Vcntenat (Mém. Inst. 1, p. 520. t. 7, f. 3). Ce Champignon, originaire de Surinam, se rapproche beaucoup du Phallus impudicus ; mais il en diffère essentiellement par la présence d'un organe d’une structure tout à fait remarquable. Le chapeau et le pédicule sont réunis par un bourrelet frangé, qu'on prendrait d'abord pour une collerette; mais à mesure que ce bourrelet se développe , les fibres dont il est formé s'allongent, se déploient , et , semblable à une sorte de filet, il recouvre tout le pédicule du Champignon. C’est la présence de cet organe, qui n’existe pas dans les vrais Phallus , qui caractérise essentiellement le genre Diclyophore.
DICTYOPTÈRE. Dicty optera, ms. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Malacodermes, tribu des Lampyrides, établi par Latreille, avec les caractères suivants : antennes comprimées, avec le troisième article plus long que le précédent; museau très-court; dernier article des palpes maxillaires renflé ; corps mou; corselet élargi, dilaté; articles intermédiaires des tarses en cœur renversé.
Dictyoptêre sabgcib. Diclyoptera tanguinca, Latr. Lampyris sanguinea, L. Noir, avec les côtés du corselet et les élytres d’un rouge de sang; ces élytres sont soyeuses et faiblement striées. En Europe, dans les bois.
D1CTYOPTËRIDE. Dictyopteris. bot. Genre de plantes marines de la division des Dicty otées. Caractères : des feuilles simples ou divisées, souvent dichotomes, toujours partagées par une nervure qui s'évanouit vers leur extrémité ; leur substance est confusément et irrégulièrement réticulée; fructification : petites capsules formant des masses un peu saillantes, éparses sur les feuilles, quelquefois sur deux lignes parallèles à la nervure, très-rarement en séries transversales. Les Dictyoptérides se distinguent des Amansies par l'irrégularité des mailles du tissu et par la fructification ; la forme de celle dernière partie les rapproche des Dictyoles dont elles diffèrent par la situation des capsules et par la nervure longitudinale. Ce dernier caractère ne s’observe jamais dans les genres Pudina, Dictyota et Flabellaria de la même famille. La grandeur de ces plantes varie beaucoup : certaines espèces acquièrent à peine cinq à six lignes de hauteur, tandis que d'autres dépassent souvent un pied. Elles diffèrent également dans l'état de dessiccation et de vie; fraîches cl au sortir de la mer, elles sont un peu charnues, roides, presque cassantes, et on y observe l’organisation réticulée avec la plus grande facilité; desséchées, elles deviennent très-minces, très-flexibles, et c’est dans cet état que plusieurs auteurs les ont décrites. Les Dictyoptérides se trouvent dans les zones chaudes et tempérées; elles commencent à paraître vers le cinquantecinquième degré de latitude nord. Communes dans la Méditerranée, elles semblent devenir plus rares à mesure qu'on se rapproche de l'équateur; nulle part les I espèces ne sont nombreuses. L'on n’en connaît encore ! que dix à douze, parmi lesquelles on doit citer le Die - | tyopteris Justii, des Antilles, remarquable par sa gran- ! deur; le Dictyopteris polypodioides , de la Médiler-
ranée, le Diclyopteris serrulata, de l’Austraïasie ; à bord garni de petites dentelures ; le» Dictyopleris deticatula et proliféra, des mers des Indes, parasites et très-petites, etc.
D1CTY0SIPH0N. Dictyosiphon. bot. Genre de la famille des Fucacées, établi par Greville aux dépens des Scytosiphonsd'Agardh. Les frondes sont également filiformes, membranacéo-coriaces ; mais elles en diffèrent eu ce qu'elles sont tubuleuses et garnies d'une multitude de ramifications. Les apolhécies sont éparses à la surface de toutes les parties de ces plantes Cryptogames, et l'on considère le Scytosiphon subtilis , Fucus subitlù, Turn., t. 234, comme le type du genre nouveau.
DICTYOTE. Diclyota. bot. Genre établi par Lamouroux, en 1809, aux dépens des Fucus et des Ulves de Linné. 11 offre pour caractères : des feuilles sans nervures, en général dichotomes ou comme déchirées, à substance réticulée; capsules en petites masses éparses, rarement en lignes. C'est un des genres les plus naturels de la nombreuse famille des Hydrophytes, quoique les plantes dont il est composé aient été classées les unes parmi les Fucus, les autres parmi les lllves. Leur substance est un réseau d'une finesse extrême, invisible à l’œil nu, soutenu par un autre réseau beaucoup plus grand que l'on peut quelquefois apercevoir sans le secours des instruments. Le premier est beaucoup plus irrégulier que le second dans lequel les mailles transversales sont moins fortes que les longitudinales. Les/euilles ou les frondes toujours sans nervures , rarement rameuses , presque toujours dichotomes, offrent ordinairement des formes linéaires comme les feuilles des Herbes; elles ne sont jamais velues; leur partie inférieure présente quelques poils plus nombreux sur la racine qui semble en être entièrement composée. Cette racine n'est jamais rameuse comme celle des Laminaires, ni en empâtement comme celle des Floridées; elle a le caractère de la racine des Dictyolées. La fructification est très-rarement en lignes bien tranchées; en général elle est éparse. Quelquefois des fructifications éparses sont contenues entre deux lignes d'autres fructifications parallèles aux deux bords de la feuille, ou bien entre des lignes en zigzag ou irrégulières et transversales. Cette fructification est composée de capsules nombreuses, réunies en masses plus ou moins saillantes. Les feuilles de quelques espèces, larges, planes inférieurement, se terminent quelquefois en lanières filiformes et cylindriques, sur lesquelles les fructifications forment des sortes de verrues; tels sont le Fucus rhi sodés de Turner, T. îv, tab. 235, et ses congénères dont un botaniste a fait un genre particulier.— Les Üiclyotes ont une couleur verdâtre, plus ou moins foncée, qui ne change presque point par la dessiccation ; exposées à l'action de l'air et de la lumière, elles prennent une teinte plus foncée, rarement une nuance fauve ou jaune-blanchâtre. Elles paraissent répandues dans toutes les mers, et sont plus communes , dans le centre des zones tempérées que partout ailleurs. ; Parmi elles on remarque le Diclyota ciliata, des côtes de France, dont les fructifications sont éparses et en lignes transversales, très-irrégulières; I e Diclyotadenlata, nommé Fucus atomarius par Gmelin; plante originaire des Antilles, et que l'on confond encore avec
le Fucus dentatus , Floridée commune dans les mers du Nord; le Diclyota dichotoma, si variable dans ses formes et si répandu dans l'océan européen ; le Diclyota laciniala, à substance presque cornée dans l'état frais; le Diclyota penicellata , à divisions supérieures cylindriques; le Diclyota rhizodes et ses congénères entièrement cylindriques et filiformes, etc.
DICTYOTÉES. Dictyoteœ. bot. Ordre de plantes marines ayant pour caractères une organisation réticulée cl foliacée, une couleur verdâtre ne devenant jamais noire à l'air. Cinq genres au moins composent cette famille qui se distingue de toutes les autres par son organisation réticulée, facile à observer dans toutes les espèces avec le secours de la loupe et même à l’œil nu. Ces plantes, pourvues d'une tige, de rameaux et de feuilles à nervures ou sans nervures, n'offrent dans leur organisation que du tissu cellulaire et un épiderme trèsépais. Les mailles ou cellules, souvent irrégulières, présentent presque toujours une forme hexagone ou carrée. Elles sont remplies par une autre sorte de tissu cellulaire plus régulier, beaucoup plus petit et à peine visible avec les plus fortes lentilles des microscopes. Ce dernier tissu contient une substance mucilagincuse, dans laquelle réside le principe colorant des Dictyotées; le premier, que l'on pourrait peut-être considérer comme la partie ligneuse ou solide de ces plantes, parait composé de membranes plus épaisses et plus fortes longitudinalement que transversalement. Dans les tiges et les nervures, les cellules, beaucoup plus allongées que dans les feuilles, ont les membranes transversales à peine sensibles, ce qui donne à ces parties un aspect fibreux. Les fructifications, très- nombreuses, jamais tuberculeuses, couvrent la surface des feuilles : ce sont des capsules granifères, innées dans la substance de la plante, recouvertes d’une légère pellicule épidermoïque, qui souvent se dédhire et même sc détruit avant la maturité des graines v dans quelques espèces, elles deviennent saillantes, jamais elles ne sont isolées; elles forment par leur rapprochement, plutôt que par leur réunion, des taches polymorphes ou des figures linéaires, simples ou doubles, longitudinales, transversales, éparses, etc. La racine des Dictyotées diffère de celles des Fucacées et des Floridées. C’est une callosité entièrement formée de petites fibres, qui produit sur tous les points de sa surface une grande quantité de poils longs, très-fins et très-nombreux, de la même nature et de la même grosseur que les fibres de la callosité, d'une couleur blanchâtre quand la plante est vivante, et jaunissant, devenant même d'un fauve brun par la dessiccation et le contact de l’air. Ces poils couvrent ordinairement la partie inférieure des tiges; dans quelques espèces, ils se prolongent jusque sur les nervures; dans d'autres, ils s'étendent sur une des deux surfaces des feuilles; dans certaines, ils ne dépassent pas la racine, et même ils y sont en très-petit nombre; mais aucune Diclyotée n’en est entièrement dépourvue. La quantité de ces poils augmente avec l’âge; ils varient dans leur forme ainsi que ceux des plantes terrestres, ils disparaissent cependant et se développent à certaines époques, et ne persistent en général que sur les liges ou les nervures. On peut comparer les Dictyotées aux feuilles
des Géopli y tes ou piailles terrestres, elles leur ressemblent par une foule de rapports, surtout par l'action que les fluides atmosphériques exercent sur les uns comme sur les autres.— La couleur, moins olivâtre que celle des Fucacées, D'offre point les brillantes nuances des Floridées; c'est un vert plus ou moins vif, nuancé souvent de fauve, qui change peu par Faction de Pair et de la lumière, à l'exception des liges ou des principales nervures qui prennent quelquefois une teinte noirâtre. — Il n’est pas rare de trouver des plantes terrestres dont les feuilles colorées en rouge ont plus d'éclat que les fleurs; les Thalassiophyles foliacées présentent le même phénomène; quelques espèces offrent une couleur rosâtre, d'autres un brun fauve, plusieurs un olive rougeâtre; mais ces plantes ne forment pas la cinquième partie des Diclyotées. On ne les observe point dans les Fucacées. Ces plantes vivent une ou plusieurs années; presque toutes celles qui sont pourvues de nervures paraissent vivaces, et sont particulières aux latitudes tempérées ou équatoriales. Les Diclyotées sans nervures se trouvent dans toutes les mers et sont annuelles. Cette famille est composée des genres Amansie, Diclyoplère, Padine, Diclyole et Flabellaire.
DICTYCRE. Dictyurut . bot. Voyage de Bélanger aux Indes-Orientales; Botanique, 3e partie, p. 170, pi. 1, tig. 3 : « Encore que la fructification de cet extraordinaire et charmant végétal ne nous soit pas connue, dit Bory de S^Vinccnt, nous n'hésitons pas à le prendre pour type d'un genre nouveau, dont le nom indiquera la contexture et la forme générale. Mais sa beauté, qui nous a frappé dans un examen attentif, ayant échappé au premier coup d'œil de M. Belanger quand il découvrit notre Diclyure, ce naturaliste n'en a malheureusement recueilli qu’un échantillon bien incomplet. Nous en recommandons la recherche aux voyageurs qui visiteront les mêmes parages!* On peut, d'après cela, se dispenser de rapporter les caractèces provisoires du genre Dictyurus.
D1CCTDALAGA. bot. Arbrisseau des Philippines, peu connu, bien qu'il ait été figuré par Camelli.
DICYPELLIER. Dicypellium. bot. Genre de la famille des Tbymélées , établi par Nées qui lui assigne pour caractères : fleurs diolques ; les femelles composées d’un périgone profondément divisé en six parties étalées, planes, égales et persistantes; douze étamines stériles, disposées sur quatre rangs; et celles des trois rangs extérieurs pélaloïdées; ovaire uni-oculaire, uniovulé; style court; stigmate aigu. Le fruit consiste en une baie sèche, implantée sur le périgone épaissi, dont le disque s'est dilaté hexangulairement. La seule espèce connue est un arbre du Brésil, à feuilles alternes, peninnervées, réticulées; les fleurs peu nombreuses sont réunies en grappes simples.
DIDACTYLE. ois. Uualificalion qui s'applique particulièrement à l'Autruche qui u'a que deux doigts.
D1DELPHE. Didelphis. MAI. F. SaBIGCB.
DI DELPHES. iAX. Blainville, divisant les Mammifères en deux grandes classes, appelle la première celle des Monodelphes, et la seconde celle des Didelphes qui renferme les Marsupiaux de Cuvier et les Monolrèmcs de Geoffroy, F. ces mots.
D1DELTA. Didelta . bot. Genre de la famille des Synanlliérées et de la Syngénésie frustranée, établi par L'Héritier qui lui donne les caractères suivants : capitule rayonné; les fleurons du centre mâles; ceux de la circonféreuce hermaphrodites; les demi-fleurons de la circonférence, au nombre de douze, en languettes et femelles; iuvolucre formé de folioles disposées sur deux rangs; trois extérieures très-grandes, cordiformes, les intérieures longues, lancéolées, au nombre de douze, alternativement plus grandes et plus petites; réceptacle central trigone, presque nu ou couvert de courtes soies, divisible en trois péricarpes osseux, trigones, qui adhèrent chacun â la base de la foliole de l'involucre externe, et qui sont entourés d’un autre côté par trois des folioles intérieures. Ces sortes de péricarpes renferment plusieurs loges dans lesquelles sont enchâssés autant d’akènes ohlongs, et couronnés par une aigrette ciliée, roide et proéminente extérieurement. L’espèce décrite par L'Héritier sous le nom de Didelta letragoniœfolia est une belle plante herbacée, rameuse, pubescente au sommet, dout les feuilles sont alternes et charnues; les fleurs jaunes, terminales et solitaires. Alton (Mort. Ketc.t vol. 3, p. 35G) et Persoon ont changé son nom spécifique en celui de carnosa. D'un autre côté, Thunberg et Linné fils l'ont décrite sous des noms de genre différents; ainsi, pour ce dernier, c'était une espèce de Polymnie, et Tbunberg en faisait le type de son genre Choristea. Elle a été introduite dans les jardins d'Europe au moyen de graines venues du cap de Bonne Espérance. Comme elle fleurit pendant tout l’été et l'automne, que ses graines viennent à maturité, qu'elle peut passer à l’état frutescent si on la conserve dans une serre chaude, et qu'elle se multiplie facilement de boutures et de graines, celte plante mériterait d'élre cultivée avec soin, si le nombre des belles fleurs composées n'était pas déjà extrêmement considérable dans les jardins. Aiton ( loc . cil.) en a publié une seconde espèce sous le nom de Didella spinosa , qui correspond au Choristea spinosa de Tbunberg ou Faconium spinosum de Gærlner.
DI DEM. NE oi DIDEMNON. Didcmnum. folyf. Savigny a établi, sous ce nom, un genre voisin des Alcyons, dont les caractères consistent dans une masse opaque, spongieuse, d’un blanc de lait, â la surface de laquelle se voient des mamelons disposés en quinconce. Les Dideinnes incrustent les Madrépores et les Algues. Chaque mamelon contient un petit Polypier dont la bouche est en entonnoir et munie de six denticule6. Le corps est comme étranglé vers le milieu. Savigny a figuré les deux es|»èccs qu'il a observées sur les côtes d'Egypte, et que l’on retrouve sur les côtes de l’Europe méridionale ; Fuite, Dioxine candide, Didcmnum candidum, Méin., p. 104, pl. 30, f. 1, a le corps étendu encroûte mince, opaque, d'un blanc de lait, plan ou relevé çà et là de quelques gibbosités; orifices jauues, à rayons trèspointus; enveloppe opaque, toute blanche; thorax d'un jaune safrané ainsi que les viscères de l'abdomen; tunique membraneuse, marquée de fines nervures musculaires; estomac presque globuleux, très-simple; intestin éprouvant deux étranglements légers au-dessous de l'estomac, se repliant communément en avant; ovaire situé du côté gauche. L'autre, Didexxe visqiecx, Di-
demnum viscosum , a le corps étendu encroûte mince, un peu transparente, visqueuse, d'un blanc terne; les orifices grisâtres. De même que la précédente, son diamètre total est d'un à deux pouces; la taille individuelle ne dépasse guère une demi-ligne.
DIDERME. Diderma. bot. Ce genre, établi par Persoon, a été depuis limité par Link,aux espèces qui présentent les caractères suivants : le péridium est globuleux ou irrégulier, sessile ou slipité, formé, comme dans le genre Didymium, de deux membranes, l'une extérieure, dure et fragile; l’autre intérieure, plus mince; toutes deux se divisent irrégulièrement au sommet; on n'observe pas de columelle dans son intérieur, mais seulement quelques filaments assez rares, qui naissent du fond de ce péridium.
Les espèces de ce genre sont peu nombreuses ; elles croissent , comine presque toutes celles des genres voisins, en automne, sur les tiges sèches et sur le bois mort.
D1DEROTA. bot. F. Ocdrome.
D1DES.ME. Didesmus. bot. Genre de la famille des Crucifères, de la Télradynaraie siliculeuse, L., proposé par Desvaux pour le Myagrum Ægyptium de Linné, adopté par De Candolle {Syst. Nat.) qui y a ajouté deux autres espèces. Ses caractères distinctifs consistent en une silicule partagée en deux articles contenant chacun une ou deux graines : l'inférieur est tronqué à son sommet, le supérieur porte le style. Les graines contenues dans chaque article sont pendantes. Le Didesmus Ægypiius, Desvaux, DC., Syst. Nat. il, p. 658; Deiessert, Icon. Sel., n, t. 03, est une plante annuelle, qui croit en Égypte et dans les Iles de l’Archipel. Ses feuilles inférieures sont entières, elliptiques ou pinnalifides et lyrées; les supérieures sont étroites, lancéolées et simplement dentées. De Candolle réunit aussi à ce genre le Sinapis bipinnata de Desfontaines , et le Dunias tenui folia de Smith, Prodrotn. Flor. Grœcœ. Il y ajoute encore, mais avec doute, le Myagrum pinnatum de Russel.
D1DIC1L1S oo DIDICLIS. bot. Synonyme de Gymnogynum.
DIDISQUE. Didiscus. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Pcntandrie Digynie, formé par De Candolle aux dépens du genre Trachymêne. Caractères : involucre composé de plusieurs folioles placées à la base de l'ombelle; pétales ovales, entiers, un peu obtus ; styles divergents; fruit échancré â sa base, assez semblable à deux écussons accolés , comprimé , rugueux , ayant son raphé étroit et ses côtes longitudinales; semences comprimées. Des deux espèces connues de ce genre et qui toutes deux appartiennent à la Nouvelle- Hollande, l'une, Didiscus cœrulœus , est velue; elle a les feuilles pétiolées, tripartites, avec les segments divisés en deux ou trois lobes dentés; l'ombelle simple et les Heurs d'un bleu d'azur; l'autre, Didiscus atbiflo rus, est glabre; elle a les feuilles radicales longuement pétiolées, découpées, et les caulinaires beaucoup plus petites et presque sessiles; les fleurs sont blanches.
DIDRIC. ois. Espèce du genre Coucou.
DIDDS. ois. F. Dbotte.
DIDYMANDRA. Bor.Willdenow nomme ainsi un arbre du Pérou, qui parait appartenir à la famille des Euphorbiacées, et que Ruiz et Pavon ont décrit dans leur Flore péruvienne sous le nom générique de Synzyganthera.
DI U YM E. Didymus. bot. Un organe est Didyme quand il est formé de deux parties arrondies et réunies entre elles par leur côté interne. Ainsi l’ovaire d’un grand nombre d’Ombellifères, les anthères d'un grand nombre de plantes sont Didyines.
DIDYMÈLE. Didymeles. bot. Genre établi par Du Petit -Thouars (Hist. des Végét. d’Afriq., 1"liv., p. 23), sur une plante nouvelle, recueillie par lui à Madagascar. Il appartient à la Diœcie Diandrie, et sa place, dans les familles naturelles, n'est pas encore fixée. Caractères : fleurs unisexuées et diolques; fleurs mâles disposées en grappe composée, formées de deux petites écailles, dans lesquelles sont deux anthères sessiles, cunéiformes, jointes à leur base et exlrorses ; fleurs femelles disposées en épi simple, situé un peu au-dessus de l'aisselle des feuilles, composées de deux petites écailles appliquées contre les pistils ; ceux-ci sont formés de deux ovaires monospermes, ovés et sillonnés par leur face interne; ils manquent de style et sont couronnés d'un stigmate bilobé. Aux ovaires succèdent des drupes, dont un avorte quelquefois dans chaque fleur, de formes semblables â celles des ovaires; leur noyau est solide, osseux et enveloppé d'une sorte d’arille charnu et réticulé; la graine est ovée et acuminée ; son cordon ombilical est court , et descend du sommet ; l'embryon qu'elle renferme est de même forme qu’elle , inverse, et n’est point accompagné d'un périsperme ; sa radicule est courte et ses cotylédons sont épais, semi-elliptiques et plans à leur face interne. Le nombre binaire de toutes les parties de la fleur caractérise assez bien ce genre, et lui a mérité son nom de Didymeles, qui signifie double membre. Le Didymeles Madagascariensis , Du Petil-Thouars (loc. cil., tab. 3), est un arbre qui s'élève à une hauteur médiocre; ses fleurs sont peu apparentes; ses branches forment une cyme élégante; elles sont allongées , garnies de feuilles alternes, épaisses, très-grandes, ovales, lancéolées et acuminées.
DJDYMIER. Didymium, bot. Le genre décrit sous ce nom par Sclirader se rapproche beaucoup des Diderma et des Physarum de Peraoon ; il est caractérisé par son péridium slipilé ou rarement sessile , ordinairement sphérique, composé de deux membranes distinctes, l'extérieure plus dure et cassante , l'intérieure plus mince et transparente; dans son intérieur on observe une columelle ovoïde ou globuleuse; c'est le seul caractère qui distingue ce genre des Diderma, dans lesquels il n'existe pas de columelle. Les sporules que renferme le péridium ne sont entremêlées que d'un petit nombre de filaments. Les espèces de ce genre sont assez petites et croissent sur les bois morts, sur les feuilles sècbes, etc.
D1DYM0CARPE. Didymocarpus. bot. Jackson, dans les actes de la société Linnéenne, a établi ce genre dans la famille des Dignoniacées, et dans la Didynamie Angiospermie, L., pour quelques végétaux de l’Archipel de l'Inde, offrant un calice quinquéfide, uuc corolle infundibuliforme, à cinq lobes irréguliers, et une capsule siliqueuse, â quatre loges. Jackson y a admis sept
espèces dont quatre herbacées, deux suffrulesccntes et une frutescente. Aux quatre premières le Dr Hooker a cru pouvoir en ajouter une cinquième à laquelle il avait donné le nom de Didymoca rpus Rexii ; mais la différence qu*on a reconnue entre cette espèce et les autres Didymncarpes, par son calice divisé en cinq folioles jusqu'à sa base, par la forme de son stigmate, par la structure et la torsion spirale de sa capsule, a décidé Lindley à former de cette espèce un genre particulier qu'il a nommé Streptocarpus. f'. ce mot.
DIDYMOCHITON. Didymochitum. bot. Blumc a institué ce genre dans la famille des .Méliacées, Monadelphie Décandrie, pour un arbrisseau de Java, Didymochitum tut ta ns, dont les feuilles imparipennées ont les folioles obtongues, lancéolées, pubesceules en dessous. Les fleurs ont le calice 5-den(é; cinq pétales libres et dix étamines; un style simple avec le stigmate trilobé; une capsule trivalve; elles forment des panicules axillaires et penchées.
DIDYMOCHLÈN'E. Didymochlœna. bot. Ce genre, décrit par Desvaux, se rapproche beaucoup par ses caractères du Diplazium ; aussi une plante à peine différente de celle que Desvaux a fait connaître, a-t-elle été décrite et figurée depuis par Raddi, sous le nom de Diplazium pulchcrrimum. Ce mètne genre a été également indiqué longtemps après la description qu'en a donnée Desvaux, par Langsdorff, sous le nom de llysierocarpos ; le Didymochlœna ne diffère du Diplazium, que par ses groupes de capsules, beaucoup plus courts et ovales; les capsules qui forment ces groupes sont également placées des deux côtés d'une nervure, de laquelle naissent deux téguments qui les recouvrent et s'ouvrent en sens opposés, et tous deux eu dehors, par rapport à la nervure. Ces deux genres diffèrent par conséquent entre eux, comme les Âthyrium des A splénium. La première espèce connue a été décrite sous le nom de Didymochlœna sinuosa par Desvaux, qui la croyait originaire de l'Inde. Si cette localité était certaine, il n'y aurait pas de doute que la plante du Brésil ne dût former une seconde espèce; elle n'en diffère cependant que par ses frondes plus grandes, dont les pinnules sont plus larges et plus obtuses ; dans l'une et dans l'autre, les pétioles sont couverts d'écailles rousses, les frondes sont bipinnées ; les pinnules, assez nombreuses, sont glabres, presque rhomboKdales cl auriculées supérieurement ; chaque nervure secondaire ne porte qu'un seul groupe de capsules, près de son extrémité.
DIDYMOCR ATER. bot. Marlius a établi ce genre dans sa Flore Cryplogamiquc d'Ertangue. Il a beaucoup d'analogie avec celui qu'il a découvert depuis au Brésil, et qu'il a décrit sous le nom de Diamphora. Caractères : filaments simples, droits, cloisonnés, très-délicats, rapprochés par touffes, portant à leur sommet deux péridiums vésiculcux, cylindriques, géminés, qui s'ouvrent par un orifice arrondi; ces vésicules renferment des sporules nombreuses, globuleuses, sans mélange de filaments. Martius en a observé une espèce sur les tiges des plantes mal desséchées et conservées dans les herbiers; ses péridiums sont de couleur cendrée; dans une autre espèce qu’il a décrite depuis, les péridiums sont bruns. !
DIDYMODON. Didymodon. bot. On a donné ce nom à un genre de Mousses, voisin des Trichostomcs , et caractérisé par son péristome simple , composé de trentedeux dents filiformes, rapprochées par paires, et quelquefois même soudées par la base, et par sa coiffe qui se fend latéralement; dans ce genre viennent se ranger plusieurs plantes décrites par différents auteurs, et particulièrement par Bridel, sous le nom de Trichosto • m«w.On doit également lui réunir le Cynonlodiume t le Sœartsia d’Hedwig, qui n'en diffèrent pas sensiblement; enfin, Hooker y place même le Dicranum purpureum d’Uedwig, qui en a le port et dont le péristome a une grande analogie avec celui des Didymodon , quoiqu'il en diffère par scs dents réunies en grande partie par des filaments transversaux.
L'espèce la plus remarquable de ce genre, et qu’on peut en regarder comme le type, est le Didymodon capiltaceum , ou Swartzia capillacea d'Hedwig; cette espèce, très-abondante dans quelques parties des Alpes, et en général sur les rochers , forme des touffes serrées, d'un beau vert pâle, et d'un aspect soyeux; ses tiges sont assez longues, couvertes de feuilles sétacées, presque distiques; ses capsules sont droites et cylindriques. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses, et presque toutes croissent dans les montagnes; elles ont le port des Dicranum et des Tortula, et presque les caractères des 'J'richosloMurn, dont elles diffèrent surtout par leur coiffe fendue latéralement.
DIDYMOGLOSSE. Didymoglossum. bot. Ce genre de Fougères, de la famille des Hyménophy liées, institué par Desvaux et publié dans les Annales de la société Linnéenne de Paris, vi, 330, a été réuni par Endlicher au genre Trichomane de Linné.
DJDYMOMÈI.E. bot. V. Didybêi.e.
DIDYMOSPORIER. Didymosporium. bot. Genre de la famille des Lrédinées, établi par Nées qui lui assigne pour caractères : stroma convexe; sporidies didymes, à une seule cloison, non pédicellées,oblongues, réunies à un faux stroma. Deux espèces composent cc genre : l'une est le Stilbospora didyma de Link; l'autre , le Didymosporium hedysari, qui a été observée parasite sur le Sainfoin du Maryland. Grewiller en a ajouté une troisième qui se trouve également en Angleterre comme en France et en Belgique, sur le bois mort du Bouleau, et qui d'après cela a reçu le nom de Didymosporier du Bouleau, Didymosporium Betulinum ; Mclanconiutn Betulinum, Kunze. Les groupes sont presque couiques, irréguliers; le stomate déprimé, étalé largement à sa base, d'un jaune de soufre; les sporidies sont compactes, ovoïdes, noires, à une seule cloison.
DIDYNAMES (êtaiixes). bot. Lorsque dans une fleur il existe quatre étamines, et que ces quatre étamines sont disposées par paires, de manière qu'une des paires est plus longue que l'autre, ces étamines sont appelées Didynames. Telles sont celles des Labiées, des Scropbulaircs, etc. •
D1DYNAMIE. Didynamia. bot. C'est le nom de la quatorzième classe du Système sexuel de Linné, caractérisée par quatre étamines dont deux plus grandes et deux plus petites. A celle classe appartiennent plusieurs familles naturelles, telles que les Labiées, les Scro-
)ogle
phulariées . les Verhénacées , etc. Linné y a établi deux ordres : 1° la Gymnospermie qu’il caractérisait par quatre graines nues au fond du calice, et 2° l’Angiospermic, renfermant toutes les plantes à étamines didynames dont le fruitest une véritable capsule. Au premier de ces deux ordres appartient la famille des Labiées; au second les familles des Scrophulariées, des Rhinanlhacées, etc. Mais cette distinction est fondée sur une erreur. En effet il n’existe pas de graines nues, et le fruit des Labiées offre un véritable péricarpe , mais profondément partagé en quatre lobes qui, â l'époque de la maturité, se séparent les uns des autres. Richard, dans les modifications qu’il a faites au système sexuel de Linné, a autrement dénommé et caractérisé ces deux ordres. Il nomme le premier Tomogynie qui signifie ovaire fendu, et le second Atoinogynie qui signifie ovaire entier.
DIDYNAM1STE. Didynamista . bot. Le genre auquel Thunberg donnait ce nom, a été réuni au genre Thalictrum. V . Picabox.
D1ECTOMIDE. Diectomis. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Kunth qui lui assigne les caractère suivants : fleurs disposées en épis composés d'épillets géminés, uniflores, un des épillels hermaphrodite et sessile, le second neutre et pédicellé. bans l’épillet hermaphrodite, la lépicène est formée de deux valves inégales, coriaces; l’extérieure est plus grande, carénée et terminée par une arête à son sommet. La glume se compose de deux paillettes minces et membraneuses; l'inférieure qui est plus grande, un peu carénée, porte à son sommet une arête coudée vers son milieu, bans l’épillel neutre les deux valves de la lépicène sont inégales, planes et aristées; les deux paillettes minces, membraneuses et muliques. Ce genre a les plus grands rapports avec V Andropogon , dont il a été séparé; il en diffère surtout par ses épillels uniflores, tandis qu’ils sont généralement à deux fleurs, dont une est rudimentaire dans les Andropogons, parla valve externe de sa glume qui est aristée à son sommet, et par la paillette inférieure de sa glume, qui porte une arête, tandis que c’est la supérieure dans le genre Andropogon.
Diectoiide PATicit. Diectomis fastigiata , Iteauv., Agrost., p. 133; Kunth, ht Humb. Nov. Gen. 1, p. 103, t. 63; Andropogon fasligiatmn , Sw. Plante vivace, qui croit à la Jamaïque et sur le continent américain, dans la province de Cumana. Son chaume est dressé, rameux, un peu comprimé, haut de deux à trois pieds, glabre; ses feuilles sont linéaires, acuminées, planes, striées, glabres, un peu rudes sur les bords. Les fleurs forment plusieurs épis allongés, fusiformes, disposés en panicule.
D1EFFENBACHIE. Dieffenbachia. bot. Genre de la famille des Aroldées et de la Polyandrie Polygynie de Linné, institué par Schott qui lui donne pour caractères : spathe roulée; spadice pseudo-hermaphrodile inférieurement, où il est adhérent à la spathe, et mâle supérieurement où il est tout à fait libre; point d’appendice stérile; étamines nombreuses; trois ou quatre anthères biloculaires, oblongues, fixées en verticille sur un connectif tronqué, à loges parallèles, déhiscentes au sommet par un pore commun; plusieurs ovaires libres,
entourés chacun de trois étamines avortées, en massue et soudées entre elles par leur base; un seul ovule pariétal vers la base, orthotrope, s'élevant au moyen d’un court fanicule; stigmate discoïde, sessile; baies uniloculaires et monospermes, semence subglobuleuse avec le test coriace, un peu épais et l'ombilic basilaire et large ; l’embryon est anlilrope dans un axe d'albumine, l’extrémité radiculaire étant opposée à l'ombilic , et supère. Le type de ce genre est la Diffenbachie de Seguin, Calladium Seguiticum , Vent., dont la tige est épaisse, géniculée, recouverte des vestiges des anciennes feuilles engainantes et caduques; ces feuilles sont ohlonguesovalcs, cuspidées. nervurées. ordinairement empreintes de maculatures colorées, surtout vers la côle; la spalhc est verdâtre. Cette plante est originaire des Antilles.
DIENIE. Dienia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie .Monandrie. institué par Smith qui le caractérise de la manière suivante : périanlhe étendu; sépales linéaires et libres; labclle en forme de cornet, parallèle avec la colonne qui se termine en massue ailée; masses polliniques semi-arrondies au nombre de quatre, disposées par paires. La Dienia congesla (Lindl. Bot. Regist. 825 in lexlu) est une plante herbacée du Népaul, à feuilles caulescentes ovales-lancéolées; à pétioles engainants; la tige dépasse en longueur les feuilles; elle se termine par un épi cylindrique, épais, composé de fleurs très-peliles, dont les sépales intérieurs sont filiformes.
D1ERBACIIIE. Dierbachia. Sprengel ayant donné le nom de Dunalia à un genre dont l'espèce unique a été diversement nommée par les botanistes ( Hedyoti a tuberosa , Swarlz), il devait en résulter quelque confusion de nomenclature, dès qu'il avait à mentionner le genre Dunalia de Kunth ; c'est ce qui lui a fait prendre le parti de substituer à ce dernier nom celui de Dierbachia que les botanistes n'ont point adopté.
DIERESILE. bot. Dans sa classification carpologique, Mi r bel nomme ainsi un genre de fruits formé de plusieurs parties qui , à l’époque de la maturité, se séparent les unes des autres. U cite pour exemple les fruits des Galium, de la Capucine, etc., qui restent clos et ne contiennent qu'une seule graine; ceux des Malvacées, du Tribulus, etc., dont les coques s'ouvrent et contiennent fréquemment plusieurs graines. Une même dénomination ne peut comprendre des fruits dont la structure offre des différences aussi tranchées. Les uns, en effet, sont des akènes , les autres des coques et des capsules, y. ces différents mots.
DI ER VILLE. Dierrilla . Ce genre de la famille des Caprifoliacées cl de la Pcntandrie Monogynie, L., établi par Tournefort , fut ensuite réuni au Lonicera par Linné. Dans son Gênera Plantarum , Jussieu, ayant de nouveau séparé celui-ci en plusieurs groupes et rétabli les genres de Tournefort, donna les caractères suivants au Dierrilla : calice oblong. à cinq divisions, muni à sa base de bractées; corolle du double plus longue, infundibuliforme, à cinq divisions étalées; cinq étamines saillantes; stigmate capité; capsule oblongue, non couronnée, à quatre loges renfermant un grand nombre de graines très-peliles. On ne connaît qu’une seule espèce de ce genre qui a reçu les noms de Dier -
r///o Toumefortii, Michx.; Diervilla Acadiensis, Dum., Cours. ; Diervilla humilia , Persoon ; Diervilla lutea , Hort. Paria., el Lonicera Diervilla , L. C'est un arbrisseau élégant dont les Heurs, d'un jaune pâle, sont nombreuses el portées sur des pédoncules terminaux cl axillaires. II croit spontanément dans les lieux alpestres du Canada, de New -York et de la Caroline. La température de ces localités offre assez d'analogie avec celle de notre climat européen, pour que cet arbre soit susceptible de culture dans nos jardins d'agrément. ,
DIÉSIE. Diesia. ras. Genre de Coléoptères hétéromères, établi par Fischer qui l’a ainsi caractérisé : antennes allongées, de onze articles distincts, dont le dernier, conique ou fusiforme, est plus ou moins allongé ; lèvre supérieure triangulaire, rétrécie à sa base, dilatée et émarginée au sommet; mandibules très -courtes, triangulaires, fortes, terminées par une pointe lisse et brillante; mâchoires courtes et courbées en forme de faux; palpes inégales, filiformes, les antérieures beaucoup plus longues et plus grosses que les postérieures; menton arrondi en avant, avec une échancrure triangulaire. Les Diésies ont le corps triangulaire, la tête grande, inclinée, les yeux en croissant, le prolhorax annulaire, rétréci légèrement au milieu; les élytres sont un peu plus larges que le corselet, et ont une forme triangulaire avec les angles rebordés; les pattes sont allongées el velues, et les jambes de devant sont suhtriangulaires el distinctement dentées. Ce nouveau genre se rapproche des Akis et des Plalyopes par les élytres rebordées; il a aussi quelque analogie avec les Pimélies; mais il diffère des uns el des autres par plusieurs caractères, et entre autres par les articles des antennes, ainsi que par les jambes antérieures, dentées dans toute leur longueur.
Diêsie a six dents. Dieaia aexdentala , Fisch., 1. 14, fis- 8 a, g). Tête grande, inclinée, velue, noire; la lèvre supérieure, les palpes et les antennes sont brunes; le dernier article en est long , fusiforme el de couleur ferrugineuse; le corselet est presque annulaire, un |ieu rétréci au milieu, cilié de jaune antérieurement et postérieurement; l'écusson est très-petit, pointu à la base, et plus large vers les élytres; celles-ci sont triangulaires et planes, garnies de points élevés et enfoncés; l'angle en est caréné et la carène est crénelée ; la partie abdominale des élytres est rude à cause des points élevés qu'elle présente, et rebordée ; le corps est hérissé inférieurement de soies jaunes ; les pattes sont longues, couvertes de poils ; les jambes de devant ont une forme presque triangulaire, et sont pourvues intérieurement de deux épines, et extérieurement de six ou plusieurs dents. Cette espèce se trouve en Hussie dans les déserts des Kirguises, au midi d'Orenhourg.
Diésie qcadmdextEe. Dieaia quadridentala, Fisch. lab. 14, fig. 7. Tète grande, poinlillée, brillante, avec les parties de la bouche brunes; le prolhorax est cylindrique, rude, hérissé de poils, convexe el rétréci en arrière; l'écusson est petit, triangulaire, mais en sens inverse; les élytres sont convexes, rudes, couvertes de poils, à bord caréné, moins larges que le corselet ; le corps est couvert inférieurement de duvet brun ; les
pattes sont poilues; les jambes de devant ont intérieurement deux épines, et extérieurement quatre dents. La Diésie qundridenléc, que l'on trouve aussi dan9 les steppes au raidi d'Orenbourg, s'éloigne de l'espèce précédente par des caractères assez tranchés.
Fischer observe que dans le genre Diésie el quelques autres plus ou moins voisins des Pimélies, on rencontre entre les espèces des différences telles , qu'il existe des passages insensibles d'un groupe à l'autre; celte circonstance indique la réserve qu'on doit apporter dans l’établissement des nouveaux genres.
DIETÉR1CE. Dicte riva. bot. Genre de la famille des Saxifragécs, établi par Serrage qui lui donne pour caractères : calice ample, décidu , à quatre ou cinq divisions; quatre ou cinq pétales onguiculés; huit ou dix étamines insérées en dessous du disque, à anthères arrondies ; ovaire libre, â deux ou trois loges, et huit ou dix écailles libres à sa base; deux ou trois styles persistants ; capsule ovale-oblongue, à deux becs, biloculaire, à deux valves renfermant une cinquantaine de semences oblongues et comprimées. La Diétérice paniculée forme un petit arbrisseau à feuilles opposées, simples, lancéolées, glabres, glauques, dentelées, à stipules linéaires el décidues. Les fleurs sont réunies en panicules axillaires.
D1ETÈS. Dictes, bot. Salisbury a formé ce genre dans la famille des Iridées, Triandrie Monogynie de Linné, aux dépens du genre Morœa de ce boLanisle , célèbre; ce genre n’a point été adopté par Bellenden Ker, dans sa Monographie des Iridées; il a laissé dans son genre Ins le Dietea Morceoidea , qui formait le type du genre de Salisbury. Le Morœa catenulata de Lindley, Bot. Regisl., 1074, qui constitue l'autre espèce du genre Dictés , ne présente pas de grandes différences avec le Morœoides , quoiqu'elle soit originaire de Madagascar et celle-ci du cap de Bonne-Espérance.
D1ETOPSIDE. Die topais, iîïs. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Slénélylres, tribu des Cisteièles, établi par Solier pour un Insecte de Cayenne, que l’on avait d'abord rangé parmi les Allécules. Caractères: antennes assez longues et grêles ; dernier article des pâlîtes maxillaires très-gros, court, transverse et régulièrement triangulaire; labre saillant; yeux légèrement ! lunules, ne convergeant pas sensiblement anlérieure- | ment au-dessus de la tête; prolhorax oblong, plus étroit ’ que la base des élytres; cuisses renflées dans le milieu et ovalaires; pénultième article de tous les tarses divisé en deux lobes profonds, très-étroits et linéaires, réunis en dessous par une pelote membraneuse ; troisième article des tarses antérieurs bilobé, avec pelote en dessous ; les deux premiers courts, triangulaires, avec des pelotes peu sensibles.
DIETKICillA. bot. y. Fbanciscea.
DIEU MANITOU, son.. Synonyme vulgaire d’AaruLla ire idole, Ampullariua urccua. V. ce mol.
D1EVES. ofcoL. Les dépdls argileux qui se trouvent dans le terrain houillier portent ce nom, selon Desmarest, dans les départements du nord de la France.
DIFFLUGIE. Difjtugia. axxEl. ? Petit animal microscopique , décrit par Léon Leclerc el observé dans les eaux des environs de Laval. Ses caractères consistent
en un corps très-petit, contractile. gélatineux, pourvu | de tentacules irréguliers et rétractiles, contenu dans un | fourreau ovoïde, formé de grains de sable agglutinés, et tronqué à l'extrémité par laquelle sortent les tenta- i cules. Il est fort difficile d'assigner la véritable place de cet animal encore imparfaitement connu, et qui n’est certainement pas infusoire, dans le sens jusqu’ici attaché à ce mot.
DIFFORMES oc ANOMIDES. Famille d'Orthoptères, fondée par Duméril, et qui renferme les genres Mante, Phyllie et Phasme.
DIFFUS. Diffusus. bot. Se dit des divers organes des plantes, lorsqu'ils sont étalés sans direction fixe.
DIGAME. bot. Suivant Cassini la calathide est Digame, quand elle est composée de deux sortes de fleurs différant par le sexe; telles sont celles de V dater Chine nais, de l’ Ilelianthus an nu us, etc.
D1GENÉE. Digenea. bot. Genre d'Algues de la famille des Floridées, établi par Agardh qui lui donne : pour caractères : fructification tapissant des soies confervoïdes, articulées, appliquées sur un réceptacle car- > tilagineux, d’une couleur purpurine. Ces plantes ont la consistance des Fucus marins et se trouvent souvent mêlées et confondues avec eux.
DIGÈRE. Digéra, bot. Genre de la famille desAmaranlhacées et de la Penlandrie Monogynie de Linné, institué par Forskahl qui l'a ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites, ternées, à trois bractées, les deux latérales stériles, se changeant en crête horizontale, l'intermédiaire fertile; trigone pentaphylle; cinq étamines libres, â filaments subulés, à anthères biloculaires; ovaire uniloculaire, uniovulé; style court, surmonté de deux stigmates; caryopse tuberculée. Le Digéra arvensis est une plante de l'Inde; sa tige est couchée, rameuse . garnie de feuilles alternes , lancéolées, trèsentières, rugueuses, glabres; les pédoncules sont axillaires, portant des fleurs rouges. Jussieu, n'admettant pas le genre, réunit celte espèce aux Achyranthes.
DIGESTION, xool. p. Kminoiv.
DIGITAIRE. Digataria. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Haller, réuni par Linné aux Panicum, distingué de nouveau par quelques botanistes modernes, et entre autres par Palisot de Beauvois, mais qui, en définitive, ne diffère des autres Panicum que par son inflorescence en épis unilatéraux. V. Panic.
DIGITAL BLANC, bot. Synonyme vulgaire de Cia varia piatillaria. V. Clavaire.
DIGITALE, rois. On nomme ainsi vulgairement les très-jeunes Saumons.
DIGITALE. Digilalia. dot. Genre de la famille des Scrophulariées, et de la Didynamie Angiospermie, qui se reconnaît à son calice persistant, à cinq divisions profondes et inégales, à sa corolle monopétale tubulée, irrégulièrement évasée, très-ouverte , à limbe oblique, i offrant quatre ou cinq lobes inégaux. Les étamines sont didynames, incluses; les anthères à deux loges didymes ; le style se termine par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule ovoïde, acuminée, renfermée dans le calice et s’ouvrant en deux valves dont les bords rentrants formaient les cloisons. Les espèces de ce genre, au nombre d’environ vingt-cinq, sont des plantes her- l
bacées. vivaces, à feuilles alternes, et à fleurs disposées en longs épis, souvent d'un aspect fort élégant, qui a mérité à plusieurs l'accès dans nos jardins.
Digitale pocBmftE. Digilalia purpurea, L., Bull. Herb. lab. 31 ; Hich., Bot. Méd., T. i, p. 336. C’est une des plus belles espèces du genre et une des plus communes en France. Ses feuilles radicales sont pétiotées, i ovales, aiguës, un peu sinueuses, velues et blanchâtres ! sur leurs deux faces, mais surtout inférieurement. La | tige est dressée, simple, de deux à trois pieds de bauj leur, cylindrique, très-velue, et comme cotonneuse. Les fleurs sont d'une belle couleur pourpre, très-grandes, i pédonculécs, toutes tournées d'un même côté, pendantes, et formant un épi simple. La corolle est irréguliê- ! if-menl évasée, presque campaniforme , à cinq lobes j très-obtus et inégaux ; sa face interne est tigrée de ; petits points noirs entourés d'une auréole blanchâtre, et garnis de poils longs et mous. La Digitale pourprée Hetiril vers le mois de juin. La beauté et l'éclat de ses Heurs la font rechercher et cultiver dans les parterres. Cette plante jouit d'une grande réputation comme médicament. Ses feuilles, qui sont la partie dont on fait usage, ont une saveur àcre, amère et désagréable. A la dose d’un grain , elles excitent l'action sécrétoire des glandes salivaires, occasionnent un sentiment pénible d'astriclion dans la gorge et de malaise dans l'estomac. Si l'on augmente graduellement celte dose, il se manifeste une excitation générale; quelquefois le vomissement a lieu, ou les déjections alvines deviennent plus abondantes et plus fréquentes. Enfin, si la quantité du médicament est portée subitement à une dose élevée, il détermine alors tous les phénomènes de l’empoisonnement par les substances narcotico-àcres. Un des effets I les plus remarquables de la Digitale pourprée , c’est I l'action secondaire qu'elle exerce sur la circulation du sang. Le pouls qui d’abord avait été accéléré par l’usage de ce médicament, finit ordinairement, chez le plus grand nombre des sujets, par devenir plus lent et moins développé, et il n'est pas rare de le voir descendre assez rapidement de soixante ou soixante-dix pulsations par minute, à trente, ou même à vingt-cinq. Ce résultat, constaté par un grand nombre de praticiens, n’a cependant pas lieu chez tous les individus ; il eu est au contraire dont le pouls bat constamment avec plus de force et de rapidité après avoir fait usage de la Digitale. C’est d'après cette action sédative de la Digitale sur le système sanguin que plusieurs auteurs oui recommandé l'usage de la Digitale dans les palpitations et les anévrismes du cœur et des gros troncs vasculaires. Une des maladies contre lesquelles on l’a employée avec le plus d'avantage, c’est l'hydropisie essentielle, soit du tissu cellulaire, soit des cavités splanchniques. L’excitation générale que ce médicament détermine, l'abondante sécrétion d'urine qu’il provoque, rendent assez bien compte des succès qu’on a obtenus dans cette circonstance. II n'en est pas de même dans la phthisie pulmonaire; malgré les éloges qui lui ont été prodigués par quelques médecins anglais, les recherches de Bayle et de plusieurs autres praticiens recommandables, sont loin de les avoir justifiés. On a aussi employé la Digitale pourprée avec assez de succès dans les différents
symptômes de la maladie scrophuleuse. I.es feuilles de Digitale pourprée s'administrent ordinairement eu poudre, à la dose d'un à deux grains, dose que l'on augmente progressivement. L'extrait aqueux est une préparation très-énergique, dont la dose est à peu près la même que celle de la poudre. Quant à la teinture alcoolique, on en donne de douze à vingt gouttes dans une potion. On l’emploie quelquefois à l’extérieur pour frictionner les parties affectées d'infiltration séreuse. On prépare aussi une teinture étbérée de Digitale dont la dose est de quelques gouttes.
Digitale a grandes fleurs. Digitalia grandiflora , Lamk. Celte belle espèce, qui croit dans les lieux inontueux en Alsace, dans les Vosges, les Basses-Alpes, etc., se distingue par ses feuilles lancéolées, pointues, embrassantes, glabres en dessus, mais velues sur leurs bords. Les Heurs sont grandes, <Tun jaune sale, tachetées de points pourpres.
Digitale a petites fleurs. Digitalia parviflora , Lamk. ; Digitalia lulea , L. Elle se distingue facilement par ses feuilles lancéolées, étroites, aigues, glabres; par ses fleurs petites, d’un jaune pâle, formant de longs épis dont toutes les fleurs sont tournées d‘un même côté. Elle croit sur les côleaux pierreux dans la forêt de Fontainebleau.
Digitale rougeâtre. Digitalia purpurascena, Roth. Elle parait être une hybride de la Digitale à grandes ou à petites fleurs, fécondée par la Digitale pourprée. Son port et son feuillage sont à peu près ceux de la Digitale à petites fleurs, mais ses feuilles sont un peu plus grandes et pubescenles. Sa corolle est plus ou moins évasée, diversement nuancée de jaune et de rougeâtre, toujours un peu barbue à sa lèvre inférieure. Elle a été trouvée en Auvergne, en Alsace, aux Pyrénées, en Bourgogne, etc., constamment dans des lieux où croissaient les espèces précédentes.
Digitale a feuilles de Molêne. Digitalia Thapai,
L. Elle croit en Savoie, en Espagne, etc.; blanchâtre et cotonneuse, ses feuilles sont lancéolées, décurrentcs sur la tige, comme celles du Bouillon blanc ( Yerbaacum Thapaua). De là le nom spécifique sous lequel ou la connaît. Ses fleurs sont grandes, purpurines, disposées en épi.
Digitale ferrugineuse. Digitalia ferruginea, L. On reconnaît celle espèce à sa tige de quatre à cinq pieds de haut, entièrement glabre, ainsi que les autres parties de la plante. Ses feuilles sont sessiles, lancéolées, marquées de nervures très -saillantes à leur j face inférieure. Scs fleurs forment un long épi très- J serré ; elles sont d’une grandeur moyenne et d'une cou- { leur jaune-rougeâtre. On la trouve sur les collines en Piémont.
Digitale Sceftre. Digitalia Sceptrum , L. Elle est originaire de l'ile de Madère. Sa lige est dressée, ligneuse inférieurement, rameuse et très-velue, surtout à sa partie supérieure. Ses feuilles sont sessiles, allongées, spatbulées , très-rapprochées, velues et blanchâtres à leur face inférieure. Les fleurs sont d’un jaune doré mêlé de rouge, pédonculées, pendantes et formant un long épi.
Digitalb mineure. Digitalia tuinor, Lin., Tournef.
Inst., 105. Quoique naturelle à l’Espagne, celte Digitale ne s’y rencontre pas communément. Sa tige ne s’élève guère au delà de douze à quinze pouces, elle est légèrement velue, garnie de feuilles sessiles, oblongues, rétrécies vers leur base, imperceptiblement dentées ou crénelées, vers l’extrémité; elles sont d'un vert assez intense, chargées de quelques poils rares et distants. Les Heurs sont d'une couleur de rose tendre, disposées en une grappe lâche et peu garnie, longue de cinq â six pouces et terminant la tige ; les segments du calice sont oblongs et pointus ; la corolle est moins longue que dans les espèces précédentes, ventrue, parsemée intérieurement de points d’un pourpre assez intense; la lèvre supérieure est courte, obtuse, faiblement hilobée, l’inférieure est également obtuse, mais un peu plus prolongée en avant. Les étamines sont terminées par des anthères jaunes.
Digitale duveteuse. Digitalia lanala, Wald., Bot. Mag., 1159. Il n’y a guère plus d’un demi-siècle, que l'on a observé celte espèce comme réellement distincte, et cette observation est due au comte de Waldestein, qui l'a consignée dans la Flore hongroise. Sa tige est simple, droite, anguleuse, haute de trois à quatre pieds, terminée par un épi dense, composé d’un grand nombre de fleurs. Les feuilles sont de moyenne grandeur, lancéolées, presque trinervurées, lisses, avec les bords ciliés comme les angles de la lige. Les bractées ont en tout la forme des feuilles , mais sous des dimensions infiniment moindres. Le calice est sessile, avec ses cinq divisions lancéolées et aigues; la lèvre supérieure de la corolle est seulement dentée; l'inférieure e*t beaucoup plus longue, échancrée ou divisée en deux grands lobes arrondis; elle est en dehors d’un pourpre sale, picolé et tacheté de brun ; la couleur intérieure est le blanc bleuâtre, veiné et réticulé de pourpre. Les anthères sont d'un jaune très-vif.
Digitale tomexteuse. Digitalia tomentoaa, Bot. Mag., 2194. Celte espèce parait être originaire du Portugal. Sa lige a deux pieds et demi de hauteur ; elle est lisse et glabre à sa base, velue au sommet, ainsi qu'à ses ramifications. Les feuilles sont alternes, ovales-oblongues, péliolées avec les bords du pétiole un peu décurrents sur la tige, tomentcuses et un peu rugueuses en dessus, velues en dessous. Les fleurs constituent un grand et l>el épi terminal ; chacune d’elles est portée sur un pédoncule courbé et hispidc, accompagné d'une bractée foliacée et aigue ; la corolle est tubuleuse, renflée, dilatée, d'un blanc rosé, avec la face supérieure presque cramoisie. Les lèvres sont légèrement découpées : la supérieure otfre deux lobes à peine distincts et l'inférieure trois, dont l’intermédiaire beaucoup plus grand.
Digitale des Canaries. Digitalia Canarienaia, Lin. Bot. Regist., 48. Plukenet et Coinmelin sont, à ce qu’il parait, les premiers botanistes qui aient fait mention de cette jolie espèce que l’on trouve sauvage aux Ues Canaries.
Sa tige est haute de cinq pieds environ; ligueuse, cendrée, ordinairement simple et nue vers sa base, brune, herbacée et feuillée dans sa partie supérieure où elle se divise quelquefois en plusieurs rameaux. Les
feuilles «ont alternes, sessiles, longues de quatre pouces, lancéolées, aigues, finement dentées, d'un vert agréable et lisses en dessus, plus pâles et duveteuses en dessous. Les fleurs sont réunies en épi assez dense, long de sept ou huit pouces; la corolle est d'un beau jaune orangé, avec la lèvre supérieure courbée et partagée en deux lobes au sommet; elle s'étend au delà de l’inFérieure, qui a trois lobes aigus, dont l'intermédiaire plus long et réfléchi.
Digitale orientale. Digitalis orientalis , Bot.Mag. 3253. Tourn., Cor. 9. C’est à Tournefort que l’on doit la découverte de cette espèce qu’il a observée pendant son voyage au Levant. Ses tiges ont environ un pied et demi de hauteur; elles sont grêles, cylindriques, feuillécs, lisses inférieurement et pubescentes au sommet. Les feuilles sont alternes, sessiles, linéaires-lancéolées, très-entières, glabres et d’un vert assez tendre. L'épi qui couronne la tige est lâche, allongé, composé de fleurs distantes, assez courtes et pédiculées; le pédoncule est cylindrique, accompagné d’une grande bractée foliacée; la lèvre supérieure de la corolle est beaucoup plus courte que l’inférieure, dont le lobe intermédiaire est très-grand et fort allongé, les latéraux se font à peine remarquer. La couleur générale de la corolle est le blanc rosé, pointillé et veiné de rouge purpurin ; toutes ses parties sont pubescentes, visibles et moins longues que les filaments staminaux.
Les jardiniers nomment fausse Digitale le Dracocephalutn l'irginicutn.
D1G1TALKS. ech in. et moll. roM. Plusieurs oryctographes ont donné ce nom à des pointes d'Oursins fossiles, ainsi qu'à des Bélemniles, des Tuhuliles, des Dentales, et même des Solens également fossiles.
DIG1TALIFORMC. Digitaliformis. C'est-à-dire ressemblant à un dé à coudre.
DIGITALINE, inf. Genre de la classe des Psychodiées microscopiques, de la famille des Vorlicellaires, formé aux dépens du genre Voriictlla , trop considérable et composé par Muller d’espèces incohérentes. H offre les plus grands rapports avec les véritables Vorticelles rameuses, mais ne présente pas, comme ces animaux, des cils ou organes cirrheux, à l'orifice qui, d’ailleurs, n'a jamais ses pédicules partiels, contorliles, ni même rétractiles. Ses caractères consistent dans un stipe fisluleux, peu flexible, simple, ou le plus communément dendroïde, se divisant dans ce cas en rameaux rigides. Les pédicules supportent une urne cylindracée, ohlongue, non campaniforme, unie à la gorge où elle est uniquement tronquée, de manière à présenter, dans sa troncature , la figure plus ou moins régulièred’un cœur. Celle forme distingue aussi le genre dont il est question des Dendrelles avec lesquelles il présente d'autres affinités. Les Digitalines croissent ordinairement sur les petits Crustacés aquatiques ; des Cyclopes, des Monocles et des Daphnies en sont quelquefois couverts au point d’en souffrir et de ne pouvoir plus nager que difficilement. Comme on le voit aussi dans les autres Vorliccllaircs, il arrive une époque où les urnes se détachent. et, individualisées, voguent librement. Ce fait avait été fort bien saisi par Roèsel et par Ledermuller. On conuail trois espèces de Digitaliues : 1° la Simple,
Digitalina simplex , Bory, Lederm. pl. 78, *. — 2° La Digitaline de Roêsel, Digitalina Hœselii, B.; f'orticella Digitalis, Muller, Inf. p. 527, pl. 40, f. 6; Encycl.. Vers. III., pl. 25, f. 0. — 3«* La Digitaline anaslatique, Digitalina anastatica , B.; l'orticella anastaiica, Muller, Inf., p. 220, pl. 40, f. 5; Vorlicelle rose de Jéricho, Encycl., Vers. 111., p. 74, pl. 25, f. 5.
DIGITALIS. bot, V. Digitale.
D1GITAIUA. bot. Synonyme de Digilaire. V. Panic.
DIG1TÉE (feulle). bot. Lorsqu'une feuille est composée de plusieurs folioles parlant toutes du sommet d’un pétiole commun, cette feuille est dite Digitée; comme dans le Marronnier d'Inde, par exemple.
DIGITIGRADES, mam. On appelle ainsi la division des Mammifères , qui comprend les animaux Ongulés.
DIGIT1NERVË. Digitinervis. bot. Se dit ordinairement des feuilles, et quelquefois de tout autre organe à surface étendue, où l'on remarque des nervures parlant toutes de la base et se dirigeant vers le sommet sans éprouver de division.
DIG1T1-PINNÉE (feulle). bot. Feuille décomposée portant au sommet d'un pétiole commun, deux ou plusieurs feuilles pinuées; telles sont certaines espèces de Mimeuses.
DIGLIPDOSE. Digliphosa. eût. Genre de la famille des Orchidées. Gynandrie Nonandrie, formé par Bjume (Bydrag. Fl. Ind., 556). Caractères : sépales dressés, les intérieurs plus larges que les extérieurs ; labelle concave, adhérent par un onglet au gynoslème, à limbe étalé, entier; gynostème recourbé supérieurement et obtus; anthère terminale, convexe, bifide, biloculaire ; masses polliniques rarement au nombre de plus de deux, anguleuses, comprimées, palpeuses, céréeuses, attachées par le bord glanduleux du stigmate. Le Diglifhose a larges FEUILLES est une plante herbacée, privée de bulbe; ses racines sont rampantes, fibreuses; sa tige est cylindrique, épaisse, monophylle au sommet; les feuilles sont membraneuses, nervurées, lancéolées et glabres; le pédoncule est radical, engainant à sa base; les fleurs, réunies en épi, sont pédicellées et bracléatées.
D1GLOBICÈRE. Diglobicera. ins. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Serricornes, tribu des Dasytes, établi par Lalreille. Ce genre se distingue de tous les autres de la même tribu, par le nombre des articles de ses antennes qui n'est que de dix, et par la forme des deux derniers qui sont plus gros que les autres et globuleux.
DIGLOSSE. Diglossus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées cl de la Syngénésie superflue. L., établi par Cassini et présentant les caractères suivants : calalbide Composée d’un disque à fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites, et d’une demi couronne formée de deux ou trois fleurs en languette et femelles; involucre cylindracé, composé de cinq à six folioles disposées sur un seul rang, glandulifères, arrondies et mucronées au sommet ; réceptacle nu , conique et alvéolé; aigrettes composées, les unes de paillettes courtes, et les autres d'écailles filiformes et Iriquèlres, alternant avec les premières. Ce genre est placé par son auteur dans la tribu des Uélianlbécs, section des
Tagétinées, près du genre Tagetes donl il ne diffère essentiellement que par sa couronne à deux ou trois (leurs au plus, presque entièrement cachées dans Pin* volucre. Selon Cassini lui -même, le Diglostus pourrait n'étrc considéré que comme un simple sous genre. Kuntli indique la réunion de ce genre avec le Bœbera de Willdenow. Le Diglosse variable, Diglossus cariabiliê , Cass., plante herbacée, recueillie au Pérou par Joseph de Jussieu, e! conservée dans l'herbier d'Ant. Laurent de Jussieu, est la seule espèce décrite.
DIGLOTT1DE. Diglotlis. dot. Nées et Martius ( Non. Act. Bonn., vol. xt, p. 170, t. 10) ont fondé ce genre ; dans la famille des Rulacées. Caractères : calice rampanulé, quinquéfide; cinq pétales égaux, à limbe dressé, réunis jusque vers leur milieu, en une corolle tubuleuse; cinq étamines courtes, insérées sur la corolle; deux fertiles appendiculées à leur sommet, les trois autres stériles; cinq carpelles uniovulés, entourés à leur base d'une cupule charnue; style très-court. On ne connait encore que le Diglotlis obocata, espèce décrite par Nées et Martius. C'est un arbuste qui croit dans les forêts du Brésil, près du fleuve Dipolo; ses branches, réunies en unecyme touffue, portent des feuilles éparses, simples, oblongues, obovées, parsemées de points glanduleux. Les fleurs sont disposées en une grappe courte et terminale; le calice est pubescenl, et les pétales sont aigus, longs de trois lignes à peu près.
DJGLYPIIOSE. Digtyphosa. bot. Genre de la famille des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie de Linné, institué par le docteur Ulume qui lui a reconnu pour caractères : sépales subringents; pétales semblables, mais plus larges; labelle adhérant avec élasticité à la base du gynostème, ascendant, concave, recouvert d’une membrane crêtée à l'intérieur, avec son limbe entier et étalé; gynostème demi -cylindrique et fléchi au sommet; anthère biloculaire, convexe cl bifide antérieurement, renfermant deux masses polliniques, comprimées. La Diglypbo.se a larges FECiLLES, Digtyphosa la ti folia, est une plante herbacée, dépourvue de bulbe ou de pseudobulbe qui est remplacé par un rhizome d’où s’échappent des racines fibreuses et rampantes; la tige est cylindrique, un peu épaisse, monophylle au sommet, accompagnée d’une feuille membraneuse, nervurée, elliptique -lancéolée, glabre, engainante à sa base, se couronnant d’un épi composé d'une multitude de fleurs pourvues de bractées. Celle planlo croit dans les forêts monlueuses de Pile de Java.
DIGNE-DAME. bot. Nom vulgaire du Marantaarundinaeea.
1)1 G R\ MME. pois. Espèce du genre Labre.
D1GKAPHIDK. Digraphis. iot. Le Digraphide coloré, Trin., n’est autre chose que le Phalaris aruntlinacea , L., érigé en genre nouveau ainsi qu’on l’avait déjà fait dans la Flore wetteravienne sous le nom de Baldingera. f' Pbalabide.
DIGYN'E. Digynus. bot. Une fleur est Digyne lorsqu'elle est pourvue de deux pistils distincts ou d'un seul pistil surmonté de deux stigmates. Telles sont celles des Ombellifères, des Saxifrages, etc.
D1GYN1E. Digynia. bot. Dans les treize premières , classes du Système sexuel de Linné , où les caractères 1
de ces classes sont tirés du nombre des étamines, ceux des ordres sont fondés sur le nombre des pistils, ou simplement des stigmates, dans le cas d'unité de pistil, la Digynie est le second ordre , et comprend toutes les plantes qui offrent deux pistils, ou seulement toutes celles qui présentent deux styles ou deux stigmates distincts.
DIKES. g tôt.. V. Basalte.
DILATÉ. JJilatalus. bot. Organe qui s'élargit en laine de la hase vers le sommet; les feuilles, le périanthe, les filaments des étamines sont surtout susceptibles ; de dilatation.
DILATIUDE. Dilalris. bot. Genre de plantes Monocolylédonées, qui présente pour caractères : un calice adhérent à l'ovaire, velu à l'extérieur, donl le tube est court et le limite profondément partagé en six parties: trois extérieures et trois intérieures, alternes avec les premières, toutes égales entre elles, oblongues, canaliculéej, dressées, persistantes et portant chacune un filet inséré vers leur base. Les filets opposés aux trois divisions extérieures sont avortés et très -courts; les trois autres plus allongés et surmontés d'une anthère qui est plus longue dans l'un des trois. L'ovaire, qui est terminé par un style et un stigmate simples, devient une capsule environnée et couronnée par le calice, partagée en trois loges par autant de valves qui viennent, en sc repliant, s'appuyer sur les angles d’un placenta central, trigone, aux faces duquel s'insèrent des graines solitaires dans chaque loge, aplaties et pellécs. Les feuilles radicales sont engainantes, celles delà lige sessiles ; les fleurs disposées en corymbes terminaux, accompagnées de spathes simples. On en rencontre trois espèces au cap de Bonne-Espérance. Persoon y réunit en outre Yllcritiera de Michaux, qui parait plutôt congénère de VArgolasia.
Le genre Ditatris , placé d’abord à la suite des Iridées.doit, suivant l'opinion de Jussieu, devenir le type d'une nouvelle famille à laquelle il donnerait son nom, et que caractériserait principalement la disposition des valves de la capsule. Elle répondrait en partie à celle que Brown a établie sous le nom d'Hœmodoracées.
D1LÉPIDE. bot. Organe formé de deux écailles.
D1LEPYRE. Dilepyrum. bot. Le genre de Graminées décrit sous ce nom dans la Flore de l'Amérique septentrionale, 1, p. 40, ne parait pas différent du genre Mühlenbergia de Schrcbcr. Il ne faut pas le confondre avec le genre Dilepyrium,i\t Raffinesque, qui fait aujourd'hui partie du genre Oryzopsis , de Richard.
DILIVA1RE. Dilicaria. bot. Sous ce nom, Jussieu sépare une espèce d'Acanlhe de Linné, P Acanthus iticifoliut, dont il forme un genre distinct, ainsi caractérisé : calice à quatre divisions profondes, accompagné de trois bractées; ces divisions cl ces bractées sont arrondies et comme imbriquées; corolle donl le tube court et rétréci est fermé par des écailles, et donl le limbe se partage en deux lèvres : la supérieure composée de petites dents extrêmement courtes, l'inférieure . très-grande et découpée en trois lobes à sa terminaison.
Les anthères et la capsule sont comme dans l'Acanthe, j L'espèce citée est un arbrisseau armé ou dépourvu d’ai- 1 guillons. qui croit dans l’Inde et la Nouvelle-Hollande;
scs feuilles oblongues, à dents épineuses, rappellent par leur forme celles du IIoux, comme l'indique le nom spécifique; ses fleurs sont disposées en épis. Poirel y réunit deux autres espèces originaires également de l'Inde , l’une qui est V Acanthes ebracteatus de Vahl (Synib., (ab. 40), et dans laquelle chaque fleur est accompagnée d'une bractée unique; l'autre, qu'il nomme Dilicaria longifolia, se distingue par ses feuilles entières. Brown, ne reconnaissant entre les genres Acanthes et Dilicaria que des différences légères dans les parties de la fructification et dans le port, propose de les réunir de nouveau.
D1LLENÉES. bot. Même chose que Dilléniacées.
DILLÉNIACÉES. Dillcniaceœ. but. Famille de plantes Dicotylédones, polypétales, hypogynes, établie par De Canaille avec les caractères suivants : périanlhe double, ù préfleuraison imbriquée; calice persistant, à cinq divisions profondes, dont deux situées plus à l'extérieur. Les cinq pétales, qui sont caducs, forment une seule rangée, et s'insèrent, ainsi que les étamines, sous les ovaires. Quelquefois la corolle ne se compose que de trois pétales. Ëlamincs fort nombreuses; elles ont tantôt leurs filaments libres, tantôt réunis en plusieurs faisceaux; dans deux genres ils sont tous insérés d'un seul côté des ovaires ; les anthères biloculaires sont adnées à la partie supérieure des filets qui les séparent; elles s'ouvrent par un sillon longitudinal qui est généralement placé sur leur face interne, quelquefois sur leurs côtés, mais jamais sur leur face externe. Le nombre des pistils est sujet à varier. Le plus souvent on en compte de deux à cinq; quelquefois ils sont plus nombreux, comme on l’observe surtout danscerlainesespèces de Dillchia ; rarement ou n'en trouve qu'un seul par suite de l'avortement des autres. Quelquefois ces pistils restent distincts, d'autres fois ils se soudent plus ou moins entre eux par leurs côtés. Chacun des ovaires est à une seule loge, et contient plusieurs ovules attachés soit à sa base, soit à l'angle interne, le plus souvent disposés sur deux rangs. De son sommet nail un style court, épais, que termine un stigmate d'une forme variée, mais toujours simple; les ovaires deviennent autant de capsules uniloculaires, contenant une ou plusieurs graines, et s'ouvrant par leur côté interne au moyen d'un sillon longitudinal; quelquefois ces capsules se réunissenten une seule et restent indéhiscentes; les graines sont souvent enveloppées en grande partie par un arille urcéolé et frangé; le tégument propre de la graine est dur et crustacé; il recouvre un endosperme charnu, dans lequel existe un petit embryon dressé, placé à la base de l'endosperme.
Les plantes de celte famille ont les feuilles alternes, rarement opposées, toujours simples, entières ou dentées, ordinairement coriaces cl persistantes; les stipules manquent généralement; quand elles existent, elles sont roulées comme dans les Magnoliacées ; les fleurs sont quelquefois extrêmement grandes et solitaires; plus souvent elles forment en quelque sorte des grappes ou des panicules.
Le nombre des végétaux réunis dans celte famille s'est accru d’une manière très -rapide. Du temps de Tournefort, par exemple, aucun n’était connu. Linné