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semble faire le milieu entre les Crucifères siliqueuses et les Crucifères siliculeuses.
BRAYÈRE. B rayera, bot. G. formé par Kunth, d’après quelques débris qui lui ont été communiqués, d'une pl. très-renommée en Abyssinie, pour ses propriétés anlhelmintiques, et dont une dose, assez peu forte, suffit pour tuer sur-le-champ, et d'une manière complète, le 7 ’œma ou Ver solitaire. Selon Kunth. qui n’a pu voir que quatre fleurs pédicellées. entourées d’autant de bractées membraneuses, la plante doit former un arbre de moyenneélévation ; la structure des feuilles est complètement ignorée; le calice est tubuleux, persistant, rétréci à son oriRce;son limbe a dix lobes, dont les cinq extérieurs plus grands; la corolle est de cinq pétales très-petits, linéaires, insérés au limbe du calice; ily a en outre douze à vingt et une étamines insérées au même endroit, à filets libres, à anthères biloculaires; deux ovaires attachés au fond du calice, parfaitement libres, uniloculaires, monospermes; un ovule pendant; deux styles terminaux; des stigmates élargis, légèrement lobés.— D’après ces caractères, celte pl. appartient à la fam. des Rosacées; elle doit être rapprochée du G. A y ri mo nia , dont elle ne diffère que par son limbe double, par ses pétales extrêmement petits, et par ses stigmates élargis; différences qui suffisent pour constituer un G. distinct. Le fruit doit être semblable à celui des Agrimonia.
Les Végétaux qui constituent la fam. des Rosacées sont dans toutes leurs parties plus ou moins astringents, propriété qui les a fait employer avec succès tantôt comme fébrifuges, tantôt pour arrêter les hémorragies, les diarrhées, les dyssenteries, etc. Dans certaines contrées des États-Unis, la racine du Spiræa trifoliata remplace l'Jpécacuanha dont elle partage les vertus. Les noyaux et les feuilles du Laurier-Cerise contiennent un principe délétère, qui, concentré par la distillation, agit sur l’économie animale, comme un des poisons les plus violents en détruisant sou irritabilité. A plus faible dose, il est purgatif ou émétique. 11 est probable que laverluanthelmintique des fleurs du Bradera anthelmintica est due à son effet drastique.
BRAYES DE COUCOU, bot. S. ancien de Primevère officinale.
BRÊANT. ois. S. vulg. de Bruant jaune.
BREBIS. Femelle du Bélier.
BRKBISSONIE. Brebissonia. bot. G. de la fam. des Onagraires, institué par E. Spach, pour une pl. de l'Amérique du sud, qui, jusque-là, avait été placée parmi les Fuchsies. Caractères : tube du calice cylindracé et tétragone; les segments du limbe sont dressés, ovalo-oblongs, plus courts que le tube ; les pétales sont plans, cunéiformes, acuminés, un peu divergeuts; les étamines ont leurs filaments filiformes; l’ovaire est presque globuleux, le style filiforme, exsertc, un peu décline, surmonté de quatre stigmates courts, linearotrigones, obtus et souvent étalés. Le fruit consiste eu une haie sèche, oligosperme; les semences sont lisses, attachées au centre du fruit. Le B. Mycrophylla est un sous arbrisseau très- récemment introduit en Europe, dont les feuilles sont opposées, un peu coriaces et dent iculées; les fleurs peudautes, à pédoncules axillaires.
BRÈCHES. GtoL. y. Rocnss.
BRECHET, ois. Partie antérieure du sternum présentant une grande plaque ou surface carrée el bombée dans le milieu qui s’élève en carène longitudinale.
BRECH1TES. polyf. Guetta rd. dans ses Mémoires, lom. 3. p. 418, a donné ce nom à des Fossiles voisins des Alcyons, que l’on a désignés quelquefois, mais à tort, sous les noms de Goupillon de mer et d Arrosoir : ne serait-ce pas plutôt des Polypiers aelinaires, voisins du genre Lymnorée?
BREDEMEYERA. bot. Willdenowa établi ce G. que Jussieu place dans sa fam. des Polygalées. Son calice est à trois divisions colorées. Sa corolle irrégulière, papilionacéo, qui présente un étendard formé de deux pétales, deux ailes et une carène plus courte que scs autres parties, semble, ainsi que la monadelphie de scs huit étamines à anthères ohlongucs et incumhanlcs, le rapprocher des Légumineuses. Mais cette affinité disparait, si l’on considère ce qui vient d'être appelé les ailes de sa corolle comme deux autres divisions du calice. Il s'éloigne d’ailleurs des Légumineuses par son fruit qui est une drupe ovoïde, très-petite, renfermant une noix de même forme et biloculaire. Willdenow en décrit une seule esp., le B. Jloribunda, arbrisseau de cinq à huit pieds, originaires de l’Amérique mer., à feuilles alternes, à fleurs disposées en panicules terminales, munies de petites bractées ù la base de leurs ramifications nombreuses.
BRÈDESou BRETTES. bot. Feuilles et pousses de divers Végétaux, la plupart herbacés, dont les Créoles ont pris des Nègres l'usage habituel dans la cuisine et qui. dans les colonies, à l'est du Cap, forment une grande partie de la nourriture ordinaire. Plusieurs de* ces Brèdes ou Brettcs passent cependant pour vénéneuses, et l'on ne saurait douter que certaines parties de quelques-unes ne le fussent réellement. On se borne à les faire bouillir, en jetant quelquefois la première eau ; on les assaisonne ensuite avec du Piment ou bien avec quelques épices ; enfin on les mêle au Riz.
La Brède Morelle est la Brède par excellence, et voici ce qu'en dit Du Petit Thouars, qni s’est fort occupé des Végétaux des lies d'Afrique, non seulement comme botaniste profond, mais encore sous les rapports de leur utilité. La Brède-Morelle, dit-il, fait la base de la nourriture du plus grand nombre des Créoles de l'Ilede-France, depuis le dernier noir jusqu’au plus somptueux habitant. Les Européens récemment débarqués voient cet aliment avec répugnance, surtout ceux qui ont une teiuture de botanique, en apprenant que c'est une espèce de Solanum, au moins très-voisine du Solan a ni nigrurn , L., qui passe en France pour un poisou; mais on s’y fait très promptement. Alors on partage lu goût général, et ce mels est l'un de ceux dont on se lasse le moins. Son accommodage est fort simple ; pour les noirs, il suffit de le faire bouillir et d'y mettre un peu de sel, el plusou moins de baies de Piment : les habitants y ajoutent un peu de Saindoux, qui tient lieu de Beurre dans la cuisine du pays. Quelques-uns y mettent du Gingembre; dans cet état, la Brède .Morelle parait au déjeuner dont elle fait le fond, avec un morceau de viande salée ou du Toisson. Elle réparait au
dîner, où elle se môle au Carris; enfin, avec un Poisson frit, elle forme le souper du plus grand nombre des habitants. Dans tous ces repas, on la mange avec du Riz cuit à l'eau. On peut juger, d'après cela, de la consommation journalière de ce Légume : aussi est-il la denrée la plus commune au bazar ou marché. A l’Ile-de- France on ne fait usage que de celle qui croit naturellement dans les habitations; maison est plus industrieux â la Réunion (Mascareigne), où on la sème dans les jardins, où on la repique par planches, où on la soigne comine tous les autres Légumes, et où elle prend un accroissement qui la rend méconnaissable. Sa saveur est beaucoup plus douce, ce qui n'est pas regardé comme une qualité par plusieurs Créoles qui préfèrent ramasser celle qui croit sur les habitations et qui est plus amère. On l'appelle Rrède- Martin. Il est à remarquer que plus on monte, plus elle a d'amertume, ce qu'il faut attribuer à la température. On peut expliquer par là comment la même plante serait dangereuse sous la zone tempérée, et ne le serait pas sous le tropique où le principaux vireux serait évaporé par la chaleur. Il parait que la Morelle noire n'est pas aussi dangereuse en France qu'on le |»euse communément ; car beaucoupde Créoles venus en Europe, l'apercevant dans leurs promenades, en ont voulu manger malgré les représentations qu'on leur a faites, et n'en ont éprouvé aucun accident: malgré cela, elle a une odeur vircuse que n'a point celle des régions équinoxiales. Ce mets n'est point particulier à l'Ile-de-France : il est usité dans l'Inde. On l'appelle Sajor dans les Iles Malaises, Anyhivek Madagascar, et Laman dans les colonies américaines.
On pourrait facilement donner la liste de plus dé trente esp. de Brèdes. On se bornera à mentionner les plus en usage, le nom de la plupart n'élanl que celui de la pl. employée, précédée du mol Rrède.
La Brade d'Angole ou Brède G.andole est le Basella r uhra.
La B. Chou -caraïbe, les jcuues pousses de l'Arum esculenium.
La B. Cresson, notre Cresson naturalisé dans les iles d’Afrique, où il acquiert souvent des proportions démesurées.
La B. de France, notre Épinard.
La B. Ci R\t mon , la Citrouille ordinaire, dont les pousses produisent une Brède très-tendre et très-savoureuse.
La B. glaciale, le Mesembyanthemum cristallinum et même VAisoon canariense.
La B. malais are. V Aniaranthus spinosus.
La B. malegacbk, le Spitanlhu s Acmelta.
La B. Morongvr, le Guilandina Moringa, L.
La B. Moutarde, le Sinapis indica, L.
La B. Puent, la pousse du Piment ordinaire.
La B. pl ante, le Cleome penlaphy lia.
BREDHORN. rot. N. de divers Lichens duG. Physcia.
DRED1N. holl. P. Berdin.
HRKHÈME. bot. S. de Morelle Aubergine.
RREIMA. bot. y. Breynia.
bREISLAKITB. min. Substance découverte par Monticelli. dans 1»** laves du Vésuve, provenant de l'éruption de 1704. Elle est en tuasses d’un brun noirâtre, et vue
Iâ la loupe, elle parait formée de petits cristaux aciculaires, étroitement accolés. Elle n'est point attaquable à froid par l'acide nitrique, mais avec le secours de la chaleur elle se réduit en petits fragments qui se rassemblent au fond de la capsule ; elle est fusible par le chalumeau en émail noir.
BRELOT. pois. Esp. du G. S pare.
BKF.ME. pois. Esp. du G. Cyprin.
BRÈME. Brcmus. ins. Nom appliqué par Jurine. â un G. d’insectes hyménoptères, désigné par la plupart des entomologistes, sous le nom de Bourdon.
BREMONTIÈRE. Brtmontiera. bot. Légumineuses. G. établi par De Candolle, qui l'a caractérisé ainsi : calice rampanulé, presque tronqué, divisé très-faildement en cinq petites dents; corolle papilionaeée. trois fois plus longues que le calice; des étamines diadelphes; légume comprimé, renfermant plusieurs graines séparées par des étranglements, et tronqué aux deux extrémités. Le B. ammoxylon est un arbrisseau dont les feuilles simples, ohlongues, sont portées sur lin pétiole trèscourt, et couvertes d'un lrès-|>etit duvet blanchâtre; les fleurs sont petites et d'un rouge pourpré; il est originaire de l'ile Maurice où les indigènes le nomment Boisde-Sable.
B RK. N AC 1IE. ois. V. Bernachb.
BRENTA. ois. F. Branta.
BREME. Brcntus. ins. Coléoptères télramères, famille des Porte-Bec ou Rhincbnpliores, G. établi par Fab. Caractères : antennes droites et filiformes, ou grossissant à peine vers leur extrémité : trompe avaucée; corps allongé, linéaire. Les Brentes oui les antennes formées par onze articles ; la tête allongée, cylindrique, constituant une sorte de trompe à l'extrémité de laquelle on aperçoit la bouche composée de mandibules, de mâchoires et de quatre palpes courtes et sétacées.îTeur corps est remarquable par son allongement excessif; le thorax n’est guère plus large que le* autres parties, il supporte les pattes dont les cuisses sont simples ou dentées, et le pénultième article des tarses bifide. Ces Insectes s'éloignent des Charansons par leurs antennes droites; ils partagent ce caractère avec les Cvlas dont on les distingue cependant, parce que ces appendices augmentent à peine de volume vers leur sommet. Les Brentes habitent les pays très-chauds. On n’en connaît qu’une espèce en Europe. On les trouve sur les fleurs et les écorces des arbres. Leur larve n’a pas encore été observée.
Le Brenla Anchorago} Fab., peut être considéré comme type du G. On le rencontre fréquemment â Cayenne, à Surinam, aux Antilles.
BRENTUVS. ois. y. Canard.
BREOME. Breonia. bot. G. de la fam. des Rubiacées, établi par A. Richard, pour un arbre nouveau de Madagascar, qui offre pour caractères génériques : limbe du calice divisé en cinq lobes tronqués, un peu cunéiformes; tube de la corolle cylindrique; limbe pian, à cinq lobes étalés, ovales lancéolés; étamines insérées à l’orifice de la corolle; style très long, exserle; stigmate â deux lobes rapprochés : ovaire à deux loge» renfermant chacune sept ou huit ovules fixés à un placenta membraneux; fruit indéhiscent. La B. Mada-