‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 97 sur 116 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

imbriquées, linéaires et aigues; réceptacle planiuscule el alvéolé; akènes oblongs, comprimés, légèrement hérissés d'aigrettes filiformes et légèrement plumeuses. Ce genre se distingue des Erigeron et des Conyza par la forme des fleurs de la couronne el par son réceptacle nu; mais la différence d’avec le premier de ces genres est bien faible si l’on considère avec nous que la forme de ses corolles n'est qu'une modification des corolles liguléesde l’Érigéron. Au surplus, Cassini le place dans sa tribu des Aslérées , et y rapporte les Erigeron Si culum , Erigeron Gouani , Erigeron Ægyptiacum , et Erigeron Chineuse de Linné, etc., plantes indigènes, pour la plupart, des régions voisines de la Méditerranée.

DIMORPHE. Dimorpha. ms. Genre d’Hyménoplères, établi par Jurine (Class. des Hyménopt.), et fondé antérieurement par Latreille, sous le nom d’Astale. V. ce mot.

DIMORPHE. Dimorphus. Min. Substance dont la forme régulière cristalline appartient à deux systèmes différents de cristallisation, ou à un même système, mais avec de telles différences d'angles, qu'on ne saurait les dériver d'une forme fondamentale commune.

DIMOKPHINES. moll. foss. Nom donné par D’Ürbigny à des Céphalopodes fossiles, de la famille des Agathistègues.

DINORPHOTHÈQUE. Dimorphoteca. bot. Vaillant proposa l’établissement de ce genre qui fut rejeté par Linné el réuni à son Calemiuia. Mœnch (Mélhod., p. 585 ) le fit revivre, et lui assigna les caractères suivants : involucrc et corolle semblables à ceux du Calendula ; akènes difformes, dressés el d'égale longueur, ceux de la circonférence oblongs, marqués sur leurs angles; ceux du disque plans, comprimés, glabres, cordiforines el munis d'un rebord. Mœncli réunit dans ce genre les Calemiuia plucialis el Calemiuia hybrida de Linné. K. Socci.

D1NÆBA. Dinœba. bot. Genre de la famille des Graminées el de la Triaudric Digynie, L., établi par Delile ( Fl. Égypte), adopté par Beauvois, Kunlh el la plupart des autres botanistes, et qui sc distingue par les caractères suivants : épillets unilatéraux, distincts, foriuaut de petits épis ordinairement peudanls, el dont l’axe dépasse quelquefois les épillets; ceux-ci contiennent de deux à quatre et cinq fleurs, nombre qui est fort variable dans les diverses espèces qui forment ce genre. La lépicène est à deux valves lancéolées, aigues, carénées, tantôt presque égales ( Dinœba Ægyptiuca ), tantôt très-inégales (Dinœba curtipendulu). Ordinairement, on ne trouve qu'une seule fleur hermaphrodite dans chaque épillet , quelquefois il y en a deux : dans le premier cas, la fleur hermaphrodite est sessile et les autres sont pédicellées; dans le second cas, l'une des fleurs fertiles est sessile, et la seconde est pédicellée; la glume des fleurs hermaphrodites est à deux paillettes carénées, dont l'interne est généralement plus petite; toutes deux sont aigues à leur sommet, qui est quelquefois mucronédansla paillette externe, ou même tridenté; les paléoles de la gluinelle sont au nombre de deux, et fort petites; les deux styles se terminent par autant de stigmates plumeux el glanduleux ; les fleurs

neutres ont les valves de leur glume terminées à leur sommet par une arête plus ou moins longue.

Ce genre est fort distinct. Les différentes espèces qui y ont été rapportées ont de nouveau besoin d'étre analysées avec le plus grand soin. Eu effet, il est douteux qu'elles appartiennent toutes à un seul el même genre. Le type du Dinœba est le Daclylis paspaloides de Willdenow ou Cynosurus retro/lexus de Vahl , qui présente les caractères suivants : lépicène subtrillore ; valves lancéolées, aigues, carénées, égales entre elles, muliques, plus longues que les fleurons; ceux ci sont au nombre de trois, deux hermaphrodites, dont un est sessile et l'autre pédicellé; la troisième fleur consiste simplement dans un petit pédicule qui part de la base du fleuron pédicellé; la glume est à deux valves fortement carénées; l’extérieure, qui est plus grande, est mucronéc à son sommet. Les espèces rapportées à ce genre par Palisot de Beauvois, sont VAristida Ame ricana de Linné, qui forme le genre Heteroslheca de Desvaux, le Cynosurus Lima de Linné, le Metica curtipendula de Michaux; et enfin, le Cynosurus relroflexus de Vahl. Kunlh ( in IJumb. A oc. Gen. i ) décrit cinq espèces de ce genre, dont quatre sont nouvelles. Ces espèces sont : Dinœba curtipendulu de Beauvois, qui est commune aux deux Amériques; Dinœba aris tidoides, Kunlh, loc. cil.; Dinœba bromoides, Kunlh, loc. cit.f t. 51 ; Dinœba repens , Kunlh, loc. cii., 1. 53; Dinœba chondrosioides , Kunlh, loc. cil., t. 53. Ces cinq espèces ont été trouvées par Uumboldt et Bonpland, dans le cours de leurs voyages en Amérique; les quatre dernières sont mentionnées sous le nom générique d 'Andropogon , dans le Systcma de Rœmer et Schultes.

Dl.NAkDE. Dinarda. us. Coléoptères pentamères? genre de la famille des Brachélylres, que Leach a formé aux dépens des Loméchuscs de Gravcnhursl dont il ne diffère en effet que par les caractères suivants : face intérieure des mâchoires armée vers l’extrémité d’un crochet simple; palpes maxillaires composées de trois articles dont le second un peu plus court; languette étroite et bifide; paraglosscs larges, courts et arrondis; tète enfoncée jusqu'aux yeux, dans le corselet; antennes faiblement coudées, plus grosses vers l'extrémité; quatre articles aux tarses antérieurs, cinq aux postérieurs, dont le premier allongé. Le Dinarda denlata , seule espèce connue, est noire, avec la tête , les élytres et les côtés du corselet brunâtres; le corselet, ainsi que les élytres, est criblé de petits points enfoncés. L'Insecte n'a pas plus d'une ligne et demie de longueur; on le trouve en Europe, sur les fleurs.

DINASTE. Dinasles. iss. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, institué par Macleay qui lui assigne pour caractères : labre profondément caché, presque réuni au I naso; mandibules très-fortes, subtriquélres, trigones, avec la base dilatée, le dedans couvert d'une barbe tomenlcuse, dense, el la molaire en demi- luue transverse, carénée, presque striée ; lèvre presque en cœur, avec l'extrémité rétrécie, barbue, à peine bilobée; languette rétractée; menton très court; mâchoires tridcnlécs au ! bout, avec les dents en forme d’épines, el leur dessous

velu ; les deux premiers articles des palpes labiales oliconiqucs , le dernier le plus long. arrondi au bout; antennes de douze articles, dont le premier est épais vers l'extrémité; les six suivants sont très-courts, presque monoliformes. la massue oblongue, formée de trois feuillets; corps oblong; télé du mâle armée d'une corne recourbée à l’extrémité; corselet enfoncé, avec un long appendice recourbé en dessous , et qui se prolonge au delà de la tête. Le type de ce genre est le DifiastkIIerctilt, qui est généralement connu sous le nom de Scarabattu hercules , Lin., Fab.

DINCKLERIA. dot. V. Jcxgeriaxxk.

DINDE, ois. Femelle du Dindon.

Dl.NDE SAUVAGE, ois. Synonyme vulgaire de Coucou.

DINDON. Mcteagris, L. ois. Genre de Gallinacées. Caractères : bec court, robuste, avec la base recouverte d'une peau nue, et une caroncule lâche à la partie supérieure; il est convexe en dessus, un peu courbé vers la pointe ; narines obliques, ouvertes en dessus ; télé et cou garnis de mamelons nus, avec quelques poils roides; une membrane flottante sous la gorge; pieds robustes; tarses longs, armés d'un éperon faible, obtus; quatre doigts, trois devant et un derrière, ne portant à terre que sur l'extrémité; ongles ovales, un peu émoussés; les trois premières rémiges étagées, la quatrième la plus longue; la plupart des plumes coupées carrément. Longtemps on n'a vu figurer dans ce genre qu'une seule espèce; mais depuis que le Musée de Paris a’fait l'acquisition de l'Oiseau qui, pris vivant à Honduras, avait été amené en Angleterre et placé après sa mort dans le cabinet de Uulloch , Cuvier ayant pu examiner à loisir ce précieux Oiseau, en a fait une seconde espèce de Dindon. Toutes deux sont originaires de l'Amérique, et quoi qu’en ail pu prétendre Aldrovande, d'après ses recherches ou ses conjectures, ces Oiseaux n'étaient pas connus dans les autres parties du monde avant la découverte du nouveau continent. Il parait que le premier de ces Oiseaux fut envoyé en Espagne trois ou quatre ans après la conquête du Mexique, vers 1521. Plus tard, des missionnaires, disciples ou sujets de Loyola, qui avaient entrevu la ressource qu'offrait pour nos bassescours un semblable animal , en firent des envois dans toute l’Europe où l'espèce se répandit sous le nom vulgaire d'Oiscaux des Jésuites.

Divers naturalistes ont fait l'histoire du Dindon à l’état sauvage; Hernandez, quoique le premier d’entre eux, est encore celui auquel on doit les renseignements | les plus exacts sur les mœurs et les habitudes de ces Oiseaux qu'il a été à portée d'observer dans toutes les périodes de leur existence, de suivre dans tous les degrés de la familiarisation. Ils vivent en société, par j troupes peu nombreuses; on les aperçoit rarement dans les plaines, ils sont plus souvent retirés dans les bois et les forêts où ils passent les nuits perchés sur les branches les plus élevées de celles qui peuvent soutenir leur énorme corps. Dès l'aube matinale, ils semblent se saluer réciproquement par des gloussements réitérés; aux premiers rayons du soleil, ils descendent à terre, et là, pirouettant en signe de tendresse autour de leurs femelles, ils relèvent et développent en éventail les pennes de leur queue et les plumes brillantes qui les

recouvrent. Le sommeil parait les absorber profondément, car ils y sont encore livrés lors même que depuis longtemps on les croirait éveillés; on profite de cette difficulté de sortir d'assoupissement pour leur faire la chasse. Alors susceptibles de surprise, mais non d'épouvante, ces Oiseaux regardent tranquillement l'arme à feu ou le bâton qui vient d'abattre à côté d'eux leur compagnon, et semblent dédaigucr de se soustraire par la fuite à une semblable destinée; mais sont-ils éveillés, j c'est toute autre chose : ils ripostent hardiment aux attaques. et s'ils aperçoivent un danger imminent, une très-grande agilité dans la course qui leur est plus ha- I bitucllc que le vol, leur fait bientôt franchir l’espace ! qui les sépare d'une retraite salutaire. Leurs amours sont ordinairement entre eux le sujet de violents combats qui sont bientôt oubliés de même que le prix de la victoire. .La femelle ne s’occupe guère des soins qui, chez la plupart des autres Oiseaux, précèdent la ponte : une fossette faiblement abritée cl garnie de quelques légers brins d'herbe , reçoit les œufs dont le nombre indéterminé est le plus souvent de huit à douze; elle les couve avec constance, élève scs petits avec soin, mais rarement plus de deux ou trois arrivent à l’étal adulte. La ponte ne se renouvelle pas dans l’année. Le Dindon sauvage ne se nourrit que de fruits, de graines et particulièrement de diverses espèces de glands. On prétend que leur chair offre un mets plus délicat que celui que procurent ces mêmes Oiseaux élevés dans les basses cours. Ceux-ci ont aussi un caractère tout à fait différent et qui lésa rendus pour le vulgaire injuste et ignorant, l’emblème de la stupidité; il est vrai que c'est le faciès assez général de tous les animaux qui se sont soumis à l'esclavage; le Chien même, auquel dans cet état l'on se plaît à accorder tant de qualités, ne présente au fait qu'un raffinement de bassesse et de servilité. Le Dindon de nos basses-cours n'a que l'abattement qui naît de la captivité; sa fierté, son courage naturel reprennent de l’ascendant lorsqu'il s’agit de résister à de fatigantes importunités, de combattre des rivaux, de défendre une couvée; quoiqu’il soit moins passionné en apparence que le Coq, sa colère et son amour s'expriment néanmoins avec plus d'énergie par l’altération de ses traits : toutes les parties nues de la tête et du cou se gonflent et se colorent du plus vif incarnat. la caroncule du front s'allonge et retombe sur le bec, les plumes se hérissent, les ailes s'abaissent, la queue enfin se relève et s'étale. Le Dindon domestique ne parvient jamais à une taille aussi élevée, à une corpulence aussi grande que le Dindon sauvage. Comme son éducation forme une branche essentielle de l'économie rurale, elle a été l'objet de nombreuses recherches d'améliorations; en général on trouve qu'il est avantageux de ne point renfermer ces Oiseaux , mais bien de les tenir sous des hangars ; de ne donner à chaque mâle que cinq ou six femelles et d’obtenir de chacune d’elles deux pontes par année, l’une au mois de février, l'autre au mois d’août; de ne laisser que douze à quinze œufs à chaque couveuse, et de la bien surveiller après le trentième jour d'incubation , car il arrive souvent que par excès de tendresse, elle tue les Poussins en voulant faciliter leur sortie de la coquille ; il faut

également la garantir de l'approche du mâle qui a la cruelle habitude de briser les œufs, sans doute pour empêcher la couvaison cl ranimer dans les femelles l'amour qui fait toujours place à la tendresse maternelle. Les Poussins sont extrêmement délicats ; ils exigent beaucoup de soins; on doit les placer, aussitôt après leur naissance, dans un endroit dont la température soit élevée de vingt-cinq degrés environ, et leur donner pour premier aliment de la mie de pain â laquelle on ajoute par la suite du jaune d'œuf cuit dur cl des feuilles d’Ortie hachées. Au bout d'un mois ils peuvent accompagner leur mère à la pâture, mais il faut ne tes laisser sortir que par un temps convenable, car le froid, la grande chaleur, l'humidité et la rosée leur occasionnent des maladies auxquelles souvent ils succombent. On donne ordinairement aux femelles le nom de Dinde ou de Poule d'Inde.

Dimdom sac v âge. Afelcagri» sylreslris, Tieill. Tout le plumage d'un brun foncé avec les plumes du cou, de la gorge, du dos et les scapulaires bordées de reflets azurés; un pinceau de crins sur la poitrine; pieds d'un gris rougeâtre; ongles et bec noirs; iris rouge-brun. Taille, quarante-six â quarante-huit pouces. De l'Amérique septentrionale. Le plumage de cette espèce, réduite à la domesticité ( Mcleagris Galto-Pavo , L.,Buff., pl. enl. 07), est très -varié; taulôl il est noir, tantôt blanc; souvent orné de bandes alternatives blanches et grises avec des reflets assez éclatants. Sa taille aussi s’est insensiblement réduite dans nos basses-cours, on ne la trouve guère que de quarante pouces et bien souvent moindre encore.

Dimbom oeillê. Meleagris ocellata, Cuv., Mém. du Muséum. T. vi, pl. l,Teinm.,Ois. color. pl. 1 12. Toutes les plumes sont d'un vert bronzé, terminées par deux bandes couligués, l'une noire, l'autre d'un bronze doré; petites tectrices alaires d'un vert d'émeraude, bordées d'un noir velouté; tectrices secondaires d'un cuivreux doré sur toute la partie extérieure; rémiges d'un brun bronzé, bordées de blanc et coupées de lignes obliques et étroites de cette couleur; quatorze reclrices légèrement étagées, ce qui arrondit la queue; lectrices caudales supérieures brunes, vermiculécs de noir, terminées par une tache œillée d'un bleu bronzé éclatant, qu'entoure un cercle noir velouté; la pointe est large et d'un beau rouge cuivreux; pieds rouges; ongles et ergots noirâtres; bec et iris jaune orangé; des points caroncules sur le cou. Taille, trente-six pouces. 4)u Mexique.

DINDON DU BRÉSIL, ois. Synonyme vulgaire de Pénélope Yacou.

DINDONNEAU, ois. Nom vulgaire du jeune Dindon.

DINDOULETTE. ois. Syn. vulgaire d'ilirondelle.

DINDOULO. bot. Synonyme vulgaire de Jujubier.

DINE, u as. Nom vulgaire de la femelle du Daim. P. Cerf.

DINÈRRE. Dinœbra. bot. y. Dix.eba.

D1NÈME. Dinema. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monaudrie de Linné, institué par le professeur Lindley, avec les caractères suivants : sépales et pétales constituant le périanthe, d'un aspect herbacé, étalés, presque égaux et semblables; Libelle

grand, membraneux, entier, onguiculé, soudé â la base du gynoslème; celui-ci petit et garni de deux appendices en forme de cornes; anthère â deux loges renfermant chacune deux masses polliniques, réunies par un caudicule commun. Le Dinema polybulbon, Epidendrum polybulbon, Swarlz.est une Orchidée herbacée, des Antilles et du Mexique, qui doit être rangée parmi les Épiphyles ; son rhizome est rampant, annelé, pseudobulbifère, à feuilles coriaces, à fleurs terminales, solitaires. portées sur un pédoncule à fourreaux.

D1NEMOURE. Dinemoura. cbcst. Genre de l'ordre des Syphonoslomes , famille des Caligides, établi par Leacli. Caractères : deux antennes; quatorze pattes, dont les deux antérieures onguiculées, les deux suivantes se terminant par deux longs doigts, et les autres en forme de feuillets membraneux ; deux longs Blets â l'anus, mais dont le siphon est apparent. Latreille n’a point adopté ce genre, et il a réuni la seule espèce qui le constitue, Dinemoura salmonea, Monoculus saltnoneus, Fabr. , à son genre Calige dont il forme la seconde division, y. Cai.ige.

D1NEMUHE- Dinemura. ammél.? Raffinesquc a plu tôt indiqué qu'établi ce genre; Blainville croit, d’après la description, que Raffînesque aura pu prendre une larve d'iusecte hexapode pour un animal particulier qu'il décrit ainsi : corps cylindrique, composé de dix anneaux deux fois plus longs que larges; tète unie, * obtuse ; queue à deux filets latéraux. Habile les eaux douces de la Sicile.

DINÈRE. Dînera, ims. Genre de Diptères de la famille des IVluscides, établi par Robineau- Des voidy, aux dépens du genre Dexia de Meigen. Caractères : télé presque sphérique; trompe un peu allongée, menue; épistomc saillant ; second article des antennes onguiculé; corps cylindrique; abdomen cylindrico-ovalaire, avec deux soies au milieu des segments, ù première cellule postérieure des ailes fermée, souvent appeudiculée à la courbure; première nervure transverse ordinairement située vis-à-vis de l'extrémité de la cellule médiane. Les Dinères se divisent en deux sections distinguées entre elles par le style plus ou moins velu des antennes et par le pétiole plus ou moins allongé de la première cellule postérieure des ailes.

Dimère a crête, Dincra crislata . Cendrée ; écusson rougeâtre; pieds noirs; jambes leslacées; première cellule postérieure des ailes â pétiole un |>eu allongé ; la discoldale, à nervure transverse fort arquée;. style des antennes plumeux. Taille, cinq lignes. Europe.

Dimère flayicormk, Dinera flacicornis. Cendrée; antennes et pieds fauves; première cellule des ailes à pétiole très court; la discoldale, à nervure transverse, presque droite; style des antennes velu. Taille, quatre ligues. Europe.

DINÈTE. Dinctus. ms. Genre d'Uyménoplères. section des Porte-Aiguillons, fondé par Jurine (Nouvelle Méth. de classer les Uymënopt., p. 207), qui lui donne pour caractères : une cellule radiale largement appendiculée; deux cellules cubitales, la première recevant la première nervure récurrente; la deuxième très-éloignée du bout de l'aile, petite et recevant la seconde nervure ; mandibules iuléricumnciil Iridenlécs, extérieurement

üOi

éperonnées; antennes roulées au bout, filiformes dans les femelles et composées de douze anneaux , muni Informes à leur base, filiformes à leur extrémité, et composées de treize anneaux dans les mâles. Ce genre, établi aux dépens des Pompiles de Fahricius, a été rangé par Latreille dans la famille des Fouisseurs. Les In- * sectes qu’il comprend ont le port des La r res; les organes [ de la manducation sont les mêmes; mais leurs pci ils yeux lisses sont égaux, et constituent un triangle équilatéral. On ne connaît encore qu'une espèce, Dinf.te peint, Dinetus pii tus, Jur. (/oc. Ci#., pl. 11 ); Potnpiluspictus, Fab., Pa/izer ( Fauna Ins.Germ. Fasc.M , tab. 19, le mâle; Fasc. 72, lab. 10, la femelle ) ; la femelle diffère du mâle par les points jaunes de ses antennes, au lieu de bandes de même couleur, qu’on voit aux antennes de celui ci; il existe aussi une différence tranchée dans les couleurs de l'abdomen; la femelle creuse dans le sable un nid et y place, â côté de scs œufs, des cadavres de Diptères fort petits, qui doivent servir à la nourriture de la larve. En Europe, dans les endroits sablonneux.

DINÈTE. Dinetus. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, et de la Pentandrie Monogynfe, L., institué par llamilton (Sw. in Flow. gard., tab. 127), pour | deux espèces nouvelles comprises par Wallich dans son Flora Jmlica, sous les noms de Porana racemosa et Porana paniculata. Caractères : calice persistant, à cinq divisions plus courtes que la corolle, plus grandes que le fruit sur lequel elles sont étalées; corolle infundibuliforme, avec son limbe partagé en cinq découpures aiguës; style indivis; stigmate en tète, subhilobé; capsule membraneuse, monosperme; semences rugueuses, à cotylédons aigus et trideutés.

DIM ELUE. Dincura. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, établi dans la famille des Térébrans, tribu des Tenthrédines, par Dablberg. Caractères : antennes simples, longues, sétacées, composées de neuf articles presque égaux; mandibules écbancrées; une cellule radiale très-grande; quatre cellules cubitales. Ce genre qui diffère à peine des ftémates, présente pour espô- j ces les Tenthrcdo Dcgeeri, silata, testacei/ws, des- ' pecla, partula, lépiote ta, alni, rufa, opaca et pallipes.

DINEDTE. Dincules. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Ilydrocanlhares, institué par Macleay qui lui assigne pour caractères : antennes arquées, plus grosses & l'extrémité que dans le reste de leur longueur; lèvre supérieure arrondie en demi-ovale ; languette carrée, un peu élargie en avant; dernier article des palpes labiales court, dilaté, mais non tronqué au bout.

Dinectb Er.ii ancré. Dineules prœmorsus , Mac.; Gyrinus prœmorsus , Fab. 11 a de six â neuf lignes de longueur; sa couleur est, en dessus, le vert bronzé, assez brillant, et en dessous le brun assez clair, avec les pattes et les côtés de l’abdomen ferrugineux ; des reflets cuivreux ornent la lèvre supérieure, les côtés de la tète, la suture et les bords des élytres ; celles-ci ont leur surface parsemée de très-petits points enfoncés, et leur extrémité présente deux légères échancrures qui disparaissent quelquefois presque entièrement. Celte espèce

i se trouve au Cap de Bonne-Espérance, à l’Ile-de-France I et à la ISouvelle-UoIlande.

Ce genre comprend encore le Dineules politus , Macleay, de Java ; les Gyrinus r Hiatus, Gerra.; gran- ' dis, œreus cl subspinosus , Klug, du Brésil; Gyrinus sublineatus, Chev.. du Mexique, eto.

DIMÜOB. Dinidor. ins. Hémiptères. Ce genre, que Latreille a établi dans la famille des Pentatomiles, offre pour caractères : antennes assez épaisses, de quatre articles : le premier court et les suivants égaux; gaine du suçoir offrant quatre articles distincts; labre long, strié en dessus; tête arrondie; corselet transversal; écusson grand; hémélylres larges; abdomen mutique; pattes non épineuses, assez longues; deuxième article des tarses le plus court; crochets portant une membrane. Ce genre, composé d’un certain nombre d'espèces, se partage en deux sections, d'après la longueur du rostre qui atteint celle des pieds postérieurs ou la dépasse. Toutes sont du Brésil ou de l'Inde.

Dinidor tacheté. Dinidor maculatus, Delap. Il est long de six lignes, d'un jaune pâle, pointillé et tacheté de noir ; l'abdomen esj d'un brun fernigineux ; les antennes et les pieds sont annelésde noir. Brésil.

DINODE. Dinodes. ins. Coléoptères pentamères; famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, genre institué par Bonelli et adopté par Drjean qui le caractérise ainsi qu'il suit : dernier article des palpes peu allongé cl légèrement sécuriforme; antennes filiformes et trèsfaiblement comprimées; lèvre supérieure transverse, coupée carrément ; mandibules peu avancées, arquées et aiguës ; une dent bifide au milieu de l'échancrure du menton; tête presque triangulaire, un peu rétrécie postérieurement; corselet presque carré ou arrondi; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles. Ce genre se rapproche beaucoup des Cblénies, et c’est pour cela que Latreille ne s'est point montré disposé à l'adopter, quoiquedu reste il en diffère par des caractères assez prononcés pour autoriser la séparation. Dejean n’y admet que deux espèces :

Dinode bifipéde. Dinodes rufipes, Uonel. 11 est en dessus d'un noir azuré, quelquefois verdâtre; la tète et le corselet sont presque carrés et ponctués; les élytres striées avec de très petits points entre les stries ; la base des antennes et les pieds sont roux. On le trouve au midi de l'Europe. Taille, cinq lignes et demie.

Le Dinode a coi rond, Dinodes rotundicotlis, est la seconde espèce; tout le dessus du corps est d’un vert bronzé, avec des points sur la tète et le cou qui sont arrondis; les élytres sont striées et ponctuées; la base des antennes et les pieds sont roux. De l'Amérique septentrionale; un peu moins grand que le précédent.

DI N O HS. Dinops. mai. Genre de la famille des Chéiroptères Insectivores, établi par Savi qui le caractérise de la manière suivante : oreilles réunies et étendues sur le front; lête courte, obtuse; lèvres très-grosses, pendantes et plissées; deux dents incisives à la mâchoire supérieure et six à la mâchoire inférieure; deux dents canines et dix molaires à chaque mâchoire; deux phalanges à l'index; ailes longues et étroites; queue comprise dans la membrane inlerfémorale seulement dans sa première moitié, et libre au delà ; femelles ayant des

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poches latérales pour loger leurs petits , quand elles nourrissent.

Di mo es de Cestori. Dinops Cestonii , Savi. Corps couvert de poils épais et doux, d'un gris brun, tendant légèrement au jaunâtre, un peu plus brun seulement sur le dos; ailes d'un brun noir; museau, lèvres et oreilles noirs : celles-ci sont grandes, arrondies, un peu écbancrées sur leur bord externe; queue longue, d'un brun noir. En Italie, aux environs de Pise.

DINOTE. AMMÊL. y. SPIRORBE.

DINOTHERIUM, haï. ross. Même chose que Démotiver ion. y. ce mot.

DIOCLÉE. Diotiea. bot. Genre de la famille des Borraginées, Pentandric Monogynie, institué par Sprengcl qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle infundibuliforiiie, velue, à tube grêle, à limbe étalé ; étamines aussi longues que la corolle, à anthères oblongues; style bifide, terminé par deux stigmates capités ; fruit de forme pyramidale, creusé à sa base, couvrant quatre semences nues. L'unique espèce, Dioclea /iiA/>f7/is*z';/ia,esloriginaireder£gyple;c'eslune plante de buil à neuf pouces. Irès-raineuse, très-poilue, à feuilles lancéolées, à épis feuilles, composés de Heurs dont la corolle d'un jaune sale, surpasse en longueur trois fois le calice. — Kunlli et l)c Candolle ont aussi donné le nom de Dioclea à un autre geure qui est devenu l'Hymenospron.

DIOCTOPHYME. Dioctophyma. ixtest. Collet-Maigret a décrit et Hguré sous ce nom, dans le Journal de Physique de 180Ô, un Ver intestinal, qu'il regardait comme devaut constituer un geure particulier, cl que l'on a reconnu n'étre que le Slrongle Géant, observé depuis longtemps par Rédi et d'autres helminthologistes, dans les reins de l'Homme, du Chien, etc.

DIOtTRlE. Dioclria. 1X9. Genre de Diptères, famille des Tanyslomcs, tribu des Asiliques, fondé par Lalreille. Caractères : antennes une fois plus longues que la tète, très- rapprochées à leur base, insérées sur un tubercule frontal, et dont le troisième et dernier article est presque cylindrique, avec un petit stylet obtus, de deux articles et sans soies au bout; les Dioctries ressemblent aux Asiles, sous le rapport des tarses terminés par deux crochets et par deux pelotes; mais ils en diffèrent par l'absence d’uu stylet en forme de soies aux antennes. — Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces.

Dioctrie OEi.amdique. Dioctria OElandica, L., Fab., Latr., ou l'Asile noire,. lisse, à pattes et balanciers fauves, et ailes toutes noires de Geoffroy (Hisl. des Ins., t. il, p. 470, n° 8); espèce commune en Europe, ainsi que le Dioctria rufipes ou VAsilus rufipes de Degéer ( Mém. Ins., t. vi , p. 07, n° G ); le Dioctria va ripes, Meig. , ou l'Asile noire, lisse, à pattes et balanciers fauves et ailés, veinés, de Geoffroy; le Dioctria llcinhardi , Wied., figurée par Meigen (lit». 19, fig. 24), et le Dioctria annulala, Meig. (tab. 10, fig. 25).

DIODE ou D10DIE. Diodia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Gronou, adopté par Linné et Jussieu, mais dont les caractères le rapprochent tellement du genre Spermacoce , que Kunth a cru devoir l’y réunir, y. Spermacoce.

D10DESME. Diodes ma. ims. Coléoptères tétra mères;

genre de la famille des Xylophages, tribu des Lyctées, institué par Megerle et adopté par Dejean. Caractères : antennes de la longueur du corselet, composées de onze articles distincts et filiformes; palpes filiformes; corselet presque demi-orbiculaire ; corps ovale, ohlong, convexe; abdomen presque ovalaire; jambes antérieures dentées; pénultième article des tarses hilohé. La seule espèce mentionnée par Dejean est le Diodesma sub terranea , Lie nu subterranea, Ziegl.. qui se trouve en Autriche-

DIODON. mam. Espèce du genre Dauphin. Ce nom a aussi été donné au Narval, par Slorr.

DIODON. ois. Espèce du genre Faucon, que Lesson a fait le type d’un sous-genre caractérisé de la manière suivante : bec court, épais, convexe, à mandibule supérieure à peine plu* longue que l'inférieure; à bords très- feston nés et munis de deux dents graduées et saillantes; narines ovales, peu apparentes, transversalement percées dans la cire : celle-ci garnie de poils courts; tarses minces, scutellés; ailes courtes, dépassant ù peine le croupion; queue longue et arrondie. y. Faccox.

DIODON. Diodon. pois. Genre de la famille des Osléodermes de Duméril , placé dans celle des Gyinnodontes et parmi les Pleclognalhes de Cuvier, confondu parArledi avec les Colles Oslraciens. Leurs caractères consistent dans les mâchoires avancées, garnies d'une substance éhurnée, divisée intérieurement en lames, et dont l’ensemble représente une sorte de bec de Perroquet, formé de deux pièces : une en haut et l'autre en bas, avec la peau année de toutes parts de gros aiguillons pointus, mobiles, nombreux et disséminés sur toute la surface. Les Diodons, d'une figure extraordinaire, manquent de ventrales, et leur appareil natatoire consiste dans cinq nageoires dont deux pectorales, situées en arrière et presque sur la ligne des yeux ; line dorsale et une anale opposées, fort rapprochées de la queue à la partie postérieure du corps qui est en général d’une forme à peu près sphérique. Leur squelette est presque cartilagineux; les opercules et les rayons sont comme cachés sous l'épaisseur du derme qui ne laisse voir â l’extérieur qu'une petite fente branchiale. Ce sont des Poissons des mers équinoxiales, fort anciennement connus et que leur figure bizarre fil rechercher de bonne heure par les curieux qui en suspendaient les peaux rembourrées aux plafonds de leurs cabinets. Leur chair est médiocre, on la croit même vénéneuse; leur fiel passe dans les colonies pour un poison fort dangereux, et l'on assure qu'oublié dans l’animal par d’imprudents cuisiniers, il a plus d’une fois causé la mort des personnes qui avaient mangé des Diodons. La plus grande confusion règne dans la détermination des espèces qu’on avait trop légèrement examinées, ainsi qu'il est arrivé de tous les genres tranchés et comme isolés dans la nature par des formes prononcées et singulières. Celles dont l'existence est certaine sont les suivantes :

Diodon Atircda. Diodon Atinga , L., Gmel., Lacép. Poiss., t. il, pl. 24. tab. 1 ; Diodon oblongus, Bloch, pl. 125; Longue-Épine, Encycl. Pois., pl. 19, fig. GO; Guamajucu Atinga, Marcgr., Bras. 1G8. Cet animal est le plus allongé des Diodons; son dos rond et large

soc

est d'une couleur brune, qui lire sur le bleuâtre ainsi que les côtes; le ventre est blanc; les nageoires sont jaunes et bordées de brun ; de petites taches lenticulaires sont dispersées sur toute la surface; de forts piquants mobiles, très-longs, creux vers leur racine, partagés à leur base en trois pointes divergentes, variées de blanc et de noir, se hérissent en tout sens, et lui procurent de puissants moyens de défense. On dit les blessures qu’il fait très - dangereuses ; les pécheurs que l’Atingue parvient à blesser éprouvent des douleurs affreuses qu'accompagnent une sueur glaciale et des tremblements. On le prend dans les mers du Brésil où il est commun, soit au tilet, soit à la ligne en amorçant avec quelques Crustacés dont l’animal est très-friand. La femelle est plus grande que le mâle qui atteint jusqu'à dix-huit pouces de longueur. Quand il se sent pris, il se gonfle et se défend en s'agitant avec une sorte de fureur, en essayant de piquer la main qui veut le saisir; on a soin de l’assommer avant de le toucher. 11 se trouve également dans les mers de l'Inde et du Cap. On en mentionne une variété dont les piquants sont plus longs sur la tète et sur le cou. o. 14, 10, p. 21, 22, a. 14, 17, c. 9.

Dionox Goara. Diodon Hystrix , Bloch, pl. 126; Diodon Alinga Lin.; l'Holocanthe, Lacép., Pois., d. 11, p. 11 ; Courle-Épine, Encycl. Pois., pl. 19, f. 01. Moins allongé que le précédent, ce Poisson a aussi ses piquants plus rapprochés et plus forts. II en diffère surtout par sa queue qui est fourchue au lieu d'étre arrondie. Il vit dans toutes les mers des tropiques où il fait la chasse aux Crustacés ainsi qu’aux Oursins. On le pèche jusqu’au Japon, et il est assez commun dans la mer Rouge. Lacépède rapporte d'après le père Dulertre qu'il omet de citer, que niolocantbe se livre à de violents et rapides mouvements lorsqu'il se sent pris à l'hameçon dont il s'approche d'abord avec précaution, mais sur lequel il finit par se jeter avec avidité quand il ne croit plus avoir de surprise à redouter. Il se gonfle, se comprime, redresse cl couche ses dards, s'élève et s'abaisse avec vitesse pour se débarrasser du crochet qui le retient. Dulertre ajoute qu’enflé comme un ballon, il produit un bruit sourd comparable à celui que fait entendre le Dindon lorsqu'il glousse avant d'étaler sa queue en roue. Lorsqu’il reconnaît que ses efforts sont inutiles, il a recours à la ruse, se dégonfle, abaisse ses piquants et devient aussi flasque qu’un gant mouillé. Quand on veut le ressaisir, il se hérisse de nouveau, d. 14, p. 21, a. 17, c. 10.

Diooox Hérissox. Diodon orbicularis , Bloch, pl. 127, Encycl., Poiss., pl. 19, fig. 02; Diodon I lystrix , L., Gmel., Syst. Mat. xm, T. i, p. 1448. Vulgairement le Poisson armé (Dulertre, Antil. T. n, p. 209). Cette espèce, presque entièrement ronde, grisâtre sur le dos, avec quelques points blanchâtres et des taches noires, ordinairement au nombre de quatre autour des pectorales, est assez commune dans les mers des Antilles, du Brésil, du cap de Bo n ne- Espé rance et des Moluques, si toutefois ces divers habitat n’indiquent pas diverses espèces. Ses piquants, courts et robustes, sont triangulaires à leur base, et leur forme est très-bien rendue dans la figure de l'Encyclopédie. II atteint jusqu'à dix

et douze pouces de diamètre; il est réputé le plus dangereux des Diodons par la qualité malfaisante de sa chair, d. 14, p. 21. 22, a. 6? 12, c. 10.

Raffinesque , dans son Indice d'Ichthyologie Sicilienne, mentionne sous le nom d'Echinus, une autre espèce de Diodon qu’il dit être sphérique, brune, toute recouverte de piquants déliés, ronds, non triangulaires, et qu'il assure être fort différente du Diodon Hystrix.

DIODONTE. Diodontes. ixs. Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélaslomes, tribu des Érodites, institué par Solder qui lui assigne pour caractères : antennes de onze articles, les neuf premiers obeoniques, le troisième plus long que les autres; le pénultième court, plus gros que les précédents et à peine conique; le dernier très-court, emboîté dans le pénultième, mais cependant bien distinct ; dernier article des palpes maxillaires allongé, suheylindrique, fortement rétréci à sa base; celui des palpes labiales ovalaire, tronqué au bout ; mandibules bidenlécs à l’extrémité , avec une dent bien prononcée en dessus; labre petit, triangulaire, velu sur toute sa surface supérieure, se retirant en entier sous l'épistome qui est trapézoïde, tronqué antérieurement et recourbé presque verticalement; menton milrifonne, profondément échancré antérieurement, avec un sillon longitudinal dans son milieu; yeux enfoncés, courts, très-transverses et prolongés en dessous ; prolhorax rétréci aulérieurement, à forme trapézoïde, prolongé en dessus et dans le milieu de sa base, en lobe triangulaire; flanc desélylres élargi à sa base, et très étroit dans presque toute sa longueur; jambes terminées par des épines; tarses grêles, filiformes, à dernier article en massue, peu épais, surtout aux quatre postérieurs; crochets assez longs. Ce genre se compose de trois espèces originaires du Sénégal et du cap de Bonne-Espérance : Diodontes fossutatus ; Diodontes sulcatus et Diodontes porcatus. Ce dernier est long de trois à quatre lignes; il a le corps d'un rouge obscur, ovale, la tête fortement ponctuée, avec un sillon transverse antérieurement et un longitudinal, un peu arqué dechaquc côté, venant joindre l'antérieur; l'épistome est bordé antérieurement d'un bourrelet droit, transverse, assez prononcé; le prolhorax cslgibbeux, inégal, fortement ponctué, avec trois impressions vers la base; les élytres sont inégales avec des fossettes irrégulières et sur chacune trois côtes assez saillantes et tuberculeuses entre la carène et la suture; les pattes sont à peu près de la couleur du corps, mais les antennes sont plus obscures, presque noirâtres, excepté le premier et le dernier article qui sont rougeâtres.

DIODYRHYNQUE. Diodyrhynchus. txs. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophorrs, établi par Germar, pour un Insecte que Dejcan avait placé parmi ses Rhynchiles, et auquel il reconnaît pour caractères : antennes atteignant la base du corselet, insérées vers le milieu de la trompe, droites, composées de douze articles dont les huit premiers obeoniques, grêles, presque égaux, les trois suivants turbines, épais et formant une massue terminée par le douzième qui est pointu; trompe un peu inclinée, de la moitié de la longueur du corps, cylindrique, un peu dilatée au bout;

tôle courte, assez large et couvexe ; yeux latéraux petits, arrondis, assez proéminents; corselet un peu plus large que long, arrondi sur les côtés et postérieurement où il est sensiblement rétréci ; bord antérieur relevé et largement échancré; dessus convexe; élylres plus larges que la base du corselet, ayant en longueur plus du double de la largeur, linéaires, échancrées antérieurement, avec les épaules obtusémenl anguleuses, et l’extrémité arrondie, cachant l'anus; pieds d'une médiocre longueur, presque égaux; cuisses renflées dans le milieu ; jambes comprimées, pourvues d'un très-petit crochet ; tarses longs ; premier et deuxième articles triangulaires, le troisième court, large, fendu jusqu'à la base avec les deux lobes grands, elliptiques, le dernier court, obeonique et biunguiculé. Le Hhynchites auslriatus, Oliv. Ent. v. 81, p.27, t. 2, fig. 58, est noir, couvert d’une pubescence grisâtre avec les antennes et les pattes rousses.

DIGF.CIE. Diœcia. bot. Vingt -deuxième classe du système sexuel de Linné, comprenant tons les végétaux qui ont les fleurs unisexuées, portées sur deux individus différents. Celte classe se divise en quinze ordres dont les caractères ont été tirés spécialement des étamines considérées quant à leur nombre, quant à leur insertion, quant à leur réunion par les filets, par les anthères ou leur soudure avec le pistil. Le nom de ces ordres est le même que celui de la plupart des classes précédentes. Ainsi le 1er ordre est la Diœcie Monandrie; 2« la Diœcie Diandrie; 5e Diœcie Triandrie; 4* Diœcie Tétrandric; 5" Diœcie Pentandrie; G" Diœcie Uexandrie; 7e Diœcie Octandrie; 8e Diœcie Ennéandrie; 9° Diœcie Décandrie; 10e Diœcie Dodécandrie; 11e Diœcie Icosandrie ; 12« Diœcie Polyandrie; 13e Diœcie Monadelphie; 14* Diœcie Syngénésie; 15* Diœcie Gynandrie.

DIOGGOT. bot. On nomme ainsisPUuiIe ou Goudron qu’on retire du Bouleau en le brûlant.

DIOIQüES. bot. Nom collectif donné aux plantes de la vingt-deuxième classe du système sexuel de Linné.

DIOMÈDE. Diomedea. dot. Uaworlh a proposé sous ce nom, un genre nouveau de la famille des Narcissées, formé aux dépens du genre Narcisse et comprenant surtout les espèces qui ont reçu les noms de Alacleayi et Satin i. Ce genre nouveau ne parait pas avoir été jusqu'ici adopté.

D10MEDEA. ois. K. Albatros.

D10MËDÉE. Diomedea. bot. Genre de la famille des Synaulhérées et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini et caractérisé ainsi : calalhide radiée, dont le disque est composé de fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites, de rayons formés de fleurs en languettes femelles, et disposées sur un seul rang; folioles de l'involucre arrondies, inégales et formant un petit nombre de rangées; réceptacle plan, couvert de petites paillettes; akènes tétragones, glabres, non rétrécis au sommet, et surmontés d'aigrettes coroniformes, cartilagineuses et irrégulièrement découpées. Ce genre, indiqué déjà par Jussieu dans son Généra Pluntarum pour les Buphtalmum à lige ligneuse et à feuilles opposées, a été placé par son auteur dans la tribu des llélianthées, section des Rudbeckiées, près de

Y H cliopsis et du If’edelia. Il comprend les Buphlalmum frutescent, Lin.; arlforeacens , Lin.; lineare, Wi!ld.,elc., plantes indigènes des Antilles et de l’Amérique boréale.

En adoptant ce genre. Ch. Kunlh ( Nov. Gen. etSpecic s Plant, œt/uin., vol. 4, p. 213) a fait d'utiles réformes dans son caractère générique, ainsi que dans les noms de deux espèces. Les akènes des fleurs centrales, selon ce savant botaniste, sont cunéiformes, comprimés et denliculés au sommet ; ceux des fleurs de la circonférence ont une autre forme, et ne présentent point de dents. Le Diomedea indentata de Cassini, Buphtalmum arborescent , L., a reçu de Kunlh le nom de Diomedea glabrata, et il a nommé Diomedea argentea le Buphtalmum lineare de Willdenow.

DIGNE, rept. Espèce du genre Couleuvre.

D10NËE. Dionœa. bot. Celle plante très-jolie et dont les feuilles présentent un phénomène extrêmement remarquable, forme à elle seule un genre particulier de la famille des Droséracées.

La Dioxêe Attrape-Molcbe, Dionœa muscipula , L., Vent., Malm., t. 29, est une petite plante herbacée vivace, dont toutes les feuilles sont radicales et étalées en rosette. Leur pétiole est dilaté, spathuliforme, subitement rétréci à son sommet en un court ap|>endice qui se termine par la feuille. Celte feuille offre une structure fort singulière; elle est orbiculaire, arrondie, émarginée à son sommet et à sa base; bordée de cils réguliers, épais et visqueux, ainsi que la face supérieure de la feuille. Celle-ci qui est épaisse et charnue, présente à sa face inférieure une côte longitudinale, très-saillante,et peut se replier en deux moitiés qui s'appliquent exactement l'une contre l’autre par la face supérieure, lorsqu’une cause quelconque vient à irriter un des points de cette face. Ainsi , dès qu’une Mouche ou un autre Insecte vient à se placer sur cette feuille, les deux panneaux qui la composent se rapprochent rapidement, les cils dont ils sont bordés s’entre-croisent avec ceux du côté opposé, et l'Insecte se trouve enfermé dans une sorte de prison. Mais bientôt celte contraction cesse, et les choses reviennent dans l’étal où elles étaient primitivement. Ln phénomène à peu près semblable se remarque dans les feuilles des diverses espèces de Kossolis. Il est à noter que, lorsque les deux moitiés de la feuille sont appliquées l'une contre l’autre, on ne saurait les éloigner sans les déchirer.

Du milieu de l’assemblage des feuilles s'élèvent une ou deux hampes, longues de six à huit pouces, cylindriques, glabres, divisées à leur sommet en un certain nombre de pédoncules simples, ou eux-mêmes bifurques, et se terminant chacun par une fleur; ces )>édonculcs, au nombre de six à huit, sont dressés et portent à i leur base une petite foliole. Le calice est à cinq divij sions profondes, étalées, lancéolées, aigues, un peu I concaves à leur base, et légèrement glanduleuses en ! dehors. La corolle se compose de cinq (létales deux fois 1 plus longs que le calice, également étalés, blanchâtres, obovales, très obtus, rétrécis à leur base. Le nombre des étamines varie entre dix et quinze; elles sont à peu près de la même longueur que le calice, étalées comme les autres parties de la fleur. Les filets sont capillaires,

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