‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 98 sur 116 · SU · texte numérisé non relu

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glanduleux; les anthères blanches, le plus souvent extrorses, subcordifonnes, émarginées, à deux loges rapprochées et s'ouvrant par un sillon longitudinal.

L'insertion des pétales et des étamines est manifestement hypogynique ; elle a lieu sur une sorte de bourrelet charnu, qui supporte l’ovaire. Celui-ci est libre, très-déprimé, sinueux et comme plissé dans son contour, et formant en général autant de côtes peu saillantes qu'il y a d'étamines dans la Heur. Le style est court et se confond insensiblement avec le sommet de l’ovaire. Le stigmate est terminal ; il forme une sorte de houppe glanduleuse. L’ovaire est à une seule loge et contient un très-grand nombre d'ovules dressés, attachés à la face supérieure d'un Irophosperme qui garnit tout le fond de l'ovaire. Le fruit est une capsule uniloculaire très déprimée, membraneuse, enveloppée par le calice, et même par les pétales qui sont persistants. Celle capsule flnil à la longue par s'ouvrir circulairemént à sa base, s'enlève d'une seule pièce et laisse les graines à nu. Celles-ci sont noires, luisantes, obovoïdes, dépourvues d'endospcrme, suivant >ullal, et attachées un peu obliquement par leur base.

Un profond observateur. Du t roche! , qui s'est spécialement occupé de la physique des végétaux, et surtout du mouvement spontané des feuilles chez quelques-uns d'entre eux, a remarqué qu'à la base du péliotc, dans ces feuilles dites articulées, comme très-vraisemblablement dans l'articulation qui lient réunis les deux lobes appendiculés aux feuilles de la Dionée Altran-Mouche, se trouve un renflement ou bourrelet qui, dans les pétioles, se termine ensuite par un rétrécissement manifeste. Jusqu'à présent on avait pensé que les mouvements se passaient dans ce point rétréci, que l’on regardait comme semblable à l'articulation des membres chez les animaux ; les expériences de Dulrochet tendent à prouver que tous les mouvements ont lieu dans le bourrelet lui même, et qu'ils se réduisent à la flexion et au redressement ; on verra qu'elles ont une application plus directe encore dans le Dionœa. Dulrochet a trouvé que le bourrelet est essentiellement composé d'un tissu cellulaire et délicat, garni d'une très-grande quantité de petits grains verts, que ce savant physiologiste considère comme autant de corpuscules nerveux ; au centre se trouve un faisceau de vaisseaux nourriciers. C’est ce tissu cellulaire du bourrelet, qui est le siège des mouvements de l'organe, et l'on peut, à volonté, les anéantir en détruisant le tissu cellulaire. Ainsi, quand on enlève ce tissu cellulaire du côté inférieur du bourrelet, la feuille reste fléchie et ue peut se redresser; si, au contraire, on ôte la partie supérieure, la feuille conserve la faculté de se redresser, mais elle ne peut plus se fléchir. Il résulte évidemment de celte expérience que la flexion de la feuille est produite par l'action du bourrelet supérieur, et que sou redressement est dû à celle du bourrelet inférieur. Ce sont, en quelque sorte, deux ressorts antagonistes, dont l'un devient alternativement plus fort que l'autre.

L'élude de l’organisation interne du bourrelet a conduit Dulrochet à une autre découverte : en coupant une tranche très-mince du tissu cellulaire du bourrelet sur le côté supérieur, il a vu sur-le-champ l’organe se ployer

en cercle dont la concavité est constamment tournée vers l’axe du bourrelet. En répétant la même opération sur le côté inférieur, la concavité du cercle s’est mise eu regard avec le centre; conséquemment les deux ressorts dont se compose le bourrelet tendent à se courber en sens inverse : l'inférieur redresse le pétiole, tandis que le supérieur le fléchit. L'auteur de la découverte donne le nom d'incurvation à cette propriété que possèdent les lames du bourrelet, de se rouler dans un sens ou dans un autre. La cause immédiate de ces mouvements d'incurvation réside, selon notre auteur, dans l’action nerveuse, mise en jeu par les agents du dehors. Il était naturel que Dulrochet, ayant attribué aux plantes un système nerveux analogue à celui des animaux, lui fil jouer, dans les phénomènes de la végétation, le rôle important que ce système remplit dans les actions de la vie animale. Ainsi donc l’action du système nerveux est la cause des mouvements visibles des végétaux, comme dans les animaux. Mais, s’il en est ainsi, ce système nerveux doit, comme dans ces derniers, être l’organe de transmission de ces mouvements, ou, en d'autres termes, la partie qui transmet le stimulu * qui développe l'action de ce système. Or, c'est ce qui n’a pas lieu, du propre aveu de Dulrochet; car. d'après des expériences extrêmement délicates, il est parvenu à reconnaître que l'action nerveuse qui détermine les mouvements des feuilles, se transmet uniquement par les vaisseaux qui forment l'étui médullaire, vaisseaux entièrement privés de tubercules nerveux. Conséquemment le système nerveux des végétaux serait l’agent de la puissance nerveuse, sans être l'organe de la transmission de cette puissance.

La théorie de Dulrochet n’explique point complètement, nous ne pouvons nous le dissimuler, le phénomène du mouvement des feuilles, mais les expériences qui y ont conduit son auteur, sont extrêmement importantes, et nous avons pensé qu'on ne les trouverait point déplacées dans cet article.

Si l'on compare les caractères que nous venons de tracer avec ceux des plantes qui forment la famille des Droséracées, on verra que le genre Dionœa ne saurait être placé dans cet ordre naturel, ainsi que l'ont fait tous les botanistes jusqu'à ce jour. En effet, il en diffère par trois caractères extrêmement importants : 1° l'insertion; 2° la structure de l'ovaire et du fruit; 3° l’organisation de la graine.

1° Dans les véritables Droséracées, telles, par exemples, que le Drosera el le Parnassia, l'insertion est périgynique ; elle est au contraire hypogynique dans le genre qui nous occupe.

2® L'ovaire dans les Droséracées est également à une seule loge, niais les ovules sont attachés à trois ou à quatre trophospermes pariétaux; le fruit s'ouvre en (rois ou en quatre valves, emmenant chacune avec elles un des trophospermes placé sur le milieu de sa face interne. Telle n'est pas l'organisatibn de l'ovaire et de la capsule du Dionœa. Ici il n'existe qu’un seul Iropho- •perme remplissant tout le fond de l'ovaire, et portant les ovules attachés sur sa face supérieure. La capsule, au lieu de s'ouvrir en trois ou quatre valves, s'ouvre circulairemént par sa base.

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3° Enfin les graines sont pourvues d’un trophosperme Irès-manifestc dans toutes les Droséracées, et cet organe manque dans le JJionœa, d'après les observations du professeur Nultat.

S’il est probable, d'après le simple énoncé de ces différences, que le genre Dionœa ne saurait rester parmi les Droséracées. .puisque ces dernières sont réellement périgyniques, tandis que le Dionœa est hypogynique (F. Droséracées); il n’est pas très-facile de déterminer la véritable place de ce genre dans la série des ordres naturels. Richard pense qu’il se rapproche beau* coup plus des Hypéricinées que de toute autre famille.

D10N1UM. «i*. On pense que la pierre désignée sous ce nom. dans Pline, est la Sardoine.

D10N1X. Dionis. ns. Coléoptères trimères; genre de la famille des Pselaphiens, formé par Dejean qui lui assigne pour caractères : troisième article des antennes et les quatre suivants très-petits, transversaux et grenus, le huitième ainsi que les trois derniers plus gros que les précédents, cylindriques, aussi longs que les sept premiers réunis, le onzième ou dernier et le plus gros de tous, est ovoïde, allongé et pointu; palpes maxillaires très-saillantes, plus courtes que la tète et le corselet pris ensemble , composées de quatre articles cylindriques; les labiales sont courtes, dirigées en avant de trois articles dont le dernier pointu; corps arrondi, court, recouvert en partie seulement par les ëlylres qui sont tronquées.

DIONYQUE. Dionychus. iss. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Germar. aux dépens du grand genre Curculio d’Olivier et de Fabricius. Caractères : antennes médiocres, coudées, de douze articles dont le premier est plus allongé que le second et de forme conique; les suivants sont plus courts, mais s'élargissent insensiblement jusqu'au huitième qui. avec les derniers, forme une massue ovale et acuminée; trompe longue, forte, arquée et un peu aplatie vers l’extrémité; yeux arrondis cl médiocrement convexes; corselet transversal, bisinué à sa base, sensiblement rétréci à sa partie supérieure et tronqué pos- j térieurement; les côtés sont faiblement arrondis; corps I presque elliptique, médiocrement convexe, écailleux et . pourvu d'ailes; élytres à peine plus larges que le cor- [ selel à leur base, ovales-obtongues, un peu convexes I et oblusément anguleuses aux épaules; pieds allongés et robustes. Le Rhynchœnua mitiari» de Fabricius est le type de ce genre où l'on compte six ou sept autres espèces encore, et toutes originaires du Brésil. Ce genre a été adopté par Schoonherr.

DIONYSIA, DYOMSIAS et DYONYSION. bot. Syn. j de Lierre chez les anciens qui avaient consacré cet arbre à Bacchus. On étendait ces noms au Millepertuis qu'on disait être également utile contre l’ivresse et dont se couronnaient aussi les buveurs.

DIONYS1S. bot. C’est ainsi que Du Petit -Thouars (Hisl. des Orchidées des iles australes d'Afrique) désigne une Orchidée de la section des Satyrions, et qui fait partie du genre Diplecthrum de Persoon. Le Diouy$i$ ou Diplecthrum Dionysii croit dans l'IIe de Mascarcigne.

DIOPS. ois. Synonyme de Gobe-Mouche double-ail.

DIOPSIDE. mi*. HaUy avait anciennement réuni sous | ce nom, pour en former une espèce à part, des Cristaux du Piémont, d'un gris verdâtre, les uns transparents j et les autres plus ou moins opaques, auxquels Bonvoi- | sin avait appliqué les dénominations d'Alalite et de Mus- ; site. Mais il inséra bientôt après un Mémoire dans les Annales des Mines, pour prouver l’identité de cette prétendue espèce avec le Pyroxène. F. ce mot.

DIOPSIDE. Diopsis. ixs. Cenre de Diptères, de la famille des Athéricèrcs, division des Muscidcs, ayant pour caractères : antennes à palette, insérées chacune sous un prolongement latéral de la télé, en forme de corne; yeux situés à l’extrémité de ces cornes; trompe membraneuse, bilabiée, rétractile. Ce genre curieux, que Fa- 1 hricius mentionne (Sytt. antl. p. SOI), ne comprend encore qu'une espèce bien déterminée : c’est le Diopside icumei'Moxé, Diopsis ichneumonca , Fabr. Il a été pour la première fois décrit et figuré par Daahl dans une Dissertation ayant pour titre : Bigas fnscctorum, Dpsal, 1773. Depuis, il a été représenté par Fucsly (sirchic. Insect. ) et par Donovan ( Epit . of natur. Jiist . Fasc. 0). On trouve cet Insecte dans la Guinée ; Latreille l'a décrit d’après un individu rapporté de la côte d’Angole. Bory l’a retrouvé aux Canaries.

DIOPTASE..XIX. V. Cuivre.

DIORCHITE. ross. F. Priapoutes.

DIOR1TE. ai*, ou géol. F. Diabase.

DIORYGMA. Diorygma. bot. Genre de Lichens, de la famille des Gaslerolalames à verrues, d'après la méthode de Fries. Eschweiler lui donne pour caractères : thalle crustacé; noyau gélatineux, déliquescent, entouré d'une périthécie ou péricarpe linéaire-allongé et subramuleux. On trouve les Diorygmas sur les écorces des arbres des tropiques.

DIORYMÈRE. Diorymerus. ix». Coléoptères pentamères; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Schoonherr qui lui donne pour caractères : antennes courtes, assez épaisses, composées de douze articles dont le premier est oblong, presque conique, et les suivants sublurbinés, croissant en épaisseur à mesure qu'ils se rapprochent de la massue formée par les quatre derniers; cette massue est grande, allongée et ovalaire; trompe allongée, épaisse, convexe en dessus, canaliculée en dessous et médiocrement arquée; yeux distants, grands, ovales et déprimés; corselet prolongé antérieurement et rétréci vers l'extrémité postérieure qui semble tubulée; le dos est élevé et l’on voit souvent en dessous, vers la région pectorale, un sillon profond; écusson distinct, tronqué en arrière; élytres triangulaires, gibbeuses. arrondies vers l’épaule qui est un peu dilatée, ainsiqu’à l'extrémité où elles recouvrent complètement l’anus; pieds robustes; cuisses presque cylindriques et canaliculées en dessous ; jambes postérieures anguleuses extérieurement à leur base, et armées d’un crochet vers l’extrémité, au côté interne. Ce genre se compose d’une vingtaine d’espèces toutes originaires de l'Amérique méridionale.

DIOSBALANOS. bot. Synonyme de Châtaigne.

DIOSCOREA. bot. F. Igxakr.

DIOSCORÉES. Dioscoreœ. bot. Brown a divisé les . genres qui formaleut la famille des Asparaginées de

Jussieu en (rois groupes. Le plus grand nombre a été réuni aux Asphodèles; quelques-uns ayant le genre Smitax à leur lête ont formé sa nouvelle famille des Smilacées; enfin il a fait du Dioscorea et du Rajania un petit ordre distinct sous le nom de Dioscorées. Brown n'a placé parmi ses Dioscorées que les genres de la famille des Asparaginées , qui , ayant l'ovaire infère cl des fleurs dioïques, ont pour fruit une capsule; mais on peut étendre ce caractère et comprendre dans le groupe tous les genres faisant partie de la famille des Asparaginées. qui ont l’ovaire infère, que leurs fleurs soient hermaphrodites ou unisexuées, cl que leur fruit soit sec ou charnu. Cette famille peut donc être caractérisée de la manière suivante : fleurs hermaphrodites ou unisexuées ; ovaire toujours infère; périanthe adhérent par sa base avec l'ovaire ; sou limbe esf divisé en six lobes égaux; étamines au nombre de srx, libres ou rarement mnnadelphcs . ayant les anthères introrses; ovaire à trois loges contenant chacune un , deux ou un plus grand nombre d'ovules qui, tantôt sont ascendants , tantôt sont renversés. Le fruit est ou une capsule tnincc et comprimée, ou une haie globuleuse ou allongée, couronnée par le limbe calicinal, et offrant d'une à trois loges. Les graines contiennent un petit embryon renfermé dans l'intérieur d’un endosperme presque corné et placé vers le hile.

Les Discorées sont souvent des plantes sarmenlcuses et grimpantes, leurs feuilles sont alternes ou quelquefois opposées.

Les genres qui forment cette famille sont les suivants : •{* Fruit sec et capsulaire.

Genres : Dioscorea, L.; Rajania , L.

tt Fruits charnu, fleurs dioïques.

Genre : Tamtis, L.

tt+ Fleurs hermaphrodites.

Genres : Fluggea, Itich.; Pctiosanlhes, Hort. Kew.

DIOSCOB IDÉES. rot. Même chose que Dioscorées.

DIOSIE. Dioêia. ns. Genre de Lépidoptères nocturnes, institué par Duponchel, dans sa famille des Pyralites, avec les caractères suivants : palpes inférieures aussi longues que la tête, larges et épaisses, avec le dernier article peu distinct et très-aigu; trompe longue; antennes simples, épaisses et légèrement coudées à leur base, avec leur premier article très-distincl; alnlomen assez gros dans les môles, et dépassant très-peu les ailes inférieures lorsqu’elles sont étendues; celles-ci entièrement couvertes par les supérieures qui sont longues, étroites et plissées en éventail. Le type de ce genre est le Pyralitis tua rg inali s de Linné.

DIOSMA. JJiosma. bot. Genre de la famille des Rutacées, qui se compose de près de quatre-vingts espèces, toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. Ce sont en général de petits arbustes élégants, ayant pour le port beaucoup de ressemblance avec les Bruyères, et dont les feuilles sont chargées de points glanduleux ; la structure de leurs Heurs , communément assez petites, n’a pas encore été bien exactement démontrée, malgré les travaux de Wendland, de Willdenow et de De Candolle. Le calice est à cinq divisions très-profondes, qui persistent généralement, et accompagnent le fruit presque jusqu'à sa parfaite maturité; la corolle se compose de

cinq pétales réguliers, étalés et égaux entre eux, et alternant avec les deux lobes du calice. Chaque fleur contient des étamines, dont cinq seulement sont fertiles et anlérifères; les cinq autres, dont les anthères avortent constamment, sont tantôt dilatées et sous forme d'appendices pétaloïdes, tantôt sous celle de filaments ou d'écailles glanduleuses; les anthères sont toujours à deux loges et introrses; tantôt elles sont globuleuses ou didymes, tantôt elles sont plus ou moins allongées. Il existe constamment un disque, mais qui offre une structure et une position différentes dans les diverses espèces; le plus souvent le disque est hypogyne, épais, un peu plus large que la base de l'ovaire qui y est plus ou moins profondément implanté; dans ce cas, qui se remarque par exemple dans les Diosma hirla et Diosma ciliaia, Iq* étamines et les pétales sont placés en dehors et au pourtour de la base du disque, qui forme une sorte de godet, et ne contractent avec lui aucune adhérence ; d'autres fois le disque est véritablement périgyne, c’est-à-dire qu'il tapisse la paroi interne et inférieure du calice, comme dans les Diosma hirsutar Diosma uniftora ; les étamines et les pétales sont alors insérés à la paroi externe du disque, c'est-à-dire qu'ils sont, comme lui, périgynes. Celte différence dans l’insertion et la position du disque, est bien remarquable dans un genre aussi naturel que le Diosma , et prouve que les caractères même les plus importants, peuvent être sujets à quelques anomalies dans certains genres. L'ovaire est libre, à cinq côtes quelquefois très-saillantes, se terminant assez souvent par cinq cornes à son sommet; il offre cinq loges qui contiennent chacune deux ovules suspendus; très-rarement on ne rencontre qu'un seul ovule, qui offre la même position; le style naît constamment d'une dépression qui existe au sommet de l’ovaire; il est simple, plus ou moins cylindrique, et se termine par un stigmate à cinq lobes peu marqués ; le fruit est une capsule ovoïde ou globuleuse, à quatre ou cinq côtes, quelquefois à quatre ou cinq cornes, à autant de loges, se séparant en autant de coques ou carpelles uniloculaires, s'ouvrant parle côté interne au moyen d’une fente longitudinale et contenant une ou deux graines; celles-ci, suivant Gærlncr, ont un embryon dont les cotylédons sont oblongs, plans du côté interne, convexes sur leur face externe. Tontes les espèces de Diosma sont des arbustes odorants, avec les feuilles généralement petites et alternes; les fleurs, blanches ou rosées, offrent différents modes d'inflorescence : tantôt elles sont solitaires, terminales ou axillaires; tantôt elles sont diversement groupées et constituent des sortes de corymhes.

Ce genre présente assez de modifications pour se prêter à des coupes naturelles, que quelques auteurs ont considérées comme des genres distincts. Wendland le premier a divisé le genre Diosma en quatre groupes , que plus tard Willdenow a considérés comme autant de genres; ces quatre groupes sont, 1° Glanduli folia , Wendland, ou Adenandra, Willdenow ; 2° Parapelalifera , Wendl.; Rarosma , Willd.; 3° Bucco, Wendl.; Agathosma , Willd.; 4° Diosma, Wend., Willd. L’n autre genre avait été fait antérieurement à ceux-ci, aux dé|>ens des Diosma, par Solandcr, pour le Diosma

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unieapsulari » de Linné fils, sous le nom d'Empleurum . Le professeur De Candolle, dans le premier volume de son Synopsis Planta ru m , n’a point adopté les genres de Willdenow; il les regarde simplement comme autant de sections dans le genre Diosma , et y en ajoute une cinquième, sous le nom de Dichosma. Comme on cultive dans les jardins un très-grand nombre d’espèces, nous allons ici mentionner <fuelques-unes des plus intéressantes, en suivant l'ordre des cinq sections adoptées par le professeur De Candolle, et sans rien préjuger sur les décisions que pourront prendre ultérieurement les botanistes, quant aux nouveaux genres proposés.

+ Abexamdra, Willd., DC.

Étamines plus courtes que les pétales; les cinq stériles portant au sommet de leurs blets les rudiments de l’anthère; feuilles alternes et planes; fleurs grandes le plus souvent terminales. Le professeur De Candolle rapporte à cette section huit espèces, parmi lesquelles nous distinguerons la suivante :

Diosma uhiflore. Diosma uniflora, L. Celte plante a porté différents noms; ainsi, Bergius (Fl. Cap. 71) la décrit sous le nom d 'Hartogia uniflora ; Smith (Rees Cycl. 15, n° 4) la nomme Eriostemon uniflora, etc. C’est un petit arbuste dressé, rameux, d'un à deux pieds d’élévation, ayant ses feuilles petites, éparses, obovales, lancéolées, ciliées; ses fleurs sont grandes, d'un blanc légèrement lavé de rose, solitaires au sommet de chacune des ramifications de la tige; le disque et l'insertion des étamines et des pétales sont périgyniques; l'ovaire est globuleux, déprimé, tout couvert de tubercules.

tt Barosma, Willd., DC.

Étamines à peu près de la longueur des pétales : les stériles, dilatées et pélaloldes. — Fleurs axillaires pédicellées; feuilles opposées, glabres et planes.

Diosxa a feuilles DEXTtïs. Diosma serratifolia f Vent., Malm., t. 77. Cette jolie espèce a sa tige brune; ses rameaux rougeâtres; ses feuilles opposées presque sessiles, assez grandes, dentées eu scie, ponctuées et glanduleuses sur les bords; ses fleurs sont assez grandes, blanches, généralement au nombre de deux, à l'aisselle des feuilles supérieures. Cette section contient cinq autres espèces, presque toutes cultivées dans nos jardins.

ffï Agathosma, Willd., DC.

Étamines de la même longueur que les pétales, ou un peu plus longues et saillantes au moment de la floraison : les cinq stériles sont dilatées et pétaliformes; feuilles alternes; fleurs formant des sortes de corymbes terminaux. Cette section est une des plus nombreuses, en espèces; elle en contient vingt-deux, parmi lesquelles nous ferons remarquer les deux suivantes :

Diosma velu. Diosma hirla , Vent., Malin., t. 73. Petit arbuste de deux à trois pieds, simple inférieurement, raineux et comme paniculé dans sa partie supérieure; rameaux simples, effilés et étalés; feuilles éparses, (rès-rapprochées et comme imbriquées, lancéolées, étroites, velues; fleurs purpurines, pédonculées. réunies au sommet des ramifications de la tige, et formant une sorte de petite ombelle terminale; ovaire

glabre, à cinq côtes et à cinq cornes très-saillantes.

Diossa a larges feuilles. Diosma tali folia , L., Andr. Rep., I. 35. C'est un arbuste de quatre à cinq pieds d'élévation, dont les feuilles, assez larges, relativement aux autres espèces, sont ovales, crénelées et pubescenlcs; les rameaux toinenteux, les pédicelles uniflores, se réunissant au sommet de la lige pour former une sorte de grappe; les fleurs sont assez grandes et d’un blanc pur.

i ti"f Dichosma, DC.

Étamines presque égales aux pétales, saillantes au moment de la floraison ; les cinq stériles avortent complètement ; les pétales sont onguiculés et divisés en deux lobes linéaires ; une seule espèce compose cette section, c’est le Diosma bifide, Diosma bifiüa (Jacq. Coll. 5, p. 278, l. 20, f. 1); ses feuilles sont lancéolées, mucronées, glabres, ponctuées et imbriquées; ses fleurs sont pédonculées cl réunies en une sorte de capitule terminal.

Ecdiosma, DC. ; Diosma , Willd.

Étamines plus courtes que les pétales; les cinq stériles sont presque nulles, ou sous la forme d'écailles glanduleuses; les pétales sont sessiles et entiers; les fleurs terminales et généralement petites. — Dans celte section, qui comprend un très-grand nombre d'espèces, on trouve réunies les deux sortes d’insertion bypogynique et périgynique.

Diosma rocge. Diosma rubra, L. Kcr. Bot. Reg., t. 5C3. Cet arbuste peut s’élever à quatre ou cinq pieds; ses feuilles sont éparses, très-nombreuses, étalées, glabres, linéaires, lancéolées; ses fleurs sont très-petites, sessiles, solitaires, axillaires ou terminales; l’ovaire est terminé par cinq cornes; l'insertion est bypogynique.

Les Diosma doivent être rentrés en orangerie pendant l'hiver, ou mieux dans une hache. On les plante en terre de bruyère, et on les multiplie, soit par boutures faites au printemps, soit par le moyen des graines qui doivent être semées aussitôt après leur maturité. Ces arbustes sont en général fort recherchés, à cause de leur port agréable, de leur odeur suave, et de leur feuillage toujours vert.

DIOSMÉES. Diosmeœ. bot. La famille des Rulacées est devenue dans ces derniers temps l’objet des recherches et des observations de plusieurs botanistes célèbres. Brown, le premier, dans ses Remarques généralest a proposé de diviser celle famille, telle qu’elle est présentée dans le Généra Planlarum de Jussieu, en deux ordres naturels distincts, dont l’un; qui correspond à la première des trois sections établies par Jussieu, porterait le nom de Zygophyllées, et dont l'autre serait appelé Diosméks, et comprendrait les genres qui forment les seconde et troisième sections de la famille des Rulacées de Jussieu. Brown avait pensé que le nom de Rulacées devait être supprimé, parce que le genre dont il était tiré, ne donnait qu'une idée fort incomplète de l'organisation générale, propre â celte famille. L’exemple de Brown a été suivi par Kunlh (in llumb. . Vor. Gcn. (i), qui divise aussi les Rulacées en Diosmées et Zygophyllées. Il réunit à la première de ces deux familles les genres lionplandia , Willd.; et Monnicra, Rich. Le professeur De Candolle, dans

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